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Bibliothèque de marie-nel : Liste d'Or

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Le Château de Tanna'Saoghal Le Château de Tanna'Saoghal
A.J. Crime   
La couverture du roman reflète très bien son ambiance, mystérieuse, austère...le résumé m'a tentée tout de suite, déjà parce que ça se passe en Écosse, et que les légendes sont légion là bas ! Pour ce qui est de l'atmosphère je n'ai pas du tout été déçue ! A.J. Crime a dès le départ donné le ton avec des descriptions très pointues et précises sans qu'elles soient trop lourdes, le brouillard, la pluie, les rues désertes, etc.. il n'en fait pas des tonnes, juste ce qu'il faut et c'est très appréciable. Son écriture est très fluide, il a construit son roman de telle façon qu'il n'y a jamais aucun temps mort, faisant des retours sur le passé au milieu des événements présents.
Bill Wallon arrive dans le village de Tanna'Saoghal, où il compte visiter le château. Il nous explique qu'il était avant d'une nature très « terre à terre » et ne croyait pas du tout aux esprits et autres fantômes, mais il nous conte un récit pour le moins surprenant qui l'a fait changer complètement d'avis. Il a été en effet victime d'un être malveillant, d'une entité à la puissance phénoménale qui détruit tout sur son passage, que ce soit matériel ou humain...Arrivé dans ce village, Bill se restaure à l'auberge où une personne vient lui parler de faits s'étant déroulés quelques années plus tôt dans le fameux château pour le dissuader d'y aller. Ces faits retracent l'arrivée d'un couple et de son fils handicapé et leur installation dans le château qu'ils viennent d'acheter et où ils vont recevoir leurs amis. Ce passage est vraiment le plus dur à lire, là où il y a le plus de tension, là où la peur m'a prise au ventre, où j'avais envie de détourner mes yeux devant certaines scènes comme au cinéma...l'auteur est allé très loin dans l'horreur à ce niveau, et il a vraiment su créer un réel suspense, une extrême vigilance à chaque page ! Je me rappellerai toujours de l'arrivée du couple dans leur vieille voiture..c'est glaçant !
Après ce retour dans le passé, Bill n'est pas du tout apeuré par ce qu'il vient d'entendre et compte bien continuer sa prospection. Il se lie d'amitié avec une bibliothécaire, il a des recherches à faire dans des documents, et c'est ainsi que nous, lecteurs, comprenons que tout est lié dans l'histoire de Bill et que l'on comprend pourquoi il veut retrouver cet esprit coûte que coûte. Les scènes qui vont suivre ne vont pas être de tout repos non plus. Le paranormal flirte avec la réalité d'une manière très intime, connaissant ce que peut faire cet esprit, je me suis demandée plus d'une fois si les personnages allaient pouvoir s'en sortir indemnes ! Le rôle de Bill a été très bien travaillé par l'auteur, il est d'un grand sang froid, il craint mais ne recule pas et veut absolument anéantir cet esprit, cette chose qui a provoqué tant de drames afin qu'il ne recommence plus.
Les autres personnages entourant Bill sont eux plus touchants, je pense notamment à la bibliothécaire et à l'autre amie de Bill. En fait, il y a deux histoires dans le roman, celle de Bill et de sa quête, et celle du couple, nouveaux propriétaires du château. On assiste aux retrouvailles des amis pendant leur voyage, à l'arrivée de ceux-ci, ils ne s'étaient pas vus depuis leur jeunesse, donc ils ont une tonne de choses à se raconter, certains sont mariés avec des enfants. Une belle réunion entre amis dans la joie et la bonne humeur, mais c'est sans compter avec ce qui hante les murs et ses malédictions ! Cette partie pourrait être un livre à elle toute seule, l'auteur raconte tout très bien, on s'attache à certaines personnes, les émotions arrivent très vite, la peur, l'effroi, on assiste au drame en tant que spectateur !
Donc vous l'aurez compris, un roman d'une densité extrême ! Densité dans l'histoire, densité de personnages, densité dans les descriptifs, dans les décors. La peur et l'épouvante se mêlent à un suspense haletant. Ce n'est pas comme dans d'autres polars, où on ne connait pas l'assassin et que tout se dévoile à la fin. Non, là, on sait quelle entité est l'auteur de tel drame, tout le suspense réside dans le fait d'arriver à arrêter, voire anéantir cet esprit. Et ça, je ne l'ai appris qu'à la toute dernière page ! Je me suis surprise à regarder le nombre de pages qu'il me restait à lire, car rien de résolu alors que la fin approchait ! C'est d'une addiction à couper le souffle !
Je ne suis pas une fan des écrits d'épouvante ou d'horreur, certaines scènes sont assez fortes de ce point de vue là, si vous aimez, lisez vite ce roman, vous serez comblés ! Si vous n'aimez pas trop comme moi, je vous conseille tout de même de le lire pour tout ce que j'ai évoqué au-dessus, les scènes les plus terribles ne prennent pas beaucoup de place dans le roman par rapport à tout ce qu'il y a d'exaltant et de stressant ! C'est une lecture qui fait tout oublier, surtout l'heure ! Impossible de s'ennuyer !
Ce fut donc pour moi un moment de lecture intense, pour les amoureux de l'Écosse comme moi, j'ai fait un très beau voyage, un peu stressant, mais un beau voyage tout de même ! Je remercie l'auteur et le félicite pour la précision de son écriture, je vais me pencher sur ses autres écrits pour encore mieux le découvrir.

