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Bibliothèque de Maetastique : Liste de bronze

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Les Royaumes de feu, Tome 5 : La Nuit-la-plus-claire Les Royaumes de feu, Tome 5 : La Nuit-la-plus-claire
Tui T. Sutherland   
J'ai beaucoup aimé ce tome 5. On en apprend plus sur Sunny et elle agit plus que dans les autres tomes. On voit qu'elle ne perd pas espoir et qu'elle n'est pas aussi fragile qu'on le pensait au début. Sunny est très attachante et j'aime beaucoup son côté optimiste surtout que maintenant elle a montré de quoi elle était capable.
J'ai hâte de lire le tome 6 !

par Arella
Le Passeur Le Passeur
Lois Lowry   
J'ai ADORE ! Cette oeuvre est vraiment formidable ! J'ai tout de suite été séduite par l'histoire, cette conception de la vie est vraiment... incroyable. J'ai beaucoup pleuré pour la fin.

par Roxye
Cinquante nuances de Grey Cinquante nuances de Grey
E.L. James   
Que dire... A part que je ne comprends pas l'engouement pour ce roman: c'est mal écrit, l'histoire est d'une banalité affligeante et les personnages manquent d'intérêt. Ana a une certaine tendance à la schizophrénie, elle hésite entre sa conscience et sa déesse intérieure et à part rougir toute les 2 pages et se mordre la lèvre toutes les pages elle ne fait pas grand chose! Quant à Mister Grey lui il est atteint de névrose et cherche à tout contrôler. Il est limite borderline!
Les scènes soit disant BDSM sont sans intérêt, l'auteure aurait du lire Sade, cela lui aurait donné des idées.
Bref, 50 nuances de Grey est un produit purement marketing dont l'histoire aurait pu être éditée par Harlequin!!!

par Evaelle
Macbett Macbett
Eugène Ionesco   
Cette pièce de théâtre, plus connue sous le titre "Macbeth", dont l'auteur n'est autre que Shakespeare, est ici une parodie.
Mêlant burlesque, situations critiques, sang, assassinats et comique, Ionesco présente une oeuvre assez subtile.

La situation de départ, entre Candor et Glamiss, est retrouvée environ aux trois quarts de la pièce, entre Macbett et Banco.

Ionesco mise beaucoup sur la parodie. Par exemple, le fils de Duncan s'appelle Macol, tandis que le même personnage créé par Shakespeare se nomme Malcolm. Tout comme lorsque Lady Duncan "se présenta en bikini étincelant", le burlesque fait partie intégrante de "Macbett".

Ce livre n'est pas immanquable. Bien qu'intéressant et parfois pédagogique, certaines longueurs auraient pu être évitées.
Toutefois, il m'a incitée à me procurer la pièce originelle!

par Ophie
Le Dernier Jour d'un condamné Le Dernier Jour d'un condamné
Victor Hugo   
Un ouvrage fort en intensité. Les dernières pensées d'un condamné sont angoissantes, torturantes. On y découvre l'espoir et le désespoir, les joies et les souffrances de l'homme avant la sentence ultime : la mort. Et comme tout le monde peut le concevoir, la peur de la mort est bien omniprésente.
L'auteur a jugé bon d'éviter de parler du crime commis (ce qui est intéressant), cela permet de ne pas dévier du chemin qu'il nous offre : l'incompréhension de cette justice qui se dit humaine ! Car qui que se soit, quoique l'on ait fait, nous ne méritons pas la peine de mort. On ne peut tuer un homme parce qu'il a tué !
Je sais que cela fera monter l'adrénaline de certains ;-)
Ennemis intimes Ennemis intimes
David Hill   
Un livre émouvant, et d'une grande réalité ! Des parents riches, une énorme maison, une fille parfaite... Trop parfaite ? Une mère divorcée, avec un fiancé drôle, tout les deux sans travail, dans une petite maison de Green Harbour... Deux destins si différents peuvent-t-ils se croiser ? Ou encore mieux s'aimer ? Histoire impossible ? Pas si sur.. :)

par Mirouh
Les Faux-monnayeurs Les Faux-monnayeurs
André Gide   
Tristesse que de voir bon nombre de gens lire ce livre dans un contexte scolaire, forcé et ne pas apprécier un tel chef-d'oeuvre. Tristesse aussi de lire dans la catégorie "Livres ayant des thèmes similaires", Les Faux Monnayeurs se retrouve comparé à des échecs tels que "Fedeylins". Ce livre demeure pourtant un des plus marquants du 20e, une histoire fragile, triste, symbole de la jeunesse de l'époque. Un style puissant, visuel, ce livre nous happe. Une lecture fluide, agréable, un scénario simple mais absolument sublime.
Endgame, Tome 1 : L'Appel Endgame, Tome 1 : L'Appel
Nils Johnson-Shelton    James Frey   
Une heure après la fin de ma lecture, je suis toujours aussi bouleversée. Sous le choc. Comment définir Endgame ? Juste époustouflant, incroyable, impitoyable.

