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Bibliothèque de Medora : Mes envies

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Le Joyau, Tome 1 Le Joyau, Tome 1
Amy Ewing   
Véritable coup de foudre pour ce roman magnifique...
J'en ressors toute chamboulée waouh...
Tous les ingrédients son dedans ...
Amour.
Intrigue.
Suspense.
Complots et j'en passe véritable coup de cœur pour ce premier tome d'une nouvelle trilogie qui va plaire à coup sur...
En plus d'une couverture sublime un vrai joyau ce livre.
J'adore.

Les Belles, Tome 2 : The Everlasting Rose Les Belles, Tome 2 : The Everlasting Rose
Dhonielle Clayton   
Bonjour, est-ce que quelqu'un aurait une idée sur la date de sortie de ce tome ? :-)

par luna-swan
Gardiens des cités perdues, Tome 9 Gardiens des cités perdues, Tome 9
Shannon Messenger   
Oui je suis d'accord avec toi

par leila06
Rouille Rouille
Floriane Soulas   
Retrouvez d'autres chroniques sur mon blog : https://lesfantasydamanda.wordpress.com

--- Une couverture pleine de promesses ---

Moi qui suis très attentivement les parutions de la maison d’édition Scrineo – surtout après avoir découvert Aurélie Wellenstein et Gabriel Katz -, j’ai tout de suite été attirée par Rouille. Une couverture merveilleusement sombre, un univers steampunk, une héroïne amnésique : il ne m’en fallait pas plus pour me convaincre !

Je dois cependant vous avouer que mes attentes n’ont pas été entièrement comblées. Je m’explique juste après ! D’ailleurs, accrochez-vous, car j’ai beaucoup de choses à dire…

--- Une plume qui se cherche encore ? ---

Durant les premiers chapitres, j’ai rencontré certaines difficultés au niveau de l’écriture. Pour moi, la plume de Floriane Soulas manquait de fluidité. Certaines descriptions me paraissaient floues et des répétitions venaient s’insérer dans le texte un poil trop souvent.

Néanmoins, plus je lisais, moins ma lecture exigeait d’efforts. Est-ce parce que la plume de l’auteure gagnait en limpidité ou parce que je m’y habituais progressivement ? Un peu des deux, j’imagine.

--- Ma rencontre avec Violante ne s’est pas faite sans heurts ---

Après avoir lu le synopsis, j’étais curieuse de faire la connaissance de cette héroïne ; ce n’est pas tous les jours qu’une prostituée endosse le rôle principal. Seulement, voilà : Violante ne m’a pas totalement convaincue. Cloîtrée jour et nuit au sein des Jardins Mécaniques – la maison close la plus en vue du moment – elle n’a pas de vie en dehors de son travail. Si elle jouit de quelques privilèges, c’est uniquement parce que beaucoup d’hommes la trouvent à son goût. Pourtant, elle semble pouvoir sortir comme elle l’entend. Première incohérence donc, que BlackWolf a également relevée (n’hésitez pas à lire sa chronique).

Ensuite, notre héroïne a, semble-t-il, reçu une véritable éducation, mais ça ne se ressent pas dans son attitude. Certes, elle a perdu la mémoire depuis quelques années déjà, mais sa personnalité est en principe restée intacte… ou pas, à l’évidence.

Enfin, pour une fille de joie, elle ne reçoit pas beaucoup de clients, alors qu’elle est censée remporter un vif succès. En bref, je n’avais pas vraiment l’impression d’avoir affaire à une prostituée – ni même à une dame de noble naissance devenue prostituée par la force des choses.

--- Une héroïne décidément bien entourée ---

Autour de Violante gravitent plusieurs individus. Pour commencer, Léon, son proxénète. Je le trouvais imbuvable au départ, mais c’est justement ce qui faisait tout l’attrait de son personnage. De ce fait, je n’ai pas apprécié son évolution, incompatible avec le milieu dans lequel il évolue, selon moi.

