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Commentaires de livres faits par MaMt

Extraits de livres par MaMt

Commentaires de livres appréciés par MaMt

Extraits de livres appréciés par MaMt

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 18-10
Il était temps! Je me suis enfin décidée à commencer le fameux King's Game! J'ai beaucoup trop retardé l'échéance mais au moins, j'ai beaucoup de tomes à lire sans compter les séries dérivées! Je sais très bien que King's Game a quelque peu lancé le genre survival game qui a rencontré un franc succès. J'avais donc beaucoup d'appréhension et d'attente. Et au final, je n'ai absolument pas été déçue!

King's Game (alias Le jeu du roi) est un jeu hyper malsain, dangereux et meurtrier. Des textos sont envoyés à tous les élèves de la classe de Seconde B. Des missions sont à remplir, le jeu étant orchestré par une personne inconnue qui se fait appeler roi. Ces missions doivent être réalisées et réussies dans les 24 heures. Les premières missions sont sympas, rigolotes, ça n'a pas l'air si méchant que ça et les élèves y prennent goût. C'est bien le roi qui décide si la mission est réussie ou non. Si elle l'est, il faut attendre l'annonce de la prochaine mais si ça ne l'est pas... c'est comme un ordre d'exécution et il y a des conséquences. Ce jeu n'est décidément pas innocent et la terrible réalité les rattrape d'un coup quand deux de leurs camarades sont retrouvés morts de la façon dont c'était annoncé dans le message. Et d'autres personnages vont mourir par la suite dans ce premier tome! Tout tourne très vite au cauchemar!

On suit principalement Nobuaki qui se révèle presque comme un leader, quelqu'un sur qui on peut compter mais qui est aussi prêt à faire des choses contre nature malgré lui. Il va faire autant de bien que de mal. Les missions dans ce premier tome sont plus d'ordre d'un baiser, d'un gage, d'une coucherie, d'un attouchement, d'un concours et bien d'autres! Et pour les morts, c'est de l'ordre du suicide et des pendaisons! A l'aube de ce premier tome, il y a déjà 4 morts sur 32 à déplorer! Rien que ça!

Les élèves sont classés par numéro pour s'y retrouver dans les missions (ajouté en plus du nom de l'élève concerné). Il y a le trombinoscope en début du tome pour se repérer avec photo, nom et numéro, c'était donc très pratique vu qu'il y a une trentaine d'élèves dans la classe.

On se pose plein de questions comme les personnages: qui est ce roi? est-il un élève? est-ce lui qui fait les exécutions? comment peut-il savoir si la mission a bien été réalisée? Et plus encore!

C'est un manga bien cruel, violent et c'est donc pour public averti! La peur s'installe, le stress, il y a l'angoisse d'être choisi, ce qu'on est prêt à faire pour ne pas mourir.... Nos jeunes gens sont bien coincés, pas de possibilité de fuir, la paranoïa prend des proportions énormes, des disputes, des menaces et des malentendus émergent et ça peut très bien tourner au drame bien au-delà des missions!

Le graphisme est vraiment chouette avec un panel d'expressions du visage, d'émotions qui rend le tout très intense. Je n'arrêtais pas de me dire que je connaissais ce type de dessins, je l'avais déjà vu dans un autre manga et il ne m'a pas fallu très longtemps pour me rappeler dudit manga. C'est donc du même dessinateur que celui du manga Awaken, un seinen horrifique, titre que j'apprécie également.

Un premier titre vraiment très prenant. J'étais à fond tout du long et je ne peux que comprendre l'enthousiasme qu'il y a eu autour de ce manga. Et vu le final de dingue, je veux absolument lire la suite!
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date : 09-10
Je ne suis pas familière de l'univers de Sherlock Holmes, j'avoue ne jamais m'être penchée plus que ça sur ce personnage ô combien célèbre mais c'est surtout car je ne suis pas trop portée sur le genre policier. Mais j'avais envie d'y remédier quelque peu et quoi de mieux qu'un manga pour cela, pour une grande amatrice de mangas, même si ce dernier est consacré à son pire ennemi? C'était fait pour moi. Et puis, à force de voir tous les bons avis, je ne pouvais pas ne pas me lancer!

Moriarty, c'est avant tout un nom, une famille issu de la noblesse. Deux frères orphelins, Louis et William ont été adoptés par les Moriarty mais ne sont pas traités du fait de leur rang originel par leur mère adoptive et l'un de leurs frères William qui sont extrêmement durs avec eux. Ils sont très liés à l'aîné des Moriarty, à l'héritier Albert qui a vu du potentiel en eux et surtout en William. Ils ont tous les trois à coeur de rétablir la paix, d'abolir les classes sociales et William en est l'instrument, une arme ingénieuse. Les trois frères qui ne sont pas liés par le sang, ne vont pas avoir peur de se salir les mains et ne reculeront devant rien pour arriver à leurs fins!

J'ai trouvé que les trois frères étaient vraiment très soudés et chacun bien différent. Albert, l'aîné apporte la fortune et le nom, à une vision bien différente des gens sur la société; Louis étant le plus jeune gère leurs affaires de fond et William, c'est l'élément phare, l'image des Moriarty. C'est surtout ce dernier qui est mis en avant, celui qui deviendra l'ennemi juré de Sherlock. William est vraiment incroyable, si charmant, si intelligent et si fourbe, dangereux. Ses plans font mouche à chaque fois! Il a l'air tellement parfait en apparence mais il ne faut pas s'y tromper... c'est le Diable incarné! C'était même flippant de voir cet aspect-là chez lui quand il était enfant et ça lui est resté une fois adulte! Franchement, c'est dur le détester parce que son but à lui et ses frères est louable mais c'est surtout sa façon de faire qui est immoral! Et ses frères ainsi que leurs acolytes Molan et Fred ne sont pas en reste!

Je ne m'attendais pas à ce que ça soit aussi violent, aussi cruel alors je me suis pris une sacrée claque! Il y a beaucoup de morts dans ce premier tome! L'intrigue se déroule pendant l'époque victorienne et donc pendant la révolution industrielle, ça me parle et je peux dire que le contexte est top! Les différents entre les classes sociales, entre riches et pauvres, sont mis en avant et on ne peut que constater les terribles injustices que les Moriarty veulent faire disparaître... à leur manière.

Le graphisme est vraiment top, vraiment beau, soigné avec beaucoup de charme. ça m'a rappelé un peu les dessins de Black Butler (en moins gothique) et j'adore!

Ce manga est vraiment une belle surprise, je ne m'attendais pas à aimer autant! ça donne vraiment envie de découvrir la suite! Et qu'on soit fan de Sherlock Holmes ou non, chacun peut y trouver son compte!
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date : 29-09
J'avais adoré l'adaptation cinématographique de Charlie et la Chocolaterie quand j'étais plus jeune avec Freddie Highmore et Johnny Depp. Le film avait même réussi à m'émouvoir! Il me tardait de découvrir le roman original et c'est d'ailleurs le premier roman que je lis de cet auteur très connu. J'en lirai très certainement d'autres à l'avenir.

Spoiler(cliquez pour révéler)
Charlie est un petit garçon qui vit avec ses parents, ses grands-parents maternels et paternels dans la même maison. Ils vivent dans la pauvreté la plus totale et pourtant, c'est une famille soudée, complice malgré les difficultés de la vie. Un jour, Charlie apprend comme beaucoup d'autres que le célèbre Willy Wonka, le grand chocolatier qui a sa chocolaterie ultra secrète à proximité de chez lui, est prêt à laisser 5 enfants chanceux qui auront trouvé les 5 tickets d'or cachés dans les bâtons de chocolat de sa marque. Les quatre premiers sélectionnés se démarquent rapidement: Veruca, une fillette pourrie gâtée qui obtient tout ce qu'elle veut; Violette, une vraie pipelette et ne s'arrête jamais de mâcher son chewing-gum; Mike qui est obsédé par les écrans, perdu dans une autre réalité et Augustus un garçonnet bien trop gourmand qui met sa santé en danger. Et c'est un hasard, un coup de chance bien mérité quand Charlie trouvera le dernier ticket d'or. Et c'est le bonheur non seulement pour lui mais aussi pour sa famille. C'est son grand-père Joe dont il est le plus proche qui va l'accompagner pendant la visite en compagnie des autres enfants et de leurs parents, guidé par Willy Wonka en personne! Et les enfants vont être bien punis par leurs gros défauts et c'est aussi une bonne leçon pour les parents! Willy Wonka va alors avoir une grosse surprise pour Charlie: il héritera un jour de sa précieuse chocolaterie!


Je suis me très attachée à Charlie que je trouve absolument adorable, très courageux, qui a plein de rêves, qui n'a pas tout ce qu'il veut mais s'en accomode, qui ne se plaint jamais et qui est souvent prêt à se sacrifier pour les autres. De tous les enfants, c'est bien lui qui méritait de gagner à la fin et sa famille au complet en avait bien besoin! Willy Wonka, notre cher maître chocolatier est vraiment un phénomène! J'adore son personnage excentrique, surexcité aux idées farfelues qui a toujours réponse à tout! Pour ce qui est des autres enfants, ils méritaient bien tout ce qui leur est arrivé. D'ailleurs, il y a plein de messages, de critiques dans l'histoire. Si ces enfants sont devenus ce qu'ils sont, c'est surtout à cause de leurs parents. Tout est question d'éducation, de ce qu'il faut faire ou ne pas laisser faire. On se rend bien compte que la gourmandise est un vilain défaut par exemple et peut conduire à bien des problèmes comme l'obésité. Il y a aussi le fait de trop écouter son enfant, de faire ses quatre volontés; de le laisser trop longtemps devant les écrans et j'en passe! L'univers est hyper loufoque et coloré! Le style d'écriture est très simple et c'est fluide, ça se lit très rapidement!

Charlie et la Chocolaterie est un chocolat chaud, un petit bonbon, une lecture feel good, toute mignonne avec des petites illustrations enfantines bien sympathiques. C'est une lecture accessible pour les plus jeunes mais les grands trouveront leur compte dans cette chouette histoire qui fait bien réfléchir.
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Je lis très peu de thriller et encore moins en mangas! Mais j'ai tellement entendu de bien de Museum - Killing in the rain qu'il me fallait savoir pourquoi il y avait autant d'engouement autour de ce titre!

