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Bibliothèque de MaudeElyther : Ma PAL(pile à lire)

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Les Ombres d'Esver Les Ombres d'Esver
Katia Lanero Zamora   
Les ombres d’Esver est un roman aux multiples facettes qui nous plonge dans une sorte de huis-clos fantastique teinté d’une ambiance sombre et onirique.

La plume de Katia Lanero Zamora est envoûtante. Elle décrit avec perfection le monde extrêmement mystérieux d’Esver en distillant tout au long de l’intrigue des indices qui nous permettent de démêler le rêve de la réalité. Le domaine d’Esver dans lequel Amaryllis et sa mère sont « emprisonnées », de manière à la fois très réaliste et très métaphorique, est très sombre, poussiéreux, quasiment à l’abandon. Les deux femmes ne vivent que de leur passion pour la botanique et leurs journées sont entièrement cadrées et minutées. L’univers, au premier abord, est très froid et dégage une ambiance un peu glauque. Mais lorsque la nuit tombe, Amaryllis découvre une nouvelle facette d’Esver pleine de créatures fantastiques, d’aventures et de combats et nous entraîne dans une quête initiatique qui la mettra face à son passé.

Le récit démarre de manière très étrange. La relation entre Amaryllis et sa mère nous met un peu mal à l’aise, on sent qu’un lourd passé se cache entre les murs du domaine… J’ai d’abord été déstabilisée par la tournure des évènements et par le côté fantastique de ce conte gothique qui est vraiment surprenant. Finalement, la dimension psychologique qui apporte une très grande profondeur au récit m’a complètement convaincue. Le passé et le présent, les rêves et la réalité, toutes les dimensions s’entremêlent dans un balai à la fois glaçant et féerique et on ne sait finalement plus à quoi se fier.

J’ai adoré le côté très métaphorique de ce roman qui le rend vraiment très surprenant et très touchant. Rien n’est laissé au hasard, chaque action a une résonance avec l’histoire personnelle des personnages et le tout est écrit de manière très intelligente. Même si certaines révélations sont assez prévisibles, les révélations sur le grand secret que cache Esver ne peut laisser indifférent.

J’avais peur qu’en moins de 300 pages, le roman manque un peu de développement, mais je me suis entièrement trompée. Le personnage d’Amaryllis est extrêmement bien construit et très attachante. C’est un personnage complexe et d’une grande justesse qui est sans cesse tiraillée entre ses désirs et la vie qu’on lui dicte d’avoir. Sa mère quant à elle, bien qu’elle puisse sembler antipathique au premier abord, se révèle tout au long de la lecture et cache bien des mystères ! Il y a peu de personnages dans ce roman et les personnages secondaires sont assez peu développés, mais ce n’est absolument pas gênant, car c’est surtout la symbolique qu’ils représentent qui est importante…

Ce roman a donc été une magnifique découverte, malheureusement j’ai été un peu moins emballée par la fin. J’ai eu l’impression que l’auteure, qui avait pourtant jusqu’ici tissé un récit parfaitement maîtrisé n’était pas allée jusqu’au bout de ses idées et il m’a manqué un petit quelque chose !

par Sometimes
Répliques Répliques
Marie-Christine Collard   
"Cachée au sein de la foule, anonyme, invisible, Nina faisait comme les autres, remuait les hanches et hurlait son nom. Une petite flamme sèche la dévorait, l’embrasait toute entière. Ses joues étaient brûlantes. Son regard, de glace. Elle attendait, consumée d’impatience, qu’il fût vingt-et-une heures ..."

1995... 2011... En retrouvant son poste au Lycée français de Tokyo, Vincent croit tout avoir appris des séismes et de leurs répliques. Mais la lame de fond qui va changer le destin de ce professeur de lettres s'appelle Nina, une élève surdouée qui va pulvériser sa vie avec la violence d'une explosion nucléaire.

par ShinBi
La Glace et le sel La Glace et le sel
José Luis Zárate   
La glace et le sel est un court roman mais très intense !

Des personnages psychologiquement torturés, un navire ou le bois grince, une sensation de brouillard permanent, l'auteur nous livre le voyage en mer de Dracula jusqu'en Angleterre, mais surtout le voyage de l'équipage qui lui ne comprend pas ce qui lui arrive.

Le récit se décompose en deux parties, premièrement la suggestion, le flou, l'envie, le desir sexuel, la virilité du marin à la limite du cliché mais il y a beaucoup de noirceur dans le récit qui finalement nous embarque assez vite vers la seconde partie du récit qui s'avère explosive de sensations fortes.

