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Bibliothèque de Manou60 : Liste de bronze

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De larme de lumière De larme de lumière
Olivier Guy   
Ma chronique : https://freelfe.blogspot.com/2019/02/de-larmes-et-de-lumiere-dolivier-guy.html

De Larmes et de Lumière est un roman écrit par Olivier Guy et publié par les Editions Béatitudes. Ce livre de 320 pages coûte 17,80€. Ce roman nous emmène donc pendant la seconde guerre mondiale jusqu’à nos jours, pour une histoire tragique. Un livre qui me tentait énormément et qui n’a malheureusement pas été un succès.

Je n’irais pas par quatre chemins : j’en suis bien désolée mais je ne suis pas du tout rentrée dans l’histoire. L’auteur a une écriture très travaillée. On sent rapidement qu’on a entre les mains un livre documenté et soigné. Mon souci n’a donc pas été dans l’écriture mais dans ce qui était écrit. L’auteur nous présente de grandes et de longues pages de narration où l’histoire se retrouve noyée dans des détails qui n’ont pas d’importance pour le récit. Nous transmettre du savoir, oui. Il me semble cependant que la manière de le faire n’a pas été la bonne pour moi avec ce livre.

En toute transparence, je vous dirais que je n’ai pas finis le livre. J’ai laborieusement lu 130 pages avant d’abandonner. Nous y enchaînons des points de vue différents, ce qui pourrait rendre l’histoire attrayante. Ce n’est pas que l’histoire n’avance pas ou qu’elle n’est pas intéressante : c’est qu’elle se retrouve noyée sous des détails.

Je suis bien désolée de faire une chronique négative sur ce livre qui m’avait tant tenté.

par Freelfe
Royal Cat Royal Cat
Mylène Ormerod   
https://lecturesmmdoriane.wordpress.com/2018/04/14/royal-cat-service-press/

Déjà, je souhaite vivement remercier Mylène Ormerod pour ce Service Press et pour sa confiance.

S’il y a bien une chose à laquelle tien Aneria plus que tout c’est son chat, Misty. Et ce dernier à l’habitude de disparaître, mais heureusement pour elle au commissariat il y aura toujours quelqu’un pour l’aider, et aussi pour se moquer gentiment d’elle. Cette fois c’est à Arik qu’est confiée cette tâche et autant dire que le petit nouveau n’a pas l’intention d’être sur une histoire aussi inintéressante. Contraint et forcé il ne va pas avoir le choix et après tout cette recherche de chat disparu pourrait bien conduire à quelque chose de plus important !

Ce qui m’a attiré en premier lieu pour ce roman, c’est sa couverture. Honnêtement il faut avouer qu’elle est vraiment belle et que le chat est vraiment adorable ! Puis en lisant le résumé je savais que je devais lire ce livre. Vraiment, entre l’humour qui semblait aller être de la partie, le côté enquête et cette adorable boule de poil mon choix était simple : je devais absolument lire ce livre ! C’est maintenant chose faite, alors qu’est-ce que j’en pense ?

Aneria est une jeune femme plutôt jolie qui aime son chat par-dessus tout. Et même s’il a l’habitude de disparaître, cette fois elle sent que c’est différent. Mais malheureusement pour elle c’est Arik qui doit s’occuper de cette affaire et autant dire que le premier contact entre eux n’est pas terrible. Rien que là, j’ai beaucoup apprécié l’histoire. Aneria est une femme qui sait ce qu’elle veut et elle ne supporte pas qu’on se moque d’elle parce qu’elle apprécie son chat. Et à vrai dire je peux la comprendre, elle aime quelque chose et les autres n’ont pas à ce moqué d’elle pour ça. Donc bien sûr Arik a eu du mal à passer avec moi car il est le premier à s’en prendre verbalement à elle par rapport à ça. Mais rapidement on apprend à mieux le connaître et je dois dire que j’ai vite fondu pour lui. Même s’il n’est pas le personnage que j’ai le plus apprécié.

Avant de parler un peu plus de l’histoire, restons sur le sujet des personnages. Il y en a deux que j’ai totalement adorées et que j’aurais adoré voir bien plus longtemps. Même trois si on compte Olof, cet adorable viking papa poule. En premier lieu il y a Misty. C’est vrai, comment ne pas aimer cette adorable créature bien plus intelligente qu’on pourrait le penser ? Pour moi ça a été un coup de cœur et ça m’a donné envie de reprendre un chat chez moi, c’est pour dire ! Et ensuite il y a Lagun. Je ne pouvais que craquer pour lui tant dès sa première apparition il a l’air parfait. Il est le meilleur ami d’Aneria et j’aurais vraiment aimé qu’il soit bien plus présent dans l’histoire, même si là chaque apparition m’a plu et c’est déjà ça. Et seuls ceux qui ont lu le roman comprendront, mais j’aurais vraiment adoré qu’Arik aille jouer à la Wii chez lui. Mais bon, je vais me contenter de ce que j’ai.

