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Mademoiselle Papillon



Description ajoutée par annick69 2020-10-21T09:21:44+02:00

Résumé

Gabrielle, 30 ans, infirmière, s'occupe de grands prématurés dans un service de néonatologie intensive. L'univers de la jeune femme s'est réduit aux quelques mètres carrés de sa salle, la salle 79, où elle glisse lentement dans l'indifférence, lorsqu'elle découvre l'histoire de Mademoiselle Papillon.

En 1920, dans une France ravagée par la Première Guerre mondiale, cette infirmière de la Croix-Rouge est envoyée au dispensaire de Vraignes-en-Vermandois. Alors qu'elle tente de mener à bien sa mission, la vision des enfants qui succombent dans la rue l'obsède. Une ambition se forme et prend bientôt toute la place : elle doit bâtir une maison pour les protéger.

Lorsqu'elle franchit le seuil de la sublime abbaye de Valloires, Mademoiselle Papillon est convaincue d'approcher son rêve.

Ce roman mêle le destin de deux infirmières et met en lumière une femme exceptionnelle : Thérèse Papillon, qui a sauvé des milliers d'enfants et a été reconnue Juste parmi les Nations. Après avoir mené une véritable enquête – en néonatologie mais aussi auprès de ceux qui ont connu Thérèse Papillon –, Alia Cardyn livre un hommage sensible et lumineux aux femmes qui ont l'audace d'incarner le changement.

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Classement en biblio - 7 lecteurs


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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Cyrlight 2020-11-21T21:04:59+01:00
Lu aussi

https://leslecturesdecyrlight.home.blog/2020/11/21/mademoiselle-papillon-alia-cardyn/

Mademoiselle Papillon est un roman à deux voix, l’une retraçant la vie de Thérèse Papillon, une infirmière dévouée à la cause des enfants sur fond de première moitié du XXème siècle, l’autre narrant le quotidien de Gabrielle, une infirmière néonatale à qui son travail inspire une profonde lassitude.

Sur le papier, ce roman, de par les thèmes qu’il aborde, avait tout pour être poignant, mais je n’ai malheureusement pas ressenti d’émotion à la lecture. À vrai dire, je n’ai pas du tout accroché à la narration qui ne m’a pas donné l’impression de lire une histoire, mais plutôt un enchaînement de scénettes avec un fil conducteur commun.

Il y a si peu d’éléments récurrents d’un chapitre à l’autre qu’on pourrait facilement en sauter certains sans être perdu dans la lecture. Cela se ressent surtout au niveau des personnages, dépourvus de caractère, qui ne se distinguent les uns des autres que par leur nom et leur fonction. Le petit Pierre, Rose l’orpheline, l’officier allemand, Louis… Même les personnages qui gravitent au plus près des deux protagonistes ne sont pas développés (le frère de Thérèse, le voisin de Gabrielle…)

Certes, mademoiselle Papillon est une femme admirable et courageuse, pleine d’abnégation, mais à cause de cette narration, même son histoire ne m’a pas touchée plus que cela. Ses accomplissements, de la façon dont ils sont rapportés, tiennent davantage de l’énumération que du récit. Elle n’est pas sûre de trouver l’argent dont elle a besoin pour son préventorium, mais on apprend qu’elle l’a trouvée ; elle a peur pour les enfants juifs qu’elle cache, mais finalement tout se passe bien ; elle craint la guerre, mais il n’y a pas de souci ; son frère est capturé, puis il revient tranquillement… On ne s’attarde sur rien, comme s’il y avait une liste d’éléments à cocher, et une fois que l’un a été mentionné, on passe directement au suivant.

Il en va de même pour Gabrielle. Je m’attendais à ce que ce soit l’histoire de Thérèse Papillon qui l’aide à se relever, à comprendre ce qui n’allait pas dans son existence, mais finalement, le roman qu’elle lit (d’ailleurs, je trouve qu’elle tarde à le terminer, vu la longueur des chapitres et l’ellipse qu’elle relève elle-même…) n’a pas vraiment d’impact direct sur elle. Elle réagit, oui, mais grâce à une patiente, non au manuscrit de sa mère. Quant à la révélation finale, on la sent venir, puisqu’il s’agit du seul véritable lien entre passé et présent.

