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Maigret et le corps sans tête



Description ajoutée par Biquet 2012-01-10T14:46:41+01:00

Résumé

Il primo pezzo che viene ritrovato, quasi per caso, impigliato nell'elica di una chiatta ferma sul canale Saint-Martin, in una luminosa giornata di marzo che profuma già di primavera, è un braccio. Ma, poiché non è così raro che un sadico si accanisca su una prostituta, la polizia non sembra preoccuparsene granché. Questa volta, però, la cosa è diversa, e Maigret lo intuisce subito: perché si tratta di un braccio non di donna, ma di uomo. Il palombaro incaricato delle ricerche non ci metterà molto a recuperare altri pezzi, e a partire da quelli il dottor Paul, dell'Istituto di medicina legale, comincia a fare delle ipotesi... Scritto a Lakeville, nel Connecticut, nel gennaio del 1955, questo romanzo apparve nel corso dello stesso anno.

L'un après l'autre, les morceaux d'un cadavre, découverts par des mariniers, sortent des eaux du canal SaintMartin, au-dessus de l'écluse des Récollets. Seule la tête demeure introuvable. C'est dans un bistro voisin, sur le quai de Valmy, que Maigret va entreprendre de humer les mystères du quartier. Le patron du café, Omer Callas, est absent : au dire de sa femme Aline, il s'approvisionne en vins dans la région de Poitiers. Le policier a tôt fait de repérer les amants - l'un régulier, l'autre occasionnel - de cette femme évasive et sèche, adonnée à la boisson. Peu à peu l'étau se resserre autour d'elle. Mais quel intérêt pouvait-elle avoir à faire disparaître un mari aussi peu gênant ? La vérité surgira, étonnante, liée à ces paradoxes du cœur humain, à ces énigmes de la personnalité et du destin que Georges Simenon excelle à débusquer dans les existences les plus ordinaires.

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Classement en biblio - 32 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par boby62210 2019-04-05T20:02:00+02:00

[...] ... Depoil, le brigadier du troisième quartier, tout au bout du quai de Jemmapes, achevait son service de nuit quand la longue silhouette de l'aîné des Naud parut dans l'encadrement de la porte.

- "Je suis au-dessus de l'écluse des Récollets avec le bateau Les Deux Frères. L'hélice a calé quand on a mis en route et nous avons dégagé un bras d'homme."

Depoil, qui appartenait depuis quinze ans au Xème arrondissement, eut la réaction que tous les policiers mis au courant de l'affaire allaient avoir.

- "D'homme ?" répéta-t-il, incrédule.

- "D'homme, oui. La main est couverte de poils bruns et ..."

Périodiquement, on retirait un cadavre du canal Saint-Martin, presque toujours à cause du mouvement d'une hélice de bateau. Le plus souvent, le cadavre était entier, et alors il arrivait que ce fût un homme, un vieux clochard par exemple, qui, ayant bu un coup de trop, avait glissé dans le canal, ou un mauvais garçon qui s'était fait refroidir d'un coup de couteau par une bande rivale.

Les corps coupés en morceaux n'étaient pas rares, deux ou trois par an en moyenne, mais invariablement, aussi loin que la mémoire du brigadier Depoil pouvait remonter, il s'agissait de femmes. On savait tout de suite où chercher. Neuf fois sur dix, sinon davantage, c'était une prostituée de bas étage, une de celles qu'on voit rôder la nuit autour des terrains vagues.

- "Crime de sadique," concluait le rapport.

La police connaissait la faune du quartier, possédait des listes à jour des mauvais sujets et individus douteux. Quelques jours suffisaient généralement à l'arrestation de l'auteur d'un délit quelconque, qu'il s'agît d'un vol à l'étalage ou d'une attaque à main armée. Or, il était rare qu'on mette la main sur un de ces meurtriers-là.

- "Vous l'avez apporté ?" questionnait Depoil.

- "Le bras ?

- Où l'avez-vous laissé ?

- Sur le quai. Est-ce que nous pouvons repartir ? Il faut que nous descendions au quai de l'Arsenal, où on nous attend pour décharger." ... [...]

