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Commentaires de livres faits par MaMt

Extraits de livres par MaMt

Commentaires de livres appréciés par MaMt

Extraits de livres appréciés par MaMt

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 15-05
Le thriller n'est pas un genre littéraire que j'affectionne particulièrement, je n'en lis que très rarement. Il faut vraiment que le résumé me donne très envie de découvrir l'histoire et pour Séquestrée, ça a été le cas!

Annie est une agent immobilière de 32 ans, qui vit simplement (bien qu'elle ait pas mal de problème avec sa mère) jusqu'au jour où son monde va complétement basculer. Lors d'une visite, elle va être kidnappée par un homme et séquestrée dans une maison dans un bois à l'écart de tout pendant un an. Nous découvrons via des séances avec sa psy ce qui s'est passé, ce qu'elle a ressenti et ce qu'elle vit au quotidien après son retour à la vie normale.

Annie a un sacré caractère, un franc parler, une façon de parler (qui ne plaira peut-être pas à tout le monde). Il y a un avant et un après. Et je trouve que ce côté de sa personnalité a grandement évolué et c'est normal, ce qu'elle a vécu l'a profondément changé/affecté. Je l'ai même trouvé un peu "folle" parfois mais je la comprends parfaitement. J'ai trouvé Annie extrêmement forte et courageuse. Tout ce qu'elle a vécu et enduré pendant sa séquestration... mais c'est clairement l'enfer! Mais le pire, c'est "l'après", le retour à la "civilisation" car elle ne pourra jamais s'en remettre complétement. J'ai eu beaucoup de peine pour elle, pour son enfant aussi et je l'ai applaudi quand elle a pu se libérer même si son acte allait avoir des répercussions par rapport à la société et la justice.

Le Monstre (c'est comme ça qu'elle désigne son bourreau et c'est justifié) n'a rien laissé aux hasard. Rien pour se défendre, rien pour s'évader. C'est un malade, psychopathe, manipulateur et méticuleux, adepte du harcèlement psychologique, violent, pratiquant le même schéma chaque jour (il reproduit le même qu'il subissait enfant avec sa mère). C'est un homme qui veut contrôler la vie d'Annie, son corps même, c'est un contrôle total de sa personne et ce n'est pas un euphémisme! Et bien sûr, à chaque incartade, sa punition. Mais il y a pire que lui (oui, c'est possible!) et quel choc! J'ai été méga surprise par le dénouement de cette histoire, je ne m'y attendais pas! Je n'en dirais pas plus mais cette histoire a pris des proportions énormes! Comme quoi, il ne faut pas toujours se fier aux apparences et que tout est possible!

L'écriture est très fluide, très moderne et percutante. C'est écrit à la première personne du singulier, on est donc au plus près d'Annie, qui nous parle comme si nous étions sa psychologue. L'auteure n'hésite pas à impliquer le lecteur dans l'histoire et ça m'a beaucoup plu. C'est un véritable page-turner, les pages défilent à une vitesse folle et je voulais toujours en savoir plus.
A force d'avoir parlé de cette lecture à ma mère, je lui ai donné envie de le lire alors qu'elle ne lit absolument pas (elle a envie de s'y mettre, ce sera sûrement très prochainement) et ça m'a fait plaisir. Le partage, donner envie, c'est important et ce roman en vaut vraiment la peine!

Ce n'est pas le premier thriller que j'ai lu mais c'est le meilleur lu jusqu'à maintenant! Une lecture que j'ai beaucoup aimé, qui m'a fait passer par toute une palette d'émotions. C'est vraiment une histoire absolument terrifiante, tordue et malsaine, qui prend aux tripes. On ne peut sortir indemne d'une telle lecture, on ne peut pas être insensible face à une telle histoire, surtout quand on sait que ça pourrait être une histoire vraie!
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date : 04-05
Jaws (Les dents de la mer en français) fut ma première lecture en VO. Et je n'ai clairement pas choisi la plus facile pour commencer. C'était un petit challenge personnel (je voulais me prouver à moi-même que j'étais capable de lire un livre anglais en entier, pour me remettre dans le bain), je l'ai réussi et j'en suis fière! Mon choix s'est surtout porté sur ce titre car je connaissais le film par cœur, je pensais que ça m'aiderait et ça a été le cas dans l'ensemble.

Le film m'a terrorisé pendant mon adolescence avant que ça ne devienne un vrai coup de cœur (je parle du premier film, le vrai!). C'est un classique à voir et à revoir! J'avais donc très envie de découvrir le roman qui avait inspiré le film.

L'histoire se passe sur Amity Island, au Sud de Long Island. Une ville toute tranquille où il ne se passe pas grand chose. Mais tout va basculer quand le corps (en partie) d'une étrangère est retrouvée sur la plage. Attaque de requin. Et pourtant, la ville ne veut rien faire, ne veut pas écouter le chef de la police, Martin Brody qui veut à tout prix fermer les plages le plus longtemps possible et pour quoi? Car l'été est là et l'île dépend exclusivement du tourisme estival pour survivre. Quand on crie "requin", personne ne vient ou tout le monde s'enfuit. Mais voilà, quelques temps plus tard, une seconde victime est à déplorer et cette fois, c'est un petit garçon. Et là, tout va exploser!

Il a des choses en plus, notamment le point de vue (ou presque) du Grand Blanc (pour comprendre ses attaques, ses instincts), la relation du couple Brody et les déboires du maire de la ville. Mais je retiendrais surtout les différences: l'attaque du petit garçon, plus d'attaques mortelles, une chronologie pas toujours respectée, un rythme plus lent, une focalisation sur les personnages au détriment du requin, 3 enfants Brody au lieu de deux, la relation Matt/Ellen, la mort de Matt.

Âmes sensibles s'abstenir. Certaines descriptions étaient assez horribles. ça m'a fait froid dans le dos, j'arrivais à visualiser la scène. Les descriptions des attaques et des actes du requin sont très éprouvantes même en anglais.

Les dialogues étaient beaucoup plus aisés à comprendre que les descriptions. Je m'évertuais à comprendre le sens global d'une phrase, d'un paragraphe. Oui, j'ai quand même dû utiliser un dictionnaire parce que le niveau d'anglais est plutôt confirmé. Je lisais un ou deux chapitres par jour, ce fut un bon entraînement.

Je regrette que ça ne fasse pas plus "peur", que ça ne soit pas plus "stressant". Il y a aussi énormément de longueurs, des moments où je me suis ennuyée. La première partie était passionnante; la seconde était la moins bien, la plus longue et inintéressante; et la troisième relevait le niveau puisqu'elle se concentrait sur la chasse au requin. Ce qui est aussi très dommage, c'est que le requin n'est pas assez présent. Pour moi, c'est quand même la vedette de l'histoire!

Ce fut intéressant de découvrir l'opinion de l'auteur par rapport aux requins, à la défense des mers et océans alors qu'il a quand même écrit un roman qui ne met pas cet animal en valeur, bien au contraire et ça m'a rassuré car c'est un sujet qui me tient à cœur.

Finalement, il y a pas mal de différences. Le film a pris énormément de libertés et c'est tant mieux en un sens car il n'y a aucun temps mort. J'ai donc une préférence pour ce dernier. Une première lecture assez compliquée. La prochaine fois, j'essaierai de trouver un livre beaucoup plus simple, peut-être un livre jeunesse. Et si l'occasion se présente, je lirais le roman en français car je suis forcément passée à côté de plein de choses!
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date : 03-05
Ma découverte des yaoï est toute récente. Je n'en avais lu que deux jusqu'alors et ces deux lectures n'ont pas été sensationnelles. Ce titre m'a tapé dans l’œil, le sujet promettait d'être intéressant et même d'actualité, je l'ai d'ailleurs trouvé assez réaliste dans l'ensemble.

Chiaki et Kazuma sont un couple homosexuel très soudé depuis 8 ans même s'ils ne vivent pas encore ensemble, Kazuma faisant traîner les choses. Leur vie va être complétement chamboulée quand Tomoé, leur amie d'enfance et même presque une sœur pour eux, va les retrouver après tant d'années, enceinte jusqu'au cou. Elle va donner naissance à une petite fille du nom d'Ayumi. Au bout d'un an, Tomoé va devoir repartir travailler à l'étranger en tant que photographe de terrain dans des territoires bien trop dangereux pour une enfant, aussi la laisse-t-elle aux bons soins des deux hommes qui vont devenir malgré eux pères de substitution. Leur train-train quotidien va s'en trouver totalement perturbé! Le bonheur, l'amour vont être au rendez-vous mais les difficultés aussi! Leur vie va changer à tout jamais!

La petite Ayu est tellement adorable, difficile de ne pas fondre devant ce petit bout de chou. Mes passages préférés sont ceux la mettant en avant. On la voit grandir et évoluer tout au long du tome. J'ai beaucoup aimé la relation des deux papas poules et d'Ayu. Ils la considèrent comme leur propre fille mais elle reste avant tout celle de Tomoé. Ils n'oublient jamais cette vérité. Et ce qu'ils vivent depuis quelques années avec Ayu les poussent à réfléchir à leur avenir, sur le fait d'avoir leur propre famille. Je trouve quand même assez dommage que Tomoé ne soit pas plus présente pour sa fille. Elle fait partie de sa vie, certes mais elle est toujours à l'étranger, elle ne vit pas vraiment avec elle, elle ne partage pas les plus grands moments de la vie d'une petite fille. J'ai apprécié aussi le fait qu'Ayu s'affirme quand les autres enfants la trouvent bizarre car elle a deux papas. Ce sujet aurait d'ailleurs mérité plus d'approfondissement. Une autre chose importante aussi, Chiaki et Kazuma ont le soutien de leurs proches, de leurs propres mères, de leurs amis et ça, c'est chouette.

Il y a beaucoup de scènes vraiment très explicites (ce n'est pas un euphémisme!). C'est un manga pour public averti surtout. J'ai eu un peu peur que la romance, que ces fameuses scènes de sexe prennent trop de place au détriment de la relation des deux protagonistes avec la petite Ayu mais finalement, non, ça n'a pas été le cas.

J'ai bien aimé le graphisme, très épuré, très joli. Les expressions du visage et les émotions sont bien retranscrites. Il y a peut-être un peu trop de détails (écrits) dans les dessins à mon sens, ça capte trop le regard. Au bout d'un moment, je n'avais plus envie de les lire!