Pour en revenir en l’histoire je dois dire que bien des points m’ont surpris. Je ne m’attendais pas à ce que le livre se passe de cette manière, mais au final la surprise a été plutôt bonne. Même si j’avoue que j’ai trouvé que la dernière partie faisait un peu « trop ». Même si je sais que cette partie est surtout là pour nous permettre d’avoir les dernières informations sur Aneria et tout ce qui se passe autour d’elle. D’ailleurs en parlant de cette dernière, je dois dire qu’elle est le personnage qui m’a le moins marqué. Pourtant au début, comme dit plus haut, je l’ai vraiment apprécié. Mais au fil des pages elle m’a surtout fait lever les yeux au ciel et soupiré. Cependant ce n’est qu’un ressentit personnel et ça n’a en rien gâché ma lecture qui a vraiment été bien !
Un + Un = Cinq... Et plus encore ! Un + Un = Cinq... Et plus encore !
Gwenaelle Delange   
Si chère famille.

Sophie et Éric ont tout pour être heureux à ceci près qu'ils n'ont pas d'enfants. Ils en ont toujours voulu mais la vie a fait que pour eux ce ne fût que perte et souffrances .
Pour repartir du bon pied et retrouver une vie plus heureuse , Éric décide de tout plaquer et de partir s'installer dans un petit village pour y reprendre une boulangerie.
Pour eux c'est l'occasion d'un nouveau départ .

Lorsque j'ai vu ce livre pour la première fois je suis tombée sous le charme de cette couverture. Outre l'aspect esthétique, elle est superbe , elle est révélatrice de ce que sera le texte . Chaque petit détail a ici son importance , que ce soit les macarons ( symboles du métier de boulanger pâtissier d'Eric ) , l'ardoise ( à la fois symbole de l'école , Sophie étant professeure, et symbole de l'enfance ) , le réveil ( symbole du temps qui passe et qui éloigne les rêves de maternité de Sophie et symbole du "réveil" à la vie de Sophie ) ...

En voyant cette couverture j'ai eu envie de me plonger dans ce livre et je dois dire que l'histoire que nous conte ce livre est très touchante et porteuse d'espoir.

On découvre donc l'histoire de Sophie et Éric.
On découvre une Sophie blessée, meurtrie qui cherche à retrouver une vie normale. Elle a perdu l'enfant qu'elle portait et cela l'a mise à terre, elle a sombré.
Son mari va tenter le tout pour le tout et va lui proposer de partir , de s'installer à la campagne pour ouvrir une boulangerie pâtisserie.
On ne peut pas dire que Sophie soit hyper enthousiaste au début mais l'idée va faire son chemin et elle va accepter de tenter l'expérience, sans se douter que cela va irrémédiablement changer sa vie.

En quittant leur quotidien qui contenait trop de douleurs , ils retrouvent un second souffle . Sophie redevient peu à peu la femme qu'elle était , elle retrouve la force d'avancer. Ils vont alors se lancer dans un projet qui leur tient à cœur et c'est ainsi qu'ils vont faire la rencontre d' Alexandre, Matis et Ariane, trois enfants en souffrance dont la vie a été difficile.
Et cette rencontre va tout changer.

Que dire si ce n'est que ce roman est un concentré d'émotions. Sophie et Éric forment un couple attachant. En découvrant leur histoire on est ému devant ce qu'ils ont vécus.

Le parcours de Sophie nous montre combien le désir de maternité peut être puissant et combien une perte tragique telle que celle qu'elle a vécue peut être difficile à encaisser. Cette souffrance elle la porte en elle à jamais . On voit combien reconstruire sa vie peut être long et douloureux. Il ne suffit pas juste de claquer des doigts pour retrouver une vie normale , il faut réussir à passer un cap , réussir à trouver un but qui nous permette de retrouver un peu d'espoir et de plaisir.

Sophie réussit à se reconstruire petit à petit et cela passe incontestablement par l'envie de s'occuper d'enfants. L'arrivée dans sa vie de Matis, Ariane et Alexandre va venir d'une certaine façon combler ce vide. Mais ce ne sera pas une partie de plaisir . Il va falloir réussir à nouer une relation de confiance , faire fi du passé pour aller de l'avant . Cela ne signifie pas que le passé et les souffrances qu'il renferme doit être oublié, non , ce n'est pas cela, il s'agit ici de laisser la vie reprendre son cours et nous porter vers un avenir plus heureux.

Je ne peux pas trop en dire sur la relation avec ces enfants si ce n'est que cela va les changer elle et Éric , ils vont devoir faire preuve de beaucoup de patience ,de courage et d'amour aussi pour aider ces enfants .

Gwenaëlle Delange décrit avec beaucoup de sensibilité ces moments difficiles , ces moments où tout s'écroule . Elle raconte avec pudeur ces instants de souffrance.
Sous sa plume les émotions deviennent presque palpables, on est fortement touchés par ce que l'on lit.
On s'attache aux personnages , on a envie de les voir heureux , envie qu'ils retrouvent cette joie de vivre qui les a quittés.
J'ai été marquée par le personnage d'Alexandre, par ce qu'il a vécu évidemment mais surtout par sa volonté de protéger son frère et sa sœur. Il veut à tout prix les protéger , quitte à ne laisser personne entrer dans leur cœur .
À travers ce personnage ,on découvre une autre facette de l'histoire , on comprend mieux certaines choses.
Il nous montre combien une vie telle que celle qu'il a dû vivre marque à jamais, combien des souffrances d'enfance peuvent faire dérailler une vie.

