Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Commentaires de livres faits par MaMt

Extraits de livres par MaMt

Commentaires de livres appréciés par MaMt

Extraits de livres appréciés par MaMt

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
La fillette au drapeau blanc est un manga qui me faisait de l'oeil depuis sa sortie, aussi me suis-je empressée de l'emprunter à la médiathèque quand je l'ai vu dans les nouveautés. J'avais déjà entendu parler de cette petite fille mais je n'avais jamais cherché à en savoir plus et heureusement, aujourd'hui, c'est chose faite et quelle claque!

Spoiler(cliquez pour révéler)
Seconde Guerre Mondiale. Le Japon est entré en guerre et affronte les Etats-Unis en 41 dans le Pacifique. Tomiko, petite fille de moins de 10 ans, vit avec ses frère et sœurs, ainsi que son père sur l'île d'Okinawa, île qui avait jusqu'alors été épargnée par les affres de la guerre. Mais en 1945, tout bascula. Le père dut partir travailler ailleurs, laissant ses enfants derrière lui. Le quatuor se devait alors de fuir, de fuir le plus rapidement possible vers le sud. Ces enfants ont vraiment vu des horreurs, des morts par centaine (les civils étaient énormément touchés), des blessés, ont connu la peur, faim, la soif et la fatigue, le deuil car la fratrie allait perdre un de ses membres. Tomiko va se retrouver livrée à elle-même, séparées de ses deux grandes sœurs. Elle va se raccrocher à ses meilleurs souvenirs avec sa famille, à se rappeler les conseils de survie (ne pas faire comme les autres, ne sortir que la nuit...), à faire au mieux et évidemment, elle va voir les pires atrocités de la guerre. Au terme de son voyage, elle va rencontrer un couple de vieilles personnes dans une grotte qui vont l'encourager à vivre, à s'en sortir quoiqu'il arrive, lui permettre de brandir haut un drapeau blanc, ce qui fit d'elle un puissant symbole alors que la guerre venait de se terminer, le Japon ayant capitulé en juin 1945.


Ce fut très émouvant, j'ai failli verser une larme à plusieurs reprises. Le récit est dur et ça m'a fait l'effet d'un coup de poing. J'ai été assez choquée par certaines scènes (surtout quand ça touchait les enfants), ça m'a remué au plus profond de mon être. Personne ne peut rester insensible. Personne, c'est impossible.

Il y a un sacré travail de recherches puisqu'il s'agit d'une histoire vraie, la petite Tomiko et son fameux drapeau blanc étant devenue un important symbole au Japon, histoire qui a aussi été adaptée en roman dont le manga s'inspire d'ailleurs. L'auteure a vraiment voulu se rapprocher d'elle, de ce qu'elle a vécu, a voulu refaire son trajet pour mieux s'imprégner des lieux, des sensations, pour mieux nous faire partager les émotions.

Le graphisme reste très simple mais est efficace, il accompagne parfaitement l'histoire qui est le centre de tout. Je trouve que ça a beaucoup plus d'impact qu'un graphisme avec plein de détails minutieux.

C'est un manga important qu'il faut lire absolument, autant pour les fans de mangas que pour ceux qui n'en sont pas adeptes. C'est peut-être même un bon compromis pour se lancer dans les mangas, même si le sujet est très dur à aborder.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 08-02
Tout d'abord, j'ai été agréablement surprise de découvrir à l'intérieur de l'enveloppe un si petit livre, à la couverture très jolie et hivernale, au toucher particulier mais agréable. C'est un bel objet livre et je suis contente d'avoir pu lire un livre d'une maison d'édition que je ne connaissais absolument pas.

Irina Apraxina est considérée comme une princesse, issue d'une grande famille de l'aristocratie russe et qui a pour dessein d'entrer dans la vie du tsar Alexandre Ier qu'elle idolâtre malgré tout ce qui les sépare (âge, les responsabilités, le statut...) mais lui ne la verra pas autrement que comme une jeune fille qui mérite beaucoup mieux qu'un homme qui a déjà bien vécu et bien régné. Mais quand elle apprend qu'il doit s'en aller pour la santé dégradante de sa femme, elle se décide à tout abandonner pour le retrouver, refusant l'échec et la séparation. Et au détour de ce voyage qui ne se déroulera pas comme elle l'avait imaginer, elle va côtoyer un jeune officier rencontré quelques temps plus tôt lors d'un bal, Anatole Potemkine, qui ne voyait qu'elle mais Irina ne l'entendait pas de cette oreille, personne ne comptait à part son cher Alexandre. Malheureusement, pensant être arrivée à la fin de son périple, Irina apprend la mort du tsar mais se refuse à y croire, persuadé qu'il est là, quelque part, bien vivant. Tout en continuant à le chercher et en rencontrant maints dangers, Irina va se rendre compte qu'Anatole ne lui est plus si indifférent. Qui choisira-t-elle? Anatole ou Alexandre, s'il est encore en vie?

J'avoue que l'héroïne, Irina, m'a plus d'une fois agacée. Elle a énormément de défauts même si bien sûr, ils vont parfois lui servir au cours de son voyage. Je la trouvais naïve (à cause de son "amour" pour Alexandre), égoïste, hautaine, manipulatrice, très bonne actrice, ambitieuse, trop aveugle pour accepter les terribles réalités du monde. C'est une jeune fille de caractère, ça, c'est sûr! Et heureusement en un sens, car pour cette histoire, elle aurait été un personnage principal bien fade et peut-être que la lecture n'aurait pas été aussi savoureuse. J'ai vu en elle des qualités: elle est prête à tout, elle n'abandonne jamais malgré les obstacles et elle va finir par changer petit à petit, elle va ouvrir peu à peu les yeux. Quant à Anatole, je l'ai beaucoup aimé. Il n'est peut-être pas un canon de beauté comme on en retrouve dans la majorité des romans, il n'empêche qu'il est charmant, serviable, protecteur, capable aussi de tenir tête à Irina et il va grandement s'affirmer au fil des pages. Il lui est arrivé plus d'une fois d'être lui aussi naïf, de croire bien trop aveuglement Irina. En bref, ce sont vraiment deux personnages qui ne sont pas parfaits, dont les joutes verbales étaient vraiment piquantes mais pas trop, juste ce qu'il faut et j'ai beaucoup aimé l'évolution de leur relation.

L'écriture est très fluide, ça s'est lu sans peine et très rapidement. A vrai dire, j'ai même bien eu du mal à lâcher le livre! J'ai eu un peu de mal avec le vocabulaire russe au début (les termes, les noms et prénoms), mais ce fut la découverte et le glossaire avec la signification des mots ou expressions était plus que bienvenu. De plus, la Russie est un pays qui m'est bien trop méconnu et j'ai envie d'en savoir plus, et là, j'ai vraiment eu l'impression d'être en Russie aux côtés des personnages principaux au vu de toutes les descriptions et le contexte historique m'y a aidé aussi. L'auteure s'est inspirée de faits historiques réels concernant bien qu'elle ait pris plusieurs libertés et le mélange réel et fiction ne me dérange absolument, bien au contraire!

Un grand merci à Babelio et aux éditions Gloriana pour la découverte de ce titre qui m'a beaucoup plu et que je recommande à tout lecteur qui apprécie les romances historiques. ça m'a vraiment donné envie de découvrir d'autres œuvres de cette maison d'édition!
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
Je suis absolument fan du travail de Kazuo Kamimura, autant pour ses histoires que pour son graphisme. J'ai découvert ce mangaka grâce à ses œuvres Lorsque nous vivions ensemble et Le fleuve Shinano, et dès que j'ai eu l'occasion, je me suis jetée sur la duologie du Club des Divorcés!

L'univers est très sombre avec une tendance dramatique et malsaine, les thèmes abordés sont très durs et de société (et ce peu importe les années): la maternité, le suicide, la dépression, le divorce, l'adultère, le viol et plein d'autres... Certaines choses m'ont beaucoup révolté, surtout par rapport aux conditions de la femme en ce temps-là et dans ce pays, aux vices de certains hommes, entre autres! Le contexte historique et social est très intéressant. Nous sommes dans un Japon des années 70 qui reste très traditionnel tout en poursuivant une certaine évolution vers le modernisme, avec un côté très conservateur. Et le côté tranche de vie me plaît énormément et il est des plus présents. Ce n'est nullement un manga d'action, le rythme est assez lent et tout est dans l'introspection.

C'est un manga pour public averti, qui n'est pas à mettre entre toutes les mains. Il y a des scènes de sexe, de violence également (pas tellement non plus, il y en a beaucoup moins que dans d'autres de mangas de l'auteur). En tout cas, le contenu reste très mature et j'ajouterai que ce manga est tellement noir, qu'il ne faut pas être dans une phase où le moral est au plus bas, il faut s'accrocher et évidemment, ce manga ne plaira pas à tout le monde car c'est si spécial.

Le graphisme est reconnaissable entre mille. Mettez-moi plusieurs dessins de différents mangas et mangakas, et je saurais reconnaitre au premier coup d’œil le travail de Kazuo Kamimura. C'est pur, poétique, empreint d'une certaine mélancolie. Le trait est très noir. D'une saga à une autre, les personnages se ressemblent énormément mais ce n'est en rien gênant. On est dans la contemplation pure, j'ai pris le temps d'observer chaque dessin, d'essayer de comprendre les messages cachés car il y en a beaucoup. Les détails sont aussi mis en avant de façon magistrale. C'est de l'art, tout simplement.

En bref, c'est une bonne lecture mais pour moi, Lorsque nous vivions ensemble reste la meilleure saga de l'auteur à mes yeux, qui m'a le plus marquée. Il me tarde vraiment de découvrir d'autres trésors de Kazuo Kamimura au talent certain!
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
Je suis absolument fan du travail de Kazuo Kamimura, autant pour ses histoires que pour son graphisme. J'ai découvert ce mangaka grâce à ses oeuvres Lorsque nous vivions ensemble et le fleuve Shinano, et dès que j'ai eu l'occasion, je me suis jetée sur la duologie du Club des Divorcés!