Le lieutenant Sawamura, 32 ans, fait parti de la brigade de police criminelle de sa ville et à cause de son travail qui lui prend énormément de temps, il passe à côté de sa famille, sa femme préférant partir avec leur fils, la situation étant devenue bien trop douloureuse à supporter. Parallèlement, il bosse sur des cas qui sortent de l'ordinaire et là, il va tomber sur une sacrée affaire de meurtres, orchestré par un un tueur en série qui ne laisse rien au hasard. Ce dernier a la particularité de porter en tout temps une combinaison noire, un masque de grenouille et de n'agir que quand il pleut! Vu les messages qu'il laisse sur les scènes de crime, on imagine qu'il se prend pour un justicier qui sanctionne ceux qui le méritent. Cette affaire va profondément perturber le policier car les scènes macabres sont violentes, mises en scène et il va comprendre qu'il y a un point commun à toutes ces personnes assassinées. L'affaire prend une toute autre tournure quand la famille de Sawamura est concernée, en danger...

J'ai trouvé ce premier tome glauque à souhait, très sombre. Il y a des scènes assez horribles et pourtant, j'en ai vu des scènes gores dans certains mangas que j'ai lu et là, j'ai quand même été choquée par certaines, il y en a des dérangeantes et il y a aussi des petites scènes à caractère sexuel donc c'est un manga pour public averti surtout. Les pages défilent à toute allure, ça se lit extrêmement vite et j'avais toujours envie d'en savoir plus, je voulais moi aussi résoudre cette affaire de meurtres en série.

Le graphisme est des plus réalistes, c'est dingue! J'étais bien bluffée par cette qualité! Les émotions et les expressions du visage sont très bien retranscrites! C'était comme avoir un film sous les yeux! De plus, le réalisme des dessins fait qu'on est mal à l'aise, qu'il y a de la tension dans l'air alors chapeau au dessinateur!

En bref, Museum est un thriller psychologique et horrifique très prenant qui donne envie d'avoir le fin mot de l'histoire et qui n'est pas à mettre entre toutes les mains!
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date : 24-09
J'ai lu Ville Condamnée en partenariat avec l'auteur, qui m'a très gentiment contacté il y a plusieurs mois pour découvrir son roman en ebook. Le résumé était intrigant, mystérieux, idéal pour la saison automnale et pour la période d'Halloween également. C'est pour cela que j'ai attendu aussi longtemps pour me plonger dans cette histoire qui m'a bien plu dans l'ensemble.

Henry, son frère Marc, la petite Jessica (fille de Marc) sont en voyage mais ils vont rencontrer un petit problème sur la route en pleine nuit et dans un coin paumé. Idem pour Clara, jeune femme de passage, perdue. Les personnages se rencontrent alors dans la station essence la plus proche (la seule d'ailleurs) dont le propriétaire est des plus louches. Obligés de rester sur place car pas d'essence, des pneus dégonflés et pas de réseau, ça va tourner au vinaigre ensuite. Quand ils pensaient rejoindre la civilisation, à savoir la ville la plus proche, grâce à Thomas, un jeune homme qui faisait sa tournée dans le coin et qui a accepté de les prendre en voiture, ils vont se retrouver face à une ville complétement déserte et où il va se passer bien des choses étranges!

Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre avant de débuter ma lecture. Était-ce un livre post-apocalyptique? Allait-il y avoir des zombies, des fantômes...? J'ai eu plus ou moins ma réponse, et encore aujourd'hui, bien des semaines après l'avoir lu, je ne sais toujours pas ce qui est vrai ou ce qui ne l'est pas. En ça, l'auteur m'a complétement perdu, a réussi à faire planer le doute, a su jouer entre réel et irréel. Les personnages sont également bien travaillés, notamment au niveau de leurs angoisses, de leurs problèmes personnels et eux-même se demandaient s'ils n'étaient pas en train de devenir fous! Au fil de ma lecture, j'ai commencé à penser au phénomène Croatan (je crois même que ça a été évoqué dans l'histoire), une légende urbaine sur une colonie anglaise perdue, disparue sans laisser de traces au XVIème siècle et j'ai trouvé un écho à cette légende.

J'ai senti dès le début que quelque chose n'allait pas, n'était pas claire et qu'il allait se passer des choses vraiment pas cools. D'ailleurs, vu que je le lisais le soir avant d'aller me coucher, je n'étais pas trop dans mes petits souliers avec l'ambiance pesante et étrange donc chapeau à l'auteur pour avoir su retranscrire ce sentiment de malaise, de stress.

C'est vraiment très bien écrit, mature et fluide. Il y a une alternance de point de vue (un chapitre par personnage) et donc on avait le point de vue de 5 personnages en tout, ce qui n'était pas négligeable car ils étaient souvent séparés, à vivre des expériences pour le moins angoissantes et folles.

Au final, je suis quand même restée sur ma faim, le doute persiste comme si je n'avais pas eu de réelles réponses. Néanmoins, j'ai passé un bon moment de lecture et je recommande ce livre pour les lecteurs qui aiment les mystères et les petits frissons.
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date : 04-09
Mille femmes blanches est un roman que j'ai trouvé par hasard dans une brocante il y a quelques années et ce n'est que récemment, pour un challenge personnel, que je l'ai sorti et bon sang, pourquoi ai-je attendu aussi longtemps pour le lire?! Parce que c'est une pépite!

Alors que l'Amérique du Nord a quasiment été conquise par les "Blancs" (cette fameuse conquête de l'Ouest), quelques tribus amérindiennes subsistent encore. Malheureusement, comme pour les bisons qui ont été pratiquement décimé, ils sont voués à disparaître eux aussi. Mais une tribu indienne, les Cheyennes font une proposition: 1000 femmes blanches contre 1000 chevaux. Ce qui provoque un taulé général, de la crainte, de la colère. Et pourtant, ce projet d'intégration des indiens à la communauté blanche à terme pour les générations futures va être accepté. Basé sur du volontariat, ce sont surtout des veuves, des célibataires en quête d'exotisme et d'aventures, d'anciennes esclaves qui signent. Mais il y a aussi des prisonnières, des femmes sorties de l'asile, des femmes qui n'ont pas d'autres choix que de s'engager. Et c'est une nouvelle vie vers l'inconnu.
May Dodd, 25 ans, mère de deux jeunes enfants en bas âge, était internée dans un asile de fous à tort et voit l'offre de devenir femme d'indien comme une libération. Son groupe, composée d'une quarantaine de femmes environ rejoint la tribu du grand chef Cheyenne Little Wolf, l'instigateur de cette idée de 1000 femmes blanches. Et envers cet homme, elle va éprouver bien des choses et leur relation se construit de façon naturelle. Le partage est complet, chacun apprenant de l'autre tout au long du roman, démontrant que les barrières culturelles et les différences peuvent être surmontées.

Nous suivons donc une femme en particulier, May Dodd, dont les journaux intimes ont été retrouvé par ses descendants bien des années plus tard et ce sont ses journaux, ses carnets si précieux, sa correspondance que nous lisons afin de connaître son point de vue le plus intimement possible, sur ce qu'elle et les autres femmes ont vécu. Le fait que nous lisons des journaux intimes de l'une de ces femmes courageuses fait toute l'originalité du roman. C'était intense, fluide, bien écrit, bien documenté. C'est donc beaucoup de narration et de descriptions mais c'est bien normal. ça reste une fiction mais avec des faits historiques réels. Parfois, je ne faisais même plus la différence entre l'un et l'autre.

C'est un roman très féministe et je n'ai pu qu'admirer toutes ces femmes sans exception! Elles vivent, survivent dans un monde où les hommes sont maîtres et franchement, vu tout ce qu'elles ont vécu, ça force le respect! May Dodd est le personnage central, le pilier autour duquel tout le monde gravite et c'est par elle, que nous suivons également les autres femmes, du moins quelques unes, les plus proches dans son entourage: les jumelles rousses Suzie et Maggie, espiègles et qui n'ont pas froid aux yeux, qui mettent l'ambiance; Gretchen, une femme forte dans tous les sens du terme au fort accent; Phemie, une ancienne esclave noire sportive et fascinante; Helen, exploratrice et passionnée d'ornithologie (études des oiseaux); Narcissa, une femme stricte et fière, extrêmement portée sur sa religion; Martha, peu sûre d'elle et naïve; Daisy, très portée sur l'alcool et qui ne se sépare jamais de son chien... Il y en a tellement d'autres mais je ne saurais les citer toutes. Ces femmes de tout âge (mais encore apte à procréer), de toutes religions, de couleurs de peau, toutes plus différentes les unes que les autres, aux aspirations différentes vont se retrouver liées à jamais. Ces femmes vont se soutenir en toute occasion, dans les bons comme les mauvais moments. J'ai d'ailleurs plus d'une fois été choquée par certains actes fait à leur encontre (viols, meurtres, enlèvements...).

J'ai une grande fascination pour la civilisation amérindienne, pour leur histoire qui ne doit jamais être oubliée. Force est de constater que je ne savais quasiment rien sur ce peuple aux nombreuses tribus et mœurs. Et ici, le choc des cultures est total. Il y a la barrière de la langue, la vie en communauté, la promiscuité, la polygamie, la sexualité, le respect du mariage, la médecine, les croyances et j'en passe! Quand il est dit que c'est un peuple à l'agonie, ce n'est pas un euphémisme. Les Indiens sont persuadés qu'ils seront un jour les égaux des Blancs, que tout va bien, qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter et qu'ils n'ont pas besoin de trop se reposer sur eux. Et c'est ce qui va précipiter leur chute.

Je savais que ce roman ne serait pas tout beau, tout rose et que c'était quasiment impossible d'avoir une fin heureuse. Ce final m'a donc beaucoup choqué et touché. L'histoire de May Dodd lui survit grâce à ses carnets et à sa descendance, pour que jamais on oublie le courage de ces femmes devant l'inconnu et la différence.

Ce roman est presque un coup de cœur! Encore aujourd'hui, j'y repense tellement il m'a marqué. Il m'a ému et m'a fait réfléchir. Découvrir un peu plus la culture amérindienne a été une révélation et je veux désormais en savoir plus. Et je serais au rendez-vous pour le tome 2!
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Comme pour beaucoup, je suis une grande fan de l'univers Marvel, ne ratant jamais un film. Voulant en savoir plus, toujours plus, je me suis mise petit à petit à lire quelques comics par-ci par-là. Civil War me faisait un peu peur car il met en scène énormément de superhéros. J'en connais une bonne majorité mais pas tous et je savais que le fait d'avoir vu le film Captain America : Civil War allait me perturber.

Du fait d'incidents, de morts et de dégâts matériels monstrueux causés par les superhéros, leur existence n'est plus aussi bien vue qu'avant. Ils sont jugés incontrôlables et dangereux autant pour les gouvernements mondiaux que pour les différentes populations. On entrevoit donc de brider les héros, de les recenser. ça commence alors à vraiment mal tourner: des insultes, des rebellions, des agressions... Deux factions se démarquent: les héros qui sont d'accord pour faire des concessions et d'autres qui pensent qu'il faut garder une certaine liberté d'action. Captain America est le premier fer de lance de la résistance et Iron Man en chef de ceux prêts à se plier aux volontés des gouvernements. Mais qui a raison? Qui a tort? Est-ce qu'une guerre fratricide en vaut la peine?

