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Commentaires de livres faits par MaMt

Extraits de livres par MaMt

Commentaires de livres appréciés par MaMt

Extraits de livres appréciés par MaMt

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 10-08
One Punch-Man est un manga qui a fait grand bruit lors de sa sortie mais il ne me tentait pas du tout à l'époque et pas parce que tout le monde en parlait, en faisait l'éloge. Mais récemment, j'ai eu envie de me lancer et de me faire mon propre avis.

La Terre voit des monstres apparaître. Un jeune homme, Saitama, se dresse pour les arrêter et il le fait généralement... d'un seul coup de poing (d'où le titre!)! ça fait bien 3 ans qu'il est devenu un super-héros ayant tout donné de sa personne à tel point qu'il en est devenu chauve malgré sa jeunesse. Il est l'homme le plus fort du monde, il peut terrasser des colosses, il est le sauveur de l'Humanité et pourtant, il se sent bien seul et ressent un grand vide intérieur. Ses combats sont souvent trop faciles, il voudrait du challenge, faire disparaître la monotonie du quotidien et une insensibilité qui grandit de jour en jour et qui lui pèse. Jusqu'au jour où sa vie va basculer quand un jeune cyborg, Genos, très puissant lui aussi, veut devenir son disciple et venger sa famille qui a été décimée par un autre cyborg. Le duo risque d'être explosif!

Le personnage de Saitama est assez surprenant car c'est un héros qui a beau être le meilleur, le plus fort, il a aussi des failles. Il est parfois dans la lune, comme s'il n'était pas en phase avec ce qu'il se passe autour de lui, alors ça donne un petit peu d'humour au manga mais pas assez et c'est dommage. J'ai beaucoup aimé l'apparition de Genos qui est vraiment trop stylé et mystérieux. Je pense même que je vais l'apprécier à Saitama. Leur duo va être intéressant à suivre.

Il y a énormément d'action. C'est un shonen, oui, mais là, c'est quand même 95 % du manga! C'est beaucoup trop à mon goût.

Le dessin est vraiment plus que correct, c'est l'atout du manga. C'est vraiment bien dessiné, les scènes d'action ne sont pas du tout brouillonnes et le design des monstres est très travaillé.

Un premier tome plutôt sympathique dans l'ensemble mais je ne suis pas emballée plus que ça. Je vais donner sa chance au tome 2 et voir si ça vaut vraiment le coup que je continue la saga. J'avoue aussi que Genos m'intrigue et je veux en savoir plus sur lui. A voir donc, si je poursuis ou non.
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Je me passionne pour la mythologie scandinave depuis quelques temps (la série télé Vikings, le Thor de l'univers Marvel, le jeu vidéo God of War...) et j'avais envie d'en savoir plus, toujours plus et quoi de mieux que de lire des romans (véridiques ou inspirés)? Rick Riordan écrit beaucoup de sagas jeunesses imprégnées de différentes mythologies (je n'ai d'ailleurs toujours pas terminé Percy Jackson!) et justement, il a écrit une trilogie sur la mythologie nordique donc c'était parfait!

Magnus Chase est un jeune homme de 16 ans en fuite depuis 2 ans, depuis la mort de sa mère. Il vit dans la rue, se débrouille comme il peut, ne cherchant pas les ennuis, se faisant des amis SDF adultes. Mais tout va basculer quand il va apprendre que ses oncles sont à sa recherche et l'un d'eux sait pourquoi sa mère a été tuée, qui les pourchassaient et plus que tout, qui est son père, père qu'il n'a jamais connu. Il va alors apprendre que la mythologie nordique est réelle, que tout est vrai et qu'il baigne dedans depuis toujours et qu'il est destiné à retrouver l'épée de l'été, épée de toutes les convoitises que veut Surt le Noir notamment, un démon du royaume de feu de Muspelheim qui veut la récupérer pour provoquer le Ragnarök (la fin des temps, la grande guerre des dieux). Magnus va mourir... mais va plonger dans un tout nouvel univers bien loin de ce qu'il connaissait! Tombé au Walhalla, il va vivre avec d'autres demi-dieux et des héros tombés au combat, et ils vont devoir se préparer pour le combat ultime: le Ragnarök. Magnus va devoir l'empêcher ainsi que la libération du terrible fils de Loki, le loup Fenrir. Il va partir pour une quête incroyable et dangereuse en compagnie d'une Valkyrie, Sam, fille de Loki; d'un nain, Blitz et d'un elfe, Hearthstone, qui veillaient sur lui jusqu'alors.

Magnus est un héros qui n'a rien à envier à son homologue Percy Jackson. Ils ont beaucoup en commun. Et Magnus a de l'humour (bon point). Croyant savoir qui était son père (ça me paraissait tellement évident), je me suis fourvoyée complétement! Mais au final, le choix du paternel est logique. Magnus va hériter de la majorité de ses pouvoirs et il ne faut pas s'attendre à des pouvoirs de dingue (style force surhumaine, commander aux éléments...) mais à des pouvoirs plus subtils.

Franchement, ça m'a beaucoup aidé d'être déjà à l'aise avec la mythologie scandinave (notamment grâce à La mythologie viking de Neil Gaiman que j'avais lu juste avant). Je pense que quelqu'un qui n'y connaît absolument pas grand chose risque d'être un peu paumé au début. Ici, la mythologie nordique est complétement revisitée à la sauce de l'auteur (qui est un maître en la matière) qui en a fait quelque chose de dingue, qui l'a modernisée tout en gardant des faits véridiques. On y parle bien des demi-dieux, des dieux (Loki, Odin, Thor, Freya, Hel...), des 9 royaumes (Alfeim, Asgard, Muspelheim...), d'Yggdrasil, du Ragnarök, du Walhalla, des Valkyries, des Géants, du Serpent-Monde et j'en passe!

Je n'ai pas pu m'empêcher de faire quelques comparatifs avec Percy Jackson car la trame est un peu similaire (Percy et Magnus sont des demi-dieux, avec un destin qui les dépasse totalement, qui vont avoir une quête...) mais pour autant, la saga Magnus Chase garde sa propre identité, ce n'est pas un copier-coller de Percy Jackson et chaque lecteur peut trouver son compte dans chaque saga voir complétement aimer les deux comme c'est le cas pour moi.

L'histoire se déroule en très peu de temps et on a l'impression que tout va très vite. Et pourtant, j'ai laissé un peu traîner le roman, je n'avais pas l'impression d'avancer dans ma lecture; après, il faut dire que c'est une énorme brique de plus de 500 pages!

L'écriture de Rick Riordan est si reconnaissable, si fluide et précise, si prenante et moderne. Il y a d'ailleurs plein de clins d’œil à la saga Percy Jackson (la cousine qui s'appelle Annabeth, le stylo-épée...) et des clins d’œil super sympas sur des films (Thor de l'univers Marvel), sur des personnages vikings connus (Ivar le Désossé), sur des jeux vidéos... ce serait long de tous les énumérer!

En bref, j'ai beaucoup aimé ce premier tome qui m'a fait voyagé du début à la fin, et qui annonce un tome 2 explosif! J'ai hâte de retrouver Magnus, Sam, Blitz et Hearthstone ainsi que ce fabuleux univers!
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J'ai adoré Six of Crows, j'ai beaucoup aimé le premier tome de Grisha à tel point que j'ai enchaîné avec le tome 2.

# Spoilers

On reprend directement à la fin du tome 1. Alina est dans un grand état de faiblesse, malade et hantée par ce qu'elle a fait malgré elle sur la Non-Mer (ou dans le Shadow Fold), ses pouvoirs se sont aussi amoindris. Mal et elle ont fui Ravka et plus encore le Darkling et ses sombres desseins. Mais ils vont vite se rendre compte qu'ils ne pouvaient pas le fuir éternellement et lui n'est pas du genre à laisser s'échapper ce qui lui appartient. Prisonniers sur un baleinier avec le Darkling, ses Grishas et des mercenaires des mers, ils font voile au nord, vers les étendues glacées. Car le Darkling a encore des projets pour Alina. Il veut lui rajouter un second amplificateur pour booster encore plus ses pouvoirs de lumière et pour cela, ils se mettent en quête d'une créature mythique, le dragon de glace. Nos deux amoureux vont pouvoir compter sur le capitaine Sturmhond, ses pirates et ses quelques Grishas pour échapper au terrible Darkling. Mais sont-ils pourtant des alliés? Car ce capitaine est vraiment insaisissable et à juste titre. Alina devient encore plus importante pour les deux camps qui s'affrontent, aussi bien le Bien que le Mal et l'avenir de Ravka, du monde même, va dépendre d'elle.

Le couple Alina/Mal est mis à mal, le fossé qu'il y a entre eux (Grisha/humain) ne cesse de se creuser tout au long du roman. Au tour du Darkling d'être quasiment absent du tome, mais plus aucun doute, il nous a révélé son vrai visage, le méchant prend de l'ampleur. Alina tient vraiment à sauver Ravka, elle grandit, change, prend un peu plus d'assurance, veut affronter le Darkling et se procurer le troisième et dernier amplificateur. Elle reste pourtant encore un personnage fragile. Sa solitude, même si elle est toujours entourée, est plus que présente. J'ai apprécié de voir que même s'ils sont séparés physiquement, le Darkling et Alina sont toujours connectés d'une autre manière, qu'ils sont hantés l'un par l'autre, qu'ils se ressemblent dans le fond. La plus belle découverte de ce tome est le personnage de Sturmhond. Quel personnage! Méga intelligent, ambitieux, drôle, ambigu avec toujours une pique ou deux et j'ai été choquée de découvrir sa véritable identité! Je crois bien qu'il est devenu mon personnage chouchou. Pour ce qui est des Grishas, grâce à Alina et bien qu'il y ait eu des couacs, des difficultés, les différentes castes ont réussi à se mélanger, à s'entraider.

J'ai noté déjà une amélioration du style d'écriture, une évolution par rapport au tome 1 même si ça reste toujours aussi différent que celui dans Six of Crows. ça reste immersif, fluide, avec un univers très travaillé (l'auteure l'a approfondi d'ailleurs).

Le tome 2 de Grisha est clairement un tome de transition. Le rythme est encore plus lent que dans le tome 1. La première partie du livre m'a plus emportée que la seconde où il faut le dire, il y avait pas mal de longueurs.

En bref, même si je me suis régalée avec ce tome 2, ma préférence va au premier. J'espère que le tome 3 sera à la hauteur des précédents! Pour le coup, il est peut-être mieux de commencer par Grisha et de terminer avec Six of Crows, afin de monter en puissance et de terminer en apothéose!

