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Bibliothèque de MaudeElyther : J'ai lu aussi

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Plastic Jesus Plastic Jesus
Poppy Z. Brite   
Pas le Poppy Z.Brite qui m'a le plus marqué jusque là. Pas celui qui me restera en mémoire pendant des années.
Une lecture sympa malgré tout, léger tout en ayant un vrai fond, celui de l’acceptation de l'homosexualité.
Self made man Self made man
Poppy Z. Brite   
Recueil absolument parfait (comme tous ses recueils français d'ailleurs) de Poppy dans lesquelles tout son talent ressort.

C'est en quelque sorte la quintessence de sa période de l'horreur, les prémices de son évolution vers quelques choses de plus personnelles se font sentir, laissant présager la suite.

Lecture obligatoire.

par Givres
Contes de la fée verte Contes de la fée verte
Poppy Z. Brite   
Un chef d'oeuvre digne de Brite. Sa plume est juste extraordinaire. Cette femme arrive a nous inclure dans son univers par une multitude de détails sans pour autant rendre le contenu lourd et difficile a suivre.
Je viens de le finir et j'en ai encore les entrailles retournées.
Noir, sale, glauque, mais profond, une multitude de sentiments a ressentir...
Ce livre ne peut laisser personne indifférent.

par Hebii
La Trilogie des elfes - L'intégrale La Trilogie des elfes - L'intégrale
Jean-Louis Fetjaine   
Une lecture exaltante, qui prend aux tripes, qui vous fait perdre vos repères et vos certitudes le temps d'un battement de cils, quand les mots semblent vous raconter non pas une fiction, mais une histoire oubliée des hommes.

Fetjaine nous livre ici un récit qui parle d'un passé possible, incluant des êtres de légendes et se passant au temps du roi Arthur. Il est si versé sur le sujet que tout paraît plausible, tout se tient et on en vient à rêver que cela soit le cas.

Une lecture inoubliable!



par elodryn
Dernière Semaine d'un Reptile Dernière Semaine d'un Reptile
Franck Ferric   
"Julius est un type plutôt placide. On le dit froid comme un reptile. Aussi apathique qu'un orvet."...et aux yeux des autres il passe pour un looser. En réalité, Julius est un jeune homme au regard déjà vieux qui, occupant un petit boulot pour "avoir de quoi remplir son ventre, payer son loyer, ses livres et son whisky"... refuse le schéma et la mode de vie communément admis (par ces autres, justement !) de l'épouse-père de famille-prêts bancaires-consommation galopante. Julius trouve le monde sociétal bien morne, gris et désespérant. Dès lors, le soir venu, après l'éclusion de quelques bières, il s'évade dans l'écriture de nouvelles...

...qui se trouvent entrelacées avec l'histoire de Julius dans ce petit recueil a résonance mélancolique. Un spleen faisant écho aux références musicales "rock-bluesy" dont l'auteur a parsemé ses récits, comme autant de petits îlots d'escapade.

Sur les huit nouvelles, sept sont déjà parues dans d'autres recueils et/ou différents magazines de l'Imaginaire, entre 2007 et 2011. Elles appartiennent au genre dite de "littérature générale" ou encore au fantastique, western, Fantasy, horreur... C'est l'histoire SF et aussi la plus longue : "Révolutions" que j'ai le plus goûté. Dans ce récit, F. Ferric mêle avec brio des éléments mythologiques à un voyage interstellaire. On retrouve ces ingrédients de la mythologie grecque dans la dernière nouvelle qui résume également la vie et le devenir de Julius... la boucle étant ainsi bouclé.

L'auteur se dit influencé (e.a.) par Lovecraft (attesté par la nouvelle "Le Pas du Golem" où l'horreur nait des immondices laissés derrière lui par l'homme) et Bukowski... c'est d'ailleurs à cause d'un livre de ce dernier que la vision du monde de Julius se voit confirmé.

