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Bibliothèque de Maks : Liste de diamant

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Le Gang des rêves Le Gang des rêves
Luca Di Fulvio   
Je vais le dire franchement et sans concessions, "Le Gang des rêves" est un chef-d'œuvre de la littérature contemporaine, il deviendra très certainement un classique du genre (dans mon cœur il l'est déjà, d'ailleurs depuis que je l'ai terminé il ne quitte plus mon esprit jour et nuit).

La lecture se fait en deux temps, en parallèle à chaque chapitre on bascule, tout d'abord du point de vue de Cetta Luminata, puis de celui de son fils Christmas Luminata, une dizaine d'années séparent les deux lignes de lecture.

Le roman se déroule tel une chronique familiale et sociale sur une période de 20 ans (de 1910 à 1930), la grande époque où tout le monde croyait au rêve américain, mais si vous veniez du Lower East Side, il n'était même pas concevable de le toucher du bout des doigts.
Ne parlons même pas de pouvoir aimer une belle et jeune fille riche si vous veniez de là, impossible, inadmissible.
Tout ce à quoi vous pouviez aspirer tenait en deux choses, soit crever de faim en faisant des petits boulots miteux sans gagner un sous ou presque, soit devenir un voyou, et avec beaucoup de chance, devenir un gangster, à condition de ne pas finir mort dans le caniveau pour une histoire d'argent, de prostitution ou de contrebande.

Ici sont abordés pleins de thèmes différents, c'est un roman difficile à cataloguer de par son côté "fresque", disons que pour rester dans une ligne de conduite purement thématique, ont y parle de misère, de débrouille, de survie, d'amour impossible, d'amour tout court, de la vie, de gangsters, de prostitution, de prohibition, de racisme, de la mort, d'immigration, de violence physique ou morale etc.. etc..
Pour aller plus loin on parle alors de dépassement de soi, d'encouragement, de force mentale, de faiblesse charnelle, d'appât du gain, de volonté, du refus de baisser les bras, de trahison, d'amitié, d'espoir...

"Le Gang des rêves" est un roman très visuel, je dirais même cinématographique, tout du long de ma lecture je n'ai pas pu m'empêcher de trouver des références à mes films préférés, tels que Les Affranchis (regarde m'man mes chaussures elle sont pas extras ? Mon Dieu, tu a l'air d'un gangster), Gang of New-York (les five points), Il était une fois en Amérique, Good Morning Vietnam, Des hommes sans lois, Public enemies, la série Boardwalk empire (la Ford T), les incorruptibles, et même Titanic pour son côté "découverte de l'amour" (impossible entre un pauvre et une riche) et encore plein d'autres, mais aussi à des acteurs, chacun aura son propre ressenti là dessus mais pour ma part j'en ai fait un casting complément dingue, je voyais le jeune Di Caprio de la période entre Titanic et Gang of New-York dans le rôle de Christmas, Emma Watson (actuelle) dans le rôle de Ruth, Vin Diesel dans le rôle de Sal (allez comprendre pourquoi, peut-être le côté taiseux), même la petite chienne "Lillipute" m'est apparue comme une espèce de york mélangé à un teckel sans poils haha, bref tout un monde qui s'est étoffé au fil de la lecture pour m'agripper et ne plus ma lâcher alors que d'habitude j'ai du mal à imaginer les traits des personnages de roman, ils sont toujours un peu flous.
Malgré cela, le roman à sa propre identité, fabuleux.

Du côté de l'écriture c'est fluide, on ne souhaite pas s'arrêter, aucunes longueurs sur 950 pages qui passent à une vitesse folle, de plus c'est rempli de petites phrases qui pourraient devenir cultes, c'est excellent.

Attention ce roman est aussi une bombe émotionnelle, j'ai lâché ma petite larme minimum deux fois alors que cela ne m'arrive jamais, la colère est parfois montée, le stress et l'angoisse aussi, la peur, un sentiment de dégoût et d'horreur à un certain moment, heureusement que l'auteur réussi à nous faire souvent sourire au milieux de tout ça !!