J'ai mis exactement deux jours pour lire ce pavé de 538 pages. Tellement c'était bon, tellement c'était addictif. Comme beaucoup, au début, à cause du titre et du descriptif, j'ai eu peur de lire un pâle remake de Hunger Games. Mais ça n'avait vraiment aucun rapport. Aucun. On ne peut même pas les comparer tant ils sont différents. Parce qu'Endgame est cru, Endgame est noir, rempli de cruauté.

Mais j'ai très honnêtement apprécié au possible ce petit bijou. Je peux sans crainte le placer parmi les meilleurs romans qui m'ont été donnés de lire. Et malgré toute l'horreur contenu à l'intérieur de ces pages, James Frey a réussi, plusieurs fois, à me faire sourire. J'ai même ri, à un moment. Après je suis peut-être folle, je ne sais pas, mais il y avait un peu d'humour dans ce roman, pas grand chose, mais juste ce qu'il faut à mon goût pour ne pas sombrer dans un pessimisme total face à la cruauté d'Endgame.

Puis les personnages, mon dieu qu'ils étaient bons ! Ils ont tous, TOUS, quelque chose d'unique. Il n'y en a pas deux qui se ressemblent, ils ont leur propre personnalité, leur propre passé, et leurs propres motivations de gagner. Et je n'ai pu m'empêcher de frissonner devant certains Joueurs qui ne reculaient absolument devant rien. [spoiler]Je pense notamment à Baitsakhan, qui à mon avis est le plus avide de sang du haut de ses 13 ans, encore plus que Maccabee.[/spoiler] Au bout du compte, on éprouve plus d'affection pour certains Joueurs que d'autres, peut-être parce qu'ils sont plus mis en avant dans ce premier tome. Nous verrons bien comment Frey et Johnson vont répartir la narration pour la suite !

Et puis, plusieurs questions me trottinent dans la tête maintenant : normalement, dans les romans dystopiques, il y a toujours une personne qui entraîne la rébellion. Dans Hunger Games, Katniss. Dans Divergente, Tris. Mais dans Endgame, cela reste un mystère total ! Est-ce que des Joueurs vont se dresser contre le Peuple du Ciel ? Si oui, lesquels ? En tout cas, à la fin de ce premier volet, aucun des joueurs [spoiler]à part peut-être Hilal[/spoiler] ne semblent prêts à arrêter de Jouer. Patience donc.

Pour conclure, Endgame est, et je le dis sans aucun doute, un de mes livres préférés. Tout est bien mené, le scénario est bien ficelé, pas prévisible, et les personnages sont très bien travaillés (on a l'occasion d'en apprendre plus sur eux dans Endgame : Mission, cela leur donne plus de profondeur encore). Un final qui m'a choquée et émue aux larmes. Bref, j'attends la suite avec une impatience non cachée !

par MarineL
Revanche Revanche
Cat Clarke   
http://wandering-world.skyrock.com/3146253302-Undone.html