Un grand merci à Babelio et aux éditions Milan pour l'envoi des deux premiers tomes de la saga Grisha.
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Il y a quelques temps, j'ai été sélectionnée pour lire les deux premiers tomes de la trilogie Grisha de Leigh Bardugo, auteure du diptyque Six of Crows que j'avais adoré! Grisha se déroule avant Six of Crows. Nous sommes donc dans le même univers mais l'intrigue se passe bien des années avant. Les deux séries peuvent se lire indépendamment et dans n'importe quel ordre et on peut très bien n'en lire qu'une sur les deux.

L'histoire se déroule dans le pays natal de Nina (une des héroïnes de Six of Crows), Ravka, qui est bien instable, où les guerres font rage. Le royaume de Ravka est scindé en deux par la Non-Mer ou plus communément appelée le Shadow Fold, une nappe de ténèbres hyper dangereuse remplies de monstres volants et autres mystères bien sombres. Alina et Mal sont deux jeunes gens orphelins, l'une cartographe et l'autre traqueur, enrôlés dans la Première Armée. Lors d'une excursion dans ce terrible Shadow Fold, alors qu'ils sont attaqués par ces monstres volants et pour sauver son meilleur ami, Alina, utilise sans le savoir un grand pouvoir qui dormait jusque là en elle. Elle attire aussitôt l'attention du Darkling, un grand Grisha craint et mystérieux dont la lignée est à l'origine de l'existence du Shadow Fold mais qui veut le détruire pour racheter cette erreur. Alina découvre alors qu'elle est une Grisha et plus particulièrement une Etherealki, une invocatrice de lumière (ce qui est extrêmement rare!). Alina va alors plonger dans un tout nouveau monde parmi la Cour, parmi les autres Grishas afin de devenir celle qui pourra libérer Ravka. Alina découvre le Darkling sous un autre jour mais peut-elle lui faire confiance pour autant? Peut-il y avoir plus entre eux? Leur collaboration sera-t-elle pour le bien ou le mal du royaume?

Le rythme est assez lent car Alina n'a pas son pouvoir à sa pleine puissance du jour au lendemain, ça prend du temps, c'est progressif et rien que ça, c'est top. Alina est une héroïne qui m'a beaucoup plu. Elle garde son intégrité tout du long et ce même en ayant pénétrée dans un monde plus luxueux et dangereux où elle fait l'objet de toutes les convoitises et jalousies. Elle ne veut pas se démarquer, elle reste droite dans ses bottes et elle surmonte les difficultés avec beaucoup de courage. Mal était un peu trop en retrait, je n'ai pas grand chose à dire sur lui mais c'est normal, il était absent pendant une bonne grosse partie du livre. Pour moi, le personnage le plus intéressant est le Darkling. Il est très ambigu et il m'était difficile de dire s'il était du bon ou du mauvais côté. Il me tarde d'en savoir plus sur lui, de voir son évolution. J'ai aussi trouvé ça sympa de retrouver deux personnages apparus dans Six of Crows, Genya et Zoya. C'était même assez drôle de voir qu'elles ne se côtoyaient pas et ne s'appréciaient pas à l'époque.

Le monde des Grishas est beaucoup plus mis en avant que dans Six of Crows, c'était donc très intéressant de voir leurs origines. Les Grishas sont des êtres humains possédant un don spécial/un pouvoir et ils sont classés selon différentes castes. Il y a les Caporalki (soigneurs et fondeurs) qui ont un lien avec la guérison et la mort; les Etherealki (hurleurs, inferni, faiseurs de marées) qui ont un lien avec un élément (air, feu, eau) et les Materialki (durast, alkemi) qui ont un lien avec les divers matériaux (bois, métaux, pierres précieuses...). J'ai beaucoup mieux cerné chaque pouvoir. Ce que j'ai retenu surtout, c'est à quel point il y a un fossé entre les différentes castes, elles ne s'entendent pas très bien et ne se mélangent pratiquement pas.

Grisha est la première saga de l'auteure et ça se ressent. J'avais l'impression que Grisha et Six of Crows n'étaient pas de la même auteure. Six of Crows est sans nul doute plus abouti, plus "mature", l'univers est plus complexe; en gros, c'est l'apothéose! Grisha est quand même bien écrit, c'est très fluide, l'univers est bien travaillé et plaisant, avec cette petite touche nordique que j'apprécie beaucoup. J'ai eu plus de facilité à rentrer dans l'histoire, où j'étais de suite très à l'aise avec le vocabulaire, avec l'univers. Nous n'avons ici le point de vue que d'un seul personnage, celui d'Alina, à la première personne du singulier, ce que je préfére dans les romans alors j'étais ravie.

Ce premier tome est une réussite, j'ai beaucoup aimé ma lecture et je vais direct me plonger dans la lecture du tome 2, en me disant qu'il me sera très dur d'attendre la sortie du tome 3 en français! Je vous recommande vivement Grisha et Six of Crows, deux sagas géniales!

Un grand merci à Babelio et aux éditions Milan pour l'envoi de ces deux premiers tomes.
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date : 12-07
Je suis une grande fan de la série télévisée Vikings qui m'a fait m'intéresser quelque peu à la mythologie scandinave, et plus récemment du jeu vidéo God of War dont le dernier opus (sorti en avril 2018) évolue dans la mythologie nordique. Je pense également à l'univers Marvel avec son héros Thor, que j'adore également! J'avais donc envie d'en savoir plus sur cette mythologie qui me fascine grandement. Je suis plus à l'aise avec la mythologie grecque et moins avec la mythologie égyptienne (il faut encore que je me penche un peu plus sur cette dernière d'ailleurs), ainsi que la mythologie romaine. J'ai vraiment envie d'enrichir ma culture générale et ce livre était parfait pour cela. J'ai appris que Neil Gaiman s'est inspiré de la mythologie nordique pour son œuvre American God que j'aimerais beaucoup découvrir ainsi que son adaptation en série télévisée.

J'en ai appris plus sur les divinités les plus connues notamment (Odin, Thor, Loki), qui il faut bien le dire, étaient les plus mis en avant; sur les fondations de cette mythologie (les différents royaumes: Asgard, Alfheim, Niflheim...), sur son commencement, son évolution et sa fin (le premier géant, les premiers humains...), sur Yggdrasil, sur la guerre qui a opposé les Ases et les Vanes, sur Mimir, sur la naissance du Serpent-Monde et de Fenrir (qui sont en fait des enfants de Loki), les origines de la querelle entre Thor et le Serpent-Monde, sur les Géants, sur l'invulnérabilité de Baldur, sur le Ragnarök (qui était encore abstrait à mes yeux jusqu'alors) et qui est en fait l'équivalent de l'Apocalypse (Loki qui en profite, veut se venger, menant avec ses alliés du mal et ses enfants démoniaques une guerre contre les dieux et leurs alliés - le fait que ce ne soit pas une fin mais un renouveau). Et force est de constater que ce n'est pas très joyeux dans cet univers, les dieux étant tous ou presque absolument détestables, ce qui m'a beaucoup surpris d'ailleurs!

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce livre. Est-ce que c'était une fiction ou alors juste de la documentation? Au final, c'est un mélange des deux. Il y a des dialogues, ce n'est pas que de la narration et des informations jetés à la pelle les unes après les autres, ce que j'ai trouvé chouette. Il y a tellement de petites histoires, de résumés de grands événements qui ont marqué cette mythologie et qui ont sûrement capté l'attention de l'auteur qui a voulu nous les faire partager et évidemment, je me doute bien qu'il doit y en avoir beaucoup d'autres! L'auteur nous propose le contenu via un plan précis et tout est décrit/raconté de façon la plus simple possible. Il va à l'essentiel et ce n'est pas plus mal car c'est beaucoup moins dense, moins complexe et donc il est plus facile de comprendre. ça reste très riche et passionnant. Il y a même un glossaire à la fin qui est plus que bienvenu.

Avec la mythologie (quelque soit son origine), il n'y a pas d'exactitude, de preuves réelles, ça reste imagée et on peut laisser notre imagination vagabonder. On peut ou ne pas croire à ces mythologies. L'auteur nous en propose une version mais elle peut être tout à fait autrement.

Un livre vraiment fascinant, très instructif, parfait pour approfondir ses connaissances sur cette mythologie scandinave ou bien pour la découvrir. C'est vraiment très accessible et je le recommande vivement!
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J'avais trouvé quasiment toute la saga des Étoiles de Noss Head par hasard dans le magasin de déstockage Noz autant dire que j'étais heureuse de ma trouvaille surtout que je voulais absolument découvrir cette saga. J'ai pu découvrir le premier tome en lecture commune avec ma copinaute la_dory du blog La dory qui lit. J'attendais beaucoup de cette saga qui plaît vraiment à beaucoup de monde, j'avoue que j'avais beaucoup de craintes mais au final, je n'avais pas trop à m'en faire.

Hannah, 18 ans, part pour l’Écosse avec ses parents pour les vacances d'été et rendre visite à sa grand-mère. Elle n'est pas très enchantée mais va finir par être quelque peu chamboulée par sa rencontre avec Leith Sutherland, 20 ans, dont la famille garde le phare de Noss Head depuis des générations. Il ne la laisse pas indifférente et il est bien mystérieux. Il se passe tout de suite quelque chose entre eux, une étincelle. Bien qu'assez "froid" au début avec elle, son comportement va changer par la suite de façon très soudaine et c'est très déroutant. Ils vont passer de plus en plus de temps ensemble, et force est de constater que Leith cache un secret et quel secret! C'est un loup-garou! Dur pour Hannah d'y croire et pourtant! Va naître ensuite une grande histoire d'amour!

J'ai bien aimé le personnage de Leith, peut-être plus qu'Hannah. Il est très mystérieux, extrêmement protecteur et a un petit côté taquin ce qui ne me déplaît pas du tout. Hannah est une fille assez simple, très moderne à laquelle on peut facilement s'identifier mais qui est très naïve et peut se révéler agaçante par moment.

Il y a une revisite du mythe du loup-garou qui est vraiment très sympa et bien développée. J'apprécie le fait qu'on ait 5 espèces de loup-garous bien distinctes. L'ambiance m'a beaucoup plu, limite j'avais vraiment envie d'aller là-bas en Écosse!