Yûko, 25 ans, est propriétaire d'un bar nocturne appelé "Le Club des Divorcés", secondé par Kenchan, son barman et ses hôtesses de bar. le nom a été choisi par rapport à sa propre vie de divorcée, pour les hommes et les femmes de tout âge qui sont dans le même cas qu'elle, pour faire de nouvelles rencontres, passer du bon temps, oublier ses tracas ou pour se noyer dans l'alcool, dans la tristesse ou dans la luxure. Yûko est une femme qui vit encore avec son passé mais qui veut avancer, qui veut oublier sa vie de femme mariée, profiter de sa liberté, qui ne veut pas faire ce qu'on attend d'elle et qui malheureusement, a bien du mal à s'occuper et à être une vraie mère pour sa fille Asako. Elle va se rendre compte que les choses ne sont pas si simples dans la vie, qu'elle aura toujours besoin d'aide, qu'elle ne peut se débrouiller toute seule, qui a des soucis d'argent mais qui ne veut pas abandonner son précieux club. Quant à Kenchan, ce dernier est amoureux de sa patronne depuis le début, la protège autant qu'il peut, drôle, insouciant et qui est un soutien sans faille. Tout au long des tomes, ils vont se chercher mais aussi se mettre x barrières en plus des nombreuses interruptions au moment où ils allaient aller plus loin.

L'univers est très sombre avec une tendance dramatique et malsaine, les thèmes abordés sont très durs et de société (et ce peu importe les années): la maternité, le suicide, la dépression, le divorce, l'adultère, le viol et plein d'autres... Certaines choses m'ont beaucoup révolté, surtout par rapport aux conditions de la femme en ce temps-là et dans ce pays, aux vices de certains hommes, entre autres! le contexte historique et social est très intéressant. Nous sommes dans un Japon des années 70 qui reste très traditionnel tout en poursuivant une certaine évolution vers le modernisme, avec un côté très conservateur. Et le côté tranche de vie me plaît énormément et il est des plus présents. Ce n'est nullement un manga d'action, le rythme est assez lent et tout est dans l'introspection.

C'est un manga pour public averti, qui n'est pas à mettre entre toutes les mains. Il y a des scènes de sexe, de violence également (pas tellement non plus, il y en a beaucoup moins que dans d'autres de mangas de l'auteur). En tout cas, le contenu reste très mature et j'ajouterai que ce manga est tellement noir, qu'il ne faut pas être dans une phase où le moral est au plus bas, il faut s'accrocher et évidemment, ce manga ne plaira pas à tout le monde car c'est si spécial.

Le graphisme est reconnaissable entre mille. Mettez-moi plusieurs dessins de différents mangas et mangakas, et je saurais reconnaitre au premier coup d'oeil le travail de Kazuo Kamimura. C'est pur, poétique, empreint d'une certaine mélancolie. le trait est très noir. D'une saga à une autre, les personnages se ressemblent énormément mais ce n'est en rien gênant. On est dans la contemplation pure, j'ai pris le temps d'observer chaque dessin, d'essayer de comprendre les messages cachés car il y en a beaucoup. Les détails sont aussi mis en avant de façon magistrale. C'est de l'art, tout simplement.

En bref, c'est une bonne lecture mais pour moi, Lorsque nous vivions ensemble reste la meilleure saga de l'auteur à mes yeux, qui m'a le plus marquée. Il me tarde vraiment de découvrir d'autres trésors de Kazuo Kamimura au talent certain!
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 17-01
L'incroyable voyage, c'est toute mon enfance. Films portés à l'écran grâce à Disney et qui m'a fait aimer Shadow, Chance et Sassy. J'en garde toujours un très bon souvenir. Je ne savais donc pas que l'une de leur histoire avait été adaptée d'un roman alors quand je l'ai vu sur un étal lors d'une bourse aux livres organisée par ma ville, je n'ai pas hésité à le prendre.

Canada. Dans une région encore bien sauvage et dangereuse, vit un écrivain qui a accepté de garder les deux chiens et le chat appartenant à la famille d'un de ses amis qui, pour cause de voyage, ne pouvaient emmener leurs si chers animaux avec eux. Bodger, Luath et Tao sont un trio assez atypique, ils s'entendent très bien et sont même fusionnels. Lorsque l'homme décide de partir pour un petit périple d'inspiration, laissant les animaux à la charge d'une vieille amie, ses derniers, mus par leur instinct, disparaissent dans la nature pour retrouver le chemin de leur vraie maison et retrouver leurs maîtres, affrontant bien maintes aventures et dangers dans une nature sauvage et hostile!

On oscille entre réalité et fiction car il est des histoires d'animaux perdus loin de chez eux et tellement attachés à leurs maîtres, qui arrivent à retrouver le chemin du foyer et/ou leur maître en parcourant des centaines de kilomètres parfois. Combien de fois a-t-on vu ses histoires dans les journaux ou à la télévision? Encore aujourd'hui, c'est un mystère, on ne sait comment cela peut être possible: est-ce dû à leur odorat? à un sixième sens? aux champs magnétiques?

Ce fut beaucoup plus dur que je ne l'imaginais comme lecture. Ce voyage fut éprouvant, dur et périlleux, surtout pour le vieux Bodger (attaque d'ours, épuisement...) mais heureusement, il a pu compter sur le soutien de ses deux compagnons à quatre pattes qui ne l'abandonnent jamais et prennent de soin de lui. Tao et Luath vont aussi vivre des mésaventures de leur côté (Tao va être emporté par les eaux d'une rivière et Luath blessé par un porc-épic). Les trois animaux vont affronter la faim, la fatigue, la soif, des animaux sauvages et surtout des prédateurs (lynx, loup, ours) et faire des rencontres amicales (Indiens, vieux trappeurs, fermiers...) et des moins amicales (chasseurs). Ce trio improbable et attachant va marquer les gens qui les ont croisés et ce sont ces gens qui vont redonner un infime espoir à leurs maîtres inquiets et désespérés! Ce qu'ils ont accompli est incroyable, une épopée de 300 km, guidés par leur instinct, leur curiosité et tout en étant débrouillards.

Pour comparer un peu avec le film de 1993, la plus grosse différence, c'est les noms et les rôles inversés des animaux. Dans le roman, le chat, un siamois est un mâle du nom de Tao alors que dans le film, c'est une femelle du nom de Sassy. Dans le roman, le plus jeune chien est Luath, un golden retriever alors que dans le film, il s'agit de Chance qui est un bouledogue américain. Dans le roman, le plus vieux chien est Bodger, un bull terrier alors que dans le film, il s'agit de Shadow, le golden retriever. Les rôles et races des deux chiens ont été inversés, ça m'a un peu perturbé au début mais je m'y suis faite rapidement. Bien sûr, quelques événements et rencontres n'ont pas été gardé dans le film ou alors, ont été changé, je pense à l'attaque du puma dans le film qui est une attaque de lynx dans le roman et qui concerne principalement Tao mais il y en a tellement d'autres, je ne pourrais pas citer tous ces changements ou suppressions.

Évidemment, comme nos trois "héros" sont des animaux, ça ne pouvait qu'être de la narration et donc beaucoup de descriptions puisqu'ils ne parlent pas (pas comme dans le film). Ce n'est en rien gênant, c'est même écrit de façon très simple, sans fioritures, c'est une lecture très accessible pour les plus jeunes, peut-être par pour les enfants vu la dureté du roman.

J'ai versé ma petite larmichette à la fin car ils ont réussi alors qu'on les sous-estimais (comment deux chiens et un chat domestiques pourraient survivre dans la nature?) et aussi parce que ça me rappelait le film (c'est plutôt fidèle même si on sent bien la patte Disney dans le film, car après-tout, ça doit rester un film familial). Et amoureuse des animaux que je suis, je ne pouvais ne pas être touchée par cette histoire incroyable!
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 03-01
ça faisait un moment que je voulais découvrir ce titre, depuis sa sortie en fait. La couverture, était envoûtante et promettait quelque chose de pur, avec un côté tranche de vie (que j'apprécie énormément) couplé à un côté féérique et le manga tient cette promesse même si au final, je n'ai pas été emportée par ce manga.

La petite Sheeva vit avec une drôle de créature humanoïde masqué, le Professeur dans une petite maison d'un village abandonné, attendant avec impatience sa tante censée venir la chercher mais qui ne viendra jamais, vérité que le Professeur lui cache pour la préserver. Ils vivent ensemble d'une vie simple, à l'écart, sans se toucher car il est un maudit. Si l'on touche un maudit, on partage sa malédiction; les humains et les maudits vivent séparément, les humains dans ce qui s'appelle "l'intérieur" (la lumière) et les maudits dans ce qui s'appelle ''l'extérieur" (les ténèbres); les hommes préférant tuer les maudits et tous ceux soupçonnés d'avoir été touché par un maudit. La relation de Sheeva et du Professeur pourra-t-elle résister face à la haine des hommes, à la menace des maudits, à la malédiction même?

Les personnages sont intéressants bien que mystérieux, surtout le Professeur, mais c'est la relation des deux protagonistes qui est la force du manga. Ils ont une relation si attendrissante, assez forte. Le Professeur n'est pas un être maléfique, il a bon fond et ça se voit avec Sheeva qu'il veut à tout pris protéger. Je pense vraiment que les maudits sont des incompris, que la malédiction qui les touche est plus forte qu'eux et qu'elle fait peur, on a envie d'en savoir plus sur eux. Quant à Sheeva, cette petite puce est adorable, si pure, si innocente. Et on a ce contraste entre les deux personnages, lui représentant l'obscurité, la noirceur et elle, la lumière, la blancheur, le graphisme retranscrit bien cela aussi.

L'ambiance est très sombre, poétique avec une certaine mélancolie qui se dégage de l'histoire. Le rythme est extrêmement lent, il n'y a pas d'action et ça n'a pas lieu d'être. C'est comme un conte initiatique, on prend le temps à chaque page, à chaque case, tout est découpé pour rallonger/accentuer une action, une émotion, un détail.

Le graphisme est plutôt joli, très particulier, délicat et simple. On est dans la contemplation, on prend le temps de regarder chaque dessin pour apprécier chaque détail et ce qui s'en dégage. Le trait est très noir et parfois un peu trop brouillon, ce n'était pas toujours facile de tout bien discerner ou de comprendre le dessin.

Je peux comprendre que ce manga ait des avis aussi mitigés. Il est tellement spécial que ça plaît ou non. Pour le coup, je ne suis pas hyper convaincue par ce premier tome bien que la fin me donne envie de poursuivre l'aventure. A voir, si j'ai l'occasion de me procurer les tomes suivants.

