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Commentaire ajouté par MiniLu 2018-10-15T17:20:45+02:00
Lu aussi

Une belle histoire d'amour où l'on sent la détresse des personnages

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Commentaire ajouté par milabette 2018-06-20T13:43:10+02:00
Argent

J'ai été très heureuse de découvrir enfin ce premier livre de Clarac Richter, roman qui m'a frappée par ses nombreuses qualités fondamentales (certaines petites choses m'ont gênée et comme je suis une pinailleuse maniaque je ne vais pas vous les épargner - mais elles sont venielles au regard du reste)

Tout d'abord, le cadre. Soupir d'aise. La France enfin ! (je ne suis pas chauvine plus que ça hein, mais ces romans high school ça pèse à force). La Bretagne ! Quiberon ! Saint Malo ! Et même un petit tour ailleurs... (no spoil)

Ensuite, l'écriture, parfaite : élégante, fluide, naturelle. Du genre qui permet une parfaite immersion dans l'histoire, sans efforts.

Les thèmes : je les ai trouvés très courageux et traités avec beaucoup de rigueur, sans complaisance ni concessions. Ma lecture a d'ailleurs été parfois éprouvante (certainement d'autant plus que je suis une mère). La question centrale est très bien posée et étudiée : peut-on vraiment comprendre quelqu'un qui a vécu des horreurs sans nom ? Nos propres épreuves ont-elles une quelconque légitimité en comparaison ? Peut-on espérer aider vraiment une personne tellement éprouvée à accepter la vie qui lui reste ? Un autre point est également très bien mené, celui du deuil, de son cheminement, de l'acceptation de l'absence, du besoin de comprendre, de la possibilité de s'octroyer le droit d'aimer la vie et de profiter de ce qu'elle continue de nous offrir, à nous, les survivants.

La romance est touchante dans son essence, et jamais simplifiée. Je ne l'ai cependant pas appréciée sa juste valeur, la romance développée en détail n'étant plus un genre que je sois capable de lire. Elle sonne cependant très juste et j'ai aimé le réalisme pragmatique du traitement du désir et de la consommation d'une relation pour une très jeune personne.

J'ai beaucoup aimé l'évolution psychologique de la jeune fille, capable de remettre en question ses jugements (sur sa mère, la famille d'accueil des deux jeunes Syriens), de passer au-delà des vexations causées par sa relation en dents de scie avec Elyas (dont les tourments ne font pas un petit ami de tout repos !) et de lui rester fidèle, toujours là pour lui.

Dans le domaine des réticences je n'ai pas compris la violence physique d'Alix, ni surtout qu'Elyas semble l'admirer pour ça. Le personnage du père est un peu oublié je trouve, il existe surtout en opposition à la mère qui s'effondre, j'aurais aimé un peu plus d'éclairage sur lui. Et pour finir la seule chose qui m'a vraiment fait tiquer tout au long du roman, le personnage de la meilleure amie, que j'ai trouvé à la fois improbable pour sa personnalité clichée et encore plus pour sa relation avec Aylan, à la fois invraisemblable et même déplacée à mes yeux (leurs âges respectifs, l'inadéquation entre le vécu de l'un et la superficialité de l'autre). Mais je ne peux m'empêcher de chipoter, je vous avais prévenus...

Pour finir, un roman que je vous recommande chaudement, solide, très bien informé et d'une sensibilité pleine d'intelligence.