Elle a réussi. Une fois de plus, elle a réussi. Alors qu'à un certain moment je n'y croyais plus trop, Cat Clarke a réussi. Elle a réussi à me faire pleurer devant toute ma famille. Elle a réussi à me faire trembler et à m'arracher le cœur, à me couper le souffle et à me retourner l'estomac, à me faire vivre une aventure tellement intense que c'est comme si je l'avais rêvée. Elle a dépassé toutes mes attentes, alors que nous savons tous qu'elles étaient juste inaccessibles. Mais elle l'a fait. Undone est un coup de cœur. En fait, non. C'est tellement plus que ça. Je suis en train de vivre une véritable gueule de bois livresque. Je ne comprends pas comment les gens autour de moi peuvent continuer à agir normalement alors que mes sentiments viennent juste d'être éclatés, détruits, ravagés. Ce n'est pas normal. Undone m'a bouleversé. Undone m'a dérangé. Undone occupe mon esprit. Undone fait frissonner mes mains. Undone va me hanter. Undone va m'obséder.
Écrire cet avis ne va pas être une partie de plaisir. Loin de là même, je pense. Voyez-vous, je plains sérieusement le prochain livre que je vais lire, parce qu'il ne pourra pas arriver à la cheville de ce roman. Il y a tellement de choses à dire. Tellement de choses à ressentir. Tellement de choses à vivre. Je pense que je ne e dirai jamais assez : Cat Clarke est, en l'espace de quelques mois seulement, devenue ma déesse en tant qu'auteure de Young-Adult. Je ne vous cache pas qu'après avoir lu Confusion et Torn, j'en attendais donc beaucoup venant de Undone. Surtout que les avis sur Goodreads étaient vraiment excellents, et qu'ils promettaient la réception de nombreuses claques. Je m'étais préparé à ça. Et, franchement, je ne pensais pas que Cat Clarke pouvait dépasser les limites déjà parfaites qu'elle s'était imposée avec ses deux précédents ouvrages. Sauf qu'elle l'a fait. Et merveilleusement bien, en plus. Undone m'a dévasté.
Undone c'est, avant tout, l'histoire de Jemima et de Kai. Une histoire d'amitié renversante et émouvante au possible, qui ne laissera personne de marbre. Kai est homosexuel et, malheureusement pour elle, Jem a complètement craquée pour lui depuis leur plus tendre enfance. La situation est assez spéciale et assez amusante quand on y pense, et Jem a appris à faire avec. Tout était parfait, jusqu'au jour où une vidéo de Kai a été mise en ligne. Vidéo dans laquelle on comprend clairement qu'il est gay. Pour Jem, ce n'est pas grand chose. Il va savoir vivre avec. Sauf que les choses ne se passent pas exactement comme ça. Kai se suicide, laissant derrière lui une Jem détruite. Mais il n'a pas vraiment dit son dernier mot. En effet, il a laissé douze lettres, une pour chaque mois de l'année, à Jemima.
Je n'ai pas vraiment l'habitude de développer un peu plus le résumé d'une histoire mais, pour écrire mon avis, je pense que cela est nécessaire. Sinon, vous ne comprendriez pas du tout mon ressenti sur l'héroïne, Jem. Jem est un personnage hors du commun. Mais pas le sens que vous pourriez croire. Elle n'est pas parfaite. Elle n'est pas plus intelligente, plus belle, plus connue ou plus forte que les autres. Elle est hors du commun parce qu'elle est dérangeante. Je ne sais pas vraiment si je me suis réellement attaché à elle. Quoique les larmes que j'ai laissé couler une fois ma lecture terminée me penchent à dire oui. Je vous explique : Jem s'est mise en tête de venger la mort de Kai. Pour elle, les responsables de son suicide ne sont autre que les élèves les plus populaires du lycée. Elle va donc décider de s'introduire dans leur cercle très fermé, pour le détruire de l'intérieur.
Undone nous permet donc de totalement et exclusivement vivre son désir de revanche. Au départ, j'ai eu du mal à la cerner. Puis au bout d'un moment, clac. Je me suis mis à l'adorer. Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais un milliard de papillons se sont mis à battre des ailes dans mon ventre. Le truc, c'est que Cat Clarke joue carrément avec la santé mentale de Jem. Et, vous me connaissez, j'ai adoré ça. A des dizaines de reprises je me dis : "Non. Non ce n'est pas possible. Elle n'a pas fait ça. Oh purée si, elle l'a fait.". Et je parlais aussi bien pour Jem que pour l'auteure. Elles nous en font véritablement voir de toutes les couleurs. Jem m'a dérangé. Mais, genre, VRAIMENT dérangé. Le "est-ce-qu'elle-est-folle-ou-quoi-?" dérangé. Je n'arrive même pas décrire mes sentiments vis-à-vis d'elle. Elle à beau débloquer complètement et être prête à toucher la folie du doigt pour venger la mort de Kai, elle n'en reste pas moins touchante et renversante. Mais je ne devrais même pas m'en étonner. Cat Clarke a toujours eu ce pouvoir. Elle sait rendre ses protagonistes réels. Concrets. Cohérents. Humains. Destructeurs. J'ai souffert physiquement pour Jem. Je ne vous parle même pas de mon mental, qui est pratiquement décédé, là tout de suite. Jem est une étoile. Un peu folle et inquiétante, mais personne n'est parfait, non ? Puis sa quête de revanche pour son meilleur ami est magnifique, en un sens. Dangereuse, dérangeante et déchirante, mais magnifique.