Je ne vous en dirai pas plus mais sachez que vous ne pouvez pas rester indifférent face à cette histoire.
Certes la fin est plutôt prévisible mais elle est celle que l'on attendait. Il n'y a donc pas de déception à ce niveau là bien au contraire.

On referme ce livre le sourire aux lèvres en se disant que l'espoir est toujours permis.
Si je deviens une autre Si je deviens une autre
Angélique Absil   
Pour l'héroïne de ce roman, Ana, sa vie est une succession de moments alternant des bonheurs trop éphémères dans sa vie personnelle et amoureuse avec le poids d'un passé qui ne cesse de peser sur ses épaules.
Quand sa meilleure amie d'enfance, Kensie, lui propose de faire un break dans une station de montagne, c'est l'occasion pour Ana de faire le point sur sa vie, de se remettre en question pour tracer sa route, se changer les idées avant de replonger dans son quotidien somme tout banal et ... normal.
Et si son destin ne se trouverait pas au détour d'une piste de ski ?

Quand l'auteure m'a proposé de lire son premier roman en précisant "...écrit par une femme pour les femmes mais pas que ...", j'avais hâte de le découvrir, un défi de lecture pour une histoire contemporaine qui mêle questionnement existentielle et romance, sensualité et pudeur, magie et réalité, l'amour et ses petites contrariétés, le blanc et le noir, le jour et la nuit, tout est possible dans cet univers de faux-semblants et de la quête initiatique d'une femme qui cherche une certaine légitimité dans un monde en pleine mutation.
Je remercie l'auteure de m'avoir donné cette opportunité de suivre l'histoire d'Ana, un roman qui arrive largement à se créer sa propre identité et à susciter un intérêt allant à crescendo jusqu'à son dénouement.

Comment se démarquer des autres ? comment trouver sa place dans une société dont le quotidien rime avec efficacité et hiérarchisation, normalité et personnalités hors norme, la vie est un long chemin sinueux et plein d'anfractuosités, comme le titre éponyme d'un film, Chacun cherche son chat, pour Ana, sa vie doit passer par des étapes supérieures, une forme d'émancipation, expérimenter et chercher des points d'ancrage dans ses tumultes et doutes intérieurs, apprendre à se connaître, pas de bonheur ou de joie intense sans avoir éprouver quelque peu le poids de la souffrance morale et de la solitude, la mélancolie des jours heureux anciens qui peine de plus en plus à se greffer à sa mémoire, la plume de l'auteur donne la voix à la protagoniste à la première personne afin de mieux s'imprégner de ses tourments et de ses interrogations sur son devenir, la peur de se retrouver seule, aujourd'hui et surtout ... demain !
Quand fidélité rime avec mensonges, quand le bonheur tient à un fil, la liberté est une zone de tous les espoirs permis, de toutes les décisions à prendre, pour le meilleur ou le pire mais il y a toujours un prix à payer.

Raison et sentiments ...

Comme le jeu du chat et la souris, chacun des personnages principaux se meuvent dans un cercle où la manipulation de l'autre prend des allures de combats de rue, les joutes verbales pour souffler le chaud et le froid, tester et pousser les sentiments de l'autre, les jeux du pouvoir et de la séduction, attiser le feu du désir et de la passion ardente, loin d'une romance classique du point de départ, l'auteure va beaucoup plus loin dans la psychologie des êtres épris ou perdus dans leurs pensées contradictoires, des sentiments mitigés et contrariés pour faire évoluer les états d'âme qui vacillent sur leur acquis et fondation, contre vents et marées, chacun cherche le point de rupture ou de réconciliation, l'humour et les quiproquo ne sont jamais loin pour éviter de faire tourner une histoire en boucle et en alourdir la tension de plus en plus grandissante, le récit prend une dimension de plus en plus intéressante et pertinente dans son propos, l'ambiguïté et le mystère d'un des personnages, l'ironie des situations nouvelles et souvent dans uns sphère d'auto-dérision, Si je deviens une autre prend ses marques et défie les lois de l'attraction dans une belle écriture, un conte de fées moderne qui peut à tout instant basculer et faire chavirer tout un chacun. Le poids des trahisons rivalise avec cette quête impossible de donner des munitions pour fructifier une vie compliquée et la rendre de la plus douce des manières.

A la recherche du bonheur ...

L'inversion des rôles, la célébrité de l'un contre la banalité de l'autre, des scènes de déjà-vu qui succcèdent à d'autres pour mieux surprendre le lecteur de par l'audace et la prise de risque à rendre une construction elliptique et stylistique des plus sensibles, la délicatesse des mots employés rend la beauté de l'instant unique, des descriptions magiques de l'environnement immédiat assorti d'une poésie à fondre des glaciers, la communion des désirs inavoués et inassouvis renforcent ce magnétisme au point de se laisser énivrer par sa propre folie contagieuse qui suintent sur tous les pores de la peau, des personnalités ambivalentes pour entraver des relations passionnelles et fusionnelles, une certaine fébrilité secoue la protagoniste, l'abandon de soi, la déchirure du coeur donne une originalité de ton et de fragilité discrète et réservée.

