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Bibliothèque de Manou60 : Je suis en train de lire

Pour tout l'or de Srinagar Pour tout l'or de Srinagar
Mark Zellweger   
Depuis l’arrivée du nouveau président des États-Unis, le monde est en pleine ébullition ! Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale il n’y a eu autant de tensions géopolitiques. Au Cachemire, la guerre larvée entre l’Inde, le Pakistan et maintenant la Chine, s’intensifie. Le monde sunnite, suivant l’Arabie Saoudite et le nouveau locataire de la Maison Blanche, s’oppose aux Chiites menés par l’Iran. La Chine s’affirme comme puissance mondiale et veut s’imposer face aux États-Unis, et la Russie en fait de même ! Les guerres régionales éclatent çà et là et les risques d’une guerre mondiale s’accroissent dangereusement.

Ces situation périlleuses trouvent-elles leurs sources uniquement dans des rivalités de certaines puissance et dans les ego surdimensionnés de certains chefs d’état ? Et si les apparences étaient trompeuses ? Le Sword appelé à la rescousse par l’ONU va-t-il réussir à démêler le vrai du faux, et éviter la Trosième Guerre mondiale ?

Une fois de plus, Mark Zellweger joue habilement avec fiction et réalité. Un maître du genre !



Mark Zellweger a été dans une autre vie spécialiste en stratégie marketing et conseiller personnel auprès de direction de services secrets internationaux de tout premier plan. Aujourd’hui, il se consacre à l’écriture et est considéré comme le nouveau maître du roman d’espionnage par de nombreux critiques spécialisés.

par LIBRIO64
Les Ombres, Tome 1 - Les Observateurs Les Ombres, Tome 1 - Les Observateurs
Eve Ruby Lenn   
First of all : Je remercie vraiment NetGalley et les Editions Librinova pour ce service-presse.
A la lecture du résumé, j'étais réellement emballée. Un soupçon d'horreur, des énigmes, des apparitions paranormales tout ça me donnait l'impression de cacher quelque chose de grandiose.
Et ce fut le cas.
Tout d'abord, il FAUT que je vous parle de l'ambiance, l'atmosphère dans laquelle nous plonge le livre.
Tout se passe en Angleterre, dans les vertes campagnes, la nuit, la brume, la forêt...
Tu vois où je veux en venir?
Non?
Disons que je voue un culte à la campagne anglaise, je trouve qu'il s'en dégage un charme incroyable et j'ai toujours, en voyant des films à thème un peu obscur/fantastique, eu ce mystérieux ressenti vraiment propre à cette ambiance...
Un peu ce que tu ressentirais seul, dans la brume, du tonnerre au loin, un paysage presque marécageux puis surprise! une maison perdue au milieu de nulle part, faiblement éclairée par une vieille lanterne. L'ambiance propre à la période d'Halloween aussi... Ce qui se dégage des films de Burton. Bref! Les deux seuls livres à m'avoir fait ressentir cela ont été Harry Potter (of course muggle) et la Saga de l'Epouvanteur.
Je n'avais jamais ressenti quelque chose de similaire avec d'autres livres.
Avant Les Ombres.
L'auteur possède un réel talent pour rendre vivant son décor. Ses mots transpirent l'ambiance magique et mystérieuse des campagnes d'Angleterre. Peut-être que certains trouveront cela cliché, en fait. Après tout, un manoir reculé, des rumeurs abracadabrantes, des silhouettes inquiétantes la nuit. Tout prédestinait l'histoire à être dans un tel décor. Mais je peux t'assurer que l'auteur ne donne absolument pas une impression de déjà-vu. Son écrit est tellement réussi que tu ne peux pas te sentir blasé.
En parlant de sa plume... J'avais quelques réserves en débutant ce livre. Souvent, face à des histoires située dans des époques telles que le début du 20è siècle, je trouve que les auteurs prennent automatiquement un ton assez (trop) sophistiqué, soutenu. Au final, ça arrache tout le charme de la lecture en rendant le tout tellement lourd...
Mais au fil des pages, je fus agréablement surprise de constater que l'auteur maîtrisait parfaitement son texte et jamais ne le rendait agaçant.
L'écriture est légère, en étant recherchée, le parfait combo!
L'histoire n'est pas spécialement riche en gros rebondissement car c'est plus subtil que cela. Nous sommes plus plongés dans l'attente des révélations et pas dans l'aventure pure et simple.
Le livre est donc particulièrement riche en suspense et j'ai d'ailleurs trouvé qu'on avait des réponses un peu trop vite, j'aurais aimé que l'auteur nous fasse plus mariner que cela. Bien que, de cette façon elle ne perd pas son lecteur avec du blabla inutile pendant 1000 pages. C'est assez bien dosé au final mais voilà, j'aime le supplice de l'attente des découvertes de mystères...
Les personnages sont tous très attachants. Je regrette que la chienne Natsu n'ait pas été plus présente (dans la vie comme dans les livres quand je vois un chien c'est foutu), elle ne sert presqu'à rien mais bon, chieeeeen...
Le personnage principal, Wilson, est un vieux monsieur très attachant, son ouverture d'esprit m'a beaucoup plu ainsi que son rapport aux autres. Cependant, j'ai du mal à cerner si son intérêt pour les gens est véritablement sincère ou si c'est surtout une habitude du vieux chroniqueur/journaliste qu'il est...
Les deux frères du manoir isolé sont très intriguants et je remercie l'auteur de ne pas avoir cédé à la tentation de nous délivrer trop d'informations sur eux dès le départ car là, pour le coup, j'ai été servie on apprend presque tout durant les derniers chapitres! Elle réussit à faire planer le doute jusqu'au bout, c'est fabuleux!
A de maintes reprises j'ai hésité sur la confiance qu'on pouvait avoir en eux et j'avoue que je ne suis pas encore totalement convaincue, je reste persuadée qu'il y a un truc qu'on ne nous dit pas...
Le livre n'est vraiment pas effrayant donc ne t'attend pas à frémir de peur toutes les 10 pages.
L'ambiance joue bien sur notre ressenti mais ce n'est pas inquiétant outre mesure.
C'est un livre assez calme mais qui se lit incroyablement vite.
Je te conseille vivement de te plonger dedans!