Hormis Jem, Kai m'a, lui aussi, énormément convaincu. Il m'a touché comme rarement un personnage l'a fait. L'idée de ses lettres m'a carrément tué. Le retrouver chaque mois était devenu vital, aussi bien pour Jem que pour moi. Il m'a fait rire. D'ailleurs, le roman en général m'a fait rire. Plutôt bizarre. Enfin personnellement, je trouve ça juste magique. Cat Clarke a le don de nous faire sourire alors que l'ambiance de son récit est noire et ensorcelante. C'est juste... Ouaw. Kai m'a fait pleurer. Kai m'a donné envie de vivre. De sourire. De profiter de chaque seconde. Kai m'a tué, au même titre que Jem. Ces deux-là, ainsi que leur amitié inébranlable, ont fait saigner mon cœur et mon âme.
Niveau rebondissements, c'est l'explosion. Bon par contre, j'ai noté un petit bémol. Voyez-vous, je me suis quand même dit au bout d'une centaine de pages que j'en attendais trop, comme dit un peu plus haut. Cat Clarke ne faisait que tâter le terrain et mettre en place les bases de son récit. Je ne dis pas que c'était ennuyant, loin de là, mais j'aurais aimé que tout aille un tout petit plus vite. En même temps, je ne suis absolument pas objectif vu que j'avais mis la barre très haut. Donc bon. Toujours est-il que j'ai eu peur d'être déçu à un moment, et que je comprendrais totalement que certaines personnes trouvent quelques longueurs assommantes. Je le répète, ça n'a pas été mon cas, mais je préfère vous avertir. Mais Cat Clarke se rattrape parfaitement bien avec la suite de son histoire. La preuve, j'ai mis 6/5 à Undone malgré ce minuscule défaut, cela veut tout dire. Les coups de théâtre vont crescendo, et, au fur et à mesure que l'intrigue se développe, c'est comme si l'auteure nous enfonçait des coups de poignard dans l'estomac. On souffre vraiment. J'ai dû poser plusieurs fois le roman pour reprendre mon souffle. Undone, c'est ce genre de livre. Celui qui vous fait transpirer, qui vous pousse à aller voir votre demie sœur à 1h30 du matin dans sa chambre pour lui parler de vos sentiments carrément emmêlés les uns aux autres, qui vous empêche de dormir et vous pousse à réfléchir. Undone, c'est une histoire qui vous fait du mal et qui arrive à vous faire aimer ça. L'overdose nous guette à chaque page, tel un précipice mortel, et on se jette pourtant tête la première à l'eau.
Quand je vous dis qu'il vous pousse à réfléchir, j'entends par-là qu'il vous pousse VRAIMENT à réfléchir. Il y a tellement tellement tellement de messages à déchiffrer. Tellement de symboliques à comprendre. Tellement de choses à creuser et à interpréter. Rien que le fait que Jem puisse s'introduire dans le groupe le plus populaire du lycée laisse à penser : il ne serait donc pas si horrible que ça ? Il ne jugerait donc personne ? Et si ce que l'on pensait de lui était totalement faux ? Bon ok, à l'écrit ça paraît stupide, mais, quand j'y pense, je vous jure que les réflexions sont hyper importantes. Puis même, la revanche de Jem est ultra perturbante. De toute manière, tout est perturbant dans ce livre.
Amitiés, trahisons, mensonges et amours s'entremêlent et s'entrechoquent dans Undone. Je vous jure que la romance présente dans cette histoire m'a bouleversé. A cause de Jem, une fois de plus. Il y a du sexe. Beaucoup de sexe, d'ailleurs. Il y a des instants chargés de passion et d'émotions. Il y a des moments perdus entre beauté et horreur. Puis il y a des heures de lecture enchanteresses et palpitantes, qui ressemblent terriblement à des secondes qui s'engrènent trop vite.
Avec Undone, Cat Clarke va encore plus loin. Encore plus au cœur même des choses : des sentiments, des désirs, et de tous les éléments qui font de nous des êtres imparfaits. Elle a réussi à créer une histoire encore plus intense, plus touchante, plus à fleur de peau que ses précédents récits, chose qui semblait être juste impossible et impensable. Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais je n'ai pas pu m'empêcher de répéter les mots "dérangeant", "perturbant" et "obsédant". Mais Undone, c'est ça. Une histoire dérangeante et perturbante, qui ne peut pas s'empêcher de nous obséder. Je reviendrai souvent à ce livre, à ses personnages et à son histoire. J'en suis intimement persuadé.