Merci à Babelio et aux éditions Komikku pour la découverte de ce manga.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
J'ai trouvé ce petit livre à Emmaüs pour une bouchée de pain, le titre et la couverture m'ont attiré et j'ai pensé sur le coup qu'il serait parfait comme lecture feel good. Ce fut le cas mais à moitié.

Iris, la trentaine, n'en peut plus de la vie et a failli mettre fin à ses jours, mais elle a découvert un café pas comme les autres, Le plus bel endroit du monde est ici, où elle va rencontrer un barman illusionniste et Luca dont elle va finir par tomber amoureuse. Grâce à eux, à un petit chien nommé Pirate et à son premier amour Olivier, elle va retrouver le goût à la vie, apprenant à aller de l'avant et alliant passé et avenir, .

On oscille entre contemporain et fantastique, et c'est ce dernier côté qui m'a surprise, je ne m'attendais pas à ça en me lançant dans ma lecture. C'était original mais pas totalement car j'ai retrouvé certaines choses déjà vues dans d'autres livres.

Une écriture fluide et jolie, un peu poétique, j'ai eu du mal à croire que c'est un roman écrit à quatre mains.

Je retiendrais surtout les belles citations et certaines réflexion. Ce fut une jolie lecture mais je n'en garderai pas un souvenir impérissable.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 06-12-2017
Je n'ai jamais lu de romans de Jane Austen et il faudrait vraiment que je m'y mette parce que ses romans sont des classiques qui ont de très bons avis. Bref, je me suis dit que ce serait sympa de lire une de ses nouvelles en attendant.

Lady Susan Vernon, 35 ans, est une veuve, qui s'évertue à caser sa fille Frédérica avec l'homme qu'elle veut sans s'occuper une seule seconde de ce qu'en pense la malheureuse demoiselle, qui joue les séductrices avec plusieurs hommes et notamment avec Reginald, jeune frère de sa belle-soeur Catherine Vernon. Cette dernière voit clair dans le jeu de cette femme et ne se laisse pas abuser. Nous découvrons ces histoires, ces intrigues via des lettres échangées entre les différents partis concernés (personnages). On oscille entre ceux qui sont crédules et naïfs, et ceux qui la voient telle qu'elle est réellement.

Quand ils disent au début que Lady Susan Vernon est dénuée de tout sens moral, effectivement, elle l'est! Cette femme est horrible, manipulatrice, odieuse et il est donc difficile de l'apprécier! J'aurais aimé que la fin ne lui soit pas si profitable, même si ça reste une fin douce-amère. En fait, j'aurais voulu qu'elle paie, que tout lui revienne en pleine figure, que ce soit bien fait pour elle car on ne joue pas avec les sentiments des autres, et encore plus avec les membres de sa propre famille!

J'avais du mal à me repérer sur qui était qui, qui s'adressait à qui alors heureusement qu'il y avait un récapitulatif au début. Bien sûr, ce fut plus aisé par la suite, au fil des lettres. le côté épistolaire est vraiment très bien, ça me change de ce que je lis d'habitude. Ce n'est pas sans rappeler Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos que j'ai adoré (lu et étudié pendant mes années lycée) même si on ne peut évidemment le détrôner.

J'aime beaucoup l'écriture de Jane Austen, ce côté ancien, très classique en fait, la beauté des mots. Les univers dans l'Angleterre du XVIII ème siècle me plaisent beaucoup: les codes de la société, la mode, les conditions de la femme, les ragots, les intrigues... tout ça est fascinant et passionnant à découvrir bien que cette nouvelle n'en est pas une vraie représentation.

Une nouvelle sympathique mais sans plus. J'espère apprécier plus un de ses romans!
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
DanMachi - La légende des Familias est le second lightnovel que je lis (après Spice & Wolf d'Isuna Hasekura que j'aime beaucoup). Je suis donc plus à l'aise avec le concept de lightnovel que je n'avais pas trop compris au début. Ce n'est pas un manga, c'est le point le plus important. C'est un roman japonais avec des illustrations, et dont mangas et animés s'en sont inspirés, et non pas l'inverse, ce sont bien des formats très différents.

Bell est un jeune adolescent de 14 ans, seul membre de la Familia d'Hestia, qui veut lier ses deux passions: les filles et le fait de vouloir devenir un aventurier, un héros. Aussi espère-t-il rencontrer des demoiselles dans le Donjon, une espèce de labyrinthe à plusieurs niveaux, remplis de créatures à vaincre, où de courageux aventuriers y pénètrent pour le challenge ou pour récupérer des ressources. Sa vie va basculer le jour où il va être sauvée par la meilleure épéiste, Aiz Wallenstein de la Familia de Loki dont il va aussitôt tombé amoureux. Il est à mille lieux d'imaginer qu'il va être l'objet d'une attention toute particulière de certaines filles et déesses.

Le personnage principal masculin est comme tout garçon de son âge aux émotions exacerbées, rêveur, naïf, qui pense beaucoup aux filles (sans être un pervers!), qui part de très bas et qui ne cesse de progresser et ce de façon hallucinante, courageux et sympathique, ne voyant pas l'intérêt que lui portent les demoiselles et déesses alentours.

Je ne savais pas trop si on était dans jeu vidéo car on y retrouve pas mal de codes: les niveaux, les quêtes, les armes, les améliorations... sans compter l'univers avec des créatures, une guilde, des castes, des combats. Ce n'est pas sans rappeler Sword Art Online de Reiki Kawahara (saga que j'adore!), il y a pas mal de similitudes. ça reste quand même un univers fantasy très complet et des plus intéressants. Le fait que l'auteur se soit inspiré des mythologies est génial bien que ça reste assez simple _ un personnage de la mythologie, quelques traits de caractère et aspirations qui lui sont propres _, et ça ne va pas plus loin (pas de pouvoirs de fou, de supériorité, ou de vénération. On retrouve les mythologies grecque, scandinave et hindoue majoritairement, avec des personnages comme Loki, Hestia ou Ganesh! Les dieux, tellement fascinés par le monde des humains, sont descendus vivre parmi eux, renonçant à beaucoup de leurs avantages comme leurs pouvoirs. Chacun a créé une Familia, une organisation qui porte son nom et dont les membres doivent progresser, entretenir leur communauté et leur dieu, et en échange, les dieux offrent des faveurs et des bénédictions à leurs "poulains", des coups de pouce en somme. Ils ne s'entendent pas toujours très bien entre eux, certaines Familias sont en guerre. La plus grande et plus puissante Familia est celle de la déesse Loki et la plus petite est celle d'Hestia qui ne compte qu'un membre. Quatre déesses sont le plus mis en avant et il s'agit de Loki, Freya, Hestia et Héphaïstos, c'est cette dernière qui m'a le plus plu et qui sort du lot.

C'est écrit à la première personne du singulier lorsqu'on a le point de vue du personnage masculin principal et à la troisième personne du singulier pour les points de vue des personnages féminins, et j'ai apprécié d'avoir ces points de vue en plus de celui du héros car ça apportait un vrai plus au récit, surtout pour mieux les connaître et savoir ce qu'elles pensaient et attendaient de Bell. C'est fluide, ça se lit sans mal mais les "bruitages" m'ont agacé au bout d'un moment, ils ne servaient à rien surtout dans un roman ("grrr", "ha, ha, ha", "rhaaa"... et tellement d'autres!), il fallait se contenter de descriptions, ça aurait été mieux. Ce sont des mots et des expressions parasites qui cassaient le rythme, et qui ont plus leur place dans les mangas! J'imaginais une histoire avec beaucoup d'humour et beaucoup de fan service. De l'humour, il n'y en avait pas tellement et c'est dommage; par contre, je suis soulagée pour le fan service, ce n'était pas trop, et pas dans la vulgarité (à voir dans l'animé et le manga qui s'en sont inspirés si c'est le cas aussi, mais j'en doute).

Les illustrations sont jolies bien qu'assez simples et elles enrichissent l'histoire, ayant toujours un lien avec le chapitre en cours dans lequel elles apparaissent. Le poster en couleurs au début du livre est de toute beauté, mettant en avant les jolies demoiselles de l'histoire.

Une lecture sympathique, je lirai très certainement la suite si j'en ai l'occasion.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
J'ai vraiment eu du mal à comprendre le découpage de l’œuvre tomes avant de recevoir le roman car il est question d'intégrale, de volumes et de tomes mais je savais qu'il était question d'un recueil de nouvelles et non pas d'un roman donc de ce point de vue là, je n'ai pas eu de surprise comme pour certains lecteurs. Zothique est bien le premier tome du volume 1 intitulé Mondes derniers, et le tome 2 sera Averoigne. Deux autres volumes sans découpages vont voir le jour, et l'ensemble de ces volumes constitue bien l'intégrale des œuvres de Clark Ashton Smith. Le travail d'édition, est de toute beauté, c'est indéniable (la carte de Zothique est plus que bienvenue, et la préface très enrichissante). Je recommande cet ouvrage aux collectionneurs, aux amateurs du genre et aux fans de cet auteur. Pour ma part, j'ai un avis assez mitigé, beaucoup de choses ont fait que je n'ai pas apprécié Zothique à sa juste valeur, surtout dû à un inconfort de lecture.

Dans ce premier volume de Zothique, on retrouve plusieurs nouvelles (au nombre de 17) d'une dizaine de pages, voire moins. Il y a bien sûr des nouvelles qui m'ont plus plu que d'autres. J'ai trouvé le lien qu'il y avait avec chacune d'entre elles, que ce soit par un personnage, une divinité, ou un lieu, plutôt sympa.

L'atout majeur de cette œuvre est sans conteste son univers incroyable. Un univers qui m'a paru d'inspiration plutôt orientale ou égyptienne même, un univers très sombre, terrible et même morbide par certains côtés. Mais en même temps, il y a de la beauté aussi, j'ai été charmé par certains aspects (décors, détails...). Dans ces nouvelles, on parle d'esclavage, de sacrifices, de résurrection, de mort, de nécromancie, de cannibalisme, de magie et de sorcellerie, de quêtes, de divinités, de créatures fantastiques telles que les goules, les vampires et les momies, de cultures religieuses, de tyrannie et de bien d'autres choses encore! C'est donc très dense, très riche. Je rajouterais qu'il ne faut pas s'attendre à des happy end mais à des fins plutôt "amères". Seulement deux nouvelles ont une fin "heureuse" où tout est bien qui finit bien.

