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Bibliothèque de Manou60 : Liste d'argent

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Les Enfants de Pangée, Tome 1 : Naissance Les Enfants de Pangée, Tome 1 : Naissance
Stéphanie Aten   
​Je viens de terminer la lecture des Enfants de Pangee, tome 1 : Naissance de Stéphanie Aten dans le cadre d’un partenariat avec les Éditions Helene Jacob que je remercie infiniment pour leur confiance.

Donc… je vais commencer par faire un rapide résumé de l’intrigue :

Dans ce premier tome, intitulé Naissance, nous faisons la connaissance de trois adolescents aux personnalités fortes : Corail, Lily et Rive. Tous les trois semblent souffrir d’un mal différent, mais qui les relie : ils ne s’intègrent pas bien dans la société, quel que soit leur environnement. Ils ont parfois des crises qu’ils n’expliquent pas. Leurs parents ne sont pas à l’écoute, et aucun des trois ne comprend ce qui leur arrive. Avec l’apparition d’Esteban, bien plus tard dans la narration, les jeunes adolescents découvrent, qu’il y a plusieurs mois de cela, un forum où des centaines, des milliers de personnes dans leurs cas a été créé. Ils souffrent tous de crises d’angoisse ou de colère et tout semble être relié.

Les personnages :

Corail : Corail est le personnage auquel je me suis le plus attaché. Elle ne se sent pas bien dans sa peau, a du mal à s’intégrer dans son lycée et se fait critiquer par les ados de son âge. Elle essaie de passer inaperçue, rien ne l’intéresse, ni son avenir ni ses petits camarades qu’elle trouve stupides et inintéressants. Ses parents ne s’inquiètent pas de son présent, de ce qu’elle vit et de ce qu’elle ressent. Il n'y a qu'une personne qui compte pour elle, et elle compte bien la retrouver.

Lily : Fille de parents riches, Lily vit dans le luxe, elle peut acheter tout ce dont elle a envie, mais tout comme Corail, ses parents ne sont pas présents dans sa vie. Ils ne lui dédient qu’un jour de la semaine, qu’ils ont baptisé le jour du shopping. Elle n’aime pas le travail de ses parents, qui met en danger la forêt amazonienne. Et elle est amoureuse d’un jeune délinquant à qui elle a dédié deux ans de sa vie.

Rive : Rive est un jeune délinquant, remis dans le droit chemin par la petite Lily. Il est âgé de 17 ans, et contrairement à son amie, qui fait des crises d’angoisses, les siennes sont plutôt axées sur la colère. Rive est un personnage torturé. Son père est alcoolique, il le bat souvent, cherche toujours à le provoquer ou à le rabaisser, mais depuis quelque temps, Rive réplique, et ne se laisse pas faire.
​Pour l’instant, Lily a réussi à le sauver, il ne veut pas retomber dans les affaires de drogues dans lesquelles il a été mêlées.

Esteban : Esteban fait son apparition plus tardivement. Jeune adolescent qui n’aspire qu’à une chose dans la vie, devenir scientifique. Lui aussi souffre de crises à répétition qu’il cache à sa mère pour que celle-ci ne s’inquiète pas.

Guillaume : un proche parent de Corail, qui va révéler le secret qui relie ces adolescents entre eux.

Globalement :

J’ai aimé ce roman ! Il m’a vraiment pris aux tripes. Il aborde un sujet d’actualité qui pourrait bien faire son apparition dans notre monde : l’extinction de l’espèce humaine, une sorte d’apocalypse programmée d’avance, le nettoyage de la Terre. Je m’attendais vraiment à lire une dystopie, un peu plus dans le genre de la trilogie de l’Élite de Joelle Charbonneau qui aborde un peu les mêmes thèmes (écologie, nature, technologie etc.), mais avec le recul, je me demande s’il ne s’agit pas plutôt d’un thriller-apocalyptique, un peu dans le genre de Dan Brown, un de mes auteurs fétiches.
J’ai apprécié les différents points de vue, ils donnent un rythme très agréable à la lecture.
De plus, il y a de très belles descriptions, la plume de l’auteure est merveilleuse, remplie d’images ou de comparaisons qui la rendent fluide à souhait.
Les personnages sont très attachants, l’on ne peut qu’être de leur côté quand tous ceux qui les entourent ne font que les rabaisser ou les freiner dans leur besoin de savoir.

