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Bibliothèque de MARQUISE66 : Je n'ai pas apprécié

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Les Beaux Lendemains de Saint-Chanas Les Beaux Lendemains de Saint-Chanas
Véronique Lesimple   
Les beaux lendemains de Saint-Chanas est un roman que j'ai pris énormément de plaisir à lire. Avec une écriture fluide, l'histoire est très agréable à suivre, tout le début donnant une impression de genre feel-good.
Chaque chapitre raconte chacun des mois de l'année 1919 passé dans le château de Saint-Chanas dans la Drôme pour lequel le lieutenant Armand Rouvière reçoit de son parrain la mission de le remettre sur pied car ses occupants se laissent aller à la dépression suite aux traces qu'a laissé la guerre sur eux.
Ce thème donne l'occasion à l'autrice de narrer les conséquences atroces que put avoir la première guerre mondiale aussi bien pendant qu'après. Elle en soulève de nombreux aspects en ayant pris pour sujet principal la situation désastreuse dans laquelle se trouve le château de la famille Peyroles, des aristocrates, depuis la mort du baron dont ses membres descendants se laissent aller à une profonde déprime après avoir subi les pertes et blessures de guerre. Mais, le roman cache bien d'autres thèmes comme celui des secrets, de l'amitié, de l'amour, et bien sûr de la reconstruction et du retour à la vie...
J'ai beaucoup apprécié le personnage principal, un héro masculin, jeune et beau certes, ce qui ne gâche rien, mais avec une vraie personnalité faite de défauts et de qualités, d'états d'âme, mais surtout d'une grande humanité.
Armand Rouvière est un superbe personnage attendrissant devenu militaire par la force des choses mais avec un grand cœur qui après une année de transition au château va poursuivre son évolution durant les trois premières saisons de l'année 1920 pour aller vers une nouvelle vie.
Ce roman est une très belle découverte à laquelle je ne m'attendais pas du tout. Sous fond d'après-guerre, aux conséquences considérables, l'espoir, l'activité, l'exercice, la lecture, l'amitié et l'amour... permettent de se reconstruire pour initier un nouveau départ vers ce qui semblait à nouveau impossible : le bonheur !
www.ladyromance.over-blog.com
Riquet à la houppe Riquet à la houppe
Amélie Nothomb   
Chaque année, c'est le même rituel, on garde un oeil sur les sorties littéraires d'août pour voir la tête du nouveau roman d'Amélie Nothomb. Si je dois avouer que ces dernières années, les nouvelles parutions de l'auteure ont eu tendance à me laisser de marbre, cette fois-ci, la surprise est au rendez-vous !

Riquet à la houppe, comme son titre le laisse entendre, est la réécriture d'un conte (de Charles Perrault pour être précise). Si l'auteure a déjà utilisé ce procédé (notamment avec Barbe-Bleue), on la retrouve ici avec un nouveau roman dans la veine de ses premières histoires et qu'est-ce qu'il est plaisant de retrouver la Amélie Nothomb de ses débuts !

J'ai adoré suivre la naissance et l'évolution de ses deux personnages principaux, Trémière et Déodat, découvrir la drôle de mythologie qui semble se tisser autour de leur vie tout en gardant un pied dans l'air moderne d'aujourd'hui. Amélie Nothomb est toujours très forte pour donner un côté intemporel à ses histoires en les situant cependant dans le monde actuel.

L'auteure, qui nous a déjà prouvé mainte et mainte fois qu'elle maîtrise l'art du discours, utilise ici le procédé plus discrètement. On ne se perd pas dans de longs échanges entre les personnages. Les discours sont plus souvent intérieurs, les points de vue internes, ce qui laisse place à un récit plus prenant. On retrouve cependant toujours le ton incisif de l'auteur dans ses différentes analyses sur la nature de l'humain, et ici sur la question de la beauté, de l'art, de l'intelligence. Mais plutôt que de nous présenter ses analyses dans de longues dissertations qui plombent le rythme et enlisent dans la lecture, elles servent ici le récit et sont habilement disséminées dans celui-ci. La lecture est donc très agréable : on retrouve ce qu'on adore chez l'auteur, son style et son ton si particulier, mêlés à une histoire prenante pour laquelle on se prend vraiment d'intérêt.