Suite de ma chronique : http://wandering-world.skyrock.com/3146253302-Undone.html


par Jordan
Eleanor & Park Eleanor & Park
Rainbow Rowell   
http://wandering-world.skyrock.com/3219430089-ELEANOR-&-PARK.html

ELEANOR & PARK est une lecture passionnante et hyper touchante. C’est un roman qui nous met à fleur de peau et nous fait traverser tout un tas d’émotions. On passe de la nostalgie à la joie, de la mélancolie à la tristesse, du plaisir à la colère en quelques pages seulement. Eleanor et Park m’ont, eux, complètement ébloui. Ils font partie de ces héros que vous ne voulez pas quitter. Genre, du tout. En refermant le livre, j’ai soudainement réalisé qu’ils allaient me manquer, et ça m’a fait mal. Malgré tout, ELEANOR & PARK n’est pas la claque que j’attendais. Si l’intrigue est ultra émouvante et que l’écriture de l’auteure est juste saisissante, j’ai mis pas mal de temps à rentrer pleinement dans le récit. De plus, si, une fois vraiment conquis par l’histoire, j’ai adoré l’évolution des protagonistes et voir jusqu’où Rainbow Rowell allait les emmener, je dois bien reconnaître que la toute fin du roman m’a carrément pris au dépourvu… Dans le mauvais sens du terme. La conclusion est tellement frustrante qu’elle me dégoûte presque de ma lecture. J’ai eu envie de balancer mon livre et de hurler à l’auteure que sa décision était illogique au possible. Je garde donc un goût un peu amer concernant la fin de ce récit. Néanmoins, rien que pour la romance entre Park et Eleanor, qui est tellement époustouflante et remarquable, il faut absolument que vous alliez vous procurer ce roman.
Comme dit précédemment, j’ai eu beaucoup de mal à me plonger dans l’intrigue. La narration à la troisième personne pour les deux personnages ne m’a pas vraiment aidé, d’ailleurs. Je n’ai pas vraiment saisi pourquoi Rainbow Rowell avait opté pour ce genre de point de vue. Je pense que si le roman avait été écrit à la première personne, j’aurais pu encore plus m’attacher au héros ou bien, du moins, m’identifier à eux plus rapidement. Au fil des premiers chapitres, on découvre Eleanor et Park, leurs personnalités, leurs modes de vie, leurs entourages familiaux, leurs façons d’appréhender l’existence. Si, au départ, je ne me suis pas trop senti concerné par ce qu’ils éprouvaient ou expérimentaient, j’ai tout de même eu le déclic assez rapidement. Et là… BOUM. Eleanor et Park sont loin, très loin, d’être des héros normaux. Ils sont décalés, étranges, spéciaux, dans leur bulle… Et irrésistibles. Sincèrement. C’est le genre de protagonistes que j’aimerais rencontrer à chacune de mes lectures. Ils sont tellement, tellement, tellement adorables et touchants, c’est juste prodigieux. Il y a quelque chose chez eux d’irrémédiablement humain et captivant, d’irrémédiablement fragile et imparfait, d’irrémédiablement émouvant et renversant. Une fois qu’on s’attache à eux, on n’a plus aucune envie de les quitter.
Si Park et Eleanor nous paraissent aussi profonds et réels, c’est grâce à la plume de l’auteure. Sincèrement, je crois que je peux compter sur les doigts d’une seule main les écrivains qui prennent le temps d’aussi bien retranscrire leurs héros. Le cadre familial est juste décrit à la perfection. Je n’ai pas peiné une seule seconde à me représenter les personnages et leurs habitudes, leurs attentes, leurs relations avec leurs parents, leurs frères ou leurs sœurs, leurs désirs, leurs souvenirs. J’aime TELLEMENT quand tout est fluide à ce point et que ça paraît aussi naturel. Rien que pour cela, ELEANOR & PARK est fabuleux. On sent bien que l’auteure a voulu leur conférer un côté hyper réaliste, hyper clair, hyper précis. C’est juste top. Sincèrement.
