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Bibliothèque de mathildelnv : Liste de bronze

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À la place du cœur, Saison 2 À la place du cœur, Saison 2
Arnaud Cathrine   
https://aliceneverland.com/2017/05/02/a-la-place-du-coeur-saison-2-arnaud-cathrine/

Quand j’avais entendu parler d’une plus-que-probable saison deux, j’étais assez sceptique. Il faut dire que j’avais été très touchée par le premier tome qui, plutôt que de tomber dans le voyeurisme suite aux évènements tragiques de Charlie Hebdo, apportait une véritable réflexion sur la nouvelle génération qui apprend à « vivre avec » le terrorisme.

Donc, un second tome, alors que le premier était superbe d’humilité et de justesse ? Non, j’avais du mal, surtout que j’avais peur que cela donne trop l’impression que l’auteur « surfait » sur les attentats ayant marqués la France ces dernières années.

Mais, lors du salon du livre de Montreuil, j’en avais beaucoup discuté avec l’auteur et son éditeur, qui avaient réussi à me rassurer sur ce point. Alors, oui, j’avais envie de lire cette suite, et pourtant je la redoutais énormément…

Que dire donc sur cette suite… Si, dans le premier tome, Caumes et ses amis découvrent l’horreur des attentats sur le territoire français, ils essaient, dans cette suite, de se construire et d’apprendre à composer avec cette menace permanente. Comment vivre pleinement sa jeunesse avec Daesh qui menace constamment la France ? Peut-on encore sourire, vivre et être heureux malgré cette épée de Damoclès permanente au-dessus de la tête ? Alors, quand, malgré tout, Caumes commence à oublier, à sortir de son mutisme, et à se dire que tout ira pour le mieux, de nouvelles tragédies surviennent…

Encore une fois, c’est l’écriture d’Arnaud Cathrine qui fait toute la force de ce roman. A travers ses mots justes, forts, poignants, violents et parfois bien assez crus, il donne une fois encore la parole à cette jeunesse, cette génération perdue qui ne sait plus si elle doit se calfeutrer ou continuer à vivre malgré tout. Et c’est tellement réaliste, tellement vrai, tellement fort et tellement marquant que j’en ai eu les larmes aux yeux à de nombreuses reprises.

Car c’est là toute la « beauté » de cette histoire. Cette justesse fantastique avec laquelle Arnaud Cathrine parvient à évoquer ces faits si monstrueux. Mais, une fois encore, il a su trouver le bon équilibre. Il ne tombe pas dans le voyeurisme, il n’est pas là pour rajouter de l’horreur. Cette horreur est déjà bien assez présente dans notre quotidien. Mais il arrive à mettre les mots sur ces faits cruels et à apporter une réflexion bouleversante et intelligente sur ce qu’il s’est produit.

Comment parler de terrorisme avec nos jeunes ? On voudrait les garder dans l’enfance, leur dire que rien ne leur arrivera, ou encore qu’ils ne sont pas assez grands pour comprendre. Et pourtant, ce sont eux qui sont visés, qui sont les premiers touchés par ce terrorisme. Ce sont nos enfants qui se font attaquer, notre jeunesse, alors peut-on réellement les protéger de cette horreur ?

Avec cette seconde saison, Arnaud Cathrine a su se renouveler en nous surprenant par la narration et la construction de son récit. Pour autant, il a gardé toute la force, la justesse et la puissance émotionnelle qui rendait la première saison d’A la place du cœur aussi exceptionnelle. Il m’aura fallu du temps pour trouver LE bon moment pour lire cette suite et je sais qu’il m’en faudra tout autant pour découvrir la troisième saison prévue. Mais cette série d’Arnaud Cathrine est merveilleuse de réalité, poignante de justesse… A faire découvrir à toutes les générations, mais surtout à celles qui sont en train de se construire…

par Kesciana
Nos étoiles contraires Nos étoiles contraires
John Green   
http://wandering-world.skyrock.com/3080070673-The-Fault-In-Our-Stars.html

