Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Bibliothèque de Malva : Ma PAL(pile à lire)

retour à l'index de la bibliothèque
Captive, tome 2 : The Rose and the Dagger Captive, tome 2 : The Rose and the Dagger
Renee Ahdieh   
Je ne me remettrais sûrement jamais de cette lecture, de cette histoire, de ces personnages, de tout ! C'était une aventure unique et je ne sais sincèrement pas par où commencer pour vous l'expliquer.

J'avais peur de me plonger dans The Rose & The Dagger parce que je n'avais simplement pas envie que ça se termine. Je n'étais pas prête alors j'ai attendu un peu. Je n'étais toujours pas prête quand j'ai commencé ma lecture mais une fois plongée dans ce second opus, je ne pouvais plus me convaincre de ne pas le lire. Alors je l'ai lu. ^^

Autant le dire tout de suite, j'ai adoré et c'est un énorme coup de cœur ! Mon pauvre cœur, il a pris cher sur ce coup-là.

Comme toujours, Renée Ahdieh a su me captiver et me faire vivre cette histoire comme dans un rêve. Et je dois dire que je trouve qu'elle a une très belle plume. Je ne pourrais pas mettre de mot dessus mais j'aime beaucoup sa façon d'écrire. Disons que c'est comme si elle vous racontait un conte à par entière et non pas une réécriture. Et c'est ça, The Wrath & The Dawn est un conte à part entière !

L'histoire de ce second tome reprend là où celle du premier tome nous avait laissé. Et dans ce deuxième et dernier opus, il est temps que les choses sérieuses commencent. Renée Ahdieh ne m'a pas déçue ! Dans The Rose & The Dagger, on a le droit à de grandes surprises, toutes servies sur de beaux plateaux d'or.

Et il y a des fois où j'étais tellement sidérée, surprise et tout ce que vous voulez par rapport à ce qu'il se passait dans l'histoire que j'ai fini par monologuer jusqu'à ce que je n'ai plus de souffle et que les mots n'aient plus de sens. ^^

Comme je le disais plus haut, mon cœur a pris cher durant cette lecture. Il s'est retourné, s'est brisé, s'est envolé et j'en passe.

Les personnages... par qui je pourrais bien commencer ? Peut-être simplement par vous dire que je les aime d'un amour fou et que je me suis attachée si fort à eux que je ne me sens pas capable de les lâcher. Jamais. Eux et moi, c'est pour toujours. ^^

Je vais commencer par le Roi des Rois. Khalid Ibn al-Rashid est le monstre le moins monstrueux et le plus beau que j'ai jamais rencontré dans un livre. Mon dieu, il est impossible de ne pas le vénérer. Il est fort, solide et tellement de choses à la fois qu'il n'existe pas assez de mots dans toutes les langues possibles et imaginables pour le décrire.

Sharzad al-Khayzuran est une héroïne aussi forte et intelligente que son mari. J'aime sa personnalité et son caractère. J'aime en vérité tout ce qu'elle est et représente. C'est une véritable Reine, pas seulement celle de Khorasan.

Peut-on seulement parler de Jalal ? Est-ce nécessaire que je vous dise à quel point je l'aime ? Ça me semble impossible qu'il en soit autrement. [spoiler]J'aurais simplement aimé le voir d'avantage mais pour toutes les fois où on le voit, je l'aime toujours. Même quand on ne le voit pas, en fait. ^^[/spoiler]

Despina est un personnage qui m'a offert les plus grandes surprises durant cette lecture. Je crois qu'elle voulait ma mort. Je l'ai adoré et je l'ai détesté, j'ai douté d'elle et puis je l'ai adoré à nouveau. Cette fille me fait à la fois l'effet d'un mur dans lequel je me plais à me cogner, d'une fleur si belle et si douce et parfois d'un poison que j'accepte de prendre avec le sourire. C'est un personnage plutôt complexe, si on y pense bien. Elle est sincèrement surprenante et je ne saurais pas expliquer mes sentiments à son égard mieux que ça.