Ce que je peux reprocher à ce roman, c'est que ça m'a trop fait penser à Twilight, il m'était assez difficile de m'en détacher. Quelques exemples: le livre sur les créatures fantastiques, sur le méchant qui ne lâchera pas Hannah... C'est un "Twilight" moderne à la française avec des loups-garous pour créatures surnaturelles principales. Ce n'est pas non plus hyper péjoratif mais ça m'a quand même fait l'effet d'une histoire qui n'est pas si originale que ça car j'arrivais à prévoir ce qui allait se passer facilement. Et puis, Twilight, c'est THE référence dans le genre (bon, ma propre référence), cette saga a marqué mon adolescence.

Pour le coup, l'écriture est très fluide, très moderne et on sent vraiment la patte bien française! C'est écrit à la première personne du singulier, on est donc au plus proche d'Hannah, de ses pensées et de ses sentiments, et c'est ce que je préfère dans un roman. Le rythme est assez lent, il ne faut pas s'attendre à de l'action mais ce n'est pas plus mal.

Pour comparer avec La_dory, nous sommes d'accord pour Twilight (ça nous y a fait penser toutes les deux) et sur la naïveté d'Hannah.

Ce fut une très bonne lecture mais pas un coup de cœur. Je vais sans nulle doute lire la suite vu qu'elle m'attend bien sagement dans ma PAL. Et j'ai aussi très envie de découvrir d'autres romans de Sophie Jomain parce que sa plume m'a interpellée!
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Dead Dead Demon's Dededede Destruction est un OVNI! J'avais tellement aimé le premier tome, il avait frôlé le coup de cœur! Je ne pensais pas aimer et pourtant, j'adhère complétement!

Pour rappel, l'invasion extraterrestre n'est que le fond de l'histoire. On se concentre surtout sur la vie d'Ôran et Kadode, deux meilleures amies (plusieurs thèmes sont abordés: l'amour, l'amitié, la vie de lycéenne...). C'est par leur quotidien qu'on suit en parallèle ce qui se passe dans la ville de Tokyo qui est surplombée par un vaisseau gigantesque qui cache jusqu'au rayonnement solaire et dont l'ennemi est toujours inconnu! On suit également les informations, les alliances mondiales, les décisions du gouvernement, etc...

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Dans ce tome 2, nous n'apprenons rien de concret sur cette menace. Il n'y a que des rumeurs, des "m'a-t-on dit", des hypothèses, des sous-entendus via les infos télé, la radio, les journaux et les réseaux sociaux mais ça fait aussi le charme du manga même si il y a une certaine frustration. Et puis, il y a ce garçon bizarre qui est apparu et qui m'intrigue et lui, je pense sérieusement qu'il est un "envahisseur". Certaines personnes pensent que le gouvernement japonais cache bien des choses sur cette menace (qu'il y a une censure autrement dit). Il est souvent dit que Tokyo est perdue, que les maladies vont se propager, que la radioactivité et la pollution vont s'accentuer vu que la capitale ne bénéficie plus du rayonnement solaire.


Kadode et Ôran sortent vraiment du lot, surtout Ôran qui est comme dans un autre monde, une jeune fille complétement décalée, elle est devenue mon personnage préféré. Elles n'ont pas grandement évolué, elles restent fidèles à elles-même et leurs amis sont de plus en plus mis en avant.

L'ambiance est toute particulière, l'univers est toujours aussi passionnant, le rythme est très lent. Ce n'est clairement pas un manga d'action, c'est plus du tranche de vie mais sur un fond de science-fiction/post-apocalyptique. C'est un pari risqué et pourtant, ça fonctionne parfaitement! Bravo pour l'originalité! Il doit même y avoir des messages cachés dans l'histoire, comme une satire de la société japonaise, de ce qui se passe dans le monde même. Il faudrait vraiment que je creuse à l'avenir!

Coup de cœur pour le graphisme. Le trait de crayon est très noir, les visages des personnages sont assez ronds mais le plus incroyable, c'est les détails! C'est extrêmement minutieux, les détails sont mis en avant et il faut vraiment prendre son temps pour observer chaque dessin tellement c'est riche! Rien que pour les décors, c'est bluffant de réalisme!

Je ne regrette pas d'avoir découvert le travail du grand Inio Asano même si c'est aussi tard! Et j'ai très envie de lire d'autres de ses œuvres (j'avais commencé Le monde formidable mais je n'ai pas du tout accroché). Franchement, DDDDD est un manga space qui vaut vraiment le coup d’œil même si je me doute qu'il ne plaira pas à tout le monde tellement c'est particulier aussi bien pour le graphisme que pour l'histoire! Mais il faut absolument tenter l'aventure!
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date : 12-06
Ce titre me faisait très envie depuis sa sortie et encore plus quand j'ai vu qu'il y avait aussi un film d'animation.

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Suzu, jeune femme originaire d'Hiroshima, voit sa vie basculait quand un jeune homme qu'elle ne connait pas, venant d'un village voisin vient demander sa main à sa famille. Peu de temps après, le mariage est célébré et Suzu doit quitter les siens pour vivre avec sa belle famille à Kure. C'est une toute nouvelle vie qui commence pour elle avec des inconnus, dans un autre village, avec un nouveau statut (celui d'épouse) et de nouvelles responsabilités. Elle veut à tout prix être agréable et pourtant, elle dénote, se fait remarquer par ses différences et sa maladresse. Elle finit par trouver sa place, à apprécier sa belle famille et à aimer son mari qu'elle avait déjà rencontré enfant lors d'une mésaventure sans s'en rappeler. Mais lors de cette guerre, Suzu va perdre beaucoup: son frère, sa nièce par alliance, sa main droite (ne pouvant plus pratiquer sa passion pour le dessin), sa ville natale, son amie et rivale Rin. Et pourtant, il faut continuer à vivre, malgré la tristesse et les difficultés. La fin démontre que la vie trouve toujours un chemin.


Ce genre d'ambiance japonaise à savoir tranche de vie m'a toujours fascinée et je l'ai bien retrouvée ici. Rien que quelques petites éléments décrits par-ci par-là et ça faisait son petit effet, mon imagination faisait le reste. J'ai appris plein de choses diverses et variées, notamment sur les traditions japonaises et ça m'a beaucoup plu.

Le contexte historique est aussi important bien qu'en arrière plan. On a en fait le point de vue des civils japonais lors de la Seconde Guerre Mondiale via celui d'un personnage principal. Par le biais de Suzu, on découvre les affres de la guerre: les bombardements, le rationnement, les abris anti-aériens, les évacuations, les allées et venues des navires, les alertes, les flash-infos et plein d'autres choses encore! ça paraissait si réel. Au bout d'un moment, j'avais l'impression que les habitants avaient vraiment pris l'habitude de cette épée de Damoclès au-dessus de leur tête. C'était leur quotidien, il fallait faire avec mais à force de ne plus craindre les attaques (qui n'aboutissaient pas toujours), la cruelle réalité les a vite rattrapée!

L'écriture est simple, jolie, fluide, presque poétique. Il y a beaucoup de sauts dans le temps et de chapitres qui se passent dans le passé qui sont nécessaires à la compréhension de l'histoire et aussi pour éviter les longueurs. ça manque peut-être d'une petite carte pour mieux se situer, ça n'aurait pas été de trop surtout pour ceux et celles qui ne connaissent pas trop le Japon, ses villes et provinces. J'ai eu un peu de mal avec les noms japonais au début surtout qu'il y a beaucoup de personnages mais je m'y suis faite.

Ce fut une très bonne lecture, à la fois pleine de douceur mais aussi de tristesse car il y a des moments assez durs au vu du contexte historique. J'ai désormais très envie de visionner l'adaptation cinématographique et lire le manga pour pouvoir comparer les trois supports.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Pika pour la découverte de ce roman.
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Je suis une adepte des mangas historiques et tranche de vie tels que Bride Stories ou bien encore Arte. Je ne pouvais pas passer à côté du phénomène Isabella Bird qui a d'ailleurs été un énorme coup de cœur!

Japon, XIXième siècle, Ere Meiji. Isabella Bird, jeune demoiselle anglaise débarque au Japon. C'est une exploratrice qui s'émerveille de tout, qui adore voyager et découvrir de nouveaux lieux, de nouveaux peuples, de nouvelles cultures. Aventurière mais aussi romancière car elle aime à partager ses expériences et ses découvertes. A peine arrivée, elle se doit de trouver un interprète parfait qui l'accompagnera dans son long périple. Et comment dire... ça ne va pas être une mince affaire! Et c'est un jeune homme japonais diablement beau qui parle anglais couramment, Tsurukichi Ito, qui va la démarcher spontanément, sans recommandation aucune. Son voyage s'annonce périlleux. Elle devra traverser des terres encore sauvages, très anciennes et elle a à cœur de découvrir le peuple aïnou. Ito n'a pas peur du chemin prévu par la lady et il semble être le parfait guide et interprète! Des problèmes vont ensuite se poser, notamment pour le passeport (ça prend du temps et la route qu'elle veut prendre n'est pas recommandable), les ragots sur elle mais tout cela va finir par s'arranger, au-delà de ce qu'elle imaginait! Elle va faire de sacrées rencontres, des bonnes comme des mauvaises. Elle va découvrir la gentillesse des autochtones, leur curiosité par rapport aux étrangers et aux femmes occidentales, la méchanceté des anglais établis au Japon et plein d'autres choses encore!

Isabella Bird est une femme admirable. C'est le genre de femme indépendante, intelligente mais avec quelques faiblesses, si expressive et enthousiaste, curieuse de tout et même assez drôle par moment. Franchement, elle me plaît beaucoup, on ne peut que s'attacher à elle. Je fus aussi bien surprise d'apprendre qu'elle a vraiment existé, réalisé des voyages et des expéditions dans divers pays du monde. ça m'a vraiment donné envie d'en savoir plus sur elle! A contrario, elle dénote complétement à côté d'Ito. Il est serviable, sérieux, calme et posé, un peu blasé parfois, patient, j'ai complétement craqué pour lui! Le duo est vraiment parfaitement assorti. Ito est celui qui peut la canaliser, la raisonner aussi quand il le faut. Leurs interactions m'ont vraiment plu et leur relation risque d'évoluer grandement à l'avenir. J'aime aussi le fait que beaucoup de gens ne croient pas en les capacités de l'héroïne d'entreprendre un tel voyage tout simplement parce que ce milieu est très hostile et parce qu'elle est une femme or Isabella veut faire changer les mentalités. Ce n'est pas parce que c'est une femme qu'elle ne peut pas faire ci ou qu'elle ne peut pas faire ça, et elle va le démontrer.

