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Bibliothèque de Mariinelit : Ma PAL(pile à lire)

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Caraval, Tome 1 : Caraval Caraval, Tome 1 : Caraval
Stephanie Garber   
Caraval est un livre qui a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux et son résumé très mystérieux m'a tout de suite attiré, j'ai donc été vraiment heureuse de pouvoir le recevoir grâce à Booknode que je remercie. La magie n'a pourtant pas opéré sur moi et je trouve que le bruit qu'on a fait pour ce roman n'est pas vraiment justifié.

Scarlett espère assister au spectacle de Caraval avec sa soeur depuis des années. Mais alors qu'elle perdait espoir et qu'un avenir plus radieux s'offrait à elle grâce à un mariage arrangé qui pourrait les mettre à l'abri de leur père violent, Scarlett reçoit enfin une réponse du maître du jeu de Caraval. Ils sont invités, sa soeur, son fiancé et elle, à assister au prochain spectacle. Alors que Scarlett se décide à refuser l'invitation -son mariage étant devenu plus important pour elle-, la jeune femme se retrouve malgré elle sur l'île des Songes où va se dérouler le prochain Caraval. Sa sœur a disparu et elle est obligée de jouer au jeu pour la retrouver. Car Caraval n'est pas vraiment un spectacle : complots, doutes, appât du gain, Scarlett va vivre une aventure loin d'être magique.

J'ai eu beaucoup de mal avec le début du livre. Entre Scarlett qui est un peu niaise et plutôt peureuse, sa soeur qui elle est dévergondée et égoïste, et Julian, un jeune marin qui n'y est pas pour rien à leur arrivée sur l'île, qui est un vrai pervers, je sentais que ma lecture allait être éprouvante. Et même si les personnages finissent par évoluer et devenir moins agaçants (quoi que, Julian m'a vraiment exaspéré jusqu'au bout à tout le temps se tromper sur le nom de l'héroïne), c'est ensuite l'histoire et l'univers qui m'ont posé problème.

J'ai vraiment été déçue par le spectacle. La magie n'est pas beaucoup présente, d'autant plus que, comme Scarlett, on se met beaucoup à douter de l'authenticité de ce qui nous est présenté. J'ai bien aimé l'inspiration vénitienne de son univers, mais j'aurais aimé que l'auteure s'attache plus à nous décrire Caraval et s'attarde moins sur les pensées et les questions de Scarlett. Je n'ai pas été immergée.

Le style de l'auteure, en général, m'a lui aussi posé problème. Je l'ai trouvé froid et il n'a pas réussi à m'émouvoir. Des personnages importants meurent et je n'ai absolument rien ressenti. J'ai pourtant beaucoup aimé les nombreuses comparaisons, l'auteure associe très souvent les émotions à une couleur, un aspect vraiment original et unique de son style.

L'histoire va elle aussi un peu dans tous les sens et j'ai trouvé que certaines scènes manquaient de cohérence. [spoiler]La potion qui a l'odeur de son père par exemple, son effet est complètement ridicule, surtout qu'elle la lance sur son fiancé...[/spoiler] L'histoire d'amour m'a fait ni chaud ni froid car tout est beaucoup trop confus. L'auteure essaye aussi de jouer sur l'aspect psychologique et angoissant du jeu, mais j'ai trouvé qu'elle n'allait pas jusqu'au bout. La fin lève le voile sur beaucoup de mystères, mais je l'ai trouvée un peu facile avec tous ces personnages qui ressuscitent...

