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Commentaires de livres faits par Maemia

Extraits de livres par Maemia

Commentaires de livres appréciés par Maemia

Extraits de livres appréciés par Maemia

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 16-09-2013
Elle parla.
Elle dit, en français:
- Simon, je te comprends...
Il y eut un court silence. Puis elle ajouta:
- Je suis à Païkan...
De ses yeux clos, les larmes continuaient de couler.
Avez vous apprécié cet extrait ? +3
date : 09-07-2013
Clélia:
"Ta lettre est belle, si belle... Comment quelque chose de si beau peut-il faire aussi mal?"
Avez vous apprécié cet extrait ? +4
date : 09-07-2013
La vérité est amour, tout le reste est illusion.
Avez vous apprécié cet extrait ? -1
date : 09-07-2013
Il réfléchit quelques secondes puis lassa courir sa main.
"Clélia. Je ne sais pas manier les phrases comme toi, les rendre belles à en mourir ou tristes a en pleurer. Je ne suis que moi, je ne sais pas grand-chose mais, s'il est une chose dont je suis sûr, c'est que je ne peux pas vivre sans toi.
C'est ma certitude.
Je n'arrive même pas à te dire que je regrette, tant ce que j'ai fait est stupide, méchant. Impardonnable. J'ai honte, Clélia. Tellement honte et mes mots pour le dire sont si pâles...
Je me souviens d'une phrase que tu m'as offerte, un jour, sur notre banc, une phrase de ce poète que tu aimes et dont je ne me rappelle jamais le nom:" Un seul être vous manque et tout est dépeuplé."
Mon monde est vide sans toi, Clélia.
Je t'aime."
Avez vous apprécié cet extrait ? +1
date : 09-07-2013
- Je suis Tristant, chuchota-il, mais tu n'e pas Iseut. Tu es Clélia, mais je ne suis pas Fabrice. J'habite la tour B2 dans la rue de Vienne, pas un château ou un livre de poésie. Je suis moi, Clélia. Tu m'as transformé, tu as illuminé ma vie, mais je reste moi. Je t'aime à en mourir, je souhaiterais, au-delà de mes rêves les plus fous, que rien ne soit arrivé ce matin, pourtant je suis moi et je ne peux rien y changer, juste me battre pour progresser. Je comprends que tu ne veuilles plus de moi, je l'accepte, même si j'ai l'impression que mon cœur est devenu un glaçon, même si j'ai mal comme jamais je n'aurais cru pouvoir avoir mal. Tu veux m'oublier, je ne peux que m'effacer. Devenir invisible pour que tu guérisses. Tu m'as tant offert, Clélia, tout était si beau, il aurait juste fallu...
Il prit une longue inspiration, poursuivit dans un souffle:
- Ce que je voudrais avoir la force de te dire... Ce qu'il faudrait comprendre... Clélia. Si un jour tu aimes à nouveau, essaie que ce soit d'un garçon que tu t'éprennes, pas d'une idée.
(...)
Un souffle sur ses lèvres fit rater un battement à l'horloge folle dans sa poitrine.
Un bruissement d'herbe.
Une caresse sur sa joue.
Il ouvrit les yeux.
Une larme humecta sa bouche juste avant que celle de Clélia ne s'y pose, douce, chaude.
Aimante.
Il referma ses bras sur elle.
Son cœur était un oiseau.
Ils s'envolèrent.
Avez vous apprécié cet extrait ? 0
date : 06-05-2013
Riley prit le pied nu d'Alice dans sa main et le tapota.
- Mais je l'ai prévenu qu'il avait intérêt à bien te traiter. Quand tu es née, je lui ai dit que je voulais bien te partager. Mais je lui ai rappelé que tu étais ma sœur. C'est moi qui t'ai aimée d'abord.