par marie-nel
Les images du monde Les images du monde
Denis Labbé   
Lecture faite pour le Prix Littéraire de l'imaginaire Booktubers App 2018. Etant membre du jury j'ai reçu ce livre en service presse, je tiens donc à remercier la maison d'édition pour cette découverte.

Lecture horrifique/Fantastique rapide à lire. Nous sommes plongés dans un univers où les forces obscures se cachent du monde réel. On est donc plongé dans la vie d'un étudiant suisse qui décide avec ces amies et collègues de classe de faire des thèses sur des manuscrits étranges qui ont tous eu leurs parts de secrets et de controverse pendant des décennies.

Autant le dire de suite, je n'ai jamais lu Lovecraft, je connais bien évidemment la référence, de nom, mais n'est jamais pris le temps de découvrir ses œuvres. L'histoire commence par la fin, le personnage décide de nous expliquer les raisons de sa fin proches. Il va mourir, cela est certain, personne ne peut rien faire pour lui et c'est sous forme de flashbacks qu'il nous donnent les raisons de cette mort imminente.

La force de ce roman, tiens en sont nombre de pages, Roman très court qui se lie en à peine une heure. L'ambiance oppressante s'intensifie au fil des pages, on est happé par cette histoire fantastique, cette étude qui donne lieu à des situations inexpliquées et horrifiques. On prend peur en même temps que le personnage, on découvre un nouveau monde, des liens cachés à travers les siècles entre des œuvres de grands noms. Et malgré cette atmosphère bien travaillée par l'auteur, je n'ai pas réussi à m’identifier ni à m'attacher au personnage principal. Les émotions de peur sont bien présentes mais toutes les autres ne sont pas présentes, l'attachement, l'intérêt pour cette thèse, les trop nombreuses citations à des œuvres, qui coupe la lecture à certains moments, plusieurs défauts qui m'ont éloigné du coup de cœur malgré une histoire prenante et bien ficelée.

Cela reste tout de même une agréable lecture qui occupe une petite heure.

https://elodie-liseuse-lifestyle.blogspot.fr/2018/02/les-images-du-monde-plib2018.html
La Danse des tatouages La Danse des tatouages
Iman Eyitayo   
Je retrouve avec plaisir la plume de Iman Eyitayo que j'avais découverte dans Voyageuse. Ici, c'est sous le format de la nouvelle qu'elle ravit le lecteur par son style délicat. J'aime sa façon de raconter, de laisser planer le doute et ce, même en quelques pages comme ici.
Nous suivons Jolina qui, le jour de son mariage, jette un regard sur un tatouage qui lui rappelle une face obscure de sa vie qu'elle a tenté d'oublier depuis qu'elle est tombée amoureuse de Daniel. C'est une jeune femme au passé triste, à la mère absente et au père brutal. Et ce tatouage est là, la marque d'un souvenir ineffaçable, tout comme lui. C'est le symbole de son enfance, qu'elle recherche obstinément.
Une histoire courte et émouvante que celle de Jolina. La vie n'a pas été facile avec elle, l'enfance laisse des traces indélébiles, même lorsqu'on tente de les oublier, elles savent se montrer. Et souvent, par manque d'explications, il est difficile d'avancer et de tourner la page. Jolina voudrait que ce vide soit rempli pour pouvoir être enfin libérée de ce poids immense.
Une courte nouvelle remplie d'espoir, où l'auteure nous fait réfléchir sur la vie et les hasards qu'elle peut mettre sur notre route, qui peuvent parfois être bénéfiques. Ce hasard va vraiment jouer un grand rôle dans la vie de notre héroïne, c'est touchant.
Je ne peux vous en parler plus, ce serait trop vous en dévoiler, n'hésitez pas à découvrir cette histoire où Iman Eyitayo excelle une fois de plus avec les mots et les sentiments.
Un grand merci à elle et aux éditions Plumes Solidaires pour ce moment de lecture émouvant.