Construit comme une drôle d'oxymore disproportionnée, on prend plaisir à se plonger dans ce conte à la fois cynique et poétique où la beauté côtoie la laideur, où l'absurde se mêle au pragmatique. Un bon nouveau roman dans la lignée des premiers roman d'Amélie Nothomb.

http://desmotsenvrac.blogspot.fr/2016/08/livre-riquet-la-houppe-damelie-nothomb.html

par x-Key
Omnia - Le Sang des Sorcières Omnia - Le Sang des Sorcières
Denis Labbé   
Pour découvrir d'autres critiques, rendez-vous sur mon blog : http://lesfantasydamanda.wordpress.com
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--- Des personnages aux humeurs changeantes ---

Ce qui m’a choquée en débutant ce bouquin ? Découvrir à quel point les protagonistes étaient inconstants, en particulier dans le présent. J’ai eu l’impression d’un effet yo-yo qui a perduré jusqu’à la fin. Une fois, ils vont bien et s’aiment tous d’un amour incommensurable et l’instant d’après, rien ne va plus, ils ne peuvent plus se supporter ! Ceci est d’autant plus agaçant que Denis Labbé insiste sur ces sentiments changeants, créant une redondance inutile.

Pour être honnête, j’ai trouvé que cela faisait très fouillis, que l’auteur gérait de façon chaotique les émotions de ses personnages et ce, malgré une plume agréable. Aussi, leurs relations m’ont paru soit exagérées soit trop simplistes. Pour preuve, la rencontre extrêmement maladroite de Revéna, Kiara et Louis lors de la rentrée scolaire, centrée sur le malaise ressenti par tous. Bref, ça ne l’a pas fait !

--- Rien de très innovant à l’horizon ---

Si la relation Revéna-Kiara relevait déjà du cliché – ce sont les meilleures amies du monde, bien sûr ! -, j’ai vraiment déchanté en voyant apparaître Mathilde et Marine dans le tableau. Sincèrement, je ne vois pas ce que le sauvetage d’une femme battue apporte au récit qui, je le rappelle, est censé relater une chasse aux sorcières. Or, en plus d’être totalement superflue, cette affaire s’étale quand même sur une centaine de pages… avant de passer définitivement à la trappe ! Là encore, je ne comprends pas bien l’intérêt.

Résultat : l’histoire tarde à se mettre en place, et je me suis donc ennuyée pendant la première moitié du livre. Les rebondissements finissent par survenir certes, mais les transitions dans l’action m’ont paru inexistantes par moments, ce qui m’a forcée à relire certains passages pour mieux en appréhender le déroulement.

Autre point négatif : cette impression de tourner en rond, au même titre que les personnages qui ne comprennent pas ce qui leur arrive. Ceci dit, ils semblent davantage intéressés par leurs émois affectifs que par les bouleversements dont ils font l’objet !

Et je n’ai pas encore abordé la question du scénario qui emprunte le chemin de la facilité à de nombreuses reprises. A ce propos, vous en connaissez beaucoup, vous, des étudiants capables de repérer les agents d’une société secrète, alors qu’ils sont en pleine filature ? Elle n’a pas l’air si secrète que cela, cette société, finalement !

--- Ne comptez pas sur la fin pour relever le niveau ! ---

Facile et un brin expéditive, elle est loin d’offrir toutes les réponses. Du coup, je me pose encore des questions telles que : quelle était la signification des cauchemars de Revéna ? Dans quelle mesure la trame de l’univers a-t-elle été affectée ? Quel est le rôle du Dieu cornu et de la Déesse ? Quelles étaient les intentions des membres du sabbat ? etc.

Vous l’aurez donc compris, je n’ai pas été conquise par cette histoire qui comprend bon nombre de lacunes, à mes yeux.
En douce En douce
Marin Ledun   
Un roman sombre, une sorte de huis-clos à deux où seuls des chiens viendront mettre un peu d'ambiance en aboyant…

La vengeance est un mobile aussi vieux que le monde. Certains pensent qu'en se vengeant ils retrouveront la paix, d'autres vous diront que non, que du contraire même, que la vengeance ne vous apportera qu'un grand vide.

Les siciliens disent, dans un de leur proverbe, que celui qui veut se venger doit creuser deux tombes… une pour sa victime et une pour lui. Ou alors le proverbe est chinois…

Émilie était une jeune infirmière belle, avec une vie sociale, des envies, et un jour, toute sa vie a basculée, et elle ne s'en est pas vraiment remise, accusant les autres et surtout une personne d'être à l'origine de sa dégringolade sociale.