Il y a des scènes que j’attendais, et qui ne sont arrivées que vers le milieu du roman. Sur le moment j’ai été légèrement (très légèrement) déçue de les voir arriver si tard, mais après avoir lu l’intégralité des Enfants de Pangée, je me dis que les premiers chapitres remplissent leur fonction à merveille, car sans eux, on ne s’attacherait pas autant aux trois enfants.

Le suspense et les rebondissements sont présents tout au long du roman. Il se dégage une ambiance très spéciale, qui m’a fait retenir mon souffle à plusieurs reprises, donc ça veut dire que, pour moi, l’intrigue et l’écriture ont fonctionné à merveille.



Pour conclure, je vous conseille ce roman à 1000%. Je ne connaissais pas l’auteure, je n’avais jamais eu l’occasion de lire un roman de la maison d’édition, c’est mon tout premier, et je dois dire que c’est une réussite !! Fans de romans apocalyptiques, fantastiques, et mêlant plusieurs genres, je vous invite à découvrir Les Enfants de Pangée, tome 1 : Naissance de Stéphanie Aten. Procurez-vous ce roman rapidement, car la fin du monde approche *musique angoissante*
Avec des si et des peut-être Avec des si et des peut-être
Carène Ponte   
J'ai le sentiment de m'être une fois de plus fait avoir par un titre trop aguicheur. C'est un peu de ma faute. J'ai souvent la fâcheuse manie de ne me fier qu'à des titres sans chercher à en savoir un peu plus sur le roman au préalable. Pourtant, les jolis titres ne payent pas toujours et Avec des Si et des Peut-être en est le parfait exemple.

Le roman se contente en grande partie de reprendre les codes de base de la chick lit, sans rien apporter de nouveau hormis une touche de fantastique qui ne prend pas vraiment. Cette parenthèse farfelue qui ne dure qu'un quart du roman aurait mérité d'être plus approfondie.

Du reste, on se retrouve la plupart du temps avec toute une horde de clichés et stéréotypes à se mettre sous la dent. De Max, la protagoniste elle-même qui, prof de français, trouve que les jeunes sont forcément de profonds idiots qui n'aiment que Maître Gims et Stromae, en passant par sa colocataire, végane et militante indéfectible ou par Julien, le frère homosexuel avec qui la famille – très ouverte – n'a jamais eu de problème. Bien sûr, Maxine (pardon, Max, elle n'aime pas Maxine), fantasme sur son chef, le directeur du collège où elle bosse, et la seule vue de celui-ci fait même « se dissoudre sa culotte ». Pas de chance cependant, car il semble l'ignorer et elle, ne rencontre que des hommes étranges aux métiers idiots et affligeants de bêtise. Bref. Vous aurez saisi l'idée.

J'aurais du mal à dire que ce livre est un mauvais roman, il plaira sans doute aux lecteurs qui auront envie d'une lecture légère et sans prise de tête, aux amateurs de romance un peu mièvre mais qui finissent bien, aux fans de happy ends pleines de bons sentiments. Dommage, je ne fais partie de ces quelques catégories qu'avec quelques exigences, et Avec des Si et des Peut-être est pour moi, d'une banalité bien trop insipide.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2018/07/02/avec-des-si-et-des-peut-etre-de-carene-ponte/

par x-Key
Vents mauvais Vents mauvais
Claire Rivieccio   
Je remercie la maison d'éditions Plumes Solidaires pour m'avoir proposé la lecture de ce thriller par le biais du site simplement. Entre la couverture et le résumé, je ne me voyais pas refuser cette proposition. Un semblant de huit clos sur un bateau qui semblait m'appeler.

C'est un peu cela et en fait c'est bien cela. Mimi et son copain Cyprien sont embarqués sur un bateau du nom de Narval. (ou Le Narval; j'ai un doute soudain avec la particule). Avec Bijou et Double-Zéro, ils font partie de l'équipage de cette coque qui prend l'eau bien trop vite et bien trop régulièrement. Wilfried et Ghetty en sont les propriétaires. Ces deux-là... ils font froids dans le dos du départ. Mimi ne cesse de se poser des questions. Surtout lorsque Bijou disparaît après avoir essuyé une bonne tempête. Poser des questions, fouiner, n'est pas au gout des propriétaires. Cela va les mettre dans une... rage folle. Mimi aurait dû se tenir tranquille car qui sait comment tout cela va se terminer ?