p.332
Avez vous apprécié cet extrait ? +2
Keane sortit les mains de ses poches pour les croiser sur sa poitrine en me fusillant du regard.
- Je suis le professeur, tu es l'élève. Tu fais ce que je te dis sans poser de questions.
Mince, quel trou du cul.
(...)
- Je ne sais pas quel est ton problème... commençai-je en lui plantant un doigt sur la poitrine.
Tout se passa si vite que c'est a peine si je le vis bouger. L'instant d'après j'était face contre terre, le poids de Keane me maintenant au sol, bras tordu derrière le dos.
Avez vous apprécié cet extrait ? +6
Spoiler(cliquez pour révéler)
- Tu crois qu'on y arrivera, Caleb? Que ca durera entre nous?
- On a vécu l'enfer et on s'en est sortis. On y arrivera. Je t'aime, Maggie Amstrong, et je t'aimerai toujours.
- Tu promets?
On s'allonge sur les coussins et il dépose des petits baisers tendres le long de mon cou.
- Fais-moi confiance, murmure-t-il contre ma bouche. Tu es mon paradis, Maggie.


Fin
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Spoiler(cliquez pour révéler)
Je gémis et détournai la tête. Alors, je fermai les yeux et,dans une dernière supplique, je tentai d'atteindre l'esprit de Ren.
"Je t'aime".
Mais il était parti.
Avez vous apprécié cet extrait ? +4
Ses lèvres caressèrent les miennes. Incapable de résister plus longtemps, je traçai de mes doigts le contour de ses pectoraux. Il grogna doucement, agrippa mes cheveux humides et m'embrassa. Mes mains déscendirent plus bas, frôlant son abdomen, trouvant le bout de sa serviette. Il redoubla d'ardeur, m'invitant à continuer.
La porte de la salle de bains s'ouvrit à toute volée et Connor entra d'un air foanfaron, en bas de pyjama, une serviette sur l'épaule. Il cessa de siffloter au spectacle du dos de Ren et de moi pressée contre le mur.
- Grands Dieux§ Mes yeux§ s'exclama-t-il en se couvrant le visage. Mon innocence!
- La ferme, Connor! Lançai-je, à la fois soulagée et déçue.
Je passais sous les bras de Ren, franchis d'un bond l'espace qui me séparait des vestiaires et me jettai ) l'intérieur.
Avez vous apprécié cet extrait ? +25
date : 30-12-2012
J'ai pris une profonde inspiration et je me suis relevée sur les genoux, bras tendus, mains écartées,paumes en l'air. J'aurais tant voulu être capable de magie. Faire apparaître un talisman, invoquer un sort de gérison...
Mais mes mains restaient vides.
-Je... t'interdis... de... me... quitter. (Ses yeux étincelaient. Jamais je n'avais vu le bleu de ses iris aussi intense.)
-Ian..., ai-je soufflé. Il faut que tu comprennes... Je ne peux pas rester. Tu le sais bien.
-NON!Je me suis recroquevillée et, brusquement, Ian est tombé à genoux, a plaqué son visage sur mon ventre en m'enserrant la taille. Il tremblait et des sanglots soulevaient sa poitrine.
Avez vous apprécié cet extrait ? +3
Tout en réfléchissant, Bjorn se plaça contre un buisson et, le nez levé vers les étoiles, entreprit de soulager sa vessie.
-Ca fait du bien agréable, pas vrai ?
Bjorn sursauta, se rhabilla avec maladresse, se retourna...
...se figea.
...ferma les yeux.
...les rouvrit.
...les referma.
...les rouvrit
-Je rêve, décida-t-il à haute voix.
L'être humanoïde qui se tenait devant lui et qu'éclairé un malicieux rayon de lune n'existait pas. C'était impossible qu'il existe! Comment quelque chose - quelqu'un était un mot qui ne convenait pas -comment quelque chose d'aussi monstrueusement large et musclé pouvait exister ?
Quelque chose d'aussi monstrueusement large et musclé qu'il en paraissait petit alors qu'il en était aussi grand que lui, Bjorn!
Quelque chose qui portait un pagnede tissu noué autour des reins, un collier de coquillage et qui arborait une crinière de cheveux sauvages attachés en catogan sommaire.
Quelque chose de velu, quelque chose qui se deplaceait pieds nus, quelque qui sourit soudain, exhibant une rangée de dents aussi pointues que des crocs.
-Je rêve, répéta Bjorn en reculant d'un pas.
-Salut, mon poulet, dit le quelque chose.Je m'appelle Doudou. Et toi ?