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Commentaire ajouté par Aryia 2018-05-27T18:03:18+02:00
Or

Cela fait quatre mois que l’existence d’Alix a basculée. Quatre mois que Paul, son frère ainé, s’est noyé dans le canal suite à une soirée entre amis. Quatre mois qu’Alix se demande comment cela a bien pu arriver, comment son frère si raisonnable et si posé a pu finir au fond du fleuve. Quatre mois que sa famille s’effrite progressivement, que son père se noie dans le travail et sa mère dans l’alcool. Quatre mois que sa meilleure amie Fanny tente à tout prix de l’aider à remonter la pente. C’est ainsi qu’un soir, en venant diner chez Fanny, qui vit dans un « habitat collectif participatif », Alix fait la connaissance d’Elyas, qui vient d’arriver de Syrie avec son frère ainé Aylan et qui loge chez l’un des étranges voisins de Fanny. L’âme et le cœur d’Elyas sont tout aussi cabossés, si ce n’est plus, que les siens … C’est peut-être cette souffrance commune qui les a rapproché, ou c’est peut-être autre chose, mais une chose est désormais certaine : c’est à deux qu’ils vont affronter leur peine et leur douleur …

Avant d’être une histoire d’amour, ce roman est donc une histoire de reconstruction. Depuis la mort de Paul, cette mort inexpliquée, inexplicable, Alix est complétement perdue. Haine et culpabilité, accablement et incompréhension se mélangent et s’affrontent en elle, et ce ne sont pas ses parents qui vont l’aider à surmonter ce deuil : sa mère sombre progressivement dans l’alcool et la dépression tandis que son père se réfugie dans son travail de chirurgien-pneumologue. Son seul véritable soutien est sa meilleure amie, Fanny, qui veille sur elle sans tomber dans la compassion dégoulinante des voisins et amis qui s’obstinent à la traiter comme une enfant en cristal. Alix est une héroïne vraiment attachante, à laquelle je me suis beaucoup identifiée grâce à son amour inconditionnel pour la lecture et son désintérêt profond pour les soirées alcoolisées et autres « loisirs » adolescents, grâce à sa fragilité et sa sensibilité … Elyas m’a énormément touchée, également : encore hanté par les horreurs de la guerre syrienne et de la traversée jusqu'en France, c’est un jeune homme en équilibre très instable, tantôt insouciant et souriant, tantôt renfrogné et ombrageux, en colère contre le monde entier.

Deux âmes abimées, deux cœurs blessés. Entre eux, ce n’est pas le coup de foudre, pas vraiment. C’est plutôt comme si chacun reconnaissait sa propre souffrance dans le regard de l’autre … et cela va les rapprocher. On a beau s’y attendre, on a beau s’en douter, cela semble tellement naturel, tellement évident, que cette prévisibilité ne choque pas, ne dérange pas. La relation entre ces deux ados à la dérive est tout simplement bouleversante. C’est beau, c’est cruellement beau. Car cet amour ne suffit pas à effacer la douleur, à mettre fin à la peine et la culpabilité qui hantent Alix et Elyas - la première persuadée qu’elle n’a pas été une petite sœur assez perspicace, le second persuadé qu’il aurait dû mourir avec ses parents, ses sœurs, son petit frère -, cet amour va même être menacé par la fragilité et le déséquilibre psychologique de nos deux cœurs déchirés. L’amour n’est pas un remède miraculeux, n’est pas un antidote magique. Ce n’est pas un roman à l’eau de rose, même si certains passages sont mignons tout plein. Elyas et Alix s’aiment, mais il va leur falloir beaucoup de temps pour commencer à revivre, et non plus à survivre à deux : ils ne guériront jamais de leur souffrance, ils n’oublieront jamais ceux qu’ils ont perdus, mais ils savent désormais qu’ils peuvent compter l’un sur l’autre pour avancer.