Ce qui a pêché avec moi, c'est la taille de la police d'écriture. Trop petite et qui fait que la lecture n'était pas agréable, ça m'a donné l'impression que c'était très long et très lent, j'ai donc peiné à avancer. Ce sont des nouvelles alors il y a énormément de descriptions et donc très peu de dialogues voire pas du tout, ce qui fait que là encore, il y avait cette impression de lenteur. La plume de l'auteur est vraiment poétique, précise et pointue (dans le vocabulaire utilisé) en revanche.

Je ne pense pas lire la suite et je trouve que ce premier volume peut se suffire à lui-même. En tout cas, c'était une lecture difficile sur bien des points mais intéressante. Clark Ashton Smith est un grand écrivain de fantasy, de fantasy pure et dure, et je ne pouvais ne pas découvrir sa plume et ses œuvres.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 12-11-2017
Je n'ai jamais lu de yaoï alors que jusqu'ici, je me suis presque plongée dans tous les genres du manga (à part Echi), et j'avais envie de franchir le pas mais difficile de trouver ce genre dans les médiathèques que j'arpente habituellement. Je suis néanmoins tombée sur L'amant du jeudi, un recueil de plusieurs petites histoires.

On a donc sept nouvelles: L'amant du jeudi, Apprends-moi l'amour, Je rêve de toi la nuit, Le voisin, Mais c'est le réveillon de Noël!, L'amant d'à côté, Par la suite dans le voisinage. Mais pour être plus précise, ce n'est que quatre nouvelles plus des bonus pour l'une d'entre elles, ainsi qu'un mini bonus qui ne sert absolument à rien (Par la suite dans le voisinage).

Spoiler(cliquez pour révéler)
L'amant du jeudi: une romance entre Yôji, dentiste et Sei, son cousin qui se retrouvent lors d'un rendez-vous médical et là, petit accident et la tension sexuelle devient alors palpable entre eux, les deux n'ayant jamais compris les sentiments de l'un et l'autre et va venir un moment où ils vont le réaliser.
Apprends-moi l'amour: une relation entre un prof de sciences et un de ses étudiants qui se retrouvent après qu'Amaki ait eu son diplôme et qu'il soit venu travailler au lycée dans les cuisines. Ce dernier fait comprendre à son prof qu'il ne l'a jamais oublié et qu'il aimerait plus mais le prof ne cesse de le repousser. Bien sûr, vient un moment où ils vont se rabibocher.
Je rêve de toi la nuit: Minami ne cesse de faire des rêves érotiques avec son collègue Kijima. Un certain malaise s'installe au travail, surtout que Kijima va vraiment s'intéresser à lui. Un malentendu va survenir mais il va en quelque sorte les faire se rapprocher et des sentiments vont naître.
Le voisin (Mais c'est le réveillon de Noël+L'amant d'à côté): Arima découvre que son nouveau voisin ne cache pas qu'il prend du plaisir avec de jeunes hommes et l'un d'entre eux, Saeki va souffrir de cette relation brutale. Arima ne va pas pouvoir s'empêcher de vouloir le protéger et ils vont se rapprocher. Ils vont passer le réveillon de Noël ensemble et c'est l'occasion de voir que Saeki avait peur de sortir avec son compagnon aux yeux de tous. Saeki va plus se lâcher mais a aussi des craintes sur le fait qu'Arima soit bisexuel alors qu'il n'a aucune raison de s'inquiéter.


Ce qui ressort le plus, c'est la différence d'âge (une dizaine d'années) et le regard des autres. Ces nouvelles sont bien trop courtes, elles n'ont rien d'extraordinaire et c'est presque le même schéma à chaque fois.

Comme il fallait s'y attendre, il y a des scènes de sexe mais elles sont sous-entendues (certaines le sont moins que d'autres), on ne voit pas grand chose mais ça reste pour public averti quand même. Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas dans la vulgarité, c'est assez soft.

Le graphisme est plutôt beau même s'il n'y a pas d'originalité et que c'est assez lisse. C'est simple, sans fioriture, les personnages sont mis en avant au détriment de tout le reste (décors, etc...) mais ça reste efficace.

Ce n'était clairement pas le top pour débuter dans ce genre alors j'espère avoir l'occasion de découvrir d'autres boy's love beaucoup plus travaillés cette fois-ci.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 22-10-2017
Ce titre m'intriguait énormément et franchement, je ne m'attendais pas à aimer ce manga, à être passionnée par l'histoire, manga qui est très différent de ce que je lis d'ordinaire. On adhère ou non à ce genre, mais ça l'a fait avec moi.

Spoiler(cliquez pour révéler)
Ère Meiji. Sugimoto est un soldat qui a survécu miraculeusement à la guerre contre la Russie, marqué par de multiples cicatrices et affublé du surnom de "Sugimoto l'immortel". Après la guerre, il tente de survivre comme il peut sur l'île d'Hokkaido, espérant trouver de l'or pour rentrer chez lui et tenir sa promesse faite à un ami soldat décédé, de prendre soin de sa femme et de son enfant (femme que Sugimoto a aimé plus jeune), mais de l'or, il n'y en a plus, du moins c'est ce qu'il pensait jusqu'à ce qu'il entende une drôle d'histoire de trésor si bien gardé et caché, dont la carte est tracée sur le corps de prisonniers en fuite sous forme de tatouages. Et justement, l'homme qui lui en a parlé est l'un d'eux mais malheureusement pour lui, se fera tué par un ours alors que Sugimoto fait face à la bête. Il va être sauvé par une jeune fille, une indigène aïnou du nom d'Ashirpa qui va tuer l'ours (qui ne faisait que défendre sa progéniture) mais le danger reste bien présent car c'est un autre ours qui a tué l'homme au tatouage, un ours qui a changé ses habitudes (il n'hiberne plus en hiver et a goûté à la chair humaine), ce qui veut dire qu'il va revenir pour récupérer son repas. Ashirpa et Sugimoto vont alors s'allier pour l'occire, et aussi pour trouver ce trésor qui appartient à la tribu de la jeune fille et qui a coûté la vie à son père; l'un étant motivé pour l'or et l'autre pour la vengeance, lui fera le sale boulot et elle s'occupera de leur survie. Va donc s'ensuivre une chasse au trésor, une chasse à l'homme, une course contre la montre car d'autres personnes sont aussi sur cette piste.


Le duo Ashirpa/Sugimoto fonctionne très bien malgré le fait qu'ils sont issus de deux mondes et de deux cultures différents, je peux même dire que c'est l'un des points forts de l'histoire. A mes yeux, Ashirpa est une enfant, elle doit bien avoir une dizaine d'années et pourtant, elle est tellement mature qu'on dirait une adulte. Elle a des connaissances de fou et heureusement que Sugimoto l'a avec lui car il ne survivrait sans doute pas! Entre les deux, les rôles sont presque inversés, Sugimoto étant l'enfant qui a tellement à apprendre. Et d'un autre côté, heureusement que Sugimoto est là pour veiller sur elle quand ils sont confrontés à des humains car lui a le sang-froid pour les tuer.

C'était fascinant de découvrir le peuple aïnou, peuple que je ne connaissais absolument pas, vivant dans le Nord du Japon. Ils ont tant de connaissances sur la nature, la faune et la flore, des traditions étranges, un rapport aux esprits et aux dieux tout particulier... Ils sont tellement fascinants que pour ma propre culture générale, j'ai été faire des recherches sur internet.

Nous évoluons vraiment dans une nature très rude, très sauvage, hivernale et dangereuse. Les dangers sont multiples et variés: on peut très bien mourir de froid, mourir de faim ou être tué par des animaux sauvages. En parlant d'animaux, il est beaucoup question de chasse et de dépeçage, de cuisine alors pour moi qui adore les animaux, c'était assez difficile à regarder surtout vu le réalisme des dessins.
C'est très violent et ce dès les premières pages et ça annonce la couleur direct. Il y a des scènes assez gores et choquantes, c'est clairement pour public averti. Après, je sais que nous avons tous une sensibilité différente mais voilà, pour ma part, j'ai vu des choses horribles dans les mangas sans que ça me fasse quelque chose mais là... je ne sais pas, ça m'a pris aux tripes (ouh le mauvais jeu de mot!).

Graphiquement, c'est incroyablement beau, trop bien fait et j'applaudis la minutie des détails. Les dessins des animaux sont bluffants de réalisme! Le mangaka a vraiment fait un travail de recherche, s'est documenté pour que ce soit le plus réaliste possible et le plus enrichissant possible aussi bien pour l'histoire que pour le graphisme.

En bref, c'est un manga surprenant, intéressant, glauque et violent! On a un mélange de course contre la montre, de chasse à l'homme, de chasse au trésor, de survie en territoire hostile, entre autres choses! Une saga que je continuerai sans aucun doute! Belle surprise!
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 21-10-2017
ça faisait un bout de temps que je voulais découvrir cette saga ovni qu'est Chiisakobé, ce titre m'intriguait et j'ai été partiellement déçue.

Shijegi, 26 ans, qui a une apparence qui marque (à la barbe et aux cheveux très longs), architecte et ouvrier mais à l'âme plutôt intellectuelle et littéraire (son père voulait surtout qu'il suive ses traces), vient d'apprendre que ses parents sont décédés dans un incendie, le laissant à la tête de la grande entreprise de construction Daitomé. Il prend alors sous son aile les jeunes apprentis chez lui et engage une ménagère du quartier qu'il connaît, Ritsu, et cette dernière ne va pas venir seule puisqu'elle garde cinq jeunes orphelins. Bien sûr, Shigeji ne va pas être d'accord et va vouloir que les services sociaux viennent récupérer les enfants, mais vu la réaction de Ritsu et l'aide proposée par Yûko, la fille de son banquier, il va faire un effort et accepte la cohabitation avec eux.

