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Bibliothèque de MAIA64 : Mes envies

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Sa Majesté Maman Sa Majesté Maman
Anne B. Ragde   
Cette histoire est jolie, surtout parce qu'elle me rappelle énormément de choses car Birte ressemble beaucoup à ma grand-mère maternelle. Elle aussi est partie de son pays, elle aussi est partie de rien et a vécu seule avec 3 enfants. Pour elle aussi la nourriture était sacrée. Bref Birte et Margit se ressemblent et cela m'a fait du bien de lire cette histoire de vie et de me plonger dans mes souvenirs et les histoires racontée par ma maman et sa maman.
Anne B. Ragde est une auteure que j'apprécie tant par son écriture que par son amour de son pays qui est aussi un pays que j'aime. Son style pour raconter sa vie avec sa maman est simple, elle raconte un histoire à l'état brute, vraie, naturelle. Les souvenirs se complètent, se chevauchent, s'entrecroisent... J'ai passé un moment de lecture très doux avec ce bouquin.

par Jenta3
Toiles de maître Toiles de maître
Hannelore Cayre   
Pour se remettre sur pied, après les aventures qu’il a eu le malheur de vivre dans le tome précédent, notre très sulfureux avocat pénaliste Christophe Leibowitz décide de se lancer dans deux affaires... et comme d’habitude les choix qui fait dans la vie se révèle désastreux, pour notre plus grand plaisir. Une nouvelle fois, l’auteur nous invite dans les coulisses du tribunal, c’est toujours aussi acerbe et corrosif. J’ai adoré !​

par Biibette
Comme au cinéma Comme au cinéma
Hannelore Cayre   
De la fenêtre de sa villa, Etienne Marsant observait son épouse Mireille, le portable vissé à l'oreille, faisant et refaisant des comptes qui n'avaient pas l'air de tomber juste. La bouche soucieuse, le front obstiné, elle donnait des ordres de sa voix brève et coupante à un de leurs innombrables fondés de pouvoir. D'immenses lunettes de mouche et un chapeau de paille à bord large lui mangeaient son petit visage pâle qu'elle protégeait jalousement du soleil.
L'acteur tenta un instant de démêler l'écheveau de raisons qui le maintenaient aux côtés de cette femme austère mais la lassitude le gagna et il perdit le fil.
"Mais comment font les autres pour se traîner de semaine en semaine jusqu'à la fin de l'année ?" songea-t-il en soufflant.
Tout à coup, l'épisode de la nuit passée lui revint à l'esprit.
Il avait fait un rêve curieux. Une grosse femme nue aux odeurs fortes tenant son sexe ouvert de manière à en laisser apparaître la chair rose, s'asseyait sur son visage. Bien sûr, il étouffait, mais ça n'avait pas été comme quand il faisait de l'apnée du sommeil. Il s'était réveillé en sursaut, cherchant son air avec la même panique primale qu'à l'accoutumée... et Mireille l'avait réconforté comme elle le faisait toujours, en lui collant un masque à oxygène sur le visage avec cette ponctualité administrative qui la caractérisait... mais cette fois il n'avait pas eu peur de mourir et ça, c'était nouveau !
Cette révélation serait son secret. Une aventure intime qu'il cacherait à sa femme comme un mauvais élève. Cette idée le fit sourire. De toute façon qu'est-ce qu'elle pourrait bien y comprendre, elle, son infirmière, sa secrétaire, celle dont toute la presse disait qu'elle lui avait sauvé la vie.
Mireille à qui il avait remis, après son cataclysmique accident cardiaque, les clefs de toute son existence.
Mireille, qui s'occupait de tout, qui pensait pour deux et qui l'aimait comme on aime un meuble coûteux, avec une vigilance soigneuse de propriétaire.

La bonne vint poser son plateau sur la table près du lac.
Mireille raccrocha son téléphone et se remit à sa comptabilité. Comme Marsant ne venait pas, elle se tourna vers la fenêtre et lui fit un petit signe de sa main impeccablement manucurée pour lui signifier que le déjeuner était servi.