Moi je sais !!!!! Oui, je suis méchante, sadique et tout et tout, mais bref avant d'arriver à la fin, autant partir de bons pieds, car il vaut mieux être bien arrimé. La moitié du livre se passe sur ce foutu rafiot, oui il va avoir tous les noms possibles et inimaginables au vu du nombre de fois qu'ils risquent tous de passer par dessus bord... à cause de la tempête bien entendu. L'autre moitié du livre se passe en dehors donc de cette coquille de noix, avec d'autres personnages. Les chapitres sont alternés et ainsi nous pouvons suivre l'évolution de ceux qui se demandent à quelle sauce ils vont être mangés et les autres qui se rongent les sangs. Deux jeunes gens qui désirent aller dans les îles Canaries et qui se retrouvent sur une misère de bois, obligés de faire des restrictions en tout genre. Et puis le capitaine de ce truc qui flotte est si gentil, si généreux si... bref les conditions sont optimales pour trembler de peur au moindre bruit.

L'atmosphère sent le renfermé, pourtant on se retrouve en pleine mer ! L'auteur débute sur un prologue qui m'a d'abord fait penser à une vieille histoire de pirate. Que nenni, nous sommes en plein contemporain avec des personnages qui ne déméritent pas. Mimi est sur ce bateau et depuis presque 3 semaines, elle n'a pas donnée de nouvelles à sa sœur Nathalie. Cette dernière ne cesse de se poser des questions, surtout que le peu qu'elle a reçu ne lui plait pas. Elle va engager un détective privé, dragueur de surcroit, mais qui semble bon dans son domaine. Celui-ci a des contacts et va aller jusqu'au bout du monde pour tenter de retrouver cette frangine en un seul morceau.

Un voyage en mer qui se voulait idyllique et qui devient un véritable cauchemar. Alors, alors, j'en vois venir quelques uns. Pourquoi lorsqu'il y a une escale ils ne se tirent pas ? Peut-être parce que les passeports ont été pris, peut-être parce qu'ils ne savent pas où ils sont, peut-être... Il y en a beaucoup de peut-être, mais au final le résultat reste le même. Apprendre à connaître les personnages devient un besoin vital. J'ai rigolé (jaune, rouge, vert peut importe) lorsque l'on sait qui sont Wilfried et Ghetty. Très rapidement on comprend que ce sont des psychopathes en puissance.

Et puis il y a Nath que l'on ne voit pas beaucoup mais qui a une vie plutôt tranquille, sauf si on compte son copain G2M qui aime bien fumer des joints. Mais ce ne sont que des détails. Elle stresse à mort pour sa petite soeur qui a disparu. Même lorsqu'une carte arrive, elle comprend qu'il faut faire quelque chose. C'est déjà en marche avec le fameux Fred Delfrédo. On le suit pas à pas dans son enquête. Il nous montre des coins reculés insoupçonnés, des coutumes particulières. Trafic en tout genre, armes, drogues, etc... La Police dans ces endroits ? Autant faire justice soit même ou graisser des pattes comme il se doit.

Mimi et Cyprien, ainsi que Double-Zéro vont devoir composer avec leurs envies, leurs angoisses et surtout le fait qu'ils commencent à voir clair dans le jeu de leurs... tortionnaires. Le mental est important dans une pareille situation. Hors Wilfried est doué pour casser la psychique des gens. Mimi est courageuse. Plus elle "dépérit" et plus on a envie de la secouer. Partir à la nage serait un super moyen si au moins elle voyait la côte quelque part avec des âmes qui vivent. Car W et G sont doués pour passer entre les mailles des filets.

Le récit est plutôt froid. Certaines scènes pourraient être plus dures si l'auteur mettait des émotions. Le découpage de parcelles du corps pourrait être plus gores si ce n'était pas raconté comme détaché de la scène. Oui, "pourrait" à plusieurs reprises ce qui fait que les scènes m'ont fait rire. J'ai beaucoup aimé ce style d'écriture, sans trop entrer dans les détails, donnant juste assez pour suivre l'histoire des deux côtés. J'avoue qu'il y a des passages que j'aurai aimé voir plus long, surtout les explications du passé de l'un et de l'autre des personnages.

Coté bémol, j'ai été "surprise" de voir le mot "fin" bien avant la fin du livre. Habituellement il y a un extrait d'un autre livre de la maison d'édition, là il y a tout de même plus de trente pages. Pour un extrait, je trouve que c'est énorme. Et cela me pose un tout petit souci, car la fin, l'épilogue, arrive trop vite à mon gout, comme s'il manquait un morceau de l'histoire.