Qu’ajouter de plus ? Je pense qu’il me suffit de conclure en affirmant que l’auteur nous offre ici un roman bouleversant, émouvant, une histoire captivante, déchirante, une histoire qui fait pleurer mais qui fait aussi rire, une histoire qui fait trembler mais qui fait aussi sourire. Il va me falloir du temps pour me remettre de cette lecture, qui m’a fait l’effet d’une véritable claque : c’est dur, c’est dramatique même, mais c’est aussi, et surtout, une véritable ode à la vie et à l’espoir, à l’amour et à l’amitié, mais aussi au respect et à la tolérance, à la bienveillance et à la générosité. C’est un livre qui fait du bien, même si on a les larmes aux yeux du début à la fin, même si les thématiques abordées sont graves et terribles. C’est un livre magnifiquement bien écrit, porté par une plume aussi belle que simple, une narration qui va à l’essentiel et pleine d’émotions. Vous l’aurez donc compris, je recommande vraiment chaudement ce roman, qui s’adresse aussi bien aux adolescents qu’aux adultes !

http://lesmotsetaientlivres.blogspot.fr/2018/04/ma-bonne-etoile-clara-richter.html

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Commentaire ajouté par AlexianeTh 2018-01-26T10:34:23+01:00
Or

« Clara Richter est enseignante en Bretagne. Elle a remporté le concours littéraire organisé autour de la série U4 publiée par Nathan. Avec Ma bonne étoile, elle signe un premier roman, un coup de maître dans la lignée de Nos étoiles contraires ou 13 reasons why. »

Ma bonne étoile est une Young-Adult traitant de thèmes difficiles tels que la guerre en Syrie et le décès d’un proche. A côté, nous avons une très belle histoire d’amour. Profonde, touchante et percutante.

Alix a perdu son frère. Sa famille se déchire.

Elyas, toute sa famille, sa vie en Syrie.

Ils n’étaient pas censés se rencontrer… ou bien, si. Dans de terribles circonstances ayant fait bifurquer leurs routes afin qu’elles s’entrecroisent pour ne plus se séparer.

Chacun a ses doutes, ses interrogations, des fêlures. Des plaies béantes qui, à défaut d’être cicatrisées, ne demandent qu’à se refermer au moins un peu.

Ma bonne étoile est une magnifique leçon de vie et d’amour. A vrai dire, bien que cette histoire soit classée en Young adult, nous ne sommes pas plongés au cœur d’une vie de lycée trop adolescente. Il est catégorisé dans ce genre, mais dans le fond, l’on s’en détache pour nous présenter une histoire mature, des héros de seize ans qui, force de leur passé, en paraissent dix de plus.

C’est l’une des grandes forces de ce récit.

Une maturité croissante sur fond de philosophie accessible, loin de la lourdeur, en traitant d’un sujet terrible, voire effroyable, tel que la guerre en Syrie.

Clara Richter a osé.

Et c’est bien.

Elle a osé mettre des mots, d’en faire des dialogues parfois légers, parfois cyniques, et d’autres fois encore plus dramatiques. Elle joue entre les différentes émotions, équilibrent sa balance sans forcément pointer du doigt ce qui s’y passe tout en nous secouant dans tous les sens. Cet équilibre, elle le trouve aussi à travers l’histoire d’Alix, une jeune fille meurtrie et perdue après le décès de son frère suite à un accident qu’elle peine à comprendre. Ou, tout du moins, à cautionner. Les deux backgrounds tantôt se confrontent, tantôt s’harmonisent pour mieux trouver leur centre de gravité.

L’on peut sentir le travail de recherches de l’autrice (le contexte, la Bretagne, les lieux, les festivals, les groupes musicaux…), son désir de rendre le témoignage d’Elyas et d’Aylan vrai, crédible et, de facto, émouvant. C’est ce qui touche le plus : on sait. C’est la vérité. Un message passé au travers d’une fiction au service du deuil, de l’apprentissage, du pardon et de la reconstruction. Il faut s’attendre à des larmes versées, au cœur qui se serre, à d’affreuses images que l’Imaginaire va se plaire à façonner, à des grimaces… Sans pour autant entrer dans le documentaire, bien qu’il est vrai que certains dialogues s’y prêtent un peu plus et peuvent parfois couper un peu la rythmique, sans que ce ne soit gênant pour autant.