J’ai hélas vraiment été déçue par cette lecture. Si elle est intéressante dans le fond, la forme ne lui a pas rendu justice à mon goût. Je ne sais pas si c’est un style propre à l’auteur, mais si c’est le cas, alors sa plume n’est pas pour moi. Néanmoins, à la vue des nombreuses critiques élogieuses dont bénéficie ce livre, je suis sûre qu’il plaira sans mal à beaucoup d’autre.

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Commentaire ajouté par Christele-1 2020-11-17T18:19:07+01:00
Or

Une histoire de femme, intense et exceptionnelle qui met en avant deux infirmières, à deux époques différentes. Nous allons suivre Gabrielle, la trentaine, seule, elle consacre sa vie aux grands prématurés dont elle a la charge dans la salle 79 du service de néonatalogie. Elle sent qu’elle est en train de se construire une carapace entre détachement et préservation. Sa mère qui est écrivain va lui faire lire son nouveau manuscrit consacré à Mlle papillon, une jeune infirmière qui dès 1920 décide de vouer sa vie à l’amélioration des conditions de vie désastreuses, des enfants de l’après guerre. Nous allons découvrir l’Abbaye de Valloires qui sera le lieu de son grand projet. Ainsi le récit navigue entre un passé/présent, entre Mlle papillon et Gaby. L’auteure nous prévient tout de suite que si Mlle Papillon a bien existé, elle a repris des éléments du réel mais s’est aussi servie de la fiction pour faire revivre se personnage bouleversant. On sent derrière le gros travail de recherche sur Thérèse Papillon qui donne de la crédibilité au personnage. Il y a de nombreuses pages du carnet de bord que tenait Mlle Papillon qui ne sont que de sa plume mais nous permettent de mieux connaître l’intimité et les questionnements de son héroïne. Alors que la ligne de temps s’étire, nous arrivons à la période de la seconde guerre mondiale qui apporte avec elle tant de douleur et de chagrin mais aussi l’occasion de participer d’une manière courageuse et admirable. Un roman qui se lit rapidement tant les deux histoires parallèles nous captivent par l’investissement personnel de ses deux femmes dans leur travail. Un changement s’amorce qui sera bénéfique à tous car ces deux femme accueillent et aident en répondant chacune à un besoin criant. Un très bel hommage rendu aux infirmières et au-delà à tous ceux qui savent prendre soin de l’autre. Bonne lecture.

http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2020/11/17/38655002.html

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Commentaire ajouté par vallire74 2020-11-04T17:01:35+01:00
Diamant

Quelle immersion bouleversante dans le monde médical et de la petite enfance. Terriblement touchant, et sans être mièvre, ce magnifique roman vous plonge à 2 époques différentes: en service de néonatologie aujourd'hui et dans les années 20 à 40 où il y avait tant à faire pour prendre soin correctement de tous les enfants. Les 2 personnages principaux, Gabrielle et Thérèse Papillon sont lumineux, sensible et bienveillant. Ces 3 mots collent d'ailleurs parfaitement à ce roman. On est bien loin d'un thriller et pourtant, j'ai eu cette "avidité" à lire un chapitre, puis un autre, un autre encore et ainsi de suite. Non seulement, ce roman est bien construit, très documenté, mais j'ai rarement ressenti autant d'humanité, d'espoir et de force qui transpirent dans chaque page. L'investissement personnel d'Alia Cardyn à temoigner aussi fidèlement que possible d'un sujet dans une fiction (les remerciements à eux seuls en sont une preuve) est remarquable. Pour moi, un récit qui marque pour longtemps, que vous soyez parent ou pas. Mais, si vous l'êtes, je suis certain qu'au fil des pages vous aurez vraiment envie de les serrer dans vos bras.

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Commentaire ajouté par vlaisoup 2020-11-04T15:31:47+01:00
Argent

Lecture intéressante mais sans plus.

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Commentaire ajouté par annick69 2020-10-21T10:02:29+02:00
Diamant

Mais quelle belle histoire… je me suis laissée happer par ce récit extraordinaire, deux histoires, un hommage sublime aux femmes et aux personnels soignants.

La relation de Gabrielle, infirmière en néonat intensive, avec sa mère est fusionnelle mais a contrario elle ne connait rien de son enfance! L'univers de Gabrielle est son lieu de travail où elle se donne entièrement au détriment de relations sociales extérieures et à sa santé psychologique qui devient fragile. La barrière entre soignant et patient s'est brisée. En ces lieux le merveilleux comme l'incompréhensible peut arriver.