Un charme certain, un esprit conquérant et ensorcelant, la flamme qui s'allume et menace de s'éteindre, des tourbillonnements et des papillons qui virevoltent dans des moments d'extase et d'intimité, toujours ces des relations qui se nouent et se dénouement, Ana pourra-t-elle se défaire de ses chaînes et arriver à couper le cordon ombilical qui la libèrera de ses entraves, la rendra complète et s'affirmer enfin comme une femme épanouie et mature, prête à affronter les plus grands défis de la vie ?

Un sentiment d'urgence baigne au fil de la narration dans le coeur des protagonistes, les forces s'étiolant dans un charivari des plus incertains, le cocon douillet qui prend l'eau de toute part, toute la magie du roman se découvre et se mérite, aller au bout de ses possibilités pour entrevoir des portes de sorties multiples, des situations cocasses pour créer un climat qui fait ressortir des émotions diverses alliant plaisir et passion, amour et ivresse de l'instant précieux, chagrin et espoir d'une vie nouvelle, un roman qui se lit avec délectation coupable et dans une harmonie des couleurs décalées et séduisantes.
Un ton mordant parfois, une certaine agitation qui alterne cette justesse de la vie moderne évoquée avec ses convenances et ses difficultés, l'intérêt n'en est que plus accrue pour vous faire vivre une histoire atypique et débordant du cadre de la simple romance.

Un premier roman auto-édité qui mérite d'être découvert pour voir la vie autrement, chacun est doté de qualités et de défauts, reste à savoir comment les utiliser à bon escient pour se réaliser, trouver son chemin de vie, la complexité des caractères éprouvés et développés à travers les chamboulements de ses personnages vous donneront une certaine idée de ... si je deviens une autre.

Je suis persuadé que l'auteure n'en restera pas là, elle a une plume addictive et d'une grande sensibilité, je lui souhaite le meilleur à venir pour la voir gravir les échelons dans la pyramide des meilleures auteures indépendantes.

Si je deviens une autre de Angélique Absil​ est un roman captivant, un très jolie conte de fées moderne !

N'hésitez pas à visiter le site de l'auteure à l'adresse https://angeliqueabsil.wixsite.com/auteur, vous pourrez notamment y découvrir un superbe Teaser vidéo, lire un extrait ou commander son livre.
GOODBYE MONEY MONEY GOODBYE MONEY MONEY
Thibaut Blondel   
Par le biais du site simplement, j'ai découvert un nouvel auteur très sympathique avec un livre qui semblait tout aussi sympa. Je remercie Thibaut Blondel pour cette lecture.

Frank Wings, ancien flic forcé, nouveau détective depuis un bout de temps, se retrouve à chercher des chats perdus. Un jour, Alyson Spencer débarque dans sa boutique, qui est également son lieu de vie. Alyson est son ancien chef et elle a besoin de son aide. Pardon je rigole, comment un flic de son envergure aurait besoin de Frankie qui semble être plus préoccupé par la taille de son abdomen plutôt que par ses voisins ? Bref, un certain Ethan Bendol doit être retrouvé. Une histoire de terrorisme apparemment. Le coup du hasard, dites merci à un lancer de dès qui a joué le destin de Frank en acceptant cette affaire. Retrouver un homme semble bien plus complexe qu'un chat, surtout lorsqu'il est une ombre. Mais si au final cette ombre ne se cachait pas et était bien en pleine lumière depuis... toujours ?

Une enquête sur une personne qui ne semble pas être vrai. La photo d'un mannequin, ou presque, une identité qui ne se trouve nulle part, sauf peut-être sur un compte tweeter. Pas de famille, pas de sécurité sociale, de travail, pas de vie en somme. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin, cela semble plus facile. Et puis il y a ce vieil homme, son grand-père ? Ce dernier a une manière de s'exprimer différente. Et lorsque ce dernier s'amuse à brûler des billets devant une banque... Que les banques une à une perdent leurs frics dans leur chambre forte... Le mystère s'épaissit un peu plus à chacun des pas de notre détective.

Frank est blasé de la vie. Ayant perdu sa femme, sa fille (non non elles ne sont pas mortes, juste un divorce), perdu son travail de flic, il est devenu un enquêteur. Vive les chats, car grâce à eux, il arrive encore à payer un minimum le loyer de son cabinet. Plus de maison, d'appartement, il a une vie assez fragile. Les sanitaires dans une salle de sport (moyennant bien entendu un abonnement mensuel), ce qui est "risible" lorsque l'on comprend le dégout qu'il peut inspirer aux personnels de l'accueil. Pourtant Frank aime deux choses : sa fille qu'il voit par le biais de facebook (vive les réseaux sociaux) où il peut suivre sa vie et les chemises hawaïennes (et le whisky aussi, mais passons). Cette affaire, il ne comptait pas se la taper. Un dès avec juste un seul chiffre pour accepter et manque de bol pour lui, il tombe dessus !