Faut dire que passer d'infirmière avec un chouette appart à nettoyeuse-soigneuse de chiens dans un chenil, dormant dans un camping-car, ça vous foutrait le moral dans les chaussettes de n'importe qui.

C'est encore plus traumatisant que de louper sa primaire ou que de ne pas se représenter… Ce qui mine Émilie, c'est les regards des autres, leur commisération, leur pitié, et les sales pensées sexuelles des hommes.

Son bouc émissaire est tout trouvé, et maintenant, yapuka passer à l'acte.

Une fois de plus, laissez tomber le résumé du 4ème de couverture et découvrez, vierge de tout, ce huis-clos prenant entre une femme qui a vu sa vie basculer et un homme qui vient de voir la sienne basculer aussi dans l'horreur.

L'écriture glisse sur le papier, ça se lit d'une traite, quasi, on veut savoir jusqu'où elle va aller dans sa folie, parce que oui, pour moi Émilie est une frappadingue qui rend les autres responsables et qui s'est fichue dans cette belle merde toute seule comme une grande.

C'est presque un huis-clos, mais pas aussi prenant et oppressants que certains huis-clos de ma connaissance, dommage (Misery et Shining de Stephen King).

Il ne manquait pas grand-chose pour en faire un truc à vous foutre la suée de votre soirée d'hiver.

Par contre, niveau social, c'était du noir de chez noir. Insidieux, perfide… le boulot vous reprend après votre accident, les collègues sont gentils, rempli de pitié aussi, mais ça ne dure que le temps que dure les roses… Ensuite, vous redevenez une bête de somme, corvéable à merci et si vous refusez… On ne vous retiendra pas !

Un bon roman noir, sans édulcorants, sans sucre, sans stévia… Noir, quoi. Bien que j'ai déjà dans des plus noirs…

Une histoire de vengeance, une critique sociale, un roman psychologique, un constat amer de notre société qui n'accepte que les biens foutus et pas les handicapés (physiques dans ce cas-ci), une ambiance étouffante, dure, sale et une infirmière qui n'a rien de la cochonne des fantasmes de certains (mais en plus sexy que Annie Wilkes).

Une écriture efficace, sans fioritures, des personnages taillés à la serpe, une ambiance étouffante, moite, et une grande question qui se pose : dans quelle mesure les autres sont-ils responsables de nos échecs ? le sont-ils à 100% ou ne sont-ils que des vecteurs, le reste nous étant imputable si nous échouons ?

Vous avez trois heure… Ensuite je ramasserai les copies !
Comme de longs échos Comme de longs échos
Elena Piacentini   
Mes Chers Vous,

Le Commandant Albert Lazaret est proche de la retraite. Alors quand lui tombe sur les bras une enquête des plus sordides sur fond de conflit conjugal, il va motiver son groupe d'enquêteurs pour finir en beauté.
Surtout qu'il y a un bébé à retrouver et que, comme chacun le seul, les heures qui suivent doivent être les plus courtes possibles pour espérer qu'il soit encore en vie.

"Ils sentent un monde où les petites filles se promènent dans les bois sans craindre de mauvaises rencontres. Un monde qui n'existe pas."

C'est sans compter sans la ténacité de Mathilde Sénéchal, qui n'aime personne (à part Adèle sa très jeune voisine aux cellules grises qui fonctionnent à 3000 %).
Mathilde Sénéchal va d'autant plus s'impliquer que ce fait divers la renvoie à une page de son histoire personnelle qui résonne comme de longs échos.

Certains se diront que Comme de longs échos est un énième polar de la banlieue lilloise, une histoire de flics amochés, de famille qui se déchire... Certes mais c'est sans compter sur l'écriture d'Elena Piacentini qui dissèque avec finesse la psychologie de chacun de ses personnages, qui crée une ambiance de plus en plus pesante, qui captive son lecteur pour mieux le surprendre dans les dernières pages.

"Leurs coeurs anorexiques se nourrissent de miettes."

Comme de longs échos prend petit à petit des accents de surnaturel et permet de se plonger un peu plus dans la noirceur de l'Âme Humaine et de ses tourments.

Elena Piacentini, par son talent de raconteuse d'histoire, prend la main de son lecteur et le promène sur des chemins tortueux.... Elle fait mouche à coup sûr !