En conclusion, un voyage que tout le monde devrait éviter. Une histoire prenante qu'on ne lâche pas facilement. Le paradis sur mer n'est qu'un mot qui peut sous-entendre tout et n'importe quoi. Il m'a juste manqué quelques points, un peu plus d'approfondissement sur le final aurait été grandement apprécié. Embarquement réussi ! Il faut juste faire attention à ne pas débarquer trop vite et trop bruyamment !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/vents-mauvais-claire-rivieccio-a146142070
E-STORIC E-STORIC
Thomas Palpant   
https://loeildopi.wixsite.com/loeildopi/acceuil/e-storic-thomas-palpant

Difficile de commencer une chronique sur ce livre. Pourquoi ? Et bien parce qu’il y a beaucoup de choses à dire, mais qu’il est – à mon sens – bien mieux de les découvrir par soi-même. Alors, mon premier conseil au futur lecteur de Thomas serait de ne pas lire ma chronique, et de le laisser vous surprendre. Je me porte garante que vous ne serez pas déçu.

Vous n’êtes pas convaincu ? Dans ce cas, vous le serez peut-être après cette chronique…

La première question du résumé nous accroche toute de suite. Elle implique le lecteur avant même qu’il se lance dans l’histoire, et le pousse à réfléchir. D’emblée, des scénarios prennent vie dans notre esprit, et on n’a plus qu’une envie : aller vérifier tout cela par nous-même. Internet et ses dangers sont des sujets tout à fait intéressants à notre époque. Le risque est partout, et on le sait tous plus ou moins, mais ça n’empêche personne de dormir. Le risque dans cette histoire est double : développer l’idée et ses conséquences de manière réaliste, et ne pas plonger dans un discours moralisateur.

Verdict ?

Le roman commence par la voix du protagoniste. Il remonte à la date du 17 février, là où tout a commencé. Un site web nommé « E-Storic » donne accès à l’historique internet de chacun. La première chose qui frappe, c’est qu’on ne connaît pas le nom du personnage principal. C’est une excellente idée, car il est à la fois personne et tout le monde. Il subit les événements comme n’importe lequel d’entre nous le ferait. Toute l’évolution de l’opinion publique vis-à-vis d’e-Storic passe par lui : le rejet, l’acceptation, l’oubli et la fascination se mélangent dans son esprit, et dans le nôtre.
Malgré le côté urgent et catastrophique de la situation, j’ai trouvé ce roman reposant. Comme si j’étais assise au café avec le héros, et qu’il me comptait son histoire. La plume de Thomas Palpant est fluide, et on se laisse porter par son histoire. On se sent bien, entre les pages d’« E-Storic ».

La grande force de cette histoire réside dans les réflexions qu’elle nous pousse à faire sur nous-même et sur notre utilisation d’Internet. Bien sûr – et heureusement pour nous – ce problème n’a pas (encore) eu lieu. Mais on se demande tout de même que ferions-nous si ça devait arriver. Un climat malaisant s’installe au fil des pages : on se méfie de tout le monde. Les parents, les amis, les employeurs… E-Storic fait des dégâts à tous les niveaux, et personne n’en échappe.

C’est une véritable introspection que l’auteur nous invite à faire, une auto-analyse de notre comportement. Qui peut affirmer qu’il ne fouillerait pas l’historique de sa famille, des amis ? Qui peut se vanter de n’accorder aucune importance aux apparences ? C’est une prise de conscience parfois douloureuse, autant pour les protagonistes que pour le lecteur. Et rien ne sert de mentir, puisque le monde sait déjà tout.

À aucun moment, il s’agit d’un discours moralisateur. Le narrateur et le lecteur sont sur un pied d’égalité et non sur une relation « maître-élève ». Chaque passage que l’on pourrait qualifier de « leçon » est en fait une base de discussion de qualité pour un éventuel débat.

On note aussi que l’histoire contient beaucoup de rebondissements. À chaque fois que l’on pense avoir touché le fond, e-Storic affiche une nouvelle fonctionnalité qui détruit un peu plus le quotidien des gens. On vit dans la peur ce qui pourrait arriver.
Si les interrogations sont pertinentes, le tout manque un peu de sentiment. Mise à part un passage émouvant, l’histoire fait plus appel à notre cerveau qu’à notre cœur. Cela est aussi la conséquence du rythme soutenu du roman, qui laisse peu de place aux émotions. Certains passages auraient pu – à mon humble avis – être étoffés dans ce sens.