Ainsi, j'ai malheureusement trouvé que Caraval était un livre vraiment trop brouillon. Son histoire est floue, ses personnages agaçants et son univers empreint de magie n'est pas assez bien décrit pour vraiment transporter le lecteur. Je ne pense pas lire la suite.
http://bookshowl.blogspot.fr/2017/02/caraval-tome-1-stephanie-garber.html
Big Bones Big Bones
Laura Dockrill   
J'avais repéré Big Bones sur les réseaux sociaux, et il m'intriguait. Un livre sur une personne en surpoids, et qui s'assume ? Je suis partante !
Je me disais que ce roman devait être pleins de bonne humeur, et de soleil. C'est le cas la majorité du temps ! On suit la vie de BB, qui est obligée de tenir un journal alimentaire, car il lui est conseillé de perdre du poids. Elle décide de transformer celui-ci en journal intime, et de montrer qu'elle n'a pas besoin de perdre de poids, elle s'aime comme elle est !
J'ai aimé cette vision, car ce n'est pas souvent qu'on l'a. On sent vraiment les justifications de BB, et elle arrive même à nous convaincre de penser pareillement. Après tout, si elle peu s'aimer avec ses kilos en trop, pourquoi ne pourrait-on pas faire de même ?
Big Bones se lit très bien. L'écriture est fluide, c'est pleins d'humour. Vraiment une lecture agréable. Cependant, je n'ai pas tant accroché que cela. Je ne m'attendais déjà pas à quelque chose sous la forme d'un journal intime, et dans un sens, cela m'a gênée de temps en temps. J'ai trouvé aussi que plus on avançait, plus on perdait de certains éléments importants (je n'en dirais pas plus, je ne veux pas spoiler). Certes, BB grandit tout au long de l'histoire, elle change, réalise certaines choses, mais à un moment, j'ai trouvé que c'était exagéré. Ou du moins pas naturelle. J'avais l'impression que BB se changeait en une personne qu'elle n'avait pas forcément envie d'être, mais qu'elle le faisait parce qu'elle avait l'impression qu'on voulait qu'elle soit comme cela.
Tout se passe en l'espace de quelques mois. Au niveau de l'avancée du temps, je n'ai pas eu de soucis. Mais j'avais la sensation de parfois tourner en rond, de ne pas avancer. De ne pas savoir vers où l'auteur voulait nous emmener.
Ce livre a tout de même réussi à me mettre l'eau à la bouche plus d'une fois, avec toutes ces descriptions de nourritures plus alléchantes les unes que les autres ! On ressent vraiment l'amour que BB a pour la nourriture et la cuisine. Elle nous la transmet très bien. Il va falloir que j'essaie certains de ses aliments préférés.
Dove, la sœur de BB, est un personnage que j'ai beaucoup aimé, car elle n'a peur de rien, elle bouge, prend des risques, et malgré tout, elle ne juge pas sa sœur pour ses rondeurs. Elle est ouverte d'esprit et pleine de bonne humeur.
Et la fin... M'a laissée sur ma faim. On peut certes s'imaginer la suite, mais elle laisse une fenêtre d'opportunité trop grande à mon goût ! Une fin trop ouverte je trouve.
En bref, je dirais que Big Bones est une lecture agréable sur l'acceptation de soi et sur le fait de grandir, mais qui évolue d'une façon que l'on n'imagine pas forcément, et que l'on ne veut pas forcément.

par Prilla
Le Dernier Jour de ma vie Le Dernier Jour de ma vie
Lauren Oliver   
http://altheainwonderland.blogspot.fr/2017/05/before-i-fall.html

Pour son premier roman publié (Before I Fall est sorti en version originale en 2010 et pour la première fois en français l'année suivante), Lauren Oliver ne s'est clairement pas facilité la tâche par la structure de l'histoire. En effet l’héroïne, Samantha, revit en boucle un jour précis de sa vie tout au long du roman. Pour ma part je n'avais jamais lu ce gimmick de boucle temporelle, néanmoins j'ai déjà vu plusieurs films qui s'articulaient autour de cette particularité (le plus célèbre est sans nul doute Un Jour Sans Fin mais plus récemment sont sorti Source Code ou encore Edge of Tomorrow). Clairement c'est un gimmick très ingénieux mais qui peut rapidement devenir un piège car l'histoire devient beaucoup trop facilement répétitive. En lisant Before I Fall j'ai d'ailleurs commencé à avoir un peu peur de cela, dès le second jour on s'ennuie un peu et on a l'impression de relire la même chose. Néanmoins Lauren Oliver ne tombe pas dans le piège et dès le troisième jour on commence à sentir une vraie évolution, d'abord dans le personnage de Sam et par conséquent dans le récit. Dès qu'on dépasse les deux premiers jours il y a donc de vrais changements qui s'opèrent et on est captivé par les événements qui changent de jour en jour.