En même temps qu'Isabella, j'ai pu découvrir le Japon des années 1800 (cultures, traditions, langues, vie quotidienne...) et c'était fascinant. On sent vraiment que l'auteure s'est documentée pour que ce soit le plus réaliste possible. Dans ce genre de manga, je veux de l'authenticité et j'ai été servie!

Gros coup de cœur pour le graphisme qui est absolument divin. C'est extrêmement soigné, précis, les détails sont incroyables et bien mis en avant. Les dessins m'ont presque rappelé ceux de Kaoru Mori, mangaka de Bride Stories! Quel talent! J'ai pris beaucoup de plaisir et pris du temps pour analyser chaque dessin tellement c'est magnifique!

En bref, ce fut une énorme claque! Un coup de cœur autant pour l'histoire, pour les personnages et le graphisme! Et il me tarde de lire la suite, les deux derniers tomes sortis étant bien au chaud dans ma PAL! C'est un manga que je recommande vivement!
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Ce fut un plaisir de me replonger dans cet univers, de retourner à Bon Temps et de retrouver tous les personnages dont mes préférés (Pam et Eric). J'adore l'ambiance de cette saga qui fait très "américaine" et fantastique.

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Le bar de Sam, le Merlotte, où Sookie travaille en tant que serveuse a été incendié. Pourquoi? Par qui? Est-ce en raison de la condition de Sam? Car depuis quelques semaines, les métamorphes ont fait leur coming-out, plusieurs années après celui des vampires. Il y a également des tensions entre les communautés vampires, notamment entre Eric et Viktor, le bras droit du roi vampire Félipe (roi de trois États) et même Pam est dans une situation bien délicate car elle n'a pas le droit de transformer son aimée mourante. Et pour couronner le tout, la soeur de Debbie Pelt est persuadée que Sookie est impliquée dans la mort de sa soeur (ce qui n'est pas faux). Comme de coutume, Sookie se retrouve au coeur de nombreux problèmes et dangers!

Sookie se pose pas mal de question sur sa famille faé. Elle se demande bien ce qu'ils attendent tous d'elle. Elle va d'ailleurs en apprendre plus sur ses origines via une lettre que lui aura laissée sa grand-mère et les confidences d'un démon ainsi que sur son don/sa malédiction télépathique.

Elle est toujours en couple avec Eric pour mon plus grand plaisir car je suis méga charmée par ce vampire viking de plus de 1000 ans (Team Eric!). Mais elle est incertaine quant à l'avenir de leur relation. Beaucoup de questions et de problèmes se posent: sur leurs sentiments, sur leur "lien magique", sur le contrat qui lie Eric à une autre. Bref, c'est très compliqué.


Sookie oscille vraiment entre deux mondes: le monde réel/normal/"humain" et le monde surnaturel. Et là, j'ai vraiment senti que ça lui pesait de plus en plus. Dans les premiers tomes, elle était ravie que son quotidien soit perturbé par des nouveautés extraordinaires mais depuis quelques tomes, c'est le contraire qui se passe, elle tend plus à retrouver une vie plus tranquille.

Beaucoup de narration mais j'adore être dans la tête de Sookie. ça me permet de mieux la comprendre, de la connaître plus intimement. ça reste hyper fluide et si addictif que les pages se tournent très rapidement.

Ce fut une excellente lecture, que j'ai savouré. ça faisait très longtemps que j'avais mis La Communauté du Sud en pause mais ce n'est pas une saga dont les tomes s'enchaînent les uns à la suite des autres. C'est juste parfait d'en lire un de temps en temps afin de prendre beaucoup de plaisir pendant la lecture. de plus, ça m'a vraiment donné envie de revisionner toute la série télévisée!
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date : 15-05
Le thriller n'est pas un genre littéraire que j'affectionne particulièrement, je n'en lis que très rarement. Il faut vraiment que le résumé me donne très envie de découvrir l'histoire et pour Séquestrée, ça a été le cas!

Annie est une agent immobilière de 32 ans, qui vit simplement (bien qu'elle ait pas mal de problème avec sa mère) jusqu'au jour où son monde va complétement basculer. Lors d'une visite, elle va être kidnappée par un homme et séquestrée dans une maison dans un bois à l'écart de tout pendant un an. Nous découvrons via des séances avec sa psy ce qui s'est passé, ce qu'elle a ressenti et ce qu'elle vit au quotidien après son retour à la vie normale.

Annie a un sacré caractère, un franc parler, une façon de parler (qui ne plaira peut-être pas à tout le monde). Il y a un avant et un après. Et je trouve que ce côté de sa personnalité a grandement évolué et c'est normal, ce qu'elle a vécu l'a profondément changé/affecté. Je l'ai même trouvé un peu "folle" parfois mais je la comprends parfaitement. J'ai trouvé Annie extrêmement forte et courageuse. Tout ce qu'elle a vécu et enduré pendant sa séquestration... mais c'est clairement l'enfer! Mais le pire, c'est "l'après", le retour à la "civilisation" car elle ne pourra jamais s'en remettre complétement. J'ai eu beaucoup de peine pour elle, pour son enfant aussi et je l'ai applaudi quand elle a pu se libérer même si son acte allait avoir des répercussions par rapport à la société et la justice.

Le Monstre (c'est comme ça qu'elle désigne son bourreau et c'est justifié) n'a rien laissé aux hasard. Rien pour se défendre, rien pour s'évader. C'est un malade, psychopathe, manipulateur et méticuleux, adepte du harcèlement psychologique, violent, pratiquant le même schéma chaque jour (il reproduit le même qu'il subissait enfant avec sa mère). C'est un homme qui veut contrôler la vie d'Annie, son corps même, c'est un contrôle total de sa personne et ce n'est pas un euphémisme! Et bien sûr, à chaque incartade, sa punition. Mais il y a pire que lui (oui, c'est possible!) et quel choc! J'ai été méga surprise par le dénouement de cette histoire, je ne m'y attendais pas! Je n'en dirais pas plus mais cette histoire a pris des proportions énormes! Comme quoi, il ne faut pas toujours se fier aux apparences et que tout est possible!

L'écriture est très fluide, très moderne et percutante. C'est écrit à la première personne du singulier, on est donc au plus près d'Annie, qui nous parle comme si nous étions sa psychologue. L'auteure n'hésite pas à impliquer le lecteur dans l'histoire et ça m'a beaucoup plu. C'est un véritable page-turner, les pages défilent à une vitesse folle et je voulais toujours en savoir plus.
A force d'avoir parlé de cette lecture à ma mère, je lui ai donné envie de le lire alors qu'elle ne lit absolument pas (elle a envie de s'y mettre, ce sera sûrement très prochainement) et ça m'a fait plaisir. Le partage, donner envie, c'est important et ce roman en vaut vraiment la peine!

Ce n'est pas le premier thriller que j'ai lu mais c'est le meilleur lu jusqu'à maintenant! Une lecture que j'ai beaucoup aimé, qui m'a fait passer par toute une palette d'émotions. C'est vraiment une histoire absolument terrifiante, tordue et malsaine, qui prend aux tripes. On ne peut sortir indemne d'une telle lecture, on ne peut pas être insensible face à une telle histoire, surtout quand on sait que ça pourrait être une histoire vraie!
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date : 04-05
Jaws (Les dents de la mer en français) fut ma première lecture en VO. Et je n'ai clairement pas choisi la plus facile pour commencer. C'était un petit challenge personnel (je voulais me prouver à moi-même que j'étais capable de lire un livre anglais en entier, pour me remettre dans le bain), je l'ai réussi et j'en suis fière! Mon choix s'est surtout porté sur ce titre car je connaissais le film par cœur, je pensais que ça m'aiderait et ça a été le cas dans l'ensemble.

Le film m'a terrorisé pendant mon adolescence avant que ça ne devienne un vrai coup de cœur (je parle du premier film, le vrai!). C'est un classique à voir et à revoir! J'avais donc très envie de découvrir le roman qui avait inspiré le film.

L'histoire se passe sur Amity Island, au Sud de Long Island. Une ville toute tranquille où il ne se passe pas grand chose. Mais tout va basculer quand le corps (en partie) d'une étrangère est retrouvée sur la plage. Attaque de requin. Et pourtant, la ville ne veut rien faire, ne veut pas écouter le chef de la police, Martin Brody qui veut à tout prix fermer les plages le plus longtemps possible et pour quoi? Car l'été est là et l'île dépend exclusivement du tourisme estival pour survivre. Quand on crie "requin", personne ne vient ou tout le monde s'enfuit. Mais voilà, quelques temps plus tard, une seconde victime est à déplorer et cette fois, c'est un petit garçon. Et là, tout va exploser!

Il a des choses en plus, notamment le point de vue (ou presque) du Grand Blanc (pour comprendre ses attaques, ses instincts), la relation du couple Brody et les déboires du maire de la ville. Mais je retiendrais surtout les différences: l'attaque du petit garçon, plus d'attaques mortelles, une chronologie pas toujours respectée, un rythme plus lent, une focalisation sur les personnages au détriment du requin, 3 enfants Brody au lieu de deux, la relation Matt/Ellen, la mort de Matt.

Âmes sensibles s'abstenir. Certaines descriptions étaient assez horribles. ça m'a fait froid dans le dos, j'arrivais à visualiser la scène. Les descriptions des attaques et des actes du requin sont très éprouvantes même en anglais.

Les dialogues étaient beaucoup plus aisés à comprendre que les descriptions. Je m'évertuais à comprendre le sens global d'une phrase, d'un paragraphe. Oui, j'ai quand même dû utiliser un dictionnaire parce que le niveau d'anglais est plutôt confirmé. Je lisais un ou deux chapitres par jour, ce fut un bon entraînement.

Je regrette que ça ne fasse pas plus "peur", que ça ne soit pas plus "stressant". Il y a aussi énormément de longueurs, des moments où je me suis ennuyée. La première partie était passionnante; la seconde était la moins bien, la plus longue et inintéressante; et la troisième relevait le niveau puisqu'elle se concentrait sur la chasse au requin. Ce qui est aussi très dommage, c'est que le requin n'est pas assez présent. Pour moi, c'est quand même la vedette de l'histoire!

Ce fut intéressant de découvrir l'opinion de l'auteur par rapport aux requins, à la défense des mers et océans alors qu'il a quand même écrit un roman qui ne met pas cet animal en valeur, bien au contraire et ça m'a rassuré car c'est un sujet qui me tient à cœur.