Il faut aussi que je vous parle de Tariq al-Ziyad. Dans le premier tome, je le trouvais presque insupportable et impulsif. Je n'y étais pas spécialement attachée. Bien qu'il soit toujours du genre impulsif et un peu insupportable, dans ce second tome, je pense l'avoir découvert sous un autre angle et ça l'a rendu plus attachant. Il n'est toujours pas mon personnage préféré mais il a gagné un peu de mon estime. ;) Et mine de rien, il va quand-même me manquer !

Rahim... L'attachant et le loyal Rahim. Dans ce second tome, je vais simplement vous dire que je m'y suis d'avantage attachée. Sûrement parce qu'il a eu d'avantage d'importance. J'ai même succombé un peu à son charme si doux. [spoiler]Alors quand il est mort, j'ai pleuré comme un bébé. Ça m'a brisé le cœur. Et il m'a tout de suite atrocement manqué.[/spoiler]

Irsa, la petite sœur de Sharzad aussi a eu d'avantage d'importance dans The Rose & The Dagger et donc j'ai su l'aimer et m'y attacher. Elle est douce, intelligente et si innocente mais il y a quelque chose en elle qui la rend forte.

J'ai été ravie de retrouver Vikram ! Je n'étais pas sûre de le revoir, après la fin du premier tome, mais bien-sûr qu'un homme aussi fort pouvait supporter un peu de vent ! Pourquoi en ai-je seulement douté ? ^^ Je l'ai moins apprécié que dans le premier tome (sûrement parce qu'on le voit moins ?) mais il n'en reste pas moins un personnage duquel émane une véritable force et une irrésistible autorité. Eh ouais.

Il y a aussi le personnage de Artan Temujin (un petit nouveau) qui m'a émerveillée. Je suis tombée amoureuse de lui à la seconde où je l'ai rencontré. Ou plutôt à la seconde où Sharzad l'a rencontré. Il est tellement insolent, un chouïa arrogant et avec une pointe d'humour dans sa personnalité... Ah! je ne sais pas l'expliquer mais je l'ai adoré.

Plus, les personnages secondaires, Renée Ahdieh m'a fait rencontré une palette de personnages différents, tous parfaits dans le rôle qu'ils devaient jouer : je les ai aimé ou je les ai détesté. Parfois un peu des deux. Ça aussi, j'ai adoré.

Quant aux relations entre les personnages, quelles qu'elles soient, je trouve que Renée Ahdieh a su en faire quelque chose de super !

Pour parler de la romance, je suis fan ! Renée Ahdieh a un talent qui fait battre mon cœur si vite et si fort que le monde entier pourrait l'entendre et le ressentir. J'ai donc aimé la romance entre les personnages. Tellement ! [spoiler]Bien-sûr Sharzad et Khalid qui sont merveilleux. D'ailleurs, leur retrouvailles c'était comme si mon cœur avait sauté de ma poitrine pour s’étaler à leurs pieds et s'était prosterné.

Jalal et Despina - j'étais déjà sous leur charme dans le premier tome. Dans ce second, j'ai douté. On ne les a vu ensemble qu'à la fin et après une multitude de surprises qui m'ont foutue la trouille. Mais tout est bien qui finit bien et je les aime toujours !

Rahim et Irsa - Je les ai trouvé mignons, attendrissants et j'aurais aimé que ça dure. Mais le fait que ça soit fini (parce que Rahim est mort) rend leur histoire plus touchante et belle, je trouve. Ce premier amour dont Irsa se souviendra toujours.[/spoiler]

Comme je l'ai dit plus tôt, Renée Ahdieh m'a fait quelques surprises, quelques frayeurs et m'a offert une palette complète d'émotions. Il y en a que je n'ai sincèrement pas vu venir alors bravo Renée, tu es très forte ! [spoiler]Je n'ai pas vu venir le fait que Despina est la fille bâtarde de Salim Ali el-Sharif (oncle de Khalid et Sultan de Parthia).