Il y a des livres qui vous plaisent, qui vous embarquent avec eux dans un univers fascinant et qui vous permettent de vraiment vous évader. Et puis, il y a des livres comme The Fault In Our Stars. Ceux qui vous font rire et pleurer, qui vous bouleversent jusqu'au point à penser à eux au lycée, lorsqu'on est avec des amis, qui nous dévastent et vous consument jusqu'à la dernière page. C'est définitivement le cas de ce magnifique ouvrage. Rien qu'en repensant à sa fabuleuse histoire, j'ai des papillons dans le ventre.
En lisant le résumé, on se doute que l'intrigue va nous toucher. Vous commencez à me connaître, j'ai des tendances un peu étranges, comme celle d'aimer les histoires atrocement tristes. Alors quand Marie m'a conseillé The Fault In Our Stars, j'ai vite compris que j'allais être bouleversé. Et mon sentiment s'est révélé exact. Ce roman m'a ébranlé au plus haut point. On passe du rire aux larmes en un claquement de doigt, on a sans cesse envie de rassure les héros, et on prend une énorme gifle à la fin du livre. Tout ce que j'aime.
Nous rencontrons deux protagonistes extraordinaires : Hazel et Augustus, tous deux atteints d'un cancer. J'ai envie de dire "Évidemment, ils vont se rencontrer. Évidemment, ils vont s'attacher l'un à l'autre. Évidemment, ils vont tomber amoureux. Et évidemment, il va leur arriver la chose la plus horrible du monde.", mais ce serait rendre affreusement justice au livre. Car oui, l'intrigue est exactement ça, mais également tellement plus. Tellement, tellement plus.
Tout d'abord, et peut-être que cela va paraître vraiment étrange, j'ai énormément ri pendant ma lecture. Hazel et Augustus possèdent un sens de l'humour franchement décalé, et une auto-dérision sur eux-mêmes et leurs maladies à toute épreuve. Leurs répliques sont sensationnelles et drôles, et on ne peut, grâce à celles-ci, que s'attacher à eux. Ils ne veulent sous aucun prétexte que leurs cancers ne prennent possession d'eux. Ils ne veulent pas qu'ils leurs dictent leurs vies. Ils veulent se battre. Toujours et encore. Pour vivre. Exister. Ne pas être oubliés.
Les personnages secondaires sont également marquants et hautement touchants. Les parents d'Hazel et Isaac, par exemple, sont aussi bien décris que les deux adolescents. Ils sont profonds, bruts, réels. On sent que l'auteur a vraiment travaillé son chef-d'œuvre. Tout y est parfait. D'ailleurs, John Green est vraiment un romancier exceptionnel. Sa plume est saisissante, haletante, prenante. On se perd dans chaque phrase, chaque tournure, chaque mot, chaque expression. Il parvient à nous faire sourire et à nous écrire des moments coup de poing quelques passages après. On passe par toutes les émotions possibles. Et qu'est-ce que c'est beau. J'en veux encore !
On s'amuse et on a les larmes aux yeux pendant premières deux cents pages, où tout se met en place. On apprend à découvrir pleinement Hazel et Augustus. Leurs failles, leurs faiblesses, leurs points forts, leur détermination à survivre malgré tout. Absolument tout. Et lorsqu'ils tombent amoureux, que la romance peut vraiment s'épanouir, c'est à ce moment précis que l'auteur décide de nous achever. Le coup de grâce est enfin donné.
Les cents dernières pages sont atroces. Aussi bien fascinantes qu'émouvantes. Notre moral connait alors une chute libre. C'est par la répétition de phrases frappantes et littéralement ravageuses que John Green rend son histoire encore plus renversante qu'elle ne l'était déjà. J'ai pleuré. Beaucoup. J'ai eu les yeux gonflés pendant de longues minutes. Cette horrible centaine de pages nous dévore et nous coupe le souffle. Ce n'est pas plus compliqué. Pourtant, je savais que j'allai avoir mal, que j'allai souffrir. Mais la peur n'évite pas le danger. J'ai donc plongé avec Hazel et Augustus dans un ouragan de sentiments annihilants. Ouaw. Juste ouaw.
Concernant la romance en elle-même, elle fait partie d'une des plus belles que j'ai jamais découvert. Nos deux fantastiques héros représentent tout l'un pour l'autre. Ils s'accrochent car ils savent pertinemment que la vie va horriblement les séparer. Alors ils profitent de chaque moment. Chaque seconde qui s'égraine est un pas de plus vers la conclusion de leurs existences. Ils décident d'écrire le dernier chapitre de leurs vies ensemble. Oh god. Comment ne pas succomber à cette histoire, sincèrement ?
En refermant The Fault In Our Stars, j'étais dans un état second. J'ai dû attendre un petit moment avant de pouvoir repenser normalement. J'avais le coeur qui battait à cent à l'heure, les idées confuses, l'esprit embué. Ce livre nous offre une très, très belle leçon de vie. On réalise qu'il y a des cas pires que les nôtres. Que la vie vaut la peine d'être vécue, malgré ses hauts et ses bas. Qu'il faut profiter de tout, à tout moment. Car d'un instant à l'autre, tout peut violemment basculer. Hazel et Augustus sont deux personnages qui resterons très certainement gravés dans ma mémoire pendant très longtemps, tout comme leur passionnante et frappante histoire. Merci à John Green pour avoir écrit un tel livre. Merci, merci, merci. Et, évidemment, merci à Marie pour me l'avoir conseillé. Je serais passé à côté d'un vrai trésor.