Une véritable poisse pour ce détective qui ne sait pas par où commencer. Pourtant, il va commencer à gratter le vernis de la photo. Ethan Bendol est une véritable anguille. L'enquête suit son cours, avec des rencontres qui sont calculées. Cet Ethan est un génie. Il arrive à mettre à mal plusieurs banques sans se faire attraper. Comment arrive-t-il à les pénétrer pour leur tirer le pognon ? Une intrigue digne de la chambre jaune. La surveillance de cet homme devient de plus en plus glauque. Qui suit qui ? Qui cherche qui ? Une berline noire, des mens in blacks qui traînent dans les parages, est-ce que le terrorisme a bien un pied dans cette histoire ?

Frank a un esprit d'analyse particulier. Oui il n'est pas le héros que l'on voit souvent, n'a pas le super physique du super héros, mais il est généreux. Il a un cœur énorme, des émotions qui font de lui un être humain "normal". Il sait se servir de son cerveau et cela va lui apporter la solution que personne n'arrive à voir. En cinq jours, il arrive à dénouer les nœuds du problème, non sans mal et non sans avoir perdu quelqu'un dans la bagarre. Des obstacles, il va en avoir. Des coups portés à son encontre, une mise à sac de son bureau, une balle dans les fesses... Tout cela apporte un suspense et un dénouement qui nous laisse assis.

Il y a bien entendu d'autres personnages, celui de Ray Gala, ce vieil homme qui a une intelligence hors du commun est intéressant. C'est un homme qui a vécu et qui en a vu, pour autant il ne lâche rien. Lana a une place importante dans l'histoire. Une jeune fille qui vient pour travailler pour ce Ray et qui va l'assister dans un laps de temps très court. L'ancien chef de Frank, Alyson, est une femme de caractère. Elle montre une certaine froideur, mais en y regardant de plus près, elle arrive à laisser quelques émotions passer au travers de ce masque.

Tiens, j'allais oublier quelques points. Le premier, j'ai apprécié les annotations et les mots qui sont "les mots du jour de l'édition n°XXXXXXX de Hard Times" avec les définitions. Le second, l'humour est présent. Un humour qui fait rire, qui fait sourire, un humour noir qui passe parfois. L'auteur en use sur Frank, avec Frank et cela dédramatise certaines situations. Le troisième, c'est tout simplement que cette histoire m'a fait sourire par le biais des personnages, de l'enquête et de la façon dont tout cela se termine.

En conclusion, un policier/polar qui me plaît bien par bien des côtés. Les personnages qui ne sont pas parfaits, qui ont des sentiments, ressentent des émotions. La recherche de cette vérité et de tout ce que la politique peut cacher (enfin c'est plutôt l'argent qui semble faire tourner le monde). Je suis contente d'avoir découvert la plume de cet auteur.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/goodbye-money-money-thibaut-blondel-a148769074
Une Touche de Mal Une Touche de Mal
Claire Lebreton   
https://viviblackbook.wordpress.com/2018/07/05/une-touche-de-mal-claire-lebreton/

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Claire Lebreton à cette plume incroyablement douce et délicate en toute circonstance. Elle parvient à écrire des situations tellement sombre d'une façon si légère que, même si on en saisit la gravité, on les supporte sans les subir. Ses personnages, toujours bien construits, intrigants et complexes, son histoire bien menée, et les révélations données au compte-goutte : c'est un plaisir de lire ce livre, de le dévorer, et de se torturer l'esprit à savoir ce qui va bien pouvoir arriver !

J'attends les prochains tomes avec une grande impatience !
Killarney 1976 Killarney 1976
Joël Macron   
Dans la vie, il y a deux valeurs humaines parmi d'autres qui font le sel de l'humanité, l'amour et l'amitié.
En 2016, quand un ancien professeur et directeur d'école décide de rouvrir sa malle aux trésors, les souvenirs ressurgissent, 40 ans après ...

Connaissez-vous l'expression du noeud qui vous saisit à la gorge pendant une lecture au fur et à mesure que le mot FIN approche ? Subrepticement, qu'on le veuille ou pas, cette émotion vous gagne comme la montagne dont vous vous apprêtez à en voir le sommet, comme la mer dont vous essayez de dompter les flots, comme la vie qui vous procure des sensations fortes, il est de ces livres qui gagnent à la découverte, pourtant rien ne prédisposait initialement une telle intimité avec le narrateur, un récit épistolaire écrit à la première personne, progressivement je me suis laissé projeté dans le temps, c'était il y a près d'un demi-siècle, quand la nostalgie d'une époque vous rappelle, quand vous étiez jeune et insouciant, autre rivage, autres moments séparant le corps et l'esprit, c'est un plaisir qui vous chavire le coeur, qui vous fait prendre conscience du temps qui passe, il ne reste alors plus qu'à apprécier Killarney 1976.

Killarney est une petite ville du sud-ouest de l'Irlande dont la capitale est Dublin.
Un pays qui a vécu des heures sombres à travers le temps et l'histoire, très ancré dans ses traditions, culturellement d'une grande richesse avec ses nombreux édifices centenaires, l'auteur nous invite à suivre ses traces alors qu'il était un tout jeune assistant venu faire ses gammes, très rapidement à la question de savoir la part autobiographique et imaginaire, ce ne sont pas seulement des notes prises à cette époque mais les replacer dans un contexte particulier, la situation géopolitique, les différentes révolutions culturelles et sociales, les enjeux économiques ou stratégiques, l'histoire va alors prendre une tournure de plus en plus surprenante, l'alternance entre les deux époques, tout semble se mélanger dans la tête du personnage principal, la chronologie des évènements va lui permettre de reconstituer l'emploi du temps, les faits marquants, les dates importantes et cruciales, les rencontres déterminantes.