Je ne m'attendais sincèrement pas à ce que Khalid et Tariq finissent pas trouver un terrain d'entente. Je pensais qu'ils allaient finir par s'entre-tuer. Ravie de m'être trompée.

Je m'attendais un peu à la mort de Rahim mais ça ne m'a pas empêché d'être sur le cul quand c'est arrivé. J'ai pleuré, je l'ai déjà dit. Mais avant de mourir, il fait promettre à Khalid de s'assurer qu'Irsa ne se sentira jamais seule et toujours aimée. Khalid promet. Et j'ai trouvé ça touchant.

Je me doutais qu'il y aurait une bataille. Mais au départ, je pensais que ça serait entre Khalid et Tariq. Sauf qu'au final ces deux-là s'allient et que la bataille a lieu contre Salim (qui perd). D'ailleurs, à la fin il doit abdiquer et c'est sa fille (Yasmine) qui devient Sultana de Parthia[/spoiler]

[spoiler]Je ne peux pas écrire un commentaire sur cette merveilleuse histoire et ne pas parler de la malédiction de Khalid. Honnêtement, elle n'a pas une si grande place dans l'histoire et c'est plus facile que je ne le pensais de s'en débarrasser. Ils auraient pu le faire plus tôt ! ^^

Sharzad prend son tapis volant et va trouver Musa Zaragoza. Celui-ci lui présente Artan dont la tante est assez puissante pour briser la malédiction de Khalid. Sauf qu'elle doit voir Khalid en personne. Donc, Sharzad va chercher Khalid et tous les trois vont trouver Isuke (la tante). Celle-ci leur dit que le prix de la malédiction a été la vie du père d'Ava (celui qui l'a lancé, ce qu'on sait déjà) et que pour la briser, il faut que le prix soit égal. Le prix que demande Isuke pour délivrer Khalid est que ce dernier détruise un livre de magie noir que le père de Sharzad a en sa possession (celui avec lequel il a en partie détruit Rey, d'ailleurs) et qui vient de la famille d'Isuke et Artan. Le problème c'est que le père de Sharzad (Jahandar) ne lâche jamais le livre et la clé qui l'ouvre est autour de son cou. Du coup, Irsa décide de les aider et elle prépare une potion qui fait dormir Jahandar. Elle récupère le livre et la clé. Elle rejoint Sharzad et Khalid à un point de rendez-vous dans le désert (pas loin du campement de Tariq et tout le tralala). Petit problème : Tariq et Rahim suivent Irsa. Mais probablement pas pour les mêmes raisons... N'est-ce pas Rahim ? ^^<3 Lorsqu'il voit Khalid, Tariq perd le contrôle de lui-même et tente de l'atteindre d'une flèche sauf que c'est Sharzad qui reçoit la flèche dans le dos. Du coup, ça retarde un peu le truc. D'ailleurs, la première conversation entre Khalid et Irsa est trop mignonne (je trouve). Bref ! Finalement, plus tard, Khalid détruit le livre de la façon que lui a indiqué Isuke. Et voilà ! Khalid a brisé sa malédiction ![/spoiler]

Vous avez remarqué que mon commentaire part dans tous les sens ? C'est le bordel dans ma tête après une telle lecture, impossible de mettre de l'ordre ! Même dans ce que j'écris.

Enfin bref.

Maintenant, je vais parler de la fin. Parce que je ne peux pas passer à côté de ça et que si je n'en parle pas, je vais devenir dingue. Déjà, sachez qu'elle est géniale, au-delà de mes espérances ! [spoiler]Jahandar plante la dague qu'il vole à Sharzad dans le cœur de Khalid. Oh mon dieu. Khalid est donc en train de mourir. Le cœur de Sharzad se brise. Et comme Jahandar ne supporte pas cela, il sauve Khalid grâce à un sort qu'il connaît par cœur. Le sort qu'il avait utilisé avec la rose qu'il avait donné à Sharzad au début du premier tome. Khalid est donc sauvé. Merci, mon dieu. Tout est donc bien qui finit bien puisque la paix est de retour, la malédiction de Khalid est brisé et que tous sont entourés de ceux qu'ils aiment (ou presque. Repose en paix Rahim).