Je précise que je n'ai aucun intérêt particulier à encenser ce roman, si ce n'est que j'ai tellement accroché, que j'aimerai que tous les gens que j'apprécie le lisent, que ce soit mes proches ou mes connaissances sur la toile, j'ai été littéralement absorbé par la plume de Monsieur Di Fulvio, il m'a épaté, merci à lui.

Je n'ai au final plus qu'une seule chose à dire avant de remettre les souvenirs de cette superbe lecture dans un coin de ma tête pour moi tout seul, lisez le ! (vous ferez partie du gang)

HISSEZ LE TORCHON
! BONSOIR NEW-YORK, DIAMOND DOGS !

Voir la chronique sur mon blog :
https://unbouquinsinonrien.blogspot.fr/2017/07/le-gang-des-reves-luca-di-fulvio.html

par Maks
Les Enfants de Venise Les Enfants de Venise
Luca Di Fulvio   
Mercurio, Giuditta, Benedetta, Isacco, Anna, Scarabello, le capitaine Lanzafame et bien d'autres sont les merveilleux personnages de cette fresque sociale se déroulant dans le Venise de la renaissance.

Vous y croiserez des orphelins, des arnaqueurs, un médecin, des militaires, de riches nobles, des politiciens, des prostituées, des voyous, des marchands, la naissance du premier guetto juif (ou y sont parqués les célèbres "bonnets jaunes") et la ségrégation qui va avec, la chasse aux sorcières de certains illuminés, de la jalousie, de la crasse et des poux, de la haine, de la vengeance, du sang, de la boue, la maladie, du désespoir, de l'incompréhension, de l'injustice mais aussi de la générosité, de l'amitié, de l'entraide, de la loyauté, du pardon, de la tendresse, de l'amour et des rêves. On s'arrête là ? Oui car la liste serait bien plus longue mais rien que ça devrait vous convaincre de le lire.

Les lieux sont simplement retranscrits à la perfection, Rome, Venise, la lagune, les marais, les canaux, le chantier naval de l'époque, les ponts et les ruelles, un décor parfois sordide, comme les quartiers populaires ou malfamés parfois éblouissants comme la place Saint Marc et le palais des Doges. Moi qui aime beaucoup Venise j'ai été servi plus que je ne l'espérais.

La plume de Luca Di Fulvio, à l'instar du Gang des rêves est toujours aussi captivante et cinématographique, cet homme a le don de modeler les histoires de manière à vous passionner.

Je me suis dit en réfléchissant à cette chronique que je me devais de faire un comparatif avec Le gang des rêves, seulement voilà, c'est simplement impossible car c'est tellement différent et tellement similaire à la fois (paradoxe ?) que mes idées s'embrouillent. Je ne ferais donc pas de parallèle entre ces deux œuvres, mais vous conseillerais de simplement les lire, absolument, les deux.

Pour conclure, je ne vais pas noter ce roman car il dépasse toutes notes (et oui, comme pour Le Gang), mais je vous dirais simplement que Le gang des rêves était devenu mon roman préféré et que maintenant j'ai deux romans préférés d'égal à égal sur la première marche du podium, et en plus du même auteur ! Ils seront très difficiles à détrôner, à moins que Luca Di Fulvio et les éditions Slatkine & Cie poursuivent ensemble sur le chemin de la littérature émotionnellement marquante (au fer rouge).

Voir la chronique sur mon blog :
https://unbouquinsinonrien.blogspot.fr/2017/08/les-enfants-de-venise-luca-di-fulvio.html

par Maks
Little Heaven Little Heaven
Nick Cutter   
Géniallissime, captivant, effrayant, horrible, grouillant, éprouvant, "Little Heaven" (Petit Paradis) ne pouvait porter un autre nom tellement il est en accord avec ce que l'on cherche dans ces pages et que l'on ne trouve pas une minute mis à part que c'est celui d'une bien étrange communauté de survivalistes religieusement étranges perdue au fond d'une forêt où je ne souhaiterai pas mettre les pieds.