C.

http://cecibondelire.canalblog.com/archives/2018/09/01/36671955.html
Débâcle Débâcle
Lize Spit   
Mon premier contact avec la littérature flamenco-hollandaise fut le « Diner » de Herman Koch. Ce fut phénoménal. C’est sur cette impression que j’ai acheté « Débacle ». la presse francophone avait relayé un enthousiasme venant parait-il du nord du pays. Il aurait dû le lire. Je n’ai pas apprécié ce livre.
Deux amies grandes lectrices comme moi m’ont manifesté la piètre estime dans laquelle elles tenaient ce livre. Plus fines mouches que moi, elles l’avaient abandonné.
En Campine, entre autoroute et canal Albert, trois ado Pim, Laurens et Eva meublent leur ennui.
On nous décrit la mise du tampax, les ombres chinoises avec le sexe, la perte de la virginité avec une latte, les fellations et autres fariboles. La séance de branlette me confirma mon dégoût pour une telle littérature. Le summum fut atteint lors du viol avec instruments contondants. Ne parlons pas de la scatologie permanente et de l’abondance de purin et de lisier
Page 421, ouf terminé ! Cette auteure a peu de chance de me retrouver comme lecteur.

par Biquet
Les nouveaux voisins Les nouveaux voisins
Catherine Mckenzie   
Le roman de 300 pages se divise en chapitres dont les narrateurs sont Julie ou John. Sa particularité de jouer avec le temps : des chapitres offrent un compte à rebours des douze derniers mois, et d'autres chapitres décomptent les heures d’une seule journée, celle d’aujourd’hui. Cette combinaison participe à garder l'attention du lecteur, qui s’interroge ce qu’il se passe aujourd’hui et nous ne le sauront qu’à l’extrême chapitre final.
Le début du roman nous transporte dans le monde tranquille d'une petite banlieue américaine, avec des maisons et des familles bien rangées. Le voisinage bien assorti de gens sans problème apparent s'assimile bien au feuilleton américain Desperate Housewife. Et peu à peu l'auteur nous renverse vers le monde des Marx Brother où chacun s’épie, cancane sur les pratiques des uns et dénonce les attitudes des autres. La méthode de la redoutable Cindy Sutton avec les repas mensuels imposés entre voisins, ses règles strictes, les newsletters intransigeantes, et la surveillance d’i-voisin… rendent les lieux sécurisés et paradoxalement dérangeants.
La lecture nous captivera malgré la platitude des événements et des journées. La tension néanmoins latente et omniprésente provient de la psychologie des deux personnages principaux, c'est-à-dire Julie et John dans leur narration et de la relation qui les lie : une relation ambiguë. Et l'interrogation récurrente qu'a-t-il pu bien se passer ?
L’auteur instille le doute quant au personnage de Julie au sujet de son harcèlement réellement subi ; on en vient à se demander si elle affabule. Mais cette probabilité effraie cependant avec l’éventail des moyens technologique et informatique à disposition dans notre monde contemporain. Sa malchance l’humanise car le lecteur la prendra automatiquement en pitié, à empirer sa situation en tentant de récupérer ses actes désastreux ; les catastrophes surajoutées sont presque trop nombreuses pour être crédibles.
Le métier d’écrivain occupe une place intéressante avec son parcours professionnelle qui l’y a conduite. On s’interroge aussi sur son succès fulgurant rencontré mais c’est là où le livre fera rêver les auteurs qui s’évertuent à conquérir des maisons d’édition et un public de lecteurs. Tout reposerait sur le hasard ?! Car l’inspiration de Julie pour son premier roman repose sur la mort suspecte d’une de ses camarades de faculté lors de ses études ; la créativité de l’écrivain étoffe la réalité pour donner au lecteur des faits avec du relief. C'est rassurant pour ceux qui doutent : les muses ne sont pas toujours là car Julie, engagée auprès de son éditeur peine à écrire tous les feuillets exigés au contrat.
Le mystère de la raison d’une journée particulière et sans vouloir en dévoiler trop (il s’agit d’un procès), cela nous interroge jusqu’à la fin sur les raisons et les aboutissants de ce procès.



J’ai bien aimé

Le livre à l'écriture agréable se lit vite, et distrait. Un bon roman, mais l’histoire ne marquera pas les mémoires. Je remercie néanmoins Netgalley de m'avoir permis de le découvrir.