Maintenant, place à l'épilogue. Ce dernier se déroule quelques années après la fin. Tout le monde est heureux. Irsa, Artan, Tariq, Yasmine... Jalal et Despina ont eu une petite fille qui s'appelle Amira (Despina était enceinte de Jalal depuis le tome un). Amira est la meilleure amie de Haroun, cinq ans. Mais qui est-il ? Eh bien Haroun est le fils de Khalid et Sharzad !! Ah ça fait gonfler mon cœur de joie, ça. OMG, J'ai besoin d'air !

Donc, comme je disais, une très belle fin. À la hauteur d'un conte. Même au-delà.[/spoiler]

Voilà, je crois que c'est tout. Je pourrais vous parler de cette lecture pendant des heures mais il est temps d'officialiser le fait que cette histoire est terminée. Tout ça va atrocement me manquer.

Je recommande chaudement The Wrath & The Dawn et je dis bravo à Renée Ahdieh pour avoir donné vie à une telle aventure ! Quand je l'ai commencé, je n'aurais jamais imaginé que je l'aimerais autant.

En trois M : Magique. Magnifique. Merveilleux.

par Sheo
Lux, Tome 1 : Obsidienne Lux, Tome 1 : Obsidienne
Jennifer L. Armentrout   
Ok. Hum alors comment dire? (Respire Alexiane, respiiiiiiire). Ce livre est volcanique!! je ne trouve pas d'autre mots. Entre l'humour ravageur, les scènes d'actions énormissimes et l'histoire d'amour sauvage je ne vois pas comment on ne pourrait pas aimer ce livre. Le personnage masculin est une vraie enflure (une enflure digne de magazines Hugo Boss) mais on l'adore pour son humour noir et sarcastique. L'héroïne est trop drôle, une vraie geek accro à ses bouquins et à son ordinateur. Ça fait plaisir enfin une héroïne qui nous ressemble!
En bref, je suis totalement sous le charme.
Le Secret de l'inventeur, Tome 2 : L'Énigme du magicien Le Secret de l'inventeur, Tome 2 : L'Énigme du magicien
Andrea Cremer   
le premier tome avait été un coup de cœur, tant par son coté steampunk, ses aventures, ses personnages ou encore son histoire d'amour ! Malheureusement, je n'ai qu'à moitié retrouvé ce qui faisait son charme dans ce second tome.

La fin du premier tome avait été explosive et m'avait laissé avec une grande frustration puisque je voulais avoir la suite immédiatement sous la main. J'étais donc super contente de me replonger dedans, sauf que ce début-là n'était pas du tout plein d'action, au contraire, et a coupé dans l'élan qu'avait insufflé cette fin. En fait, j'ai eu l'impression que pendant toute la première partie du livre, il ne se passait quasiment rien. Je n'en revenais pas que les personnages fassent aussi peu de choses en 150-200 pages, qu'il y ait aussi peu d'évolution dans leurs caractères, de découvertes ou de rebondissements !

Heureusement, la deuxième partie est là pour rattraper un peu les choses puisque les aventures commencent enfin à arriver et mon intérêt à se réveiller. Et puis l'arrivée de Jack et de son frère Coe n'y était peut-être pas pour rien... Dans tous les cas, cette deuxième partie fait un peu revivre ce que le premier tome m'avait apporté, c'est-à-dire du suspens, de l'amusement ou encore de l'attendrissement. Certains personnages sont très sympas à suivre et apporte pas mal de révélations, particulièrement Grave (évidemment), Jack et Linnet. J'attendais avec impatience la confrontation entre Charlotte et sa mère puisqu'elle était mentionnée dans le résumé mais au final elle est assez peu approfondie.