Souvent trash, d'une violence et d'une perversité qui ont réussies à me faire ressentir la peur que je n'avais quasiment jamais trouvé dans un livre en dehors de certains Stephen King et du premier roman de Cutter "Troupe 52", mêlant l'hémoglobine d'un western de Tarantino à l'horreur d'un film gore, je suis ressorti de ce bon pavé de 600 pages subjugué par la manière de l'auteur à faire régner une tension permanente, autant dans l'action que dans l'attente.

Nick Cutter est à mon sens un "héritier littéraire" de Stephen King, on ressent cette ambiance propre à King, profond, autant psychologique et mystérieux que dans l'action et le surnaturel.

La trame de l'histoire est développée sur une longue période et les moments s'entrecroisent pour donner de l'ampleur aux personnages, aux lieux, aux événements. Même si nous passons des années 60 aux années 80 pour revenir ensuite en arrière, le lecteur ne se perd pas car le plan est correctement découpé pour aider le lecteur à comprendre et non pour brouiller les pistes.

Les personnages sont sensationnels, rien à dire de plus là-dessus pour ne pas vous spolier quoi que ce soit, sachez juste qu'ils ont tous des particularités bien spécifiques psychologiquement parlant et que tous ont des défauts et que ce sont ces défauts qui les rend inoubliables.

Nous sommes avec "Little Heaven" dans une œuvre marquante de la littérature horrifique qui mérite sa place dans le haut du panier des livres flippants.
La cerise sur le gâteau, c'est que cette édition est dotée d'illustrations superbement réalisées qui en plus d'apporter un côté très esthétique, donne vie aux créatures hantant cette histoire. Glaçant !!

Sur le blog :
https://unbouquinsinonrien.blogspot.com/2019/01/little-heaven-nick-cutter.html

par Maks
Futu.Re Futu.Re
Dmitry Glukhovsky   
Un récit de SF exceptionnel, il est vrai que c'est un roman très dur voir hyper violent pour certaines scènes mais c'est aussi un roman très riche qui ne fait pas 726 pages pour rien.

Je vous avouerais que au début j'ai eu un peu de mal avec l'écriture, c'était difficile de tout comprendre, de par les mots utilisés mais aussi a cause de flashback sous forme de souvenirs mais aussi de rêves, finalement une fois habitué après quelques chapitres on rentre vraiment dedans et c'est génial.

Notre personnage principal 717 est un homme dur, violent, sanguin et un peu antipathique, c'est déjà un bon point car c'est vrai que des romans ou les personnages principaux sont tout beau tout gentil il n'y à pratiquement que ça ces derniers temps.
Ici il lui arrive plein de péripéties que le mène à réfléchir, à se prendre la tête à changer. A changer oui car personne n'est parfait et il se rend compte que sa vie n'a pas de vrai sens, l'amour s'immisce en lui sans qu'il s'y attende.

Je ne vous en dit pas plus sur l'histoire sinon cela vous gâcherait le plaisir, on ne peut pas en dire trop sans spoiler.

Pour ce qui est de l'environnement on est dans de la pure anticipation, il y à sur Terre 170 millards d'humains, ils sont immortels. Notre histoire se déroule en Europe qui est devenue une ville, une "Gigapole" de 70 milliards d'âmes ou la verdure n'existe plus, le ciel n'est pas visible, l'horizon non plus si ce n'est que par les très très riche habitants des penthouse en haut des buildings qui jouissent de jardin privatif sur les toits.
Car l'Europe cette Gigapole est remplie d'immeubles, de tours et de building allant de 1 à 2 kilomètres de hauteur, en bas se trouvent les pauvres, au milieu les classes moyenne vivent dans des petites boite de 2 mètre sur 2 pour une personne seule et les riches on le haut et toute la place qu'ils veulent.

J'ai littéralement été absorbé par cette histoire, un livre à vraiment découvrir, pour ma part il fini dans mes coups de coeur de 2016 (le premier), je suis certain que je me souviendrais longtemps de cette histoire et que je vais repensé à des détails et des scènes souvent.