Quant à Jules… En fait, je l’aime bien. Une certaine ambivalence le caractérise, car même s’il a conscience de l’horreur engendrée par la prostitution, il sait pertinemment que, sans ce business, il aurait sûrement mal tourné. Le seul hic : son génie pour la technologie, qui ne colle pas avec son personnage, mais on pardonne aisément ce faux pas à l’auteure, tant on se prend d’affection pour lui.

Armand m’a par ailleurs laissée perplexe. Les mystères qui l’entourent au début du livre ont bien entendu attisé ma curiosité, mais les révélations à son sujet, trop simplistes sur certains aspects, m’ont déçue. Je pense sincèrement que Floriane Soulas n’a pas exploité tout son potentiel.

--- Comme un sentiment d’inachevé ---

On en arrive au point crucial de ma chronique : l’univers. Je trouve en effet que l’auteure n’assume pas jusqu’au bout l’ambiance sombre de son récit. Comme si elle avait peur de choquer son lectorat – ce qui est peut-être le cas. Quoi qu’il en soit, quand je me lance dans ce genre de lectures, c’est justement pour retrouver ce côté un peu glauque, un peu sinistre. Et là… non !

En découvrant la maison close où vit Violante par exemple, j’ai tout de suite senti que les choses seraient édulcorées. Pourtant, on parle bien de prostitution ! Alors, bien sûr, je n’avais pas spécialement envie de me farcir des détails sordides à la pelle, mais dans Rouille, on oublie bien trop vite que l’héroïne est une fille de joie. De même, il y a comme un décalage entre ce que l’on dit des bas-fonds de Paris – apparemment, il est dangereux de s’y aventurer… – et les décors rencontrés par nos personnages dont l’imprudence frôle l’inconscience.

En outre, le synopsis fait mention de progrès scientifiques incroyables et de voyages sur la lune. Or, pas un seul instant, l’auteure n’aborde sérieusement cette thématique. Et quel dommage ! Car les éléments permettant de créer un univers steampunk sont bien présents, mais à peine esquissés. Ils ne servent qu’à faire avancer l’intrigue, en fin de compte.

Ceci dit, le développement de l’univers n’est pas une priorité pour tous. J’imagine donc que cet inconvénient peut aisément se transformer en avantage, selon les attentes du lecteur. Je vous invite d’ailleurs à lire la chronique de Mallou14, plutôt positive, pour vous faire une autre idée de ce one-shot, si jamais il vous intéresse.

--- Mais alors, j’ai détesté ce livre ?! ---

On pourrait le penser au vu des points cités plus haut, mais en fait, pas du tout. Même si je lui reproche un certain nombre de choses, tourner les pages était loin d’être pénible. J’ai même apprécié suivre l’enquête menée par nos héros et ai été surprise par le fin mot de l’histoire. Simplement… Rouille aurait pu être tellement plus abouti selon moi, et ça me fait grincer des dents !

Cela vaut tout particulièrement pour l’intrigue et, surtout, les sous-intrigues (le double jeu d’Ayati, les progrès scientifiques d’Armand, l’offre faite par la couturière…) dont les multiples chemins se sont brutalement arrêtés, sans explications. De plus, le scénario doit également composer avec quelques incohérences et une romance parfaitement inutile, voire carrément bancale.

--- Le dénouement ne me plaît pas, encore ! ---

Sur ce point, j’ai peur de trop en dévoiler. Même lorsque les chroniqueurs se contentent de dire s’il s’agit d’un happy end ou, au contraire, d’une fin dramatique, je leur en veux déjà de m’avoir mise sur une piste. De ce fait, je ne peux décidément pas vous expliquer pourquoi. Sachez simplement que j’ai trouvé la fin en décalage avec les événements précédents et, par conséquent, peu crédible.
Ivy Wilde, Tome 1 : Quand fainéantise rime avec magie Ivy Wilde, Tome 1 : Quand fainéantise rime avec magie
Helen Harper   
Gros coup de coeur !