"Depuis le seuil de la salle 79, ma salle, j'aperçois les autres infirmières, affairées sur une couveuse, à s'occuper d'un entrant. La journée a été longue. Une nouvelle loi des séries, comme on les appelle ici, dans le plus grand service de néonatologie intensive de la ville. Dès que deux cas similaires sont admis, nous les craignons. Aujourd'hui, c'est l'une des pires séries, celle des vingt-cinq semaines."

Sa mère, auteure, lui soumet régulièrement ses romans, le dernier récit qu'elle lui propose va bouleverser son existence et lui ouvrir les yeux, mais là je ne dis rien de plus!

"Vraignes-en-Vermendois, novembre 1920. chaque jour, Mlle Papillon longe la rue principale pour se rendre au dispensaire. Le quartier est animé à cette heure matinale. Les habitants se préparent à sortie ou se rendent à leur travail. Thérèse redoute ce court trajet qui devrait être anodin. Elle ne peut ignorer les toux grasses qui lui parviennent, ces toux d'adultes mais aussi d'enfants. La nuit, elle les entend aussi, mais de loin, à travers les murs de sa maison."

La base de l'historique sur Mademoiselle Papillon est réelle, l'auteure romance autour de cette femme qui dans les années 1920, après-guerre, a mené un projet extraordinaire au profit de milliers d'enfants. Elle nous cite ce qu'il faut réellement savoir de Mademoiselle Papillon en fin de récit.

J'ai lu ce livre dans l'après-midi, je n'ai pu m'en défaire qu'arrivée à la fin. C'est tendre et dur à la fois. C'est un hommage grandiose et généreux auprès de femmes, de soignants. L'humain avant tout. Elle nous rappelle aussi que notre patrimoine génétique n'est que répétition et se transmet de génération en génération psychologiquement parlant. Chacun porte un fardeau, mais chacun peut choisir de s'en défaire et d'avancer, de voir plus loin…

"En grandissant, nous faisons un tri dans ces héritages. Nous en conservons une partie, parfois à nos dépens. Je crois que vous portez une partie de l'impuissance de votre mère et qu'ici, à l'hôpital, vous pouvez le revivre à l’infini."

Une dernière citation qui veut dire beaucoup :

"Faire avec qui je suis."

Ce roman est un gros coup de cœur pour ses valeurs, son humanité et cet hommage. Et je remercie Emilie qui par sa chronique m'a grandement donné envie de le lire.

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Commentaire ajouté par lecoinlecturedenath 2020-10-11T09:27:03+02:00
Diamant

Attention pépite ! ♥

C'est le quatrième roman d'Alia Cardyn. Que de chemin parcouru depuis son premier roman "Une vie à t'attendre" prix Club 2016.

Ce sont deux destins de femmes qui sont mis en lumière. Deux femmes extraordinaires qui se dévouent aux autres, aux enfants plus particulièrement.

L'une est actuelle, il s'agit de Gabrielle, infirmière en néonatalogie, un métier oh combien difficile, où il est parfois difficile d'accepter la vie qui s'en va. Elle est investie dans son travail, se donne à fond, très professionnelle, consciencieuse mais sa carapace s'ébrèche et la douleur des autres la touche plus qu'il n'en faudrait. Elle doute, se sent fatiguée, vulnérable.

Du côté sentimental, c'est pas brillant non plus, elle se cherche, rêve des amours, les imagine, elle n'est pas prête, pas disponible pense-t-elle.

Sa mère, Rachel Adelman, est écrivaine et lui confie la lecture de son dernier manuscrit, un livre qui est très important. Il lui est dédié et raconte l'histoire de Thérèse Papillon, un personnage hors du commun qui a vraiment existé et qui a dédié sa vie aux autres.

Tout commence après la première guerre mondiale en 1920. Thérèse arrive comme infirmière au dispensaire de Vraignes-en-Vermandois. Tout est à refaire après des années de guerre, c'est la désolation, le manque est partout. Les enfants malnutris traînent dans les rues, les maisons sont abîmées, humides, pas bien chauffées, la tuberculose est latente et dans ces conditions peut très vite devenir active. En se rendant au dispensaire, elle croise un petit garçon Pierre, il est maigre, ne grandit pas beaucoup. Thérèse est touchée, elle rêve d'un endroit , d'une maison à construire pour sauver les enfants de cette misère. Son idée créer un "préventorium". Cela devient une idée fixe, son combat, sa mission. Au départ de rien on peut construire, on fait avec ce que l'on a. Sa pugnacité, sa volonté lui donneront accès à un bon toit, celui de l'Abbaye de Valloires.