par marie-nel
L'Appel du destin L'Appel du destin
Iman Eyitayo   
Une nouvelle signée Iman Eyitayo, une auteure que j'apprécie, j'aime sa façon de raconter une histoire, son style fluide. J'ai lu d'autres écrits d'elle et j'en ressors toujours charmée. Ici, pour L'appel du destin, je suis dans le même état et à la fois complètement scotchée, je ne m'attendais pas du tout à un tel final. C'est inattendu, je pense que personne ne peut deviner.
On suit donc Alice, une jeune femme indépendante, au fort caractère, qui, suite à un défi avec des collègues de travail va assister à un speed-dating pour trouver peut-être l'âme sœur le soir de la Saint-Valentin. Elles rencontrent différents hommes, certains ne lui plaisent pas physiquement, d'autres ont des idées très « clichées » sur la femme qui doit être au fourneau, l'inverse de ce que pense Alice. Jusqu'à ce qu'elle parle avec un homme autre que les autres...est-ce le hasard qui l'a mis sur son chemin ? Est-ce la destinée ?
On comprend vite que Alice a un passé douloureux, on ne sait pas quoi et quelles conséquences il peut avoir. Je vous l'ai dit plus haut, mais je ne m'attendais à ce que l'auteure m'emmène sur ce chemin là, je la félicite pour cela, il fallait oser penser à le faire.
J'ai passé un très bon moment de lecture, court puisque c'est au format de la nouvelle. La construction est bien faite, un chapitre avec des numéros correspondant à l'ordre de passage du speed-dating. Une histoire que je ne vais pas oublier de sitôt.
Un grand merci à Iman Eyitayo pour ce très bon moment inoubliable