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Commentaires récents

Argent

On ne se fait pas surprendre par un Maigret, on sait ce que l'on va y découvrir. C'est le cas dans cet opus, où Maigret, calmement va tisser sa toile.

Il bénéficie d'un petit coup de chance au début de l'histoire, en allant se réfugier directement dans le café qui sera au coeur de l'histoire. Ensuite, à grands coups de bière et de pernod, il va rentrer dans le personnage principal (Aline, la patronne du café), jusqu'à remonter dans son enfance qui pourrait sembler dorée, mais qu'in n'en a pas pour autant, empêcher sa lente descente en enfer.

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Or

Très bon polar de G.Simenon, paru en 1955. Notre commissaire ne se laisse pas distraire, l'enquête tient le lecteur en haleine jusqu'au bout. A lire

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Commentaire ajouté par coucougi 2013-07-26T22:10:35+02:00
Or

Intrigue très intéressante qui m'a tenue en haleine de la première à la dernière ligne. Très bon moment de lecture.

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Commentaire ajouté par vinka 2013-04-10T17:03:25+02:00
Lu aussi

bon tome mais j'ai préféré le pendu de st pholien

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Or

Une femme d’une espèce à sang mort

L’écluse des Récollets, canal Saint-Martin, là même ou Louis Jouvet voulut changer d’atmosphère au grand dam d’Arletty, juste à côté de l’écluse dite des morts, lieu magique de la grande faux parisienne, scène fameuse du boulevard du crime qui n’est pas si loin à l’époque où le roman est publié en 1955.

Non loin de là, un café, un pauvre troquet tenu par un couple. Bien assorti ce couple ? Comment le savoir, puisque l’homme y manque, et que les restes humains en voie de putréfaction retrouvés dans l’eau du canal pourraient bien lui appartenir ?

Bizarre, la bistrotière, cette Aline Calas. Comme absente… Alcolo-dépendante, ça ne fait aucun doute, mais pour le reste, pas facile à deviner. Est-elle belle ? Plus vraiment. L’a-t-elle été plus jeune ? Sans doute. Le commissaire subit-il en quelque sorte son charme revêche ? Oui, on peut le croire..

Et c’est de là que tout part, que tout s’enchaine. Cette femme-là ne peut être ce personnage-ci. Son apparence trompe son monde. Maigret, en psychologue averti, la cerne, pénètre le secret de son âme.

Grand duel à la Simenon entre Maigret le placide, le finaud, le ruminant, et une femme qui a choisi de ne pas suivre le chemin qui lui était tracé, qui a opté pour le pire, qui s’est tricoté sa vie à elle. Cherchez la femme ! Adage policier fameux que Maigret applique presque toujours, et souvent avec succès.

Et Simenon, ce qui chagrinera nos pétroleuses et on les comprend, peint souvent la femme en noir. Quelques exceptions cependant : madame Maigret, serviable et très comme il faut ; la jeune semi-pute de l’Ombre chinoise pour laquelle il a de la tendresse ; la Grande perche, autre professionnelle qu’il apprécie. Mais, il faut bien l’avouer, les femmes pour Simenon ce sont souvent des monstres.

Pas Aline Calas. Ce n’est pas un monstre, c’est une espèce à sang mort à part dans un monde mi-construit., mi-subi. Encore une fois, le charme de l’ambiance « Canal Saint-Martin » opère à plein, et si Maigret apparait passif dans cette enquête, c’est sans doute la puissance de sa réflexion qui force les évènements.

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Commentaire ajouté par Lilou 2009-07-14T23:27:22+02:00
Lu aussi

Un Maigret vu de l'intérieur assez lent mais bien écrit. Maigret tombe par hasard dans un café sur la femme de Callas et semble fasciné et la soupçonner... de fait, c'est bien son mari qui est le cadavre sans tête retrouvé dans le canal. étrange.

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Date de sortie

Maigret et le corps sans tête

  • France : 2002-10-15 - Poche (Français)

Activité récente

Titres alternatifs

  • Maigret e il corpo senza testa - Italien

Évaluations

Les chiffres

Lecteurs 32
Commentaires 6
Extraits 3
Evaluations 10
Note globale 7.4 / 10

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