Concernant les protagonistes on a une vraie évolution chez l’héroïne qui est fort appréciable. En effet au début elle n'est pas franchement attachante, elle est même un peu agaçante et pour être honnête avec vous si elle était restée la même tout au long de la lecture ça aurait été très pénible à suivre. D'autant plus que ses copines ne sont pas franchement des flèches non plus. Mais là encore l'évolution qui s'opère chez Sam se répercute sur la façon dont elle voit son entourage et sur ce qu'elle pense de leurs actions. J'ai beaucoup apprécié le recul que prend Sam sur ses amies et leurs actes au fil des jours qui se répètent, elle apprend finalement à les accepter pour leurs bons et moins bons côtés et c'est une jolie leçon d'amitié.

Pourtant vous vous demanderez bien pourquoi ce roman n'a finalement pas été un coup de cœur puisque tant d'éléments m'ont plu une fois les deux premiers jours passés... Eh bien je dois dire que j'ai été fortement déçue par la fin et le message ambigu qu'elle véhicule. Je ne peux pas trop vous en dire pour ne pas vous spoiler mais je n'ai pas vraiment compris le choix de l'auteure sur la forme en nous proposant un tel dénouement qui à mon sens ne va pas forcément dans le sens du reste de l'histoire.

Ainsi j'ai beaucoup aimé ma lecture de Before I Fall. Si les deux premiers jours dans la boucle temporelle sont un peu répétitifs et souffrent de l'immaturité de l’héroïne, la suite est prenante et offre de belles réflexions notamment sur l'amitié. Si on rajoute à cela que l'écriture de Lauren Oliver est toujours aussi agréable, on passe un super moment et on ne voit vraiment pas les presque 500 pages se tourner. Très honnêtement je suis super curieuse de voir ce que donne l'adaptation ciné, j'espère que nous aurons l'occasion de la découvrir en France !

(Avis modifié et mieux développé à l'occasion de la réédition)

par Althea
Diana cette nuit-là Diana cette nuit-là
Daniel Bourdon   
Si vous souhaitez en apprendre un peu plus sur cet évènement qui, pour le plus grand malheur des personnes concernées, est devenu un fait historique, ce livre se lit très rapidement avec une mise en page très aérée. Si vous avez peur qu’il ait un côté voyeurisme dans tout cela, n’ayez crainte, je n’ai, personnellement, vu aucune mauvaise intention dans la façon d’écrire de l’auteur.

par Salinka
Nos étoiles contraires Nos étoiles contraires
John Green   
http://wandering-world.skyrock.com/3080070673-The-Fault-In-Our-Stars.html