J'ai eu un peu de mal au début avec la traduction, l'absence de négation correctement écrite était vraiment pénible et ça hache la lecture. Puis, soit je m'y suis faite soit ça s'est amélioré, allez savoir… mais pour une fois, ce n'est pas un “baby” traduit par “chérie, juste des "je sais pas” qui me vrillaient les yeux. Bref, passons parce qu'Ivy est géniale et vaut bien quelques sacrifices.

C'est une feignasse qui s'est fait jeter de l'école des sorciers, non pas de Poudlard. Elle aime jouer la branleuse qui n'en a rien à faire, elle est très bien dans sa petite vie pépère à conduire son taxi. Elle a fait une croix sur l'Ordre, ça ne l'intéresse plus depuis… Alors quand elle se retrouve malgré elle rattachée par un sortilège avec un coéquipier récalcitrant, et pas vraiment commode, on se doute qu'il va y avoir des moments cocasses.

J'ai adoré leur duo et on craque autant pour Winter que pour Ivy. Elle est lumineuse et drôle, on voit rapidement qu'elle est plus ce qu'elle ne laisse paraitre. Elle est douée, il n'y a qu'à voir ce qu'elle a fait à son chat… J'ai tellement riz, mais ris ! J'imaginais mon chat me parler de la même manière, je suis persuadée s'il pouvait, il me traiterait également de connasse. Elle est confronté à son passé et on en apprend un peu plus sur ce monde de magie et sur la hiérarchie des sorciers. Winter est l'archétype de l'enquêteur zélé et bourreau de travail, mais avec une Ivy à ses côtés, elle va vite le dérider.

L'enquête est finalement une excuse pour nous présenter ce monde, et les différentes branches des formations des sorciers, des runes et des herbes utilisées pour les sortilèges. Il y a aussi les familiers et visiblement, le monde a connaissance des sorciers sans s'en mêler. A voir par la suite comment c'est développer ou si l'on reste encore dans ce monde de magie. Il reste également ce petit truc entre Winter et Ivy qu'on a hâte de voir se concrétiser.

C'était une superbe surprise, et un urban fantasy déluré et plein de peps que j'ai pris immensément plaisir à lire ! Je vous recommande vraiment si vous souhaitez une lecture rapide et pétillante. Ivy est un personnage attachant et féministe, elle n'a pas son pareil pour remettre à sa place Winter ou lui faire un peu de rentre dedans…

par LLyza
Le pouvoir du temps, Tome 1 Le pouvoir du temps, Tome 1
Violaine Janeau   
leslecturesdecoco.wordpress.com/2018/12/18/le-pouvoir-du-temps-tome-1/

J’ai beaucoup aimé l’histoire de ce groupe très soudé, à la X-men. De nombreux pouvoirs, tels que les pouvoirs de télépathie, de téléportation ou encore de télékinésie. Ce roman ne nous donne pas le temps de nous ennuyer : entre les entraînements, les histoires de coeur et les combats réels. Le grand méchant est un manipulateur-collectionneur qui me fait un peu penser aux Volturi (Twilight pour les incultes ;p). D’ailleurs, sous certains aspects ce groupe me fait un peu penser aux héros de Stephenie Meyer, le côté vampirique en moins. Mais, sans en faire une histoire similaire bien au contraire.

La romance entre nos deux héros est très mignonne et elle laisse assez de place au reste de l’intrigue.
Forget Tomorrow Forget Tomorrow
Pintip Dunn   
Je remercie les éditions Lumen – et tout particulièrement Emily – pour leur confiance. Avant même de recevoir ce livre, j’étais à peu près sûre d’une chose : j’allais l’aimer. Avec Forget Tomorrow, j’ai été comblée. Aussitôt reçu, aussitôt lu. En moins de 24h, il était englouti, même si j’aurais donné n’importe quoi pour prolonger l’instant ! J’ai clairement frôlé le coup de coeur.