par Jordan
The Hate U Give - La haine qu'on donne The Hate U Give - La haine qu'on donne
Angie Thomas   
Ce roman va bien au-delà de la catégorie diamant. Il mérite une place spéciale, une place classée: "je te fais réfléchir, je te fais pleurer, je te donne envie de tout casser, je te donne envie de te battre".
The Hate U Give, ce n'est même pas de l'or en barre. C'est bien plus pur, bien plus poignant. C'est un concentré d'émotions.
Le Monde de Charlie Le Monde de Charlie
Stephen Chbosky   
Ce livre est la perfection sur papier. Tout simplement. Je viens de le finir et j'en suis nostalgique. Que de personnages attachants sont présents et je me sens comme si je les connaissais. On se sent dans la peau du personnage principal, qui est intriguant tout le long du roman. Toutes les aventures qui lui arrivent pourraient autant arriver à moi qu'à toi, et c'est ce qui rend le tout parfait.

Je l'ai lu en anglais (je suis bilingue), et je crois que toute personne ayant un niveau d'anglais correct, devrait le lire dans sa langue originale. En voyant le résumé français, je sais tout de suite que la version anglaise est mieux écrite.

C'est un roman qu'on ne peut pas ne pas lire. Et il y a une adaptation cinématographique très bientôt (nouveauté ; le film est excellent!) et j'espère qu'il fera honneur au livre et qu'il donnera envie à plusieurs de s'embarquer dans l'aventure d'une vie (ou plutôt, d'une soirée, dans mon cas!!!).

par nin-nin-
Max Max
Sarah Cohen-Scali   
Wahouh! Un livre tout simplement incroyable que j'ai dévoré! L'univers est assez dur et nous plonge au coeur de l'Allemagne où des bébés comme Konrad (ou Max) naissent dans le plus grand secret. On suit alors l'évolution de cet enfant (et de l'Allemagne) à travers son regard qui est conditionné depuis sa naissance. La rencontre entre Max et Lukas et l'attachement qu'ils auront l'un pour l'autre bouleversera les pensées du jeune "Aryen". La fin m'a toute chamboulé et j'ai été jusqu'à verser une petite larme (rare sont les livres qui me font pleurer).Et la détermination de chacun des personnages (Max, Lukas, la mère de Max...) m'a beaucoup plut. La lecture de cette histoire rude est facilitée par une écriture agréable. Ce livre nous révèle une Allemagne dure et les méthodes employés pour l'embrigadement des jeunes et leur devenir. Mais aussi les moyens utilisaient pour parvenir à obtenir une futur population d'"aryen" (rapt d'enfants polonais, sélection...)
Bref je conseille vivement ce livre.