Mais ce que j'apprécie surtout chez Ferric est son langage très imagé, son style bien particulier (déjà remarqué dans son roman SF "La loi du Désert") et ses propos acides quand il critique notre société sans vergogne.

par Do
La Trilogie des Elfes, Tome 2 : La nuit des elfes La Trilogie des Elfes, Tome 2 : La nuit des elfes
Jean-Louis Fetjaine   
un bon livre dans le genre roman elfique!

par Fionasim
Il neige sur Encelade Il neige sur Encelade
Olivier Moyano   
Un livre touchant et bouleversent...
Se livre et un beau voyage ...
Avec une note de surnaturel .
Et une magnifique couverture .
J'ai beaucoup aimé....
Livre de sang, tome 1	Livre de sang, tome 1
Clive Barker   
A tous ceux qui aime les récits où se mêlent le fantastique, la mort, des âmes torturés, eh bien je leur conseille vive"ment ce livre.
J'ai vraiment adoré chacunes des nouvelles aussi originales les unes que les autres.
L'auteur nous emmène dans un univers totalement à part!
J'ai trouvé ces nouvelles différentes de ce que j'avais déjà pu lire dans le genre fantastique, l'auteur va au-delà des simples histoires de fantômes ou de revenants!!
J'ai également apprécié la petite introduction nous expliquant d'où proviennent ces histoires et comment elles nous sont parvenues.
J'espère retrouver cet univers dans les autres livres de sang!

par Pimus
Un peu de ton sang / Je répare tout Un peu de ton sang / Je répare tout
Théodore Sturgeon   
Le premier récit : Un peu de ton sang.

J'ai d'abord été très surpris par la style et l'écriture.. car le récit intègre de "longues" lettres entre deux psychologue qui sont entrain d'analyser un patient "George". Rajouté à cela les flash back, et les moment où George raconte son histoire...

A première vue le récit peut sembler difficile à suivre avec une tel construction, mais j'ai trouvé que l'auteur s'en tire très bien. Le fil de l'histoire se tient très bien. On est très proche de ce psychiatre qui analyse ce patient, qui tantôt nous amadoue et pour qui on peut ressentir de la sympathie... mais qui part d'autre moment nous apparait comme une "bête".

L'analyse de l'évolution des personnages est très intéressante. Construite comme une enquête policière, mais là il s'agirait d'une enquête "psychiatrique".



