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Bibliothèque de Mathieus : Ma PAL(pile à lire)

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La Religion La Religion
Tim Willocks   
Dès le prologue, le ton est donné. L'histoire sera sans concession. À travers une écriture qui va droit au but, qui n'épargne aucun détails, Tim Willocks nous plonge tout droit dans le Grand Siège de Malte.

La première partie met bien l'histoire en place : personnages, contexte historique, lieux. On ne s'ennuie pas une seule seconde durant cette longue entrée en matière de plus de cent pages. Aux prémices de la guerre, on continue sur sa lancée, pour arriver dans les autres parties du roman et dans le cœur du sujet : le Siège.

J'ai beaucoup aimé l'aspect historique, l'auteur n'en fait pas trop, on en apprend par petites touches, très bien intégrées au récit. C'est une période et un contexte historique que je connaissais peu, dont je n'avais que des échos et j'ai apprécié de me retrouver au cœur du sujet. L'intrigue imaginée par l'auteur m'a vraiment captivé. J'ai été prise d'un bout à l'autre par leur quête, leurs combats et les retournements de situation qui ponctuent l'histoire.

Les personnages deviennent vite très attachants. Que ce soit la pieuté de Carla, la liberté de Mathias, la sauvagerie d'Amparo, la spontanéité de Bors ou l'insouciance d'Orlandu, tous, à travers leur personnalité, amènent le lecteur à s'attacher et à se prendre d'une réelle affection pour eux. Ils sont très travaillés, on se soucie de leur sort, et on en vient à redouter les points culminants de la bataille.

L'écriture de Tim Willocks m'a également beaucoup plu. C'est toujours très fluide que ce soit dans les dialogues ou dans la narration, on prend plaisir à lire l'histoire qu'il nous offre. Il ne fait impasse sur aucun détails, et le réalisme transpire de son récit. Les batailles, les blessures, les morts, la torture. On ne nous cache rien.

Ce premier tome de ce qui s'annonce être une trilogie est une excellente surprise. Les romans historiques me rebutent toujours au premier abord, j'avais donc commencé ma lecture à reculons avant de finir par dévorer l'histoire. J'ai hâte de lire Les Douze Enfants de Paris.

par x-Key
Tarendol Tarendol
René Barjavel   
Un roman de Barjavel que j'ai trouvé surprenant par son écriture poétique et classique.C'est étonnant lorsqu'on a lu ses romans d'anticipation.Dans ce livre, on prend les personnages principaux en affection et on les suit dans le temps avec plaisir.Magnifique roman.

par Birginie
Les Borgia Les Borgia
Alexandre Dumas   
Une petite déception.

Ce roman n’est pas mauvais. Comment pourrait-on dire d’un classique qu’il est mauvais ? Seulement, je n’ai pas accrochée, personnellement. C’est toujours ainsi que cela se passe pour les classiques : ça passe où ça casse. Je n’ai pas tout détestée dans Les Borgia, il y’a même de nombreuses choses qui m’ont plu. Mais en vue des attentes que j’avais, cela reste une déception.

Alexandre VI, nouveau pape de Rome, a acquis son trône papal par la simonie et la corruption. Désormais maître de l’église catholique de Rome, il se livre à un jeux politique dangereux où il n’hésitera pas à commettre les pires crimes afin d’arriver à ses fins, aider par son fils, le terrible et impitoyable César Borgia et par sa fille, la belle et séductrice Lucrèce…

En ouvrant ce roman, je m’attendais vraiment à un roman, mais en fait c’est plus une étrange biographie. Une biographie pas tout à fait réel, car il y’a beaucoup d’imaginaire dans ce texte mais quasiment aucun dialogue, uniquement de l’énumération. Ce qui fait que les personnages ne nous touche pas beaucoup.

L’écriture est magnifique, en revanche. Quelle belle plume. Le récit en lui-même est intéressant, bien sur, surtout quand on est fascinée par les Borgia comme je le suis, mais j’aurais préférée plus de dialogues, afin qu’on s’attache plus aux personnages, et moins d’énumération. Après, c’est un bon livre, mais il est certain que c’est loin d’être mon préférée sur la famille Borgia.

Une petite déception, donc, malgré de bonnes qualités.
Les Frères Karamazov Les Frères Karamazov
Fiodor Dostoïevski   
Ce livre c'est un condensé de la russie où chacun des trois fréres représente une facette de la russie : Aliochia la religiosité, Ivan l'esprit et Dmitri la fougue.

