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— Oh ? fit l’intéressé en levant un sourcil. Quand t’es-tu engagé, Parrot… Paretski ? Heureusement pour toi, ils ont supprimé les critères de taille.

Ma mâchoire se crispa.

— Je suis là en tant que consultant.

— Tu en sais un rayon sur le fait de cacher des corps, c’est ça ?

Mon Dieu, j’avais oublié à quel point son ton narquois me faisait monter la moutarde au nez.

— J’y pensais sans cesse quand j’étais à l’école, répondis-je avec insistance.

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— Si tu es comme ça avec les gens qui travaillent derrière le bar, je détesterais te voir avec les femmes au foyer qui s'ennuient, murmura Phil qui semblait amusé.

— Oh mais bor... je n'ai fait que lui sourire.

Je pris un dessous de verre et le glissai sous le pied de la table. Parfait. Il marqua un temps d'arrêt, comme s'il ne savait pas s'il allait parler ou pas.

— Je pense que tu sous-estimes le pouvoir de ce sourire.

— Ouais, eh bien, peut-être que tu devrais essayer de temps en temps. De sourire, je veux dire, ajoutai-je, au cas où il pensait que je suggérais qu'il essaie mon sourire — pas que je sois entièrement sûr de savoir ce que ça aurait voulu dire.

Principalement parce que quatre-vingt-dix pour cent de mon cerveau était un peu préoccupé à l'idée que Phil aime mon sourire. Je toussai.

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Elle se retourna vers l’avant juste au moment où l’intro se terminait et où tout le monde commençait le premier couplet. Tout le monde sauf moi, bien sûr, étant donné que j’essayais toujours de trouver ce satané cantique. Peut-être était-ce ce que j’avais raté quand j’avais été viré du catéchisme : un cours professionnel pour trouver rapidement les cantiques. Je continuai ma recherche tout en essayant de ne pas jurer jusqu’à ce qu’une petite main tire sur ma manche. La petite fille à côté de moi mit brusquement son livre sous mon nez et un doigt sale à l’ongle rongé me désigna l’endroit où ils étaient arrivés.

— Merci, chuchotai-je une fois de plus en essayant de me joindre au cantique aussi bien que possible.

À ce moment-là, nous en étions arrivés à sept vers, j’avais mal au dos et le cou tordu à force de me pencher de manière inconfortable pour partager mon livre avec le sien. Je m’étais aussi souvenu que je n’avais pas l’oreille musicale et, à en juger par les visages atterrés et/ou amusés autour de moi, un nombre conséquent de personnes connaissaient désormais ce petit secret. Peut-être ferais-je mieux de faire du playback à partir de là.

Mais bon, le banc devant moi avait bougé légèrement et Lionel Treadgood se trouvait juste en face de moi. Je ne pouvais penser à quelqu’un que je souhaiterais torturer davantage en chantant faux. J’avais besoin d’une source d’amusement parce que, franchement, j’étais déçu. J’étais venu là pour jouer à chercher les suspects et j’en avais trouvé la moitié dans les cinq premières minutes.

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À mi-chemin vers la porte d’entrée, je me retournai.

— Pourquoi tu les as gardés ?

— Parce que je ne veux jamais oublier ce que j’ai ressenti lorsque la voiture t’a heurté.

Je déglutis.

— Ce n’est pas… J’espère que ce n’est pas parce que c’était une si bonne sensation ?

— Non. Ça ne l’était pas, répondit-il en m’adressant un sourire fatigué. Tu as raison. C’était une idée de merde. Je suis désolé. À plus tard, Tom.

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— Oh mais bor… je n'ai fait que lui sourire.

Je pris un dessous de verre et le glissai sous le pied de la table. Parfait.

Il marqua un temps d'arrêt, comme s’il ne savait pas s’il allait parler ou pas.

— Je pense que tu sous-estimes le pouvoir de ce sourire.

— Ouais, eh bien, peut-être que tu devrais essayer de temps en temps. De sourire, je veux dire, ajoutai-je, au cas où il pensait que je suggérais qu'il essaie mon sourire – pas que je sois entièrement sûr de savoir ce que ça aurait voulu dire.

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Chapitre un    

Qu’importe ce que je suivais, c’était droit devant moi. Ça m’appelait, m’attirait dans mon esprit. Je m'étais faufilé à travers des aubépines piquantes et du houx étrangement festif et agaçant qui s'était accroché à ma poche rembourrée.

Lorsque j'atteignis une clairière, je me mis à courir. Le visage de Melanie était imprimé dans mon esprit et je pensai : « S'il vous plaît, mon Dieu, faites que ce ne soit pas elle. Faites que ce ne soit que la planque d’un vieil alcoolique. » Je savais déjà que ce n'était pas le cas. Ça sentait la culpabilité à plein nez et me donnait des haut-le-cœur au fur et à mesure que je me rapprochais. La culpabilité, la violence… et la mort.

J’arrivai à un fourré, me mis à quatre pattes et commençai à ramper. Des brindilles m’égratignèrent le visage et s’accrochèrent à mes cheveux. L’humidité s’infiltra dans mon jean au niveau des genoux et je sentis le froid m’engourdir jusque dans mes os. La lumière était si faible que j’y voyais à peine, mais lorsque ma main, qui tâtonnait, rencontra des doigts cireux, je n’en eus pas besoin. L’espace d’un instant, j’avais de nouveau six ans et j’étais dans le parc avec une petite fille.

Mais lorsqu'on a vingt-neuf ans et qu’on trouve un corps, on ne peut pas aller pleurer dans les jupons de sa mère.

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