LOOOOL XD
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- Tu vois, Piu, même les héros Thül ont parfois des coups de fatigue. Tu n'es pas déçue?
- Non, Hurj, pas déçue du tout.
- Alors je peux te faire une confidence?
- Oui, bien sûr.
- Tu te rappelles, l'autre jour, quand je t'ai demandée si tu voulais m'accompagner jusqu'à mon village?
- Oui, je me rappelle.
- J'aurais pi te donner une explication plus courte, plus vrai, mais je n'ai pas osé. Tu n'es pas bien effrayante, mais je n'ai pas osé. C'est drôle, non?
Ellana essuya ses yeux d'un revers de manche, forçant sa gorge nouée à laisser passer une question.
- C'était quoi ton explication, grand chef?
- Je t'aime.
Il se mit a trembler.
- C'est la première fois que je dis ça a une fille. Je n'ai pas l'habitude, ça fait chaud, là.
Elle passa la main dans ses tresses. Les caressa doucement. Les larmes qui ruisselaient sur ses joues engloutissaient son présent, noyaient son futur. Emportaient son âme. Elle avait le sentiment que c'était sa vie a elle qui s'écoulait.
- Moi aussi je t'aime, murmura-t-elle.
Il hocha la tête.
- Ca c'est une bonne nouvelle, souffla-t-il. Maintenant je vais dormir un peu. Quand je me réveillerai, on amènera ces fichues pierres à Al-Far puis je te conduirais dans mon village. C'est un beau village, il te plaira.
Il ferma les yeux.
-Hurj, je...
- Tout à l'heure, Piu. Tout à l'heure.
Spoiler(cliquez pour révéler)
Il mourut le sourire aux lèvres.
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-Y a-t-il quelque chose entre Salvarode et toi?
Ellana sursauta, comme piquée par une abeille.
- Entre Salvarode et moi? Tu es fou? Qu'est-ce qui te fais croire une pareille stupidité?
Hurj se détendit de façon perceptible et se permit même de sourire aux étoiles, ce qui eut le don d'exaspérer Ellana.
- Je t'ai posée une question, maudit Thül!
- Non, mauviette, tu m'en as posé trois mais je sais me montrer généreux et je répondrais aux trois.

MDR XD
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- Il y a deux réponses a ta question, comme à toutes les questions. Laquelle veux-tu en premier?
(...)
- Celle du savant.
- Je ne la connais pas.
- C'est malin! Celle du poète alors.
- Je sens parfois comme de la brume, là.
Elle montra sa poitrine.
- Une vague de brume qui me bouscule et m'entraîne avec elle sans que je puisse résister. Loin. Très loin.
- Où ça exactement? demanda Ouk, que l'idée d'une brume à l'interieur d'Ipiu inquiétait.
- Chez les Humains.
Avez vous apprécié cet extrait ? +3
- je ne reviendrai peut-être jamais, ma princesse.
- Elle est nulle cette réponse. Donne-moi celle du poète.
Isaya se pencha pour la lui murmurer a l'oreille.
- Je serai toujours avec toi. Où que tu te trouves, quoi que tu fasses, je serais là. Toujours.
- Dans mon coeur?
- Oui.
Ellana enfouit son visage entre ses mains, puis un cri rauque jaillit de sa poitrine. Un cri qui se transforma en hurlement.
- Maman!
Elle se laissa tomber à terre, se roula en boule, voulut disparaitre.
Mourir.
Elle ne parvint qu'à pleurer.
- Maman...