C'est un mystère : pourquoi ce tome-ci me paraît aussi peu réussit en comparaison du premier tome ? J'ai l'impression que l'auteure n'a pas réussit à explorer tout ce que ces intrigues-ci lui permettaient et exploité tout le potentiel de ce merveilleux univers ; cette suite m'a donné un goût d'inachevé, comme s'il ne s'y était quasiment rien passé. Mais ne vous méprenez pas ! Ce n'est pas pour autant que je n'ai pas passé un bon moment, même si c'est clairement passé loin du coup de cœur. L'histoire se lit vite et il y a toujours la curiosité de savoir quels mystères tous ces personnages nous cachent. Vu l'insuccès qu'a eu ce deuxième tome auprès de moi-même, je me demande avec un peu d’inquiétude si le troisième et dernier tome saura répondre à mes attentes et à toutes les questions qu'on se pose ! Je l'attends avec impatience et j'espère bien que celui-là me fera passer un excellent moment.

Ma chronique et la note que je donne à ce livre sont probablement disproportionnés, car j'attendais beaucoup de cette suite et je n'ai pas été satisfaite car il ne s'y passe pas grand chose. Même si j'ai eu plaisir à retrouver les personnages, je m'attendais à mieux et j'espère sincèrement que le dernier tome de cette trilogie qui avait si bien commencé sera meilleur.
Toutefois, peut-être ma déception est-elle excessive ? (ça peut m'arriver) donc si vous avez cette série dans votre pal ou votre viseur, tentez le coup et peut-être que ça passera bien mieux qu'avec moi !

par nilale
Le Livre de Perle Le Livre de Perle
Timothée De Fombelle   
Il a suffi de cette première phrase : « Qui pouvait deviner qu’elle avait été une fée ? » pour me replonger à nouveau dans cet univers exquis, travaillé, décalé propre à Timothée de Fombelle.

Je me suis donc plongé avec douceur dans Le Livre de Perle, dans cet enchevêtrement subtil d’histoires parallèles, qui finissent toujours par se lier, via ces petits détails que l’on avait remarqué sans savoir vraiment où ils nous emmenaient. Timothée de Fombelle nous emmène, oui, à travers le Paris de l’entre-deux-guerres, de la guerre, de l’après-guerre, à travers les amandiers de Provence, à travers le lac gelé d’un royaume lointain où règne un roi tyrannique, à travers cette forêt de France et ses petites grenouilles, à travers cette formidable maison Perle qui fabrique des guimauves et dont je suis tombé amoureux.

Timothée de Fombelle nous emmène loin, sans jamais vraiment nous déconnecter de la réalité triste de notre monde. Il ne nous perd pas, mais nous fait voyager à travers ces 3 histoires mélancoliques : celle de l’auteur lui-même, qui a réussi le pari de s’infiltrer avec brio dans l’histoire, celle d’un prince amoureux banni de son royaume (il existe, j’en suis convaincu !) et qui passera sa vie à essayer d’y revenir, et celle d’un marchand de guimauves, qui deviendra un vieillard replié de la société, dans sa petite cabane au bord de la rivière, où il entasse ses valises.

Mais Timothée de Fombelle réussit un tour de main avec ce roman différent des (formidables) Vango et Tobie Lolness. Car celui-ci est personnel, touchant, nostalgique, comme ci Timothée de Fombelle essayait de nous faire passer un message : ces royaumes existent, ces royaumes de princes charmants, de fées, de magiciens, de rois tyranniques …

Le Livre de Perle, c’est de la mélancolie, de la nostalgie, de la virtuosité, de la simplicité, de la beauté, de la subtilité, de l’habilité, de la puissance, et c’est la littérature jeunesse à son point culminant, et le petit drapeau est planté.

PS : je l’ai en dédicacé ! Niarf niarf ….