On retrouve les plus grandes équipes de superhéros Marvel: les Avengers, les X-Men, les 4 Fantastiques, les Nouveaux Vengeurs et plein de personnages solitaires (Dr Strange, Daredevil...). Ce serait bien trop long de dire qui est dans quelle équipe mais voici quelques noms: Team Iron Man (Spiderman, Les 4 Fantastiques (sauf Jane et Johnny Storm), Ant-Man, La Guêpe...) et Team Captain America (Daredevil, The New Avengers, Le Faucon, Black Panther, Tornade, Vision...). Mais ça évolue tout le temps, il y en a qui change de camp comme de chemise et je ne savais plus où donner de la tête. C'est vraiment une guerre à grande échelle! D'ailleurs, la plus grande bataille de ce tome 1 est exceptionnelle, faisant que le groupe de héros rebelles prend d'assaut une prison ultra sécurisée pour sauver des camarades et faisant face à l'équipe d'Iron Man qui leur barre la route.

Il y a malheureusement des pertes comme dans chaque guerre, tous les héros ne gagnent pas toujours. Et il faut un vainqueur et un vaincu. C'est d'autant plus difficile quand les personnages des deux factions sont des héros du bien. Personnellement, je trouve qu'à ce stade (mon avis peut très bien changer à l'avenir) que c'est la Team d'Iron Man qui va beaucoup trop loin (utilisation d'un clone de Thor, fait appel à des vilains prisonniers, enferme beaucoup de super-héros rebelles...). Le final fait que je suis bien embêtée car ai-je choisi le bon camp au final? De grands changements arrivent pour le tome 2, c'est certain!

A peine commencé ma lecture que j'ai l'impression d'être arrivée en cours de route dans une histoire que je ne comprends pas. C'était un peu gênant au début, déroutant mais je me suis prise au jeu, embarquée dans l'histoire et les pages défilaient à une vitesse folle. Il se passait toujours quelque chose de dingue!

C'est un énorme pavé qui est très ambitieux et prenant. Il y a énormément d'action mais j'ai été surprise qu'il y ait autant de dialogues, de points de vue, chaque personnage ayant sa place au sein de l'intrigue et j'ai trouvé ça super chouette!

Le graphisme est moderne et c'est ce que je préfère dans les comics mettant en avant des superhéros. C'est hyper coloré, superbe et ultra-précis dans chaque détail.

Un comics de toute beauté qui ravira les fans et franchement, pas besoin de tout connaître pour arriver à suivre. Un comics que je recommande vivement!
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date : 19-08
Les orques me fascinent depuis toujours, j'ai vraiment à cœur leur protection, la protection des mers et océans de façon générale, de ses habitants. D'ailleurs, je suis de près plusieurs organisations protectrices telles que Greenpeace et Sea Shepherd. C'est donc un sujet qui me tient beaucoup à cœur et quand j'ai vu ce roman à la médiathèque, je ne pouvais que l'emprunter et le découvrir en sachant pertinemment que je ne ressortirais pas indemne de cette lecture.

Elfie vient d'entrer dans la vie active, elle a pris son indépendance et s'est vue offrir un job d'été dans un parc aquatique renommé. Elle va passer par tous les postes, sans expérience aucune: caissière, soigneuse de manchots... et dresseuse d'orques. La soigneuse attitrée de Titan Noir (jadis Obscuro). Le rêve qui devient réalité. Tout est beau dans le meilleur des mondes. Mais Elfie est aveugle. Elle pense comme beaucoup que les animaux sont bien soignés, qu'ils ont tout pour être heureux et c'est petit à petit que la réalité va la rattraper. On lui a menti.

L'histoire de Titan Noir n'est pas sans rappeler celle de la tristement célèbre orque Tilikum, mâle mort il y a un peu plus d'un an à l'âge de 35 ans malheureusement, qui a vécu une vie misérable et triste. L'auteure s'en est beaucoup inspirée (les attaques sur trois dresseurs notamment). Ce qui est mis en avant: l'intelligence des orques, des inconnus entre eux, pas de réelles familles, des conflits souvent meurtriers, des relations sociales bafouées, des enlèvements/séparations, des attaques contre les humains... Je rajouterai qu'il n'y a pas que les orques qui sont mises en avant dans ce roman, le malheur s'abat sur d'autres animaux aussi (manchots, otaries...).

L'originalité du roman réside dans ses points de vue. Des points de vue soit en noir, soit en blanc. Le point de vue d'Elfie se retrouve sur les pages blanches et celui d'une personne en particulier, qui connaît tout de Titan Noir (qui l'a suivi avant et après sa capture au fil des années), qui est comme sa "voix", sa conscience, est sur les pages noires. Ce sont d'ailleurs les plus importantes, les plus impactantes. Elfie est la personne type, la personne qui croyait ceci-cela avant de découvrir la cruelle vérité. On ne peut que s'identifier à elle, ce fut le cas pour moi en tout cas.

Je ressors quelque peu choquée et c'est une lecture qui va me marquer à vie car elle est tellement d'actualité. Aujourd'hui, les mentalités changent mais c'est encore trop peu bien qu'il y ait eu beaucoup d'avancées (reproduction en captivité terminée, les captures en milieu sauvage interdite...). La lecture est assez dure, j'avais le cœur serré, les larmes aux yeux et des nœuds à l'estomac. J'ai trouvé certains passages très violents et c'est ce qui m'a fait beaucoup réagir.

Le documentaire BlackFish, qui a fait grand bruit sur la vie des orques en captivité et plus particulièrement de Tilikum m'a complétement bouleversé, m'a pris aux tripes, m'a fait réfléchir mais bien avant de l'avoir vu, je me doutais bien que tout n'était pas rose dans les parcs aquatiques, que les orques et autres créatures marines ne méritaient pas une vie en captivité mais en liberté même si leurs populations sont en déclins. Le chemin sera long et ardu mais il y a toujours de l'espoir.

Le style d'écriture est un peu particulier mais très fluide. Les mots sont modernes, crus et ont résonné en moi.

C'est un livre important qu'il faut lire absolument qui est emprunt de vérité même si ça reste avant tout une fiction. Cette lecture ne peut laisser personne indifférent, c'est impossible.
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Je suis une méga fan de Jurassic Park et les dinosaures me fascinent depuis toute petite. Je connais par cœur les films et je peux les revoir encore et encore sans m'en lasser. Comme pour le premier tome, ce fut une relecture. J'avais lu la duologie quand je devais bien avoir 12 ans. Je me rappelle avoir bien aimé mais clairement pas tout compris. Entre hier et aujourd'hui, ce n'est pas le même recul, la même compréhension, la même maturité aussi.

Le projet Jurassic Park a été un échec total et beaucoup de monde y a perdu la vie. Tout s'est écroulé en quelques jours et l'île a dû être détruite totalement, les dinosaures avec. Il existe pourtant un second site appelé Site B sur une autre île proche du Costa Rica, Isla Sorna où résident de nombreux secrets et surtout des secrets bien noirs. Et des dinosaures ont été libéré et ont prospéré depuis 4 ans. L'existence de ces animaux était cachée jusqu'alors mais il y a eu des failles, des preuves qui ont mis la puce à l'oreille de quelques scientifiques comme Richard Levine, un paléontologue et Lewis Dodgson, qui ne cherche, lui, que le profit. Embarqués dans une aventure qui les dépasse, l'équipe de Levine composée de Ian Malcolm, Sarah Harding, Jack Thorne, Eddie Carr, Arby et Kelly, va essayer de comprendre le comportement des dinosaures, comment ils ont pu survivre, pourquoi il y a un déclin et empêcher les hommes qui veulent profiter de l'île et de ses habitants.

Les personnages sont plutôt tous différents de ceux dans le film. Un peu déçue pour le personnage de Malcolm. Il est bien trop sérieux, il m'a manqué son humour et ses répliques bien senties. Sarah est plutôt égale à elle-même, une femme de terrain, admirable et très intelligente. Eddie est un jeune homme qui n'avait pas vraiment sa place dans le roman. Thorne est un professeur très intéressant, quasiment un leader. Levine est un scientifique passionné, bien trop passionné. Je l'ai trouvé têtu, très téméraire et limite, il aurait aimé vivre sur l'île! Arby et Kelly sont les deux enfants du groupe, des enfants extrêmement intelligents qui apportent de la fraîcheur, un air de jeunesse. Dodgson est un homme bien détestable et il méritait bien son sort.
Pour ce qui est des dinosaures, j'ai été servie! On retrouve les fameux Raptors, les Tyrannosaures, les Stégosaures, les Tricératops, les Compsys, les Apatosaures et cie. Et la nouveauté (par rapport au film), c'est qu'il y a des Carnotaures et ce qu'ils sont capables de faire est énorme!

Le côté scientifique (biologie, chimie, génétique, écologie...) est vraiment bien mis en avant. On ne peut que réfléchir, essayer de comprendre et pour le coup, ce roman (comme pour le premier) est très d'actualité (la dénonciation de certains projets dangereux, l'évolution de la génétique, l'écologie...).

Le premier film et le premier roman ont beaucoup en commun, le film est assez fidèle alors que le second film et le second livre n'ont quasiment rien à avoir, mis à part quelques répliques mot pour mot, quelques idées (l'attaque des Tyrannosaures sur les caravanes, l'attaque des Compsognathus, le bébé T-Rex blessé...).

Il y a énormément de narration, de descriptions. Le début était assez laborieux, je ne dirais pas que je me suis ennuyée mais c'était long d'attendre qu'on soit sur l'île. De l'action, il y en a et des moments assez durs, assez "gores" car évidemment, l'intrigue se déroule dans un monde hostile à l'homme avec bien des prédateurs.

Une seconde lecture bénéfique puisque j'ai bien mieux compris l'aspect scientifique et je me suis régalée à redécouvrir l'histoire surtout qu'elle est très différente du film et donc je n'étais préparée à rien, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. Je recommande vivement cette saga pour tous les amoureux des dinosaures, de la nature, pour les fans des films également qui auraient envie de comparer les deux supports.
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date : 10-08
One Punch-Man est un manga qui a fait grand bruit lors de sa sortie mais il ne me tentait pas du tout à l'époque et pas parce que tout le monde en parlait, en faisait l'éloge. Mais récemment, j'ai eu envie de me lancer et de me faire mon propre avis.