Assis dans l'herbe, le menton posé sur les genoux, Sayanel Lyyant attendait.
Avez vous apprécié cet extrait ? +2
Le silence me rend folle. C'est peut-être pour cela qu'au lieu de faire semblant de dormir ou de l'envoyer paître, je soulève les draps tandis que Linden approche.
Il ferme la porte et entre dans mon lit. Il s'installe a mes cotés, et je sens ses mains fines et fraiches se poser sur mes joues. Il avance pour ce qui sera mon primier baiser, mais ses lévres n'arrivent pas juqu'aux mienne. Il sanglote; je sens la chaleur de sa peau et de son souffle.
- Rose, dit-il.
Sa voix trahit l'émotion et la frayeur qu'il ressent. Il enfouit son visage contre mon épaule et éclate en sanglots.
Avez vous apprécié cet extrait ? +6
" Je dois rêver. Amènes ces jolies petites fesses de ce cotés, et je vais te montrer pour quoi Dieu a fait des femmes et les Highlanders bien montés."

LOOOOOL
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Il se dirigea vers moi d'un pat menaçant. J'eus bien du mal à regarder son visage, avec son équipement viril qui se balançait juste à la hauteur de mes yeux!
- Quel est le mot que vous ne comprenez pas? demandai-je d'un ton suave.
- arrêtez de regarder mon pénis, grommela-t-il.
Oh, oui, c'était définitivement un mirage...
- Barrons Adorait que je regarde son pénis, l'informai-je. Il aurait été ravi que je passe ma journée à l'admirer et à composer des odes de sa perfection.
D'un geste fluide, il me prit pas le col et me mit sur mes pieds.
- C'était avant que vous m'assassinier, petite sotte!

XD
Avez vous apprécié cet extrait ? +14
Pourquoi me faites-vous mal?
JE T'AIME.
Vous êtes incapable d'amour.
RIEN N'EST AU-DELA DE MES CAPACITES. JE SUIS TOUT.
Vous êts un livre. Des pages avec une reliure. Vous n'êtes pas né.
Vous ne vivez pas. Vous n'êtes rien de plus que le déspotoir de tous les échecs d'un roi égoïste.
JE SUIS TOUTES LES REUSSITES D'UN ROI FAIBLE. IL CRAIGNAIT LE POUVOIR. JE NE CONNAIS PAS LA PEUR.
Que voulez-vous de moi?
OUVRE LES YEUX. VOIS-MOI. VOIS-TOI.
Mes yeux sont ouvert. Je suis le bien. Vous êtes le mal.

CONVERSATIONS AVEC LE SINSAR DUBH
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Vous voulez monter, déshabillez-vous.
Je le défiai du regard.
- Je porte des vêtements près du corps.
- C'est non négociable. Vous enlevez tout. Absolument tout.
Lor croisa les bras et s'adossa à la cage d'escalier, un sourire aux lèvres.
- Elle a un cul d'enfer. Si on a de la chance, elle est en string.
L'homme aux cheveux blancs émit un ricanement guttural.
- Vous n'avez jamais demander a personne de se dévêtir, avant, ripostai-je.
- Les règles ont changé, dit Ryodan en souriant.
- Je ne vais pas...
- Voir vos parents si vous n'obéissez pas, m'interrompit-il.
- Si je dois être nue, je ne veux pas leur rendre visite. Ma mère ne s'en remettrait pas.
Il me tendit un peignoir court.
- Vous aviez prévu tout cela, dis-je.
Le fumier!
- Je vous l'ai dit, les règles ont changé. Avec la reine ici, je ne serai jamais trop prudent.
Il ne croyait pas que j'allais le faire. Il se trompait.
Frémissant de rage, j'ôtai mes chaussures, fis passer ma chemise par-dessus ma tête, retirai mon jean, fis voler mon soutien-gorge et me débarrassai de mon string. Puis je remis mon holster, y rangeai ma lance et montai l'escalier en tenue d'Eve sans le quitter des yeux, en imprimant à ma démarche un léger déhanchement.
Lorsque j'arrivai sur le palier, Ryodan me mit presque le peignoir de force. Je regardai en bas, en direction de Lor et de son acolyte. Ils me jetaient des regards ahuris et semblaient avoir oublié de rire.