Hotel California

La volonté de l'auteur est de raviver des souvenirs d'antan, de les reconstruire dans son esprit, pour laisser planer cette douce musique au parfum mélancolique, la lande environnante de ces fameuses tourbes, le froid piquant et vif en hiver, les soirées de beuverie avec sa bande d'amis indéfectibles à refaire le monde, les nombreuses chevauchées dans un décor sauvage et venteux, l'impression de sentir cette force de l'amitié prendre le pas sur toutes les autres considérations, de repousser chaque jour un peu plus l'échéance et surtout d'apprécier l'instant présent, Carpe Diem, tous les personnages sont vrais en ce sens qu'ils participent tous à l'éclosion d'un groupe, d'une unité qui force l'admiration et adhère à l'empathie, j'ai apprécié ces moments volés dans l'urgence, ces improvisations qui ajoutent une valeur ajoutée tellement unique, dans la joie communicative et bon enfant, dans les péripéties qui menacent de faire éclater et basculer le monde, je garde à l'esprit cette vibration qui résonnait quand le quatuor se reformait, quand le duo se faisait la malle, Tous pour un et un pour tous.

We are the champions

Correspondance par les mots invisibles, à travers les vestiges d'une période révolue, de l'eau a coulé sous les ponts, l'envie est pressante pour se replonger avec nostalgie dans la nuit glaciale de Killarney, au milieu des pintes et du fameur Irish Coffee, dans l'ivresse et l'euphorie, il est des secrets qui vont souder certains des personnages, ouvrir d'autres voies de communication pour faire rebondir le récit, apporter un cachet d'authenticité en le rapprochant de faits avérés et tout en laissant planer un mystère, quand la petite histoire et sa soeur aînée se mêlent, les fils inextricables de la destinée et des regrets n'attendent pas les heures pour se séparer.

Le choc des cultures, quand le récit autobiographique se permet des disgressions, de donner libre court à l'imagination et à toutes les interprétations hypothétiques, bienvenue dans un univers baignant tantôt du côté des forces obscures, tantôt dans les hypothèses les plus incroyables, c'est le pouvoir des mots et des variations du champ des possibles, du plus petit à l'infini, rien ne sera épargné pour le protagoniste français et son acolyte iranien, une entente et amitié va naître et se forger au fil des semaines, briser les tabous, briser la glace, Killarney 1976 est une très belle histoire de complicité et de confiance.

"Mais ainsi va la vie, c'est cela qui nous construit."

Une écriture limpide pour installer cette atmosphère si irlandaise, dans le folklore des temps anciens, la poésie n'est jamais loin avec des vers ou des extraits pour tomber sous le charme d'un pays qui n'a pas fini de nous emmener loin à l'intérieur des terres comme au bord de la mer, la grâce divine de certains moments-clé dans ce récit qui fleure bon la mélancolie et une forme de miséricorde pour parachever une corde sensible et touchante dans cette relation particulière et précieuse.

Style prenant et très visuel, l'auteur sait distiller intelligemment des indices dans la construction et l'enchevêtrement d'une intrigue qui prendra une place prépondérante, la possibilité de naviguer sur plusieurs tableaux à la fois, la candeur d'un personnage succède la dérision de l'autre et vice-versa, il y a toujours de la place pour cet humour touchant et dans un bon esprit de camaraderie, cette ambiance bienveillante qui ne manque jamais de renforcer les liens, l'occasion d'apprendre le contexte politique et historique de plusieurs civilisations, comme en écho du monde que l'on connaît aujourd'hui, d'avoir des éléments de réponse pour comprendre comment certaines révolutions ont pu émerger, la précipitation des bouleversements et des soulèvements, comme une toile de fond, comme l'arrière-train d'un monde toujours en pleine mutation, rien n'est jamais fortuit ou dû au hasard, à moins que ...

Un premier roman qui m'a fortement impressionné dans sa structure narrative et faisant ressortir une émotion palpable, dans la tourmente qui s'apprête à faire basculer irrémédiablement des vies, il y a des séquences fortes et intemporelles qui font prendre conscience de l'essentiel, de se créer des souvenirs, de laisser une trace de son passage, de vivre et de partager des moments d'harmonie, cette notion de partage est ressenti et apporte une pierre à l'édifice qui a pour nom : amitié.

