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Bibliothèque de Magierosee : Liste d'Or

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Nos étoiles contraires Nos étoiles contraires
John Green   
http://wandering-world.skyrock.com/3080070673-The-Fault-In-Our-Stars.html

Il y a des livres qui vous plaisent, qui vous embarquent avec eux dans un univers fascinant et qui vous permettent de vraiment vous évader. Et puis, il y a des livres comme The Fault In Our Stars. Ceux qui vous font rire et pleurer, qui vous bouleversent jusqu'au point à penser à eux au lycée, lorsqu'on est avec des amis, qui nous dévastent et vous consument jusqu'à la dernière page. C'est définitivement le cas de ce magnifique ouvrage. Rien qu'en repensant à sa fabuleuse histoire, j'ai des papillons dans le ventre.
En lisant le résumé, on se doute que l'intrigue va nous toucher. Vous commencez à me connaître, j'ai des tendances un peu étranges, comme celle d'aimer les histoires atrocement tristes. Alors quand Marie m'a conseillé The Fault In Our Stars, j'ai vite compris que j'allais être bouleversé. Et mon sentiment s'est révélé exact. Ce roman m'a ébranlé au plus haut point. On passe du rire aux larmes en un claquement de doigt, on a sans cesse envie de rassure les héros, et on prend une énorme gifle à la fin du livre. Tout ce que j'aime.
Nous rencontrons deux protagonistes extraordinaires : Hazel et Augustus, tous deux atteints d'un cancer. J'ai envie de dire "Évidemment, ils vont se rencontrer. Évidemment, ils vont s'attacher l'un à l'autre. Évidemment, ils vont tomber amoureux. Et évidemment, il va leur arriver la chose la plus horrible du monde.", mais ce serait rendre affreusement justice au livre. Car oui, l'intrigue est exactement ça, mais également tellement plus. Tellement, tellement plus.
Tout d'abord, et peut-être que cela va paraître vraiment étrange, j'ai énormément ri pendant ma lecture. Hazel et Augustus possèdent un sens de l'humour franchement décalé, et une auto-dérision sur eux-mêmes et leurs maladies à toute épreuve. Leurs répliques sont sensationnelles et drôles, et on ne peut, grâce à celles-ci, que s'attacher à eux. Ils ne veulent sous aucun prétexte que leurs cancers ne prennent possession d'eux. Ils ne veulent pas qu'ils leurs dictent leurs vies. Ils veulent se battre. Toujours et encore. Pour vivre. Exister. Ne pas être oubliés.
Les personnages secondaires sont également marquants et hautement touchants. Les parents d'Hazel et Isaac, par exemple, sont aussi bien décris que les deux adolescents. Ils sont profonds, bruts, réels. On sent que l'auteur a vraiment travaillé son chef-d'œuvre. Tout y est parfait. D'ailleurs, John Green est vraiment un romancier exceptionnel. Sa plume est saisissante, haletante, prenante. On se perd dans chaque phrase, chaque tournure, chaque mot, chaque expression. Il parvient à nous faire sourire et à nous écrire des moments coup de poing quelques passages après. On passe par toutes les émotions possibles. Et qu'est-ce que c'est beau. J'en veux encore !
On s'amuse et on a les larmes aux yeux pendant premières deux cents pages, où tout se met en place. On apprend à découvrir pleinement Hazel et Augustus. Leurs failles, leurs faiblesses, leurs points forts, leur détermination à survivre malgré tout. Absolument tout. Et lorsqu'ils tombent amoureux, que la romance peut vraiment s'épanouir, c'est à ce moment précis que l'auteur décide de nous achever. Le coup de grâce est enfin donné.
Les cents dernières pages sont atroces. Aussi bien fascinantes qu'émouvantes. Notre moral connait alors une chute libre. C'est par la répétition de phrases frappantes et littéralement ravageuses que John Green rend son histoire encore plus renversante qu'elle ne l'était déjà. J'ai pleuré. Beaucoup. J'ai eu les yeux gonflés pendant de longues minutes. Cette horrible centaine de pages nous dévore et nous coupe le souffle. Ce n'est pas plus compliqué. Pourtant, je savais que j'allai avoir mal, que j'allai souffrir. Mais la peur n'évite pas le danger. J'ai donc plongé avec Hazel et Augustus dans un ouragan de sentiments annihilants. Ouaw. Juste ouaw.
Concernant la romance en elle-même, elle fait partie d'une des plus belles que j'ai jamais découvert. Nos deux fantastiques héros représentent tout l'un pour l'autre. Ils s'accrochent car ils savent pertinemment que la vie va horriblement les séparer. Alors ils profitent de chaque moment. Chaque seconde qui s'égraine est un pas de plus vers la conclusion de leurs existences. Ils décident d'écrire le dernier chapitre de leurs vies ensemble. Oh god. Comment ne pas succomber à cette histoire, sincèrement ?
En refermant The Fault In Our Stars, j'étais dans un état second. J'ai dû attendre un petit moment avant de pouvoir repenser normalement. J'avais le coeur qui battait à cent à l'heure, les idées confuses, l'esprit embué. Ce livre nous offre une très, très belle leçon de vie. On réalise qu'il y a des cas pires que les nôtres. Que la vie vaut la peine d'être vécue, malgré ses hauts et ses bas. Qu'il faut profiter de tout, à tout moment. Car d'un instant à l'autre, tout peut violemment basculer. Hazel et Augustus sont deux personnages qui resterons très certainement gravés dans ma mémoire pendant très longtemps, tout comme leur passionnante et frappante histoire. Merci à John Green pour avoir écrit un tel livre. Merci, merci, merci. Et, évidemment, merci à Marie pour me l'avoir conseillé. Je serais passé à côté d'un vrai trésor.