Il y a des livres qui vous plaisent, qui vous embarquent avec eux dans un univers fascinant et qui vous permettent de vraiment vous évader. Et puis, il y a des livres comme The Fault In Our Stars. Ceux qui vous font rire et pleurer, qui vous bouleversent jusqu'au point à penser à eux au lycée, lorsqu'on est avec des amis, qui nous dévastent et vous consument jusqu'à la dernière page. C'est définitivement le cas de ce magnifique ouvrage. Rien qu'en repensant à sa fabuleuse histoire, j'ai des papillons dans le ventre.
En lisant le résumé, on se doute que l'intrigue va nous toucher. Vous commencez à me connaître, j'ai des tendances un peu étranges, comme celle d'aimer les histoires atrocement tristes. Alors quand Marie m'a conseillé The Fault In Our Stars, j'ai vite compris que j'allais être bouleversé. Et mon sentiment s'est révélé exact. Ce roman m'a ébranlé au plus haut point. On passe du rire aux larmes en un claquement de doigt, on a sans cesse envie de rassure les héros, et on prend une énorme gifle à la fin du livre. Tout ce que j'aime.
Nous rencontrons deux protagonistes extraordinaires : Hazel et Augustus, tous deux atteints d'un cancer. J'ai envie de dire "Évidemment, ils vont se rencontrer. Évidemment, ils vont s'attacher l'un à l'autre. Évidemment, ils vont tomber amoureux. Et évidemment, il va leur arriver la chose la plus horrible du monde.", mais ce serait rendre affreusement justice au livre. Car oui, l'intrigue est exactement ça, mais également tellement plus. Tellement, tellement plus.
Tout d'abord, et peut-être que cela va paraître vraiment étrange, j'ai énormément ri pendant ma lecture. Hazel et Augustus possèdent un sens de l'humour franchement décalé, et une auto-dérision sur eux-mêmes et leurs maladies à toute épreuve. Leurs répliques sont sensationnelles et drôles, et on ne peut, grâce à celles-ci, que s'attacher à eux. Ils ne veulent sous aucun prétexte que leurs cancers ne prennent possession d'eux. Ils ne veulent pas qu'ils leurs dictent leurs vies. Ils veulent se battre. Toujours et encore. Pour vivre. Exister. Ne pas être oubliés.
Les personnages secondaires sont également marquants et hautement touchants. Les parents d'Hazel et Isaac, par exemple, sont aussi bien décris que les deux adolescents. Ils sont profonds, bruts, réels. On sent que l'auteur a vraiment travaillé son chef-d'œuvre. Tout y est parfait. D'ailleurs, John Green est vraiment un romancier exceptionnel. Sa plume est saisissante, haletante, prenante. On se perd dans chaque phrase, chaque tournure, chaque mot, chaque expression. Il parvient à nous faire sourire et à nous écrire des moments coup de poing quelques passages après. On passe par toutes les émotions possibles. Et qu'est-ce que c'est beau. J'en veux encore !
On s'amuse et on a les larmes aux yeux pendant premières deux cents pages, où tout se met en place. On apprend à découvrir pleinement Hazel et Augustus. Leurs failles, leurs faiblesses, leurs points forts, leur détermination à survivre malgré tout. Absolument tout. Et lorsqu'ils tombent amoureux, que la romance peut vraiment s'épanouir, c'est à ce moment précis que l'auteur décide de nous achever. Le coup de grâce est enfin donné.
Les cents dernières pages sont atroces. Aussi bien fascinantes qu'émouvantes. Notre moral connait alors une chute libre. C'est par la répétition de phrases frappantes et littéralement ravageuses que John Green rend son histoire encore plus renversante qu'elle ne l'était déjà. J'ai pleuré. Beaucoup. J'ai eu les yeux gonflés pendant de longues minutes. Cette horrible centaine de pages nous dévore et nous coupe le souffle. Ce n'est pas plus compliqué. Pourtant, je savais que j'allai avoir mal, que j'allai souffrir. Mais la peur n'évite pas le danger. J'ai donc plongé avec Hazel et Augustus dans un ouragan de sentiments annihilants. Ouaw. Juste ouaw.
Concernant la romance en elle-même, elle fait partie d'une des plus belles que j'ai jamais découvert. Nos deux fantastiques héros représentent tout l'un pour l'autre. Ils s'accrochent car ils savent pertinemment que la vie va horriblement les séparer. Alors ils profitent de chaque moment. Chaque seconde qui s'égraine est un pas de plus vers la conclusion de leurs existences. Ils décident d'écrire le dernier chapitre de leurs vies ensemble. Oh god. Comment ne pas succomber à cette histoire, sincèrement ?
En refermant The Fault In Our Stars, j'étais dans un état second. J'ai dû attendre un petit moment avant de pouvoir repenser normalement. J'avais le coeur qui battait à cent à l'heure, les idées confuses, l'esprit embué. Ce livre nous offre une très, très belle leçon de vie. On réalise qu'il y a des cas pires que les nôtres. Que la vie vaut la peine d'être vécue, malgré ses hauts et ses bas. Qu'il faut profiter de tout, à tout moment. Car d'un instant à l'autre, tout peut violemment basculer. Hazel et Augustus sont deux personnages qui resterons très certainement gravés dans ma mémoire pendant très longtemps, tout comme leur passionnante et frappante histoire. Merci à John Green pour avoir écrit un tel livre. Merci, merci, merci. Et, évidemment, merci à Marie pour me l'avoir conseillé. Je serais passé à côté d'un vrai trésor.