par Freyja
Brille, tant que tu vis ! Brille, tant que tu vis !
Alice Quinn   
Avez-vous déjà ressenti cette sensation de vertige quand vous apprenez une terrible nouvelle ? Le vide s'installe alors dans la tête pour laisser place à la stupéfaction, à l'irréversible, à ce moment de doute existentiel où tout est remis en question, sans filtre, sans airbag, vous recevez l'information comme un uppercut, pleine face, boom !!!
Ce qui aurait pu s'intituler comme le premier jour du reste de sa vie de jeune retraitée, l'existence d'Anita va prendre un tournant radical ...

Après avoir découvert la plume de l'auteur, Alice Quinn, dans Fanny N., "Une plongée impressionnante et vertigineuse dans la psyché humaine", on pourrait croire que l'auteur flirte souvent avec la part d'ombre de ses personnages comme dans Brille tant que tu vis !, pourtant c'est avec une série sulfureuse et aux allures de feel-good assumées, Au pays de Rosie Maldonne qu'elle s'est fait connaître auprès du grand public puis avec une nouvelle série mêlant histoire et polar, La Lettre froissée.

D'entrée, la narration à la première personne ne vous laisse guère de répit pour pénétrer au coeur de l'état d'esprit du personnage principal, cette chute impressionnante est vécue de l'intérieur avec une touchante et réaliste mise en abîme, rien ne nous prépare jamais à cette envie de tirer un trait sur la vie, de voir défiler tous ces souvenirs qui se répercutent en filigrane, des embryons de douleur qui perforent et redoublent cette souffrance inaltérable, le coeur est soumis à rude épreuve, la délicatesse de la vision et de la perspective ne tombe pas dans le cliché redouté quand il s'agit de décrire le quotidien banal et morose qui finit par gangréner, par noircir le tableau de cette retraite "anticipée", ce ne sont pas les rares entités humaines ou animales croisées qui vont changer la donne, oser s'immiscer dans l'intimité d'Alicia, c'est prendre le risque d'en prendre pour son grade.