par Jordan
En attendant Godot En attendant Godot
Samuel Beckett   
"En attendant Godot", est une pièce de théâtre en prose et en deux actes mettant en scène Vladimir et Estragon, deux vieux clochards vagabonds qui croisent la route de Pozzo et Lucky respectivement maître et "esclave", et celle du messager de Godot. Le décor est dépouillé, quasi inexistant, en un lieu indéfini, sur une route de campagne avec un seul arbre. Deux clochards discutent pour tuer le temps, échangent des propos superficiels et plats, ressassent leur malheur et leur ennui. Ils attendent l'arrivée d'un certain Godot qui devrait les secourir et avec lequel ils croient avoir rendez-vous.

Un théâtre de l'Absurde, un nouveau théâtre en rupture avec le théâtre "traditionnel", une pièce qui présente quelques thèmes majeurs : l'absurdité de l'existence (Vladimir et Estragon sont totalement abandonnés et voués à une misère totale), l'immobilité du temps (du premier acte au second, le temps a passé, l'arbre s'est couvert de feuilles, mais ce temps est immobile, rien n'a changé sauf que Pozzo est devenu aveugle), l'inutilité de la mémoire (le passé évoqué par les deux clochards n'ouvre aucune perspective ni sur le présent ni sur l'avenir)... On aime ou on n'aime pas mais il s'agit d'un genre nouveau, une pièce avec son lot de réflexions philosophiques, une lecture intéressante.

par SuperNova
Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
Jonas Jonasson   
Moi qui aime les récits loufoques, j'ai été servie ! J'ai adoré les aventures rocambolesques d'Allan Karlsson, attachant petit pépé, centenaire en cavale, et de ses improbables compagnons de route ! On rit volontiers, l'intrigue est diverstissante, les situations ubuesques. L'écriture et l'humour de l'auteur servent à merveille cette farce nordique dans laquelle rien n'est vraiment plausible mais qu'importe, puisqu'on rit souvent et beaucoup ! Cependant bien plus qu'un simple road-movie, l'auteur nous entraîne dans un étonnant voyage dans le temps et délivre, au moyen d'anecdotes pseudo-historiques aussi surprenantes qu'hilarantes, une version revisitée et complètement déjantée de l'histoire du XXème siècle. C'est intelligent, original et surtout très différent de la production littéraire du moment ! Un véritable remède contre la morosité ambiante que je conseille à tous ceux qui ont envie (ou besoin) de ce changer les idées !
Le Parfum Le Parfum
Patrick Süskind   
Je m'attendais à un roman long, incompréhensible et barbant, mais c'est raté et j'ai été agréablement surprise. Comme l'à dit une critique :" à chaque page, de nouvelles senteurs", c'était le but non ?