C'est sans aucun doute un titre qui plaira aux adeptes du genre, c'est certain, et c'est même parfait pour débuter, pour découvrir le boy's love. En tout cas, c'est le meilleur yaoï que j'ai lu jusqu'à maintenant. La seule chose que je pourrais vraiment reprocher à ce manga, c'est le grand nombre de scènes de sexe. Il n'y avait pas besoin d'en mettre autant. Bref, ce fut une très jolie lecture, pleine de douceur et d'amour.

Je remercie grandement Babelio et les éditions Taifu Comics pour la découverte de ce titre.
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date : 29-04
J'ai emprunté ce manga sur un coup de tête pour un challenge, la couleur jaune ayant été l'élément recherché. Je n'ai pas cherché à en savoir plus, je voulais être surprise et découvrir le travail de cette mangaka que je ne connaissais absolument pas.

Ce tome regroupe plusieurs petites histoires au nombre de 18. Une histoire/un chapitre. Certaines sont plus longues que d'autres (maximum deux chapitres) et peuvent être séparées par d'autres histoires mais je n'ai pas compris pourquoi.

L'amour est mise en scène, sous toutes ses formes, les bonnes comme les mauvaises (les mauvaises surtout). Il s'en dégage beaucoup de nostalgie, de tristesse et de douleur mais je ne me suis pas vraiment apitoyée sur le sort des personnages. On y parle de l'amour bien sûr, de ruptures (amicales et amoureuses), de prostitution, de différences d'âge, de regrets, de problèmes de couple, de souvenirs, de jalousies, de l'éloignement, de retrouvailles, de monotonie...

Il y a des scènes de sexe évidemment mais rien de choquant, la majorité étant sous-entendues. On ne voit pas grand chose en somme, tout est dans la finesse et la subtilité.

Ce manga m'a rappelé les histoires, quelque peu l'ambiance et le graphisme du grand Kazuo Kamimura dont j'admire le travail. Le graphisme m'a donc plu dans l'ensemble. Simple mais efficace, avec un sacré contraste entre le noir et le blanc. Le design des personnages n'est pas vraiment recherché, j'ai d'ailleurs eu du mal avec les faciès des personnages. Les personnages sont sur le devant de la scène au détriment du décor et du fond.

Je ne dirais pas que j'ai été déçue, c'est juste que les histoires sont bien trop courtes, ce n'est donc pas creusé en profondeur. J'aimerais vraiment découvrir les autres œuvres complètes de cette mangaka pour me faire un meilleur avis, ce sera donc à l'occasion.
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date : 25-04
La couverture m'a tapé dans l’œil, elle vendait du rêve, aussi me suis-je laissée tenter par cette BD qui ne m'a absolument pas déçue!

Louise est une jeune femme qui vit avec ses fantômes, qui ne la quittent jamais. Le deuil n'est pas chose aisée mais cela la pénalise dans sa vie quotidienne, pour nouer des liens avec les vivants notamment. Elle est vraiment très malheureuse jusqu'au jour où une petite fille, Phekda, prétendant être une étoile de la constellation La Grande Ourse, va venir sur Terre. Les étoiles réconfortent les enfants mais elles vont faire une exception pour Louise (qui a grandi avec la tristesse toujours dans son coeur), d'où la présence de Phekda. Elle va l'emmener dans des lieux qui sont marqué sa vie, des lieux dépaysants chargés de magie, faisant appel à des personnes, des animaux et des créatures fabuleuses avec des épreuves à passer pour pouvoir avancer. Son voyage va être extraordinaire, pour comprendre le sens de la vie et de la mort!

C'est une BD plein de douceur, de beauté qui m'a rappelé un conte fantastique, enchanteur, féerique avec un voyage initiatique tout du long.

Il y a une belle morale, de beaux messages: les êtres aimés et perdus ne nous quittent jamais vraiment; il ne faut pas vivre dans le passé mais il faut avancer; chaque instant de la vie est précieux.

Le graphisme est sublimissime, les couleurs sont divines. C'est délicat, aérien, j'en ai vraiment pris plein la vue, j'ai pris mon temps pour ne rater aucun détail. J'ai trouvé qu'il n'y avait pas énormément de dialogues, tout passe vraiment par le dessin qui est l'atout de la BD.

J'ai été subjuguée, charmée par cette BD qui n'est peut-être pas un coup de cœur mais une très bonne lecture. Je crois que c'est la plus belle BD qui m'ait été donné de lire jusqu'alors! Je la recommande vivement, et j'aimerais l'avoir en ma possession pour la relire encore et encore!
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date : 20-04
Quand je choisis un manga à la médiathèque, j'y vais au feeling. Je peux être attirée par un titre ou par une couverture. En revanche, j'évite de jeter un œil au graphisme et de lire le résumé, je préfère me lancer dans la lecture sans rien savoir, et être agréablement surprise. Malheureusement, ça ne peut pas fonctionner à tous les coups et je tombe sur des mangas qui ne me plaisent pas. ça a été le cas avec Voyage au bout de l'été.

Makoto est un jeune fonctionnaire qui a un peu honte d'avoir pour passion de dessiner des mangas pour les filles, les fameux shojos. Sa vie va basculer quand il va rencontrer Kureha, une lycéenne très différentes des autres. Elle va être sa première lectrice et elle va être touchée par son œuvre, ayant passée par toutes les émotions. Elle va le pousser à se lancer car son manga mérite d'être publié et lu. Sur un coup de tête, ils vont partir tous les deux pour Tokyo. Tout ne va pas se passer comme prévu quand l'éditeur va croire qu'elle est l'auteure et lui seulement son accompagnateur! Par-delà, ils vont apprendre à se connaître et chacun va profondément changer la vie de l'autre.

Il y a une assez grande différence d'âge entre les deux personnages et je ne sais pas, ça m'a un peu gêné (lui a 27 ans et elle en a 16). Dans le manga Takane et Hana de Yuki Shiwasu (qui est un manga coup de cœur), les deux protagonistes ont la même différence d'âge et pourtant, ça ne me choque pas (il faut dire que Takane est très peu mature!). Makoto fait beaucoup plus adulte, déjà dans la vie active, il est assez timide et solitaire, peu sûr de lui alors que Kureha est une fille enthousiaste, exubérante, qui n'a pas sa langue dans sa poche. C'est le jour et la nuit, un duo atypique mais je ne me suis pas attachée à eux. De plus, il y avait des passages consacrés aux membres de la famille de Kureha, ayant chacun des problèmes bien spécifiques. J'ai eu du mal à comprendre qu'ils étaient de sa famille et j'ai trouvé ça inutile et brouillon.

Il faut aimer les graphismes simples au possible, le côté vintage des vieux mangas. ça manquait de relief, de profondeur, de détails pour moi. C'est très épuré, dans les tons gris et blancs. Il y avait aussi trop de cases qui se ressemblaient, qui étaient inutiles.

C'est une déception. Je me suis vraiment ennuyée et plus d'une fois, j'ai failli abandonner ma lecture. Je n'ai pas été sensible à l'histoire qui n'a en soi pas de réel intérêt et le graphisme n'a pas aidé. Je ne peux donc pas recommander ce one-shot.
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Je suis une grande fan de Star Wars mais je ne le suis pas forcément du personnage de Leïa. Je l'aime plutôt bien mais pas comme Han ou Luke. ça ne m'a pas empêché d'emprunter ce one-shot focalisé sur elle. Mais il n'a malheureusement pas été à la hauteur.

L'histoire se situe à la fin de l'épisode 4 (Un nouvel espoir), après que la Résistance et Luke Skywalker tout particulièrement aient détruit l’Étoile Noire, donnant un sacré coup à l'Empire. Luke, Han et leurs compagnons sont vus comme des héros mais ce n'est pas pour autant que la galaxie est sauvée, l'Empire est toujours bien présent et puissant. La Résistance doit trouver très vite une nouvelle base. Mais on essaie d'écarter la princesse Leïa, princesse de la défunte planète Aldorande, soit disant pour la préserver, pour son bien. De plus, elle n'est pas très bien vue par certain(e)s qui la voient comme une princesse "froide" et sans cœur. Leïa va devoir faire ses preuves. Accompagnée par une pilote, Evaan, qui ne l'apprécie pas des masses, elles vont tenter de sauver les derniers aldorandiens de la galaxie. Elles vont affronter de nombreux dangers: les résistants, les impérialistes et les personnes malintentionnées.

Les deux femmes vont bien évidemment finir par s'apprécier, se comprendre, se faire confiance. Leurs petites piques du début étaient sympas mais rien à voir avec celles dont elle a l'habitude avec Han Solo qui sont exquises. J'ai trouvé que Leïa était plutôt fidèle à elle-même: un caractère de feu, tenace, pensant toujours aux autres, loin de l'idée qu'on se fait d'une vraie princesse, une femme d'action.

Je ne suis pas hyper fan du graphisme. Je m'attendais à toute autre chose. Le design des personnages est assez spécial, c'est ce qui m'a le plus gêné en plus de la simplicité des dessins. Par contre, les couleurs étaient jolies.

Je n'ai pas été transcendée par l'histoire. A vrai dire, je me suis presque ennuyée. Ce n'est pas une mauvaise lecture mais je m'attendais à mieux. Ce n'est clairement pas un comics indispensable et je ne le recommande pas forcément car il y en a énormément qui sont fameux de l'univers de Star Wars.
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Twilight, c'est une des sagas qui ont marqué mon adolescence, mes années lycée notamment. Je l'avais commencé avant même que ça devienne un véritable phénomène littéraire. Nous avons ici le point de vue de Bree (écrit à la première personne), une jeune vampire nouveau-née apparue briévement dans le tome 3 de Twilight (Hésitation) pendant la guerre menée par la terrible et insaisissable Victoria contre les Cullen.

Nous entrons directement dans le vif du sujet. Nous suivons Bree, transformée en vampire depuis déjà trois mois, qui survit comme elle peut car les groupes de vampires et encore plus les nouveau-nés sont complétement instables et s'entretuent. Elle va se découvrir des points communs avec Diego, un vampire de onze mois et tous deux vont en découvrir plus sur eux, sur leur condition de vampires, sur leurs capacités et plus que tout, vont se demander ce que trafique Riley, leur meneur et ce qu'ELLE attend d'eux (à savoir Victoria, leur créatrice qui reste dans l'ombre). J'ai donc pu voir à quel point ils étaient tous endoctrinés, aveuglés et manipulés jusqu'à la fin.