par Cappy_da
Wonder Wonder
R.J. Palacio   
http://wandering-world.skyrock.com/3127404127-Wonder.html

Ouaw. Ouaw. Ouaw ouaw ouaw. On a tous déjà lu un roman qui nous a bouleversé et ému au possible. Qui nous a renversé et nous a coupé le souffle. Qui a changé notre perception du monde. Et qui nous a ouvert les yeux. Wonder fait partie de ces ouvrages. Je ressors de ma lecture totalement déboussolé et plein d'étoiles dans les yeux. Ce livre, c'est une pépite. Un cocktail d'émotions intenses et puissantes, qui restera certainement longuement gravé dans ma mémoire. Ouaw. J'en arrive même au point où je regrette réellement d'avoir déjà refermer le livre, parce que je prends peu à peu conscience que j'ai quitté August et sa famille. Wonder est une vraie baffe. Et, étrangement, c'est une baffe qui fait du bien.
En fait, plus j'avance dans mon avis, et plus je réalise à quel point je me suis attaché à Auggie. Purée, ça faisait vraiment très longtemps que je n'avais pas noué un lien aussi fort avec un personnage fait d'encre et de papier. Et, je dois bien le reconnaître, ça m'avait manqué. August est... indescriptible. Né avec plusieurs malformations faciales et ayant subi vingt-sept opérations, c'est un jeune garçon très différent des enfants "normaux". Dès le départ, j'ai su que l'histoire allait me plaire. Rares sont les romans qui abordent des thèmes aussi sensibles que les handicapes et le regard des autres. Et, avec August, nous en voyons vraiment de toutes les couleurs. J'ai ri. Beaucoup, d'ailleurs. Il y a de nombreuses blagues qui vous attendent dans ce récit, ainsi qu'une pointe d'auto-dérision et d'ironie qui m'a beaucoup plu. Les échanges entre August et son père sont à pleurer de rire, et ils m'ont procuré énormément de plaisir. J'ai eu les larmes aux yeux. Souvent. Très souvent, même. Voyez-vous, Wonder nous fait vivre l'ascenseur émotionnel. On passe du rire aux larmes en quelques chapitres. On s'attache tellement à tous les protagonistes qu'il est juste impossible de ne pas vibrer, pleurer, rire, détester telle ou telle personne, être heureux ou totalement démunis avec eux. L'auteure a su offrir une telle humanité à tous les personnages que j'en suis encore scotché. Mais August est définitivement le protagoniste le plus touchant et le plus passionnant du roman. Haaaa, qu'est-ce que je l'aime ce "Auggie Doggie".
Le truc, voyez-vous, c'est que l'on comprend véritablement toutes ( mais vraiment TOUTES ) les personnes qui peuplent le récit. La famille d'August, leurs réactions, celles de ses amis et celles de ses ennemis. R.J. Palacio a réussi à tenir ce pari complètement dingue de décrire toute une palette d'émotions ultra sensibles à faire partager. En effet, le handicape bouleversant d'August ne laisse personne insensible. Dégoût, peur, pitié, amitié, nous voyageons au cœur de sentiments profonds et authentiques. Pendant toute ma lecture, je n'ai pas cessé de me demander comment je réagirais si je rencontrais August. Du coup, j'ai bien compris que toutes les émotions se valaient, et qu'on ne pouvait que comprendre les ressentis de tous les héros. L'auteure a su retranscrire à merveille l'horreur que vivent les personnes comme Auggie jour après jour, et je dois bien avouer que ma perception à ce sujet a énormément été modifiée. Surtout que nous ne découvrons réellement August qu'à la 120ème page, au moment où sa sœur, Via, nous le décrit. Avant, on s'imagine un peu comment il pourrait être, mais rien ne nous prépare à ce que l'on découvre. Sincèrement, je ressens encore un énorme pincement au cœur pour ce garçon tellement attendrissant et si adorable.