Attention aux personnes sensibles, c'est un roman de SF noir, très noir, cru, cash, réaliste avec des scènes choquantes par moment, ce n'est vraiment pas un livre pour les plus jeunes, même pour les fan de dystopie jeunesse je pense qu'il faut être assez mûre pour s'attaquer à ce pavé.
Pour les autres, si vous aimez la SF et les romans noir, allez y sans hésiter.

par Maks
Espace lointain Espace lointain
Jaroslav Melnik   
Je vous l'annonce tout de suite, je ne connaissais pas du tout ce roman, jamais entendu parlé avant sa sortie poche (il était sorti en grand format chez "Aguillo" mais je ne sais pas pourquoi je ne l'avais pas repéré), et au final c'est une excellente dystopie à la croisée de "1984" de George Orwell et de "L'aveuglement" de José Saramago, ce qui n'est pas rien, deux œuvres phares du genre.

Tout au long de ma lecture j'ai pu m'identifier au personnage principal en me posant constamment la question "mais qu'est-ce que je ferai ? ça doit être terrible comme situation", ne jamais avoir eu la vue comme sens (à l'instar du reste de la population), ne même pas savoir que cela existe ou a existé, et d'un seul coup y voir !! Être pris pour un malade en pleine crise de démence !

De plus visuellement, même si ce n'est pas "beau", au contraire, on est plongé dans ces lieux par l'auteur de manière à ce que chaque détail nous saute aux yeux (sans mauvais jeu de mots avec le sujet du livre) dans une mégapole ultra high-tech (un peu comme dans Futu.Re de Dmitry Glukhovsky), justement car le roman est écrit comme quelqu'un qui découvre la vue, immersion totale garantie. Empathie accentuée au vu des événements que subit la population.

Complexe philosophiquement parlant, très facile d'accès à la compréhension tout de même, ce roman ne fait pas dans la demi-mesure, on accroche au sujet ou pas, mais l'indifférence est impossible. Les lectrices et lecteurs en recherche d'une dystopie axée "adultes" avec des questionnements d'éthique, de philosophie et de politique seront servis. À lire.

Sur le blog :
https://unbouquinsinonrien.blogspot.com/2018/12/espace-lointain-jaroslav-melnik.html

par Maks
Metro 2033 Metro 2033
Dmitry Glukhovsky   
Je savais à l'avance que j'aimerais (ayant fait les 2 jeux vidéo), mais je ne me doutais pas à quel point je serais absorbé par les pages.

J'ai entendu dire que c'était un peu long parfois, je ne l'ai pas ressenti comme ça, je trouve que cette lecture démarre doucement pour passer la vitesse supérieure à chaque chapitre, de plus comment développer un personnage aussi complet que Artyum sans descriptions, comment dépeindre l'ambiance des stations et la politique de chacune d'entre elles sans descriptions ? Impossible tout simplement à moins de survoler le tout et en faire un énième post-apo qui ressemblerait aux autres.

J'ai beaucoup aimé également les personnages que l'ont croise au long de cette aventure même si certains sont un peu caricaturaux, nous ressentons vraiment que c'est un livre écrit par un auteur russe, au moins ça me change un peu des américains que l'on connaît par cœur (sans vouloir faire de conflit, mes propos n'ont rien à voir avec la politique mondiale actuelle).

Pour les lieux, le métro, bon jusque là c'est assez classique, par contre chaque tunnel, chaque station, sont vraiment différentes et les tunnels sont limite flippants, je n'aimerai pas les empreinter en vrai.

Le bestiaire est génial et les passages en exterieur sont vraiment bien travaillés, de plus cette édition augmentée embarque un chapitre supplémentaire très intéressant sur le point de vue de Artyum sur l'aventure qu'il a vécu. Comme dans la version brochée on retrouve deux cartes du métro en 2ème et 3ème de couverture.

Bien sûr il y a quelques erreurs narratives comme le fait qu'il n'y ai quasiment pas de femmes mis à part les femmes de ménage et les prostituées...la c'est un peu la loose.