L'histoire prend place dans notre monde, après l'Essor Technologique. À la veille de ses dix-sept ans, Callie trépigne d’impatience. Elle va enfin recevoir son souvenir du futur ; un souvenir décisif, qui déterminera le reste de sa vie. Passionnée de cuisine manuelle, elle espère se découvrir grand chef étoilé et entourée de sa soeur et de sa mère qu’elle aime tant. Mais le jour J arrive et lui dévoile un pan d’avenir terrible qu’elle ne s’explique pas. Ce futur remet en cause toute sa vie et fait d’elle une condamnée de prison. Enfermée dans les Lymbes, Callie se retrouve impuissante. Heureusement, elle recevra de l’aide de son ancien ami d’enfance, Logan, afin de rejoindre un monde où la fatalité n’est plus un frein à l’épanouissement. Malgré cette main secourable, de nombreux mystères planent autour de cette vision qu’elle a eue de son futur et la jeune fille devra mener l’enquête afin de comprendre. Peut-être qu’ainsi, elle parviendra à déjouer le Destin…

Dès les premières pages, j’ai embarqué dans l’univers, j’ai aimé Callie et l’histoire m’a balayé comme un raz de marée. Ça s’est goupillé assez facilement et je pense que le fait de ne pas avoir lu résumé a beaucoup aidé. C’est d’ailleurs la seule critique négative que j’aurais à faire. Je vous déconseille de lire ce synopsis. Mieux vaut découvrir l’intrigue soi-même, c’est encore plus grisant et on se sent aussi confus et surpris que Callie.

Le lecteur est guidé par un seul et unique leitmotiv : en savoir toujours plus. J’ai lu le livre en lui même vitesse grand V. Si ça n'avait tenu qu'à moi, il aurait été terminé en une poignée d’heures tellement j'ai adoré l'univers de Pintip Dunn !

La société qui nous est dépeinte est futuriste et repose sur des principes assez effrayants pour faire dresser les poils des bras. J'ai été choquée de voir à quel point la nature humaine est prompte à juger, voire même à condamner. Certes, Forget Tomorrow est un roman de pure fiction, mais quelque part, on est tenté de s’interroger. Ce qui arrive dans ce livre est susceptible d’arriver dans un futur lointain (si tant est que l’on ait un peu d’imagination). Depuis toujours, l'Homme cherche à avoir la main mise sur l'imprévu. Connaître l'Avenir de chaque individu permet de prévoir ce qui n'était pas prévisible avant. Mais heureusement, rien n'est blanc ou noir, tout peut encore changer...

Ici, le Destin a une valeur immuable et est considéré comme une réalité à laquelle on ne peut pas échapper. C'est bien souvent cruel, ça ôte à l'Homme sa capacité de choisir. Il n’a plus son libre arbitre. Le lecteur ne peut pas s'empêcher de se mettre à la place de Callie, l'héroïne, en se demandant si rester prisonnier de sa propre Destinée n’est pas un cauchemar en soi.

Callie est le personnage central et se révèle très intéressante à apprivoiser. Elle se montre avide de tout, curieuse d'emmagasiner le plus de belles choses possibles avec les yeux. Elle est « nature » et modeste ; elle possède une vision du monde belle dans sa simplicité, et se contente des choses que nous, nous ne prenons bien souvent pas la peine de regarder. Callie, c'est une fille qui ne ressemble à aucune autre, qui dévisage la vie à la manière d'une artiste. Et puis cette petite pointe d'égoïsme n'est pas pour me déplaire, car j'aime particulièrement les héroïnes imparfaites. Je me suis beaucoup attachée à elle, un fait rare quand on sait qu’en général, je préfère les personnages masculins dans les romans.