par marie-nel
L'habit ne fait pas le moineau L'habit ne fait pas le moineau
Zoe Brisby   
C'est la couverture et le titre vraiment très originaux qui m'ont tout de suite attirée vers cette histoire. Annoncé comme un roman feel-good qui donne le sourire, et étant donné que j'aime ce genre et surtout que j'en ai besoin en ce moment dans ma vie, j'étais plus que convaincue de me plonger dans ce roman. Et je peux vous dire que je n'ai pas été du tout déçue, j'ai souri voir ri plus d'une fois, l'auteure nous plonge très vite dans l'action, le style on ne peut plus fluide accroche dès le départ, l'humour est présent aussi dès la première page, bref, un livre qui se lit tout seul, qui se déguste comme un bon chocolat.
Les deux personnages principaux que l'on va suivre tout le long sont Maxine et Alex. Maxine, ou Max, est une vieille dame très énergique et sachant ce qu'elle veut pour ses quatre-vingt dix ans passés. Elle vit en maison de retraite, s'entend bien avec les autres résidents, mais elle décide un jour de partir pour Bruxelles, elle a pris une grande décision et elle veut aller jusqu'au bout pour la mener à bien. Alex, quant à lui, est un jeune homme désespéré à la suite d'une rupture, et lui aussi, veut aller à Bruxelles pour ses propres raisons. Une annonce sur un site de covoiturage fait se rencontrer Alex et Max, dans un quiproquo formidable, puisque chacun d'entre eux pensait que l'autre était du même sexe. Alex ne s'attend pas à voir une femme, et de plus une nonagénaire, et Maxine pensait qu'Alex était un diminutif d'un prénom féminin. Mais peu importe, ils vont apprendre grâce à ce voyage à mieux se connaître. Maxine ne cache pas sa maladie, ce quelle veut faire à Bruxelles, Alex fait de même, et va ainsi se tisser entre ces deux personnes totalement opposées un lien très fort. Max a toute la sagesse que peut avoir les gens de son âge, et donne beaucoup de conseils à Alex.
Zoé Brisby a très bien travaillé chaque facette de Max ou d'Alex. Elle a fait de Max une dame pleine de peps, mais celui-ci peut cacher des blessures plus profondes qu'elle dévoilera petit à petit à Alex. Pour lui aussi, on sera surpris de découvrir son fond intérieur lorsqu'il se confiera à Max. L'auteure les a rendus très humains, très vrais. On ne peut qu'être touché devant ces parcours de vie. De beaux messages sur la vie, sur l'amour, sont délivrés ici, le tout dépeint avec délicatesse et beaucoup de pudeur. À rajouter à cela, quelques scènes où l'humour est présent, mais avec Max, chaque petite phrase peut faire sourire. Elle inverse des mots, ou ne dit pas les bonnes phrases, c'est ainsi qu'apparaitra « l'habit ne fait pas le moineau » au lieu de moine ou bien encore « être têtu comme une moule » au lieu de mule, et plein d'autres comme ça..L'auteure va même mettre dans tout ce récit une petite dose de suspense, car, cette chère Max s'est enfuie de la maison de retraite, donc elle va être recherchée, je me suis demandée souvent comment cela allait pouvoir finir pour ce couple bien étrange.
Je ne m'attendais pas justement à une telle fin. Beaucoup d'émotions, et pas forcément sur ce que je pensais, c'est une totale surprise. Et l'auteure nous convie à la contacter car il existe un dernier chapitre non paru, qu'elle nous donne si on le demande, je trouve le procédé original. Tout comme elle dit s'être attachée à ses personnages, je dois dire que moi aussi, je suis touchée par Alex et Max, je ne vais pas les oublier de sitôt.
Je vais également continuer de suivre Zoé Brisby, j'aime beaucoup son style, j'aime les messages qu'elle fait passer au travers d'une histoire amusante et pittoresque. Et le tout en musique, celle-ci a une part importante dans tout le roman, l'auteure nous donne sa playlist à la fin.
Vous l'aurez compris je pense, ce roman est un coup de cœur pour moi, je le relirai avec plaisir et je pense que je vais aussi découvrir le premier roman de Zoé Brisby La solitude du gilet jaune, une couverture encore caractéristique et prometteuse d'une bonne lecture !

par marie-nel
Agatha Raisin enquête, Tome 1 : La Quiche fatale Agatha Raisin enquête, Tome 1 : La Quiche fatale
M. C. Beaton   
Cela faisait un moment que j'entendais parler de cette Agatha Raisin, et enfin, j'ai pu prendre le temps de la découvrir. Attirée par les bons commentaires concernant ce roman, mais aussi par la couverture marrante, et la référence dans le prénom de l'héroïne avec Agatha Christie. Il existe pas mal de similitudes avec les romans de cette grande écrivaine, mais Agatha Raisin est loin d'être une Miss Marple, à tricoter en prenant le thé et en parlant avec les « commères » du village.
Non, Agatha Raisin est une femme dynamique, pleine de peps, avec un franc parler à faire pâlir quelques fois, elle aurait très bien pu être crée par Agatha Christie, M.C. Beaton a recrée l'atmosphère des roman anglais, avec le rituel du thé, avec des personnes qui voient d'un mauvais œil arriver un nouvel habitant dans leur village. En gros, tous les clichés sont là, ce n'est pas du tout péjoratif, j'ai beaucoup aimé me plonger dans cette ambiance que j'aimais beaucoup dans les romans de Agatha Christie.
Je ne voudrais pas trop revenir sur l'histoire, le résumé en dit déjà pas mal. Agatha est une jeune retraitée qui part s'installer dans un cottage à la campagne et quitte donc son Londres qu'elle chérit tant. Elle se demandera bien souvent si elle a bien fait... car qui dit arriver dans un village, dit faire de nouvelles connaissances, s'intégrer dans la vie de la commune. C'est pour cela qu'Agatha décide de participer au concours de quiches. Malheureusement, elle est loin d'être un cordon-bleu, elle triche en achetant la dite quiche. Comme toutes les années, c'est la même personne qui gagne ce concours, Agatha comprend vite qu'il y a du favoritisme par l'organisateur. Et quelle n'est pas la surprise d'Agatha lorsque le lendemain, on retrouve l'organisateur mort, empoisonné par un morceau de quiche contenant de la cigüe, et ce n'est pas nimporte quelle quiche puisqu'il s'agit de celle d'Agatha ! Elle va donc chercher à se disculper et mener sa petite enquête, mais celle-ci dérange et elle reçoit des avertissements.
Il y a bien entendu plein d'autres personnages dans ce roman, des gens du village, la veuve, la femme du pasteur, et les policiers dont un très sympa avec notre londonnienne. Ils sont tous très bien travaillés, on s'attache très vite à Agatha, elle est pétillante, j'ai beaucoup aimé sa bonne humeur, ses répliques déconcertantes, son mauvais caractère qui fait souvent sourire. Cette lecture a été un vrai régal, donne une bonne dose de positif et d'amusement. Pour ce qui est des décors, on s'y croirait tellement ils sont précis, détaillés sans alourdir le texte pour autant. Et je n'oublie pas de rajouter que le suspense est présent tout le long, car il s'agit quand même d'un meurtre, Agatha va parfois se mettre en danger, le final est très prenant d'ailleurs.
Une lecture plaisir comme je les aime, je vais continuer à découvrir cette héroïne dans les autres tomes déjà publiés. Je m'en régale à l'avance, étant une grande fan de Agatha Christie, j'ai apprécié ce roman lui ressemblant par le fond, retrouver l'ambiance de Miss Marple tout en étant plus moderne, un bon moment de lecture que je vous recommande !