Shigeji agit étrangement depuis cet événement tragique: il est de plus en plus têtu, il veut faire les choses à sa manière, refuse toute l'aide qu'on lui propose et donc personne ne le comprend. Quant à Ritsu, elle est jolie mais renfermée, et je la trouve froide bien que concernée par les enfants à qui elle ne laisse rien passer, elle a sûrement des sentiments pour Shigeji vu qu'elle paraît jalouse de Yûko, celle qui vient donner des cours à domicile aux enfants. Les enfants sont de vrais garnements (difficile d'imaginer des parents vouloir en adopter un!): la plus jeune pleure tout le temps; les deux gamins martyrisent les animaux et volent; la plus grande se mêle de choses qui ne la regarde pas; quant à la dernière, elle n'a que le mot ringard à la bouche, prend des positions bizarres et aime se balader en petite culotte! Bref, ils sont vraiment bizarres! D'autres personnages secondaires sont tout aussi spéciaux, je pense au banquier qui est complétement pervers et limite voudrait plus avec sa propre fille! Chiisakobé a donc un côté un peu malsain, qui met mal à l'aise et on a cette impression d'entrer dans l'intimité des gens.

J'ai beaucoup aimé le graphisme si particulier, qui ne ressemble à nul autre pareil, qui m'a même rappelé un graphisme ancien, un peu daté comme pour ceux des grands mangakas. C'est précis, va à l'essentiel, c'est aussi lumineux (le contraste entre le noir et le blanc est intéressant), ça a son charme. Après, le design des personnages est particulier alors il faut s'y faire. Ce que je retiens surtout c'est cette fixation sur certaines parties du corps, sur des éléments qui semblent anodins et cela est fait selon certaines angles. C'est le genre de graphisme qui va bien pour le côté tranche de vie d'un manga et le tranche de vie, j'adore ça!

Un titre particulier, clairement pas pour tout lecteur, j'ai moi-même un avis assez mitigé au final: le graphisme m'a beaucoup plu, les angles pris pour les dessins sont fascinants, ça s'est lu très rapidement mais c'est tellement spécial au niveau de l'histoire et de son déroulement, si bien que j'ai eu un peu de mal à accrocher mais je pense quand même continuer la saga par curiosité, surtout que c'est une petite saga en 4 tomes.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 14-10-2017
Le vrai visage des fées est un superbe objet-livre en hardback avec de magnifiques illustrations en noir et blanc, et même en couleurs. Même le papier est travaillé, ressemble à du vieux papier légèrement cartonné comme pour en faire l'effet d'un vieux grimoire, avec des vraies gravures et photographies de l'ancien temps.

Ce n'est pas une fiction, c'est plus une petite encyclopédie sur les fées très complète et enrichissante. Ce n'est pas scolaire du tout bien qu'il ne faille pas lire ce livre d'une traite car il fourmille tellement d'informations différentes qui peuvent être assez difficiles à assimiler d'un coup; l'approche est plus historique et culturelle et on ne peut qu'apprendre tellement de choses nouvelles sur ces créatures qui fascinent l'homme depuis la nuit des temps.

Le livre se consacre à l'image de la fée bonne ou mauvaise, la perception qu'en ont les humains, leur rapport à la nature en général, les légendes, les superstitions, leurs origines, leurs rapports avec les différentes religions, leurs qualités (généreuses, rusées, passionnées, insaisissables, vengeresses, espiègles, douces, pacifiques... mais cela varie d'une fée à l'autre), leur aspect, leur quotidien, leurs différents habitats (nuages, lacs, grottes...), leurs pouvoirs (métamorphose animale, utilisation des plantes...), leurs passe-temps favoris. J'ai par exemple appris qu'on associe énormément la fée à la nature mais en réalité, elle l'est tout autant à la mort et au cosmos. On parle aussi de personnages illustres comme Merlin, Viviane, Morgane, Mélusine, Titania, Obéron et beaucoup d'autres en plus de ceux méconnus! Il y a plein de petites anecdotes en plus, qui rapporte surtout à des lieux précis associés aux fées qui se trouvent en France ou en Europe. On retrouve également les grandes informations les plus connues sur ces êtres fabuleux: par exemple, sur le fait de croire aux fées (quand un humain dit ne pas croire aux fées, une fée quelque part dans le monde s'éteint), sur les Changelins (l'enlèvement d'un enfant, remplacé par un faux qui est en réalité un Elémental qui a pris forme humaine), entre autres! On découvre ou redécouvre les différentes espèces de fées ou créatures qui leur sont associées: les Dames Blanches, les Spriggans, les nymphes, les ondines, les Druides, les Moires, les Sylphes...

C'est un travail vraiment remarquable de recherche et d'imagination. Ce livre de toute beauté est une vraie mine d'informations, un objet de collection à avoir absolument dans sa bibliothèque!
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 12-10-2017
La couverture et le résumé invitaient vraiment au voyage, me donnaient très envie de découvrir cette histoire qui m'a rappelé les magnifiques œuvres de Tamara McKinley.

Spoiler(cliquez pour révéler)
Nous sommes dans un contexte de Second Guerre Mondiale (où le Japon s'en est pris à l'Australie du fait qu'elle était sous protection américaine). Lara Pentrose est une maîtresse d'école anglaise et prenant à cœur l'avenir d'un de ses élèves, elle n'a pu que dire sa façon de penser à son père qui n'avait cure de ce que voulait réellement faire son fils et un accident est malheureusement arrivé, ce qui lui a valu d'être renvoyée et injustement accusée à cause d'un terrible malentendu. Et tout est contre elle dans cette affaire (vengeance, accident, le fait qu'elle soit une femme, injustice, pots de vin, accords...) et elle n'a pas trop le choix lorsqu'on lui propose une peine de prison de 2 ans ou aller enseigner dans le Nord de l'Australie, à l'autre bout du monde. C'est donc une plongée dans l'inconnu pour elle où rien de ce qu'elle avait imaginé n'est vraiment vrai: la chaleur, le patois local, la faune dangereuse, la flore étrange, le climat en général, les Aborigènes, la déscolarisation des enfants, le manque de confort et bien d'autres choses encore! Ce ne fut évidemment pas facile pour elle, tout le monde pensait qu'elle allait repartir très vite, qu'elle ne pourrait pas tenir plus de quelques jours dans ces conditions (les précédents institutrices ont très vite laissé tomber!) mais Lara a tenu bon et au fil du temps, elle a su voir la beauté de ces lieux et de ses habitants: les différents paysages, la générosité et le bon accueil des gens de Shady Camp, le plaisir de donner classe à des enfants qui n'ont pas eu de réelle éducation, de leur donner envie de venir à l'école sans que ce ne soit une corvée, de revoir même les bases avec les plus grands d'entre eux (même les adultes) et de faire venir des petits aborigènes. Parallèlement, la menace crocodile va perturber grandement Lara (que personne ne croira quant à la taille du monstre qu'elle a croisé au seuil de sa porte!) qui fait alors appel à un chasseur de crocodiles pas comme les autres puisqu'il ne veut pas tuer ses prises mais les relâche loin des hommes, Rick Marshall, un homme d'une trentaine d'années très séduisant. Cet homme ne la laissera pas indifférente et il y a aussi une pseudo compétition entre lui et Jerry Quilan, un jeune médecin ambulant, pour les beaux yeux de Lara, mais on comprend très vite que ce dernier a perdu d'avance ce combat. L'héroïne va enfin pouvoir trouver sa place dans ce monde et trouver le bonheur qu'elle mérite et changer les choses tout autour d'elle dans le bon sens du terme.


L'histoire et l'univers mis en place par Elizabeth Haran ressemblent quelque peu à ceux de Tamara McKinley (qui est mon auteure favorite dans le genre) et je ne pouvais ne pas comparer les deux car elle est ma référence. La plume de l'auteure est simple, fluide et agréable, néanmoins, ça manquait de descriptions pour plus d'effets "wouah", pour plus de découvertes de l'Australie, d'enrichissement afin d'être pleinement dépaysée. Je pense qu'il y a aussi un petit souci de traduction qui m'a perturbé tout du long, à savoir qu'au lieu de parler d'"hommes", on parlait de "garçons"! Le contexte de guerre aurait pu être un peu plus exploité; j'ai aussi un manque pour la romance qui n'était pas aussi présente que je l'aurais voulu, pas très approfondie. Mais l'auteure a tout misé sur ses personnages, sur la vie en communauté et j'ai apprécié cet aspect-là. On suit tellement de personnages (enfants et adultes) aussi différents les uns que les autres et au fil du temps, c'était facile de savoir qui était qui et de prendre plaisir à les suivre. Mon petit coup de cœur va à Betty, mère de famille sur qui on peut vraiment compter, qui a un sacré caractère, j'admire vraiment cette femme courageuse! Quant à Lara, au tout début, j'ai eu du mal avec elle, elle me paraissait un peu antipathique et égoïste mais j'ai appris à apprécier cette femme au très fort caractère et qui a une volonté de fer.

Une lecture bien sympathique mais je m'attendais à mieux, à être méga dépaysée comme je le fus avec La Dernière Valse de Mathilda de Tamara McKinley. Mais ceux qui aiment ce genre mêlant romance et côté historique pourront trouver leur compte sans aucun doute.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 07-10-2017
ça faisait longtemps que je voulais découvrir ce titre, depuis sa sortie en fait et je n'ai pas été déçue même si au début, je l'avoue, je n'étais pas hyper emballée.

Viviane (de son vrai nom An Weiwei) est une jeune chinoise venue travailler en France en tant que traductrice (français/chinois-anglais/français). Elle va s'installer près de Toulouse pour y refaire sa vie après des déboires amoureux quand elle vivait sur Paris. Elle va rencontrer Nicolas, jeune patron d'un bar proche de chez elle et Lou sa directrice de traduction. En chacun d'eux, elle va créer de drôles de sensations, elle va les attirer étrangement. Viviane est donc une fille qui ne laisse personne indifférent pourtant, c'est une fille toute simple, qui attire la sympathie, et qui se sent un peu trop seule (c'est le lot des personnages qui gravitent autour d'elle en fait).
Nicolas et Lou vont vouloir prendre soin d'elle, s'inquiéter pour elle, commencer à éprouver des sentiments pour elle et une jalousie va finir par s'installer. Et un jour, à cause d'un certain événement, Viviane va disparaître, ne donnant plus signe de vie. Lou et Nicolas vont alors s'allier pour la retrouver et comprendre ce qu'il lui arrive. On découvre alors la tragédie qui a touché Viviane et dont elle ne s'est jamais remise.