Ce qui aurait pu dérouter vers une histoire irrespirable et sans espoir de retour, la plume sensible de l'auteur respectant la temporalité à l'oeuvre, cette lancinante dégradation du psychisme mental n'est pas anodine, les raisons du coeur meurtri trouvent leur explication au fil des tourments d'Anita, on comprend alors qu'il n'est point d'actes inavouables sans creuser dans le passé, ce qui fait ce que nous sommes, cette somme d'éléments égrénés dans la spirale d'une existence marquée par des épreuves, la lassitude et les turpitudes du destin laissent la place à un désert des sentiments fragilisés, tout le tact et la sensibilité de la voix incarnée vont se muer en un cri déchirant, la solitude peut être perçue alors comme une bulle de protection et de sécurité, à l'abri des regards, pour se trouver et libérer les flux chaotiques qui ne cessent de virevolter au gré des sarcasmes et des billets d'humeur.

Comment éprouver de la compassion envers autrui quand on a été à ce point malmené par la vie, par l'indifférence des autres, l'égoïsme est à double tranchant, se mettre en scène dans un tableau morbide, c'est plonger dans un gouffre sans fond, la nature humaine est suffisamment complexe pour emprunter des sentiers secondaires, vivre dans le déni de la fin annoncée, les victimes de guerre ou de tous les conflits en connaissent un rayon, tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir, pour Anita, tourner en dérision ses propres choix ou projeter sa colère à l'égard du monde extérieur sont des signes de défense, des marques tant de fébrilité que de l'énergie épuisée, Brille tant que tu vis, le titre du roman sonne comme une étoile lointaine, le conflit larvé avec ses proches qui perdure, l'abandon de soi à l'égard des futilités balisées des ersatz de vie, la rupture des digues pour s'opposer aux désirs enfouis, le glas n'est jamais loin, toute la magie de l'histoire va explorer un road-movie comme on a peut être pu en tâter du terrain, un jour, ce n'est pas du Thelma & Louise ni Miss Little Sunshine dans le texte mais un vrai travail d'introspection, de prise de conscience d'une femme au bord de la route de la vie, trouvera-t-elle la force et l'énergie du désespoir pour concrétiser ses projets ?

Une histoire prenant ses racines dans une opacité à toute épreuve peut-elle se décliner en d'autres couleurs, comme celle de l'arc-en-ciel par exemple, après le déluge ? Peut-on trouver des signes avant-coureurs si on n'a pas fait la paix avec soi-même ? Autant de questions existentielles qui traversent les doutes et redoublent d'angoisse Anita dans la concrétisation de son ultime combat, un dernier acte qui aurait un air de déja-vu, renaître une dernière fois avant de retirer définitivement ses pions ? Entre la naissance et la mort, il n'est pas impossible de vivre plusieurs vies, jouer avec les pinceaux du destin que de repousser l'échéance encore et toujours, le portrait d'une femme en joute permanente avec son passé pour provoquer son quotidien, faire bousculer les conventions et les idées reçues, l'amour n'est jamais loin, une lecture alternant les phases mélancoliques comme des spasmes de bonheur à portée de mains, un fil ténu qui ne demanderait qu'à s'étirer mais une évidence s'impose, rien ne se passe jamais comme prévu ...

Tout reste encore à découvrir, la vie ne serait qu'une succession de peintures monochromes sans cette poésie qui va s'inviter dans le paysage d'Anita et de ses rencontres, cette idée corrollaire par le biais des Haïkus, ces petits vers poétiques censés honorer des instantanées de vie, des évanescences prenant pieds dans une émotion du moment, je vais prendre le risque de composer mon premier, en lisant Brille tant que tu vis ! voici ce que cela m'inspire en habitant Anita ...