par marie-nel
Poupées de Cire, tome 1 Poupées de Cire, tome 1
Greg Quesne   
Une nouvelle d'une quarantaine de pages qui est le premier épisode d'une série de huit. Cette série promet au vu du début de cette histoire. Je découvre un nouvel auteur, j'aime beaucoup son style clair et très précis, il sait en plus très bien retranscrire l'ambiance du Paris de la fin du dix-neuvième siècle, au moment de la construction de la Tour Eiffel, des débuts du modernisme de cette ville, de l'affaire Dreyfus. J'ai apprécié toutes ces descriptions qui plantent bien le décor, surtout lorsqu'il s'agit d'un policier, j'ai besoin d'être baignée dans l'atmosphère.
L'auteur ne perd sinon pas de temps. Dès le début, nous sommes confrontés à la découverte d'un corps d'une femme que le meurtrier a pris soin de déguiser en poupée de cire. Ce n'est apparemment pas son premier fait. Toute l'équipe de Justin est sur le qui-vive pour analyser et noter tout ce qu'ils trouvent sur la scène du crime. Justin et ses coéquipiers sont novateurs dans leur façon d'enquêter, comme il est dit dans le résumé, ils formeront la première unité de la police judiciaire, c'est intéressant de voir les prémices de cette institution du crime.
Dans un second temps, nous suivons Émilien, il arrive à Paris, vient de Rouen, il est tout juste sorti de l'école de police et est venu dans la capitale pour trouver son premier poste. Il va faire une rencontre inattendue qui va lui permettre d'être hébergé en attendant. Avec Émilien, on voit l'autre face de la ville, les rudesses de la vie de ses habitants, les enfants qui travaillent très jeunes, et le contentement malgré une grande pauvreté.
Greg Quesne pose les bases de l'histoire, ce premier épisode met tout en place et promet une enquête passionnante. J'ai hâte de voir comment va évoluer l'équipe policière sur les crimes, savoir quel est le lien avec Émilien, ce qu'il va pouvoir amener dans tout cela. Bref, plein de questions qui, je pense, trouveront leurs réponses dans les prochaines nouvelles !
En tout cas, une chose est sûre, j'aime beaucoup le style de Greg Quesne, une belle plongée dans le Paris d'avant, où les premières innovations allaient révolutionner la vie de chacun...il m'a donné l'eau à la bouche avec ce début et j'attends la suite avec impatience !