par Jordan
Je voulais juste que ça s'arrête Je voulais juste que ça s'arrête
Jacqueline Sauvage   
Dès la sortie de ce livre, je m'étais dit que je ne le lirais pas. Puis j'ai changé d'avis. En fait, je savais, à peu près, ce que j'allais y trouver.
Lecture insipide.
Comme à toutes les femmes victimes de violences, il leur est demandé d'écrire leur histoire pour évacuer le mal-être qu'elles ressentent et témoigner pour les autres femmes.
Jacqueline Sauvage est une femme anesthésiée par plus de cinquante années de violences conjugales de toutes sortes : humiliations, coups, menaces et tant d'autres.
Il en ressort que la narration des faits est fade, imprécise tant qu'elle s'est constitué une carapace pour ne pas parler.
Evidemment, qu'il faut ressentir de la compassion pour elle.
Mais elle s'est enfermée dans un système de défense qui l'a encore plus démontrée comme coupable plutôt que victime.
Elle ne se sent pas coupable répété à maintes reprises.
C'est toute son histoire. Pourquoi ne pas avoir reconnu qu'en effet, se croyant en légitime défense, pour sauver sa vie et aussi celle de ses enfants, elle a tué son mari en lui tirant dans le dos.
Mais elle aurait pu reconnaître qu'en effet elle ne devait pas tuer dans ces circonstances du fait qu'elle n'était pas dans un corps-à-corps face à son mari. Le plus grave dans tout cela c'est qu'elle a persisté tout au long de ses interrogatoires, de ses procès et face aux juges devant statuer sur sa libération, qu'elle n'était pas coupable.

Oui, elle est coupable d'avoir tué son mari de plusieurs coups de fusil dans le dos, mais, car il y a un mais elle était en danger et se considérait en état de légitime défense. Elle avait donc des circonstances atténuantes.
Pourquoi ne pas avoir reconnu ce fait en disant oui j'ai tué mon mari et je n'aurais pas dû le faire.
Peut-être que ces quelques mots lui auraient permis d'avoir une peine moins lourde et la compassion des juges et des jurés.
Heureusement les médias se sont emparés de ce faits divers et elle peut dire merci à ces si brillantes avocates qui elles ont eu l'intelligence de parler à sa place.

par adeleh
U4 : Koridwen U4 : Koridwen
Yves Grevet   
Avis complet sur : http://lesreinesdelanuit.blogspot.com/2015/07/u4-koridwen-de-yves-grevet.html

Dès le début, avant même de commencer ma lecture, j'ai été séduite par ce concept si original. Il me tardait de lire ce roman et franchement, je n'ai pas du tout été déçue.
Nous avons ici une histoire rondement bien menée, qui nous passionne dès les premières lignes. Alors même si l'action à proprement parler met un certain temps à venir, l'auteur retient notre attention par une intrigue captivante et saisissante.
Puis, vient le départ de Koridwen pour Paris et là, c'est un enchaînement de rebondissements.
J'ai été totalement happée par cette histoire, qui m'a paru d'autant plus réaliste qu'elle se passe près de chez moi ! Je n'ai jamais lu de dystopie qui se déroule en France et de surcroît en Bretagne (pour la première partie). Voir les villes telles que Morlaix, Ploumagoar, Yffiniac, St-Brieuc... dévastées et sa population décimée, bouh, ça fait un coup au cœur !
Rarement, je ne me suis sentie aussi proche d'un univers. Le fait que le récit se situe en France change tout, ça nous prend aux tripes.
L'héroïne, elle, loin d'être parfaite, avec un caractère breton bien trempé, (que je reconnais bien) a su m'émouvoir et m'attendrir.