CRITIQUE COMPLÈTE SUR https://lecturefolle.wordpress.com/2015/01/29/le-livre-de-perle-de-timothee-de-fombelle/
L'Île mystérieuse L'Île mystérieuse
Jules Verne   
Il s'agit du premier Jules Verne que j'ai lu. Ce livre est très bien écrit et on arrive à ressentir la détresse de ces naufragés lorsqu'ils arrivent sur l'île. Cependant certains passages sont un peu longs car J.Verne en profite, à travers ce livre, pour mettre des explications scientifiques. Certes cela peut être intéressant mais pour moi c'était plutôt ennuyeux. Mis à part cela c'est un très bon livre ! Et si vous voulez lire d'autres livres de J.Verne ayant le thème des naufragés je vous conseille: L'oncle Robinson, L'école des Robinson et Deux semaines en vacance ;)

par _shadow_C
Geisha Geisha
Arthur Golden   
Le film m'ayant plus j'ai voulu lire le livre dont avait été tiré le film. Les décors, les coutumes, tout un univers de femme à la fois magique et complexe. Magnifique livre ...

par Ella
Le dernier rêve de Cléopâtre Le dernier rêve de Cléopâtre
Christian Jacq   
Je pense, en ayant lu la plupart des commentaires qui ont précédé, que c'est vraiment le manque de magie, au sens propre du terme, qui déçoit les lecteurs dans ce roman. Pourtant, j'avoue qu'on en trouve, et pas qu'un peu ... mais il faut juste savoir la découvrir. C'est surtout (et là, je vais me faire traiter d'imbécile par beaucoup) la magie de l'amour fou qui est mise en place ici. Je sais que ça a l'air niais, mais derrière chaque mot échangé entre Cléopâtre et César, j'ai perçu une réelle force. Maintenant, il faut se rendre compte que la véritable magie réside non-pas dans le récit, mais le talent de l'auteur.

"Allez, vont-ils se dire, encore une qui prend Christian Jacq pour un dieu !" Eh bien non. Je dis ça parce qu'il n'avait pas à mon avis la volonté d'insérer dans l'histoire des mystères comme celui de la pierre de lumière, ou encore celui de l'arbre de vie. L'histoire résidait ailleurs. D'ailleurs, il faut bien se rendre compte qu'à l'origine, Cléopâtre n'était pas une Egyptienne, elle était une Grecque. Alors forcément, le soutien des divinités va être différent.

Christian Jacq reste un auteur de talent, qui a su mener cette merveilleuse histoire avec brio. Le talent et la détermination de Cléopâtre, la ruse de César, la haine d'Arsinoé, la jalousie de Ptolémée, tout y est parfaitement décrit. Encore une fois, on retrouve un complot dans un complot lui-même caché derrière un complot. C'est là l'un des plus grands succès de cet auteur, qui arrive toujours à tirer tous les fils du récit.

Pour moi, malgré le manque de magie, ce livre reste l'un des meilleurs de C.J.
Les enfants de Húrin Les enfants de Húrin
John Ronald Reuel Tolkien   
Un très beau roman sorti à titre posthume et reconstitué par son fils Christopher.

Mon premier roman Héroïc Fantasy me permet de considérer le genre comme étant noble et poétique de la littérature.
Une légende sombre des jours anciens de la terre du milieu très accessible, qui ouvre les portes d'un autre monde. Une atmosphère sombre ne laissant que très peu d'espace à l'espoir.
L'histoire funeste se déroule sur la terre du milieu, et j'y ai découvert beaucoup de similitude avec des mythes nordiques (ex : Midgard), des légendes grecques (ex : Œdipe), voire amérindiennes (les elfes sont des indiens). Ceci reste à « fouiller » !
Dans ce roman tragique, la lignée des Hurin est maudite et l'ennemi vient de l'intérieur des terres (dualité spirituelle de chaque homme ?). Evidemment, je n'en dirais pas plus pour ceux qui veulent découvrir cette histoire superbement écrite.
Dracula Dracula
Bram Stoker   
En fait, le mythe du vampire a beaucoup évolué. Dracula est peut-être ce qu'on en a fait de plus proche par rapport aux superstitions et aux croyances anciennes. Mais bien entendu, Bram Stocker n'en a pas utilisé tous les éléments sinon Dracula aurait été encore plus laid et se serait baladé en linceuil ;) En fait, je me demande si ce n'est pas le personnage vampirique le plus étoffé en littérature classique.

par Angie
Mémoires d'Hadrien Mémoires d'Hadrien
Marguerite Yourcenar   
Depuis sa découverte, cette lecture me hantait. Reprise exactement deux années après l'avoir finie pour la première fois, elle m'a enchanté et laissé sans voix, une fois de plus. Essayons donc — probablement en vain — de rendre justice à ce roman en dépit des mots qui manquent face à la puissance de cette oeuvre.
 