Dans le jour naissant
Face au vent capricieux
Je rêve d'amour

La preuve qu'il est possible de jongler dans différents niveaux de lecture par cette mise en valeur d'un personnage qui est dans le cyclone de la mort, dans cette terrible perpective qui s'offre à elle, Anita n'a peut-être pas encore dit son dernier mot, au plus profond de la vase terreuse menaçant de l'engloutir, pourra-t-elle remonter à la surface et défier les lois de la nature, j'ai pris un plaisir coupable en ce sens que je me suis retrouvé dans ce personnage principal, cette fuite du temps irrémédiable et irrécupérable, comme le sommeil qu'on croit pouvoir rattraper le week-ends, comme cette route qui continue à se rétrécir dans le champ visuel, comme la difficulté de pourvoir à tous les besoins faute d'énergie qui prend plus de temps à se recharger, Anita c'est le miroir de nos âmes, peu ou prou, elle préfigure ce qui nous attend, tôt ou tard, dans le feu des projections qui reste encore à admirer, tout faire pour que Brille tant que tu vis !

Auto-éditée, Alice Quinn confirme la sensibilité d'une écriture en harmonie avec son temps, avec les réflexions qui bouleversent en évitant les clichés, vibrer pour une héroïne qui nous ressemble, une histoire où tout est possible, à vous d'écrire la suite ...

Je remercie l'auteure, Alice Quinn, pour sa confiance de m'avoir proposé ce Service de Presse (SP), sans concession et sans hésitation aucune, ne doutez pas, ne tergiversez pas, comme Anita, vivez votre vie à fond, essayer c'est déjà faire le premier pas, de la liberté à l'amour, de l'ombre à la lumière, qui ne risque n'a rien, la liberté d'accepter comme de refuser, la liberté de chroniquer comme de ne pas le faire si la lecture ne vous a pas satisfait, pas de contradiction, pas de complaisance, à bon entendeur salut !

Je vais donc rajouter, pour rester dans la brillance de la couverture et Jamais deux sans ... en rajoutant un troisième ❤️
Hier encore Hier encore
Luca Tahtieazym   
C'est le troisième roman que je lis de Luca Tahtieazym, Ceux qui ne renonçaient pas et La forêt restent bien ancrés en moi. Il va en être de même avec Hier encore. Cela fait quelques jours que j'ai terminé la lecture, mais je reste marquée par l'histoire, par les événements, par les personnages. Il a fallu que je laisse décanter un peu avant de pouvoir en parler. Cette façon qu'a l'auteur de conter est troublante, ne peut pas laisser indifférent.

On va retrouver ici des enfants qui portent des prénoms qu'affectionne l'auteur dans ses romans, Elise, Simon et Romain. On les a déjà croisés dans d'autres romans, ce ne sont pas les mêmes personnages, ils ont juste en commun leurs prénoms. Elise et Simon sont frère et sœur, ils n'ont pas une vie facile, leur père les bat très régulièrement, ils souffrent énormément, leur mère est battue aussi mais reste effacée devant la méchanceté de son mari. Romain est orphelin et n'en peut plus de sa vie à l'assistance, il est ami avec Elise, il l'aime un peu en secret. Ils vont décider tous les trois de se sauver, de quitter ces lieux de souffrance pour vivre libre, vivre mieux. Ils vont ainsi traverser la France avec pour objectif rejoindre le sud et les maquis.
Leur périple va être ardu. Ils n'ont pas imaginé à quel point cela allait être difficile, ils sont fatigués, ils ont faim, ils ne peuvent faire confiance en personne et doivent se débrouiller seuls. Le mauvais sort va souvent les rattraper, mais jamais la loyauté qu'ils ont les uns envers les autres ne va être mise à mal et ils se soutiendront tout le temps de leur trajet. Un quatrième personnage va être important pour ces enfants, un chien qui va les suivre, qu'Elise va prendre en affection, et petit à petit, Dégage, c'est le nom qu'ils lui ont donné, va leur être d'un grand secours et réconfort.