Cette lecture rythmée et entraînante est un régal. Je n'ai qu'une envie, lire au plus vite les autres tomes, connaître l'histoire de Yannis, Jules et Stephane.
Mon seul bémol serait sur le dénouement qui, pourtant génial, est bien trop ouvert à mon goût et me laisse carrément sur ma faim. J'en veux plus !

Un véritable page-turner, palpitant, addictif et innovant, pour ce roman dystopique made in France. Une réussite totale qui en fera la série incontournable de la rentrée.

par toutoun
Espionnes Espionnes
Dalila Kerchouche   
Très bon reportage. Il est divisé en deux parties, renseignement intérieur et extérieur (celle-ci m'a d'avantage plu), avec des inerviews de femmes qui travaillent dans les renseignements, à différents postes. Et ce n'est pour moi pas la plume de la journaliste qui fait le livre, mais plutôt les anecdotes qu'elle parsème au fil de son enquête. Les profils qu'elle a interviewé sont très intéressants, les différents métiers qu'elles exercent aussi, tout comme le subtil équilibre entre vie privée et vie pro qu'elles décrivent.
Les Vacances Les Vacances
Comtesse de Ségur   
j'aime beaucoup les livres de la comtesse de ségur, de très jolis récits d'enfance, à lire avec beaucoup de plaisir

par magdave
La Belle et la Bête - Histoire éternelle La Belle et la Bête - Histoire éternelle
Jennifer Donnelly   
Dans ce livre nous faisons la rencontre de La Mort et l'Amour qui se dispute quand à l'issue de l'histoire entre Belle et le Bête. Chacune croit en sa version et ne veut pas en démordre. Néanmoins, La Mort bien décidé à ne pas accepter une éventuelle défaite, n'hésitera pas à truquer le jeu pour en sortir victorieuse.

On retrouve la Bête, Belle, Lumière, Big-Ben et tous les autres au moment où la Bête fait découvrir sa majestueuse bibliothèque. Tout en flânant dans les allées pour découvrir tous ces nombreux livres, elle trouvera celui qu'elle aurait pourtant dû éviter à tout prix, Nevermore. Ce dernier est arrivé ici comme par magie et permettra à Belle de voyager dans une autre dimension. Des rencontres charmantes l'attendent mais également de sombres obstacles se dresseront sur son chemin.
Comment réagira-t-elle? Quel sera son choix? Trouvera-t-elle enfin sa fin heureuse?

Depuis tout ce temps, j'ai une grande affection pour nos personnages tels qu'ils soient. J'étais donc curieuse de voir comment Jennifer Donnelly les voyaient à son tour.

Si au départ Belle est très fidèle à la version Disney, elle va très vite prendre une direction opposée. Elle se montrera déterminée, passionnée, courageuse, gentille dans un premier temps. Puis, envieuse, insouciante, distante, en proie aux doutes, aveugle et trop crédule. Plus on avançait dans le roman et plus son comportement m'exaspérait. Elle est décrite comme une personne qui ne cesse de se plaindre et qui n'est jamais heureuse.
J'aurais tellement apprécier que l'auteure nous offre un personnage touchant, avec du caractère et convaincant, que je ne peux m'empêcher d'être extrêmement déçue de ce qu'elle a fait d'une de mes héroïnes préférées. Jennifer Donnelly pouvait s'éloigner de la version Disney sans pour autant dénaturée ce personnage mythique et emblématique pour toute une génération. Mes mots sont sans doute un peu dur, mais c'est réellement ce que j'ai ressenti en lisant ce livre.
Par moment, on a l'impression de suivre une femme soumise et non pas une héroïne au tempérament de feu qui a sacrifier sa liberté pour sauver la vie de son père. Lorsqu'elle doit faire face à un piège aussi monumental qu'un château, Belle ne remarque rien et saute à pieds joints dans les problèmes, elle n'a aucune jugeote. Au final, les seuls moments où je l'ai apprécié est le tout début et les toutes dernières pages du roman. Pour moi ce n'est pas Belle et ça ne le sera jamais.