J'ai toujours cru que les vampires nouveau-nés de Victoria étaient des monstres sanguinaires sans état d'âme... je m'étais complétement trompée! C'est donc un nouveau regard que j'ai porté sur eux, sur la saga en général, mais en même temps, je ne pouvais que le penser vu que dans Hésitation, je n'avais que des sous-entendus comme quoi ils ravageaient Seattle, je ne pouvais pas les voir autrement que ce qu'ils semblaient être à première vue.

Bree _ et c'est bien malheureux _ aurait pu avoir une chance avec les Cullen, avoir sa place parmi eux. A l'époque, je ne ressentais rien vis-à-vis d'elle, c'était une pure inconnue qui n'avait pas eu de rôle important, je ne pouvais donc pas ressentir de pitié ou de compassion pour elle. Mais avec ce tome, j'ai pu réviser mon jugement et franchement, elle ne méritait pas cette triste fin.

J'ai juste appris quelque chose d'assez important, qui me semble, n'était que sous-entendu dans le tome 3, à savoir que les Volturi, du moins, leurs émissaires ont rencontré Victoria et l'ont laissé continuer à cibler le clan Cullen, en sachant que quand bien même, son armée réussirait, la mort les attendraient tous car les Volturi ne peuvent pas les laisser vivre selon les lois qui régissent le monde des vampires.

L'écriture est fluide, agréable, addictive, entraînante... Stephenie Meyer a toujours eu ce talent d'écriture qui vous fait tourner les pages à toute vitesse!

Ce roman n'est clairement pas indispensable mais je pense que tous ceux qui ont apprécié ou adoré Twilight l'auront lu ou vont le lire. C'est un petit complément sympathique, qui mine de rien comble des manques dans l'histoire et peut-être, comme pour moi, fera changer votre vision de la saga.
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Inio Asano est un grand mangaka japonais très connu, à l'immense talent et pourtant, jusqu'à ce jour, je n'avais jamais lu aucune de ses œuvres. Et j'ai eu tort de mettre autant de temps pour m'y mettre!

Le Japon et surtout ses Tokyoïtes ont vu leur vie basculée radicalement à cause d'une invasion extraterrestre qui se traduit par l'apparition d'une espèce de vaisseau géant qui stationne au-dessus de la capitale, qui va provoquer des catastrophes (accidents, mouvements de foule, destruction...) causant des milliers de morts en à peine quelques heures! L'état d'urgence est déclaré et d'autres nations essaient d'aider le Japon. Trois ans plus tard, de nombreuses morts sont à déplorer, des disparitions mystérieuses aussi et personne ne sait ce qui se passe vraiment, ni qui sont ces envahisseurs, ni à quoi ils ressemblent, ni ce qu'ils veulent au juste car c'est silence radio. Les attaques sont rares mais le plus gros problème, c'est que le vaisseau empêche les rayons du soleil de traverser, ce qui entraîne une plus grande pollution et une explosion des maladies, entre autres! C'est dans ce contexte que nous suivons la vie au quotidien de Kadode et Oràn.

Kadode et Oràn sont deux jeunes filles qui sortent vraiment du lot, elles ne pensent pas et n'agissent pas comme des ados de leur âge. Elles sont vraiment originales et je me suis quelque peu attachée à elle. J'apprécie le fait qu'elles soient deux geeks, car je le suis un peu également. Oràn est peut-être ma préférée. Elle est complétement dans la lune, comme si elle venait d'une autre planète, très excentrique, un peu folle. J'ai plus de mal à cerner Kadode en revanche. Elle aussi est spéciale mais d'un autre genre. Elles sont toutes les deux très proches, partageant tout et je trouve que c'est une belle amitié, très intense.

Je reste très intriguée par l'histoire. Du début à la fin, je suis restée sur ma faim, dans l'attente qu'il se passe quelque chose de fou (comme Kadode qui espérait que les envahisseurs viennent bousculer leur vie de façon radicale), qu'il y ait de l'action et en fait, non! Mais c'est ça aussi qui fait le charme du manga. Le côté science-fiction est presque secondaire, les événements liés aux envahisseurs ne sont que le fond de l'histoire, on se concentre donc sur la vie des deux personnages principaux, et l'on découvre ce qui se passe par leur biais.

J'ai apprécié les différents thèmes abordés qui restent sous-jacent: l'aspect militaire, l'amitié, l'amour, l'écologie (pollution, maladies...), la coalition mondiale, la censure, l'information... D'où une partie de sa grande originalité. C'est de la science-fiction, du post-apocalyptique très space, mais vraiment intéressant, mêlé à du tranche de vie (oui, oui!).

J'ai eu un gros coup de cœur pour le graphisme qui est vraiment très particulier (et je pense reconnaissable d'une saga à l'autre). Le trait de crayon est extrêmement noir, les visages sont très ronds, les détails sont juste complètement dingues! Je ne regrette absolument pas la découverte parce que c'est de l'art!

Ce manga est un véritable OVNI. Ce titre ne plaira pas à tout le monde, c'est certain, néanmoins, c'est à découvrir absolument pour se faire son propre avis. En tout cas, il est certain que je vais lire tous les tomes parce que je suis méga curieuse de connaître le fin mort de l'histoire!
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date : 18-03
Je n'avais jamais entendu parler de ce manga mais quand je suis tombée dessus à la médiathèque, je n'ai pas pu résister surtout au vu de la couverture qui m'a un peu rappelé les films d'animation des Studios Ghibli.

Taro est un jeune ado qui vient de perdre son grand-père, qui est obligé de vivre seul, d'envisager de se trouver un petit job pour survivre et qui pense donc à arrêter l'école, et qui pense devoir abandonner sa passion pour l'astronomie. La vie de Taro va être bouleversée au-delà de tout car il va être témoin d'un événement étrange: une fille qui tombe du haut du Nanja Monja, gigantesque arbre sacré. Mais en arrivant sur place, il ne va retrouver que les vêtements de la demoiselle mais aucune trace d'elle. En rentrant chez lui, il va se rendre compte qu'elle est bien revenue avec lui mais qu'elle est minuscule, pas plus grande qu'un doigt! Tous deux ont du mal à y croire, elle-même ne sait pas comment elle a pu rétrécir! Taro va l'aider à trouver son pendentif perdu, qui a une valeur sentimental et qui, par le plus grand des hasards, va passer de mains en mains. Les amis de Taro vont le pousser à revenir à l'école, où il apprend qu'on ne parle que de l'histoire de Sora comme quoi elle aurait été enlevée par des hommes. Font aussi leur apparition, d'étranges personnages qui sont aussi minuscules que Sora et qui se déplacent incognito dans la nature en se déguisant en grenouilles!

Taro et Sora se découvrent des points communs, et c'est comme si le destin avait fait en sorte de les faire se rencontrer d'une façon ou d'une autre. Tous deux souffrent de la solitude. Quant au Nanja Monja, il n'est clairement pas un arbre comme les autres et renferme bien des secrets qu'il me tarde de découvrir. Je veux aussi savoir qui sont ces jeunes gens minuscules qui traînent un peu partout, et je pense qu'ils ont un lien avec le Nanja Monja justement et peut-être aussi avec la légende des enfants disparus. Pour l'affaire de Sora, on a justement les points de vue de plusieurs personnages via des flashback, qui nous permette de tisser un lien ténu vers ce qui s'est vraiment passé.

On a un mélange entre du tranche de vie avec une pointe de fantastique. ça me faisait l'effet d'un conte japonais. L'ambiance est toute particulière, ce fut reposant et plein de mystères. J'aime ce genre d'ambiance dans un petit village où tout le monde se connaît, où toutes les générations sont représentées, avec un arbre sacré et même son assemblée de vieillards qui veillent sur le village, où l'amitié, la famille, l'entraide entre villageois est de mise. ça me réchauffe toujours le cœur, et me rappelle même par certains côtés Barakamon. Et franchement, je l'aurais bien vu adapté en film! Il n'y a donc pas eu que la couverture qui m'a fait pensé au studio Ghibli!

J'ai eu des a priori sur le graphisme au début par rapport à la couverture (j'évite de regarder le graphisme et le résumé, je préfère les surprises, qu'elles soient bonnes ou mauvaises en empruntant un manga) mais en fait, j'ai beaucoup aimé. Le minimalisme est poussé à l'extrême, les visages sont très expressifs et le design des personnages n'est pas si mal en fin de compte. J'ai donc été vraiment charmée.

C'est un manga qui sort de l'ordinaire et c'est vraiment dommage qu'il ne soit pas plus connu que ça. En tout cas, je le recommande à tous ceux qui aime le tranche de vie et le fantastique. Pour ma part, j'ai beaucoup aimé et je suis assez impatiente de découvrir la suite!
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Je lis rarement des essais mais je dois dire que le sujet traité ici m'attirait énormément car je suis fascinée par les Vikings, surtout depuis que j'ai découvert la série télévisée diffusée sur la chaîne History et qui est d'ailleurs un énorme coup de cœur. Je savais que la famille Lodbrock a vraiment existé, aussi voulais-je en savoir plus, et quand j'ai vu le nom des fameux protagonistes (Ragnar, Björn, Rollon...), je me suis dit pourquoi pas? Mais ça n'a absolument pas été ce que j'avais imaginé.

Joël Supéry tente à démontrer principalement que les invasions vikings n'étaient pas le fruit du hasard, que leurs cibles étaient choisies avec soin, qu'ils pouvaient aller très loin dans les terres et très loin en mer, qu'ils avaient des visées commerciales et même politiques. Les attaques et prises de villes ou territoires étaient organisées. Les Vikings ont envahi tous (ou presque) les territoires d'Europe dont les plus grands, voulant étendre toujours plus leur territoire et leurs routes commerciales. On les a beaucoup sous-estimé au fil des siècles alors qu'ils ont fait des choses extraordinaires!

Il critique aussi également certaines idées/hypothèses/théories d'historiens du temps passé comme des plus récents, démontrant des oublis, des erreurs, un manque de recherche, entre autres, tout en argumentant bien sûr. Mais a-t-il raison pour autant? Qu'est-ce qui est vrai et qu'est-ce qui ne l'est pas? On ne peut pas le savoir réellement.