par vagabonde
Delivrance Delivrance
Jussi Adler Olsen   
Je dois dire que je ressors de cette lecture assez mitigée. Parce que l'intrigue, même si elle est dans son thème et son déroulement, assez typique de ce qu'on peut trouver en polar, avait un bon potentiel.
Que ce soit la bouteille retrouvée, un assassin convaincant et intéressant, et ses nouvelles victimes. On a ici pas mal de bonnes idées. Mais mon problème, c'est que des idées, il y en avait beaucoup trop.

Habituellement, j'apprécie les multiplications de points de vue qui permettent de tisser nous-même un lien entre les différents personnages. Sauf que là, le lien est évident. Et que tous ces points de vue ne font que briser le rythme. En plus, pas mal de points de vue n'étaient pas franchement utiles, ou alors bien trop longs. [spoiler]A quoi ça servait tous ces passages sur sa femme, elle ne fait rien, elle ne sert à rien. Son seul rôle c'est de survivre à la fin. Alors d'accord, peut-être que ça donne du relief au psychopathe, mais franchement[/spoiler] ce livre souffre de beaucoup de longueurs, ce qui fait que j'ai été à deux doigts de décrocher plusieurs fois.

Pour finalement une intrigue pas mal, mais pas exceptionnelle. En fait, le gros point fort, c'est la psychologie du tueur. On a son passé, son côté psychopathe, ses pensées, et ses manigances. Vraiment ses parties étaient bien foutues. Mais à part ça... D'autant qu'on est très loin du suspense qu'on aurait pu attendre au vu du résumé. L'atmosphère ne suffit pas à relever le niveau.

par Jenna95
Le Cimetière des livres oubliés, tome 3 : Le Prisonnier du Ciel Le Cimetière des livres oubliés, tome 3 : Le Prisonnier du Ciel
Carlos Ruiz Zafón   
J'ai beaucoup aimé ce livre, comme tous ceux de cet auteur ! Entre le passé et le présent, des révélations des plus étonnantes vont faire surface. C'est ce que je préfère dans les livres de cette trilogie. On découvre de plus en plus de choses sur les personnages, et chaque livre décrit une partie de la vie de la famille Sempere. J'ai trouvé la fin surprenante, mais décevante... C'est une fin qui m'a laissé "sur ma faim". Malgré ça, ce livre est magnifique, entre l'action, l'amour et le mystère, Daniel et ses amis vont avoir du fil à retordre...