À mesure que l’intrigue progresse, les choses commencent à se complexifier. Callie se retrouve bien malgré elle au cœur d'un système extrêmement vaste. Difficile de mettre le doigt sur le méchant de l'histoire, car les rouages se soutiennent les uns les autres et forment un ensemble qui fait tourner le monde. Les potentiels « méchants » ne le sont pas tout à fait, car on comprend pourquoi ils agissent de la sorte. On finit par ne plus trop savoir sur quel pied danser. Les principes d'Avenir et de Destin donnent à réfléchir sur le sens de nos propres existences.

À 100 pages de la fin... c'est l'hécatombe, vraiment. Je suis tombée des nues. Je m'attendais à des révélations, c'est sûr, mais pas au point de rester ébahie de cette façon. Je n'avais rien deviné, rien imaginé à ce sujet, et c'était tellement bon que j'aurais aimé ne jamais terminer le livre. La plume de l’auteur, d’une fluidité remarquable, a permis de rendre cela encore plus addictif !

Puis la fin... Parfaite ! L'apothéose. Après nous avoir fait languir, Pintip Dunn nous offre une fin de tome digne de ce nom. Percutante, brillante... Une alternative à laquelle jamais je n'aurais pensé. Un pur délice ! En refermant l’ouvrage, je me suis demandé comment il serait possible de faire mieux avec le tome suivant. Car cette fin… pfffouaaa ! J’ai presque envie de vous la raconter tellement elle m’a laissée sur le popotin, mais je vais m’abstenir...

En résumé, c’est une excellente dystopie qui ne laisse pas tellement de répit. La conclusion m’a laissée comme une boule de nerfs. Tant de suspens, ça devrait être interdit ! Grâce à ses personnages attachants et à son intrigue à donner des frissons, Pintip Dunn signe un premier tome de saga plus que réussi. Je me languis de connaître la suite.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/dystopie/forget-tomorrow-tome-1-pintip-dunn
Les Orphelins de métal Les Orphelins de métal
Padraig Kenny   
Coucou les amis ! Aujourd'hui, je vous retrouve pour la chronique d'une des toutes nouvelles parutions de chez Lumen, Les Orphelins de métal. Ce roman me tentait énormément de par sa magnifique couverture qui rappelle clairement l'univers du Magicien d'Oz, un monde fantastique auquel je suis profondément attachée. Le titre anglophone, Tin, faisant sans aucun doute référence à l'homme en fer blanc, un personnage que j'affectionne beaucoup, et la citation en bas de cet article également - elle figurait originellement en tête du résumé -, il n'en fallait pas plus pour m'emballer.

In fine, mon excitation est un peu retombée comme un soufflé. Non pas que ce livre soit mauvais, loin de là : une fois embarqué dans cette folle aventure, difficile d'en décrocher. La plume est tout ce qu'il y a de plus agréable à lire et j'ai ainsi fini cette ouvrage en moins de temps qu'il n'en faut à Dorothy pour dire « Kansas ». Je trouve juste que l'énorme potentiel des Orphelins de métal a été cruellement sous-exploité.

Pour commencer, on pourrait résumer l'intrigue en un mouchoir de poche : Christopher se fait kidnapper et ses amis vont le récupérer. Fin de l'histoire. Je le reconnais, j'exagère un tantinet. Mais honnêtement, avec un livre qui fait presque 350 pages, je m'attendais à beaucoup plus de rebondissements et surtout de révélations. Pourtant, je n'ai pas la sensation d'avoir fait l'expérience de passages à vide avec ce récit. J'ai plutôt eu l'impression que l'auteur avait su habilement me berner en réussissant à me faire passer outre les éventuelles longueurs de son matériau. In fine, je me sens dupée car j'en attendais beaucoup plus ; il y avait effectivement matière à faire.