J'étais obligée de comparer avec la série télévisée, qui est un de mes seuls points de repère, qui, il faut le dire, est plus une fiction qu'autre chose (je pensais qu'il y avait de vrais faits historiques mais en fait, les personnages, événements, lieux ou chronologies n'étaient pas toujours respectés, je pense notamment à l'attaque de Paris menée par Ragnar Lodbrock ou l'infiltration de Ragnar dans Paris grâce à sa "mort", en fait, ce n'était pas à Paris et ce n'était pas Ragnar mais un autre grand chef du nom d'Hastein. J'ai pu retrouvé des événements et des personnages qui sont bien présent dans la série: Ingvar, Guthrum, le roi Harald, la mort de Ragnar, l'aigle de sang infligé au roi de Northumbrie, la traversée des terres avec les drakkars sur des rondins de bois, le roi du Wessex, Alfred, Ubbe, Rollon... J'ai pu découvrir d'autres chefs vikings dont je n'avais jamais entendu parler jusqu'à alors et qui pourtant ont aussi fait de grandes choses comme Ragnar et Björn: Hastein et Asgeir notamment.

C'est assez complexe, dur à appréhender, je n'ai pas été fan du format au final. Un livre à lire à petite dose car il y a bien trop d'informations à digérer mais qui reste vraiment très intéressant si l'on veut en savoir plus sur les Vikings bien qu'il ne faille pas s'attendre à en apprendre plus sur leur culture et autre, mais si l'on veut en savoir plus sur les invasions.
Merci à Babelio et aux éditions Autrement pour l'envoi de ce livre.
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date : 09-03
Je ne connais pas énormément Angélique, la fameuse Marquise des Anges créée par l'auteure Anne Golon même si j'ai vu l'adaptation cinématographique la plus récente; d'ailleurs, ça ne m'avait pas plus intéressé que ça mais je ne sais pas, j'ai eu envie de me lancer dans le manga et je ne regrette pas!

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Ce premier tome retrace principalement l'enfance d'Angélique, au XVIIième siècle, en France et plus précisément dans le Poitou où elle vit avec sa très grande famille sur plusieurs générations issue de la noblesse et qui pourtant a de graves problèmes financiers. Angélique est une petite fille qui donne du fil à retordre à toute la maisonnée. Son éducation laisse à désirer, elle ne veut pas s'embarrasser des carcans de la société, de ce que son statut de fille veut dire, elle veut être libre de faire et dire ce qu'il lui plaît, et qui passe beaucoup de temps avec son ami Nicolas issu du peuple. Tous deux vont voir des horreurs quand le village de Nicolas va être attaqué par des bandits... laissant les survivants désœuvrés. Angélique décide alors de les aider en les ramenant chez elle mais le château ne sera pas non plus en sécurité. Heureusement, le retour du père d'Angélique et de ses hommes permet d'éviter le pire. On découvre aussi qu'Angélique va très souvent voir une vieille femme appelée Mélusine que l'on traite de sorcière mais qui est en fait une guérisseuse, et qu'elle l'aide dans ses tâches. Et l'arrivée de son cousin Philippe va provoquer bien des émois chez la demoiselle et entre eux, ça va créer de vilaines étincelles! Par son biais, nous en apprenons plus sur la France d'avant la Révolution, soit un demi siècle avant, pendant cette période qu'on appelle La Fronde, un pays qui est en plein mutation sur bien des plans.


Angélique est vraiment adorable, elle m'a plu dès le début. Elle est jolie, bien espiègle, curieuse de tout, elle n'a pas besoin de grand chose pour être heureuse et elle est loin de l'image de la noblesse. Elle ne se laisse pas faire et aime à aider ceux qui en ont le plus besoin.

J'ai été assez surprise car je m'attendais à un manga très jeunesse mais il ne l'est pas vraiment finalement car on y parle de sujets très sensibles (comme des abus, des meurtres, des vols), d'économie, de religion, de politique et j'ai trouvé l'aspect historique assez complexe d'où ma confusion mais c'est surtout car je ne connais pas du tout cette période de l'Histoire de France.

Le manga se lit dans le sens occidental puisqu'il s'agit d'un manga français. Le graphisme fait très jeunesse (alors qu'à mon sens, il ne l'est pas), est très joli et agréable. Il y a même beaucoup de planches sans dialogue et du coup, les scènes se prolongent. J'ai pris plaisir à prendre mon temps en observant chaque dessin d'une réelle simplicité.

Une lecture fort sympathique donc, qui m'a vraiment donné envie de poursuivre l'aventure en compagne d'Angélique, surtout que c'est une courte série en 3 tomes (du moins, il me semble).
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Je me répète à chaque fois mais je suis une immense fan de la saga Assassin's Creed depuis des années, saga que j'ai découvert avec les jeux vidéos (avec le second opus pour être plus précise) et mon amour pour AC n'a jamais failli. Unity, en terme de jeu, est sans doute celui qui m'a le moins plu mais ce n'est pas à cause de l'histoire (qui était pour le coup, fascinante car j'ai toujours voulu en savoir plus la Révolution Française) mais à cause du gameplay extrêmement dur et pénible.

On fait une grande plongée dans l'histoire de France, pendant des événements importants qui ont ébranlé et profondément changé notre pays. Nous découvrons tout cela par le biais d’Élise, jeune noble destinée à devenir le Grand Maître de l'ordre des Templiers de France. Templière comme ses défunts parents qu'elle cherchera à venger par tous les moyens, c'est une jeune femme pas comme les autres, qui ne veut pas s'embarrasser des carcans de la société et qui a toujours voulu être libre de ses choix. Élise a également un sacré tempérament, aussi flamboyant que sa chevelure. Nous découvrons son enfance différente de celles des autres, ses débuts en tant que Templière, ses premières expériences sur le terrain, ses erreurs et ses victoires.

Arno et Élise étaient si semblables. Bien qu'ils appartenaient à deux ordres différents et ennemis depuis la nuit des temps, ils ont eu des parcours similaires, et leur amour était grand, bien qu'ils ne se soient jamais vraiment connus totalement. Ils sont vraiment les amants maudits de la Révolution Française, l'expression est juste.

Ce n'est pas vraiment une retranscription de l'histoire du jeu vidéo même en roman comme ce fut le cas pour certains autres tomes; là, le héros du jeu, Arno Dorian découvre le journal intime de celle qu'il aimait depuis son enfance, Élise De La Serre. Nous découvrons donc en même temps que lui les pans du passé d’Élise et tous ses secrets. Il y a aussi des extraits des journaux d'Arno pour appuyer quelques éléments importants. Ce n'est qu'à un peu plus de la moitié qu'on a un vrai parallèle avec l'histoire du jeu mais du point de vue d’Élise (l'assassinat de son père, les Templiers qui vont se retourner contre elle, Arno et son statut d'Assassin, les remous de la France avant, pendant et après la révolution...).

J'ai quand même appris plein de choses et celles qui m'ont le plus marqué sont qu’Élise a rencontré Jenny, la sœur d'Haytham Kenway le Grand Maître des Templiers du Nouveau Monde (héros du tome 5 et présent dans AC 3) et fille d'Edward Kenway le pirate-Assassin (héros du tome 6 et du jeu Black Flag) et surtout que les idées d'Haytham l'ont guidé elle aussi pour un rapprochement Assassins/Templiers.

L'écriture est extrêmement fluide et prenante, très descriptive vu l'époque mais il y a quand même énormément de dialogues et heureusement, la lecture n'est donc pas lourde! C'est donc écrit à la première personne du singulier et c'est logique puisqu'il s'agit de journaux intimes. C'était parfait et je n'en attendais pas moins d'Oliver Bowden qui a un talent certain pour bien retranscrire l'âme d'Assassin's Creed en roman.

C'est un complément du jeu, de l'histoire. Les romans sont plus pour les fans et les joueurs qui ont envie de prolonger l'aventure AC, d'en savoir plus, toujours plus. Une autre perspective est offerte et comble certains manques/flous également. Ce tome est comparable aux tomes 3 et 5, il ne reprend pas l'histoire du jeu même. Ceux qui voudraient découvrir la saga peuvent le faire avec les tomes 1, 2 et 4, le tome 6 avec un autre personnage car ce sont quasiment des répliques des jeux éponymes. Comme toujours, ce fut une très bonne lecture et il me tarde de me plonger dans les tomes suivants et tout autres romans dérivés sur les Assassins.
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La fillette au drapeau blanc est un manga qui me faisait de l'oeil depuis sa sortie, aussi me suis-je empressée de l'emprunter à la médiathèque quand je l'ai vu dans les nouveautés. J'avais déjà entendu parler de cette petite fille mais je n'avais jamais cherché à en savoir plus et heureusement, aujourd'hui, c'est chose faite et quelle claque!

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Seconde Guerre Mondiale. Le Japon est entré en guerre et affronte les Etats-Unis en 41 dans le Pacifique. Tomiko, petite fille de moins de 10 ans, vit avec ses frère et sœurs, ainsi que son père sur l'île d'Okinawa, île qui avait jusqu'alors été épargnée par les affres de la guerre. Mais en 1945, tout bascula. Le père dut partir travailler ailleurs, laissant ses enfants derrière lui. Le quatuor se devait alors de fuir, de fuir le plus rapidement possible vers le sud. Ces enfants ont vraiment vu des horreurs, des morts par centaine (les civils étaient énormément touchés), des blessés, ont connu la peur, faim, la soif et la fatigue, le deuil car la fratrie allait perdre un de ses membres. Tomiko va se retrouver livrée à elle-même, séparées de ses deux grandes sœurs. Elle va se raccrocher à ses meilleurs souvenirs avec sa famille, à se rappeler les conseils de survie (ne pas faire comme les autres, ne sortir que la nuit...), à faire au mieux et évidemment, elle va voir les pires atrocités de la guerre. Au terme de son voyage, elle va rencontrer un couple de vieilles personnes dans une grotte qui vont l'encourager à vivre, à s'en sortir quoiqu'il arrive, lui permettre de brandir haut un drapeau blanc, ce qui fit d'elle un puissant symbole alors que la guerre venait de se terminer, le Japon ayant capitulé en juin 1945.