Le roman se découpe en trois parties, la première plus importante que les deux autres. Elle concerne la partie fugue des enfants en 1958. La seconde partie va nous emmener de 1958 à 1977, on va suivre les déboires de chacun, et du père des enfants principalement. Et la troisième et dernière partie nous amène en 1978, vingt ans après la fugue, plein de questions se posent sur ce que sont devenus certains et une enquête va être mené.
Comment vous dire à quel point Luca Tahtieazym m'a menée par le bout du nez tout le long de cette lecture que j'ai lu quasiment d'une traite. Il a l'art pour créer des retournements de situation brutales, ou de nous poser une seule phrase dans un chapitre qui nous glace le sang et nous cloue littéralement. Enfin moi, c'est comme ça que je l'ai vécu. Le style de l'auteur est toujours aussi incisif, glaçant, il ne badine pas avec les mots, les emploie à bon escient, n'hésite pas à nous montrer la cruauté de certaines scènes. Il crée un suspense à couper le souffle, le temps est suspendu pendant la lecture, on suit les évolutions de chacun, on a peur pour eux, et on s'attend au pire tout le temps. Parfois il arrive, et encore plus que ce que l'on pouvait imaginer...

La dernière partie m'a surprise, tout comme le final, j'ai eu quelques doutes sur certaines identités, mais je ne m'attendais pas à cela. Les personnages vont jusqu'au bout de leurs actes. L'adage qui dit que la vengeance est un plat qui se mange froid prend tout son sens ici. Une fin inattendue mais sensée et logique quelque part.

Je suis une nouvelle fois conquise par ma lecture, elle s'est faite sous une tension extrême, en apnée totale. Impossible de la lâcher et de décrocher avant d'en connaître le fin mot.
Luca Tahtieazym me confirme une fois de plus son grand talent de conteur, son esprit tordu qui met plein de nœuds pour nous faire perdre la tête. J'ai passé un très bon moment de lecture que je vous recommande vivement. Si vous ne connaissez pas encore cet auteur, n'hésitez pas, il vous fera vivre des instants étonnants et incroyables.
Pour ma part, j'attends déjà avec impatience son prochain écrit ! En attendant je vais me plonger dans ces anciens, comme Versus, qui a remporté Les Plumes Francophones 2017 (prix des lecteurs) et qui se voit éditer chez Thomas & Mercier le 4 décembre prochain, ou Elise (tiens encore elle!)
Un grand merci à Luca Tahtieazym de me faire vivre autant de choses pendant ma lecture.

par marie-nel
Le Programmeur, Tome 1 Le Programmeur, Tome 1
Marguerite Blanchard   
Finalement, je suis déçue par ma lecture… Fautes d’orthographe, tournures de phrases maladroites, personnages non-attachants et pas assez travaillés à mon goût, secrets tournants autours d’un thème en particulier. Je ne retrouve pas le « sociopathe-vengeur » que j’avais imaginé, il y a des incohérences au niveau de la suite logique des évènements et des détails du contexte. Une plume peu facile à lire jusqu’au bout. Je ne suis pas du tout embarquée et transportée par cette histoire, que je trouve écrite avec peu de suspense. Je ne tiens pas à accuser l’autrice car, si j’ai choisi de lire ce livre, c’est que l’intrigue me plaît beaucoup. Or, je n’ai pas assez ressenti l’angoisse d’être une potentielle cible du programmeur et, la peur de voir un secret révélé. Certaines descriptions alourdissent la lecture et desservent le suspense qui se fait long à arriver et furtif une fois présent. Le rythme de lecture est donc en dent de scie tout du long. Je ne pense pas lire le deuxième tome.
Si l’autrice procède à un re-travail de son livre, je pense qu’il peut être prometteur. Je regrette que la promesse de départ ne soit pas respectée car, l’autrice a tissé une intrigue non-cadrée et mal ficelée. Je vous invite cependant à lire cet ouvrage afin de vous faire votre propre opinion sur la question car, j’ai constaté que d’autres personnes ont apprécié ce livre. Comme on dit souvent, il en faut pour tous les goûts ?

Ma chronique gourmande complète sur mon bloggyword juste là : https://despapiersmaches.wordpress.com/2019/04/14/1498/
Project Viper, Tome 1 : Rising Project Viper, Tome 1 : Rising
Ellen Raven Martin   
J'ai beaucoup aimé ce livre. J'y ai trouvé des personnages intéressants, crédibles (et ça c'est pas si souvent!) et développés. J'ai une petite préférence pour Zeera, qui est un personnage féminin fort et indépendant, ainsi que pour Aryan Turner, le "grand méchant" qui m'intrigue énormément. Je ne m'attendais pas à l'apprécier et je le dois à l'écriture de l'auteure, qui est d'une grande justesse malgré le fait qu'elle soit une débutante.