La Bête quand à elle, reste relativement fidèle sur toute la longueur. Est-ce parce qu'on le voit peu? Je ne sais pas. Il peut-être bourru, grognon, têtu, mais aussi doux, attentionné et attachant. C'est un personnage complexe, difficile à cerner et pourtant, quelque chose se dégage de lui et on a envie de lui tendre la main. On sait qu'il souffre et il fait de son mieux pour continuer à avancer, même si il est souvent maladroit dans sa façon de faire.
J'aime ce personnage qui tente de comprendre ses fautes passées afin de ne plus les reproduire. Il apprend sans cesse, il tente, se trompe, il est tantôt déterminé, tantôt désespéré, mais au final, il se relève et recommence. Personne n'est parfait et il n'est jamais trop tard pour apprendre de ses erreurs et grandir.

La Mort est un personnage redoutable, vicieux et malsain. Elle à la défaite en horreur et est prête à tout pour obtenir ce qu'elle désire. Quitte à mentir, trahir ou manipuler. Elle est intelligente, sournoise et antipathique au possible, même sous son meilleur jour. Je l'ai détesté dès le prologue et plus j'avançais dans ma lecture, plus je la méprisais au plus haut point. Les stratégies qu'elle décide de mettre en place sont diaboliques à souhait. C'est prévisible et voyant, mais elle sait jouer avec les faiblesses de ses adversaires. Elle compte d'ailleurs sur la naïveté de Belle pour obtenir la victoire face à sa sœur. Le moins qu'on puisse dire c'est que l'auteure nous offre une méchante digne de ce nom! Elle ne connaît ni l'amour, ni la compassion et pas même la pitié, seule le mépris, le pouvoir et la victoire lui importe.

La plume de l'auteure est plaisante et se lit avec aisance. Elle a choisi une histoire connu du plus grand nombre à laquelle elle offre SA vision des choses. Même en choisissant une scène mythique, on s'éloigne très rapidement de celle qu'on connaît sur le bout des doigts. Malheureusement pour moi, les points positifs s'achèvent ici. Après ce n'est que mon avis et cela n'engage que moi. De plus, de bons avis sont déjà sortis sur ce livre.
Passons donc à ce qui m'a dérangé. Je n'ai pas apprécié ce qu'elle a fait de Belle et la direction qu'elle lui fait prendre m'a agacée. Je trouve cette version du personnages désolante et incongrue. Pour les autres personnages je n'ai pas trouvé de différences notoires envers ce que l'on connaissait déjà. La Mort en revanche est bien construite, mais ce qu'elle met en place est trop prévisible. Pour le coup, je n'ai pas vraiment été surprise au cours de cette lecture et je le déplore. Le livre fait moins de 300 pages et j'ai réussi à m'ennuyer. J'étais pressée d'arriver à la conclusion et de passer à autre chose.
J'aime les réécritures de contes, mais certains partent beaucoup trop loin pour que j'apprécie ce qu'ils le résultat final. J'ai déjà eu ce problème avec la trilogie Contes des royaumes de Sarah Pinborough, où l'auteure change complètement les traits de caractère des personnages pour nous sortir quelque chose de complètement décalé qui m'a profondément ennuyée.
Un livre que je ne vous recommanderais pas spécialement, mais libre à vous de vous faire votre propre idée.

En résumé, une plume agréable qui permet d'avancer rapidement dans ce récit, sans compter que les chapitres sont extrêmement courts. De l'imagination et une intrigue qui nous éloigne de l'adaptation faite par les studios Disney. Une Belle méconnaissable et agaçante au possible, mais une méchante vraiment machiavélique. Une bonne idée de base pour l'intrigue mais des situations prévisibles à des kilomètres à la ronde. Si le livre se lit tout seul, je me suis quand même sérieusement ennuyée et ressors frustrée. Ce roman est malheureusement une terrible déception pour moi.

par ellesmera
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