Néanmoins, le roman regorge d’excellentes idées, notamment dans l’exploitation de l’historique et des statistiques par les agences. L’auteur nous offre également une panoplie de personnages divers, allant des stalkers les plus poussés à ceux qui refusent de jouer le jeu des créateurs d’e-Storic.

L’évolution de la moralité est aussi percutante. Les mouvements de foule, la honte et la peur s’emparent de chacun et c’est tout le système de pensée qui se restructure suite à la catastrophe. Un développement complet de toutes les facettes de notre existence.

Si la dimension « Internet » laisse à penser que les adolescents sont les plus visés par ce livre, je pense au contraire qu’il peut plaire à tout le monde. Car tous, nous utilisons Internet un jour ou l’autre.

Il est difficile de se positionner sur la fin. Au final, je pense que c’est la meilleure qui soit possible, parce qu’elle oblige le lecteur à se concentrer sur le plus important. Tout au long de la lecture, on comprend que c’est cette idée qui est la ligne conductrice, mais c’est grâce à cette fin, et à ce qu’elle décide de nous dévoiler ou non, qu’on saisit toute la pertinence du propos de Thomas Palpant.

Rien de moins qu’un coup de cœur, un grand bravo !

par Opi-Pro
Les émeraudes de Satan Les émeraudes de Satan
Mathieu Bertrand   
Mon avis :
Voilà un roman dont l’ouverture m’a séduit, de prime abord. C’est plutôt bien écrit. Oui, je sais, ça paraît la moindre des choses pour qui se prétend auteur, mais malheureusement, la qualité n’est pas forcément au rendez-vous, surtout parmi les auteurs auto-édités, mais aussi, et c’est plus embêtant, chez certains éditeurs. Mais baste ! Je ne vais pas faire ce genre de procès ici, ce n’est pas le propos.
Revenons donc à ces Émeraudes de Satan. Le livre s’ouvre de nos jours (2013) sur une scène au Vatican, juste après l’élection d’un nouveau pape. Et c’est ce pape qui prend la parole. Choisir ce personnage comme narrateur à la première personne, voilà un angle original, me suis-je dit in petto… Choix qui m’a paru de moins en moins justifié au fur et à mesure de ma lecture, tant ce personnage passe rapidement au second plan sans jamais revenir jouer un rôle vraiment majeur dans le déroulement de cette histoire. En effet, la plus grande partie du récit concerne la quête des émeraudes, et cette recherche est menée par un autre prêtre secondé par une jeune musulmane. Un duo qui, là encore, aurait pu avoir plus de relief. Les personnages ne sont pas assez fouillés, on n’apprend que peu de choses sur eux et ils manquent cruellement de vie intérieure, malgré quelques allusions qui ne vont pas très loin. Leurs échanges ne sont guère plus approfondis. La femme, notamment, ne livre quasiment rien. Pour l’effet « mystérieux », c’est réussi ! Mais ça laisse un peu le lecteur sur sa faim.
L’ingérence, dans l’action, du non moins mystérieux Ordre Epsilon aurait pu relancer l’intérêt, mais celui-ci reste à la périphérie et se retire de l’histoire avant même d’y avoir réellement participé. C’est au point où l’on se demande si, finalement, sa seule raison d’être n’est pas d’avoir ajouté quelques pages…
Certains choix faits par le prêtre et son accompagnatrice ne me paraissent pas très pertinents : ils doivent se rendre sur une ancienne voix romaine qui va de Lyon à Saintes. Depuis la Corse, ils prennent un avion pour Paris… De même que pour rentrer à Rome, alors qu’ils sont dans la région d’Angoulême, ils vont chercher un vol depuis Paris. C’est à se demander si l’auteur pense qu’il n’y a qu’à la Capitale qu’on trouve des vols internationaux. Mais le passage qui m’a le plus gêné concerne ce qu’il dit à propos des cultes religieux celtes : « … disparus de la surface de la terre depuis l’âge de bronze, soit près de quatre mille ans. » Quand on parle d’Histoire, dans un roman, il faut s’attendre à être lu par des gens qui aiment l’Histoire, et ont quelques connaissances… Il convient donc d’être sûr de ce qu’on avance sous peine de se faire taper sur les doigts ! Alors dire que les rites celtiques ont disparu depuis quatre millénaires, alors qu’ils étaient encore vivants au début du cinquième siècle en Irlande et n’ont périclité chez nous que dans le dernier siècle avant notre ère, c’est-à-dire il y a moins de deux-mille-deux-cents ans, ça mérite vraiment d’être relevé ! Peut-être l’auteur, qui se dit passionné par l’Histoire de France et de celle des religions, faisait-il allusion à des rites particuliers liés à cette époque (l’âge de bronze), mais il ne parle auparavant que des Celtes…
Quant au final, personnellement, je l’avais vu arriver dès les cinquante premières pages… mais je suis un cas particulier, ça m’arrive tout le temps ! J’imagine que d’autres lecteurs seront surpris pas cet épilogue. En conclusion, Les émeraudes de Satan est un roman qui ne révolutionne pas le genre, mais qui reste agréable à lire grâce à une écriture soignée. Par contre, pour un lecteur exigeant, il est loin de tenir toutes ses promesses. On aurait aimé un peu plus d’Histoire − l’histoire de Jacques de Molay et de la couronne, évoquée en quatrième de couverture, n’est, à mon goût, pas assez exploitée ici −, des mystères qui ne soient pas des non-dits, des personnages à la psychologie plus fouillée, et surtout, un choix plus affirmé quant au personnage central. Faire parler le pape à la première personne s’avère finalement une mauvaise idée : il n’est pas au cœur de l’action, même s’il y participe d’assez près, ni même témoin de ce qui fait le corps du roman, c’est à dire la quête des émeraudes. Il aurait fallu développer beaucoup plus autant le personnage en lui-même que son implication. Là, jusqu’au bout, il reste une marionnette, pensante, certes, mais subissant sans jamais avoir la main.