Pour conclure je vous dirai que c'est un gros coup de cœur (oui encore, mais j'y peux rien si je choisi mes livres en fonction de ce que je suis certain d'aimer). J'ai hâte au mois d'Avril pour la version poche de Metro 2034 et peut être sa suite 2035 en grand format qui sort en mars. Parallèlement il y a deux spin off écrits par un autre auteur dans le même univers (Vers la lumière et Vers les ténèbres), je les possède, cela me fera patienter jusque avril.

Voir la chronique sur mon blog :
http://unbouquinsinonrien.blogspot.fr/2017/02/metro-2033-dmitry-glukhovsky.html

par Maks
Le Soleil des rebelles Le Soleil des rebelles
Luca Di Fulvio   
Encore une fois, à l'instar du Gang des rêves et des Enfants de Venise, ce roman est un coup de cœur énorme, on change totalement de décors pour rejoindre les montagnes Allemandes de la fin du moyen âge en plein système féodale.

Nous sommes en plein roman d'apprentissage, sur une période d'une dizaine d'année, le personnage principal "Mikael" va se voir affronter les pires horreurs, rongé par le doute, la peur, l'incompréhension de sa situation et la dureté de la vie. Heureusement la découverte et l'apprentissage de l'amour, l'amitié, le courage, les convictions, la droiture et la justice font aussi parties de la très large palette de sentiments que nous allons vivre auprès de lui. Le roman se rapproche du Gang des rêves et des Enfants de Venise sur cet aspect, une véritable fresque sociale.

Les autres personnages sont intéressants eux aussi, très bien développés et décrits, ils ont une âme, bonne ou mauvaise, voir les deux mais ils sont "vivants".
J'ai particulièrement aimé les personnages du vieux Raphael, de Agnete et d'Eloisa, mais surtout d'Emöke "la folle" qui m'a subjuguée !
Je vous passe les différents personnages car je ne souhaite pas empiéter sur votre découverte de tout ce petit monde pendant votre lecture mais sachez que l'on ne peut pas être indifférent.

Les paysages sont à la fois lugubres et grandioses, la beauté des montagnes, de la forêt en opposition au villages, villes et châteaux crasseux ou maladies, fornications et insultes fusent, le plus marquant est la cruauté et la violence sans concessions d'une époque médiévale aux moeurs barbares ou complots, pendaisons et écartèlements sont monnaie courante.

Luca Di Fulvio est encore une fois très inspiré et nous offre une plume douce et fluide en contraste avec l'histoire qu'il écrit ici entre littérature, aventure et une petite touche de Fantasy (ça je ne m'y attendais pas et c'est génial), j'ai de retour cette sensation de "lire" un grand "film" et c'est une sensation impressionnante.
Pour moi, Le soleil des rebelles sera je pense "LE" livre de l'année.

Voir la chronique sur mon blog :
https://unbouquinsinonrien.blogspot.fr/2018/03/le-soleil-des-rebelles-luca-di-fulvio.html

par Maks
L'Enfant de Poussière L'Enfant de Poussière
Patrick-K Dewdney   
Autant le dire tout de suite, j'ai adoré ce roman, son univers, ses personnages, l'écriture, l'intrigue, enfin tout au final !!

Patrick K. Dewdney fait un tour de force en nous présentant un monde très détaillé et intriguant, très sérieux aussi, même si nous sommes clairement dans un roman de Fantasy, que quelques petits éléments fantastiques sont présents (très peu), nous pourrions voir cette histoire dans notre réalité, à l'instar de Game of Thrones qui nous donne également cette sensation presque historique.

La mixité éthnique est représentée et je le précise car ce n'est pas très souvent, l'orientation sexuelle est également sans jugement et c'est encore plus rare dans ce genre de roman, bravo donc pour ces deux points qui devraient être évidents.

Psychologiquement c'est une histoire très dure car nous suivons les péripéties d'un très jeune garçon plongé dans une vie cruelle et sans pitié, cela apporte encore plus à ce réalisme qui m'a attiré dès le départ.