Par exemple, j'aurais aimé avoir beaucoup plus d'explications concernant les automates, qui sont tout de même au cœur de l'intrigue. Pourquoi interdit-on la fabrication de robots authentiques, c'est-à-dire capables de sentiments humains ? Pourquoi cette Angleterre différente de celle que nous connaissons est-elle régentée ainsi ? L'auteur nous apporte effectivement des informations mais je les ai trouvées très mal agencées et distillées. Lorsque l'on tourne la dernière page, on se retrouve in fine avec beaucoup plus de questions qu'au départ. Je suis ressortie de ce livre extrêmement frustrée car son univers très steampunk m'avait séduite et fortement intéressée mais en matière de contenu et de développement, je suis résolument restée sur ma faim.

Je dirais que le point fort de ce roman haut en couleurs reste indubitablement ses protagonistes. J'ai tout simplement adoré Christopher, ce jeune garçon admirable qui va découvrir beaucoup de choses sur lui-même au fil du récit et qui va tout encaisser avec beaucoup d'humilité et de courage. Je me suis également profondément attachée à la joyeuse bande qui va tout faire pour le ramener à la maison : que ce soit Lapoigne, le gigantesque robot muet à la force de titan et au cœur d'or ; Manda, l'adorable petite fille qui pense toujours au bien être de ses amis avant le sien et qui est extrêmement sensible ; Jack, le vaillant robot protecteur et qui n'hésite pas à toujours se dépasser pour aider ceux qu'il aime ; Eliza, la mécanicienne intrépide et au fort tempérament et Rob, mon petit chouchou qui n'est qu'une boule d'amour qui mérite tout ce qu'il désire du plus profond de son immense cœur d'acier, ils ont tous su me faire fondre. Cependant, j'aurais voulu que l'ensemble des personnages soit mieux exploité, que ces derniers soient plus étoffés, et en apprendre plus sur l'histoire de chacun. Je pense notamment à l'étrange figure paternelle qu'est Absalom, l'inventeur peu scrupuleux qui survient au début du récit pour mieux en disparaître, ce que j'ai trouvé extrêmement dommage. Cormier aussi méritait d'être plus mis en avant. Il a une place essentielle dans l'histoire et pourtant, je l'ai trouvé très distant, détaché. Je ne saurais décrire mon ressenti : j'ai éprouvé de l'empathie pour ce personnage d'inventeur prodigieux mais j'ai trouvé qu'il lui manquait une certaine humanité, comme si son créateur, Padraig Kenny, ne lui avait pas accordé toute l'attention qu'il mérite. Même à ce niveau-là, je ne suis pas convaincue, alors que les personnages sont ce qu'il y a de plus abouti dans cette intrigue à mon sens.

Il m'a définitivement manqué un petit quelque chose de façon générale. Je terminerai sur ce dernier point : je ne comprends pas l'utilisation en en-tête de la superbe citation de l'homme en fer blanc sur la quatrième de couverture. Ni le rattachement fait au Magicien d'Oz par le biais du titre V.O. et de la présentation du livre par les maisons d'édition. Oui, l'ouvrage possède une splendide couverture vert émeraude qui en ferait pâlir d'envie la Méchante sorcière de l'Ouest - la jalousie, elle en connaît un rayon. Oui, la plupart des personnages sont des robots, des créatures fabriquées sous l'effet d'un coup de génie qui désirent acquérir des caractéristiques propres aux humains : la capacité d'aimer, de penser par soi-même, etc. Divers éléments sont là pour nous rappeler le monde de la route aux briques jaunes mais j'ai trouvé cela tout de même trop léger. Je ne dirais pas que le rapprochement avec le chef d'oeuvre d'L. Frank Baum a été fait par pur souci de marketing, ce serait là faire preuve d'une sacrée mauvaise foi. Néanmoins, je pense que cette réécriture aurait pu être beaucoup mieux réussie. Après tout, ce ne sont pas les éléments qui manquent dans l'oeuvre originelle pour s'en inspirer, les exploiter convenablement et creuser plus avant la merveilleuse histoire d'Oz.