looooool XD
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- Je suis Jéricho Barrons. Répète mon nom.
J'essaie de détourner le visage mais il retiens mon crâne dans l'étau de ses mains et l'immobilise, m'interdisant de regarder ailleurs.
Je ferme les ueyx.
Il me secoue.
- Dis mon nom.
- Non.
- Bon sang, tu ne pourrais pas te montrer un peu plus coopérative?
- "Coopérative"? Je ne connais pas ce mot.
- En effet, gronde-t-il.
- Je crois que tu inventes des mots.
- Je n'invente aucun mot.
- Si.
- Non.
- Si.
- Non!
J'éclate de rire.
- Tu me rendras fou, marmonne-t-il.
Cela nous arrive souvent. Nous nous disputons comme eds enfants. C'est qu'il est têtu, mon fauve!
- Ouvre les yeux et dis mon nom.
Je ferme les paupières de toutes mes forces.
- Ca me ferait bander si tu disais mon nom.
Aussitôt, j'ouvre grand mes yeux.
- Jéricho Barrons, dis-je d'une voix enjôleuse.
Il laisse échapper un soupir douloureux.
- Nom de nom, je crois qu'une partie de moi aimerait bien que tu restes toujours comme cela.
Je lui caresse la joue.
- J'aime être comme ça. J'aime aussi que tu sois comme ça? Quand tu te montres... Quel est le mot déjà? Coopératif.
- Demande-moi de te faire l'amour.
Dans un sourir, j'obtempère. Nous voilà de nouveau en territoire connu.
- Tu n'as pas dit mon nom. Dis mon nom quand tu me demande de te faire l'amour.
- Fais-moi l'amour, Jéricho Barrons.
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Non ce ,'était pas un miracle. C'était un conte de fées. Lissa et Dimitri étaient a terre. Leurs vêtements étaient roussis et de vilaines marques rouges zébraient la peau délicate de Lissa, là où le gfeu avait fait le plus de dégats. (...) Pourtant, elle ne semblait pas souffrir et ses blessures n'affectaient pas ses gestes.
Elle caressait la^tête de Dimitri.
Si elle était assise par terre, lui était recroquevillé sur le sol. Sa tête était posée sur les genoux de lissa, qui laissait courir ses doigts dans ses cheveux avec le même mouvement répétitif qu'elle aurait fait pour rassurer un enfant ou un animal sauvage. Son visage rougi par les flammes était radieux et compatissant. Si Dimitri m'avait comparé à un ange vengueur, c'était a un ange de miséricorde que Lissa ressemblait, les yeux baissés vers lui, en murmurant des paroles vides de sens destinées à le réconforter.
Vu l'état de ses vêtements et l'intensité du brasier, je m'étais attendue à retrouver Dimitri carbonier au point qu'il ne reste plus de lui qu'un squelette noirci qui allait hanter mes cauchemars. Mais lorsqu'il releva la tête, ce qui me permit de voir son visage, je le découvris indemne. Il n'y avait aucune trace de brûlure sur sa peau, qui était aussi mate et semblait aussi chaude que le jour de notre première rencontre. Je ne fis qu'apercevoir ses yeux avant qu'il cache de nouveau son visage contre les genoux de Lissa. Ils étaient redevenus d'un brun intense et avaient recouvré cette pronofondeur dans laquelle je m'étais si souvent perdue. Les cercles rouges de ses pupilles avaient disparu.
Dimitri... n'était plus un strigoï.
Et il pleurait.
Avez vous apprécié cet extrait ? +14
Je lui souris et me penchai pour l'embrasser avec tendresse. Il crut probablement que je le faisais parce que j'avais envie de lui, comme d'habitude. Mais c'était un baisai d'adieu. Ses lèvres encore tièdes y répondirent avec empressement. Je le prolongeai encore un peu, à la fois pour me donner le temps de ravaler mes larmes et pour lui faire oublier toute prudence. Mes doigts se replièrent autour du pied du fauteuil caché dans ma poche.
Je n'oublierai jamais Dimitri -pas tant que je vivrai. Et cette fois, je n'oublierai pas ses leçons.
Je plongeai le pieu dans son torse à une vitesse à laquelle il n'était pas préparé. J'eus assez de force pour franchir les côtes et atteindre son coeur.
