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Bibliothèque de marzipannn : Mes envies

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La maison de l'arbre joueur La maison de l'arbre joueur
Lian Hearn   
Une lecture assez difficile pour ma part et pourtant la période historique évoquée ici est intéressante et mérite qu'on y regarde de plus près.
L'auteur a truffé son récit de détails historiques et on ne peut lui reprocher de manquer de précision. C'est extrêmement bien documenté. Mais malheureusement le ton et le rythme du récit sont beaucoup trop monocorde et lent pour être passionnant. Et c'est à mon sens le grand défaut de ce livre. Il nous faut plus de 300 pages pour arriver à un rebondissement dans le récit. C'est d'autant plus incompréhensible que la période historique regorge d'intrigues, de revirements de situation et de rebondissements. Mais l'auteur n'insuffle pas à son récit la dynamique des événements. Une espèce de langueur envahie le récit et plombe la lecture.
Par ailleurs, c'est une lecture très exigeante : il y a une multitude de personnages et un contexte politique et social très difficile à appréhender avec nos yeux d'occidentaux. Le souci, c'est que l'auteur ne prend pas le temps de poser le contexte ni d'expliquer un tant soit peu les enjeux de l'époque. Elle vous projette dans le monde et vous laisse y naviguer à vue. C'est donc un livre qui s'adresse beaucoup plus à des érudits de la question japonaise ou du moins à des lecteurs ayant un intérêt certain pour le Japon et n'ayant pas peur de s'investir qu'à des lecteurs lambda. L'auteur ne fait pas preuve de pédagogie ni de simplicité. Le lecteur est parfois vite perdu mais il n'y a rien pour le rattraper.
Enfin, la distanciation avec les personnages est tout de même assez importante. Le ton est assez froid et la prise de vue très haute. Il est assez difficile pour le lecteur de s'attacher aux personnages. D'autant qu'ils sont très nombreux.
Le seul point positif réside dans l'atmosphère du récit très bien travaillé par l'auteur. Elle vous plonge avec moult détails dans le Japon du 19ème siècle. On s'y croirait.
En conclusion, une lecture intéressante mais pas passionnante. L'auteur a écrit ce récit en oubliant un tantinet son lecteur et en lui demandant un investissement qu'elle n'a pas engagé elle-même dans ce récit. Dommage et frustrant !

par Pulusuk
Tristesse et beauté Tristesse et beauté
Yasunari Kawabata   
Bon, ici, c’est une autre dimension de l’écriture. Avec Kawabata, comme plus tard avec Mishima, je commence à parler des auteurs de l’absolu, de ceux dont l’œuvre prit une place si grande qu’elle les poussa hors de leur propre vie.

Je ne vais pas cacher que ce roman m’a profondément touché. En tant que lecteur, bien entendu, mais aussi en tant qu’auteur. Deux façons d’apprécier un talent immense qu’on se désespère d’approcher.
L’histoire est celle des amours de jeunesse, impétueux et violents, qui, eux, ne meurent jamais, et laissent indéfiniment leurs empreintes dans nos vies.
Oki est un écrivain aussi célèbre que riche. Marié, il a un grand fils, Taichirô, mais cela ne l’empêche pas d’avoir le projet de partir seul à Kyoto pour les fêtes du Nouvel An.
À Kyoto, il y a Otoko. Il a vécu une grande passion amoureuse avec cette femme dans le passé, passion dont il a tiré le chef d’œuvre qui a fait sa fortune. Passion qui s’est conclue par l’abandon d’Otoko, à l’âge de dix-sept ans, par Oki, qui à l’époque était déjà marié et en avait trente et un… Otoko, abandonnée après la naissance de sa fille, qui n’a pas survécu, est depuis devenue un peintre renommé. Elle vit avec une troublante jeune fille, Keiko, qui sait les tourments qu’Otoko a endurés suite à son abandon par cet homme qui, de son malheur, a fait sa fortune. Cet homme qui, aujourd’hui, revient vers Otoko, comme si le temps n’avait pas passé, comme si la douleur de l’abandon qu’il avait infligé à son ancienne amante était chose négligeable, aussi négligeable que leur enfant mort-né.
Keiko, c’est l’histoire d’une vengeance…
C’est aussi l’histoire des amours que l’on croit apaisés, mais dont les liens subsistent, distendus, peinés par les ans et les souffrances, dans le cadre magnifique d’une ville hors du temps.
On trouve beaucoup de citations de ce roman, mais elles sont vaines. Il faut le lire. Kawabata décrit particulièrement bien les femmes, l’amour, et les rapports délicats, sensuels et cruels, entre les êtres et les choses.
Vous qui entrerez dans ce roman, n’y cherchez aucune morale : c’est un roman japonais. Il n’y a aucune morale. On n’y trouve que le tumulte de la vie.
Le coupeur de roseaux Le coupeur de roseaux
Junichirô Tanizaki   
J'ai trouvé ce livre un peu long à démarrer au vu de sa longueur (près de la moitié du livre !), mais une fois dedans, on est happé par le récit de l'inconnu aux roseaux. Très poétique, parsemés d'Haikus (poèmes japonais), le récit avance doucement au fil des histoires que le narrateur et son coupeur de roseaux se racontent mutuellement autour d'un sake.
J'ai personnellement bien aimé, mais beaucoup de mots gardés en japonais auraient mérités une note du traducteur en bas de page pour expliquer mieux les choses, et certaines références culturelles ne sont pas aisées à comprendre si on ne connait pas un peu le Japon. Ce point peut cependant être dépassé par quelqu'un pour qui faire une petite recherche rapide en même temps que sa lecture ne dérange pas (personnellement, étant dans un train en le lisant, je n'ai pas pu, mais je me suis notés les points à revoir par la suite).

par Spika
Les Geishas Les Geishas
Robert Guillain   
Un bon livre, il s'agit plus d'un témoignage d'un homme qui s'est rendu au Japon et à pu observer de loin les geisha.