Finalement, il y a pas mal de différences. Le film a pris énormément de libertés et c'est tant mieux en un sens car il n'y a aucun temps mort. J'ai donc une préférence pour ce dernier. Une première lecture assez compliquée. La prochaine fois, j'essaierai de trouver un livre beaucoup plus simple, peut-être un livre jeunesse. Et si l'occasion se présente, je lirais le roman en français car je suis forcément passée à côté de plein de choses!
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date : 03-05
Ma découverte des yaoï est toute récente. Je n'en avais lu que deux jusqu'alors et ces deux lectures n'ont pas été sensationnelles. Ce titre m'a tapé dans l’œil, le sujet promettait d'être intéressant et même d'actualité, je l'ai d'ailleurs trouvé assez réaliste dans l'ensemble.

Chiaki et Kazuma sont un couple homosexuel très soudé depuis 8 ans même s'ils ne vivent pas encore ensemble, Kazuma faisant traîner les choses. Leur vie va être complétement chamboulée quand Tomoé, leur amie d'enfance et même presque une sœur pour eux, va les retrouver après tant d'années, enceinte jusqu'au cou. Elle va donner naissance à une petite fille du nom d'Ayumi. Au bout d'un an, Tomoé va devoir repartir travailler à l'étranger en tant que photographe de terrain dans des territoires bien trop dangereux pour une enfant, aussi la laisse-t-elle aux bons soins des deux hommes qui vont devenir malgré eux pères de substitution. Leur train-train quotidien va s'en trouver totalement perturbé! Le bonheur, l'amour vont être au rendez-vous mais les difficultés aussi! Leur vie va changer à tout jamais!

La petite Ayu est tellement adorable, difficile de ne pas fondre devant ce petit bout de chou. Mes passages préférés sont ceux la mettant en avant. On la voit grandir et évoluer tout au long du tome. J'ai beaucoup aimé la relation des deux papas poules et d'Ayu. Ils la considèrent comme leur propre fille mais elle reste avant tout celle de Tomoé. Ils n'oublient jamais cette vérité. Et ce qu'ils vivent depuis quelques années avec Ayu les poussent à réfléchir à leur avenir, sur le fait d'avoir leur propre famille. Je trouve quand même assez dommage que Tomoé ne soit pas plus présente pour sa fille. Elle fait partie de sa vie, certes mais elle est toujours à l'étranger, elle ne vit pas vraiment avec elle, elle ne partage pas les plus grands moments de la vie d'une petite fille. J'ai apprécié aussi le fait qu'Ayu s'affirme quand les autres enfants la trouvent bizarre car elle a deux papas. Ce sujet aurait d'ailleurs mérité plus d'approfondissement. Une autre chose importante aussi, Chiaki et Kazuma ont le soutien de leurs proches, de leurs propres mères, de leurs amis et ça, c'est chouette.

Il y a beaucoup de scènes vraiment très explicites (ce n'est pas un euphémisme!). C'est un manga pour public averti surtout. J'ai eu un peu peur que la romance, que ces fameuses scènes de sexe prennent trop de place au détriment de la relation des deux protagonistes avec la petite Ayu mais finalement, non, ça n'a pas été le cas.

J'ai bien aimé le graphisme, très épuré, très joli. Les expressions du visage et les émotions sont bien retranscrites. Il y a peut-être un peu trop de détails (écrits) dans les dessins à mon sens, ça capte trop le regard. Au bout d'un moment, je n'avais plus envie de les lire!

C'est sans aucun doute un titre qui plaira aux adeptes du genre, c'est certain, et c'est même parfait pour débuter, pour découvrir le boy's love. En tout cas, c'est le meilleur yaoï que j'ai lu jusqu'à maintenant. La seule chose que je pourrais vraiment reprocher à ce manga, c'est le grand nombre de scènes de sexe. Il n'y avait pas besoin d'en mettre autant. Bref, ce fut une très jolie lecture, pleine de douceur et d'amour.

Je remercie grandement Babelio et les éditions Taifu Comics pour la découverte de ce titre.
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date : 29-04
J'ai emprunté ce manga sur un coup de tête pour un challenge, la couleur jaune ayant été l'élément recherché. Je n'ai pas cherché à en savoir plus, je voulais être surprise et découvrir le travail de cette mangaka que je ne connaissais absolument pas.

Ce tome regroupe plusieurs petites histoires au nombre de 18. Une histoire/un chapitre. Certaines sont plus longues que d'autres (maximum deux chapitres) et peuvent être séparées par d'autres histoires mais je n'ai pas compris pourquoi.

L'amour est mise en scène, sous toutes ses formes, les bonnes comme les mauvaises (les mauvaises surtout). Il s'en dégage beaucoup de nostalgie, de tristesse et de douleur mais je ne me suis pas vraiment apitoyée sur le sort des personnages. On y parle de l'amour bien sûr, de ruptures (amicales et amoureuses), de prostitution, de différences d'âge, de regrets, de problèmes de couple, de souvenirs, de jalousies, de l'éloignement, de retrouvailles, de monotonie...

Il y a des scènes de sexe évidemment mais rien de choquant, la majorité étant sous-entendues. On ne voit pas grand chose en somme, tout est dans la finesse et la subtilité.

Ce manga m'a rappelé les histoires, quelque peu l'ambiance et le graphisme du grand Kazuo Kamimura dont j'admire le travail. Le graphisme m'a donc plu dans l'ensemble. Simple mais efficace, avec un sacré contraste entre le noir et le blanc. Le design des personnages n'est pas vraiment recherché, j'ai d'ailleurs eu du mal avec les faciès des personnages. Les personnages sont sur le devant de la scène au détriment du décor et du fond.

Je ne dirais pas que j'ai été déçue, c'est juste que les histoires sont bien trop courtes, ce n'est donc pas creusé en profondeur. J'aimerais vraiment découvrir les autres œuvres complètes de cette mangaka pour me faire un meilleur avis, ce sera donc à l'occasion.
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date : 25-04
La couverture m'a tapé dans l’œil, elle vendait du rêve, aussi me suis-je laissée tenter par cette BD qui ne m'a absolument pas déçue!

Louise est une jeune femme qui vit avec ses fantômes, qui ne la quittent jamais. Le deuil n'est pas chose aisée mais cela la pénalise dans sa vie quotidienne, pour nouer des liens avec les vivants notamment. Elle est vraiment très malheureuse jusqu'au jour où une petite fille, Phekda, prétendant être une étoile de la constellation La Grande Ourse, va venir sur Terre. Les étoiles réconfortent les enfants mais elles vont faire une exception pour Louise (qui a grandi avec la tristesse toujours dans son coeur), d'où la présence de Phekda. Elle va l'emmener dans des lieux qui sont marqué sa vie, des lieux dépaysants chargés de magie, faisant appel à des personnes, des animaux et des créatures fabuleuses avec des épreuves à passer pour pouvoir avancer. Son voyage va être extraordinaire, pour comprendre le sens de la vie et de la mort!

C'est une BD plein de douceur, de beauté qui m'a rappelé un conte fantastique, enchanteur, féerique avec un voyage initiatique tout du long.

Il y a une belle morale, de beaux messages: les êtres aimés et perdus ne nous quittent jamais vraiment; il ne faut pas vivre dans le passé mais il faut avancer; chaque instant de la vie est précieux.

Le graphisme est sublimissime, les couleurs sont divines. C'est délicat, aérien, j'en ai vraiment pris plein la vue, j'ai pris mon temps pour ne rater aucun détail. J'ai trouvé qu'il n'y avait pas énormément de dialogues, tout passe vraiment par le dessin qui est l'atout de la BD.

J'ai été subjuguée, charmée par cette BD qui n'est peut-être pas un coup de cœur mais une très bonne lecture. Je crois que c'est la plus belle BD qui m'ait été donné de lire jusqu'alors! Je la recommande vivement, et j'aimerais l'avoir en ma possession pour la relire encore et encore!
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date : 20-04
Quand je choisis un manga à la médiathèque, j'y vais au feeling. Je peux être attirée par un titre ou par une couverture. En revanche, j'évite de jeter un œil au graphisme et de lire le résumé, je préfère me lancer dans la lecture sans rien savoir, et être agréablement surprise. Malheureusement, ça ne peut pas fonctionner à tous les coups et je tombe sur des mangas qui ne me plaisent pas. ça a été le cas avec Voyage au bout de l'été.

Makoto est un jeune fonctionnaire qui a un peu honte d'avoir pour passion de dessiner des mangas pour les filles, les fameux shojos. Sa vie va basculer quand il va rencontrer Kureha, une lycéenne très différentes des autres. Elle va être sa première lectrice et elle va être touchée par son œuvre, ayant passée par toutes les émotions. Elle va le pousser à se lancer car son manga mérite d'être publié et lu. Sur un coup de tête, ils vont partir tous les deux pour Tokyo. Tout ne va pas se passer comme prévu quand l'éditeur va croire qu'elle est l'auteure et lui seulement son accompagnateur! Par-delà, ils vont apprendre à se connaître et chacun va profondément changer la vie de l'autre.

Il y a une assez grande différence d'âge entre les deux personnages et je ne sais pas, ça m'a un peu gêné (lui a 27 ans et elle en a 16). Dans le manga Takane et Hana de Yuki Shiwasu (qui est un manga coup de cœur), les deux protagonistes ont la même différence d'âge et pourtant, ça ne me choque pas (il faut dire que Takane est très peu mature!). Makoto fait beaucoup plus adulte, déjà dans la vie active, il est assez timide et solitaire, peu sûr de lui alors que Kureha est une fille enthousiaste, exubérante, qui n'a pas sa langue dans sa poche. C'est le jour et la nuit, un duo atypique mais je ne me suis pas attachée à eux. De plus, il y avait des passages consacrés aux membres de la famille de Kureha, ayant chacun des problèmes bien spécifiques. J'ai eu du mal à comprendre qu'ils étaient de sa famille et j'ai trouvé ça inutile et brouillon.

Il faut aimer les graphismes simples au possible, le côté vintage des vieux mangas. ça manquait de relief, de profondeur, de détails pour moi. C'est très épuré, dans les tons gris et blancs. Il y avait aussi trop de cases qui se ressemblaient, qui étaient inutiles.