Ce livre est, à mon gout celui qui permet au travers de ces trois personnages de mieux comprendre la fameuse "âme slave"

par cedricT
L'Iliade L'Iliade
Homère   
Certaines version sont écrites en vers d'autres en prose, pour apprécier ce livre à sa juste valeur, il faut bien sur choisir la version qui vous correspond le mieux.
Ensuite, il faut se laisser plonger dans le rythme du poète, car il faut garder à l'esprit qu'il ne s'agit pas pour lui d'entrainer l'histoire à toute vitesse mais de là décrire dans tous ses détails. Et finalement c'est cette lenteur relative qui lui donne sa puissance.

par Nechtan
Les Mots Les Mots
Jean-Paul Sartre   
Je ne suis pas spécialement attirée par ce genre de lecture d'habitude et pourtant ! Je crois que tout tient au style de Sartre. Sa plume est complexe, profonde, subtile, intelligente... Surprenante.
J'ai lu ce livre à l'âge de seize ans, par défi, décidée à engranger un peu de culture littéraire en sortant de mes mondes préférés. Je le dis haut et fort : Sartre, c'est comme les jeux vidéos. Il faut faire une pause au moins une fois par heure de lecture sinon gare à la migraine ! Alors oui, il m'est arrivée de carburer au paracétamol pour poursuivre ma lecture mais je ne le regrette pas.

Pour lire j'avais pris un rythme un peu spécial, consistant à relire une ou deux fois chaque partie et oh surprise ! Chaque fois je comprenais autre chose, ma réflexion s’approfondissait et j'étais stupéfaite de constater qu'une seule phrase recelait mille idées. C'est à ce moment là que le titre "Les Mots" a prit un sens tout particulier pour moi. Sartre ne joue pas seulement avec les mots, il ne se contente pas de les maîtriser. Il les habite, les nourrit, les manipule et les transcende. D'où peut-être cette impression de lourdeur que je comprends qu'on puisse ressentir, qui la rend si dense... mais cela m'a particulièrement touchée.

Je n'ai jamais osé lire quoi que ce soit d'autre de Sartre, craignant de ne pas y retrouver "Les mots" magiques.
Finalement je conseillerai ce livre aux lecteurs aimant relever des défis en prenant le risque de s'autoriser à l'aimer d'avance et n'ayant pas peur de s'investir intellectuellement et émotionnellement.

par Lewan
Globalia Globalia
Jean-Christophe Rufin   
Un joli roman futuriste.
J'ai eu ce livre à lire dans le cadre du bac. Un livre qui change de mes habitudes littéraires mais j'ai tout de même été aspirée par le concept d'une telle société. Une société où tout est contrôlée même les ennemis (si toutefois il y en a). Globalia sera-t-elle notre futur? En effet, nous faisons face à des humains qui ne vivent que pour consommer. A la recherche de liberté, Baïkal, le personnage principal, pourrait bien s'attirer l'attention de personnes puissantes. Et cet ainsi que l'histoire débute, avec un personnage qui en veut plus, toujours plus.
L'auteur a une plume limpide, j'ai vraiment apprécié le style d'écriture, avec des descriptions qui sont bien dosées.
Seul bémol: la fin. Je trouve qu'elle aurait pu être un peu plus travaillée.

Même si vous n'avez pas l'habitude de lire ce genre de livres, je vous conseille tout de même de le lire, après tout, il faut parfois explorer de nouvelles terre;)


par questy
Les cavaliers Les cavaliers
Joseph Kessel   
J'ai lu ce livre il y a bien longtemps, mais il m'a laissé un souvenir indélébile! non pas ds les détails de l'histoire mais dans la violence de ce jeu, de ce pays, à l'époque quasi inconnu! des sentiments tellement fort, un des 1er livre à m'avoir assommée littéralement après sa lecture!

par cathardy7
La Vouivre La Vouivre
Marcel Aymé   

La vouivre, je l’avais découverte à mon adolescence au travers du film qu’en avait tiré Georges Wilson. Me plonger dans le roman de Marcel Aymé aujourd’hui m’a permis peut-être d’en voir, d’une certaine manière, l’envers du décor, et d’ouvrir à une perception plus riche de cette histoire. Cela, d’une part en resituant l’œuvre à sa période de publication, mais aussi en m’informant sur cette légende de Franche Comté fortement ancrée dans les esprits populaires au 19ème. Apparaissant pour la première fois à l’écrit sous la plume de Désirée Monnier en 1818, inspirée de traditions orales, la vouivre y est présentée comme un serpent ailé, qui traverse la nuit comme un trait de feu et porte au front une escarboucle qu’elle dépose sur la rive quand elle va boire ou se baigner ; celui qui pourrait alors s’emparer du joyau serait à jamais riche et heureux. Marcel Aymé en fait une femme, souvent se promenant nue avec un serpent, et détentrice d’un rubis qui, si on essaie de lui voler, attire une nuée de serpents sur le malfrat et engendre sa mort.