J'ai été très touchée par ce qu'elle a vécu. Elle a eu une vie difficile, un deuil qu'elle n'a pas réussi à faire et sa santé s'est de plus en plus fragilisée au fil des années, à tel point qu'elle ait même envisagé le pire pour ne plus souffrir. C'est une maladie grave que personne n'a vu, personne n'a interprété les signes (le lecteur est aussi dans ce cas jusqu'à la fin), c'est quelque chose qu'elle-même n'a pas réalisé. L'auteur a pris une voie à laquelle je ne m'attendais pas, ce fut une grosse surprise! Son histoire est mis en parallèle avec une autre créée par un auteur-dessinateur pour enfant et c'est très bien fait, on ne comprend que vers la fin la morale de l'histoire. J'ai aussi trouvé original le fait que l'auteur se soit lui-même introduit dans l'histoire. Ses petites apparitions sont fort sympathique (même si elles ne sont pas indispensables), surtout qu'il semble veiller sur Viviane, sur son histoire de loin, un peu comme un ange gardien.

Vu le résumé sur la quatrième de couverture, je m'attendais à ce que le mélange culture chinoise et culture française soit plus présent mais en fait, pas du tout, ce n'est pas assez travaillé, d'ailleurs, presque absent et c'est donc une petite déception de ce point de vue là. Ce que j'ai particulièrement apprécié en revanche, c'est le côté très tranche de vie, un aspect que j'affectionne tout particulièrement dans les mangas et c'est parfait quand j'ai besoin d'une lecture un peu plus légère.

La qualité du papier est top, c'est très particulier au toucher. Les couleurs m'ont envoûtées, le graphisme est plutôt simple, j'allais dire presque enfantin mais il y a vraiment des planches sublimes, notamment celles des annonces de chapitres. Par certains côtés, c'est très poétique de par les dessins et les couleurs. Envoûtant.

Ce titre est un ovni. Pas un coup de cœur mais un ovni fort sympathique. Je ne m'attendais pas à ça et cette histoire est pleine de messages importants, qui ont fait écho en moi, qui m'ont fait réfléchir et qui m'ont émue.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 19-09-2017
Roméo & Juliette n'est plus un classique à présenter. C'est d'ailleurs une de mes pièces de théâtre préférée (avec Lucrèce Borgia de Victor Hugo) que j'ai découvert pendant mon adolescence. J'avais envie de redécouvrir cette œuvre sous un autre format, un format qui me parle énormément car j'en lis énormément et il s'agit en fait d'un manga. Et quand j'ai su que la dessinatrice n'était autre que celle qui a travaillé sur les mangas Georgie et Joséphine impératrice (deux sagas que j'aime beaucoup), je me suis jetée dessus car j'adore son coup de crayon.

Juliette Capulet est une jeune fille de 14 ans qui rêve du grand amour, le vrai, avec un grand A et Roméo Montaigu, lui, est quelque peu maladif et sombre et qui ne s'attendait pas à ce que l'amour lui tombe dessus. Entre eux, ce sera le coup de foudre, d'un seul regard qui changera tout, qui ravagera tout et un baiser pour le confirmer. Malheureusement pour eux, leurs deux familles sont rivales et se vouent une guerre farouche qui se répercute dans toutes les strates sociales.

C'est beau, c'est poétique mais tellement cruel et tragique. Tout n'est que morts, tristesse et malentendus. Cette histoire ne peut que nous prendre aux tripes.

Le trait de crayon est très noir, si reconnaissable, si "shojoesque" et à la fois old school. Le graphisme est beau, je suis en admiration et les détails sont sublimés. Yumiko Igarashi a su mettre en valeur l'histoire de Roméo & Juliette, et je suis encore une fois sous le charme de son travail. C'est un superbe objet-livre, en hardback qui plus est. Et en plus de la version manga, on a également la version originale (la pièce de théâtre en VF) de William Shakespeare que j'ai pu à nouveau apprécié.

Je trouve que le manga reste très fidèle à l’œuvre originale et on peut y retrouver ses citations les plus cultes.

C'était un plaisir de redécouvrir Roméo & Juliette, de retrouver les personnages et de voir s'animer leur histoire sous mes yeux via des dessins. Cette histoire me touche énormément et ce sous n'importe quelle forme.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 16-09-2017
ça faisait très longtemps que je voulais découvrir Culottées après l'avoir vu tourné un peu partout sur la blogosphère et la booktubosphère et aussi parce qu'il avait de très bons avis.
L'objet-livre est absolument magnifique (couverture en hardback (ce bleu! <3), des effets sur la couverture, une belle épaisseur), un très bel objet à mettre dans toute bibliothèque.

Culottées parle de femmes fortes, illustres ou non, réelles ou fictives, des femmes que je ne connaissais pas du tout, de par le monde et à différentes époques. Ses femmes ont été au-delà des différences, des conventions, des obstacles, des codes de la société. Ce sont vraiment des icônes qui ont voulu faire changer les choses volontairement ou non, à différentes échelles.

Spoiler(cliquez pour révéler)
Nous suivons le portrait de 15 femmes: une femme à barbe qui a fait de sa différence une force (Clémentine Delait); des soeurs qui ont pris part dans la révolution de leur pays (Las Marisposas); une indienne qui se battait au côté des hommes (Lozen); une princesse prête à tout pour devenir reine (Nzinga); une femme qui a fait fi des religions par amour (Josephina Van Gorkum); une actrice au physique disgracieux qui n'a eu que des rôles de méchantes (Margaret Hamilton); une jeune fille atteinte d'une maladie et qui va innover le monde de la mode et de la natation (Annette Kellerman); une exploratrice en solo au bout du monde (Delia Akeley); une fille partie de rien qui a réalisé de nombreux rêves (Joséphine Baker); une femme qui a tout donné dans son art et actrice de génie (Tore Jansson); une gynécologue dans la Grèce Antique (Agnodice); une femme prisonnière de sa vie conjugale et qui va se donner les moyens d'y échapper tout en aidant les autres (Leymah Gbowee); une femme qui sauvera un phare de la disparition dû à l'érosion (Giorgina Reid); une fille née garçon qui va réaliser son rêve de devenir pleinement une femme (Christine Jorgensen); une concubine qui a gravi les échelons pour devenir impératrice (Wu Zetian).


Le graphisme est sublime, m'a énormément plu, c'est très original, on ne voit pas ça partout et puis, ça a été fait sur le ton de l'humour, presque de la légèreté... Franchement, je suis sous le charme du travail de Pénélope Bagieu. C'est fun avec plein de couleurs et il y a pas mal de petits clins d’œil en tout genre. Il y a aussi des planches de dingue, une planche sur deux pages avec un seul dessin trop canon où on est dans la contemplation.

Une lecture fort sympathique, intéressante et enrichissante. Assez lourde si on se décide à dévorer le livre d'un seul coup, ce que je n'aurais pas dû faire... car j'ai donc eu un sentiment de trop plein et ce ne fut pas un coup de cœur comme ce le fut pour beaucoup de monde.
Je ne peux que comprendre le succès de Culottées et je lirai sans aucun doute la suite.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
Après avoir terminé le quatrième et dernier volet d'Uncharted sur console, je n'avais pas envie de quitter l'univers et ses personnages, aussi me suis-je aussitôt plongée dans le roman qui s'est inspiré de la franchise pour poursuivre l'aventure, que l'on peut placer avant les jeux.

L'histoire se situe donc bien avant que Nathan ne rencontre Elena (dans le premier jeu) et lui termine des missions dangereuses en Amérique Latine lorsqu'il est contacté par son mentor et meilleur ami Victor Sullivan pour lui demander de revenir le plus rapidement possible. En effet, un ami de Sully, un archéologue et historien de renom est retrouvé mort, et tout porte à croire qu'il était visé à cause de ses recherches sur les labyrinthes conçus par le célèbre Dédale. Donc après la recherche de l'El Dorado, la Cité de Shamballa, l'Atlantide des sables et Libertalia, nos héros se lancent sur les traces de labyrinthes antiques. Sully, Nate et Jada (la fille du défunt) doivent alors s'allier pour faire la lumière sur cette affaire. Ils ne vont pas tarder à comprendre qu'il existerait un quatrième labyrinthe mystérieux, pas encore découvert. Mais existe-t-il réellement? Réalité ou mythe? On va avoir une course contre la montre pour connaître la vérité, des combats et des alliances avec leurs nombreux ennemis.

C'était un plaisir de retrouver Nate et Sully que j'ai trouvé égaux à eux-même, tels que je me les imaginais. Leur caractère, leurs petites manies étaient vraiment bien retranscrits sur papier: Nate et sa fougue, Sully et ses cigares, entre autres choses. Par contre, j'avoue que la pseudo relation Jada/Nate m'a saoulée au début mais vers la fin, je fus soulagée que ça n'ait mené à rien.

C'est un roman d'aventure alors il y a pas mal d'action mais pas autant que je l'aurais souhaité. Voyage dépaysant en Égypte, en Grèce et en Chine et ça, c'était plutôt chouette. J'aurais bien aimé qu'il y ait de vrais énigmes à résoudre soi-même, des casse-têtes ou ce genre de choses, quelque chose qui invite à la réflexion comme on peut l'avoir dans les jeux. ça manquait d’interactions avec le lecteur, ainsi que de phases de combat pour le clin d’œil aux jeux.

Il y a clairement trop de longueurs pour que ce soit très prenant et les descriptions très nombreuses y sont pour beaucoup. L'écriture est fluide et agréable, simple, c'est une écriture que j'aime appeler "écriture passe-partout", et je reconnais bien la plume de celui qui a écrit les romans de Buffy contre les vampires, Charmed et autres.

J'aurais vraiment préféré avoir affaire à une adaptation des jeux et non pas un inédit, car les histoires dans les jeux sont 1000 fois plus intéressantes. ça restait une lecture sympathique mais sans plus, je n'en garderais pas un souvenir impérissable.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
La Sélection est une saga que j'aime plutôt bien, qui n'a rien d'extraordinaire en soi mais qui reste divertissante et pas prise de tête. J'aimerais la lire entièrement, c'est-à-dire ne pas me cantonner qu'à la trilogie principale mais aussi à la duologie suivante qui concerne la fille d'America et Maxon.