Ce fut très émouvant, j'ai failli verser une larme à plusieurs reprises. Le récit est dur et ça m'a fait l'effet d'un coup de poing. J'ai été assez choquée par certaines scènes (surtout quand ça touchait les enfants), ça m'a remué au plus profond de mon être. Personne ne peut rester insensible. Personne, c'est impossible.

Il y a un sacré travail de recherches puisqu'il s'agit d'une histoire vraie, la petite Tomiko et son fameux drapeau blanc étant devenue un important symbole au Japon, histoire qui a aussi été adaptée en roman dont le manga s'inspire d'ailleurs. L'auteure a vraiment voulu se rapprocher d'elle, de ce qu'elle a vécu, a voulu refaire son trajet pour mieux s'imprégner des lieux, des sensations, pour mieux nous faire partager les émotions.

Le graphisme reste très simple mais est efficace, il accompagne parfaitement l'histoire qui est le centre de tout. Je trouve que ça a beaucoup plus d'impact qu'un graphisme avec plein de détails minutieux.

C'est un manga important qu'il faut lire absolument, autant pour les fans de mangas que pour ceux qui n'en sont pas adeptes. C'est peut-être même un bon compromis pour se lancer dans les mangas, même si le sujet est très dur à aborder.
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date : 08-02
Tout d'abord, j'ai été agréablement surprise de découvrir à l'intérieur de l'enveloppe un si petit livre, à la couverture très jolie et hivernale, au toucher particulier mais agréable. C'est un bel objet livre et je suis contente d'avoir pu lire un livre d'une maison d'édition que je ne connaissais absolument pas.

Irina Apraxina est considérée comme une princesse, issue d'une grande famille de l'aristocratie russe et qui a pour dessein d'entrer dans la vie du tsar Alexandre Ier qu'elle idolâtre malgré tout ce qui les sépare (âge, les responsabilités, le statut...) mais lui ne la verra pas autrement que comme une jeune fille qui mérite beaucoup mieux qu'un homme qui a déjà bien vécu et bien régné. Mais quand elle apprend qu'il doit s'en aller pour la santé dégradante de sa femme, elle se décide à tout abandonner pour le retrouver, refusant l'échec et la séparation. Et au détour de ce voyage qui ne se déroulera pas comme elle l'avait imaginer, elle va côtoyer un jeune officier rencontré quelques temps plus tôt lors d'un bal, Anatole Potemkine, qui ne voyait qu'elle mais Irina ne l'entendait pas de cette oreille, personne ne comptait à part son cher Alexandre. Malheureusement, pensant être arrivée à la fin de son périple, Irina apprend la mort du tsar mais se refuse à y croire, persuadé qu'il est là, quelque part, bien vivant. Tout en continuant à le chercher et en rencontrant maints dangers, Irina va se rendre compte qu'Anatole ne lui est plus si indifférent. Qui choisira-t-elle? Anatole ou Alexandre, s'il est encore en vie?

J'avoue que l'héroïne, Irina, m'a plus d'une fois agacée. Elle a énormément de défauts même si bien sûr, ils vont parfois lui servir au cours de son voyage. Je la trouvais naïve (à cause de son "amour" pour Alexandre), égoïste, hautaine, manipulatrice, très bonne actrice, ambitieuse, trop aveugle pour accepter les terribles réalités du monde. C'est une jeune fille de caractère, ça, c'est sûr! Et heureusement en un sens, car pour cette histoire, elle aurait été un personnage principal bien fade et peut-être que la lecture n'aurait pas été aussi savoureuse. J'ai vu en elle des qualités: elle est prête à tout, elle n'abandonne jamais malgré les obstacles et elle va finir par changer petit à petit, elle va ouvrir peu à peu les yeux. Quant à Anatole, je l'ai beaucoup aimé. Il n'est peut-être pas un canon de beauté comme on en retrouve dans la majorité des romans, il n'empêche qu'il est charmant, serviable, protecteur, capable aussi de tenir tête à Irina et il va grandement s'affirmer au fil des pages. Il lui est arrivé plus d'une fois d'être lui aussi naïf, de croire bien trop aveuglement Irina. En bref, ce sont vraiment deux personnages qui ne sont pas parfaits, dont les joutes verbales étaient vraiment piquantes mais pas trop, juste ce qu'il faut et j'ai beaucoup aimé l'évolution de leur relation.

L'écriture est très fluide, ça s'est lu sans peine et très rapidement. A vrai dire, j'ai même bien eu du mal à lâcher le livre! J'ai eu un peu de mal avec le vocabulaire russe au début (les termes, les noms et prénoms), mais ce fut la découverte et le glossaire avec la signification des mots ou expressions était plus que bienvenu. De plus, la Russie est un pays qui m'est bien trop méconnu et j'ai envie d'en savoir plus, et là, j'ai vraiment eu l'impression d'être en Russie aux côtés des personnages principaux au vu de toutes les descriptions et le contexte historique m'y a aidé aussi. L'auteure s'est inspirée de faits historiques réels concernant bien qu'elle ait pris plusieurs libertés et le mélange réel et fiction ne me dérange absolument, bien au contraire!

Un grand merci à Babelio et aux éditions Gloriana pour la découverte de ce titre qui m'a beaucoup plu et que je recommande à tout lecteur qui apprécie les romances historiques. ça m'a vraiment donné envie de découvrir d'autres œuvres de cette maison d'édition!
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Je suis absolument fan du travail de Kazuo Kamimura, autant pour ses histoires que pour son graphisme. J'ai découvert ce mangaka grâce à ses œuvres Lorsque nous vivions ensemble et Le fleuve Shinano, et dès que j'ai eu l'occasion, je me suis jetée sur la duologie du Club des Divorcés!

L'univers est très sombre avec une tendance dramatique et malsaine, les thèmes abordés sont très durs et de société (et ce peu importe les années): la maternité, le suicide, la dépression, le divorce, l'adultère, le viol et plein d'autres... Certaines choses m'ont beaucoup révolté, surtout par rapport aux conditions de la femme en ce temps-là et dans ce pays, aux vices de certains hommes, entre autres! Le contexte historique et social est très intéressant. Nous sommes dans un Japon des années 70 qui reste très traditionnel tout en poursuivant une certaine évolution vers le modernisme, avec un côté très conservateur. Et le côté tranche de vie me plaît énormément et il est des plus présents. Ce n'est nullement un manga d'action, le rythme est assez lent et tout est dans l'introspection.

C'est un manga pour public averti, qui n'est pas à mettre entre toutes les mains. Il y a des scènes de sexe, de violence également (pas tellement non plus, il y en a beaucoup moins que dans d'autres de mangas de l'auteur). En tout cas, le contenu reste très mature et j'ajouterai que ce manga est tellement noir, qu'il ne faut pas être dans une phase où le moral est au plus bas, il faut s'accrocher et évidemment, ce manga ne plaira pas à tout le monde car c'est si spécial.

Le graphisme est reconnaissable entre mille. Mettez-moi plusieurs dessins de différents mangas et mangakas, et je saurais reconnaitre au premier coup d’œil le travail de Kazuo Kamimura. C'est pur, poétique, empreint d'une certaine mélancolie. Le trait est très noir. D'une saga à une autre, les personnages se ressemblent énormément mais ce n'est en rien gênant. On est dans la contemplation pure, j'ai pris le temps d'observer chaque dessin, d'essayer de comprendre les messages cachés car il y en a beaucoup. Les détails sont aussi mis en avant de façon magistrale. C'est de l'art, tout simplement.

En bref, c'est une bonne lecture mais pour moi, Lorsque nous vivions ensemble reste la meilleure saga de l'auteur à mes yeux, qui m'a le plus marquée. Il me tarde vraiment de découvrir d'autres trésors de Kazuo Kamimura au talent certain!
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Je suis absolument fan du travail de Kazuo Kamimura, autant pour ses histoires que pour son graphisme. J'ai découvert ce mangaka grâce à ses oeuvres Lorsque nous vivions ensemble et le fleuve Shinano, et dès que j'ai eu l'occasion, je me suis jetée sur la duologie du Club des Divorcés!

Yûko, 25 ans, est propriétaire d'un bar nocturne appelé "Le Club des Divorcés", secondé par Kenchan, son barman et ses hôtesses de bar. le nom a été choisi par rapport à sa propre vie de divorcée, pour les hommes et les femmes de tout âge qui sont dans le même cas qu'elle, pour faire de nouvelles rencontres, passer du bon temps, oublier ses tracas ou pour se noyer dans l'alcool, dans la tristesse ou dans la luxure. Yûko est une femme qui vit encore avec son passé mais qui veut avancer, qui veut oublier sa vie de femme mariée, profiter de sa liberté, qui ne veut pas faire ce qu'on attend d'elle et qui malheureusement, a bien du mal à s'occuper et à être une vraie mère pour sa fille Asako. Elle va se rendre compte que les choses ne sont pas si simples dans la vie, qu'elle aura toujours besoin d'aide, qu'elle ne peut se débrouiller toute seule, qui a des soucis d'argent mais qui ne veut pas abandonner son précieux club. Quant à Kenchan, ce dernier est amoureux de sa patronne depuis le début, la protège autant qu'il peut, drôle, insouciant et qui est un soutien sans faille. Tout au long des tomes, ils vont se chercher mais aussi se mettre x barrières en plus des nombreuses interruptions au moment où ils allaient aller plus loin.

L'univers est très sombre avec une tendance dramatique et malsaine, les thèmes abordés sont très durs et de société (et ce peu importe les années): la maternité, le suicide, la dépression, le divorce, l'adultère, le viol et plein d'autres... Certaines choses m'ont beaucoup révolté, surtout par rapport aux conditions de la femme en ce temps-là et dans ce pays, aux vices de certains hommes, entre autres! le contexte historique et social est très intéressant. Nous sommes dans un Japon des années 70 qui reste très traditionnel tout en poursuivant une certaine évolution vers le modernisme, avec un côté très conservateur. Et le côté tranche de vie me plaît énormément et il est des plus présents. Ce n'est nullement un manga d'action, le rythme est assez lent et tout est dans l'introspection.