Beaucoup de sujets divers sont abordés comme l'amour, l'amitié, l'apprentissage mais aussi la déception, la trahison, la haine, la mort, la manière d'appréhender les sentiments selon les situations, un conflit permanent à ce sujet dans la tête de "Syffe" le personnage principal.

Ce début de série, s'il garde cet entrain et cette richesse, risque de devenir une future référence du genre au même titre que Game of Thrones ou que Le seigneur des anneaux.

Le second volet qui se nomme "La peste et la vigne" sortira le 13 septembre prochain, il me tarde de le lire.

Voir la chronique sur mon blog :
https://unbouquinsinonrien.blogspot.com/2018/08/l-de-poussiere-patrick-k-dewdney.html

par Maks
La mort est mon métier La mort est mon métier
Robert Merle   
Il n'y a pas de " par simplicité d'esprit", au contraire ce livre nous montre l'endoctrinement qu'ont pu subir les allemands et cela depuis tout petit . La mort est mon métier est un livre assez incroyable sur ce point , nous pouvons constater que les allemands ont toujours du subir une discipline de fer que ce soit dans la famille que sous le régime totalitaire. Et cette attitude de Lang n'est que le reflet de cette éducation , de cette culture si portée sur l'honneur, le respect et l'obéissance. Il n'est que le produit de la discipline.
Et puis la chose assez tordue, c'est qu'on en vient quand même à espérer pour Lang, on en vient à se dire "pourvu qu'il s'en tire"... les joies de la manipulation littéraire :)

par Sadess
Le Club des punks contre l'apocalypse zombie Le Club des punks contre l'apocalypse zombie
Karim Berrouka   
Attention bombe atomique littéraire !!
Oui vous avez bien lu, j'ai utilisé le mot littéraire pour une histoire de zombies. Ne vous inquiétez pas si vous êtes fans du genre on est en plein dedans, ça mord, ça griffe, ça dépece, ça rend tout plein d'hémoglobine, de poursuites remplies d'action. Seulement j'utilise ce mot "littéraire" car c'est véritablement bien écrit, Karim Berrouka, chanteur du groupe punk Ludwig Von 88, à une imagination débordante, une culture générale étoffée et un sens de la répartie fulgurant.

En parlant de cette écriture, je la qualifierai de subtilement hilarante au service d'une histoire absurde et indispensable pour les amoureux de Romero et de musique électrisante, car oui c'est du zombie mais c'est aussi et avant tout du Punk, la musique a un rôle énorme, c'est un personnage à part entière qui donne tout le sens à cette histoire rocambolesque ou "Kropotkine" rêve du drapeau noir de l'Anarchie flottant en haut des monuments, que "Deuspi et Fonsdé" ont bien le temps d'une bière et d'un acide même si les zombies frappent à la porte, ou "Mange-Poubelle" l'allergique au savon devient roi de la furtivité en milieu hostile, ou "Eva" rêve d'un renouveau écolo-punk. Tous sont potes de galères et vivent dans un squat qui va rapidement devenir leur QG, mais attention vont-ils tous s'en sortir ? Je vous laisse le découvrir.

C'est une lecture électrique, aucune place pour l'ennui, une fois commencé on ne pose plus le livre ou alors avec regret et envie de le reprendre.

Les lecteurs connaissants Paris pourront retrouver des lieux bien connus car le principal de l'histoire s'y déroule, de plus cette dernière, en plus d'avoir l'énorme qualité de nous arracher un sourire toutes les 3 minutes, se permet des échappées scénaristiques complètement barges. En plus des zombies et de la musique, on explore des thèmes variés tels que la drogue, l'anarchie, le consumérisme, la religion, la politique, l'écologie, la liberté et l'entraide.

Pour conclure je vous confie que cette lecture est un coup de cœur et qu'au final on peut véritablement la qualifier de complètement PUNK !

Voir la chronique sur mon blog :
https://unbouquinsinonrien.blogspot.fr/2018/05/le-club-des-punks-contre-l-zombie-karim.html

par Maks