La Terre voit des monstres apparaître. Un jeune homme, Saitama, se dresse pour les arrêter et il le fait généralement... d'un seul coup de poing (d'où le titre!)! ça fait bien 3 ans qu'il est devenu un super-héros ayant tout donné de sa personne à tel point qu'il en est devenu chauve malgré sa jeunesse. Il est l'homme le plus fort du monde, il peut terrasser des colosses, il est le sauveur de l'Humanité et pourtant, il se sent bien seul et ressent un grand vide intérieur. Ses combats sont souvent trop faciles, il voudrait du challenge, faire disparaître la monotonie du quotidien et une insensibilité qui grandit de jour en jour et qui lui pèse. Jusqu'au jour où sa vie va basculer quand un jeune cyborg, Genos, très puissant lui aussi, veut devenir son disciple et venger sa famille qui a été décimée par un autre cyborg. Le duo risque d'être explosif!

Le personnage de Saitama est assez surprenant car c'est un héros qui a beau être le meilleur, le plus fort, il a aussi des failles. Il est parfois dans la lune, comme s'il n'était pas en phase avec ce qu'il se passe autour de lui, alors ça donne un petit peu d'humour au manga mais pas assez et c'est dommage. J'ai beaucoup aimé l'apparition de Genos qui est vraiment trop stylé et mystérieux. Je pense même que je vais l'apprécier à Saitama. Leur duo va être intéressant à suivre.

Il y a énormément d'action. C'est un shonen, oui, mais là, c'est quand même 95 % du manga! C'est beaucoup trop à mon goût.

Le dessin est vraiment plus que correct, c'est l'atout du manga. C'est vraiment bien dessiné, les scènes d'action ne sont pas du tout brouillonnes et le design des monstres est très travaillé.

Un premier tome plutôt sympathique dans l'ensemble mais je ne suis pas emballée plus que ça. Je vais donner sa chance au tome 2 et voir si ça vaut vraiment le coup que je continue la saga. J'avoue aussi que Genos m'intrigue et je veux en savoir plus sur lui. A voir donc, si je poursuis ou non.
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Je me passionne pour la mythologie scandinave depuis quelques temps (la série télé Vikings, le Thor de l'univers Marvel, le jeu vidéo God of War...) et j'avais envie d'en savoir plus, toujours plus et quoi de mieux que de lire des romans (véridiques ou inspirés)? Rick Riordan écrit beaucoup de sagas jeunesses imprégnées de différentes mythologies (je n'ai d'ailleurs toujours pas terminé Percy Jackson!) et justement, il a écrit une trilogie sur la mythologie nordique donc c'était parfait!

Magnus Chase est un jeune homme de 16 ans en fuite depuis 2 ans, depuis la mort de sa mère. Il vit dans la rue, se débrouille comme il peut, ne cherchant pas les ennuis, se faisant des amis SDF adultes. Mais tout va basculer quand il va apprendre que ses oncles sont à sa recherche et l'un d'eux sait pourquoi sa mère a été tuée, qui les pourchassaient et plus que tout, qui est son père, père qu'il n'a jamais connu. Il va alors apprendre que la mythologie nordique est réelle, que tout est vrai et qu'il baigne dedans depuis toujours et qu'il est destiné à retrouver l'épée de l'été, épée de toutes les convoitises que veut Surt le Noir notamment, un démon du royaume de feu de Muspelheim qui veut la récupérer pour provoquer le Ragnarök (la fin des temps, la grande guerre des dieux). Magnus va mourir... mais va plonger dans un tout nouvel univers bien loin de ce qu'il connaissait! Tombé au Walhalla, il va vivre avec d'autres demi-dieux et des héros tombés au combat, et ils vont devoir se préparer pour le combat ultime: le Ragnarök. Magnus va devoir l'empêcher ainsi que la libération du terrible fils de Loki, le loup Fenrir. Il va partir pour une quête incroyable et dangereuse en compagnie d'une Valkyrie, Sam, fille de Loki; d'un nain, Blitz et d'un elfe, Hearthstone, qui veillaient sur lui jusqu'alors.

Magnus est un héros qui n'a rien à envier à son homologue Percy Jackson. Ils ont beaucoup en commun. Et Magnus a de l'humour (bon point). Croyant savoir qui était son père (ça me paraissait tellement évident), je me suis fourvoyée complétement! Mais au final, le choix du paternel est logique. Magnus va hériter de la majorité de ses pouvoirs et il ne faut pas s'attendre à des pouvoirs de dingue (style force surhumaine, commander aux éléments...) mais à des pouvoirs plus subtils.

Franchement, ça m'a beaucoup aidé d'être déjà à l'aise avec la mythologie scandinave (notamment grâce à La mythologie viking de Neil Gaiman que j'avais lu juste avant). Je pense que quelqu'un qui n'y connaît absolument pas grand chose risque d'être un peu paumé au début. Ici, la mythologie nordique est complétement revisitée à la sauce de l'auteur (qui est un maître en la matière) qui en a fait quelque chose de dingue, qui l'a modernisée tout en gardant des faits véridiques. On y parle bien des demi-dieux, des dieux (Loki, Odin, Thor, Freya, Hel...), des 9 royaumes (Alfeim, Asgard, Muspelheim...), d'Yggdrasil, du Ragnarök, du Walhalla, des Valkyries, des Géants, du Serpent-Monde et j'en passe!

Je n'ai pas pu m'empêcher de faire quelques comparatifs avec Percy Jackson car la trame est un peu similaire (Percy et Magnus sont des demi-dieux, avec un destin qui les dépasse totalement, qui vont avoir une quête...) mais pour autant, la saga Magnus Chase garde sa propre identité, ce n'est pas un copier-coller de Percy Jackson et chaque lecteur peut trouver son compte dans chaque saga voir complétement aimer les deux comme c'est le cas pour moi.

L'histoire se déroule en très peu de temps et on a l'impression que tout va très vite. Et pourtant, j'ai laissé un peu traîner le roman, je n'avais pas l'impression d'avancer dans ma lecture; après, il faut dire que c'est une énorme brique de plus de 500 pages!

L'écriture de Rick Riordan est si reconnaissable, si fluide et précise, si prenante et moderne. Il y a d'ailleurs plein de clins d’œil à la saga Percy Jackson (la cousine qui s'appelle Annabeth, le stylo-épée...) et des clins d’œil super sympas sur des films (Thor de l'univers Marvel), sur des personnages vikings connus (Ivar le Désossé), sur des jeux vidéos... ce serait long de tous les énumérer!

En bref, j'ai beaucoup aimé ce premier tome qui m'a fait voyagé du début à la fin, et qui annonce un tome 2 explosif! J'ai hâte de retrouver Magnus, Sam, Blitz et Hearthstone ainsi que ce fabuleux univers!
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J'ai adoré Six of Crows, j'ai beaucoup aimé le premier tome de Grisha à tel point que j'ai enchaîné avec le tome 2.

# Spoilers

On reprend directement à la fin du tome 1. Alina est dans un grand état de faiblesse, malade et hantée par ce qu'elle a fait malgré elle sur la Non-Mer (ou dans le Shadow Fold), ses pouvoirs se sont aussi amoindris. Mal et elle ont fui Ravka et plus encore le Darkling et ses sombres desseins. Mais ils vont vite se rendre compte qu'ils ne pouvaient pas le fuir éternellement et lui n'est pas du genre à laisser s'échapper ce qui lui appartient. Prisonniers sur un baleinier avec le Darkling, ses Grishas et des mercenaires des mers, ils font voile au nord, vers les étendues glacées. Car le Darkling a encore des projets pour Alina. Il veut lui rajouter un second amplificateur pour booster encore plus ses pouvoirs de lumière et pour cela, ils se mettent en quête d'une créature mythique, le dragon de glace. Nos deux amoureux vont pouvoir compter sur le capitaine Sturmhond, ses pirates et ses quelques Grishas pour échapper au terrible Darkling. Mais sont-ils pourtant des alliés? Car ce capitaine est vraiment insaisissable et à juste titre. Alina devient encore plus importante pour les deux camps qui s'affrontent, aussi bien le Bien que le Mal et l'avenir de Ravka, du monde même, va dépendre d'elle.

Le couple Alina/Mal est mis à mal, le fossé qu'il y a entre eux (Grisha/humain) ne cesse de se creuser tout au long du roman. Au tour du Darkling d'être quasiment absent du tome, mais plus aucun doute, il nous a révélé son vrai visage, le méchant prend de l'ampleur. Alina tient vraiment à sauver Ravka, elle grandit, change, prend un peu plus d'assurance, veut affronter le Darkling et se procurer le troisième et dernier amplificateur. Elle reste pourtant encore un personnage fragile. Sa solitude, même si elle est toujours entourée, est plus que présente. J'ai apprécié de voir que même s'ils sont séparés physiquement, le Darkling et Alina sont toujours connectés d'une autre manière, qu'ils sont hantés l'un par l'autre, qu'ils se ressemblent dans le fond. La plus belle découverte de ce tome est le personnage de Sturmhond. Quel personnage! Méga intelligent, ambitieux, drôle, ambigu avec toujours une pique ou deux et j'ai été choquée de découvrir sa véritable identité! Je crois bien qu'il est devenu mon personnage chouchou. Pour ce qui est des Grishas, grâce à Alina et bien qu'il y ait eu des couacs, des difficultés, les différentes castes ont réussi à se mélanger, à s'entraider.

J'ai noté déjà une amélioration du style d'écriture, une évolution par rapport au tome 1 même si ça reste toujours aussi différent que celui dans Six of Crows. ça reste immersif, fluide, avec un univers très travaillé (l'auteure l'a approfondi d'ailleurs).

Le tome 2 de Grisha est clairement un tome de transition. Le rythme est encore plus lent que dans le tome 1. La première partie du livre m'a plus emportée que la seconde où il faut le dire, il y avait pas mal de longueurs.

En bref, même si je me suis régalée avec ce tome 2, ma préférence va au premier. J'espère que le tome 3 sera à la hauteur des précédents! Pour le coup, il est peut-être mieux de commencer par Grisha et de terminer avec Six of Crows, afin de monter en puissance et de terminer en apothéose!

Un grand merci à Babelio et aux éditions Milan pour l'envoi des deux premiers tomes de la saga Grisha.
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Il y a quelques temps, j'ai été sélectionnée pour lire les deux premiers tomes de la trilogie Grisha de Leigh Bardugo, auteure du diptyque Six of Crows que j'avais adoré! Grisha se déroule avant Six of Crows. Nous sommes donc dans le même univers mais l'intrigue se passe bien des années avant. Les deux séries peuvent se lire indépendamment et dans n'importe quel ordre et on peut très bien n'en lire qu'une sur les deux.