J'eus l'impression de transpercer le mien en même temps.
Avez vous apprécié cet extrait ? +13
Ce que je voyais de Dimitri à présent ne faisait que me conforter dans ma résolution.
- Non, Rose...
Il y avait de la panique dans sa voix. Si je sautais du pont, il me perdrait pour toujours. Je ne deviendrais jamais une Strigoï. Pour me transformer, il avait besoin de me vider de mon sang avant de me faire boire le sien. Si je sautais, c'était la rivière qui se chargerait de me tuer en non l'exsanguination. Je serais morte depuis longtemps lorsqu'il me retrouverait dans l'eau.
- S'il te plait..., me supplia-t-il.
Son ton plaintif me surprit et me brisa le coeur en me rappelant trop vivement l'ancien Dimitri, celui qui n'était pas un monstre, celui qui se souciait de moi, qui m'aimait, qui croyait en moi et qui m'avait fait l'amour. L'autre Dimitri, celui qui était incapable de toutes ces choses, fit deux pas vers moi, puis s'arrêta encore.
- Nous sommes faits pour être ensemble.
- Pourquoi? murmurais-je.
La brise emporta ma question, mais il m'entendit quand même.
- Parce que je te veux.
Je lui offris un sourire triste en me demandant si nous nous reverrions un jour dans le royaume des morts.
- Mauvaise réponse.
Je lâchai la rambarde.
Alors il me rattrapa avec la rapidité inssensée des Strigoïs. Il me saisit le bras et m'attira à lui pour me ramener sur le pont, à moitié seulement, car je réussis à garder mes jambes suspendues dans le vide.
- Cesse de me résister! cria-t-il en tirant plus fort sur mon bras.
Il prit lui-même une position précaire en passant une jambe par-dessus la rambarde pour mieux m'agripper.
- Lâche-moi! ripostai-je.
Mais il était trop fort et parvint à me hisser suffisamment par-dessus la rambarde pour que je ne coure plus le risque de tomber.
Nous y étions. Avant de sauter, j'avais vraiment réfléchi à ma mort et l'étais préparée à l'accepter sans regret. Mais j'avais aussi envisagé que Dimitri puisse avoir une réaction de ce genre. Il était assez rapide et assez doué pour cela. Voilà pourquoi je tenais mon pieu de ma main libre.
Je plongeai mon regarde dans le sien.
- Je t'aimerai toujours.
Puis je plantai mon pieu dans son torse.
Mon coup ne fut pas aussi précis que je l'aurais voulu, et son habilité à esquiver n'arrangea rien. Je remuai le pieu pour l'enfoncer le plus profond possible sans être certaine de pouvoir atteindre son coeur sous cet angle. Alors il cessa de se débattre. Il me regarda avec stupeur et ses lèvres frémirent pour esquisser un sourire douloureux.
- C'est la réponse que tu attendais de moi..., hoqueta-t-il.
Ce furent ces dernières paroles.
Son mouvement pour tenter d'esquiver le pieu l'avait déséquilibré sur la rambarde. La magie de l'arme qui le paralysait fit le reste.
Dimitri tomba.
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Les strigoïs se pressaient à l'entrée de la grotte, leurs yeux rouges brillant d'impatience. Ils étaient une dizaine, peut-être plus. Ma mére avait raison. Ils étaient si rapides que notre quart d'heure d'avance n'allait peut-être pas suffire. Pourtant, j'étais incapable de faire un pas. Je ne pouvais pas détacher mes yeux de la grotte où était resté Dimitri, la moitié de mon âme. Il ne pouvait pas être mort, puisque je l('aurais sûrement été aussi...
Ma mère me gifla et la douleur me tira de ma stupeur.
- Cours! me hurla-t-elle. Il est mort! Il n'est pas question que tu le rejoignes.
Je découvris de la panique dans ses yeux. Elle était térrorisée à l'idée que sa fille se fasse tuer. Je me souvins que Dimitri m'avait dit qu'il préférerait mourir plutôt que de me voir morte. Si je restais là et laissais les Strigoïs m'avoir, je les trahirais tous les deux.
- Cours! hurla-t-elle encore.
Les joues inondées de larmes, je me mis à courir.
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