A l’époque où Marcel Aymé publie ce roman (1943), c’est l’entre-deux guerres. Quelle influence la période a-t-elle eue sur cet écrit ? Est-ce la réémergence plus affirmées de vieilles légendes dans les contrées rurales qui est aux sources de son choix d’écrire à ce sujet ? Est-ce que la réapparition de la Vouivre a à voir avec l’occupation, ou juste se raccrocher à une histoire commune qui aide à conserver mémoire de sa culture, ses origines ? … Nombre de questions peuvent à mon sens être posées relatives à cette œuvre et à la légende.

La Vouivre nous promène dans le terroir franc-comtois, et au travers d’une galerie de de portraits ruraux savoureux : le curé sceptique et qui essaie de se saisir de cette affaire pour relancer la foi, le maire radical qui fait mine de ne pas y croire, le fossoyeur amoureux d’une pocharde à laquelle il attribue fortune et rang social qu’elle n’a pas au moment où elle le quitte, la «dévorante » mangeuse d’homme qui fait honte à sa famille, le vieux qui a travaillé toute sa vie dans une ferme et doit la quitter, …. L’histoire prend aussi naissance sur fond de rivalités entre familles, persistantes bien que les causes aient été oubliées, sur les velléités de réussite sociale, les amours tues, les hontes familiales, les aspirations déçues ou impossibles, etc, tout cela fait le terreau d’un livre riche dans la rencontre qu’il nous propose avec ce village, ses  habitants et leur histoire. La vouivre, quant à elle, peu présente vraiment en corps au fil du livre, fait effet de catalyseur de passions, et suscite, dans ce village qui semblait replié sur lui-même, des changements. Elle représente l’étranger connu, puisque finalement elle n’est pas d’ici mais est déjà à maintes reprises passée par là, survivant juste dans les légendes locales entre deux apparitions. Absente ou présente, elle fait toujours partie de ce lieu-là. Elle suscite les convoitises par son rubis, mais tenter de lui voler signifie la mort par les serpents. Peu intéressée par les vies humaines et limitées des hommes, elle qui est là pour l’éternité, elle se laisse néanmoins séduire par Arsène qui la regarde elle, comme une femme, plutôt que son rubis.  Dans leurs échanges se confrontent deux mondes et deux visions : celle de celui dont le temps ici-bas est limité, avec sa perception de la mort et de l’importance de la vie, face à celle d’une femme éternelle qui ne considère la vie humaine que comme une seconde dans son éternité, et la conçoit comme négligeable. Leur rencontre néanmoins les fait changer et évoluer, s’interroger autrement sur certaines visions qu’ils ont ou avaient.

Je ne m’engagerai pas ici dans l’analyse symbolique que m’inspire ce livre, relative au féminin, au parallèle avec le mythe biblique d’Adam et Eve, mais aussi sur ce que représenterait peut-être la Vouivre de nos pulsions. Mais ce livre me semble d’une grande richesse pour travailler, tant sur l’émergence de cette légende et son contexte initial, que sur l’évolution progressive de la légende et sa transformation selon les époques, que sur le message que cette légende porte. Un peu comme un conte, elle me semble porteuse de certaines terreurs et affres pulsionnels de l’Homme.

Un livre à mon sens à découvrir et redécouvrir dès lors que l’on ne s’en tient pas au premier degré et à l’histoire telle que proposée qui, loin d’être inintéressante, et même riche de ce qu’elle propose dans cette plongée dans ce village franc-comtois et ses mentalités, n’est rien si l’on occulte la trame de fond sur laquelle elle repose.

par chrysta
La storia Tome II La storia Tome II
Elsa Morante   
Ce deuxième tome est vraiment déprimant, je ne vous le cache pas. Malgré que l'histoire se déroule à la fin de la guerre puis dans l'après-guerre, les plaies de la Seconde Guerre ne se referment pas, l'optimisme n'a pas sa place dans cette Italie ravagée.

par Milca