par marie-nel
Poupées de Cire, tome 2 Poupées de Cire, tome 2
Greg Quesne   
J'avais hâte de connaître la suite du premier tome paru en septembre, où Greg Quesne avait posé les bases de l'histoire. J'ai retrouvé avec plaisir les personnages dans cette suite où l'auteur continue à nous présenter les protagonistes et les lieux. Toujours avec une plume très fluide et efficace, il décrit le Paris du siècle dernier, avec ce qu'il faut de descriptions pour bien nous plonger dans l'ambiance.
Le résumé en dit déjà beaucoup, je ne vais pas trop revenir sur l'histoire, pour ne pas en dévoiler de trop. Ce deuxième tome est plus centré sur Émilien, tout est conté sous son point de vue. On le retrouve chez Camille et Jeanne le lendemain du moment où on l'avait quitté précédemment. Grâce à Jeanne, il va trouver son chemin dans Paris et se rendre au commissariat le plus proche où il sera redirigé vers le Quai des Orfèvres puisque c'est là que se trouve le commissaire qu'il veut voir. Il va être reçu par celui-ci qui, après lecture de sa lettre de recommandation, va accepter qu'il fasse partie de l'enquête du meurtrier des femmes en poupée de cire en tant qu'observateur et rejoindre ainsi la fine équipe de l'inspecteur Blondel.
Émilien est un personnage très touchant, très humain, il m'a attendrie avec son côté timide et ses sautes de joie lorsqu'il est accepté dans la nouvelle équipe où il sera mis à l'épreuve en essayant de décortiquer une affaire résolue. Certains membres de l'équipe ne vont pas le ménager, je pense surtout à Tommaso qui va faire sortir Émilien de ses retranchements en le provoquant, une sorte de test pour voir jusqu'où la nouvelle recrue peut aller. Émilien est un fin observateur, très pointu et précis, détaillant bien chaque indice, à mon avis, il n'a pas fini d'épater tout le monde par ses réflexions. C'est en tout cas une personne très naturelle et sensible, impressionnée par tout ce qu'il voit, mais qui ne le serait pas en découvrant Paris et encore plus en pénétrant dans l'institution qu'il vénère !
On retrouve également l'équipe de l'inspecteur Blondel, les présentations sont faites à Émilien. Pas de travail à proprement parler dans cet épisode, c'est la suite des fondations de l'histoire, où les personnages prennent un peu plus vie et nous montrent leurs caractères. Je pense que l'action et l'enquête sur ces mystérieux meurtres va arriver dans le prochain épisode. Jeanne et Camille sont là elles aussi, tout en pudeur et en finesse, je suis contente qu'elles fassent encore partie de l'aventure, elles apportent un peu de fraîcheur et une touche de sentiments et montrent un autre aspect d'Émilien que j'apprécie.
Je me suis régalée à la lecture de ce deuxième opus, j'ai beaucoup aimé la façon qu'a l'auteur de nous plonger dans l'atmosphère du Quai des Orfèvres avec de belles descriptions, une façon de rentrer par la petite porte et de connaître les dessous de la justice, et la touche d'humour également avec l'embarras d'Émilien, ses confusions, sa timidité face à ses nouveaux collègues, les répliques de ceux-ci, leur manière de charrier le « bleu ». J'ai maintenant hâte de retrouver tout ce petit monde dans la suite, rendez-vous est pris au 15 janvier, j'avoue que ça va être long, mais ce n'en sera que meilleur lorsque je vais les retrouver tous !
Un grand merci à Greg Quesne qui me fait vivre de bons moments et me fait découvrir l'intérieur de ce monument qu'est le Quai des Orfèvres et les personnes l'occupant, vous me confirmez avec ce deuxième opus mon intention de vous suivre en tant qu'auteur !