En parlant de sa sœur, d'ailleurs, je l'ai également adoré. Olivia est aussi extraordinaire que son petit-frère. Vivre avec une personne handicapée n'est pas facile, et on le comprend encore mieux grâce à ce merveilleux récit. Via éprouve de nombreuses choses, et, même si on sait pertinemment qu'elle aime August par-dessus tout, on la comprend sans aucune peine lorsqu'elle veut cacher son identité et sa maladie à son lycée, ou qu'elle déteste ses parents pour ne pas lui prêter assez d'attention. On comprend. On comprend, vraiment. Il y a une telle empathie qui se met en place avec tous les personnages que je suis certain qu'ils vont mettre énormément de temps à quitter mon esprit. On comprend également les parents d'August, leurs peines, leurs peurs, leurs envies. C'est renversant. Ouaw. Ouaw, ouaw, ouaw.
Wonder nous livre également de belles leçons de vie, et est une véritable ode à l'amour et à l'espoir. Même si Auggie va devoir faire face à de nombreux détracteurs et à des critiques acérées, sa famille et ses amis sont toujours là. L'amour est un thème récurrent dans ce livre. L'amour le plus pur du monde. L'amour le plus brillant et lumineux qui puisse exister. J'ai été époustouflé par les relations qu'entretiennent tous les membres de la famille de Auggie, ainsi que les liens qu'a tissé celui-ci avec ses camarades de classe. Il n'y a rien de plus fort que l'amour. Nous le comprenons grâce à August. On saisit également qu'il faut profiter de chaque instant, et que la vie vaut réellement la peine d'être vécue. Et qu'il faut, bien sûr, changer son point de vue et ses convictions sur les personnages malades ou handicapées. Sincèrement, Wonder m'a transformé. M'a changé. A modifier mes préjugés et mes idées pré-conçues. Et si, habituellement, je déteste le changement, il est, cette fois-ci, extrêmement bienvenu. Merci madame Palacio pour ce tremblement de terre sentimental.
Concernant l'écriture de l'auteure, elle colle merveilleusement bien au récit. A la fois enfantine mais pas trop, complètement maîtrisée et ultra poignante, aucun mot ne vous laissera indifférent(e). Chaque phrase est choisie à la perfection et colle magnifiquement bien aux thèmes abordés dans le roman. Il y a de nombreuses expressions "coup de poing" parsemées dans l'intrigue qui nous poussent à avancer encore et encore dans celle-ci, parce qu'on devient littéralement accros à toutes les palpitations que nous fait ressentir Wonder. De plus, les chapitres sont très très courts, et nous avons le droit à de nombreux points de vue qui rythment l'histoire avec brio. On ne s'ennuie jamais, et on ne veut absolument pas quitter August avant d'avoir lu le dernier mot de son aventure. La preuve, j'ai achevé Wonder en une journée.
En résumé, Wonder est une lecture indispensable, puissante et intense, à ne louper sous aucun prétexte. Nous rencontrons un héros terriblement attachant, qui me manque déjà atrocement. Son histoire est frappante et déchirante, et elle s'abat sur nous tel un tsunami gorgé d'espoir, de lumière et de douceur. Nos perspectives sont brisées et démolies, et on referme Wonder avec le sentiment d'avoir été dévasté. Et c'est magnifique. August est véritablement un être humain en or, qui nous permet de revoir nos positions sur les handicapés et les malades, ainsi que sur ce que NOUS leur faisons en les jugeant, en les critiquant ou en les évitant. Une déclaration d'amour dévastatrice à l'espoir et à l'amitié, aux luttes que certains et certaines mènent tous les jours pour survivre et exister, et un roman saisissant et brillant, qui devraient se retrouver entres les mains d'absolument tout le monde.