C'est un manga pour public averti, qui n'est pas à mettre entre toutes les mains. Il y a des scènes de sexe, de violence également (pas tellement non plus, il y en a beaucoup moins que dans d'autres de mangas de l'auteur). En tout cas, le contenu reste très mature et j'ajouterai que ce manga est tellement noir, qu'il ne faut pas être dans une phase où le moral est au plus bas, il faut s'accrocher et évidemment, ce manga ne plaira pas à tout le monde car c'est si spécial.

Le graphisme est reconnaissable entre mille. Mettez-moi plusieurs dessins de différents mangas et mangakas, et je saurais reconnaitre au premier coup d'oeil le travail de Kazuo Kamimura. C'est pur, poétique, empreint d'une certaine mélancolie. le trait est très noir. D'une saga à une autre, les personnages se ressemblent énormément mais ce n'est en rien gênant. On est dans la contemplation pure, j'ai pris le temps d'observer chaque dessin, d'essayer de comprendre les messages cachés car il y en a beaucoup. Les détails sont aussi mis en avant de façon magistrale. C'est de l'art, tout simplement.

En bref, c'est une bonne lecture mais pour moi, Lorsque nous vivions ensemble reste la meilleure saga de l'auteur à mes yeux, qui m'a le plus marquée. Il me tarde vraiment de découvrir d'autres trésors de Kazuo Kamimura au talent certain!
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date : 17-01
L'incroyable voyage, c'est toute mon enfance. Films portés à l'écran grâce à Disney et qui m'a fait aimer Shadow, Chance et Sassy. J'en garde toujours un très bon souvenir. Je ne savais donc pas que l'une de leur histoire avait été adaptée d'un roman alors quand je l'ai vu sur un étal lors d'une bourse aux livres organisée par ma ville, je n'ai pas hésité à le prendre.

Canada. Dans une région encore bien sauvage et dangereuse, vit un écrivain qui a accepté de garder les deux chiens et le chat appartenant à la famille d'un de ses amis qui, pour cause de voyage, ne pouvaient emmener leurs si chers animaux avec eux. Bodger, Luath et Tao sont un trio assez atypique, ils s'entendent très bien et sont même fusionnels. Lorsque l'homme décide de partir pour un petit périple d'inspiration, laissant les animaux à la charge d'une vieille amie, ses derniers, mus par leur instinct, disparaissent dans la nature pour retrouver le chemin de leur vraie maison et retrouver leurs maîtres, affrontant bien maintes aventures et dangers dans une nature sauvage et hostile!

On oscille entre réalité et fiction car il est des histoires d'animaux perdus loin de chez eux et tellement attachés à leurs maîtres, qui arrivent à retrouver le chemin du foyer et/ou leur maître en parcourant des centaines de kilomètres parfois. Combien de fois a-t-on vu ses histoires dans les journaux ou à la télévision? Encore aujourd'hui, c'est un mystère, on ne sait comment cela peut être possible: est-ce dû à leur odorat? à un sixième sens? aux champs magnétiques?

Ce fut beaucoup plus dur que je ne l'imaginais comme lecture. Ce voyage fut éprouvant, dur et périlleux, surtout pour le vieux Bodger (attaque d'ours, épuisement...) mais heureusement, il a pu compter sur le soutien de ses deux compagnons à quatre pattes qui ne l'abandonnent jamais et prennent de soin de lui. Tao et Luath vont aussi vivre des mésaventures de leur côté (Tao va être emporté par les eaux d'une rivière et Luath blessé par un porc-épic). Les trois animaux vont affronter la faim, la fatigue, la soif, des animaux sauvages et surtout des prédateurs (lynx, loup, ours) et faire des rencontres amicales (Indiens, vieux trappeurs, fermiers...) et des moins amicales (chasseurs). Ce trio improbable et attachant va marquer les gens qui les ont croisés et ce sont ces gens qui vont redonner un infime espoir à leurs maîtres inquiets et désespérés! Ce qu'ils ont accompli est incroyable, une épopée de 300 km, guidés par leur instinct, leur curiosité et tout en étant débrouillards.

Pour comparer un peu avec le film de 1993, la plus grosse différence, c'est les noms et les rôles inversés des animaux. Dans le roman, le chat, un siamois est un mâle du nom de Tao alors que dans le film, c'est une femelle du nom de Sassy. Dans le roman, le plus jeune chien est Luath, un golden retriever alors que dans le film, il s'agit de Chance qui est un bouledogue américain. Dans le roman, le plus vieux chien est Bodger, un bull terrier alors que dans le film, il s'agit de Shadow, le golden retriever. Les rôles et races des deux chiens ont été inversés, ça m'a un peu perturbé au début mais je m'y suis faite rapidement. Bien sûr, quelques événements et rencontres n'ont pas été gardé dans le film ou alors, ont été changé, je pense à l'attaque du puma dans le film qui est une attaque de lynx dans le roman et qui concerne principalement Tao mais il y en a tellement d'autres, je ne pourrais pas citer tous ces changements ou suppressions.

Évidemment, comme nos trois "héros" sont des animaux, ça ne pouvait qu'être de la narration et donc beaucoup de descriptions puisqu'ils ne parlent pas (pas comme dans le film). Ce n'est en rien gênant, c'est même écrit de façon très simple, sans fioritures, c'est une lecture très accessible pour les plus jeunes, peut-être par pour les enfants vu la dureté du roman.

J'ai versé ma petite larmichette à la fin car ils ont réussi alors qu'on les sous-estimais (comment deux chiens et un chat domestiques pourraient survivre dans la nature?) et aussi parce que ça me rappelait le film (c'est plutôt fidèle même si on sent bien la patte Disney dans le film, car après-tout, ça doit rester un film familial). Et amoureuse des animaux que je suis, je ne pouvais ne pas être touchée par cette histoire incroyable!
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date : 03-01
ça faisait un moment que je voulais découvrir ce titre, depuis sa sortie en fait. La couverture, était envoûtante et promettait quelque chose de pur, avec un côté tranche de vie (que j'apprécie énormément) couplé à un côté féérique et le manga tient cette promesse même si au final, je n'ai pas été emportée par ce manga.

La petite Sheeva vit avec une drôle de créature humanoïde masqué, le Professeur dans une petite maison d'un village abandonné, attendant avec impatience sa tante censée venir la chercher mais qui ne viendra jamais, vérité que le Professeur lui cache pour la préserver. Ils vivent ensemble d'une vie simple, à l'écart, sans se toucher car il est un maudit. Si l'on touche un maudit, on partage sa malédiction; les humains et les maudits vivent séparément, les humains dans ce qui s'appelle "l'intérieur" (la lumière) et les maudits dans ce qui s'appelle ''l'extérieur" (les ténèbres); les hommes préférant tuer les maudits et tous ceux soupçonnés d'avoir été touché par un maudit. La relation de Sheeva et du Professeur pourra-t-elle résister face à la haine des hommes, à la menace des maudits, à la malédiction même?

Les personnages sont intéressants bien que mystérieux, surtout le Professeur, mais c'est la relation des deux protagonistes qui est la force du manga. Ils ont une relation si attendrissante, assez forte. Le Professeur n'est pas un être maléfique, il a bon fond et ça se voit avec Sheeva qu'il veut à tout pris protéger. Je pense vraiment que les maudits sont des incompris, que la malédiction qui les touche est plus forte qu'eux et qu'elle fait peur, on a envie d'en savoir plus sur eux. Quant à Sheeva, cette petite puce est adorable, si pure, si innocente. Et on a ce contraste entre les deux personnages, lui représentant l'obscurité, la noirceur et elle, la lumière, la blancheur, le graphisme retranscrit bien cela aussi.

L'ambiance est très sombre, poétique avec une certaine mélancolie qui se dégage de l'histoire. Le rythme est extrêmement lent, il n'y a pas d'action et ça n'a pas lieu d'être. C'est comme un conte initiatique, on prend le temps à chaque page, à chaque case, tout est découpé pour rallonger/accentuer une action, une émotion, un détail.

Le graphisme est plutôt joli, très particulier, délicat et simple. On est dans la contemplation, on prend le temps de regarder chaque dessin pour apprécier chaque détail et ce qui s'en dégage. Le trait est très noir et parfois un peu trop brouillon, ce n'était pas toujours facile de tout bien discerner ou de comprendre le dessin.

Je peux comprendre que ce manga ait des avis aussi mitigés. Il est tellement spécial que ça plaît ou non. Pour le coup, je ne suis pas hyper convaincue par ce premier tome bien que la fin me donne envie de poursuivre l'aventure. A voir, si j'ai l'occasion de me procurer les tomes suivants.

Merci à Babelio et aux éditions Komikku pour la découverte de ce manga.
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J'ai trouvé ce petit livre à Emmaüs pour une bouchée de pain, le titre et la couverture m'ont attiré et j'ai pensé sur le coup qu'il serait parfait comme lecture feel good. Ce fut le cas mais à moitié.

Iris, la trentaine, n'en peut plus de la vie et a failli mettre fin à ses jours, mais elle a découvert un café pas comme les autres, Le plus bel endroit du monde est ici, où elle va rencontrer un barman illusionniste et Luca dont elle va finir par tomber amoureuse. Grâce à eux, à un petit chien nommé Pirate et à son premier amour Olivier, elle va retrouver le goût à la vie, apprenant à aller de l'avant et alliant passé et avenir, .

On oscille entre contemporain et fantastique, et c'est ce dernier côté qui m'a surprise, je ne m'attendais pas à ça en me lançant dans ma lecture. C'était original mais pas totalement car j'ai retrouvé certaines choses déjà vues dans d'autres livres.

Une écriture fluide et jolie, un peu poétique, j'ai eu du mal à croire que c'est un roman écrit à quatre mains.

Je retiendrais surtout les belles citations et certaines réflexion. Ce fut une jolie lecture mais je n'en garderai pas un souvenir impérissable.
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date : 06-12-2017
Je n'ai jamais lu de romans de Jane Austen et il faudrait vraiment que je m'y mette parce que ses romans sont des classiques qui ont de très bons avis. Bref, je me suis dit que ce serait sympa de lire une de ses nouvelles en attendant.