L'histoire se déroule dans le pays natal de Nina (une des héroïnes de Six of Crows), Ravka, qui est bien instable, où les guerres font rage. Le royaume de Ravka est scindé en deux par la Non-Mer ou plus communément appelée le Shadow Fold, une nappe de ténèbres hyper dangereuse remplies de monstres volants et autres mystères bien sombres. Alina et Mal sont deux jeunes gens orphelins, l'une cartographe et l'autre traqueur, enrôlés dans la Première Armée. Lors d'une excursion dans ce terrible Shadow Fold, alors qu'ils sont attaqués par ces monstres volants et pour sauver son meilleur ami, Alina, utilise sans le savoir un grand pouvoir qui dormait jusque là en elle. Elle attire aussitôt l'attention du Darkling, un grand Grisha craint et mystérieux dont la lignée est à l'origine de l'existence du Shadow Fold mais qui veut le détruire pour racheter cette erreur. Alina découvre alors qu'elle est une Grisha et plus particulièrement une Etherealki, une invocatrice de lumière (ce qui est extrêmement rare!). Alina va alors plonger dans un tout nouveau monde parmi la Cour, parmi les autres Grishas afin de devenir celle qui pourra libérer Ravka. Alina découvre le Darkling sous un autre jour mais peut-elle lui faire confiance pour autant? Peut-il y avoir plus entre eux? Leur collaboration sera-t-elle pour le bien ou le mal du royaume?

Le rythme est assez lent car Alina n'a pas son pouvoir à sa pleine puissance du jour au lendemain, ça prend du temps, c'est progressif et rien que ça, c'est top. Alina est une héroïne qui m'a beaucoup plu. Elle garde son intégrité tout du long et ce même en ayant pénétrée dans un monde plus luxueux et dangereux où elle fait l'objet de toutes les convoitises et jalousies. Elle ne veut pas se démarquer, elle reste droite dans ses bottes et elle surmonte les difficultés avec beaucoup de courage. Mal était un peu trop en retrait, je n'ai pas grand chose à dire sur lui mais c'est normal, il était absent pendant une bonne grosse partie du livre. Pour moi, le personnage le plus intéressant est le Darkling. Il est très ambigu et il m'était difficile de dire s'il était du bon ou du mauvais côté. Il me tarde d'en savoir plus sur lui, de voir son évolution. J'ai aussi trouvé ça sympa de retrouver deux personnages apparus dans Six of Crows, Genya et Zoya. C'était même assez drôle de voir qu'elles ne se côtoyaient pas et ne s'appréciaient pas à l'époque.

Le monde des Grishas est beaucoup plus mis en avant que dans Six of Crows, c'était donc très intéressant de voir leurs origines. Les Grishas sont des êtres humains possédant un don spécial/un pouvoir et ils sont classés selon différentes castes. Il y a les Caporalki (soigneurs et fondeurs) qui ont un lien avec la guérison et la mort; les Etherealki (hurleurs, inferni, faiseurs de marées) qui ont un lien avec un élément (air, feu, eau) et les Materialki (durast, alkemi) qui ont un lien avec les divers matériaux (bois, métaux, pierres précieuses...). J'ai beaucoup mieux cerné chaque pouvoir. Ce que j'ai retenu surtout, c'est à quel point il y a un fossé entre les différentes castes, elles ne s'entendent pas très bien et ne se mélangent pratiquement pas.

Grisha est la première saga de l'auteure et ça se ressent. J'avais l'impression que Grisha et Six of Crows n'étaient pas de la même auteure. Six of Crows est sans nul doute plus abouti, plus "mature", l'univers est plus complexe; en gros, c'est l'apothéose! Grisha est quand même bien écrit, c'est très fluide, l'univers est bien travaillé et plaisant, avec cette petite touche nordique que j'apprécie beaucoup. J'ai eu plus de facilité à rentrer dans l'histoire, où j'étais de suite très à l'aise avec le vocabulaire, avec l'univers. Nous n'avons ici le point de vue que d'un seul personnage, celui d'Alina, à la première personne du singulier, ce que je préfére dans les romans alors j'étais ravie.

Ce premier tome est une réussite, j'ai beaucoup aimé ma lecture et je vais direct me plonger dans la lecture du tome 2, en me disant qu'il me sera très dur d'attendre la sortie du tome 3 en français! Je vous recommande vivement Grisha et Six of Crows, deux sagas géniales!

Un grand merci à Babelio et aux éditions Milan pour l'envoi de ces deux premiers tomes.
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date : 12-07
Je suis une grande fan de la série télévisée Vikings qui m'a fait m'intéresser quelque peu à la mythologie scandinave, et plus récemment du jeu vidéo God of War dont le dernier opus (sorti en avril 2018) évolue dans la mythologie nordique. Je pense également à l'univers Marvel avec son héros Thor, que j'adore également! J'avais donc envie d'en savoir plus sur cette mythologie qui me fascine grandement. Je suis plus à l'aise avec la mythologie grecque et moins avec la mythologie égyptienne (il faut encore que je me penche un peu plus sur cette dernière d'ailleurs), ainsi que la mythologie romaine. J'ai vraiment envie d'enrichir ma culture générale et ce livre était parfait pour cela. J'ai appris que Neil Gaiman s'est inspiré de la mythologie nordique pour son œuvre American God que j'aimerais beaucoup découvrir ainsi que son adaptation en série télévisée.

J'en ai appris plus sur les divinités les plus connues notamment (Odin, Thor, Loki), qui il faut bien le dire, étaient les plus mis en avant; sur les fondations de cette mythologie (les différents royaumes: Asgard, Alfheim, Niflheim...), sur son commencement, son évolution et sa fin (le premier géant, les premiers humains...), sur Yggdrasil, sur la guerre qui a opposé les Ases et les Vanes, sur Mimir, sur la naissance du Serpent-Monde et de Fenrir (qui sont en fait des enfants de Loki), les origines de la querelle entre Thor et le Serpent-Monde, sur les Géants, sur l'invulnérabilité de Baldur, sur le Ragnarök (qui était encore abstrait à mes yeux jusqu'alors) et qui est en fait l'équivalent de l'Apocalypse (Loki qui en profite, veut se venger, menant avec ses alliés du mal et ses enfants démoniaques une guerre contre les dieux et leurs alliés - le fait que ce ne soit pas une fin mais un renouveau). Et force est de constater que ce n'est pas très joyeux dans cet univers, les dieux étant tous ou presque absolument détestables, ce qui m'a beaucoup surpris d'ailleurs!

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce livre. Est-ce que c'était une fiction ou alors juste de la documentation? Au final, c'est un mélange des deux. Il y a des dialogues, ce n'est pas que de la narration et des informations jetés à la pelle les unes après les autres, ce que j'ai trouvé chouette. Il y a tellement de petites histoires, de résumés de grands événements qui ont marqué cette mythologie et qui ont sûrement capté l'attention de l'auteur qui a voulu nous les faire partager et évidemment, je me doute bien qu'il doit y en avoir beaucoup d'autres! L'auteur nous propose le contenu via un plan précis et tout est décrit/raconté de façon la plus simple possible. Il va à l'essentiel et ce n'est pas plus mal car c'est beaucoup moins dense, moins complexe et donc il est plus facile de comprendre. ça reste très riche et passionnant. Il y a même un glossaire à la fin qui est plus que bienvenu.

Avec la mythologie (quelque soit son origine), il n'y a pas d'exactitude, de preuves réelles, ça reste imagée et on peut laisser notre imagination vagabonder. On peut ou ne pas croire à ces mythologies. L'auteur nous en propose une version mais elle peut être tout à fait autrement.

Un livre vraiment fascinant, très instructif, parfait pour approfondir ses connaissances sur cette mythologie scandinave ou bien pour la découvrir. C'est vraiment très accessible et je le recommande vivement!
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J'avais trouvé quasiment toute la saga des Étoiles de Noss Head par hasard dans le magasin de déstockage Noz autant dire que j'étais heureuse de ma trouvaille surtout que je voulais absolument découvrir cette saga. J'ai pu découvrir le premier tome en lecture commune avec ma copinaute la_dory du blog La dory qui lit. J'attendais beaucoup de cette saga qui plaît vraiment à beaucoup de monde, j'avoue que j'avais beaucoup de craintes mais au final, je n'avais pas trop à m'en faire.

Hannah, 18 ans, part pour l’Écosse avec ses parents pour les vacances d'été et rendre visite à sa grand-mère. Elle n'est pas très enchantée mais va finir par être quelque peu chamboulée par sa rencontre avec Leith Sutherland, 20 ans, dont la famille garde le phare de Noss Head depuis des générations. Il ne la laisse pas indifférente et il est bien mystérieux. Il se passe tout de suite quelque chose entre eux, une étincelle. Bien qu'assez "froid" au début avec elle, son comportement va changer par la suite de façon très soudaine et c'est très déroutant. Ils vont passer de plus en plus de temps ensemble, et force est de constater que Leith cache un secret et quel secret! C'est un loup-garou! Dur pour Hannah d'y croire et pourtant! Va naître ensuite une grande histoire d'amour!

J'ai bien aimé le personnage de Leith, peut-être plus qu'Hannah. Il est très mystérieux, extrêmement protecteur et a un petit côté taquin ce qui ne me déplaît pas du tout. Hannah est une fille assez simple, très moderne à laquelle on peut facilement s'identifier mais qui est très naïve et peut se révéler agaçante par moment.

Il y a une revisite du mythe du loup-garou qui est vraiment très sympa et bien développée. J'apprécie le fait qu'on ait 5 espèces de loup-garous bien distinctes. L'ambiance m'a beaucoup plu, limite j'avais vraiment envie d'aller là-bas en Écosse!

Ce que je peux reprocher à ce roman, c'est que ça m'a trop fait penser à Twilight, il m'était assez difficile de m'en détacher. Quelques exemples: le livre sur les créatures fantastiques, sur le méchant qui ne lâchera pas Hannah... C'est un "Twilight" moderne à la française avec des loups-garous pour créatures surnaturelles principales. Ce n'est pas non plus hyper péjoratif mais ça m'a quand même fait l'effet d'une histoire qui n'est pas si originale que ça car j'arrivais à prévoir ce qui allait se passer facilement. Et puis, Twilight, c'est THE référence dans le genre (bon, ma propre référence), cette saga a marqué mon adolescence.

Pour le coup, l'écriture est très fluide, très moderne et on sent vraiment la patte bien française! C'est écrit à la première personne du singulier, on est donc au plus proche d'Hannah, de ses pensées et de ses sentiments, et c'est ce que je préfère dans un roman. Le rythme est assez lent, il ne faut pas s'attendre à de l'action mais ce n'est pas plus mal.

Pour comparer avec La_dory, nous sommes d'accord pour Twilight (ça nous y a fait penser toutes les deux) et sur la naïveté d'Hannah.

Ce fut une très bonne lecture mais pas un coup de cœur. Je vais sans nulle doute lire la suite vu qu'elle m'attend bien sagement dans ma PAL. Et j'ai aussi très envie de découvrir d'autres romans de Sophie Jomain parce que sa plume m'a interpellée!
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Dead Dead Demon's Dededede Destruction est un OVNI! J'avais tellement aimé le premier tome, il avait frôlé le coup de cœur! Je ne pensais pas aimer et pourtant, j'adhère complétement!