par Maiann974
Le vieux qui lisait des romans d'amour Le vieux qui lisait des romans d'amour
Luis Sepúlveda   
Un roman délicatement envoûtant qui relate la barbarie des hommes civilisés irrespectueux des terres colonisées et en parfaite désharmonie avec la nature (faune et flore). Parfois poétique, parfois burlesque, l'auteur peint une fresque colorée et vivante (presque fantastique) de l'Amazonie. Un pur délice !
Le Cimetière des livres oubliés, Tome 2 : Le Jeu de l'ange Le Cimetière des livres oubliés, Tome 2 : Le Jeu de l'ange
Carlos Ruiz Zafón   
Tout simplement génial, un pur chef-d'œuvre ! Après l'ombre du vent que j'avais déjà adoré, ce roman ne m'a pas du tout déçue ! D'ailleurs, j'ai particulièrement apprécié toutes les références au premier roman, comme les Sempere et leur librairie par exemple. Il y avait beaucoup de personnages secondaires et le tout était assez complexe, mais ça valait le coup de se concentrer, car le résultat est superbe. Les personnages sont réalistes, attachants et l'histoire nous entraîne. On veut comprendre l'intrigue et on lit à n'en plus pouvoir pour enfin savoir. Pour résumer, tout est bien, du début à la fin, que ce soit le fond de l'histoire ou la façon dont elle est racontée. Pour tous ceux qui ne l'auraient pas encore lu, c'est un roman que je conseille sans hésiter !
Même le mal se fait bien Même le mal se fait bien
Michel Folco   
732 pages de pur bonheur. J'adore cette histoire, j'adore la manière de raconter, j'adore le vocabulaire.
C'est drôle, riche en rebondissements, burlesque, le personnage de Marcello passe au fil des pages (et donc très progressivement) du pathétique à l'impitoyabe et on ne peut s'empêcher de lui souhaiter le meilleur (on serait presque solidaire tant ceux qui l'entourent sont abominables parfois).
J'aime aussi le découpage du livre : le mariage ô combien rocambolesque de ses grands-parents, qui donne tout de suite le ton du roman, pour passer de suite au décès de son père. Un sacré bon dans le temps me direz-vous. Oui, vous répondrais-je, car en cours de route, Marcello découvre le journal intime de papa. Un vrai roman celui-là aussi !
Seul regret : de n'avoir découvert qu'après la lecture de ce roman qu'il est en fait le quatrième dans la lignée des Tricotins.
Le Rapport de Brodeck Le Rapport de Brodeck
Philippe Claudel   
Dès le début de la lecture, déjà le charme opère. Une technique d'écrivain éprouvée par Philippe Claudel consiste en définir l'objectif théorique de l'histoire mais sans en décrire le contexte, le "Sitz im Leben" dirait un analyste de texte. Par touches successives, on apprend que les circonstances sont légèrement postérieures à la seconde guerre mondiale, que l'on se trouve aux marches de la germanité, que le narrateur est un survivant juif rescapé d'un camp, que le personnage dont on décrit le sort est un riche étranger qui s'est établi dans le village. Le reste est pure imagination mais cet écrivain s'y connaît pour la susciter.

Présenté en courts chapitres, le style se développe ample, voluptueux et sensuel. Pour illustrer la somptuosité de son style, voici un extrait des pages 199/200 "Les sentiers sont comme les hommes, ils meurent aussi. Peu à peu ils s'encombrent, se comblent, se morcellent, se laissent manger par les herbes, puis disparaissent. Et il ne faut que peu d'années pour qu'on n'en distingue plus guère que l'échine et que la plupart des êtres finissent par les oublier."

En d'autres moment, le style devient rapide, mordant comme à la page 239 "J'ai relu tantôt mon récit depuis le début. Je ne parle pas du rapport officiel, je parle de toute cette confession. Cela manque d'ordre. Je pars dans tous les sens. Mais je n'ai pas à me justifier. Les mots viennent dans mon cerveau comme de la limaille de fer sur l'aimant, et je les verse sur la page, sans plus me soucier de quoi que ce soit. Si mon récit ressemble à un corps monstrueux, c'est parce qu'il est l'image de ma vie, que je n'ai pu contenir et qui va à vau-l'eau."

En alternant phases apaisées et périodes trépidantes, présent et passé, l'écrivain parvient à développer un suspense oppressant. Et enfin tout se défait, les différents faits génèrent leur conséquences inéluctables. Mais on reste malgré tout estomaqué par ce final en réalisme magique.

Un magnifique roman sur une shoah imaginée de l'extérieur, un complément indispensable à la lecture de Aharon Appelfeld et de Primo Levi.

Comme pour son autre opus "Les Âmes Grises", ce n'est pas un livre qui se dévore. C'est un livre dont l'ingestion est lente, où la lecture doit être entrecoupée de périodes de réflexion. Le découpage en chapitres courts est particulièrement propice à ce rythme. Un énorme plaisir de lecture, mais une lecture qui secoue. Merci à mon amie Maggy qui m'a conseillé et prêté ce livre!


par Biquet