Lady Susan Vernon, 35 ans, est une veuve, qui s'évertue à caser sa fille Frédérica avec l'homme qu'elle veut sans s'occuper une seule seconde de ce qu'en pense la malheureuse demoiselle, qui joue les séductrices avec plusieurs hommes et notamment avec Reginald, jeune frère de sa belle-soeur Catherine Vernon. Cette dernière voit clair dans le jeu de cette femme et ne se laisse pas abuser. Nous découvrons ces histoires, ces intrigues via des lettres échangées entre les différents partis concernés (personnages). On oscille entre ceux qui sont crédules et naïfs, et ceux qui la voient telle qu'elle est réellement.

Quand ils disent au début que Lady Susan Vernon est dénuée de tout sens moral, effectivement, elle l'est! Cette femme est horrible, manipulatrice, odieuse et il est donc difficile de l'apprécier! J'aurais aimé que la fin ne lui soit pas si profitable, même si ça reste une fin douce-amère. En fait, j'aurais voulu qu'elle paie, que tout lui revienne en pleine figure, que ce soit bien fait pour elle car on ne joue pas avec les sentiments des autres, et encore plus avec les membres de sa propre famille!

J'avais du mal à me repérer sur qui était qui, qui s'adressait à qui alors heureusement qu'il y avait un récapitulatif au début. Bien sûr, ce fut plus aisé par la suite, au fil des lettres. le côté épistolaire est vraiment très bien, ça me change de ce que je lis d'habitude. Ce n'est pas sans rappeler Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos que j'ai adoré (lu et étudié pendant mes années lycée) même si on ne peut évidemment le détrôner.

J'aime beaucoup l'écriture de Jane Austen, ce côté ancien, très classique en fait, la beauté des mots. Les univers dans l'Angleterre du XVIII ème siècle me plaisent beaucoup: les codes de la société, la mode, les conditions de la femme, les ragots, les intrigues... tout ça est fascinant et passionnant à découvrir bien que cette nouvelle n'en est pas une vraie représentation.

Une nouvelle sympathique mais sans plus. J'espère apprécier plus un de ses romans!
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DanMachi - La légende des Familias est le second lightnovel que je lis (après Spice & Wolf d'Isuna Hasekura que j'aime beaucoup). Je suis donc plus à l'aise avec le concept de lightnovel que je n'avais pas trop compris au début. Ce n'est pas un manga, c'est le point le plus important. C'est un roman japonais avec des illustrations, et dont mangas et animés s'en sont inspirés, et non pas l'inverse, ce sont bien des formats très différents.

Bell est un jeune adolescent de 14 ans, seul membre de la Familia d'Hestia, qui veut lier ses deux passions: les filles et le fait de vouloir devenir un aventurier, un héros. Aussi espère-t-il rencontrer des demoiselles dans le Donjon, une espèce de labyrinthe à plusieurs niveaux, remplis de créatures à vaincre, où de courageux aventuriers y pénètrent pour le challenge ou pour récupérer des ressources. Sa vie va basculer le jour où il va être sauvée par la meilleure épéiste, Aiz Wallenstein de la Familia de Loki dont il va aussitôt tombé amoureux. Il est à mille lieux d'imaginer qu'il va être l'objet d'une attention toute particulière de certaines filles et déesses.

Le personnage principal masculin est comme tout garçon de son âge aux émotions exacerbées, rêveur, naïf, qui pense beaucoup aux filles (sans être un pervers!), qui part de très bas et qui ne cesse de progresser et ce de façon hallucinante, courageux et sympathique, ne voyant pas l'intérêt que lui portent les demoiselles et déesses alentours.

Je ne savais pas trop si on était dans jeu vidéo car on y retrouve pas mal de codes: les niveaux, les quêtes, les armes, les améliorations... sans compter l'univers avec des créatures, une guilde, des castes, des combats. Ce n'est pas sans rappeler Sword Art Online de Reiki Kawahara (saga que j'adore!), il y a pas mal de similitudes. ça reste quand même un univers fantasy très complet et des plus intéressants. Le fait que l'auteur se soit inspiré des mythologies est génial bien que ça reste assez simple _ un personnage de la mythologie, quelques traits de caractère et aspirations qui lui sont propres _, et ça ne va pas plus loin (pas de pouvoirs de fou, de supériorité, ou de vénération. On retrouve les mythologies grecque, scandinave et hindoue majoritairement, avec des personnages comme Loki, Hestia ou Ganesh! Les dieux, tellement fascinés par le monde des humains, sont descendus vivre parmi eux, renonçant à beaucoup de leurs avantages comme leurs pouvoirs. Chacun a créé une Familia, une organisation qui porte son nom et dont les membres doivent progresser, entretenir leur communauté et leur dieu, et en échange, les dieux offrent des faveurs et des bénédictions à leurs "poulains", des coups de pouce en somme. Ils ne s'entendent pas toujours très bien entre eux, certaines Familias sont en guerre. La plus grande et plus puissante Familia est celle de la déesse Loki et la plus petite est celle d'Hestia qui ne compte qu'un membre. Quatre déesses sont le plus mis en avant et il s'agit de Loki, Freya, Hestia et Héphaïstos, c'est cette dernière qui m'a le plus plu et qui sort du lot.

C'est écrit à la première personne du singulier lorsqu'on a le point de vue du personnage masculin principal et à la troisième personne du singulier pour les points de vue des personnages féminins, et j'ai apprécié d'avoir ces points de vue en plus de celui du héros car ça apportait un vrai plus au récit, surtout pour mieux les connaître et savoir ce qu'elles pensaient et attendaient de Bell. C'est fluide, ça se lit sans mal mais les "bruitages" m'ont agacé au bout d'un moment, ils ne servaient à rien surtout dans un roman ("grrr", "ha, ha, ha", "rhaaa"... et tellement d'autres!), il fallait se contenter de descriptions, ça aurait été mieux. Ce sont des mots et des expressions parasites qui cassaient le rythme, et qui ont plus leur place dans les mangas! J'imaginais une histoire avec beaucoup d'humour et beaucoup de fan service. De l'humour, il n'y en avait pas tellement et c'est dommage; par contre, je suis soulagée pour le fan service, ce n'était pas trop, et pas dans la vulgarité (à voir dans l'animé et le manga qui s'en sont inspirés si c'est le cas aussi, mais j'en doute).

Les illustrations sont jolies bien qu'assez simples et elles enrichissent l'histoire, ayant toujours un lien avec le chapitre en cours dans lequel elles apparaissent. Le poster en couleurs au début du livre est de toute beauté, mettant en avant les jolies demoiselles de l'histoire.

Une lecture sympathique, je lirai très certainement la suite si j'en ai l'occasion.
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J'ai vraiment eu du mal à comprendre le découpage de l’œuvre tomes avant de recevoir le roman car il est question d'intégrale, de volumes et de tomes mais je savais qu'il était question d'un recueil de nouvelles et non pas d'un roman donc de ce point de vue là, je n'ai pas eu de surprise comme pour certains lecteurs. Zothique est bien le premier tome du volume 1 intitulé Mondes derniers, et le tome 2 sera Averoigne. Deux autres volumes sans découpages vont voir le jour, et l'ensemble de ces volumes constitue bien l'intégrale des œuvres de Clark Ashton Smith. Le travail d'édition, est de toute beauté, c'est indéniable (la carte de Zothique est plus que bienvenue, et la préface très enrichissante). Je recommande cet ouvrage aux collectionneurs, aux amateurs du genre et aux fans de cet auteur. Pour ma part, j'ai un avis assez mitigé, beaucoup de choses ont fait que je n'ai pas apprécié Zothique à sa juste valeur, surtout dû à un inconfort de lecture.

Dans ce premier volume de Zothique, on retrouve plusieurs nouvelles (au nombre de 17) d'une dizaine de pages, voire moins. Il y a bien sûr des nouvelles qui m'ont plus plu que d'autres. J'ai trouvé le lien qu'il y avait avec chacune d'entre elles, que ce soit par un personnage, une divinité, ou un lieu, plutôt sympa.

L'atout majeur de cette œuvre est sans conteste son univers incroyable. Un univers qui m'a paru d'inspiration plutôt orientale ou égyptienne même, un univers très sombre, terrible et même morbide par certains côtés. Mais en même temps, il y a de la beauté aussi, j'ai été charmé par certains aspects (décors, détails...). Dans ces nouvelles, on parle d'esclavage, de sacrifices, de résurrection, de mort, de nécromancie, de cannibalisme, de magie et de sorcellerie, de quêtes, de divinités, de créatures fantastiques telles que les goules, les vampires et les momies, de cultures religieuses, de tyrannie et de bien d'autres choses encore! C'est donc très dense, très riche. Je rajouterais qu'il ne faut pas s'attendre à des happy end mais à des fins plutôt "amères". Seulement deux nouvelles ont une fin "heureuse" où tout est bien qui finit bien.

Ce qui a pêché avec moi, c'est la taille de la police d'écriture. Trop petite et qui fait que la lecture n'était pas agréable, ça m'a donné l'impression que c'était très long et très lent, j'ai donc peiné à avancer. Ce sont des nouvelles alors il y a énormément de descriptions et donc très peu de dialogues voire pas du tout, ce qui fait que là encore, il y avait cette impression de lenteur. La plume de l'auteur est vraiment poétique, précise et pointue (dans le vocabulaire utilisé) en revanche.

Je ne pense pas lire la suite et je trouve que ce premier volume peut se suffire à lui-même. En tout cas, c'était une lecture difficile sur bien des points mais intéressante. Clark Ashton Smith est un grand écrivain de fantasy, de fantasy pure et dure, et je ne pouvais ne pas découvrir sa plume et ses œuvres.
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date : 12-11-2017
Je n'ai jamais lu de yaoï alors que jusqu'ici, je me suis presque plongée dans tous les genres du manga (à part Echi), et j'avais envie de franchir le pas mais difficile de trouver ce genre dans les médiathèques que j'arpente habituellement. Je suis néanmoins tombée sur L'amant du jeudi, un recueil de plusieurs petites histoires.

On a donc sept nouvelles: L'amant du jeudi, Apprends-moi l'amour, Je rêve de toi la nuit, Le voisin, Mais c'est le réveillon de Noël!, L'amant d'à côté, Par la suite dans le voisinage. Mais pour être plus précise, ce n'est que quatre nouvelles plus des bonus pour l'une d'entre elles, ainsi qu'un mini bonus qui ne sert absolument à rien (Par la suite dans le voisinage).