par Poljack
Les Enfants de Castlewood Les Enfants de Castlewood
Mickaël Druart   
Je remercie chaleureusement Mickaël Druart, l’auteur, pour sa confiance renouvelée et sa gentillesse. J’avais eu l’occasion de lire ses « Chroniques de la Faucheuse » que j’avais adoré et j’étais donc ravie de le retrouver cette fois ci pour une Nouvelle.

Comme je l’ai déjà dis, je suis de plus en plus fan de Nouvelles. Ce format me semblait auparavant trop court pour me permettre d’entrer pleinement dans l’histoire mais lorsque j’en lis une comme « Les enfants de Castlewood », je me dis que l’auteur peut parfaitement rendre un récit complet sous ce format.

Jonathan Miller et son fils Colin sont invités à dîner au château de Castlewood. Cet ancien orphelinat ayant brûlé il y a cinquante ans a été intégralement restauré par le nouveau riche propriétaire. Ils sont 6 convives et leurs présences n’est surement pas le fruit du hasard.

L’histoire est, dès le départ, bien posée et surtout captivante. J’ai eu envie de découvrir pourquoi ces 6 personnes en particulier étaient invitées et surtout comment elles allaient pouvoir se sortir de la situation (vous vous doutez bien sur que la-dite invitation n’est pas totalement innocente..). Au cours de la soirée, le lecteur apprendra le quotidien des orphelins et le sort qui leur était réservé mais il sera également fait le récit de la fameuse nuit de l’incendie, une nuit d’horreur.

La suite de ma chronique : https://ettulisencoreemma.wordpress.com/2018/06/11/les-enfants-de-castlewood-par-mickael-druart/

par Manou60
48 heures - Disparition 48 heures - Disparition
Gabrielle Lord   
Je remercie chaleureusement les Editions Rageot de m’avoir permis de lire ce roman en service presse via le site NetGalley.

Jazz est une jeune fille passionnée par les enquêtes policières alors lorsque sa meilleure amie Anika disparaît elle n’hésite pas à se lancer aux trousses du kidnappeur. Elle entraîne dans cette aventure Phoenix, un camarade de lycée tout aussi passionné qu’elle. Leur point de départ est le blog d’Anika. En effet, celle-ci y diffusait des extraits tirés d’un journal intime qu’elle avait découvert. Jazz est une enquêtrice débutante mais elle a lu suffisamment de livres pour savoir que dans une disparition les 48 premières heures sont essentielles !

Dès les premières pages le ton est donné, ce roman est résolument jeunesse avec des héros qui ont dans les 14 ans, des amies qui se disputent, des cours.. Malgré tout, je me suis très rapidement laissée entraîner dans l’enquête en compagnie de Jazz et Phoenix. Ils sont drôles et sympathiques tous les deux (même si je trouve personnellement que leurs parents sont un peu trop coulants à leur égard…). Jazz va pouvoir tester ses talents d’enquêtrice afin de retrouver au plus vite son amie Anika. Nos héros vont devoir faire le lien entre le journal découvert par celle-ci et qu’elle diffusait par épisodes sur internet et sa disparition et cela va les amener à enquêter sur des faits bien plus anciens.