Au niveau de l'écriture, justement ! Si on trouve dans ce roman des maladresses dans les tournures typiques des premiers ouvrages (croyez moi, il y en avait autant si pas plus dans la chienne de l'ombre) on sent qu'Ellen a du talent, sans aucun doute né de ses nombreuses années à pratiquer le rpg sur forum. Les descriptions sont présentes, juste assez pour nous plonger dans l'univers sans trop nous y perdre ou nous ennuyer. Les personnages autant que l'intrigue prennent vie sous nos doigts et si certains moments sont prévisibles ou trop rapides, il reste que cette histoire se lit toute seule. Elle est compréhensible, accessible, malgré son univers unique. On se retrouve « addict », comme on dit, très rapidement.

Je ne peux que vous conseiller de découvrir cet univers de SF à la française, car il est très riche et immersif. Certains vont forcément tiquer devant l'utilisation des termes « capitole » ou « district » en pensant qu'Ellen a tout copier d'Hunger Game, mais ce serait une grave erreur ! Premièrement, les noms communs appartiennent à tout le monde (et ça m'agace d'avance ce genre de remarques xD) et deuxièmement, Project Viper est très loin de ce qu'a créé Suzanne Collins. C'est même impossible à comparer, ce serait comme comparer la chienne de l'ombre au seigneur des anneaux, vous me suivez? Même genre littéraire, mais ça s'arrête là.

En bref, si ce n'était pas clair, je vous conseille chaudement ce premier roman d'une jeune auteure française qui mérite d'avoir sa chance dans le milieu. C'est assez rare de trouver de bons auteurs SF francophones pour que ce soit souligné.

par Bluenn
Le Clan Tarran Tome 1 : La Romancière Le Clan Tarran Tome 1 : La Romancière
K. Sangil   
http://www.voluptueusementvotre.fr/2016/12/23/clan-tarran-tome-1-romanciere-k-sangil/

Si vous cherchez un livre fantasy mais pas trop, un livre qui vous donne envie de vous poser des questions et qui vous sortira de l’ordinaire, je vous invite à découvrir ce premier tome du Clan Tarran. Je l’avoue, lorsqu’on me l’a proposé, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Avec un résumé qui n’en dit pas beaucoup, je me suis plongée dans cette histoire un peu à l’aveugle.

Dès les premières lignes je me suis très facilement attachée à Annie. C’est une jeune femme accomplie, quelque peu timide mais, qui recèle énormément de talent. Aio, de son nom de plume, rêve de fuir son quotidien, de vivre enfin quelque chose d’extraordinaire. C’est un personnage qui m’a beaucoup étonnée par son évolution au fur et à mesure du roman. Malgré la peur, malgré tout ce qu’elle va apprendre je suis admirative du sang froid dont elle fait preuve. Elle sait s’adapter à son environnement et arrive à peser le pour et le contre. En tant qu’humaine, elle ne pourra longtemps cacher ses failles et ses doutes mais ses sentiments la pousseront à sortir de sa zone de confort prête à affronter son destin.

Deniel Tarran est un homme bien mystérieux. La première chose que l’on retient de lui c’est sa dureté, sa froideur à l’égard des autres. Il n’a pas vraiment le temps d’être sympathique mais , il tient au respect et à la protection des siens avant tout. Peu bavard, ces paroles ont toutes un sens et doivent être prises au sérieux. Peu à peu, cependant, il va voir ses convictions ébranlées, ses certitudes bousculées par un petit bout de femme qu’il ne pourra repousser.

La romance est bien présente entre nos deux héros. L’auteur a su jouer avec leur condition et rendre leur relation passionnante, intense, intéressante. Les sentiments sont là mais loin d’avoir cédé à la facilité K. Sangil s’est servie de leur différence pour les renforcer. Je dois dire que j’ai vraiment beaucoup aimé la manière dont les émotions sont décrites, dont Annie et Deniel vont appréhender le début de cette troublante relation.