Je voulais lire depuis longtemps les nouvelles qui s'intéressent à certains personnages et moments clés de la saga principale. La reine concerne la reine Amberly (la mère de Maxon), où l'on découvre sa propre Sélection, son passé. Je crois bien que c'est la nouvelle qui m'a le plus plu, le plus marqué. Amberly était déjà très fragile jeune (sa santé fluctuante), folle amoureuse du prince Clarkson, qui ne pensait pas pouvoir attirer sont attention à cause de sa maladie et de son statut social, mais elle a su voir le bon en ce garçon, à avoir une influence positive sur lui et j'ai trouvé qu'ils se complétaient bien, tout en sachant très bien quels genres de souverains ils seront (une reine douce et aimante, un roi stricte tenant les rênes d'une main de fer). La préférée concerne Marlee, l'amie la plus proche d'America qui était aussi une Sélectionnée, qui est tombée amoureuse d'un garde. Un amour interdit mais si beau, on a alors une alternance entre le présent (lorsque leur liaison est découverte, leur seconde chance) et le passé (leur rencontre, leur aventure secrète).

Il y a des petits bonus en plus (il y aurait pu en avoir plus quand même), soient des questions/réponses posées et répondues par l'auteure Kiera Cass, surtout à propos de ses deux nouvelles, sur les personnages ainsi que sur la suite avec la fille du couple royal. On a aussi des informations sur quelques autres personnages secondaires pour savoir ce qu'ils sont devenus et notamment, les autres Sélectionnées, du moins les finalistes.

L'écriture est simple et fluide, ça se lit tout seul et on sent vraiment que c'est une lecture jeunesse facile à appréhender.

Ces nouvelles ne sont pas indispensables certes, mais très sympathiques pour tous les lecteurs qui ne veulent pas quitter cet univers. Il ne me restera plus qu'à lire la duologie suivante, ainsi que les nouvelles sur Le prince et le garde.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
Comme énormément de lecteurs et de lectrices, je suis une immense fan d'Harry Potter. Voilà, je suis de la génération Harry Potter, j'ai grandi avec cette saga, avec les personnages et les acteurs même. Potterhead forever! <3

Je ne sais pas pourquoi, j'ai mis longtemps avant de me lancer dans ce livre. Ce n'était pas une priorité et puis, récemment, je suis tombée dessus dans une bourse aux livres et je n'ai pas pu passer à côté!

L'objet livre est magnifique, avec un coffret en bonus. Effet cartonné souple, du relief, une couleur bleue absolument divine... Un régal pour les yeux! De plus, il y a plein de belles illustrations pour enrichir les petites histoires. On compte plusieurs petits contes pour enfants (des contes plutôt sombres comme ceux des Moldus) au nombre de 5: Le sorcier et la marmite sauteuse; La fontaine de la bonne fortune; Le sorcier au cœur velu; Babitty Lapina et la souche qui gloussait et Le conte des trois frères.
En bonus, il y a des petits commentaires de Dumbledore sur tel ou tel conte, et c'est franchement sympa même si je pensais en apprendre un peu plus sur le monde de la magie et surtout sur les petits messages cachés/les morales des contes et finalement, ce sont majoritairement des anecdotes plus ou moins intéressantes.

Je ne m'attendais pas vraiment à ça, je pensais que le conte des trois frères prendrait plus du place vu qu'il est quand même le conte le plus important dans l'histoire d'Harry Potter (7e volume). Et je pense que j'aurais aimé en savoir plus sur ce dernier. ça reste intéressant et une lecture sympathique mais il me manquait plein de petites choses pour que je sois au comble du ravissement!

Bonne lecture mais pas indispensable. C'est plus un objet de collection pour tous les fans d'Harry Potter.
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 26-07-2017
J'aime beaucoup le travail de cette mangaka chinoise qui m'avait déjà beaucoup charmé avec sa toute première œuvre "Little Yû". "La Princesse Vagabonde" me tentait depuis pas mal de temps, depuis sa sortie en fait. Et la lecture a été au-delà de mes attentes.

Spoiler(cliquez pour révéler)
Li Shimin, un des fils de l'Empereur de Chine Tang, assassine ses deux frères et leur famille à la mort du père pour s'arroger le trône. Seule sa nièce, la jeune princesse Yongning, lui a échappé grâce à ses talents hors pair. Cette dernière va jurer de venger sa famille et de reconquérir le trône et la Chine. Pour survivre, elle doit cacher son identité. Elle va alors se travestir, se faire appeler Li Changge et se faire passer pour un jeune marchand. On la croit morte et c'est tant mieux, mais elle reste toujours cette menace qui pèse au-dessus de la tête de l'Empereur. Elle a du mal à partir, à quitter sa ville natale sur le moment, aussi fait-elle tout ce qu'elle peut pour récupérer le plus d'informations possibles. Malheureusement, ses actions entraîneront la perte de gens du petit peuple et elle se résoudra à prendre sous son aile un enfant auquel elle enseignera certaines choses. Son but est de lever sa propre armée, aussi quitte-t-elle la capitale avec , et ils voyagent alors vers des contrées ravagées par la guerre (car la Chine est en guerre avec les Turcs). S'arrêtant dans la région de Shuo, Li Changge va tout faire pour se rapprocher d'hommes importants dont le gouverneur de la province auprès de qui elle deviendra le général et stratège de son armée.


En ce temps-là (encore aujourd'hui d'ailleurs dans certaines régions du monde), les hommes avaient peu de considérations pour les femmes, ils ne pouvaient pas imaginer qu'elles puissent être comme eux, leurs égales: capable de réfléchir, de se battre, de mener et j'en passe! Eh bien, Yongning est une belle et jeune princesse aux longs cheveux noirs, à la peau très pâle et au regard vert troublant. Elle est vraiment prête à tout, elle sait très bien se battre (les arts martiaux, ça la connait ainsi que le maniement de différentes armes), elle est maligne, manipule les autres à sa guise et c'est une fin stratège qui découvre la guerre et les affres de la politique. J'avoue que parfois, Yongning m'a inquiété, m'a mit mal à l'aise. Elle est spéciale, je la trouve quelque peu froide et insensible. Et du coup, je me demande quelle sera son évolution au fil des tomes.

Nous ne suivons pas que Li Changge, on suit également l'entourage de l'empereur, tous les hommes importants qui gravitent autour de lui afin de mieux comprendre les enjeux politiques et militaires de l'histoire. D'ailleurs, elle a des alliés à la cour sans le savoir dont son ancien mentor (qui lui a appris à se battre) et le premier ministre (qui lui a enseigné tout ce qu'un prince se doit d'apprendre, ce qu'elle n'aurait jamais dû apprendre). Mais bien sûr, elle a une foule d'ennemis qui savent pertinemment qu'elle est en vie et une potentielle menace, qui n'en parlent pas à leur empereur pour leurs propres intérêts. Il y a tellement de personnages qui se ressemblent pas mal alors c'était dur de les différencier et leurs noms ne sont pas facile à assimiler. Je pense qu'au fil des tomes, j'arriverai à mieux m'y retrouver.

La Chine est en guerre avec les Turcs, qui pour moi sont les Monghols (il a des termes trompeurs comme le Khan ou tout simplement, leur apparence). Les Turcs ravagent les régions, conquérants, barbares mais aussi divisés car ils ont deux maîtres possibles: celui qu'on appelle Petit Khan qui serait le vrai fils du Khan et Ashina qui serait en fait son fils adoptif. Nul doute que les chemins de Li Changge et d'Ashina se croiseront!

Le graphisme est sublime, on sent vraiment la patte chinoise/asiatique. Le trait est délicat, fin, le dessin est aérien. Les détails et les décors sont beaux et bien mis en avant.

Vraiment une agréable surprise, bluffée par l'histoire, les personnages et le contexte historique. Très curieuse de découvrir la suite et ce que j'attends le plus, c'est la rencontre entre Li Changge et le Turc Ashina!
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 14-07-2017
Takane & Hana est devenu un sacré coup de cœur! Moi qui disait que je n'achèterai jamais de mangas alors que j'en lis énormément (merci, la médiathèque!), eh bien, Takane & Hana m'a fait changer d'avis!

Spoiler(cliquez pour révéler)
Takane continue d'inviter Hana pour diverses sorties en rapport avec son monde qu'est le luxe. Mais un petit soucis va survenir: le grand-père de Takane, le président de l'entreprise familiale, a appris qu'il la voyait encore (en pensant qu'il s'agit de la fille aînée de son employé). Alors Hana doit accompagner Takane à une fête importante pour être présentée aux yeux de tous. Ce sera en quelque sorte une sortie officielle. Et pour se préparer, elle reçoit un petit coup de pouce de sa sœur aînée Yukari (bien jalouse désormais de la place d'Hana). Hana doit alors jouer son rôle à fond pour qu'ils ne se fassent pas griller.
Par la suite, Hana va beaucoup s'inquiéter. Elle a peur de faire tâche et de placer Takane dans une situation délicate car il est un homme important et un adulte alors qu'elle, elle est encore mineure et au lycée. Elle va tenter de l'esquiver, de le repousser mais c'est mal connaître le bonhomme car "chassez le Takane et il revient au galop!". Et bien sûr, ça repart pour un tour et les deux ne se font pas de cadeaux!
Va débarquer ensuite un individu suspect, un bel éphèbe blond d'origine italienne, Nicola, qui prétend être un ami de Takane (en effet, ils étaient amis à la fac mais ce dernier avait séduit la petite-amie de l'époque de Takane pour lui faire ouvrir les yeux: les femmes n'avaient d'yeux que pour sa fortune, ce qui avait jeté un froid entre eux). Il va alors semer la zizanie dans notre petit couple, de quoi attiser la jalousie de notre beau Takane!


Je surkiffe Takane qui est non seulement trop beau mais aussi trop drôle. Ce type est vraiment orgueilleux, se place sur un piédestal et j'en passe! Heureusement qu'Hana a un sacré caractère et qu'elle est capable de le remettre à sa place, chose que personne n'a jamais pu faire ou oser faire avant elle! Il y a pas mal d'étincelles entre eux. Ils se taquinent, ils se chamaillent, ils se tourmentent, ils ne peuvent absolument pas s'en empêcher! Ils sont à la fois drôles et mignons! Ils sont très attachés l'un à l'autre, c'est sûr (c'est certain en tout cas dans le cas d'Hana puisque nous avons son point de vue à elle), sinon ils ne poursuivraient pas ces rendez-vous arrangés. C'est une relation d'amour/haine!