L’histoire d’amour est, bien entendu, le noyau central. Mais elle a un but, un objectif. Elle n’est ni trop niaise, ni trop complexe. Elle suit son cours et fait écho au premier amour que l’on est tous susceptibles d’avoir connu un jour. La véracité, la profondeur des sentiments sont fluides. Si, parfois, on peine à comprendre certaines réactions alambiquées d’Elyas, l’autrice sait tempérer au travers d’Alix, le roman étant entièrement de son point de vue. L’on se pose alors et pouvons murmurer « D’accord, j’ai compris. Un peu. »

Parce qu’il est difficile de comprendre foncièrement le personnage d’Elyas ou encore celui d’Alix sans avoir traversé les mêmes souffrances. Et Clara Richter l’a respecté. Chacun fait son deuil à sa manière. Alix et Elyas ont la leur.

Mais il n’y a pas que les deux héros : il y a aussi les parents d’Alix que l’on découvre à travers ses yeux, surtout sa mère, mais aussi Aylan, le frère ainé d’Elyas. D’autres protagonistes font partie de la sphère : la meilleure amie, quelques rivaux sans que ce ne soit lourd, une inspectrice, une psychologue… Aucun personnage est inutile. Ils servent tous plus ou moins l’intrigue, le background des héros ou encore, leur évolution et prise de conscience. Chaque détail est soigné, l’Humain est travaillé au corps pour en soutirer tout son fiel et mieux l’apprivoiser.

Le crescendo est maintenu tout du long, notamment lors de la dernière partie du roman. Clara a gardé tendu le fil de sa bobine avec fermeté, sachant pertinemment où elle souhaitait aller avec ses personnages et leur histoire. Le final en est l’apothéose : pas de frustration, d’amertume ou de questions sans réponses. Quoiqu’après coup, oui, il y en aura sans doute… mais les réponses appartiennent à Elyas et Alix et sans doute que même leur créatrice n’en saura rien ! Tout comme elle l’a fait avec nous, lecteurs, Clara a donné les clés à ses personnages. A eux de continuer leur voyage.

Clara Richter nous offre un excellent premier roman, écrit d’une plume riche, fluide et modeste dans le respect des émotions et de l’histoire qu’elle nous raconte. Ce livre est superbement bien écrit, ni plus ni moins.

Une ode à la vie sous toutes ses formes.

Bravo.

http://marmiteauxplumes.com/ma-bonne-etoile/

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Commentaire ajouté par letides 2018-01-15T09:23:59+01:00
Diamant

Gros coup de cœur pour ce roman.

- Des moments d'émotions à couper le souffle, à nous faire fondre en larmes -

Difficile d'expliquer ce que j'ai pu ressentir sans devoir spoiler. Je vais tout de même essayer de le faire mais en restant assez vague. J'en suis vraiment désolée seulement je déteste révéler les "secrets"...

J'ai directement été ancrée dans le personnage d'Alix et complétement envoutée par Elyas. Il va s'en dire que l'histoire d'Elyas est bouleversante.

Plus j'ai avancé dans ce roman, plus mon cœur s'est identifié à celui d'Alix et plus Elyas m'a fait fondre. J'ai vraiment eu envie de traverser les pages, le prendre dans mes bras et lui dire qu'il n'était pas seul...

J'ai particulièrement aimé la fin avec ce changements de personnage, ce point de vue différents (chut ! je n'en dit pas plus...) C'est ce qui fait le charme de ce livre... Cette fin est waouh !

La notion "amour" a plusieurs niveau dans ce roman. Il y a l'amour "fraternel", "amoureux", "parental"...

Divers sujet sont également abordés, la mort bien entendu, la Syrie, les réfugiés, mais pas que. (là je reste évasive, volontairement...). Certains n'étaient pas simple, mais l'auteure l'a divinement bien fait.

Clara signe là, un premier roman, qui pour moi est une grande réussite. Sa plume est magnifique, sensible et fluide.

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