par Jordan
Fablehaven, Tome 1 : Le Sanctuaire secret Fablehaven, Tome 1 : Le Sanctuaire secret
Brandon Mull   
Vraiment la série "Fablehaven" est magnifique,
d'une originalité comme jamais (les dragons, les fées, les démons... Il n'y a pas deux créatures semblables. Brandon Mull à une créativité débordante.
Mon personnage préféré est Seth, [spoiler]Son coté obscure par rapport à la féerie de Kendra donne vraiment une équipe de choc, il découvrira des capacités exceptionnelle tout comme Kendra avec som pouvoir féerique. [/spoiler] POur tout dire c'est une des meilleurs série que j'ai lu jusqu'a present.

par yann54110
« Art » « Art »
Yasmina Reza   
Serge, grand amateur d'Art, vient de faire l'acquisition d'une toile absolument blanche, un "Antrios". Il a pour cela dépensé une véritable fortune. Serge a 2 meilleurs amis, Marc que cet achat révolte et Yvan qui ne se "mouille" pas trop.
Tout tourne donc autour de cet achat et la situation, vous l'aurez compris, va "dégénérer", s'envenimer.

C'est une lecture succulente, les dialogues sont fins, l'humour fameux, la peinture de ces différents caractères pertinente, une vraie réussite.
On rit beaucoup, on se régale, voilà un texte qui invite à l'analyse et la réflexion.

Alors que d'ordinaire ma préférence va à la lecture, je garde un merveilleux souvenir de la pièce de Théâtre, que j'ai pu apprécier en DVD : l'occasion de retrouver et d'admirer l'immense talent des trois "pointures" que sont Luchini, Vaneck et Arditi...
Pour tous les amoureux de Théâtre : à lire ou à visionner absolument, bref à savourer.

par SuperNova
En finir avec Eddy Bellegueule En finir avec Eddy Bellegueule
Edouard Louis   
Un roman qui nous saisit pour nous balancer un peu plus loin, sonné.

L’absence de cohérence temporelle constitue autant de débris de vie ramassés comme une tentative pour les recoller entre eux.
Des accents de sincérité incroyables, assez rare dans un roman. L’auteur ne nous épargne rien : la misère, la découverte de la sexualité, les odeurs, ses émotions… Emotions qui semblent parfois incongrues. C’est d’ailleurs ce qui fait l’étrangeté du roman : la difficulté à comprendre les personnages. Edouard Louis tente au mieux de reconstituer ses ressentis de l’époque du collège, mais les autres ? On n’est pas dans leur tête et on a du mal à ressentir pour eux autre chose que de la pitié, voire même du dégoût.

C’est un roman « sale », qui ne fait pas dans le politiquement correct, qui relate la vérité sans fioriture. La vie dans ce village du Nord, qui semble tellement surréaliste aux personnes n’ayant qu’une vague idée qu’un tel univers existe encore, de nos jours, en France.
On pourrait dire que c’est un « roman social », avec d’une part une réflexion sur l’homosexualité et d’autre part une description d’une routine dans un village pauvre (où seules trois familles envoient leurs enfants passer un baccalauréat général : celle du maire, celle de la gérante de l’épicerie et celle du principal du collège).

J’ai été surprise d’apprendre que Eddy Bellegueule était bel et bien son nom de naissance, qu’il a obtenu le droit de changer en 2013. Au vu du titre, j’étais persuadé qu’au contraire, « Eddy Bellegueule » était un surnom, comme le diminutif d’Edouard et un patronyme conçu pour se moquer de lui. Ce roman et le changement de nom illustrent parfaitement la volonté de l’auteur d’ « En finir avec Eddy Bellegueule », quitter le monde qui ne voulait pas de lui, exprimer sa vraie personnalité, mettre en valeur son identité.
C'est aussi un roman-espoir : peu importe le destin qui semble nous attendre, la fuite est toujours une solution (fuir, c’est aller autre part, non ?).

Depuis le temps que j’avais envie de le lire, j’ai été décontenancée par le contenu, mais ce fut une bonne découverte !
Corps et biens de Robert Desnos Corps et biens de Robert Desnos
Marie-Paule Berranger   
Des textes dans lesquels il faut accepter de se perdre.De se laisser flotter, sans rien maitriser.
Et puis, je suis passé pas loin de Theresienstadt, après avoir ressenti l'obermaléfique fantôme de Heydrich dans l'église Cyrille et Méthode, et la poésie de Desnos s'est cristallisée comme une évidence

par Nikita63