Cependant, je me dois de reconnaître une chose : si j’ai adoré ELEANOR & PARK, j’ai eu un énorme souci avec leur romance (seulement au départ, merci seigneur de la lecture). Alors oui, Eleanor et Park sont des exclus. Oui, ils sont bizarres et spéciaux et étranges et mis de côté et victimes de moqueries. D’accord, c’est affreux. Mais est-ce une bonne raison pour s’attacher aussi rapidement à la seule personne qui semble leur correspondre ? Je veux dire, évidemment que c’est une bonne raison. C’est même une excellente raison mais, là, c’est trop. Trop vite. Trop d’un coup. Trop, trop, beaucoup trop. Je n’ai pas cru une seule seconde à leur amour instantané. Genre, aucun sentiment n’était présent à un moment et hop, celui d’après l’autre personne représente le monde entier. Non. Sérieusement, non. J’ai trouvé que les choses étaient bien trop précipitées, bien trop simples, bien trop irréalisables. C’est dommage car sans ce bémol, tout aurait été parfait.
Je m’explique : une fois ce défaut oublié et leur relation complètement mise en place, Eleanor et Park, qui étaient déjà magnifiques, deviennent inoubliables. Leur histoire d’amour m’a pulvérisé, m’a enchanté, m’a fait frissonner, m’a coupé le souffle, m’a donné envie de pleuré, m’a déchiré et m’a anéanti. J’ai été désintégré par la passion qui unit ces deux héros, c’est aussi simple que ça. L’histoire d’Eleanor, que nous découvrons au fil des pages et qui m’a ému aux larmes, ne fait que rendre son attachement pour Park encore plus légitime et poignant. Park, lui, est tellement amoureux et dingue d’Eleanor que même les plus belles histoires d’amour feraient mieux de se cacher tant elles manquent d’intensité à côté de celle qui voit le jour entre nos deux héros. Rainbow Rowell écrit des passages qui ont carrément fait naître des papillons aux creux de mon estomac. C’est puissant. C’est épatant. C’est incroyable. Ouaw. Juste ouaw ♥
Je m’étais pensé sauvé jusqu’à la fin et, malheureusement, je me suis trompé. Si, à partir du moment où je suis enfin rentré dans l’histoire et où j’ai oublié mon problème concernant la rapidité avec laquelle se met en place les sentiments entre Eleanor et Park, tout était juste parfait et sensationnel, j’ai vite déchanté en découvrant les ultimes pages du roman. Et quand je dis les ultimes, c’est quelque chose comme les vingt dernières pages. En effet, plus je me rapprochais de la fin du roman, plus tout devenait épatant et formidable. J’ai été anéanti, consumé, pris aux tripes et complètement dévasté. Tout était sincèrement maîtrisé à la perfection. Les émotions devenaient encore plus brutes, plus intenses, plus fortes. Sauf que l’auteure a alors décidé d’emprunter la pire des voies possibles. Alors que nous avons droit à des révélations fracassantes, Rainbow Rowell en profite pour nous délivrer une conclusion HYPER ouverte et totalement incompréhensible. Cette fin est ultra frustrante et ultra rageante. Je ne comprends pas. Je ne comprends absolument pas. Qu’est-ce qui a pu passer par la tête de l’auteure pour nous écrire ça, en vrai ? Je suis tellement en colère et tellement déçu par cette fin que j’en hurlerais, là, tout de suite. Je suis tellement désolé pour Park, tellement désolé pour Eleanor. C’est juste horrible. Après, je me dis que si je ressens cela, c’est parce que je me suis réellement attaché aux héros. Mais ça ne me console qu’en partie. Ils ne méritaient pas une telle conclusion. Nos nerfs, nos émotions, et nous, non plus.
En résumé, ELEANOR & PARK est une lecture bouleversante, éprouvante et extrêmement touchante. Nous faisons la rencontre de deux protagonistes hors du commun et tellement, tellement adorables. Si j’ai eu du mal avec eux au départ, tout s’est rapidement arrangé. Même chose concernant leur relation qui m’a semblé beaucoup trop précipitée et trop peu approfondie au début. Une fois ce problème réglé, nous vibrons avec les personnages. Leur histoire nous bouleverse, nous coupe le souffle et nous pulvérise le cœur. Néanmoins, la conclusion – beaucoup trop ouverte à mon goût – me paraît complètement à côté de la plaque et ne correspond absolument pas au récit. Je reste sur ma faim et je déteste ça. ELEANOR & PARK est un roman irrésistible et inoubliable, que je vous recommande même malgré l’horrible fin qu’il possède. Ne pas rencontrer Eleanor et Park serait extrêmement regrettable, je vous le promets. Ils sont tellement parfaits et adorables, c’est fou… Tout comme leur histoire, en fait. Laissez-vous tenter, vous ne serez pas déçus.

par Jordan