Lorsque j’ai compris de quoi retourner ce livre, j’ai eu peur du cliché qui peut ressortir du genre mais quelle agréable surprise de constater qu’il n’en est rien. L’auteur a su faire maturer son histoire. Les personnages sont captivants, les détails extrêmement bien travaillés. Je me suis laissée porter par le récit juste, les nombreux rebondissements et révélations qui en ressortent. Une fois lancée dans cette lecture, je n’ai pas vu les pages défiler.

Un des points forts de ce roman est d’ailleurs la façon dont Annie couche ses pensées sur le papier. Sous forme de journal qu’elle tient au quotidien, elle parsème le récit de ses ressentis, de ses angoisses les plus profondes. Cela donne un véritable plus à l’ensemble .

C’est donc un premier tome original, bien écrit et surtout agréable que j’ai découvert avec La Romancière. C’est un livre que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir et qui sans me frustrer, me donne envie de savoir comment les choses vont se développer entre eux et le reste du monde. À découvrir sans tarder !
Toujours maudit ! Toujours maudit !
David Safier   
Autant relire le premier qui était beaucoup plus drôle et surprenant, là c'est du réchauffé, très moyen.

par ginfiz
Le Cercle Le Cercle
Edwige Ivy   
En Angleterre, durant l'époque victorienne où les découvertes sont légions, Charles Wilson et Carolyne Fisher rêvent de découvrir le continent qui leur fait face, une mer emplie de diverses richesses. Passionnés par les matières scientifiques, les deux enfants essayent alors d’inventer un engin propre et silencieux capable d'explorer les lointains horizons, et réalisent leur première maquette à propulsion élastique.

Séparés lors de leur scolarité, ne se voyant que pendant de rares vacances, les deux enfants rusent pour correspondre pendant plusieurs années, chacun contribuant par sa réflexion et ses expériences à améliorer leur futur bateau ; un grand tournant se dessine quand ils décident de le rendre également submersible. Peu à peu, au fil des ans, ils construisent leur projet dans le plus grand secret, épaulés par le père de Carolyne.

Pendant cette période, de sombres événements surviennent. Des usines innovantes brûlent, des aéronefs sont détruits, les plans de nouvelles inventions disparaissent ou sont volées juste avant les dépôts de brevets, et des ingénieurs sont assassinés. Chaque sabotage est signé d'un cercle et deux lignes, signature d’une mystérieuse société secrète appelée le « Cercle », qui fait piétiner la police et prend de plus en plus d’ampleur.

Le Cercle ayant eu vent de leur projet, l’étau finit par se resserrer autour de Carolyne et Charles, qui vont être entraînés bien malgré eux dans des péripéties inquiétantes..

par Manou60
La douzième victime La douzième victime
Cyril Vallée   
Je remercie la maison d'éditions Heartless pour cette nouvelle lecture. Je me suis dit, allez,j un petit policier qui a une couverture qui m'intrigue, pourquoi ne pas tenter. Bingo, j'ai difficilement réussi à dormir sans le terminer. L'esprit humain (je suis abonnée à ce type de lecture, je l'avoue :p) qui se doit d'être décrypté. Une intelligente artificielle peut-être ?

Tout débute lorsqu'une voiture reste bloquée sur un passage à niveau. La voiture ne s'ouvre plus, le chauffeur est pris de panique. Il tente de fuir, casse un carreau de la voiture pour sauver sa vie. Mais le train est le plus rapide. Un décès qui met un service particulier de l'armée sur cette enquête. Accident ou meurtre ? Nous petits lecteurs nous savons que c'est un homicide, mais pourquoi cet homme ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Dans le parallèle, une étudiante se trouve prise à partie. Hacker c'est sympa, mais quand des hommes débarquent chez vous pour récupérer ce que vous avez supposé volé : panique à bord ! Quel est le lien entre tout cela ?