par marie-nel
Poupées de Cire, tome 3 Poupées de Cire, tome 3
Greg Quesne   
Alors, franchement, cette suite m'a surprise, je ne m'attendais pas du tout à cela en quittant le précédent tome où Émilien avait rejoint l'équipe de l'inspecteur Blondel. Cet épisode est une sorte de jolie parenthèse à l'histoire tragique de base avec les assassinats.
Je ne vais pas trop vous dévoiler le contenu, le résumé en dit bien assez et ce serait vraiment dommage de vous gâcher le plaisir de cette découverte. On voyage ici entre Chartres et Paris, avec une jeune fille, Flora, artiste qui veut essayer de vendre ses toiles sur Paris. Après quelques péripéties dans le train où elle rencontre un mystérieux représentant en mannequins, elle se dépêche de courir dans les rues de la capitale afin d'être le moins en retard possible à son rendez-vous. Grâce à sa rencontre inopinée avec Juliana, elle va arriver à temps à la galerie, où à sa grande surprise, ses toiles auront le succès escompté, une fois de plus grâce à l'aide de Juliana. Après avoir bu un verre avec Flora pour fêter cette belle vente, elle va lui proposer de lui faire visiter Paris et de rester avec elle la journée. Restaurants, magasins, fête foraine, bals, elle va montrer à la jeune fille toutes les joies de la capitale. Flora est émerveillée devant tant de splendeur, son innocence est mise à rude épreuve face à une Juliana bien entreprenante.
J'ai pris beaucoup de plaisir à suivre ces deux jeunes femmes dans Paris, où l'ambiance est une fois de plus bien retranscrite. Comme l'auteur l'a fait avec le quai des Orfèvres, il nous livre ici de belles descriptions sur la vie à la capitale, la tour Eiffel, la grande roue, les troquets, les bals musette. Les robes tournent, les cœurs aussi. Il nous emmène également à Chartres, une autre belle ville. Mais je n'ai pas oublié les épisodes précédents et les meurtres commis. Je me suis vite doutée que Flora et Juliana allaient avoir une part importante dans ceux ci, mais laquelle des deux ? Je n'ai eu ma réponse qu'à la dernière ligne, me plongeant dans une nouvelle frustration à laquelle je prends goût. Qui, quand, comment ? Voilà le début des trois questions que je me pose, et il va me falloir attendre le quatrième épisode pour peut-être en avoir la réponse.
En tout cas, Greg Quesne a construit le déroulement de son histoire d'une façon particulière et intéressante. Avec une entrée fracassante dans le vif du sujet pour le premier épisode où on découvre les premiers meurtres, la mise en place de l'équipe responsable de l'enquête dans le second, et ici, une jolie accalmie avant une tempête que je sens poindre pour la suite. C'est à la fois stressant et grisant, frustrant bien sûr, je sens que je vais me ruer très vite sur le quatrième tome à sa sortie prévue le 15 mars. Malgré ma réticence à lire des histoires en plusieurs épisodes, par peur d'oublier, il est impossible que ce soit le cas pour Poupées de cire, tellement Greg Quesne sait mettre de l'intensité dans son récit.
Je suis une fois de plus enchantée, et je remercie l'auteur de m'avoir à nouveau emmenée dans cette belle visite de la capitale du début du siècle dernier, au moment où tout s'éveillait et tout était encore possible.
Je vous invite à découvrir si ce n'est déjà fait Greg Quesne et ses écrits, un auteur à suivre !

par marie-nel
Poupées de Cire, tome 4 Poupées de Cire, tome 4
Greg Quesne   
Je crois que je dois me répéter d'un épisode à l'autre, c'est à chaque fois un grand plaisir pour moi de découvrir la suite de l'enquête sur ces meurtres de femmes déguisées en poupées de cire, et surtout retrouver Émilien, jeune policier tout frais sorti de l'école de police et tout nouveau à Paris, qui vient d'intégrer l'équipe de l'inspecteur Blondel au 36 Quai des Orfèvres.
Cet épisode est beaucoup plus technique et plus approfondi. L'auteur a dû fournir un gros travail de recherche pour recréer tous les décors, les techniques policières, d'identification ou encore d'autopsie. Je rappelle que l'on est à la fin du dix-neuvième siècle et qu'on est au tout début du célèbre quai des Orfèvres et des nouvelles technologies pour les enquêtes.
Émilien est le dernier arrivé, il est là en observateur pour l'instant, je dirais d'ailleurs qu'il fait ça très bien, il a une autre méthode que ses collègues, il analyse plus finement et épate par ses conclusions. Il me fait penser aux enquêteurs de la série télé « Esprits Criminels », il révolutionne les procédés d'investigation. Il est d'ailleurs marrant de voir la réaction de ses collègues, la façon qu'ils ont de se charrier les uns les autres donne une petite touche d'humour appréciable au milieu de ses meurtres.
Et malheureusement pour moi, les mots « à suivre » sont arrivés bien trop tôt, j'ai hâte d'en savoir plus. On est à la moitié du nombre d'épisodes, l'affaire se corse, les enquêteurs n'ont pas encore vraiment de piste, le prochain épisode va nous réserver encore bien des surprises.
En tout cas je félicite l'auteur, Greg Quesne, pur sa précision dans les descriptions et les faits, c'est à chaque fois pour moi une plongée dans le Paris d'il y a plus d'un siècle.
Ne me reste plus qu'à attendre patiemment (ou pas) la suite des aventures d'Émilien et son équipe...

par marie-nel