Le hasard fait qu'il y a un an, je l'ai visitée, l'endroit est magnifique, toujours dédié aux enfants et l'aura de Mademoiselle Papillon est toujours là.

Gabrielle va lire le manuscrit de sa maman et trouver des similitudes entre elle, ses doutes et Mademoiselle Papillon. Elle aussi peut changer les choses et donner une meilleure vie à ses petits protégés de la salle 79.

Ce récit est magnifique, lumineux. La plume d'Alia est très agréable, elle nous permet de vivre avec ses personnages de papier. Le livre se dévore, c'est une pépite qui fait du bien.

La construction est parfaite, roman polyphonique qui passe d'une époque à une autre, d'un combat à l'autre. Peu à peu Gabrielle s'exprime, se réalise et découvrira le message que sa maman veut lui faire passer à travers ce récit.

Un magnifique hommage aux infirmières.

Lisez ce roman c'est une petite merveille ♥

Coup de ♥

Les jolies phrases

Le temps est l'unique réponse à toutes les angoisses. Dans notre médecine, il n'y a aucune constante. L'incertitude est reine. On ne peut qu'être là. Être là, c'est faire de son mieux.

Pour accéder à la liberté, le bébé doit pouvoir respirer tout seul, digérer, maîtriser sa température, s'alimenter de façon autonome et avoir un certain poids.

Ce qui nous sépare, Mademoiselle Papillon et moi, n'est pas tant le contenu, des qualités présentes ou non, mais surtout une vision.

Face à la souffrance, aider est la seule façon de pouvoir gérer.

La peur influe sur notre façon de percevoir la réalité.

Le temps qui n'est pas consacré aux autres est du temps perdu.

Ce qui rend heureux, c'est d'en avoir bavé... puis de s'en être sorti.

Les gens jugent quand ils ne connaissent pas. Les gens rejettent quand ils se sentent exclus.

J'ausculte, je soigne, j'assiste notre unique médecin, agacée par mon manque d'efficacité. À quoi servons-nous si nous laissons traîner les petits dans la rue, premières proies pour la maladie qui sévit ? Cela revient à soigner certains tout en contemplant d'autres devenir nos futurs patients. Sauf qu'un bandage ne pourra rien contre la tuberculose.

J'ai l'impression que notre métier ne tolère aucune autre difficulté que celles rencontrées ici, poursuit-elle. Pour pouvoir être une infirmière solide, on devrait toujours avoir une vie privée agréable. Pour conserver les deux plateaux de la balance en équilibre.

C'est le principe même de notre existence. Perdre l'équilibre puis le rétablir. Chaque fois plus solide.

De toutes façon, si on consacre sa vie aux autres pour des mercis, cela ne dure pas longtemps. On donne parce que cela a un sens profond pour soi. Parce que c'est ce qui nous nourrit, nous élève, nous anime. C'est une tout autre posture. On devient ces mains qui dessinent un rêve et l'individu disparaît au profit d'un miracle, celui d'enfants qui trouvent enfin refuge.

Ce soir, je pense aux parents de Madeleine. À leur chagrin, à l'amour immense qui pousse à préserver l'autre au mépris de soi-même, en s'infligeant la plus douloureuse des souffrances, celle e peut-être toucher son enfant pour le dernière fois.

C'est la relation aux autres qui donne toute sa valeur à la vie. L'être humain existe pour cela.

Notre monde n'a que le sens que nous lui donnons.

Je voulais raconter une histoire sur le pouvoir du don de soi. On oublie que lorsque l'on prend soin d'un autre être humain, on prend soin de ceux qui croiseront sa route. L'amour suscite l'amour. Cela nous donne un pouvoir personnel infini.

https://nathavh49.blogspot.com/2020/10/mademoiselle-papillon-alia-cardyn.html

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Date de sortie

Sortie récente

"Mademoiselle Papillon" est sorti 2020-10-15T16:15:17+02:00
background Layer 1 15 Octobre

Date de sortie

Mademoiselle Papillon

  • France : 2020-10-15 (Français)

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Note globale 8.4 / 10

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