Je remercie Emma Nobi des Editions Nouvelle Bibliothèque pour cette lecture, comblé et heureux à l'issue de ce voyage hors du temps, je profite également de souhaiter le meilleur à venir et mes meilleurs voeux pour cette toute nouvelle maison d'édition qui a déjà un catalogue riche de titres et également à venir dont certains auteurs sont issus du monde de l'auto-édition.
موفق باشید

Killarney 1976 de Joël Macron, un premier roman fabuleux, émouvant et plein de surprises !!!
Le Porteur de Mort, tome 1 : L'apprenti Le Porteur de Mort, tome 1 : L'apprenti
Angel Arekin   
Alors alors.... Que dire? Moi c'est le titre qui m'a attirée. J'étais intéressée, alors pourquoi pas...
Personne ne me l'a conseillé en particulier, je suis tombée dessus... Et quelle chute!
Ce roman est une petite merveille...
On commence tout simplement avec une mort en prologue. La personne ignore qui elle est, mais un prénom reste en mémoire : Shaolan.
Et hop, les chapitres commencent (plutôt appelés "Cycle"), nous rencontrons Seïs Amorgen et Naïs Holisse,
cousins. On comprend rapidement qu'ils n'ont pas une relation comme les autres. On sait également que Naïs vit chez son oncle et sa tante, parents de Seïs, sans plus. L'auteure est du genre à vous donner l'information quand l'occasion se présente, pas besoin de faire une biographie des personnages pour que tout soit limpide : son talent fait en sorte que tout est limpide. Son style est simple et efficace, elle allie parfaitement l'humour à son récit, sa plume vous fera voler de pages en pages.
Puis, très vite, on apprend que les Tenshins recrutent pour leur Confrérie. A la surprise de tous, Seïs, qui tourne plutôt mal, est nommé "apprenti" de la dite Confrérie.
De cycle en cycle, nous passons dans la peau de Seïs, puis de Naïs. Nous suivons l'apprentissage de l'un à Mataore, la poursuite de sa vie de l'autre dans la ville, faisant des bonds de quelques années à presque chaque cycle. L'utilisation du "Je" est judicieuse, nous fait sentir plus proche de ces deux cousins.
À un moment, nous entrons dans la peau d'une inconnue jusqu'alors, et nous la retrouverons plus tard : Meridiane.
Sans toutefois savoir où mèneraient ces histoires, alors que j'en étais à la moitié du livre, j'ai poursuivi ma lecture, allant de rebondissements en nouvelles questions qui germaient dans ma tête. Certains fait me semblent un peu gros bien que prometteur, je pense notamment [ au fait que [spoiler]Teichi, le petit frère de Seïs, soit aussi doté d'un don et qu'il parte, comme ça, un beau jour avec un inconnu, un Élénide qui requiert son aide...[/spoiler] ].
Par moments, j'ai eu l'impression que Seïs, au travers du récit, se confiait, comme s'il s'agissait de ses mémoires, avec des phrases telles que "je ne le compris que plus tard" etc.
Par moments également, je dois avouer qu'il m'a tapé sur le système. Est ce possible d'être aussi.... inconscient, insouciant, tête de mule et j'en passe? Soit.
Notez que malgré le fait que nous soyons en 2070/2080, l'univers créé par l'auteure rappelle un peu le Moyen-Âge.
Concernant ce livre, j'avoues avoir du mal à trouver les mots adéquats pour en parler. En bref, j'ai su très vite que j'allais adorer, car dès les premières pages, j'ai pu me rendre compte que j'avais un petit chef d'oeuvre en main. Il y avait bien longtemps que je n'avais pas été aussi prise dans un livre, aussi obnubilée à l'idée d'aller plus loin dans l'histoire...
Sachez que ce premier tome n'es pas riche en "action", j'entends par là les combats épiques auxquels on s'attend parfois en chaque fin de tome. Non, ce premier tome pose les bases solides d'une histoire qui promet de détonner. Pourtant, malgré ce que certains qualifieraient de "manque d'action", je ne me suis pas ennuyée un seul instant, car ce n 'est pas un livre dans lequel il ne se passe rien, loin de là.
À peine ai-je eu fini de lire les dernières lignes de ce livre que je me suis lancée dans sa suite.
Autant dire que je le conseille vivement!
Profil bleu Obsession pourpre Profil bleu Obsession pourpre
Séverine Deffay   
Turbulences amoureuses.

Juliette a une vie plutôt tranquille , elle travaille dans la même boîte depuis des années, a des enfants et un mari qu'elle aime. Sa vie aurait longtemps pu continuer comme ça mais une opportunité de travail va venir chambouler tout cela. La direction de sa boîte lui propose un poste plus important mais pour cela elle doit retourner sur les bancs de l'école pour suivre une formation . Elle accepte bien volontiers malgré la surcharge de travail que cela occasionne.
Cela va être l'occasion de se créer quelques nouvelles amitiés. Elle va notamment rencontrer Jérémy et entre eux un lien fort et intense va se nouer.
Mais doivent-ils céder à leurs envies ou bien résister par peur de ce que cela pourrait provoquer?

Ce livre nous entraîne sur les pas d'une femme qui va être mise à mal par ses sentiments.
Juliette mène au départ une vie plutôt confortable mais son envie de plus la conduit sur une nouvelle voie. En acceptant de partir en formation elle ne sait pas encore combien cette décision va la mener à se poser beaucoup de questions.

À travers ce roman, l'auteure , Séverine Deffay, nous interroge sur nos besoins, nos envies , nos choix.
En découvrant l'histoire de Juliette et de sa relation avec Jérémy on ne peut s'empêcher de se demander si nous aussi nous aurions fait le même choix.
Qui peut dire à l'avance quel serait son choix ? Personne.
Tout n'est qu'une question de situation , d'émotions, de sensations.