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L'amant du jeudi: une romance entre Yôji, dentiste et Sei, son cousin qui se retrouvent lors d'un rendez-vous médical et là, petit accident et la tension sexuelle devient alors palpable entre eux, les deux n'ayant jamais compris les sentiments de l'un et l'autre et va venir un moment où ils vont le réaliser.
Apprends-moi l'amour: une relation entre un prof de sciences et un de ses étudiants qui se retrouvent après qu'Amaki ait eu son diplôme et qu'il soit venu travailler au lycée dans les cuisines. Ce dernier fait comprendre à son prof qu'il ne l'a jamais oublié et qu'il aimerait plus mais le prof ne cesse de le repousser. Bien sûr, vient un moment où ils vont se rabibocher.
Je rêve de toi la nuit: Minami ne cesse de faire des rêves érotiques avec son collègue Kijima. Un certain malaise s'installe au travail, surtout que Kijima va vraiment s'intéresser à lui. Un malentendu va survenir mais il va en quelque sorte les faire se rapprocher et des sentiments vont naître.
Le voisin (Mais c'est le réveillon de Noël+L'amant d'à côté): Arima découvre que son nouveau voisin ne cache pas qu'il prend du plaisir avec de jeunes hommes et l'un d'entre eux, Saeki va souffrir de cette relation brutale. Arima ne va pas pouvoir s'empêcher de vouloir le protéger et ils vont se rapprocher. Ils vont passer le réveillon de Noël ensemble et c'est l'occasion de voir que Saeki avait peur de sortir avec son compagnon aux yeux de tous. Saeki va plus se lâcher mais a aussi des craintes sur le fait qu'Arima soit bisexuel alors qu'il n'a aucune raison de s'inquiéter.


Ce qui ressort le plus, c'est la différence d'âge (une dizaine d'années) et le regard des autres. Ces nouvelles sont bien trop courtes, elles n'ont rien d'extraordinaire et c'est presque le même schéma à chaque fois.

Comme il fallait s'y attendre, il y a des scènes de sexe mais elles sont sous-entendues (certaines le sont moins que d'autres), on ne voit pas grand chose mais ça reste pour public averti quand même. Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas dans la vulgarité, c'est assez soft.

Le graphisme est plutôt beau même s'il n'y a pas d'originalité et que c'est assez lisse. C'est simple, sans fioriture, les personnages sont mis en avant au détriment de tout le reste (décors, etc...) mais ça reste efficace.

Ce n'était clairement pas le top pour débuter dans ce genre alors j'espère avoir l'occasion de découvrir d'autres boy's love beaucoup plus travaillés cette fois-ci.
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date : 22-10-2017
Ce titre m'intriguait énormément et franchement, je ne m'attendais pas à aimer ce manga, à être passionnée par l'histoire, manga qui est très différent de ce que je lis d'ordinaire. On adhère ou non à ce genre, mais ça l'a fait avec moi.

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Ère Meiji. Sugimoto est un soldat qui a survécu miraculeusement à la guerre contre la Russie, marqué par de multiples cicatrices et affublé du surnom de "Sugimoto l'immortel". Après la guerre, il tente de survivre comme il peut sur l'île d'Hokkaido, espérant trouver de l'or pour rentrer chez lui et tenir sa promesse faite à un ami soldat décédé, de prendre soin de sa femme et de son enfant (femme que Sugimoto a aimé plus jeune), mais de l'or, il n'y en a plus, du moins c'est ce qu'il pensait jusqu'à ce qu'il entende une drôle d'histoire de trésor si bien gardé et caché, dont la carte est tracée sur le corps de prisonniers en fuite sous forme de tatouages. Et justement, l'homme qui lui en a parlé est l'un d'eux mais malheureusement pour lui, se fera tué par un ours alors que Sugimoto fait face à la bête. Il va être sauvé par une jeune fille, une indigène aïnou du nom d'Ashirpa qui va tuer l'ours (qui ne faisait que défendre sa progéniture) mais le danger reste bien présent car c'est un autre ours qui a tué l'homme au tatouage, un ours qui a changé ses habitudes (il n'hiberne plus en hiver et a goûté à la chair humaine), ce qui veut dire qu'il va revenir pour récupérer son repas. Ashirpa et Sugimoto vont alors s'allier pour l'occire, et aussi pour trouver ce trésor qui appartient à la tribu de la jeune fille et qui a coûté la vie à son père; l'un étant motivé pour l'or et l'autre pour la vengeance, lui fera le sale boulot et elle s'occupera de leur survie. Va donc s'ensuivre une chasse au trésor, une chasse à l'homme, une course contre la montre car d'autres personnes sont aussi sur cette piste.


Le duo Ashirpa/Sugimoto fonctionne très bien malgré le fait qu'ils sont issus de deux mondes et de deux cultures différents, je peux même dire que c'est l'un des points forts de l'histoire. A mes yeux, Ashirpa est une enfant, elle doit bien avoir une dizaine d'années et pourtant, elle est tellement mature qu'on dirait une adulte. Elle a des connaissances de fou et heureusement que Sugimoto l'a avec lui car il ne survivrait sans doute pas! Entre les deux, les rôles sont presque inversés, Sugimoto étant l'enfant qui a tellement à apprendre. Et d'un autre côté, heureusement que Sugimoto est là pour veiller sur elle quand ils sont confrontés à des humains car lui a le sang-froid pour les tuer.

C'était fascinant de découvrir le peuple aïnou, peuple que je ne connaissais absolument pas, vivant dans le Nord du Japon. Ils ont tant de connaissances sur la nature, la faune et la flore, des traditions étranges, un rapport aux esprits et aux dieux tout particulier... Ils sont tellement fascinants que pour ma propre culture générale, j'ai été faire des recherches sur internet.

Nous évoluons vraiment dans une nature très rude, très sauvage, hivernale et dangereuse. Les dangers sont multiples et variés: on peut très bien mourir de froid, mourir de faim ou être tué par des animaux sauvages. En parlant d'animaux, il est beaucoup question de chasse et de dépeçage, de cuisine alors pour moi qui adore les animaux, c'était assez difficile à regarder surtout vu le réalisme des dessins.
C'est très violent et ce dès les premières pages et ça annonce la couleur direct. Il y a des scènes assez gores et choquantes, c'est clairement pour public averti. Après, je sais que nous avons tous une sensibilité différente mais voilà, pour ma part, j'ai vu des choses horribles dans les mangas sans que ça me fasse quelque chose mais là... je ne sais pas, ça m'a pris aux tripes (ouh le mauvais jeu de mot!).

Graphiquement, c'est incroyablement beau, trop bien fait et j'applaudis la minutie des détails. Les dessins des animaux sont bluffants de réalisme! Le mangaka a vraiment fait un travail de recherche, s'est documenté pour que ce soit le plus réaliste possible et le plus enrichissant possible aussi bien pour l'histoire que pour le graphisme.

En bref, c'est un manga surprenant, intéressant, glauque et violent! On a un mélange de course contre la montre, de chasse à l'homme, de chasse au trésor, de survie en territoire hostile, entre autres choses! Une saga que je continuerai sans aucun doute! Belle surprise!
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date : 21-10-2017
ça faisait un bout de temps que je voulais découvrir cette saga ovni qu'est Chiisakobé, ce titre m'intriguait et j'ai été partiellement déçue.

Shijegi, 26 ans, qui a une apparence qui marque (à la barbe et aux cheveux très longs), architecte et ouvrier mais à l'âme plutôt intellectuelle et littéraire (son père voulait surtout qu'il suive ses traces), vient d'apprendre que ses parents sont décédés dans un incendie, le laissant à la tête de la grande entreprise de construction Daitomé. Il prend alors sous son aile les jeunes apprentis chez lui et engage une ménagère du quartier qu'il connaît, Ritsu, et cette dernière ne va pas venir seule puisqu'elle garde cinq jeunes orphelins. Bien sûr, Shigeji ne va pas être d'accord et va vouloir que les services sociaux viennent récupérer les enfants, mais vu la réaction de Ritsu et l'aide proposée par Yûko, la fille de son banquier, il va faire un effort et accepte la cohabitation avec eux.

Shigeji agit étrangement depuis cet événement tragique: il est de plus en plus têtu, il veut faire les choses à sa manière, refuse toute l'aide qu'on lui propose et donc personne ne le comprend. Quant à Ritsu, elle est jolie mais renfermée, et je la trouve froide bien que concernée par les enfants à qui elle ne laisse rien passer, elle a sûrement des sentiments pour Shigeji vu qu'elle paraît jalouse de Yûko, celle qui vient donner des cours à domicile aux enfants. Les enfants sont de vrais garnements (difficile d'imaginer des parents vouloir en adopter un!): la plus jeune pleure tout le temps; les deux gamins martyrisent les animaux et volent; la plus grande se mêle de choses qui ne la regarde pas; quant à la dernière, elle n'a que le mot ringard à la bouche, prend des positions bizarres et aime se balader en petite culotte! Bref, ils sont vraiment bizarres! D'autres personnages secondaires sont tout aussi spéciaux, je pense au banquier qui est complétement pervers et limite voudrait plus avec sa propre fille! Chiisakobé a donc un côté un peu malsain, qui met mal à l'aise et on a cette impression d'entrer dans l'intimité des gens.

J'ai beaucoup aimé le graphisme si particulier, qui ne ressemble à nul autre pareil, qui m'a même rappelé un graphisme ancien, un peu daté comme pour ceux des grands mangakas. C'est précis, va à l'essentiel, c'est aussi lumineux (le contraste entre le noir et le blanc est intéressant), ça a son charme. Après, le design des personnages est particulier alors il faut s'y faire. Ce que je retiens surtout c'est cette fixation sur certaines parties du corps, sur des éléments qui semblent anodins et cela est fait selon certaines angles. C'est le genre de graphisme qui va bien pour le côté tranche de vie d'un manga et le tranche de vie, j'adore ça!

Un titre particulier, clairement pas pour tout lecteur, j'ai moi-même un avis assez mitigé au final: le graphisme m'a beaucoup plu, les angles pris pour les dessins sont fascinants, ça s'est lu très rapidement mais c'est tellement spécial au niveau de l'histoire et de son déroulement, si bien que j'ai eu un peu de mal à accrocher mais je pense quand même continuer la saga par curiosité, surtout que c'est une petite saga en 4 tomes.
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