Ce roman devrait passionner les jeunes lecteurs friands d’aventures entre poursuites, embuscades ou disputes l’histoire avance rapidement. Les rebondissements sont nombreux et le suspense est bien ficelé ce qui fait qu’on se laisse prendre au jeu. La lecture est rendue plus ludique encore par l’ajout d’images représentants l’application utilisée par Jazz pour synthétiser son enquête (entre autres..). J’ai trouvé ce petit plus bien pensé et bien réalisé. Il donne au livre un ancrage dans la réalité qui est plutôt chouette et qui plaira sans aucun doute.

La suite de ma chronique : https://ettulisencoreemma.wordpress.com/2018/05/23/48-heures-disparition-par-gabrielle-lord/

par Manou60
Mon été avec Lucifer Mon été avec Lucifer
Edith Couture Saint-André   
J’ai découvert le personnage de Lucy Fériale lors des sélections pour le Prix des Auteurs Inconnus. En effet, le tome 2 était en lice et je l’avais retenu dans mes 10 préférés. Le roman n’ayant pas passé la sélection, je l’ai choisis comme « coup de cœur » , une lecture bonus à vous faire découvrir en marge du prix. L’auteure a eu la gentillesse de me faire parvenir le tome 1 en service presse (autant commencer par le début, un grand merci !!) et c’est comme ça que j’ai fait la connaissance de Mathilde et son amie Lucifer..

Qui ne craint pas la vieillesse et ses conséquences ? Certainement pas Mathilde.. la soixantaine active, elle sent poindre les changements dus à son âge mais elle l’accepte relativement bien. Mieux que son amie Sandy en tout cas qui, elle, ne jure que par le Botox et la chirurgie esthétique ! Jusqu’au jour où elle fait connaissance avec Lucy Fériale alias Lucifer, visiblement Mathilde l’aurait appelé sans même s’en rendre compte. Un pacte est conclu : Mathilde va rajeunir mais d’autres vont mourir.. A elle de fournir la liste !

Je n’avais lu que 10 pages du tome 2 et j’avoue que j’avais beaucoup ri. C’est donc avec joie que j’ai retrouvé Lucy Fériale : petite nana d’1m50, rouquine pétillante, pailletée, tout en cuir ou en rose selon son humeur.. Lucifer comme vous ne l’avez jamais imaginé ! (et moi non plus mais j’adore l’idée !). Et Lulu sait se rendre indispensable parce que Mathilde va vite prendre goût au rajeunissement, ce qui veut dire que ses ex vont tomber comme des mouches.

La suite de ma chronique : https://ettulisencoreemma.wordpress.com/2018/05/22/mon-ete-avec-lucifer-par-edith-couture-saint-andre-%ef%84%85/

par Manou60
Chicago Requiem Chicago Requiem
Carine Foulon   
Avant tout, je tiens à remercier l’auteure, Carine Foulon, de m’avoir permis de lire son roman en service presse ainsi que pour sa gentillesse.

Chicago Requiem fait parti de ces romans qu’il me tardait de lire pour plusieurs raisons. Tout d’abord, parce que l’auteure fait un très beau travail de communication autour de son livre et qu’en général cela pique ma curiosité. Ensuite, la couverture évidemment m’a attiré l’œil et enfin le résumé et plus particulièrement l’époque abordée. J’adore tout ce qui concerne les années 1920 et plus particulièrement aux Etats-Unis : les gangsters, la prohibition…

La famille Henderson est riche et influente dans le Chicago des années 20. William souhaite aider son épouse Susan à relancer sa carrière d’actrice, il va donc lui offrir un théâtre. Malheureusement l’argent n’achète pas tout et surement pas le bonheur, le jeune couple va se retrouver confronté à des tourments qui pourraient tout remettre en question. Dans un monde où la mafia règne, les pires ennemis ne sont pas forcément ceux qui sont les plus éloignés..