Une histoire qui démarre sur les chapeaux de roues (sans mauvais jeu de mots, vu que les roues de la voiture n'ont plus avancé !) Deux histoires qui vont se télescoper à un moment. Un enquête qui sur une mort qui semble banale jusqu'à ce que l'un des techniciens prouve qu'il y a eu préméditation. De fil en aiguille, celui qui est décédé dans ce véhicule emporte le commandant Luc Saint Antoine dans une enquête complexe. L'étau se resserre autour d'un laboratoire où des recherches semblent mener à des idées vaguement fumeuses ou trop idéalistes, voire futuriste. Quant à cette histoire de hacker qui comme par hasard pirate dans le laboratoire du défunt (oups aurais-je oublié de vous dire qu'il s'agissait de l'un des chercheur de ce labo qui a été tué ?) pour trouver LES infos supra importantes pour... le mystère se pose bien là. Qu'est-ce que ces deux histoires ont en commun ? Un mort ? Pourquoi l'avoir tué pour obtenir ses dossiers ? Il y a de nombreuses branches qui prennent de la longueur jusqu'à se rapprocher d'une autre et de montrer quelques pièces d'un puzzle immense.

L'intelligence artificielle est touchée du bout du doigt au départ, puis on entre un peu plus dans le sujet plus l'enquête avance et montre des points clés. Plus les pages défilent, plus les questions s'accumulent. Pour nous nous avons une certitude de qui est dans la voiture, mais pas le pourquoi. Pour le commandant Luc et son équipe, les questions sont plus nombreuses. Ils trouvent des indices sans savoir à quoi les raccrocher. Le piratage prend une bonne place également. C'est tout autant excitant et délirant de voir les personnages aller de plus en plus vite. J'ai même eu l'impression d'entendre les touches des claviers taper à une vitesse effrénée. Une intrigue qui tient la route et qui n'a eu de cesse de me dire que je voulais savoir qui était derrière tout cela. Lorsqu'on arrive à récupérer des données, heureusement que j'étais assise. Le "complot" est gigantesque, mais cela va de paire avec LA découverte qui semble exciter tout ce beau petit monde.

Concernant les personnages, j'ai adoré Luc bien entendu, mais surtout Chandler et Bremer, Clarisse également. Luc est obsédé par son travail, il adore sa moto et attends des nouvelles d'une jeune femme. Lorsqu'il est dans une enquête, il se donne à 200%. Il est à l'écoute, un esprit d'analyse fin et un combattant, pas forcément hors pair, mais il sait y faire. Bremer est également un homme de terrain. Quant à Chandler, il est plutôt adorateur de ses ordinateurs. Clarisse est la jeune étudiante qui voit sa vie basculer en un quart de seconde. Un oubli d'un dossier, une virée chez elle pour récupérer ses papiers pour ses études et la voila prise en plein film d'espionnage. Il y a des personnages secondaires qui font leur apparition et qui donne des frissons de peur, de dégout pour d'autre. Anadar est dans la case indéterminée et lorsque l'on sait qui il est, waouh, il faut vraiment se méfier de tout le monde.

L'auteur a su donner un ton angoissant, stressant, excitant à divers moment. L'enquête en elle-même est haletante. Il faut les suivre les personnages dans leur course contre la mort, savoir se cacher dans l'ombre pour ne pas être vu et sauter au travers d'une fenêtre avec deux balles dans le corps. Oui, je peux vous assurer que j'ai vraiment cru être aux cotés de nos héros. Un conseil pour les plus sensibles, un ou deux mouchoirs ne seraient pas de trop, car si par malheur vous vous attachez à certains personnages, dommage pour vous !

En conclusion, je ne regrette absolument pas d'avoir demandé cette lecture, c'est un vrai coup de coeur. Une intrigue policière qui allie le piratage "industriel", l'intelligence artificielle, l'espionnage très riche en description sans alourdir le texte. La fin est dans la suite des événements du récit, je ne voyais pas vraiment la première possibilité. C'est intéressant, enrichissant, une histoire intense, des personnages qui pourraient être réels. Je ne peux que vous la conseiller.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/la-douzieme-victime-cyril-vallee-a148798948

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