Hallucinations, disparitions, scènes crues, compréhension en demi-mesure des événements du point de vue des marins et de leur capitaine, cette sensation de brouillard glaçant qui nous enveloppe dans une sorte de malaise permanent jusqu'au final digne d'une ballade en chambre froide qui a elle seule vaut le récit.

Ne vous attendez pas à tout comprendre, l'auteur nous ballade dans une beauté malsaine et brouille délibérément les carte en donnant des informations au compte goutte au début puis par suggestions et métaphores, mais l'écriture est tout de même très maîtrisé et ressemblerait presque à une écriture classique.
(Attention ce récit est à réserver à un public averti de part ses scènes de sexe explicites.)

Voir la chronique sur mon blog :
https://unbouquinsinonrien.blogspot.fr/2017/05/la-glace-et-le-sel-jose-luis-zarate.html

par Maks
Aliss Aliss
Patrick Senécal   
Un conte, des fous-psychopathes, un quartier inconnu, de la drogue, du sexe, de la torture, une question inconnue...

J'ai rarement lu un ouvrage aussi dingue (parce qu'il n'existe pas d'autre mot pour le décrire). Si Lewis Caroll était parti loin dans le roman original, ce n'est rien par rapport à ce qu'a réussi à faire Senécal.
Qu'est-ce qu'un monde sans morale ?

J'ai rarement vu des personnages dont la psychologie est aussi bien travaillée. Car si tout le monde est fou, il ne s'agit pas du tout d'une folie désorganisée. Tout ce que font les personnages ont un sens mais encore, faut-il le saisir !

En réalité, il est très difficile d'analyser ce roman initiatique, tant il est complexe et parfois dérangeant. Lu en moins de 24h, je n'ai pas pu le lâcher. Je me suis laissée complètement embarquer. À tel point qu'en arrivant vers la fin lorsqu'un ami m'a demandé « combien faut-il de bébé(s) pour peindre un mur ? » (pensant me faire une blague), il ne m'est même pas venu à l'esprit que le(s) bébé(s) pouvai(en)t repeindre ce mur autrement qu'avec leur sang !

Je n'ai pas regretté du tout d'avoir lu auparavant « 5150 rue des Ormes » car il m'a permis de pouvoir donner plus de profondeur au personnage de la Reine Rouge qui n'est autre que la Michelle de l'autre ouvrage.

Le seul bémol pour moi dans ce roman est l'écriture... Ce n'est pas mal écrit pourtant, mais simplement québécois. C'est souvent très amusant mais comme j'aime les phrases bien construites, je n'ai pu m'empêcher de tiquer. On finit par faire moins attention mais cela reste quelque peu dérangeant. Après, en même temps... le langage québécois n'est-il pas le plus adapté pour la narration d'un livre qui décrit un monde qui semble au premier abord ne pas avoir de règles ?

En conclusion, c'est dérangeant, c'est fortement déconseillé aux âmes sensibles mais il s'agit d'un livre absolument incroyable comme j'en ai peu vu et qui en plus a le mérite de faire réfléchir. Vous l'aurez compris, je vous le recommande très fortement !

Note en plus : il est également très intéressant de voir le parallèle entre le personnage de Charles qui représente le Lapin Blanc et celui de l'auteur d'Alice au pays des merveilles. En effet, le vrai nom de ce dernier est Charles Lutwidge Dodgson (Je remarque d'ailleurs à l'instant que le nom de famille coincide avec deux des rues du roman Aliss). [spoiler] Les agissements de Charles et son penchant pour les petites filles ne sont pas sans rappeler ceux de Carroll.[/spoiler]

par dadotiste
Le Loup peint Le Loup peint
Jacques Saussey   
Un début plutôt mitigé. Je me disais, vraiment ce véto il n’a pas de chance ce soir. Tout s’enchaîne en très peu de pages sur une seule soirée. Et puis les meurtres, hallucinants. Et là, plus question de lâcher le livre, oui le véto est le bouc émissaire, mais comme en filagramme on suit tous les protagonistes, limite le vétérinaire n’était plus le personnage le plus intéressant.

L’auteur a réussi le tour de force de nous plonger tour à tour dans un déroulé vu par les différents acteurs de cette histoire machiavélique : le vétérinaire, Sophie, Milan et le brigadier, Dardennes, mais aussi le petit chiot Joey et sa cavale en annexe. Aucun d’entre eux ne sont des anges, pas de naïveté superflue. Le tueur monte crescendo dans sa cruauté, parfois gratuitement, parfois pour justifier de son plan.

Et pour une première fois dans un thriller, aucun d’entre eux ne m’a paru sympathiques, tous ont des choses à se reprocher vis-à-vis de la morale. Ce qui a déclenché en moi l’appréciation de lire quand le chapitre était destiné à tel ou tel point de vue.
Les pourquois du comment nous sont livrés à juste dose. J’ai été scotchée.