Pour commencer, peut-être faudrait-il évoquer la forme que prend cet immense récit à la première personne. Il s'agit d'une lettre, écrite par l'empereur mourant, Hadrien, à son protégé Marc-Aurèle, destiné à régner — et qui régnera effectivement. Mais plus qu'une lettre, ce roman est la « méditation écrite d'un malade qui donne audience à ses souvenirs ». Hadrien, au seuil de la mort, décide de laisser à son successeur ses Mémoires ; les pensées qu'il a eues pour lui-même¹, il en fait maintenant part, dans ce long récit introspectif et méditatif, à son lecteur.
Le portrait que Marguerite Yourcenar peint d'Hadrien, magistrat puis empereur, est celui d'un « homme presque sage », comme elle l'écrira elle-même : habité par la volonté profonde d'établir une paix et un ordre durable, Hadrien est avant tout un homme, curieux, ouvert et fondamentalement humaniste. Cet être hors normes, dieu tout simplement parce qu'il est homme, évolue dans un monde à pacifier, à apaiser, à construire, à consolider. L'Empire, au faîte de son expansion au début de son règne, doit maintenant consolider ses frontières et la concorde entre les provinces ; c'est l'immense tâche qu'Hadrien se fixe, faire advenir pleinement cette Pax romana tant rêvée.
Homme « presque » sage parce qu'il fait le récit sans complaisance ni concession, sans mensonge ni dissimulation, d'une vie qu'il a essayé de mener le mieux possible, mais qui n'est pas exempte d'erreurs. Ce récit, ainsi, est à la fois celui de confessions — tout ce que l'histoire officielle ne pourra retenir —, celui d'actions, et celui de contemplations.
Si la narration suit, à partir du moment où l'ancien juge Hadrien décide de tenir audience, une trame relativement chronologique (de ses premiers pas à Rome jusqu'à la fin de son règne), elle reste émaillée, çà et là, faisant régulièrement irruption, de différentes pensées, réflexions, méditations jaillissant des événements vécus. Le réel et le passé sont prétextes pour des digressions et à-côtés qui confèrent une dimension intimement philosophique à toute l'oeuvre. Tout ce qui touche à l'humain passe sous le crible du sage : amours, passions, arts et lettres, maladie et, évidemment, la mort et le temps. Parce qu'Hadrien sent l'agonie proche, parce qu'Hadrien plonge et remue ses souvenirs, ces deux éléments prennent une importance considérable dans le roman, en toile de fond ou en plein jour, guidant chaque événement, chaque réflexion. Il ne s'agit plus seulement de raconter, il s'agit de se remémorer, avec tout ce que cela implique.
Cette immense oeuvre — non pas tellement dans le nombre de pages que dans l'incroyable exhumation de cet « édifice immense du souvenir »², effectuée tant par l'homme antique que l'écrivaine moderne — est servie par l'incroyable style de M. Yourcenar. Cet oratio togata (genre togé) est, comme elle le décrit elle-même, un style « soutenu, mi-narratif, mi-méditatif »³. Ce style donne lieu à l'établissement d'une prose dense, sans cesse enrichie et précisée, ornée sans être ostentatoire ; pour autant, le verbe reste souple et léger, berçant et accompagnant au plus près la pensée. C'est de ce contraste entre un style imposant — presque pesant — et un langage doux que jaillit la poésie méditative qui traverse la longue missive ; non pas une poésie tout en éclat mais bien une prose poétique qui s'adapte, suit, voire précède les « mouvements lyriques de l'âme, les ondulations de la rêverie, les soubresauts de la conscience »⁴.
Cette peinture de la vie d'Hadrien est rendue plus saisissante par la fidélité historique, très largement documentée par M. Yourcenar qui, loin d'être dupe quant aux écueils que pose un tel projet, affirme : « Quoi qu'on fasse, on reconstruit toujours le monument à sa manière. Mais c'est déjà beaucoup de n'employer que des pierres authentiques »⁵. Ainsi, tout est vrai dans ce roman — ou plutôt, tout ce qui peut l'être est vrai, et ce qui ne peut l'être est rendu aussi vraisemblable que possible par l'autrice (qui cherche pour cela à percevoir Hadrien non pas comme le ferait un contemporain, mais comme le ferait un habitant du IIe siècle).
Cet Hadrien, "varius, multiplex, multiformis" — tour à tour juriste, cavalier, militaire, conseiller, diplomate, Empereur, amant, ami, sage, homme —, est rendu profondément attachant parce que ses qualités sont celles du philanthrope qu'il s'est toujours efforcé d'être. Passionné d'art, il voue un véritable culte au Beau, de la grâce duquel il veut toucher le monde : « je me sentais responsable de la beauté du monde », écrivait-il, beauté d'une harmonie et d'une paix cosmiques, où l'homme et Rome ont trouvé leur place dans un ordre supérieur.
Fervent philhellène, Hadrien laisse la part belle à l'Athènes des arts et des sages, pourtant loin du rayonnement qui était sien au cours du Ve siècle av. J.-C. Pour autant — et c'est là son tour de force —, s'il l'inscrit souvent en faux contre Rome, il n'en fait pas ces deux extrêmes irréconciliables et parvient même à les réunir avec génie au début de la cinquième partie, "Disciplina augusta".
 