Il descendit en traînant les pieds et s'installa.
- Tu as besoin de quelque chose ? finit-elle par lui demander tandis qu'il restait figé sur sa chaise, les yeux fixés sur son assiette : des asperges sans sauce... avec du persil.
- J'ai besoin de parler.
- De parler ? De parler de quoi ? Là, je dois terminer mes comptes. Le comptable est un incapable. D'ailleurs je l'attends.
- Tu m'énerves. Range ces papiers.
Elle referma son livre-journal et resta silencieuse, le buste raide, les bras croisés, appliquée dans son écoute comme elle s'appliquait dans tout.
- Eh bien ? fit la petite bouche rouge et pointue que surmontaient les grandes lunettes noires.
Brrr... Brrr... fit le BlackBerry posé sur la table de jardin.
Mireille s'inclina légèrement vers son portable pour prendre connaissance du message puis reprit sa position initiale.

par Khryz
Le fils du vent Le fils du vent
Henning Mankell   
Voilà bien longtemps que je voulais lire ce roman. Je m’attendais à une histoire aussi douce qu’un conte ou qu’une fable. Mais, rien à voir ! Le contenu est relativement dur et cru. Malgré tout, c’est une lecture que j’ai apprécié. Ce n’est pas un page-turner, et c’est ce qui fait que je l’apprécie d’autant plus. Les pages se dégustent, lentement.
Cette œuvre montre bien la différence qui existait autrefois entre les pays occidentaux et les pays africains. L’histoire se passe à l’époque où les personnes de couleurs subissaient un véritable racisme. Elles n’étaient assimilées qu’à des animaux. L’écriture de l’auteur est juste et ne rajoute pas d’horreur ni de sentimentalisme exagéré à ce fait passé déjà ignoble.
L’auteur dépeint également le mal du pays et le désespoir qui peut en naître, ainsi que la tranchée qui sépare un adulte d’un enfant. L’adulte pense toujours savoir ce qu’il y a de mieux pour l’enfant. Or, ce roman montre que ce n’est le cas que si et seulement si, l’adulte prend le temps d’écouter l’enfant.
Au niveau des personnages, évidemment, on s’attache à Daniel qui est le personnage central. Malgré ses excès de barbarie parfois, on essaie de lui trouver des excuses. Mais, il n’en reste pas moins extrêmement cruel pour un public occidental. Père, quant à lui, il m’a été impossible de m’attacher à lui. Il m’est immédiatement apparût comme un raté et il l’est resté jusqu’au bout. Il n’y a rien de positif à tirer de cet homme ! Sanna est très intrigante. J’ai trouvé dommage qu’elle ait été aussi vite écartée de l’intrigue. Sa personnalité méritait un épanchement plus important. Et sa mort a été, selon moi, un peu « gratuite ». Ou en tout cas pas suffisamment justifiée. Il me manquait quelque chose. J’ai adoré Edvin et Alma. Ces personnages étaient la bonté incarnée. Edvin, bien que jamais écouté par Alma, avait bien compris les troubles de Daniel : il n’était pas seul. Quant au curé, je n’avais qu’une envie : le frapper. Rappelons-nous quand même le contexte … Son comportement était finalement très approprié pour l’époque.
J’ai été quelque peu dérangé par le nombre de péripéties négatives qui arrivaient à ce pauvre Daniel. Oui, quand la malchance s’acharne on y peut rien … Mais quand même ! L’auteur a été tellement loin qu’il a fini par décrédibiliser l’histoire. Alors qu’on était complètement immergé, on s’est subitement rappelé que ce n’était qu’une fiction. C’est dommage !
Quoiqu’il en soit, c’est un roman à lire. Certes un peu longuet par moment, je vous le concède. Mais, il ne faut s’arrêter sur ces longueurs et continuer à le lire. C’est réellement un livre qui doit être déguster longuement pour en apprécier sa valeur.
Zona frigida Zona frigida
Anne B. Ragde   
Un roman extrêmement attachant et tout à fait original! Petit à peit ,on se laisse prendre par la personnalité de l'héroîne, jeune femme débrouillarde et intelligente , mais marquée par une sourde blessure d'enfance, et nous sommes aussi séduits par le sublime paysage du pôle Nord! Le grand Nord est décrit avec justesse et brio, les couleurs, les animaux, le froid, on voyage avec l'auteur. Il y a aussi une énigme qui se dévoile avec délicatesse et une histoire d'amour qui fait chaud au coeur; je vous recommande donc ce voyage au Spitzberg avec la pétulante Béa, et son ironie ravageuse!
Le Léopard Le Léopard
Jo Nesbø   
C'est un livre riche en rebondissements et qui tient vraiment en haleine le lecteur. C'est le premier livre que je lis de cet auteur, et je crois que je vais en lire d'autre notamment "le bonhomme de neige", dont il est souvent question dans ce roman. Les ingrédients de ce polar : tueur machiavélique, objet de mort insolite, policier à la dérive, voyage, amour ... bref une fois qu'on le démarre on ne peut s'arrêter qu'au terme de l'histoire.

