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— Si tu es comme ça avec les gens qui travaillent derrière le bar, je détesterais te voir avec les femmes au foyer qui s'ennuient, murmura Phil qui semblait amusé.

— Oh mais bor... je n'ai fait que lui sourire.

Je pris un dessous de verre et le glissai sous le pied de la table. Parfait. Il marqua un temps d'arrêt, comme s'il ne savait pas s'il allait parler ou pas.

— Je pense que tu sous-estimes le pouvoir de ce sourire.

— Ouais, eh bien, peut-être que tu devrais essayer de temps en temps. De sourire, je veux dire, ajoutai-je, au cas où il pensait que je suggérais qu'il essaie mon sourire — pas que je sois entièrement sûr de savoir ce que ça aurait voulu dire.

Principalement parce que quatre-vingt-dix pour cent de mon cerveau était un peu préoccupé à l'idée que Phil aime mon sourire. Je toussai.

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— Oh ? fit l’intéressé en levant un sourcil. Quand t’es-tu engagé, Parrot… Paretski ? Heureusement pour toi, ils ont supprimé les critères de taille.

Ma mâchoire se crispa.

— Je suis là en tant que consultant.

— Tu en sais un rayon sur le fait de cacher des corps, c’est ça ?

Mon Dieu, j’avais oublié à quel point son ton narquois me faisait monter la moutarde au nez.

— J’y pensais sans cesse quand j’étais à l’école, répondis-je avec insistance.

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Chapitre un    

Qu’importe ce que je suivais, c’était droit devant moi. Ça m’appelait, m’attirait dans mon esprit. Je m'étais faufilé à travers des aubépines piquantes et du houx étrangement festif et agaçant qui s'était accroché à ma poche rembourrée.

Lorsque j'atteignis une clairière, je me mis à courir. Le visage de Melanie était imprimé dans mon esprit et je pensai : « S'il vous plaît, mon Dieu, faites que ce ne soit pas elle. Faites que ce ne soit que la planque d’un vieil alcoolique. » Je savais déjà que ce n'était pas le cas. Ça sentait la culpabilité à plein nez et me donnait des haut-le-cœur au fur et à mesure que je me rapprochais. La culpabilité, la violence… et la mort.

J’arrivai à un fourré, me mis à quatre pattes et commençai à ramper. Des brindilles m’égratignèrent le visage et s’accrochèrent à mes cheveux. L’humidité s’infiltra dans mon jean au niveau des genoux et je sentis le froid m’engourdir jusque dans mes os. La lumière était si faible que j’y voyais à peine, mais lorsque ma main, qui tâtonnait, rencontra des doigts cireux, je n’en eus pas besoin. L’espace d’un instant, j’avais de nouveau six ans et j’étais dans le parc avec une petite fille.

Mais lorsqu'on a vingt-neuf ans et qu’on trouve un corps, on ne peut pas aller pleurer dans les jupons de sa mère.

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— Ne pars pas.

Je devais lui dire quelque chose. Je ne me souvenais plus de quoi, mais il fallait que je le lui dise. Je le saisis par le bras.

— Phil ?

Je clignai des yeux.

— Je ne suis pas Polonais. Même pas un peu.

— Eh bien je suis sûr que l'Angleterre est grandement rassurée de pouvoir te désigner comme l'un des nôtres. Maintenant, il faut que tu dormes.

— Oui, maman.

Je fermai les paupières. Alors que j'étais sur le point de m'endormir, je sentis ses lèvres sur mon front.

— Moi aussi, je t'aime, marmonnai-je.

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— Je suis vraiment désolée, répéta-t-elle. De vous avoir fait venir jusqu'ici pour rien.

— Ce n’est pas grave, répondis-je en m'assurant de lui adresser un sourire effronté tout en lui donnant ma carte de visite pour qu'au moins, elle me rappelle pour du travail à l'avenir.

Elle me rendit mon sourire.

— Vous savez, votre anglais est vraiment excellent. Vous habitez dans le pays depuis combien de temps ?

Mon sourire s'estompa.

— Oh, quelques années.

Lorsqu’on est plombier et qu'on a un nom de famille polonais, ça ne sert à rien de dire aux gens qu'on a grandi là. Ça ne ferait que les décevoir.

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— C'est qui ?

— Un foutu détective privé. Il a été embauché par les parents de la fille. C'est vraiment chiant, ouais. Un ancien flic qui n'a pas su se faire une place, alors il s'est lancé dans le privé, dit-il en m'adressant un regard spéculateur. Bien entendu, tu t'entendras peut-être très bien avec lui. Il est comme toi, même si ça ne se voit pas au premier abord.

— Quoi, il est plombier ? demandai-je innocemment.

— Va te faire foutre. Et ce n'est pas un fichu médium non plus. Il est homo, O.K. ? Et si je vous prends à flirter quand tu travailles pour la police, je prends des photos et je les mets sur Internet.

— J'essaierai de contrôler mes hormones homosexuelles en folie, répondis-je aussi sèchement que je le pouvais. J'ai bien réussi à ne pas me jeter sur toi pendant toutes ces années, pas vrai ? ajoutai-je pour le taquiner. 

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C’est un peu difficile à expliquer, mais je ne peux pas retrouver n’importe quoi. Je ne suis pas une banque de données sur tout ce qu’il y a au monde. Il ne s’agit que d’un type bien précis d’objets. Et d’habitude, il doit y avoir une émotion forte qui y est attachée. Il est donc pratiquement impossible de retrouver quelque chose qui a été perdu puisque, si l’émotion ressentie à son égard avait été aussi forte, alors vous ne l’auriez certainement pas perdue. Les affaires cachées, par contre, m’appellent. Toute la culpabilité, la honte et le côté secret qu’impliquent ces cachettes sont comme des signaux lumineux. Et je peux souvent deviner, grâce à ce que je ressens, quel type de chose est caché.

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- Allez… Quelle est la pire chose qui puisse arriver ? Qu’elle s’énerve et nous mette dehors, c’est tout. Pas qu’elle te dégomme ton joli petit nez.

Quoi ?

— Est-ce que tu viens de dire que j’étais joli ? Joli ?

— J’ai touché un point sensible, pas vrai ? Désolé. Ce que je voulais dire, c’est « ton petit nez robuste et masculin.

— Connard.

— O.K. Bon, tu as un petit cul robuste et masculin aussi, tu es content maintenant ?

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"Je ressenti un vague sentiment de culpabilité à l'idée de ne pas avoir donné d'argent à la quête depuis le catéchisme, que j'avais quitté à l'âge de sept ans après le grand fiasco de la chasse aux oeufs de Pâques. Enfin quoi, ils nous avaient dit d'aller chercher ces fichus oeufs, non? Ce n'était pas de ma faute si les autres enfants n'avaient aucune idée d'où chercher. Et trouvez-en un, nous, un garçon de sept ans qui n'est pas un petit gourmand."

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" - Tu ne peux pas te pointer douze ans plus tard, dire "oh, désolé", t'attendre à ce qu'on soit tous d'un coup les meilleurs amis du monde, affirmai-je en adoucissant un peu le ton. Ce n'est pas comme ça que ça marche.

J'aurais bien aimé savoir comment ça marchait, d'ailleurs

- Tu veux que je me mette à genoux, c'est ça ? Dit Phil avec lassitude et tout d'un coup, je me l'imaginai dans son costume élégant à mes pieds"

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