Pour rappel, l'invasion extraterrestre n'est que le fond de l'histoire. On se concentre surtout sur la vie d'Ôran et Kadode, deux meilleures amies (plusieurs thèmes sont abordés: l'amour, l'amitié, la vie de lycéenne...). C'est par leur quotidien qu'on suit en parallèle ce qui se passe dans la ville de Tokyo qui est surplombée par un vaisseau gigantesque qui cache jusqu'au rayonnement solaire et dont l'ennemi est toujours inconnu! On suit également les informations, les alliances mondiales, les décisions du gouvernement, etc...

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Dans ce tome 2, nous n'apprenons rien de concret sur cette menace. Il n'y a que des rumeurs, des "m'a-t-on dit", des hypothèses, des sous-entendus via les infos télé, la radio, les journaux et les réseaux sociaux mais ça fait aussi le charme du manga même si il y a une certaine frustration. Et puis, il y a ce garçon bizarre qui est apparu et qui m'intrigue et lui, je pense sérieusement qu'il est un "envahisseur". Certaines personnes pensent que le gouvernement japonais cache bien des choses sur cette menace (qu'il y a une censure autrement dit). Il est souvent dit que Tokyo est perdue, que les maladies vont se propager, que la radioactivité et la pollution vont s'accentuer vu que la capitale ne bénéficie plus du rayonnement solaire.


Kadode et Ôran sortent vraiment du lot, surtout Ôran qui est comme dans un autre monde, une jeune fille complétement décalée, elle est devenue mon personnage préféré. Elles n'ont pas grandement évolué, elles restent fidèles à elles-même et leurs amis sont de plus en plus mis en avant.

L'ambiance est toute particulière, l'univers est toujours aussi passionnant, le rythme est très lent. Ce n'est clairement pas un manga d'action, c'est plus du tranche de vie mais sur un fond de science-fiction/post-apocalyptique. C'est un pari risqué et pourtant, ça fonctionne parfaitement! Bravo pour l'originalité! Il doit même y avoir des messages cachés dans l'histoire, comme une satire de la société japonaise, de ce qui se passe dans le monde même. Il faudrait vraiment que je creuse à l'avenir!

Coup de cœur pour le graphisme. Le trait de crayon est très noir, les visages des personnages sont assez ronds mais le plus incroyable, c'est les détails! C'est extrêmement minutieux, les détails sont mis en avant et il faut vraiment prendre son temps pour observer chaque dessin tellement c'est riche! Rien que pour les décors, c'est bluffant de réalisme!

Je ne regrette pas d'avoir découvert le travail du grand Inio Asano même si c'est aussi tard! Et j'ai très envie de lire d'autres de ses œuvres (j'avais commencé Le monde formidable mais je n'ai pas du tout accroché). Franchement, DDDDD est un manga space qui vaut vraiment le coup d’œil même si je me doute qu'il ne plaira pas à tout le monde tellement c'est particulier aussi bien pour le graphisme que pour l'histoire! Mais il faut absolument tenter l'aventure!
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date : 12-06
Ce titre me faisait très envie depuis sa sortie et encore plus quand j'ai vu qu'il y avait aussi un film d'animation.

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Suzu, jeune femme originaire d'Hiroshima, voit sa vie basculait quand un jeune homme qu'elle ne connait pas, venant d'un village voisin vient demander sa main à sa famille. Peu de temps après, le mariage est célébré et Suzu doit quitter les siens pour vivre avec sa belle famille à Kure. C'est une toute nouvelle vie qui commence pour elle avec des inconnus, dans un autre village, avec un nouveau statut (celui d'épouse) et de nouvelles responsabilités. Elle veut à tout prix être agréable et pourtant, elle dénote, se fait remarquer par ses différences et sa maladresse. Elle finit par trouver sa place, à apprécier sa belle famille et à aimer son mari qu'elle avait déjà rencontré enfant lors d'une mésaventure sans s'en rappeler. Mais lors de cette guerre, Suzu va perdre beaucoup: son frère, sa nièce par alliance, sa main droite (ne pouvant plus pratiquer sa passion pour le dessin), sa ville natale, son amie et rivale Rin. Et pourtant, il faut continuer à vivre, malgré la tristesse et les difficultés. La fin démontre que la vie trouve toujours un chemin.


Ce genre d'ambiance japonaise à savoir tranche de vie m'a toujours fascinée et je l'ai bien retrouvée ici. Rien que quelques petites éléments décrits par-ci par-là et ça faisait son petit effet, mon imagination faisait le reste. J'ai appris plein de choses diverses et variées, notamment sur les traditions japonaises et ça m'a beaucoup plu.

Le contexte historique est aussi important bien qu'en arrière plan. On a en fait le point de vue des civils japonais lors de la Seconde Guerre Mondiale via celui d'un personnage principal. Par le biais de Suzu, on découvre les affres de la guerre: les bombardements, le rationnement, les abris anti-aériens, les évacuations, les allées et venues des navires, les alertes, les flash-infos et plein d'autres choses encore! ça paraissait si réel. Au bout d'un moment, j'avais l'impression que les habitants avaient vraiment pris l'habitude de cette épée de Damoclès au-dessus de leur tête. C'était leur quotidien, il fallait faire avec mais à force de ne plus craindre les attaques (qui n'aboutissaient pas toujours), la cruelle réalité les a vite rattrapée!

L'écriture est simple, jolie, fluide, presque poétique. Il y a beaucoup de sauts dans le temps et de chapitres qui se passent dans le passé qui sont nécessaires à la compréhension de l'histoire et aussi pour éviter les longueurs. ça manque peut-être d'une petite carte pour mieux se situer, ça n'aurait pas été de trop surtout pour ceux et celles qui ne connaissent pas trop le Japon, ses villes et provinces. J'ai eu un peu de mal avec les noms japonais au début surtout qu'il y a beaucoup de personnages mais je m'y suis faite.

Ce fut une très bonne lecture, à la fois pleine de douceur mais aussi de tristesse car il y a des moments assez durs au vu du contexte historique. J'ai désormais très envie de visionner l'adaptation cinématographique et lire le manga pour pouvoir comparer les trois supports.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Pika pour la découverte de ce roman.
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Je suis une adepte des mangas historiques et tranche de vie tels que Bride Stories ou bien encore Arte. Je ne pouvais pas passer à côté du phénomène Isabella Bird qui a d'ailleurs été un énorme coup de cœur!

Japon, XIXième siècle, Ere Meiji. Isabella Bird, jeune demoiselle anglaise débarque au Japon. C'est une exploratrice qui s'émerveille de tout, qui adore voyager et découvrir de nouveaux lieux, de nouveaux peuples, de nouvelles cultures. Aventurière mais aussi romancière car elle aime à partager ses expériences et ses découvertes. A peine arrivée, elle se doit de trouver un interprète parfait qui l'accompagnera dans son long périple. Et comment dire... ça ne va pas être une mince affaire! Et c'est un jeune homme japonais diablement beau qui parle anglais couramment, Tsurukichi Ito, qui va la démarcher spontanément, sans recommandation aucune. Son voyage s'annonce périlleux. Elle devra traverser des terres encore sauvages, très anciennes et elle a à cœur de découvrir le peuple aïnou. Ito n'a pas peur du chemin prévu par la lady et il semble être le parfait guide et interprète! Des problèmes vont ensuite se poser, notamment pour le passeport (ça prend du temps et la route qu'elle veut prendre n'est pas recommandable), les ragots sur elle mais tout cela va finir par s'arranger, au-delà de ce qu'elle imaginait! Elle va faire de sacrées rencontres, des bonnes comme des mauvaises. Elle va découvrir la gentillesse des autochtones, leur curiosité par rapport aux étrangers et aux femmes occidentales, la méchanceté des anglais établis au Japon et plein d'autres choses encore!

Isabella Bird est une femme admirable. C'est le genre de femme indépendante, intelligente mais avec quelques faiblesses, si expressive et enthousiaste, curieuse de tout et même assez drôle par moment. Franchement, elle me plaît beaucoup, on ne peut que s'attacher à elle. Je fus aussi bien surprise d'apprendre qu'elle a vraiment existé, réalisé des voyages et des expéditions dans divers pays du monde. ça m'a vraiment donné envie d'en savoir plus sur elle! A contrario, elle dénote complétement à côté d'Ito. Il est serviable, sérieux, calme et posé, un peu blasé parfois, patient, j'ai complétement craqué pour lui! Le duo est vraiment parfaitement assorti. Ito est celui qui peut la canaliser, la raisonner aussi quand il le faut. Leurs interactions m'ont vraiment plu et leur relation risque d'évoluer grandement à l'avenir. J'aime aussi le fait que beaucoup de gens ne croient pas en les capacités de l'héroïne d'entreprendre un tel voyage tout simplement parce que ce milieu est très hostile et parce qu'elle est une femme or Isabella veut faire changer les mentalités. Ce n'est pas parce que c'est une femme qu'elle ne peut pas faire ci ou qu'elle ne peut pas faire ça, et elle va le démontrer.

En même temps qu'Isabella, j'ai pu découvrir le Japon des années 1800 (cultures, traditions, langues, vie quotidienne...) et c'était fascinant. On sent vraiment que l'auteure s'est documentée pour que ce soit le plus réaliste possible. Dans ce genre de manga, je veux de l'authenticité et j'ai été servie!

Gros coup de cœur pour le graphisme qui est absolument divin. C'est extrêmement soigné, précis, les détails sont incroyables et bien mis en avant. Les dessins m'ont presque rappelé ceux de Kaoru Mori, mangaka de Bride Stories! Quel talent! J'ai pris beaucoup de plaisir et pris du temps pour analyser chaque dessin tellement c'est magnifique!

En bref, ce fut une énorme claque! Un coup de cœur autant pour l'histoire, pour les personnages et le graphisme! Et il me tarde de lire la suite, les deux derniers tomes sortis étant bien au chaud dans ma PAL! C'est un manga que je recommande vivement!
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Ce fut un plaisir de me replonger dans cet univers, de retourner à Bon Temps et de retrouver tous les personnages dont mes préférés (Pam et Eric). J'adore l'ambiance de cette saga qui fait très "américaine" et fantastique.

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Le bar de Sam, le Merlotte, où Sookie travaille en tant que serveuse a été incendié. Pourquoi? Par qui? Est-ce en raison de la condition de Sam? Car depuis quelques semaines, les métamorphes ont fait leur coming-out, plusieurs années après celui des vampires. Il y a également des tensions entre les communautés vampires, notamment entre Eric et Viktor, le bras droit du roi vampire Félipe (roi de trois États) et même Pam est dans une situation bien délicate car elle n'a pas le droit de transformer son aimée mourante. Et pour couronner le tout, la soeur de Debbie Pelt est persuadée que Sookie est impliquée dans la mort de sa soeur (ce qui n'est pas faux). Comme de coutume, Sookie se retrouve au coeur de nombreux problèmes et dangers!

