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Extrait ajouté par Azza9 2015-10-28T13:51:17+01:00

"Elle aurait aimé que ce nom de Bovary qui était le sien, fût illustre, le voir étalé chez les libraires, répété dans les journaux, connu par toute la France." Page 133.

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Extrait ajouté par Azza9 2015-10-28T13:45:36+01:00

Emma lit et imagine la vie à Paris, au point d'en oublier semble-t-il, toute réalité:

" C'était une existence au-dessus des autres [...], quelque chose de sublime. Quant au reste du monde, il était perdu, sans place précise, et comme n'existant pas. Plus les choses, d'ailleurs, étaient voisines, plus sa pensée s'en détournait. Tout ce qui l'entourait immédiatement, campagne ennuyeuse, petits bourgeois imbéciles, médiocrité de l'existence, lui semblait une exception dans le monde, un hasard particulier où elle se trouvait prise, tandis qu'au delà s'étendait à perte de vue l'immense pays des félicités et des passions." Pages 129-130.

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Extrait ajouté par Azza9 2015-10-28T13:42:00+01:00

"Son voyage à la Vaubyessard avait fait un trou dans sa vie, à la manière de ces grandes crevasses qu'un orage, en une seule nuit, creuse quelque fois dans les montagnes. Elle se résigna pourtant; elle serra pieusement dans la commode sa belle toilette et jusqu'à ses souliers de satin, dont la semelle s'était jaunie à la cire glissante du parquet. Son cœur était comme eux : au frottement de la richesse, il s'était placé dessus quelque chose qui ne s'effacerait pas." Page 126.

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Extrait ajouté par Azza9 2015-10-28T13:39:56+01:00

"La musique du bal bourdonnait encore à ses oreilles, et elle faisait des efforts pour se tenir éveillée, afin de prolonger l'illusion de cette vie luxueuse qu'il lui faudrait tout à l'heure abandonner." Page 123.

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Extrait ajouté par Azza9 2015-10-28T13:35:32+01:00

Pendant le bal à la Vaubyessard, elle aperçoit les visages des paysans :

"elle revoyait la ferme, la mare bourbeuse, son père en blouse sous les pommiers, et elle se revoyait elle-même, comme autrefois, écrémant avec son doigt les terrines de lait dans la laiterie. Mais aux fulgurations de l'heure présente, sa vie passée [...] s'évanouissait tout entière, et elle doutait presque de l'avoir vécue." Page 121. Paradoxe, Emma considère ce bal comme réel et son passé comme une illusion ; elle lutte pour faire partie de cette riche société en oubliant sa propre classe.

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Extrait ajouté par Azza9 2015-10-28T13:32:24+01:00

Encore une fois, Emma compare sa vie réelle à celle qu'elle imaginait, avec un mari parfait, des sorties en villes et un bonheur qui ne se tarit jamais :

" Mais elle, sa vie était froide comme un grenier dont la lucarne est au nord, et l'ennui, araignée silencieuse, filait sa toile dans l'ombre à tous les coins de son cœur." Très belle métaphore ! Page 111.

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Extrait ajouté par Azza9 2015-10-28T13:29:14+01:00

Emma s'accroche pour tenter de ressentir de l'amour après son mariage :

" Elle voulut se donner de l'amour. Au clair de lune, dans le jardin, elle récitait tout ce qu'elle savait par cœur de rimes passionnées et lui chantait en soupirant des adagios mélancoliques; mais elle se trouvait ensuite aussi calme qu'auparavant, et Charles n'en paraissait ni plus amoureux, ni plus remué." Pages 109-110.

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Extrait ajouté par Azza9 2015-10-28T13:25:24+01:00

En comparant Charles à sa vision d'un homme idéal :

" Un homme, au contraire, ne devait-il pas tout connaître, exceller en des activités multiples, vous initier aux énergies de la passion, aux raffinement de la vie, à tous les mystères ? Mais il n'enseignait rien, celui-là, ne savait rien, ne souhaitait rien. " Page 107.

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Extrait ajouté par mermaid77 2015-10-18T18:31:18+02:00

Elle n'aimait la mer qu'à cause de ses tempêtes, et la verdure seulement lorsqu'elle était clairsemée parmi les ruines.

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Extrait ajouté par MissAnnabeth 2015-08-19T11:05:58+02:00

- Vous n'avez pas changé. Vous êtes toujours charmante !

- Oh ! reprit-elle amèrement, ce sont de tristes charmes, mon ami, puisque vous les avez dédaignés.

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