Vous l'aurez compris, je reste résolument sur un sentiment d'inachevé avec Les Orphelins de métal. Je pardonnerais cette très désagréable sensation s'il s'agissait d'un tome un mais la fin nous fait comprendre de façon assez claire qu'il n'y aura pas de suite et c'est profondément dommage. Tout était réuni pour produire au Magicien d'Oz un très digne successeur mais je n'en vois ici que l'ombre. Je reconnais que les mots que j'emploie sont très durs car in fine, j'ai passé un très agréable moment en compagnie de ce livre et de ses fabuleux personnages, qui méritaient mieux cependant. J'attendais quelque chose de fantastiquement épique et je ressors de ce roman le cœur pétri de chaleureuse douceur. C'est déjà pas mal, non ?
La Lectrice La Lectrice
Traci Chee   
Je termine ce livre avec un avis très mitigé... J'ai beaucoup aimé l'univers que nous propose l'auteure, honnêtement quel lecteur n'aimerait pas un univers ou la chose qui a le plus de valeur est un livre ?

Je ne me suis pas vraiment attaché à Sefia bien qu'elle soit le personnage principal, mais ce n'est pas vraiment dérangeant. Traci Chee parvient à nous faire ressentir de l'empathie pour elle, surtout lorsque l'on sait tout ce par quoi elle est passé..

Par contre, j'ai beaucoup aimé le personnage d'Archer, c'est un garçon [spoiler] que Sefia délivre alors qu'elle est à la recherche ce qui ont enlevé sa tante Nin et je l'ai trouvé [/spoiler] tellement attachant ! Il semble prêt à tout pour Sefia et j'ai trouvé ça attendrissant. En même temps, on voit qu'il "possède ses sombres secrets et j'ai l'impression d'avoir lu ce livre surtout pour en apprendre plus sur lui..

Cependant, et c'est là que le bât blesse, j'ai du vraiment m'accrocher pour lire ce livre, je ne sais pas combien de fois je me suis arrêté dans ma lecture pour me dire que je ne comprenais rien... Et c'est très déstabilisant. Ce livre raconte les histoires (fictives et non fictives) de différents personnages, et elles sont tellement nombreuses qu'elles rendent la lecture difficile.

Mais ce livre est tellement magique, à l'image de l'univers de Traci Chee, qu'il faut vraiment le lire pour se faire son opinion.
Tiny Pretty Things, tome 2 : Shiny Broken Pieces Tiny Pretty Things, tome 2 : Shiny Broken Pieces
Sona Charaipotra    Dhonielle Clayton   
http://lislysworld.fr/tiny-pretty-things-tome-2-shiny-broken-pieces/

Après nous avoir laissés sur un cliffanger, l’un des personnages principaux renversé par une voiture et les autres accusés d’en être responsables, les auteures laissent passer un été entier puis reprennent l’histoire dans ce second tome. Au programme une nouvelle fois, coups bas, vengeance et danse.

-> La danse
J’avais déjà reproché au premier tome de n’évoquer que la danse dans son rôle de décor, sans jamais s’aventurer à utiliser le vocabulaire correct ou encore à parler des sensations qu’apporte la danse. C’est un point qui a mes yeux s’est grandement amélioré dans Shiny broken pieces. Tout d’abord avec le ballet du Lac des Cygnes sont évoqués des pas complexes et connus qui font partie des chorégraphies de ce grand ballet, ensuite car pour souligner le rétablissement de Gigi et le parcours compliqué de Bette on s’attarde davantage sur les sensations et douleurs liées à la danse. Donc un point qui sans être encore parfait, s’améliore grandement par rapport au premier tome !

-> Les problèmes évoqués
Shiny broken pieces prend le parti d’évoquer de nombreux problèmes, ce qui signifie aussi que la plupart ne sont pas vraiment traités et approfondis dans ce roman. D’un autre côté cela permet de mettre en lumière tous ces troubles. Ici on parle d’anorexie, de boulimie, d’abusions sexuelles, de harcèlement et même de cyber-harcèlement.