Sookie se pose pas mal de question sur sa famille faé. Elle se demande bien ce qu'ils attendent tous d'elle. Elle va d'ailleurs en apprendre plus sur ses origines via une lettre que lui aura laissée sa grand-mère et les confidences d'un démon ainsi que sur son don/sa malédiction télépathique.

Elle est toujours en couple avec Eric pour mon plus grand plaisir car je suis méga charmée par ce vampire viking de plus de 1000 ans (Team Eric!). Mais elle est incertaine quant à l'avenir de leur relation. Beaucoup de questions et de problèmes se posent: sur leurs sentiments, sur leur "lien magique", sur le contrat qui lie Eric à une autre. Bref, c'est très compliqué.


Sookie oscille vraiment entre deux mondes: le monde réel/normal/"humain" et le monde surnaturel. Et là, j'ai vraiment senti que ça lui pesait de plus en plus. Dans les premiers tomes, elle était ravie que son quotidien soit perturbé par des nouveautés extraordinaires mais depuis quelques tomes, c'est le contraire qui se passe, elle tend plus à retrouver une vie plus tranquille.

Beaucoup de narration mais j'adore être dans la tête de Sookie. ça me permet de mieux la comprendre, de la connaître plus intimement. ça reste hyper fluide et si addictif que les pages se tournent très rapidement.

Ce fut une excellente lecture, que j'ai savouré. ça faisait très longtemps que j'avais mis La Communauté du Sud en pause mais ce n'est pas une saga dont les tomes s'enchaînent les uns à la suite des autres. C'est juste parfait d'en lire un de temps en temps afin de prendre beaucoup de plaisir pendant la lecture. de plus, ça m'a vraiment donné envie de revisionner toute la série télévisée!
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date : 15-05
Le thriller n'est pas un genre littéraire que j'affectionne particulièrement, je n'en lis que très rarement. Il faut vraiment que le résumé me donne très envie de découvrir l'histoire et pour Séquestrée, ça a été le cas!

Annie est une agent immobilière de 32 ans, qui vit simplement (bien qu'elle ait pas mal de problème avec sa mère) jusqu'au jour où son monde va complétement basculer. Lors d'une visite, elle va être kidnappée par un homme et séquestrée dans une maison dans un bois à l'écart de tout pendant un an. Nous découvrons via des séances avec sa psy ce qui s'est passé, ce qu'elle a ressenti et ce qu'elle vit au quotidien après son retour à la vie normale.

Annie a un sacré caractère, un franc parler, une façon de parler (qui ne plaira peut-être pas à tout le monde). Il y a un avant et un après. Et je trouve que ce côté de sa personnalité a grandement évolué et c'est normal, ce qu'elle a vécu l'a profondément changé/affecté. Je l'ai même trouvé un peu "folle" parfois mais je la comprends parfaitement. J'ai trouvé Annie extrêmement forte et courageuse. Tout ce qu'elle a vécu et enduré pendant sa séquestration... mais c'est clairement l'enfer! Mais le pire, c'est "l'après", le retour à la "civilisation" car elle ne pourra jamais s'en remettre complétement. J'ai eu beaucoup de peine pour elle, pour son enfant aussi et je l'ai applaudi quand elle a pu se libérer même si son acte allait avoir des répercussions par rapport à la société et la justice.

Le Monstre (c'est comme ça qu'elle désigne son bourreau et c'est justifié) n'a rien laissé aux hasard. Rien pour se défendre, rien pour s'évader. C'est un malade, psychopathe, manipulateur et méticuleux, adepte du harcèlement psychologique, violent, pratiquant le même schéma chaque jour (il reproduit le même qu'il subissait enfant avec sa mère). C'est un homme qui veut contrôler la vie d'Annie, son corps même, c'est un contrôle total de sa personne et ce n'est pas un euphémisme! Et bien sûr, à chaque incartade, sa punition. Mais il y a pire que lui (oui, c'est possible!) et quel choc! J'ai été méga surprise par le dénouement de cette histoire, je ne m'y attendais pas! Je n'en dirais pas plus mais cette histoire a pris des proportions énormes! Comme quoi, il ne faut pas toujours se fier aux apparences et que tout est possible!

L'écriture est très fluide, très moderne et percutante. C'est écrit à la première personne du singulier, on est donc au plus près d'Annie, qui nous parle comme si nous étions sa psychologue. L'auteure n'hésite pas à impliquer le lecteur dans l'histoire et ça m'a beaucoup plu. C'est un véritable page-turner, les pages défilent à une vitesse folle et je voulais toujours en savoir plus.
A force d'avoir parlé de cette lecture à ma mère, je lui ai donné envie de le lire alors qu'elle ne lit absolument pas (elle a envie de s'y mettre, ce sera sûrement très prochainement) et ça m'a fait plaisir. Le partage, donner envie, c'est important et ce roman en vaut vraiment la peine!

Ce n'est pas le premier thriller que j'ai lu mais c'est le meilleur lu jusqu'à maintenant! Une lecture que j'ai beaucoup aimé, qui m'a fait passer par toute une palette d'émotions. C'est vraiment une histoire absolument terrifiante, tordue et malsaine, qui prend aux tripes. On ne peut sortir indemne d'une telle lecture, on ne peut pas être insensible face à une telle histoire, surtout quand on sait que ça pourrait être une histoire vraie!
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date : 04-05
Jaws (Les dents de la mer en français) fut ma première lecture en VO. Et je n'ai clairement pas choisi la plus facile pour commencer. C'était un petit challenge personnel (je voulais me prouver à moi-même que j'étais capable de lire un livre anglais en entier, pour me remettre dans le bain), je l'ai réussi et j'en suis fière! Mon choix s'est surtout porté sur ce titre car je connaissais le film par cœur, je pensais que ça m'aiderait et ça a été le cas dans l'ensemble.

Le film m'a terrorisé pendant mon adolescence avant que ça ne devienne un vrai coup de cœur (je parle du premier film, le vrai!). C'est un classique à voir et à revoir! J'avais donc très envie de découvrir le roman qui avait inspiré le film.

L'histoire se passe sur Amity Island, au Sud de Long Island. Une ville toute tranquille où il ne se passe pas grand chose. Mais tout va basculer quand le corps (en partie) d'une étrangère est retrouvée sur la plage. Attaque de requin. Et pourtant, la ville ne veut rien faire, ne veut pas écouter le chef de la police, Martin Brody qui veut à tout prix fermer les plages le plus longtemps possible et pour quoi? Car l'été est là et l'île dépend exclusivement du tourisme estival pour survivre. Quand on crie "requin", personne ne vient ou tout le monde s'enfuit. Mais voilà, quelques temps plus tard, une seconde victime est à déplorer et cette fois, c'est un petit garçon. Et là, tout va exploser!

Il a des choses en plus, notamment le point de vue (ou presque) du Grand Blanc (pour comprendre ses attaques, ses instincts), la relation du couple Brody et les déboires du maire de la ville. Mais je retiendrais surtout les différences: l'attaque du petit garçon, plus d'attaques mortelles, une chronologie pas toujours respectée, un rythme plus lent, une focalisation sur les personnages au détriment du requin, 3 enfants Brody au lieu de deux, la relation Matt/Ellen, la mort de Matt.

Âmes sensibles s'abstenir. Certaines descriptions étaient assez horribles. ça m'a fait froid dans le dos, j'arrivais à visualiser la scène. Les descriptions des attaques et des actes du requin sont très éprouvantes même en anglais.

Les dialogues étaient beaucoup plus aisés à comprendre que les descriptions. Je m'évertuais à comprendre le sens global d'une phrase, d'un paragraphe. Oui, j'ai quand même dû utiliser un dictionnaire parce que le niveau d'anglais est plutôt confirmé. Je lisais un ou deux chapitres par jour, ce fut un bon entraînement.

Je regrette que ça ne fasse pas plus "peur", que ça ne soit pas plus "stressant". Il y a aussi énormément de longueurs, des moments où je me suis ennuyée. La première partie était passionnante; la seconde était la moins bien, la plus longue et inintéressante; et la troisième relevait le niveau puisqu'elle se concentrait sur la chasse au requin. Ce qui est aussi très dommage, c'est que le requin n'est pas assez présent. Pour moi, c'est quand même la vedette de l'histoire!

Ce fut intéressant de découvrir l'opinion de l'auteur par rapport aux requins, à la défense des mers et océans alors qu'il a quand même écrit un roman qui ne met pas cet animal en valeur, bien au contraire et ça m'a rassuré car c'est un sujet qui me tient à cœur.

Finalement, il y a pas mal de différences. Le film a pris énormément de libertés et c'est tant mieux en un sens car il n'y a aucun temps mort. J'ai donc une préférence pour ce dernier. Une première lecture assez compliquée. La prochaine fois, j'essaierai de trouver un livre beaucoup plus simple, peut-être un livre jeunesse. Et si l'occasion se présente, je lirais le roman en français car je suis forcément passée à côté de plein de choses!
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date : 03-05
Ma découverte des yaoï est toute récente. Je n'en avais lu que deux jusqu'alors et ces deux lectures n'ont pas été sensationnelles. Ce titre m'a tapé dans l’œil, le sujet promettait d'être intéressant et même d'actualité, je l'ai d'ailleurs trouvé assez réaliste dans l'ensemble.

Chiaki et Kazuma sont un couple homosexuel très soudé depuis 8 ans même s'ils ne vivent pas encore ensemble, Kazuma faisant traîner les choses. Leur vie va être complétement chamboulée quand Tomoé, leur amie d'enfance et même presque une sœur pour eux, va les retrouver après tant d'années, enceinte jusqu'au cou. Elle va donner naissance à une petite fille du nom d'Ayumi. Au bout d'un an, Tomoé va devoir repartir travailler à l'étranger en tant que photographe de terrain dans des territoires bien trop dangereux pour une enfant, aussi la laisse-t-elle aux bons soins des deux hommes qui vont devenir malgré eux pères de substitution. Leur train-train quotidien va s'en trouver totalement perturbé! Le bonheur, l'amour vont être au rendez-vous mais les difficultés aussi! Leur vie va changer à tout jamais!