C'est une déception. Je me suis vraiment ennuyée et plus d'une fois, j'ai failli abandonner ma lecture. Je n'ai pas été sensible à l'histoire qui n'a en soi pas de réel intérêt et le graphisme n'a pas aidé. Je ne peux donc pas recommander ce one-shot.
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Je suis une grande fan de Star Wars mais je ne le suis pas forcément du personnage de Leïa. Je l'aime plutôt bien mais pas comme Han ou Luke. ça ne m'a pas empêché d'emprunter ce one-shot focalisé sur elle. Mais il n'a malheureusement pas été à la hauteur.

L'histoire se situe à la fin de l'épisode 4 (Un nouvel espoir), après que la Résistance et Luke Skywalker tout particulièrement aient détruit l’Étoile Noire, donnant un sacré coup à l'Empire. Luke, Han et leurs compagnons sont vus comme des héros mais ce n'est pas pour autant que la galaxie est sauvée, l'Empire est toujours bien présent et puissant. La Résistance doit trouver très vite une nouvelle base. Mais on essaie d'écarter la princesse Leïa, princesse de la défunte planète Aldorande, soit disant pour la préserver, pour son bien. De plus, elle n'est pas très bien vue par certain(e)s qui la voient comme une princesse "froide" et sans cœur. Leïa va devoir faire ses preuves. Accompagnée par une pilote, Evaan, qui ne l'apprécie pas des masses, elles vont tenter de sauver les derniers aldorandiens de la galaxie. Elles vont affronter de nombreux dangers: les résistants, les impérialistes et les personnes malintentionnées.

Les deux femmes vont bien évidemment finir par s'apprécier, se comprendre, se faire confiance. Leurs petites piques du début étaient sympas mais rien à voir avec celles dont elle a l'habitude avec Han Solo qui sont exquises. J'ai trouvé que Leïa était plutôt fidèle à elle-même: un caractère de feu, tenace, pensant toujours aux autres, loin de l'idée qu'on se fait d'une vraie princesse, une femme d'action.

Je ne suis pas hyper fan du graphisme. Je m'attendais à toute autre chose. Le design des personnages est assez spécial, c'est ce qui m'a le plus gêné en plus de la simplicité des dessins. Par contre, les couleurs étaient jolies.

Je n'ai pas été transcendée par l'histoire. A vrai dire, je me suis presque ennuyée. Ce n'est pas une mauvaise lecture mais je m'attendais à mieux. Ce n'est clairement pas un comics indispensable et je ne le recommande pas forcément car il y en a énormément qui sont fameux de l'univers de Star Wars.
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Twilight, c'est une des sagas qui ont marqué mon adolescence, mes années lycée notamment. Je l'avais commencé avant même que ça devienne un véritable phénomène littéraire. Nous avons ici le point de vue de Bree (écrit à la première personne), une jeune vampire nouveau-née apparue briévement dans le tome 3 de Twilight (Hésitation) pendant la guerre menée par la terrible et insaisissable Victoria contre les Cullen.

Nous entrons directement dans le vif du sujet. Nous suivons Bree, transformée en vampire depuis déjà trois mois, qui survit comme elle peut car les groupes de vampires et encore plus les nouveau-nés sont complétement instables et s'entretuent. Elle va se découvrir des points communs avec Diego, un vampire de onze mois et tous deux vont en découvrir plus sur eux, sur leur condition de vampires, sur leurs capacités et plus que tout, vont se demander ce que trafique Riley, leur meneur et ce qu'ELLE attend d'eux (à savoir Victoria, leur créatrice qui reste dans l'ombre). J'ai donc pu voir à quel point ils étaient tous endoctrinés, aveuglés et manipulés jusqu'à la fin.

J'ai toujours cru que les vampires nouveau-nés de Victoria étaient des monstres sanguinaires sans état d'âme... je m'étais complétement trompée! C'est donc un nouveau regard que j'ai porté sur eux, sur la saga en général, mais en même temps, je ne pouvais que le penser vu que dans Hésitation, je n'avais que des sous-entendus comme quoi ils ravageaient Seattle, je ne pouvais pas les voir autrement que ce qu'ils semblaient être à première vue.

Bree _ et c'est bien malheureux _ aurait pu avoir une chance avec les Cullen, avoir sa place parmi eux. A l'époque, je ne ressentais rien vis-à-vis d'elle, c'était une pure inconnue qui n'avait pas eu de rôle important, je ne pouvais donc pas ressentir de pitié ou de compassion pour elle. Mais avec ce tome, j'ai pu réviser mon jugement et franchement, elle ne méritait pas cette triste fin.

J'ai juste appris quelque chose d'assez important, qui me semble, n'était que sous-entendu dans le tome 3, à savoir que les Volturi, du moins, leurs émissaires ont rencontré Victoria et l'ont laissé continuer à cibler le clan Cullen, en sachant que quand bien même, son armée réussirait, la mort les attendraient tous car les Volturi ne peuvent pas les laisser vivre selon les lois qui régissent le monde des vampires.

L'écriture est fluide, agréable, addictive, entraînante... Stephenie Meyer a toujours eu ce talent d'écriture qui vous fait tourner les pages à toute vitesse!

Ce roman n'est clairement pas indispensable mais je pense que tous ceux qui ont apprécié ou adoré Twilight l'auront lu ou vont le lire. C'est un petit complément sympathique, qui mine de rien comble des manques dans l'histoire et peut-être, comme pour moi, fera changer votre vision de la saga.
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Inio Asano est un grand mangaka japonais très connu, à l'immense talent et pourtant, jusqu'à ce jour, je n'avais jamais lu aucune de ses œuvres. Et j'ai eu tort de mettre autant de temps pour m'y mettre!

Le Japon et surtout ses Tokyoïtes ont vu leur vie basculée radicalement à cause d'une invasion extraterrestre qui se traduit par l'apparition d'une espèce de vaisseau géant qui stationne au-dessus de la capitale, qui va provoquer des catastrophes (accidents, mouvements de foule, destruction...) causant des milliers de morts en à peine quelques heures! L'état d'urgence est déclaré et d'autres nations essaient d'aider le Japon. Trois ans plus tard, de nombreuses morts sont à déplorer, des disparitions mystérieuses aussi et personne ne sait ce qui se passe vraiment, ni qui sont ces envahisseurs, ni à quoi ils ressemblent, ni ce qu'ils veulent au juste car c'est silence radio. Les attaques sont rares mais le plus gros problème, c'est que le vaisseau empêche les rayons du soleil de traverser, ce qui entraîne une plus grande pollution et une explosion des maladies, entre autres! C'est dans ce contexte que nous suivons la vie au quotidien de Kadode et Oràn.

Kadode et Oràn sont deux jeunes filles qui sortent vraiment du lot, elles ne pensent pas et n'agissent pas comme des ados de leur âge. Elles sont vraiment originales et je me suis quelque peu attachée à elle. J'apprécie le fait qu'elles soient deux geeks, car je le suis un peu également. Oràn est peut-être ma préférée. Elle est complétement dans la lune, comme si elle venait d'une autre planète, très excentrique, un peu folle. J'ai plus de mal à cerner Kadode en revanche. Elle aussi est spéciale mais d'un autre genre. Elles sont toutes les deux très proches, partageant tout et je trouve que c'est une belle amitié, très intense.

Je reste très intriguée par l'histoire. Du début à la fin, je suis restée sur ma faim, dans l'attente qu'il se passe quelque chose de fou (comme Kadode qui espérait que les envahisseurs viennent bousculer leur vie de façon radicale), qu'il y ait de l'action et en fait, non! Mais c'est ça aussi qui fait le charme du manga. Le côté science-fiction est presque secondaire, les événements liés aux envahisseurs ne sont que le fond de l'histoire, on se concentre donc sur la vie des deux personnages principaux, et l'on découvre ce qui se passe par leur biais.

J'ai apprécié les différents thèmes abordés qui restent sous-jacent: l'aspect militaire, l'amitié, l'amour, l'écologie (pollution, maladies...), la coalition mondiale, la censure, l'information... D'où une partie de sa grande originalité. C'est de la science-fiction, du post-apocalyptique très space, mais vraiment intéressant, mêlé à du tranche de vie (oui, oui!).

J'ai eu un gros coup de cœur pour le graphisme qui est vraiment très particulier (et je pense reconnaissable d'une saga à l'autre). Le trait de crayon est extrêmement noir, les visages sont très ronds, les détails sont juste complètement dingues! Je ne regrette absolument pas la découverte parce que c'est de l'art!

Ce manga est un véritable OVNI. Ce titre ne plaira pas à tout le monde, c'est certain, néanmoins, c'est à découvrir absolument pour se faire son propre avis. En tout cas, il est certain que je vais lire tous les tomes parce que je suis méga curieuse de connaître le fin mort de l'histoire!
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date : 18-03
Je n'avais jamais entendu parler de ce manga mais quand je suis tombée dessus à la médiathèque, je n'ai pas pu résister surtout au vu de la couverture qui m'a un peu rappelé les films d'animation des Studios Ghibli.

Taro est un jeune ado qui vient de perdre son grand-père, qui est obligé de vivre seul, d'envisager de se trouver un petit job pour survivre et qui pense donc à arrêter l'école, et qui pense devoir abandonner sa passion pour l'astronomie. La vie de Taro va être bouleversée au-delà de tout car il va être témoin d'un événement étrange: une fille qui tombe du haut du Nanja Monja, gigantesque arbre sacré. Mais en arrivant sur place, il ne va retrouver que les vêtements de la demoiselle mais aucune trace d'elle. En rentrant chez lui, il va se rendre compte qu'elle est bien revenue avec lui mais qu'elle est minuscule, pas plus grande qu'un doigt! Tous deux ont du mal à y croire, elle-même ne sait pas comment elle a pu rétrécir! Taro va l'aider à trouver son pendentif perdu, qui a une valeur sentimental et qui, par le plus grand des hasards, va passer de mains en mains. Les amis de Taro vont le pousser à revenir à l'école, où il apprend qu'on ne parle que de l'histoire de Sora comme quoi elle aurait été enlevée par des hommes. Font aussi leur apparition, d'étranges personnages qui sont aussi minuscules que Sora et qui se déplacent incognito dans la nature en se déguisant en grenouilles!

Taro et Sora se découvrent des points communs, et c'est comme si le destin avait fait en sorte de les faire se rencontrer d'une façon ou d'une autre. Tous deux souffrent de la solitude. Quant au Nanja Monja, il n'est clairement pas un arbre comme les autres et renferme bien des secrets qu'il me tarde de découvrir. Je veux aussi savoir qui sont ces jeunes gens minuscules qui traînent un peu partout, et je pense qu'ils ont un lien avec le Nanja Monja justement et peut-être aussi avec la légende des enfants disparus. Pour l'affaire de Sora, on a justement les points de vue de plusieurs personnages via des flashback, qui nous permette de tisser un lien ténu vers ce qui s'est vraiment passé.