J'ai moins aimé
La relation suggérée entre Julie et John, cette attirance maîtrisée est inutile à l’intrigue car cela n’apporte pas grand-chose à part la scène du baiser avancée assez lourdement.
Jeu de massacre à Berlin Jeu de massacre à Berlin
Elisabeth Herrmann   
Déçu par cette lecture dans laquelle je me suis ennuyé assez souvent, Jeu de massacre à Berlin avait du potentiel, il est juste exploité d'une façon qui n'est pas faite pour moi, pourtant la créativité était là.

Rassurez-vous, beaucoup d'entre vous apprécieront rien que par le fait qu'il s'y déroule un jeu de rôle grandeur nature.

Nous évoluons dans un milieux très sélect où chacun a plus d'argent et d'exigences que les adultes présents en suivant les réflexions d'un avocat recruté pour un atelier juridique dans ce fameux lycée Berlinois.

Je n'ai pas spécialement accroché aux personnages (même le principal), une lecture qui n'était tout simplement pas à mon goût, j'en attendais plus.

Voir la chronique sur mon blog :
https://unbouquinsinonrien.blogspot.fr/2018/03/jeu-de-massacre-berlin-elisabeth.html

par Maks
Hier ou jamais Hier ou jamais
Elisabeth Herrmann   
Le narrateur, l'avocat berlinois Joachim Vernau, est sur le point de se marier. Reçu à dîner dans l'immense villa du comte et de la comtesse von Zernikow, ses futurs beaux parents, il est l'acteur malgré lui d'une scène troublante : une vieille femme insiste pour remettre un message et se fait éconduire. Le lendemain, elle est retrouvée morte dans le canal Landwehr. Vernau commence à se poser des questions.

par Hyaline
L'Été circulaire L'Été circulaire
Marion Brunet   
Second livre en lice pour le Prix des Lecteurs des éditions du Livre de Poche, pour le mois d’avril en compagnie de « Sauvez-moi » de Jacques Expert, j’avoue ne pas avoir compris sa sélection dans la catégorie « Polar ». Vous me direz que ce livre a pourtant remporté le Grand Prix de Littérature Policière. Et bien j’avoue que je ne discerne pas du tout cette catégorisation car on est loin du roman policier malgré ce qu’il est indiqué sur sa couverture.

On y croise le chemin de deux soeurs (Céline et Jo) issue d’une famille de la classe modeste, âgées respectivement de 15 et 16 ans au fin fond de leur bourg à côté de Cavaillon, grillé par le soleil estival. Si Céline assume sa féminité par son extravagance vestimentaire et son look de jeune Lolita, sa soeur Jo est une rebelle dans l’âme. Alors que l’insouciance devrait rythmer leurs journées, Céline va devoir révéler un secret qui changera le cours de son existence mais aussi celui de sa famille.

Même si cela a été une bonne lecture pour moi car je voulais connaître l’issue que l’auteure avait prévue à ce duo de soeurs méridionales, je l’ai trouvé très hors-sujet. Pas d’enquête, pas de disparition, ni de meurtre au coeur de l’intrigue avant les deux tiers de l’histoire. Beaucoup d’autres lecteurs ont eu ce ressenti comme j’ai pu le lire sur des sites de lecteurs du type de Babelio et cela m’a rassurée car j’avais eu peur d’être passée à côté de son essence.

Le style d’écriture de Marion Brunet est agréable à lire et m’a littéralement emportée dans l’ambiance du Midi, pouvant sentir quasiment le soleil réchauffer ma peau et entendre les cigales chanter au coucher du soleil. Les difficultés quotidiennes familiales, les sentiments éprouvés sont finement décrits. Certaines choses sont assez évidentes et sans surprises (je ne tiens pas à avancer des événements trop concrets pour ne pas trop vous dévoiler l’histoire) mais cela ne m’a pas découragée pour autant dans ma lecture.

Nonobstant cet hors-sujet, je tiens à faire remarquer que c’est loin d’être un mauvais livre mais je me serais plus attendue à le trouver dans la sélection de « littérature générale » où il y aurait très bien eu sa place. C’est dommage car si je m’en tiens au jury auquel j’appartiens, mon choix se portera alors vers le polar de Jacques Expert, (« Sauvez-moi ») digne représentant du genre et ce, même s’il m’a laissé un avis un peu mitigé (voir ma chronique pour ceux qui ne l’avaient pas encore lue: https://musemaniasbooks.blogspot.com/2019/04/quatrieme-de-couverture-nicolas-thomas.html).

Chronique sur mon blog : https://musemaniasbooks.blogspot.com/2019/04/lete-circulaire-de-marion-brunet.html

par Julie-176