L'écriture de Séverine Deffay nous immerge au cœur des sentiments de Juliette , on découvre ses envies , ses doutes , ses questionnements. On s'attache à elle et on a alors envie de l'aider à retrouver sa voie.

Juliette est à un croisement de sa vie , elle doit choisir entre tenter une nouvelle vie ou bien se satisfaire de ce qu'est sa vie actuellement.
Elle va se retrouver face à des questionnements douloureux mais oh combien nécessaires.
Que choisir ? Doit-on choisir ? pourquoi tel choix plutôt qu'un autre ?
Car qui dit choix, dit potentiellement souffrance, dit regret , dit remord mais dit aussi avancer , renaître où se réinventer.

Ce roman pose des questions très intéressantes sur le couple, l'amour , les sentiments, la routine , le besoin de renouveau, le besoin d'être soi-même et de ne pas se complaire dans une vie qui n'est pas forcément la nôtre.
Séverine Deffay aborde cela avec psychologie et sensibilité.
Elle montre aussi clairemement l'opposition entre les sentiments .
Juliette a envie de tenter une nouvelle histoire mais en même temps elle ne veut pas faire souffrir ses proches. Elle est ballottée entre des sentiments contradictoires et ça on le ressent parfaitement.
C'est là qu'est la force de l'auteure , elle nous fait ressentir ce conflit intérieur que vit Juliette.

Un roman qui nous entraîne au croisement d'une vie .
Tout le monde connaît Lola Tout le monde connaît Lola
Jonathan Mazo   
C'est la couverture, que ce soit l'ancienne ou la nouvelle, qui m'a attirée tout de suite. Elle est réalisée par Matthieu Biasotto et c'est une fois de plus une illustration réussie. Elle représente très bien le roman.
Je découvre également la plume de Jonathan Mazo, j'ai apprécié son style, appliqué, recherché, au vocabulaire riche. J'ai aimé son humour parfois acide, parfois avec un soupçon de dérision. Il a bien travaillé ses personnages, les principaux comme les secondaires, les rendant attachants, drôles ou émouvants. David et Lola sont marquants mais Lucien qui apparaît dès le début est lui aussi déroutant, ou encore le couple Léon et Clémentine. Chacun apporte une touche de légèreté et d'humour qui sont appréciables, David a des réparties et des réflexions sur ses amis assez cocasses et qui font sourire.
L'histoire en elle-même est loin d'être banale. Lola apparaît dans la vie de David sans trop savoir comment. Lui n'a pas le moral, il vivote depuis sa rupture deux ans auparavant. Lorsque Lola arrive dans sa vie, il ne comprend pas, tout le monde la connait, tout le monde sait que ça fait deux ans qu'ils sont ensemble, tous sauf lui le premier concerné. Lola est une personne très vive et pleine d'entrain qui remue la vie de David. Il va falloir qu'il vive et la découvre alors qu'elle a l'air de le connaître bien et le pire pour lui, c'est que ses amis ne sont pas étonnés du tout.
Alors oui en effet, il a l'impression de passer à côté de sa vie, d'avoir loupé un épisode, et il va chercher à rattraper cette lacune. Moi en tant que lectrice, je ne savais pas trop vers quoi l'auteur comptait m'emmener. Au début, le personnage de David m'a plus ou moins agacée, j'avais envie de le remuer, il est assez léthargique et ne réagit pas trop. Mais Lola va lui apporter cette énergie qui lui manquait.
C'est une histoire pas banale, je me suis étonnée à accepter avec facilité la bizarrerie de la relation entre Lola et David. L'auteur a su me tenir en haleine tout le long de ma lecture pour savoir le fin mot de l'histoire, les explications me sont apparues évidentes quand je les ai eues. Ce roman se laisse lire tout seul, malgré les quelques longueurs de mise en place de l'histoire du début. Il ne faut pas s'arrêter à elles et continuer car tout se précipite par la suite. Tout est raconté par David et à la première personne, cela rend une lecture très intimiste, peut-être avoir le point de vue de Lola aurait été sympa mais je pense que cela aurait enlevé le côté mystérieux de sa présence inopinée.
Jonathan Mazo a concocté une fin originale, inattendue, je me suis demandée comment il allait pouvoir l'amener au vu de l'étrangeté de la situation, et j'ai plutôt apprécié ce dénouement. À noter beaucoup de références musicales des années 80 que j'ai appréciées, cela donne une lecture très « musicale », les titres étant de grands succès, je fredonnais les airs en lisant..d'ailleurs, l'auteur nous donne sa play-list en fin de roman. Une originalité de plus dans ce roman bien appréciable également.
Pour conclure, j'ai passé un bon moment de lecture, c'est une histoire qu'on n'oublie pas facilement tellement elle est marquante par son originalité. Je vais suivre Jonathan Mazo de près, pour un premier roman, c'est plutôt une belle réussite et j'ai hâte de découvrir un nouvel écrit pour voir vers quoi il peut m'emmener à nouveau.

par marie-nel