J’y mets néanmoins 2 bémols :

le tueur a subi un traumatisme dans son adolescence, et ‘comme un fait exprès’, il retrouve un de ses 3 bourreaux dans un des personnages clé de cette histoire et va donc vouloir se venger. Je ne suis pas sûre que cela ai apporté un plus.
le côté beaucoup trop caricatural du Brigadier qui ne semble pas allumé à tous les étages et dont le trait a été forcé dans la version simplet. Cela m’a gênée surtout vers la fin.

Voilà un thriller que je recommande. Une plume dont je vais aller voir de plus près les autres écrits.
Bravo.
http://saginlibrio.over-blog.com/2016/05/le-loup-peint-de-jacques-saussey.html

par sagweste
Les Seigneurs de Bohen Les Seigneurs de Bohen
Estelle Faye   
Les seigneurs de Bohen est vraiment un livre ambitieux. Avec ses 600 pages et quelques et le résumé dense qui nous ai proposé, on sait avant même de commencer qu'Estelle Faye va nous raconter une grande histoire. Et cette histoire, l'auteure aurait pu continuer de ma la conter sur des milliers de pages, je pense que je ne m'en serais jamais lassée !

Bohen cache beaucoup de secrets. Bâtie sur les restes d'une ancienne et obscure civilisation d'êtres-dragons, les Wurms, Bohen est un Empire dont les dirigeants, maudits, peinent à régner. La chute de cet Empire va nous être conté. Pour se faire, l'auteure nous propose de suivre des personnages différents qui vont finir par se retrouver dans leur vision du futur et leur envie de changement.

Dès les premiers chapitres, j'ai été impressionnée par la maîtrise et la justesse de l'auteure. Le lecteur doit en effet assimiler beaucoup de choses en peu de temps. Le récit alterne le parcours de plusieurs personnages différents. Bohen est un Empire très vaste, les croyances sont diverses et les cultures variées. Il y a de la magie, des êtres surnaturels et différents éléments imaginaires que l'on ne connait pas. Pourtant, pas une fois je n'ai été perdue, l'auteure nous rappelant toujours ce qu'il faut où il faut, les interludes aidant beaucoup.

En fait, j'ai été complètement happée par cet univers, par sa richesse et son originalité. Lorsqu'on lit beaucoup de fantasy, les mondes proposés finissent parfois par se ressembler. Mais celui d'Estelle Faye n'est pas comme les autres. Les créatures que l'on croise nous sont plus ou moins connues : vouivres, goules ou encore métamorphes, mais elle réussit à s'approprier et à complètement renouveler ces figures de la fantasy. Chaque région de Bohen est très différente, que ce soit au niveau des croyances, de la mode ou encore de l'architecture. Elle mélange les genres, les inspirations, glissant par exemple la poudre et les armes à feu ou encore l'imprimerie qui vont faire basculer son univers dans une nouvelle époque. Et il y a toujours ces questions et ce mystère autour de l'étrange civilisation des Wurms dont on veut connaître les secrets !

Mais ce sont avant tout les différents personnages que l'on va croiser qui portent le livre. Ils ont tous leur importance, et ce sont parfois leurs faiblesses et leurs erreurs qui vont finir par faire changer le cours de l'histoire. Ils ne sont pas parfaits, ce ne sont pas des héros, ce sont des personnages vraiment humains, animés par leurs sentiments et leurs différences. Ils ont en effet tous une particularité un peu étrange : Sainte-Etoile a un monstre dans sa tête, Maëve est une magicienne dont le pouvoir n'est au premier abord pas très utile, pour ne citer qu'eux. Ils sont presque tous animés par l'amour, l'amour dans toute sa différence, sans être niais, mais juste et beau. Des relations qui m'ont profondément touchées, surtout à la fin lorsque nous, lecteurs, sommes au courant du destin d'un personnage alors que son âme sœur a toujours l'espoir de le revoir. Toute petite déception pour le monstre de Sainte-Etoile, j'en attendais beaucoup plus de lui, une raison peut-être.