La petite Ayu est tellement adorable, difficile de ne pas fondre devant ce petit bout de chou. Mes passages préférés sont ceux la mettant en avant. On la voit grandir et évoluer tout au long du tome. J'ai beaucoup aimé la relation des deux papas poules et d'Ayu. Ils la considèrent comme leur propre fille mais elle reste avant tout celle de Tomoé. Ils n'oublient jamais cette vérité. Et ce qu'ils vivent depuis quelques années avec Ayu les poussent à réfléchir à leur avenir, sur le fait d'avoir leur propre famille. Je trouve quand même assez dommage que Tomoé ne soit pas plus présente pour sa fille. Elle fait partie de sa vie, certes mais elle est toujours à l'étranger, elle ne vit pas vraiment avec elle, elle ne partage pas les plus grands moments de la vie d'une petite fille. J'ai apprécié aussi le fait qu'Ayu s'affirme quand les autres enfants la trouvent bizarre car elle a deux papas. Ce sujet aurait d'ailleurs mérité plus d'approfondissement. Une autre chose importante aussi, Chiaki et Kazuma ont le soutien de leurs proches, de leurs propres mères, de leurs amis et ça, c'est chouette.

Il y a beaucoup de scènes vraiment très explicites (ce n'est pas un euphémisme!). C'est un manga pour public averti surtout. J'ai eu un peu peur que la romance, que ces fameuses scènes de sexe prennent trop de place au détriment de la relation des deux protagonistes avec la petite Ayu mais finalement, non, ça n'a pas été le cas.

J'ai bien aimé le graphisme, très épuré, très joli. Les expressions du visage et les émotions sont bien retranscrites. Il y a peut-être un peu trop de détails (écrits) dans les dessins à mon sens, ça capte trop le regard. Au bout d'un moment, je n'avais plus envie de les lire!

C'est sans aucun doute un titre qui plaira aux adeptes du genre, c'est certain, et c'est même parfait pour débuter, pour découvrir le boy's love. En tout cas, c'est le meilleur yaoï que j'ai lu jusqu'à maintenant. La seule chose que je pourrais vraiment reprocher à ce manga, c'est le grand nombre de scènes de sexe. Il n'y avait pas besoin d'en mettre autant. Bref, ce fut une très jolie lecture, pleine de douceur et d'amour.

Je remercie grandement Babelio et les éditions Taifu Comics pour la découverte de ce titre.
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date : 29-04
J'ai emprunté ce manga sur un coup de tête pour un challenge, la couleur jaune ayant été l'élément recherché. Je n'ai pas cherché à en savoir plus, je voulais être surprise et découvrir le travail de cette mangaka que je ne connaissais absolument pas.

Ce tome regroupe plusieurs petites histoires au nombre de 18. Une histoire/un chapitre. Certaines sont plus longues que d'autres (maximum deux chapitres) et peuvent être séparées par d'autres histoires mais je n'ai pas compris pourquoi.

L'amour est mise en scène, sous toutes ses formes, les bonnes comme les mauvaises (les mauvaises surtout). Il s'en dégage beaucoup de nostalgie, de tristesse et de douleur mais je ne me suis pas vraiment apitoyée sur le sort des personnages. On y parle de l'amour bien sûr, de ruptures (amicales et amoureuses), de prostitution, de différences d'âge, de regrets, de problèmes de couple, de souvenirs, de jalousies, de l'éloignement, de retrouvailles, de monotonie...

Il y a des scènes de sexe évidemment mais rien de choquant, la majorité étant sous-entendues. On ne voit pas grand chose en somme, tout est dans la finesse et la subtilité.

Ce manga m'a rappelé les histoires, quelque peu l'ambiance et le graphisme du grand Kazuo Kamimura dont j'admire le travail. Le graphisme m'a donc plu dans l'ensemble. Simple mais efficace, avec un sacré contraste entre le noir et le blanc. Le design des personnages n'est pas vraiment recherché, j'ai d'ailleurs eu du mal avec les faciès des personnages. Les personnages sont sur le devant de la scène au détriment du décor et du fond.

Je ne dirais pas que j'ai été déçue, c'est juste que les histoires sont bien trop courtes, ce n'est donc pas creusé en profondeur. J'aimerais vraiment découvrir les autres œuvres complètes de cette mangaka pour me faire un meilleur avis, ce sera donc à l'occasion.
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date : 25-04
La couverture m'a tapé dans l’œil, elle vendait du rêve, aussi me suis-je laissée tenter par cette BD qui ne m'a absolument pas déçue!

Louise est une jeune femme qui vit avec ses fantômes, qui ne la quittent jamais. Le deuil n'est pas chose aisée mais cela la pénalise dans sa vie quotidienne, pour nouer des liens avec les vivants notamment. Elle est vraiment très malheureuse jusqu'au jour où une petite fille, Phekda, prétendant être une étoile de la constellation La Grande Ourse, va venir sur Terre. Les étoiles réconfortent les enfants mais elles vont faire une exception pour Louise (qui a grandi avec la tristesse toujours dans son coeur), d'où la présence de Phekda. Elle va l'emmener dans des lieux qui sont marqué sa vie, des lieux dépaysants chargés de magie, faisant appel à des personnes, des animaux et des créatures fabuleuses avec des épreuves à passer pour pouvoir avancer. Son voyage va être extraordinaire, pour comprendre le sens de la vie et de la mort!

C'est une BD plein de douceur, de beauté qui m'a rappelé un conte fantastique, enchanteur, féerique avec un voyage initiatique tout du long.

Il y a une belle morale, de beaux messages: les êtres aimés et perdus ne nous quittent jamais vraiment; il ne faut pas vivre dans le passé mais il faut avancer; chaque instant de la vie est précieux.

Le graphisme est sublimissime, les couleurs sont divines. C'est délicat, aérien, j'en ai vraiment pris plein la vue, j'ai pris mon temps pour ne rater aucun détail. J'ai trouvé qu'il n'y avait pas énormément de dialogues, tout passe vraiment par le dessin qui est l'atout de la BD.

J'ai été subjuguée, charmée par cette BD qui n'est peut-être pas un coup de cœur mais une très bonne lecture. Je crois que c'est la plus belle BD qui m'ait été donné de lire jusqu'alors! Je la recommande vivement, et j'aimerais l'avoir en ma possession pour la relire encore et encore!
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date : 20-04
Quand je choisis un manga à la médiathèque, j'y vais au feeling. Je peux être attirée par un titre ou par une couverture. En revanche, j'évite de jeter un œil au graphisme et de lire le résumé, je préfère me lancer dans la lecture sans rien savoir, et être agréablement surprise. Malheureusement, ça ne peut pas fonctionner à tous les coups et je tombe sur des mangas qui ne me plaisent pas. ça a été le cas avec Voyage au bout de l'été.

Makoto est un jeune fonctionnaire qui a un peu honte d'avoir pour passion de dessiner des mangas pour les filles, les fameux shojos. Sa vie va basculer quand il va rencontrer Kureha, une lycéenne très différentes des autres. Elle va être sa première lectrice et elle va être touchée par son œuvre, ayant passée par toutes les émotions. Elle va le pousser à se lancer car son manga mérite d'être publié et lu. Sur un coup de tête, ils vont partir tous les deux pour Tokyo. Tout ne va pas se passer comme prévu quand l'éditeur va croire qu'elle est l'auteure et lui seulement son accompagnateur! Par-delà, ils vont apprendre à se connaître et chacun va profondément changer la vie de l'autre.

Il y a une assez grande différence d'âge entre les deux personnages et je ne sais pas, ça m'a un peu gêné (lui a 27 ans et elle en a 16). Dans le manga Takane et Hana de Yuki Shiwasu (qui est un manga coup de cœur), les deux protagonistes ont la même différence d'âge et pourtant, ça ne me choque pas (il faut dire que Takane est très peu mature!). Makoto fait beaucoup plus adulte, déjà dans la vie active, il est assez timide et solitaire, peu sûr de lui alors que Kureha est une fille enthousiaste, exubérante, qui n'a pas sa langue dans sa poche. C'est le jour et la nuit, un duo atypique mais je ne me suis pas attachée à eux. De plus, il y avait des passages consacrés aux membres de la famille de Kureha, ayant chacun des problèmes bien spécifiques. J'ai eu du mal à comprendre qu'ils étaient de sa famille et j'ai trouvé ça inutile et brouillon.

Il faut aimer les graphismes simples au possible, le côté vintage des vieux mangas. ça manquait de relief, de profondeur, de détails pour moi. C'est très épuré, dans les tons gris et blancs. Il y avait aussi trop de cases qui se ressemblaient, qui étaient inutiles.

C'est une déception. Je me suis vraiment ennuyée et plus d'une fois, j'ai failli abandonner ma lecture. Je n'ai pas été sensible à l'histoire qui n'a en soi pas de réel intérêt et le graphisme n'a pas aidé. Je ne peux donc pas recommander ce one-shot.
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Je suis une grande fan de Star Wars mais je ne le suis pas forcément du personnage de Leïa. Je l'aime plutôt bien mais pas comme Han ou Luke. ça ne m'a pas empêché d'emprunter ce one-shot focalisé sur elle. Mais il n'a malheureusement pas été à la hauteur.

L'histoire se situe à la fin de l'épisode 4 (Un nouvel espoir), après que la Résistance et Luke Skywalker tout particulièrement aient détruit l’Étoile Noire, donnant un sacré coup à l'Empire. Luke, Han et leurs compagnons sont vus comme des héros mais ce n'est pas pour autant que la galaxie est sauvée, l'Empire est toujours bien présent et puissant. La Résistance doit trouver très vite une nouvelle base. Mais on essaie d'écarter la princesse Leïa, princesse de la défunte planète Aldorande, soit disant pour la préserver, pour son bien. De plus, elle n'est pas très bien vue par certain(e)s qui la voient comme une princesse "froide" et sans cœur. Leïa va devoir faire ses preuves. Accompagnée par une pilote, Evaan, qui ne l'apprécie pas des masses, elles vont tenter de sauver les derniers aldorandiens de la galaxie. Elles vont affronter de nombreux dangers: les résistants, les impérialistes et les personnes malintentionnées.

Les deux femmes vont bien évidemment finir par s'apprécier, se comprendre, se faire confiance. Leurs petites piques du début étaient sympas mais rien à voir avec celles dont elle a l'habitude avec Han Solo qui sont exquises. J'ai trouvé que Leïa était plutôt fidèle à elle-même: un caractère de feu, tenace, pensant toujours aux autres, loin de l'idée qu'on se fait d'une vraie princesse, une femme d'action.

Je ne suis pas hyper fan du graphisme. Je m'attendais à toute autre chose. Le design des personnages est assez spécial, c'est ce qui m'a le plus gêné en plus de la simplicité des dessins. Par contre, les couleurs étaient jolies.

Je n'ai pas été transcendée par l'histoire. A vrai dire, je me suis presque ennuyée. Ce n'est pas une mauvaise lecture mais je m'attendais à mieux. Ce n'est clairement pas un comics indispensable et je ne le recommande pas forcément car il y en a énormément qui sont fameux de l'univers de Star Wars.
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