Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Bibliothèque de Maks : Je suis en train de lire

retour à l'index de la bibliothèque
Connerland Connerland
Laura Fernandez   
La carrière de l’auteur de science-fiction Voss Van Conner prend fin brutalement le jour où il s’électrocute avec son sèche-cheveux. Lorsqu’il rouvre les yeux, il a toujours sa serviette de bain autour de la taille et les cheveux mouillés, mais il est assis dans une immense salle d’attente en forme de vaisseau spatial (à moins que ce ne soit l’inverse). Les extraterrestres qu’il avait attendus toute sa vie l’ont-ils enfin enlevé ? Ou est-il bel et bien mort ? Toujours est-il qu’il se retrouve bientôt dans un avion à bord duquel voyagent un représentant de commerce qui a lu ses cent dix-sept romans et une hôtesse de l’air qui est la seule à voir et à entendre le fantôme de l’écrivain… Pendant ce temps, un éditeur compte profiter de cette soudaine disparition pour racheter les droits de tous les romans de Van Conner, dont les délires extraterrestres pourraient bien tenir de la dernière expression du génie.
Du plus haut burlesque, truffé de personnages délirants et d’humour absurde, le roman de Laura Fernández est un hommage drolatique aux maîtres du genre, au premier rang desquels Kurt Vonnegut et Philip K. Dick, et à tous ces livres de science-fiction dont la folie et l’invention confinaient parfois au ridicule, mais toujours avec le plus grand sérieux, et élevaient le maniement de l’invraisemblable au rang d’art. Connerland ressemble au roman qu’aurait pu écrire un Thomas Pynchon obsédé par Ghost.

par Maks
Sous le soleil de mes cheveux blonds Sous le soleil de mes cheveux blonds
Agathe Ruga   
Nous n’avons pas anticipé, personne n’a prédit ton évaporation, nous avons manqué d’imagination.

Pourtant tu n’es pas morte. Aujourd’hui, nous portons toutes les deux la vie mais je n’existe plus dans la tienne. Tu t’es enfuie, tu m’as quittée. Tu existes quelque part, tu fais l’amour à un homme, tes journées sont remplies sans que j’en fasse partie. Tu penses sans doute à moi comme je pense à toi, et nous n’avons désormais que notre sommeil pour nous retrouver. Je me réveille les traits chiffonnés ou sereins, selon ce que tu m’as confié. Chaque nuit, tu viens comparer nos ventres, lequel est le plus rond, le plus haut.

« C’est vraiment un ventre de fille que tu as, me dis-tu.
– Je ne sais pas. Mon pendule penche pour un garçon.
– C’est normal, c’est ton inconscient qui veut un garçon.
– Peut-être. Tu as des impatiences dans les jambes, toi, quand tu t’endors ?
– Non mais regarde, ma veine a encore grossi, il faut vraiment que j’aille me la faire retirer. J’irai l’année prochaine, tu sais, mon père a un ami angiologue très réputé. »

par Hillja