Dans tous les cas, on a terriblement envie de continuer à suivre tous ces personnages. La fin de l'Empire est peut-être la fin du livre, mais, comme dit plus haut, j'aurais pu continuer ma lecture indéfiniment. Estelle Faye arrive vraiment à nous toucher et à nous transporter. J'aurais aimé continuer à voguer avec Maëve, en découvrir plus sur les Wurms, assister à la renaissance de la magie apportée par Janosh et Wens... Je n'en ai pas fini avec Bohen et j'espère qu'Estelle Faye non plus car je n'attends qu'une chose, c'est de pouvoir replonger dans cet univers et en découvrir toujours plus !

http://bookshowl.blogspot.fr/2017/03/le-mois-destelle-faye-les-seigneurs-de.html
Les Larmes Rouges Edition Collector Tome 2 : Déliquescence Les Larmes Rouges Edition Collector Tome 2 : Déliquescence
Georgia Caldera   
Ce livre est un pur bijou tout comme le 1er tome.. l'ajout d'illustrations est vraiment une magnifique idée !!

par Manou60
La Belle Rouge La Belle Rouge
Poppy Z. Brite   
J'ai trouvé ce livre bien mieux construit que le précédent (Alcool), plus dense aussi et on y retrouve une ambiance assez similaire. Ce roman est très drôle et c'est une véritable explosion de plats. Notre tandem de choc déménage sérieusement tant en cuisine qu'en ménage d'ailleurs. Un livre à déguster...

par Nadia974
Kayla Marchal, tome 1 : L'exil Kayla Marchal, tome 1 : L'exil
Estelle Vagner   
C’est lorsque les Éditions du Chat Noir ont dévoilé la magnifique couverture, signée Alexandra V Bach, et le résumé du livre que j’ai complètement craqué pour celui-ci ! Et la mention à Cassandra O’Donnell (dont j’adore les romans) aura fait pencher d’autant plus la balance pour que je précommande le livre dès que possible.

Après lecture, je peux confirmer sans hésitation mon gros coup de cœur pour ce roman. Aussi bien pour la couverture que pour cette histoire absolument géniale. Pour tout vous dire, je n’ai pas mis longtemps à le lire tant il m’était impossible de quitter Kayla et les autres morphes. Je prendrai d’ailleurs plaisir à le relire au même dire que certaines autres de mes sagas chouchou qui trônent dans ma bibliothèque !

Trêve de blabla, parlons un peu de l’histoire ! Nous suivons l’histoire de Kayla, jeune morphe de 18 ans étant dans l’incapacité de se transformer en louve. Rejetée et persécutée par sa Meute, elle se fait exiler par son Alpha, son grand-père, qui lui fait comprendre qu’elle n’est pas assez pure pour rester avec eux. C’est lorsqu’elle s’arrête dans une ville voisine, pour prendre un verre, qu’elle tombe sur Ian, le fils Alpha de la meute locale. Il lui rappelle qu’elle doit se présenter auprès de son père si elle souhaite rester dans cette ville. Dès lors, elle essaye de se faire une place parmi eux afin d’en apprendre un peu plus sur sa mère qui est morte lorsqu’elle était encore très jeune. C’est à travers quelques rencontres qu’elle commence à apprendre la vérité sur elle, sur son passé et surtout qu’elle apprend à ses dépend que les apparences sont souvent trompeuses…

L’histoire et les légendes qui racontent l’apparition des premiers Morphes et Polymorphes sont assez originales pour sortir du lot et en faire un roman à part. L’auteure capte notre attention et l’on plonge dans un récit palpitant où les complots et les mystères s’accumulent au fil des pages.

Je dois dire que pour certaines révélations, je ne m’y attendais vraiment pas ! L’auteure réussit à distiller les informations aux comptes gouttes tout en cachant formidablement bien le jeu de ses personnages. Même si je me doutais de quelque chose pour au moins l’un d’entre eux !

D’ailleurs, un autre personnage m’a laissé perplexe durant tout le roman : Jeremiah. Encore maintenant, après avoir refermé le livre, je ne sais vraiment pas quoi penser de cet homme à femme et j’ai dû mal à saisir son rôle dans cette histoire. On sait peu de chose sur lui, malgré quelques détails par-ci par-là et la révélation de la fin m’a enfoncé encore plus dans ma perplexité. Je ne doute pas qu’on en saura plus le prochain tome mais c’est assez frustrant de rester dans le flou !

En bref, c’est un très bon coup de cœur pour ce premier tome plein d’originalité et de rebondissements où l’on ne s’ennuie pas une seule seconde. On tourne les pages cherchant à déceler le vrai du faux en se rendant compte qu’on fait totalement fausse route. Et si vous n’êtes pas convaincue par l’histoire, à n’en pas douter, vous serez charmer par les mâles qui entourent notre jeune morphe et qui feront danser vos hormones.

http://bookandcie.weebly.com/9753-chroniques/kayla-marchal-tome-1

par Cassije
Ysambre, tome 2 : La Femme Graine Ysambre, tome 2 : La Femme Graine
Mickaël Ivorra   
Encore mieux que le premier tome , Sallilah m'a un peu déçue je dois bien avouer, j'aurais aimé voir plus Alcyde