par elbaloo
L'Entomologiste L'Entomologiste
Franck Bouysse   
Pourquoi le meurtrier utilise-t-il des insectes pour parvenir à ses fins ? Et pourquoi signe-t-il des crimes apparemment sans mobile en s'en prenant à des hommes aux vies insignifiantes ? Telles sont les questions que se pose le capitaine Jacques Belony depuis qu'il enquête sur la mort d'un homme dont le corps était recouvert d'insectes. Mais il a beau tourner et retourner le problème dans sa tête, il ne comprend pas. Et pendant ce temps, le tueur continue de sévir. Assisté de Marie, un jeune lieutenant de police, stigmatisé par sa hiérarchie, Belony est bien décidé à découvrir ce qui relie les meurtres entre eux. Mais il ne sait pas encore ce qui l'attend, et qu'il est parfois plus risqué qu'on ne l'imagine d'affronter ce monde d'ailes et de dards, de pinces et de mandibules. Sauf à avoir appris à disséquer l'âme humaine...

par Paraffine
Ground XO Ground XO
Hannelore Cayre   
Christophe Leibowitz, notre désastreux avocat, poursuit toujours sa quête désespérée du bonheur. Ainsi, il fêtera bientôt ses vingt ans d'exercice et pourtant ne voit rien d'autre se profiler à l'horizon qu'un enchaînement de mornes causes. Mais voilà qu'un beau jour, par le hasard d'une succession, il se retrouve héritier d'une marque de cognac. Cette boisson qui conserve en France l'image de la bouteille qu'on dépoussière pour clore un repas dominical est aux Etats-Unis le symbole de la sophistication dans la culture hip-hop. Il n'en faut pas plus pour ragaillardir notre pénaliste névrosé. Riche de son carnet d'adresses au pays des dealers, il se lance avec enthousiasme dans le show-business en misant sur l'un de ses clients trafiquant de cocaïne et rappeur à ses heures, qu'il charge de chanter les vertus de son cognac. Avocat, producteur de gangsta rap et bouilleur de cru, n'est-ce pas trop pour un seul homme ?

par Angie02
L'Expert L'Expert
Trevanian   
J'ai vraiment apprécié ce roman et me suis bien attachée au personnage de Hemlock. Je n'ai pas du tout vu la fin venir, je vous le recommande vivement !

par jonew
Plateau Plateau
Franck Bouysse   
Ce roman paru dans la catégorie « policier » a dû décontenancer plus d’un amateur de polar tellement il est loin des schémas habituels du genre. En effet, même si une menace plane sur ce coin du Limousin, c’est sur le châssis des tourments de l’âme humaine qu’est bâtie la trame de l’histoire.
Dans ce récit rude et sauvage, comme le paysage qu’il décrit, dès les premières lignes, le ton est donné : sur ce plateau, il n’y a guère de place pour la vitesse, tout va au rythme des saisons et les choses prennent le temps de s’installer. Il en est ainsi de l’histoire, elle mûrit lentement dans ce paysage minéral hachuré de ruisseau, piqueté de bois et de genets. L’auteur plante le décor à petites touches impressionnistes, puis nous découvre peu à peu les protagonistes. L’écriture est puissante, exigeante aussi, nous obligeant à nous secouer l’imaginaire. Il y a du Giono dans sa façon de faire corps avec le lieu et les gens qui l’habitent, à en prendre la cadence, en épouser le souffle. Le temps d’un roman, on y demeure aussi, on fréquente ces gens-là…
Les personnages… Le vieux Virgile qui s’accroche à la terre où il est né, où ses parents et ses aïeuls ont vécu, ressemble à ses buissons qui survivent sur les landes desséchées, les plateaux aux quatre vents. Son entêtement en fait le point stable de cette petite communauté, même si ses secrets lui sont comme des capricornes dans la charpente. Mais des secrets, tout le monde en a. Karl a amené les siens, pensant pouvoir les enfouir dans cette région loin de tout, et pour Georges, ce sont les ancres qui l’empêchent de partir, comme il en a toujours rêvé. Cory, elle, voudrait bien que son passé de femme battue reste secret… mais il est déjà éventé avant même qu’elle pose ses valises dans le hameau. Et son arrivée va remuer des choses qu’on croyait inertes, depuis le temps qu’elles reposaient au fond des mémoires. Et quand on remue la vase, on trouble la fontaine…
Il faudra attendre les toutes dernières pages pour que cette histoire, qui a pris tout son temps à se mettre en place, se dirige vers un dénouement. Pour autant, il n’y a aucune longueur dans ce récit qui accroche le lecteur plus sûrement qu’un bouton de bardane. On referme ce livre rassasié d’une écriture imagée, aussi vivifiante que le vent des hauts plateaux. Alors, finalement, est-ce important que ce roman de Franck Bouysse soit ou non un policier ? Non, car à ce niveau de qualité, l’écriture transcende les genres et l’on ne parle plus alors que de littérature.

par Poljack