par Deniador
Ouroboros Ouroboros
Virginia Schilli   
Douleur


« La fièvre est tombée, te voilà hors de danger à présent… Mais par les couilles de Pluton, j’ai bien failli croire que tu trépasserais cette nuit malgré tous les espoirs que j’avais placés en toi ! »
Ce fut ce babillage inhabituel suivi d’un monologue harassant sur l’évolution de ma santé durant le reste de la nuit qui accueillit mon retour parmi les vivants, bien avant que je ne trouve la force d’ouvrir les yeux. Mon sommeil ayant été peuplé de figures grimaçantes, d’ombres poilues et griffues et de la présence confuse du giron de ma mère, je m’étais inconsciemment attendu à ce que cela soit son visage rond rayonnant de bienveillance qui m’apparaisse à mon réveil, comme lorsque des fièvres malignes m’avaient alité en étant jeune enfant.
Malheureusement, je vivais les pires passages des légendes que j’avais pu entendre durant ma prime jeunesse sans en rencontrer pour l’instant aucun des avantages. Ce ne fut donc pas une hamadryade entièrement nue dont je croisai le regard mais bien celui de l’homme vipère qui m’avait chassé hors de ma cité par la ruse et le meurtre.
Il avait délaissé sa capuche pour l’occasion et je fus frappé par la vue de cette masse de cheveux dense mais impeccablement lisse qui, bien que striée par endroits de filets blancs, était de la même nuance que la mienne, comme justement je l’avais craint. La coïncidence était confondante, nous devions décidément être parents…
Les évènements de la nuit n’eurent guère besoin de me revenir, car ils avaient accompagné mon sommeil forcé. J’avais tant de questions à lui poser !
Je me redressai, le crâne résonnant du carillon de mille cloches et la gorge en feu. Mon haleine empestait la charogne et je me détournai un peu pour ne pas qu’il se pâme.
Je voulus remuer, mais la blessure à mon cou me lança comme si l’on me tranchait la gorge une seconde fois. La douleur m’arracha un coassement rauque qui se voulait un cri. Je crachai un caillot de sang filandreux dont la moitié s’étala sur ma joue en tentant de parler. Ses yeux débarrassés subitement de toute bonté me lancèrent un éclair qui me coupa tout élan et ce fut lui qui prit la parole pour m’admonester en me toisant de sa hauteur, la main droite sur son baudrier de peau tressée :
« L’heure n’est ni aux questions, ni aux plaintes, mon garçon. Ce que tu as vécu cette nuit est une entrée en matière un peu rude, certes, mais idéale. J’ai déjà un mal croissant à protéger ma reine bien-aimée contre des assauts bien pires, je ne vais pas en plus passer mon temps à réparer les bourdes que tu penses provoquer sans conséquences. »
Son regard se fit soudain dur et sa voix cinglante comme le vent du nord. Je me tassai instinctivement dans ma mauvaise couverture de laine râpée et puante.
« Si tu étais resté à ta place, tu n’aurais pas été attaqué par ce démon ! Mais tu as préféré aller te remplir la panse en égoïste et tu es devenu une cible de choix ! Tu n’as eu que la juste rétribution de ta fourberie et j’aime autant te dire que si ma reine n’avait eu grand besoin de moi en ce moment, je t’aurais laissé glapir et je serais parti chercher un de ceux à qui nous t’avons peut-être préféré à tort ! Alors lève-toi prestement, Obsidien Godweep, et remonte en selle sans gémir ! Es-tu seulement un homme, bon sang ? As-tu une once de bravoure à laquelle Sénestra de Solemn pourra se raccrocher lorsque tu seras le seul capable de la défendre ? »
Et il grimpa lestement en selle sans plus se préoccuper de moi. Comme il l’avait sans doute auguré, la fureur dans laquelle me mit sa tirade rendit la douleur physique secondaire. Moi, un lâche ? Moi, un fourbe ! Je ne fis même pas l’effort de répliquer, sachant à l’avance avec quelle fatuité il opposerait ses arguments de vieux bouc imbu de lui-même aux miens. Ainsi il se prenait pour un maître ? Je rejetterais son autorité, qu’importe les insultes à mon honneur, tant qu’il persisterait à me traiter comme un chien galeux !
En un instant je fus sur pieds, ignorant la douleur et le sang qui tambourinait à mes tempes. J’allai près de l’eau vive pour débarrasser mon visage de cette sensation de crasse que les sueurs froides et la poussière suspendue dans l’air sec m’avaient imprimée. Je restai ainsi idiot un moment devant le reflet peu flatteur que l’onde me donna à regarder. Mes cheveux pourtant longs et fins ne se décidaient pas à retomber contre mon visage mais formaient une auréole épineuse qui, ajoutée à mes joues creusées, mes lèvres éclatées et cet immonde halo rouge dans le bleu de mes yeux, me donnaient l’air d’un ange déchu, d’un assassin.
Assassin royal. Ces mots avaient été prononcés par la bête noire dont la charogne à forme curieusement humaine gisait toujours à quelques pas de là. J’évitai cependant soigneusement de la détailler. Alors comme ça, les monstres existaient ? J’en devins nauséeux et fébrile. Je n’étais plus à l’abri de rien avec cet assassin mystérieux, dont je ne connaissais toujours rien des intentions.
Je me tournai vers mon tortionnaire me regardant avec sévérité du haut de sa monture qui piaffait. Lisant certainement dans mon regard abîmé la raison de mon alarme par un maléfice qui ne pouvait pas m’étonner de sa part, il lança soudain son cheval au grand trot dans l’eau tranquille, troublant son mouvement perpétuel. Il traversa la rivière en quelques bonds et accéléra l’allure pour s’enfoncer dans les bois noirs et brumeux de l’autre rive, sans même un regard en arrière.
La fureur fit monter un tel afflux de sang à mon visage que le bandage appliqué autour de mon cou se mit à rougir. Ainsi, il voulait me brimer, me briser par son mépris ? Mais il n’avait encore aucune idée d’à qui il avait à faire…
Je me doutai assez bien qu’il n’ait plus envie de perdre du temps et ainsi risquer de refaire une mauvaise rencontre. Pour ce faire et me forcer à accélérer l’allure, il avait choisi de me mettre hors de moi à tel point que j’en vienne à le suivre sans plus faire de simagrées, dans le seul espoir de pouvoir le briser à mon tour le moment opportun. Ce qu’il ne savait peut-être pas, c’est que je voyais clair dans ses petites mesquineries calculées, son esprit inique à mon égard déjà mis à jour, et que j’acceptai de mon plein gré d’entrer dans son jeu.
Perdu, je l’étais depuis hier. Des patrouilles devaient arpenter en ce moment la ville dans ses moindres replis pour me traquer. C’était par sa faute et son égoïsme borné que je me retrouvai au milieu de nulle part, à contempler mon hideux reflet dans une eau salie par la charogne d’un démon venu me faire la peau.


par Lilinie