On a un mélange entre du tranche de vie avec une pointe de fantastique. ça me faisait l'effet d'un conte japonais. L'ambiance est toute particulière, ce fut reposant et plein de mystères. J'aime ce genre d'ambiance dans un petit village où tout le monde se connaît, où toutes les générations sont représentées, avec un arbre sacré et même son assemblée de vieillards qui veillent sur le village, où l'amitié, la famille, l'entraide entre villageois est de mise. ça me réchauffe toujours le cœur, et me rappelle même par certains côtés Barakamon. Et franchement, je l'aurais bien vu adapté en film! Il n'y a donc pas eu que la couverture qui m'a fait pensé au studio Ghibli!

J'ai eu des a priori sur le graphisme au début par rapport à la couverture (j'évite de regarder le graphisme et le résumé, je préfère les surprises, qu'elles soient bonnes ou mauvaises en empruntant un manga) mais en fait, j'ai beaucoup aimé. Le minimalisme est poussé à l'extrême, les visages sont très expressifs et le design des personnages n'est pas si mal en fin de compte. J'ai donc été vraiment charmée.

C'est un manga qui sort de l'ordinaire et c'est vraiment dommage qu'il ne soit pas plus connu que ça. En tout cas, je le recommande à tous ceux qui aime le tranche de vie et le fantastique. Pour ma part, j'ai beaucoup aimé et je suis assez impatiente de découvrir la suite!
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Je lis rarement des essais mais je dois dire que le sujet traité ici m'attirait énormément car je suis fascinée par les Vikings, surtout depuis que j'ai découvert la série télévisée diffusée sur la chaîne History et qui est d'ailleurs un énorme coup de cœur. Je savais que la famille Lodbrock a vraiment existé, aussi voulais-je en savoir plus, et quand j'ai vu le nom des fameux protagonistes (Ragnar, Björn, Rollon...), je me suis dit pourquoi pas? Mais ça n'a absolument pas été ce que j'avais imaginé.

Joël Supéry tente à démontrer principalement que les invasions vikings n'étaient pas le fruit du hasard, que leurs cibles étaient choisies avec soin, qu'ils pouvaient aller très loin dans les terres et très loin en mer, qu'ils avaient des visées commerciales et même politiques. Les attaques et prises de villes ou territoires étaient organisées. Les Vikings ont envahi tous (ou presque) les territoires d'Europe dont les plus grands, voulant étendre toujours plus leur territoire et leurs routes commerciales. On les a beaucoup sous-estimé au fil des siècles alors qu'ils ont fait des choses extraordinaires!

Il critique aussi également certaines idées/hypothèses/théories d'historiens du temps passé comme des plus récents, démontrant des oublis, des erreurs, un manque de recherche, entre autres, tout en argumentant bien sûr. Mais a-t-il raison pour autant? Qu'est-ce qui est vrai et qu'est-ce qui ne l'est pas? On ne peut pas le savoir réellement.

J'étais obligée de comparer avec la série télévisée, qui est un de mes seuls points de repère, qui, il faut le dire, est plus une fiction qu'autre chose (je pensais qu'il y avait de vrais faits historiques mais en fait, les personnages, événements, lieux ou chronologies n'étaient pas toujours respectés, je pense notamment à l'attaque de Paris menée par Ragnar Lodbrock ou l'infiltration de Ragnar dans Paris grâce à sa "mort", en fait, ce n'était pas à Paris et ce n'était pas Ragnar mais un autre grand chef du nom d'Hastein. J'ai pu retrouvé des événements et des personnages qui sont bien présent dans la série: Ingvar, Guthrum, le roi Harald, la mort de Ragnar, l'aigle de sang infligé au roi de Northumbrie, la traversée des terres avec les drakkars sur des rondins de bois, le roi du Wessex, Alfred, Ubbe, Rollon... J'ai pu découvrir d'autres chefs vikings dont je n'avais jamais entendu parler jusqu'à alors et qui pourtant ont aussi fait de grandes choses comme Ragnar et Björn: Hastein et Asgeir notamment.

C'est assez complexe, dur à appréhender, je n'ai pas été fan du format au final. Un livre à lire à petite dose car il y a bien trop d'informations à digérer mais qui reste vraiment très intéressant si l'on veut en savoir plus sur les Vikings bien qu'il ne faille pas s'attendre à en apprendre plus sur leur culture et autre, mais si l'on veut en savoir plus sur les invasions.
Merci à Babelio et aux éditions Autrement pour l'envoi de ce livre.
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date : 09-03
Je ne connais pas énormément Angélique, la fameuse Marquise des Anges créée par l'auteure Anne Golon même si j'ai vu l'adaptation cinématographique la plus récente; d'ailleurs, ça ne m'avait pas plus intéressé que ça mais je ne sais pas, j'ai eu envie de me lancer dans le manga et je ne regrette pas!

Spoiler(cliquez pour révéler)
Ce premier tome retrace principalement l'enfance d'Angélique, au XVIIième siècle, en France et plus précisément dans le Poitou où elle vit avec sa très grande famille sur plusieurs générations issue de la noblesse et qui pourtant a de graves problèmes financiers. Angélique est une petite fille qui donne du fil à retordre à toute la maisonnée. Son éducation laisse à désirer, elle ne veut pas s'embarrasser des carcans de la société, de ce que son statut de fille veut dire, elle veut être libre de faire et dire ce qu'il lui plaît, et qui passe beaucoup de temps avec son ami Nicolas issu du peuple. Tous deux vont voir des horreurs quand le village de Nicolas va être attaqué par des bandits... laissant les survivants désœuvrés. Angélique décide alors de les aider en les ramenant chez elle mais le château ne sera pas non plus en sécurité. Heureusement, le retour du père d'Angélique et de ses hommes permet d'éviter le pire. On découvre aussi qu'Angélique va très souvent voir une vieille femme appelée Mélusine que l'on traite de sorcière mais qui est en fait une guérisseuse, et qu'elle l'aide dans ses tâches. Et l'arrivée de son cousin Philippe va provoquer bien des émois chez la demoiselle et entre eux, ça va créer de vilaines étincelles! Par son biais, nous en apprenons plus sur la France d'avant la Révolution, soit un demi siècle avant, pendant cette période qu'on appelle La Fronde, un pays qui est en plein mutation sur bien des plans.


Angélique est vraiment adorable, elle m'a plu dès le début. Elle est jolie, bien espiègle, curieuse de tout, elle n'a pas besoin de grand chose pour être heureuse et elle est loin de l'image de la noblesse. Elle ne se laisse pas faire et aime à aider ceux qui en ont le plus besoin.

J'ai été assez surprise car je m'attendais à un manga très jeunesse mais il ne l'est pas vraiment finalement car on y parle de sujets très sensibles (comme des abus, des meurtres, des vols), d'économie, de religion, de politique et j'ai trouvé l'aspect historique assez complexe d'où ma confusion mais c'est surtout car je ne connais pas du tout cette période de l'Histoire de France.

Le manga se lit dans le sens occidental puisqu'il s'agit d'un manga français. Le graphisme fait très jeunesse (alors qu'à mon sens, il ne l'est pas), est très joli et agréable. Il y a même beaucoup de planches sans dialogue et du coup, les scènes se prolongent. J'ai pris plaisir à prendre mon temps en observant chaque dessin d'une réelle simplicité.

Une lecture fort sympathique donc, qui m'a vraiment donné envie de poursuivre l'aventure en compagne d'Angélique, surtout que c'est une courte série en 3 tomes (du moins, il me semble).
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Je me répète à chaque fois mais je suis une immense fan de la saga Assassin's Creed depuis des années, saga que j'ai découvert avec les jeux vidéos (avec le second opus pour être plus précise) et mon amour pour AC n'a jamais failli. Unity, en terme de jeu, est sans doute celui qui m'a le moins plu mais ce n'est pas à cause de l'histoire (qui était pour le coup, fascinante car j'ai toujours voulu en savoir plus la Révolution Française) mais à cause du gameplay extrêmement dur et pénible.

On fait une grande plongée dans l'histoire de France, pendant des événements importants qui ont ébranlé et profondément changé notre pays. Nous découvrons tout cela par le biais d’Élise, jeune noble destinée à devenir le Grand Maître de l'ordre des Templiers de France. Templière comme ses défunts parents qu'elle cherchera à venger par tous les moyens, c'est une jeune femme pas comme les autres, qui ne veut pas s'embarrasser des carcans de la société et qui a toujours voulu être libre de ses choix. Élise a également un sacré tempérament, aussi flamboyant que sa chevelure. Nous découvrons son enfance différente de celles des autres, ses débuts en tant que Templière, ses premières expériences sur le terrain, ses erreurs et ses victoires.

Arno et Élise étaient si semblables. Bien qu'ils appartenaient à deux ordres différents et ennemis depuis la nuit des temps, ils ont eu des parcours similaires, et leur amour était grand, bien qu'ils ne se soient jamais vraiment connus totalement. Ils sont vraiment les amants maudits de la Révolution Française, l'expression est juste.

Ce n'est pas vraiment une retranscription de l'histoire du jeu vidéo même en roman comme ce fut le cas pour certains autres tomes; là, le héros du jeu, Arno Dorian découvre le journal intime de celle qu'il aimait depuis son enfance, Élise De La Serre. Nous découvrons donc en même temps que lui les pans du passé d’Élise et tous ses secrets. Il y a aussi des extraits des journaux d'Arno pour appuyer quelques éléments importants. Ce n'est qu'à un peu plus de la moitié qu'on a un vrai parallèle avec l'histoire du jeu mais du point de vue d’Élise (l'assassinat de son père, les Templiers qui vont se retourner contre elle, Arno et son statut d'Assassin, les remous de la France avant, pendant et après la révolution...).

J'ai quand même appris plein de choses et celles qui m'ont le plus marqué sont qu’Élise a rencontré Jenny, la sœur d'Haytham Kenway le Grand Maître des Templiers du Nouveau Monde (héros du tome 5 et présent dans AC 3) et fille d'Edward Kenway le pirate-Assassin (héros du tome 6 et du jeu Black Flag) et surtout que les idées d'Haytham l'ont guidé elle aussi pour un rapprochement Assassins/Templiers.