C'est très frais, très drôle (barres de rire assuré!). Ce n'est pas super original et pourtant, ça passe tout seul! L'originalité réside surtout dans leur différence d'âge (10 ans, ce n'est pas rien!) et leur différence de classes sociales, qui sont vraiment mises en avant.

Le graphisme est fun, très shojo certes mais les expressions du visage sont hilarantes, vraiment poussées à l'extrême!

C'est la comédie romantique qui fait plaisir, qui vous met de bonne humeur et je ne peux que vous la recommandez chaudement!
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
date : 21-06-2017
J'ai une fascination pour les requins, je suis une fan inconditionnelle des Dents de la Mer que je connais par cœur alors ce roman était fait pour moi.
Il y a des théories folles comme quoi des Megalodons existeraient encore à notre époque mais à de très grandes profondeurs de malade dans certaines zones. Réalité ou fiction? L'auteur s'est vraiment inspiré de ça pour l'élaboration de son histoire mais pour moi, le roman reste pure fiction.

Il y a 7 ans, Jonas Taylor est descendu en sous-marin pour faire des tests dans les fosses marines et plus précisément, la fosse Marianne qui se trouve dans l'océan Pacifique, mais quelque chose a fait qu'il est remonté très vite à la surface, causant la mort de ses deux coéquipiers. Depuis, il n'a plus jamais piloté de sous-marin alors que c'était sa passion et bizarrement, il est ensuite devenu paléontologue, océanographe et professeur, se spécialisant dans les créatures marines préhistoriques. Les questions qu'on se pose dès le début, c'est pourquoi a-t-il tout abandonné, qu'a-t-il voulu tant oublier, qu'a-t-il vu? Une jeune japonaise, Terry, fille d'océanographe, va venir bouleverser sa vie en lui rapportant que d'étranges choses se passent dans la fosse Marianne et qu'ils ont tant besoin de son expertise. Il est alors temps pour Jonas de replonger, d'affronter ses plus grandes peurs et de découvrir la vérité!

Le Carcarodon Megalodon est un requin géant préhistorique, étant pratiquement de la taille d'une baleine, existant donc il y a 70 millions d'années lors de la période du Crétacé. Il est surtout connu pour être l'ancêtre direct du Grand Requin Blanc. Voilà, pour la petite infos pratique.
Le Megalodon est la star du roman et il se fait désirer. Il n'apparaît qu'un peu avant la moitié. Mais quand Meg apparaît, tout n'est que désolation et carnage sur son passage! C'est la machine à tuer parfaite qui ne tue pas que pour manger mais aussi pour le plaisir! Et il faut l'empêcher de poursuivre son œuvre macabre car l'écosystème marin est totalement perturbé par sa présence (les poissons et les mammifères sont terrifiés, on a des échouages massifs, des cadavres d'animaux un peu partout, les baleines qui dévient de leur chemin de migration...) mais pas que, puisqu'elle va aussi prendre goût à la chair humaine!

Vous l'aurez compris, âmes sensibles s'abstenir car c'est vraiment un roman d'horreur! C'est violent, c'est sanglant! Les humains sont victimes du terrible Megalodon mais pas que, et pour l'amoureuse des baleines que je suis, c'était très éprouvant/choquant car ces animaux en bavent tout du long!

On sent vraiment que l'auteur s'est passionné pour les requins, qu'il a fait des recherches sur eux, sur les squales préhistoriques notamment. Je n'ai pas la prétention de m'y connaître à fond mais le peu que je savais, je l'ai retrouvé ici. Il doit aimer aussi tout ce qui a attrait aux transports maritimes et militaires (sous-marins, navires...) car tout est bien expliqué.

Pas besoin d'être super calé en sciences pour lire ce livre, ce n'est pas comme dans Jurassic Park où il faut faire fonctionner ses méninges et avoir des bases solides pour comprendre, Megalodon est très accessible. Trop justement, j'aurais voulu que ce soit plus poussé sur la partie scientifique.

L'écriture est fluide, le rythme est plutôt lent dans la première partie du roman et beaucoup plus précipité dans la seconde; c'est un véritable page-turner et j'ai eu du mal à lâcher le roman. La tension est aussi bien décrite, ça monte crescendo et on ressent bien le stress, la claustrophobie, les angoisses et bien d'autres choses en même temps que les personnages. C'est très visuel, comme si on avait un film sous les yeux. D'ailleurs, le final est explosif, je ne savais plus où donner de la tête avec de l'action à foison avec des réactions en chaîne et un champ de bataille incroyable!

En refermant le roman, je me suis vraiment dit que c'était un peu gros sur les bords quand même car il y a beaucoup de choses improbables. Un minimum de plausibilité aurait été mieux. Par ailleurs, j'ai appris que le film allait finalement être produit et qu'il sortira l'été de l'année prochaine (2018) au cinéma et tout ce que j'espère, c'est que ce ne soit pas une catastrophe comme tous les nanars qu'il y a sur les requins. Il y a vraiment matière à en faire un film d'horreur génial et terrifiant. Il y a une suite car Meg a bien sûr laissé un gros quelque chose derrière elle avant de sombrer et je pense très sérieusement que je la lirais, du moins, le tome 2 car les suivants n'ont jamais été traduits.
Un bon roman pour lire à la plage, tiens, mais je vous préviens, vous aurez peur de faire trempette!
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
J'avais beaucoup aimé le premier tome de Lady Mechanika autant pour son héroïne badass, que pour l'univers steampunk et le graphisme. Il me tardait alors de découvrir la suite et c'est chose faite!

Spoiler(cliquez pour révéler)
[BlackPool que Mechanika avait bien "détruit" physiquement parlant, a montré au monde entier lors d'un festival la puissance de son entreprise en présentant sa dernière et gigantesque création: un zeppelin militaire monstrueux. Notre lady compte bien s'infiltrer à bord car elle est sûre et certaine d'y trouver les réponses à ses questions sur son passé ainsi que sur la jeune défunte Serafina qui était une cyborg comme elle et dont le corps a disparu. Elle pourra compter sur son meilleur ami Lewis et ses inventions pour atteindre le vaisseau. Elle use de ses nombreux talents pour récupérer une tenue adéquate, se mêler à la foule mais elle ne sera pas seule car les proches de Serafina sont aussi de la partie car ils sont persuadés qu'elle est ici et vivante. A juste titre car elle est en quelque sorte ressuscitée par le savant fou Caïn, qui aura volé la substance injectée à BlackPool (ces deux-là se connaissent bien et sont clairement ennemis). On aura une sacrée baston entre Lady Mechanika et sa rivale Le Commandant; on apprendra que le sang de gitans a des vertus qui ont un rapport avec la mécanique; et on a la rencontre entre notre héroïne et Caïn, qui finalement, fait tout pour éviter de donner des réponses à ses questions.]


On a plus de questions que de réponses à ce stade. En fait, l'auteur nous donne de quoi nous mettre sous la dent, quelques révélations pour aussitôt nous donner le double de questions et encore plus envie d'en savoir plus, ce qui est plutôt très malin (titre bien mensonger mais je pense que c'est fait exprès!).

Le graphisme est canon, sans compter les couleurs divines. Je suis donc toujours sous le charme de travail de Joe Benitez.

Ce tome reste beaucoup trop court car la moitié est consacrée à des planches sur de magnifiques couvertures alternatives ainsi que des bonus (un extrait du tome 3 et un extrait de la seconde œuvre de l'auteur, Wraithborn), j'ai eu l'impression d'être lésée et donc heureusement que j'emprunte les tomes à la médiathèque. ça n'empêche pas que c'est un superbe objet livre où on en prend plein la vue et ça ne m'empêchera pas de lire la suite car le tome 3 est déjà dans ma PAL!
Avez vous apprécié ce commentaire ? 0
Je suis une très grande fan de Star Wars, j'avais été charmée par l'épisode 7. Je sens bien que la nouvelle trilogie sera ma préférée. Enfin bref, j'avais envie d'en savoir plus, d'approfondir un peu ce que je sais, ce que j'ai vu dans l'épisode 7. (J'avoue que c'est aussi parce que j'ai une fascination pour le personnage de Kylo Ren, personnage que j'ai du mal à cerner.)

Luke Skywalker a disparu, il est le dernier Jedi connu encore en vie. Pendant son absence, un nouvel ordre est né, quelque peu comparable à ce qu'était l'Empire: le Premier Ordre, qui veut réduire à néant la menace Jedi alors que la Résistance, menée par la sœur jumelle de Luke, Leïa, veut le retrouver pour les bonnes raisons. C'est donc une course poursuite, une course contre la montre pour le retrouver en premier!

Ce qui est bien, c'est qu'on est sur tous les fronts avec tous les personnages principaux et secondaires du film dont on a les points de vue (à la troisième personne du singulier); du coup, j'avais ce sentiment d'en apprendre beaucoup plus sur les personnages, de savoir ce qu'ils pensent, ce qu'ils ressentent (c'est drôle, avec le roman, j'ai encore plus de mal à cerner Kylo Ren!). C'est aussi un plaisir de retrouver les anciens comme Leïa, Han Solo et Chuwbacca et de redécouvrir les petits nouveaux que sont Rey, Finn, BB8, Poe Dameron et Kylo Ren.

Il y a des scènes qui ne sont pas dans le film et il me semble qu'elles correspondent aux scènes coupées, et ça, c'est plutôt chouette surtout que je ne les avais pas vues. La majorité des dialogues sont des copier-coller de ceux dans le film mais certains sont plus brodés, plus riches et on a donc plus de messages cachés et qui me font repenser à toutes mes théories pour la suite. L'écriture est fluide, simple, l'univers est bien retranscrit et les descriptions sont très visuelles, c'est comme si j'avais le film sous les yeux.

Une lecture linéaire certes vu que c'est une adaptation d'un film en roman, mais ça m'a beaucoup plu, je l'ai lu très rapidement et j'ai passé un bon moment de lecture. Un bon complément au film, une adaptation très fidèle, vraiment. J'ai désormais très hâte que l'épisode 8 de Star Wars intitulé Les Derniers Jedi sorte au cinéma mais il faudra encore patienter jusqu'en décembre!
Avez vous apprécié ce commentaire ? +1