« Il m'arrivait de me dire que le sérieux un peu lourd de Rome, son sens de la continuité, son goût du concret, avaient été nécessaires pour transformer en réalité ce qui restait en Grèce une admirable vue de l'esprit, un bel élan de l'âme. »
 
Enfin, et peut-être surtout, les Mémoires d'Hadrien sont marqué par la dignité, qui prend toute son ampleur et sa puissance dans le dernier chapitre, "Patientia". Si, dès le départ, le ton est donné lorsqu'il déclare « je commence à apercevoir le profil de ma mort », c'est dans cet ultime chapitre, toute sa vie ayant été balayée, le temps de la narration rejoignant celui de l'écriture, que s'élève à son apogée cette dignité toute tragique face à la mort inexorable. Cet homme, encore lucide malgré l'âge et la maladie, « renonce à brusquer [s]a mort » lorsqu'il réalise qu'elle ne lui appartient plus. Le cœur du lecteur se déchire lorsqu'il assiste, dans les dernières pages, aux derniers conseils et aux adieux à la vie formulés par un homme sage, juste, bon, qu'il aura appris à aimer et connaître au long des trois cents pages précédant l'instant fatidique. La dernière phrase est tragiquement déchirante tant un monde de dignité transparaît et transperce dans l'exhortation lucide : « Tâchons d'entrer dans la mort les yeux ouverts... ».
 
Une merveille de la littérature française s'il en est ; un magnifique roman, entre histoire, poésie, philosophie et littérature.
 
______________
¹ Marc-Aurèle, dans les dernières années de sa vie, a rédigé un certain nombre de réflexions et considérations rassemblées sous le nom de Pensées pour moi-même.
² M. Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1ère partie : "Combray", I.
³ M. Yourcenar, "Ton et langage dans le genre historique", in Le Temps ce grand sculpteur.
⁴ C. Baudelaire, "À A. Houssaye", préface du Spleen de Paris ou Petits poèmes en prose.
⁵ M. Yourcenar, Carnets de notes de « Mémoires d'Hadrien ».
  • aller en page :
  • 1
  • 2
  • 3