J’ai donc plongé dans l’univers de la famille Henderson avec une légère appréhension car contrairement à mes habitudes j’avais lu des critiques sur ce roman avant de l’entamer. J’avais surtout retenu qu’il était un peu « hors genre » alors je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Eh bien, pour le coup, je suis tout à fait d’accord ! Hors-genre, hors-catégorie, inclassable, une sorte d’OVNI livresque.. Carine Foulon nous fait naviguer entre la romance, le polar, le roman historique avec beaucoup de doigté mais pour ma part, j’y ai surtout vu une sorte de pièce de théâtre. En effet, chaque chapitre correspond à un lieu, des personnages, une date, le lecteur assiste à certains faits, en découvre d’autres à travers les dialogues des personnages. L’auteure intègre également de nombreux flash-backs afin de mieux comprendre ou appréhender certains points de l’histoire.

L’histoire, quant à elle, est prenante et va crescendo. Une première partie qui ressemble à une simple chronique familiale entre le couple Susan et William, leurs amis, leurs cousins. On les suit dans leurs vies de famille avec leurs espoirs et leurs déboires. Cette partie est plutôt lente, elle pose les bases. Puis cela va se transformer au fil des pages en quelque chose de plus noir, de sombre comme une lente descente aux enfers. Et là commence la seconde partie, qui nous entraîne pour de bon dans le Chicago corrompu, dur, où il vaut mieux ne rien voir et ne rien entendre. Carine Foulon ne rechigne pas à maltraiter ses personnages, elle n’a aucun scrupule à les faire souffrir et personnellement j’adore ça. Elle a également intégré à son histoire de très nombreuses références historiques avec par exemple des allusions faites à Al Capone. On sent le très gros travail de recherches fait par l’auteure afin de coller au maximum à la réalité de cette époque. J’ai trouvé que cette histoire était crédible au vu de l’ambiance un peu comme si l’on lisait une histoire tirée de faits réels. Tout y est pour que le lecteur plonge dans l’ambiance de l’époque : les mafieux, la prohibition, les maisons closes même si parfois les choses sont plus suggérées que décrites.

La suite de ma chronique : https://ettulisencoreemma.wordpress.com/2018/05/07/chicago-requiem-par-carine-foulon/

par Manou60
Les Pantins marionnettistes, Tome 2 : L'Île du ouï-dire Les Pantins marionnettistes, Tome 2 : L'Île du ouï-dire
Samantha Cortenbach   
Je remercie chaleureusement Samantha Cortenbach de m’avoir permis de lire la suite de son diptyque en service presse et pour sa gentillesse.

La lecture du Tome 1 avait été pour moi une très belle découverte et j’avais donc hâte d’en apprendre plus sur la fameuse île de Braham et surtout d’en savoir plus sur Christian Hann et consorts.

Dès les premières lignes, j’ai de nouveau plongé dans cette ambiance un peu glauque, un peu effrayante qu’est le monde de Christian Hann et, pourtant, j’ai été heureuse de le retrouver !

On retrouve donc Christian Hann qui vit sur l’île de Braham, loin de l’ambiance du château des Roches mais où il va croiser la route d’autres protagonistes de cette partie de son existence. En effet, d’anciens membres de la Grailleacht, qui ont quitté l’organisation, ont également trouvé refuge sur cette île et il n’en fallait pas plus pour réveiller les envies de vengeance de Christian, faire que le monstre tapi en lui laisse exploser sa haine.

Ce tome 2 est tout aussi captivant que le premier et j’avoue même une préférence pour celui-ci qui m’a plus donné le sentiment de lire un thriller.. La violence y est toujours présente, la soif de sang et de douleur également. On y retrouve tous les ingrédients qui m’avaient plu dans le premier opus mais avec un petit côté plus « calme » (si j’ose dire..). On continue la découverte du passé de Christian initiée lors du tome 1 par Andrea et ainsi comprendre comment il a pu devenir ce tueur froid et sanguinaire. Il va ici, grâce à son charisme et son machiavélisme, réussir à manipuler les foules, à isoler une île complète ainsi que ses habitants et à leur faire croire que c’est pour leur bien. L’histoire est complexe dans son développement mais vraiment prenante et bien ficelée et j’avoue avoir eu du mal à lâcher le livre avant la fin (et pourtant c’est un bon pavé déjà !). J’ai adoré suivre la capacité de manipulations des uns et des autres, leurs excès, les extrêmes auxquels ils ne vont pas hésiter à aller entraînés par la haine, la vengeance et la folie.

La suite de ma chronique : https://ettulisencoreemma.wordpress.com/2018/04/26/les-pantins-marionnettistes-tome-2-lile-du-oui-dire-par-samantha-cortenbach/

par Manou60