Il n'y a pas d’immersion dans ce monde. L'auteur écrit un peu de façon brouillon et passe d'un sujet à l'autre sans fil conducteur.

L'ouvrage apprend vraiment très peu de chose sur la façon de vivre des geisha. Je ne le conseille pas.
Les jours, les mois, les années Les jours, les mois, les années
Yan Lianke   
Une terrible sécheresse contraint la population d'un petit village de montagne à fuir vers des contrées plus clémentes. Incapable de marcher des jours durant, un vieil homme demeure, en compagnie d'un chien aveugle, à veiller sur un unique pied de maïs. Dès lors, pour l'aïeul comme pour la bête, chaque jour vécu sera une victoire sur la mort. Ce livre est d'une force et d'une beauté à la mesure du paysage aride, de cette plaine couronnée de montagnes dénudées où flamboie un soleil omniprésent. Le roman de Yan Lianke est un hymne à la vie. La fragilité et la puissance de la vie, et la volonté obstinée de l'homme de la faire germer, de l'entretenir, d'en assurer la transmission. C'est un acte de foi, aux confins du conte et du chant, à la langue entêtante, comme jaillie de la nuit des temps ou des profondeurs les plus intimes de l'être.

par Lilou
Le convoi de l'eau Le convoi de l'eau
Akira Yoshimura   
Je ne pense pas avoir absolument tout compris à ce livre, aussi je ne saurais dire pourquoi je l'ai aimé.
J'ai rarement eu l'occasion de lire ce genre d'histoire, avec comme personnage principal un monstre qu'on a envie de détester mais qui semble un peu déconnecté du reste (il m'a un peu fait penser à l'Etranger de Albert Camus sur certains points). L'ambiance est assez sombre, sans pour autant virer à l'horreur, ou décoller sur le plan scénaristique. Disons que je pensais que ça irait plus loin avec l'histoire du hameau.
[spoiler] Je me demande si le passage de l'enterrement de la fille est une référence à Antigone ? En tout cas j'y ai pensé aussitôt.[/spoiler]

Mais c'était sympa ^^

par Saikuu
La Pierre et le Sabre La Pierre et le Sabre
Eiji Yoshikawa   
Eiji Yoshikawa n'a pas signé un roman mais bel et bien la biographie de Shimmen Miyamoto Musashi, le célèbre inventeur du combat à deux sabres.
De ronin, Musashi est devenu l'un des meilleurs escrimeurs puis maîtres d'armes de son siècle.
Ce livre (suivi par La parfaite Lumière) est un chef-d’œuvre en soi... Les adeptes de philosophie orientale s'y retrouveront et les autres découvriront un univers inconnu.
Les scènes de combat sont fidèlement décrites mais ces deux livres vont bien au-delà de l'aspect guerrier qui pourrait en refroidir plus d'un. L'amour n'y est pas oublié, la vie sociale et tout le modus vivendi d'un peuple dans des temps médiévaux parfaitement ignorés du grand public, non plus.
D'ailleurs le duel à la pivoine est un morceau d'anthologie à lui seul !
Écrit comme un roman d'aventures, c'est un portrait historique des plus complets.
J'ajoute que Musashi a créé le Traité des Cinq Roues ou Gorin No Sho qui était un petit manuel de combat à deux sabres.
Aujourd'hui encore, les grandes écoles de commerce japonaises utilisent ce traité et l'ont adapté à l'entretien commercial. Ce qui laisse rêveur...

À lire sans tarder !

par GillesMV
Chronique japonaise Chronique japonaise
Nicolas Bouvier   
Cet ouvrage mêle le Japon des anciens temps au nôtre, sous la forme de petits chapitres. Grâce à cette forme, on peut facilement le lire petit bout par petit bout lorsqu'on a le temps.
Au final, j'ai appris beaucoup de choses sur la manière de vivre des Japonais et leur histoire tout en lisant un très beau livre.

par genova
Je suis un chat Je suis un chat
Sōseki Natsume   
Les toutes premières pages de ce roman évoquent avec couleur la venue à la vie d'un jeune chat qui n'est visiblement pas si facile. Il finit par trouver son maître (Soseki ?) dont on suit le quotidien et l'entourage grâce au regard pas toujours complaisant du matou. Les parties de go, les réunions avec ses disciples, la vie de famille, les siestes "studieuses" du maître, quelques querelles... Ce sont des épisodes de vie de ces japonais du début du 20eme siècle. Les personnages de ce roman sont parfois loufoques et attachants.
Le chat ne manque pas de personnalité pour autant. Il adopte vite le statut social de son maître ce qui lui confère une sorte de snobisme. Doté d'un certain bon sens, il n'hésite pas à juger les autres (« Je sais depuis longtemps que mon maître est un égoïste à l'esprit étroit ») comme lui-même (« le fait que j'ai évolué jusqu'à me considérer comme un membre du monde des hommes indique où est mon avenir »).

par Elinaewen