Néanmoins le roman ne joue pas la carte de la pitié comme c’est souvent le cas lorsqu’on évoque ces sujets, mais propose plutôt différentes visions des personnages atteints grâce à la narration par trois points de vue, ainsi que des solutions pour ces derniers.

-> Le traitement des personnages
Encore une fois, nos trois danseuses évoluent tout au long du roman, pour le meilleur comme pour le pire. Alterner les points de vue est toujours aussi intéressant et les auteures veillent bien à ne pas nous laisser sur notre faim, on est pas tentés de sauter des passages car tout s’enchaîne de façon fluide.

Au début de Shiny broken pieces, Giselle [spoiler]rumine sa rage envers son accident et tous les élèves du conservatoire qui ont encouragé Bette à la torturer, ou du moins ne l’ont pas dénoncée.[/spoiler] L’apparition de Cassie, autre victime de ses camarades, va jeter de l’huile sur le feu. [spoiler]Je dois dire que la voir, elle qui était innocente et bienveillante dans le premier tome, se livrer aux même bassesses que ses tortionnaires m’a brisé le cœur. Le fait qu’une simple conversation avec une surveillante ait pu être un moment clé pour elle me laisse légèrement dubitative, mais la voir redevenir progressivement la Giselle du premier tome fait du bien.[/spoiler]

J’ai trouvé que June était plus à part dans ce tome, sa ligne narrative s’éloignant peu à peu de celles de Bette et Gigi.[spoiler] C’était aussi difficile de la voir replonger dans son mal-être, mais ces passages sont largement compensés par sa guérison, sa réconciliation avec Sei-jin et sa relation avec Jahyne. Son évolution est réussie, tout comme sa conclusion très ouverte qui permet au lecteur de choisir la fin qui lui plaît pour elle.[/spoiler]

Bette, la garce de service, [spoiler]ne reprend pas du service dans Shiny broken pieces. Exclue du conservatoire et accusée d’avoir poussé Gigi sous la voiture, dans la première moitié du roman l’ex star reste concentrée sur son objectif : trouver le coupable pour être disculpée. Tout en continuant à danser chez elle, Bette mène l’enquête. Je dois dire que je ne m’attendais pas à ce que ce soit Will, mais le fait qu’Henri l’ait manipulé reste logique.

Une fois de retour, la cadette des Abney décroche avec brio un rôle important et laisse tomber ses coups bas, réalisant peu à peu ses erreurs des années passées… La voir plus proche de sa grande sœur contribue aussi à la rendre moins insupportable et on finit par lui souhaiter une place dans la compagnie. Un bel exemple de rédemption.
[/spoiler]
Et puis il y a le retour de Cassie. Au vu des prologues de ces deux romans, je l’imaginais gentille et innocente. [spoiler]Alors soit c’était faux, soit elle est devenue carrément aigrie pendant sa guérison. Elle ne se gêne pas pour manipuler Gigi et rendre aux autres filles la politesse pour ce qu’elles lui ont fait subir. J’ai été réellement surprise qu’elle ne soit pas choisie pour un des rôles principaux, mais encore davantage quand elle a décroché en avance un rôle d’apprentie dans la compagnie. En tout cas, c’était extrêmement jouissif qu’elle soit démasquée et renvoyée à la fin ![/spoiler]

-
-> Suspens et addictivité
Tout au long du roman, des questions nous tiennent en haleine. Qui a poussé Gigi ?[spoiler] Qui a saboté la trappe et blessé Adèle ?[/spoiler] Qui sera sélectionné pour être apprentie dans la compagnie ? Le dénouement et les résolutions de ces différentes intrigues sont très réussis, même si il y a moins d’actions importantes que dans le tome précédent.

-> En conclusion
Un deuxième tome à la conclusion réussie, dans la droite ligne du premier. Les fans de danse et de complots apprécieront cette duologie bien écrite et addictive malgré ses quelques défauts qu’on lui pardonne bien vite.

par Lisly