L'écriture est extrêmement fluide et prenante, très descriptive vu l'époque mais il y a quand même énormément de dialogues et heureusement, la lecture n'est donc pas lourde! C'est donc écrit à la première personne du singulier et c'est logique puisqu'il s'agit de journaux intimes. C'était parfait et je n'en attendais pas moins d'Oliver Bowden qui a un talent certain pour bien retranscrire l'âme d'Assassin's Creed en roman.

C'est un complément du jeu, de l'histoire. Les romans sont plus pour les fans et les joueurs qui ont envie de prolonger l'aventure AC, d'en savoir plus, toujours plus. Une autre perspective est offerte et comble certains manques/flous également. Ce tome est comparable aux tomes 3 et 5, il ne reprend pas l'histoire du jeu même. Ceux qui voudraient découvrir la saga peuvent le faire avec les tomes 1, 2 et 4, le tome 6 avec un autre personnage car ce sont quasiment des répliques des jeux éponymes. Comme toujours, ce fut une très bonne lecture et il me tarde de me plonger dans les tomes suivants et tout autres romans dérivés sur les Assassins.
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La fillette au drapeau blanc est un manga qui me faisait de l'oeil depuis sa sortie, aussi me suis-je empressée de l'emprunter à la médiathèque quand je l'ai vu dans les nouveautés. J'avais déjà entendu parler de cette petite fille mais je n'avais jamais cherché à en savoir plus et heureusement, aujourd'hui, c'est chose faite et quelle claque!

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Seconde Guerre Mondiale. Le Japon est entré en guerre et affronte les Etats-Unis en 41 dans le Pacifique. Tomiko, petite fille de moins de 10 ans, vit avec ses frère et sœurs, ainsi que son père sur l'île d'Okinawa, île qui avait jusqu'alors été épargnée par les affres de la guerre. Mais en 1945, tout bascula. Le père dut partir travailler ailleurs, laissant ses enfants derrière lui. Le quatuor se devait alors de fuir, de fuir le plus rapidement possible vers le sud. Ces enfants ont vraiment vu des horreurs, des morts par centaine (les civils étaient énormément touchés), des blessés, ont connu la peur, faim, la soif et la fatigue, le deuil car la fratrie allait perdre un de ses membres. Tomiko va se retrouver livrée à elle-même, séparées de ses deux grandes sœurs. Elle va se raccrocher à ses meilleurs souvenirs avec sa famille, à se rappeler les conseils de survie (ne pas faire comme les autres, ne sortir que la nuit...), à faire au mieux et évidemment, elle va voir les pires atrocités de la guerre. Au terme de son voyage, elle va rencontrer un couple de vieilles personnes dans une grotte qui vont l'encourager à vivre, à s'en sortir quoiqu'il arrive, lui permettre de brandir haut un drapeau blanc, ce qui fit d'elle un puissant symbole alors que la guerre venait de se terminer, le Japon ayant capitulé en juin 1945.


Ce fut très émouvant, j'ai failli verser une larme à plusieurs reprises. Le récit est dur et ça m'a fait l'effet d'un coup de poing. J'ai été assez choquée par certaines scènes (surtout quand ça touchait les enfants), ça m'a remué au plus profond de mon être. Personne ne peut rester insensible. Personne, c'est impossible.

Il y a un sacré travail de recherches puisqu'il s'agit d'une histoire vraie, la petite Tomiko et son fameux drapeau blanc étant devenue un important symbole au Japon, histoire qui a aussi été adaptée en roman dont le manga s'inspire d'ailleurs. L'auteure a vraiment voulu se rapprocher d'elle, de ce qu'elle a vécu, a voulu refaire son trajet pour mieux s'imprégner des lieux, des sensations, pour mieux nous faire partager les émotions.

Le graphisme reste très simple mais est efficace, il accompagne parfaitement l'histoire qui est le centre de tout. Je trouve que ça a beaucoup plus d'impact qu'un graphisme avec plein de détails minutieux.

C'est un manga important qu'il faut lire absolument, autant pour les fans de mangas que pour ceux qui n'en sont pas adeptes. C'est peut-être même un bon compromis pour se lancer dans les mangas, même si le sujet est très dur à aborder.
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date : 08-02
Tout d'abord, j'ai été agréablement surprise de découvrir à l'intérieur de l'enveloppe un si petit livre, à la couverture très jolie et hivernale, au toucher particulier mais agréable. C'est un bel objet livre et je suis contente d'avoir pu lire un livre d'une maison d'édition que je ne connaissais absolument pas.

Irina Apraxina est considérée comme une princesse, issue d'une grande famille de l'aristocratie russe et qui a pour dessein d'entrer dans la vie du tsar Alexandre Ier qu'elle idolâtre malgré tout ce qui les sépare (âge, les responsabilités, le statut...) mais lui ne la verra pas autrement que comme une jeune fille qui mérite beaucoup mieux qu'un homme qui a déjà bien vécu et bien régné. Mais quand elle apprend qu'il doit s'en aller pour la santé dégradante de sa femme, elle se décide à tout abandonner pour le retrouver, refusant l'échec et la séparation. Et au détour de ce voyage qui ne se déroulera pas comme elle l'avait imaginer, elle va côtoyer un jeune officier rencontré quelques temps plus tôt lors d'un bal, Anatole Potemkine, qui ne voyait qu'elle mais Irina ne l'entendait pas de cette oreille, personne ne comptait à part son cher Alexandre. Malheureusement, pensant être arrivée à la fin de son périple, Irina apprend la mort du tsar mais se refuse à y croire, persuadé qu'il est là, quelque part, bien vivant. Tout en continuant à le chercher et en rencontrant maints dangers, Irina va se rendre compte qu'Anatole ne lui est plus si indifférent. Qui choisira-t-elle? Anatole ou Alexandre, s'il est encore en vie?

J'avoue que l'héroïne, Irina, m'a plus d'une fois agacée. Elle a énormément de défauts même si bien sûr, ils vont parfois lui servir au cours de son voyage. Je la trouvais naïve (à cause de son "amour" pour Alexandre), égoïste, hautaine, manipulatrice, très bonne actrice, ambitieuse, trop aveugle pour accepter les terribles réalités du monde. C'est une jeune fille de caractère, ça, c'est sûr! Et heureusement en un sens, car pour cette histoire, elle aurait été un personnage principal bien fade et peut-être que la lecture n'aurait pas été aussi savoureuse. J'ai vu en elle des qualités: elle est prête à tout, elle n'abandonne jamais malgré les obstacles et elle va finir par changer petit à petit, elle va ouvrir peu à peu les yeux. Quant à Anatole, je l'ai beaucoup aimé. Il n'est peut-être pas un canon de beauté comme on en retrouve dans la majorité des romans, il n'empêche qu'il est charmant, serviable, protecteur, capable aussi de tenir tête à Irina et il va grandement s'affirmer au fil des pages. Il lui est arrivé plus d'une fois d'être lui aussi naïf, de croire bien trop aveuglement Irina. En bref, ce sont vraiment deux personnages qui ne sont pas parfaits, dont les joutes verbales étaient vraiment piquantes mais pas trop, juste ce qu'il faut et j'ai beaucoup aimé l'évolution de leur relation.

L'écriture est très fluide, ça s'est lu sans peine et très rapidement. A vrai dire, j'ai même bien eu du mal à lâcher le livre! J'ai eu un peu de mal avec le vocabulaire russe au début (les termes, les noms et prénoms), mais ce fut la découverte et le glossaire avec la signification des mots ou expressions était plus que bienvenu. De plus, la Russie est un pays qui m'est bien trop méconnu et j'ai envie d'en savoir plus, et là, j'ai vraiment eu l'impression d'être en Russie aux côtés des personnages principaux au vu de toutes les descriptions et le contexte historique m'y a aidé aussi. L'auteure s'est inspirée de faits historiques réels concernant bien qu'elle ait pris plusieurs libertés et le mélange réel et fiction ne me dérange absolument, bien au contraire!

Un grand merci à Babelio et aux éditions Gloriana pour la découverte de ce titre qui m'a beaucoup plu et que je recommande à tout lecteur qui apprécie les romances historiques. ça m'a vraiment donné envie de découvrir d'autres œuvres de cette maison d'édition!
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Je suis absolument fan du travail de Kazuo Kamimura, autant pour ses histoires que pour son graphisme. J'ai découvert ce mangaka grâce à ses œuvres Lorsque nous vivions ensemble et Le fleuve Shinano, et dès que j'ai eu l'occasion, je me suis jetée sur la duologie du Club des Divorcés!

L'univers est très sombre avec une tendance dramatique et malsaine, les thèmes abordés sont très durs et de société (et ce peu importe les années): la maternité, le suicide, la dépression, le divorce, l'adultère, le viol et plein d'autres... Certaines choses m'ont beaucoup révolté, surtout par rapport aux conditions de la femme en ce temps-là et dans ce pays, aux vices de certains hommes, entre autres! Le contexte historique et social est très intéressant. Nous sommes dans un Japon des années 70 qui reste très traditionnel tout en poursuivant une certaine évolution vers le modernisme, avec un côté très conservateur. Et le côté tranche de vie me plaît énormément et il est des plus présents. Ce n'est nullement un manga d'action, le rythme est assez lent et tout est dans l'introspection.

C'est un manga pour public averti, qui n'est pas à mettre entre toutes les mains. Il y a des scènes de sexe, de violence également (pas tellement non plus, il y en a beaucoup moins que dans d'autres de mangas de l'auteur). En tout cas, le contenu reste très mature et j'ajouterai que ce manga est tellement noir, qu'il ne faut pas être dans une phase où le moral est au plus bas, il faut s'accrocher et évidemment, ce manga ne plaira pas à tout le monde car c'est si spécial.

Le graphisme est reconnaissable entre mille. Mettez-moi plusieurs dessins de différents mangas et mangakas, et je saurais reconnaitre au premier coup d’œil le travail de Kazuo Kamimura. C'est pur, poétique, empreint d'une certaine mélancolie. Le trait est très noir. D'une saga à une autre, les personnages se ressemblent énormément mais ce n'est en rien gênant. On est dans la contemplation pure, j'ai pris le temps d'observer chaque dessin, d'essayer de comprendre les messages cachés car il y en a beaucoup. Les détails sont aussi mis en avant de façon magistrale. C'est de l'art, tout simplement.

En bref, c'est une bonne lecture mais pour moi, Lorsque nous vivions ensemble reste la meilleure saga de l'auteur à mes yeux, qui m'a le plus marquée. Il me tarde vraiment de découvrir d'autres trésors de Kazuo Kamimura au talent certain!
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