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Bibliothèque de MelC14 : Liste d'Or

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L'absente L'absente
Lionel Duroy   
Il est formidable de voir comme certaines lectures arrivent à point nommé dans nos vies ! Ce nouveau roman de Lionel Duroy, dans ce qu'il nous offre comme réflexions sur l'écriture, les lieux, la mère, le désir, en est l'exemple pour moi, même si le propos n'est pas ici de dire en quoi...

Augustin Trevel est à un moment de sa vie où il est complètement largué : plus de maison, divorcé deux fois, pas très proche de ses enfants, il maraude sur les routes de France, à la recherche de l'endroit où il pourra écrire son prochain roman. La Bretagne ? Verdun ? Moulins ? non, finalement ce sera le lieu d'enfance de sa mère pour marcher sur les traces de celle qu'il a toujours appelée l'idiote, mais dont il découvre la souffrance, tellement semblable à la sienne en ce moment. Sur sa route, il rencontrera Sarah, véritable stalker, traqueuse qui a décidé qu'elle l'aime et qu'elle ira où il ira, mais quid de la suite de cette relation ?

J'ai adoré cette longue introspection du personnage, au fil de son cheminement vers la connaissance de "la mère". Il y a des phrases terribles comme : "la pensée lui était venue que le héros de 14-18 aurait pu reposer sous l'une de ces croix et qu'en ce cas la mère n'aurait pas vu le jour, ce qui l'avait précipité dans un conte enchanteur (...) Mais le héros de 14-18 avait survécu à ses blessures et sa mère était née. Il était malheureusement impossible de revenir là-dessus." (p.50) et bien d'autres, mais on peut penser à la fin que le roman sur elle qu'il écrira, et dont il peine à trouver la première phrase, sera bien différent...

Duroy et sa famille, c'est une longue histoire, sans fin ? mais je l'ai senti sur la voie de l'apaisement. J'ai énormément apprécié ce road movie aux quelques scènes improbables (le déballage dans le parking de l'hôtel par exemple) dont j'ai souri.

En bref, un très bon moment de lecture, pas loin du coup de coeur qui a fait écho en moi et que je vous recommande.
L'Ami retrouvé L'Ami retrouvé
Fred Uhlman   
Ce livre avait tout pour me plaire mais pourtant je n'ai pas pu accrocher pleinement. C'était une très jolie histoire, j'en ai conscience mais j'ai trouvé qu'il y avait un peu trop de longueurs inutiles et j'aurais préféré que l'auteur se concentre uniquement sur l'intrigue. Surtout que c'était un livre très court (j'aurais été plus clémente sur les longueurs si le roman avait été long). Mais c'est un très beau moment à passer et le message reste clair et fort.

par marjolen7
Anna Karénine Anna Karénine
Léon Tolstoï   
Anna Karénine... C'est sans doute le meilleur roman que j'aie jamais lu. Il porte pourtant mal son titre, car, en mettant au premier plan l'histoire tragique d'Anna, il nous fait négliger l'histoire d'amour de Kitty et Levine, et plus généralement tous les autres couples. Pourtant, la beauté de l'oeuvre réside dans ces comparaisons, ces mises en parallèle. On peut ainsi à nouveau constater la triste condition des femmes à l'époque, l'effet délétère de la société et des "convenances", le poids des remords sur une existence, entre autres choses. Le génie de Tolstoï est de rendre les humains infiniment bons, parfois trop cependant. Mais ici, l'histoire de Kitty et de Levine est contrebalancée par celle d'Anna et de Vronski, ce qui donne un équilibre parfait au roman.
Je dois avouer: j'ai eu les larmes aux yeux trois fois en lisant Anna Karénine. Les deux premières fois, c'était de joie. Et la troisième fois, j'ai fondu en larmes, bouleversée, abattue, comme si l'événement qui avait lieu dans le roman s'était déroulé sous mes yeux.
J'ai pu cependant me remettre de mes émotions car ce livre, contrairement à ce que l'on croit souvent, et malgré un certain drame que je ne dévoilerai pas, finit bien, et c'est sans doute ce qui rend le roman encore meilleur.
L'Amour aux temps du choléra L'Amour aux temps du choléra
Gabriel García Márquez   
Très long à lire, dommage puisque ce livre possède un très joli scénario. On apprend à s'attacher aux personnages, on assiste au temps qui passe pour chacun, on les voit peu à peu vieillir.
Leurs destins séparés se croisent sans cesse pour mieux se retrouver à la fin.
Une belle histoire à découvrir, où l'amour éternel que Florentino porte à Fermina nous touche, et même plus, nous fait rêver.

par rollitup
L'Arbre de Noël L'Arbre de Noël
Michel Bataille   
J'ai lu ce livre lorsque j'étais en 6e. C'est l'histoire bouleversante d'un enfant qui vit des moments merveilleux avant que la maladie l'emporte...

par nf23
L'Art de perdre L'Art de perdre
Alice Zeniter   
Un roman magnifique, aux personnages attachants. Une construction en trois parties, nous permettant de découvrir le parcours de trois générations différentes d’une même famille sur un sujet encore difficile à aborder, la guerre d’Algérie et le sort des Harkis devant fuir leur pays.
Une écriture tout à la fois fluide et magistrale, proche pour certains passages de la poésie.
Un livre que l’on a du mal à refermer, me donnant envie de relire « Les chevaux du soleil » de Jules Roy retraçant l’épopée de cette histoire commune entre la France et l’Algérie .

par carroue
les asiates les asiates
Jean Hougron   
Bressan et son épouse débarquent en Indochine au début du siècle.
Ils vont vivre pendant quarante années dans ce pays où rien ne leur rappelle la France. Bressan aura des enfants de sa femme, puis à la mode orientale d'une seconde femme eurasienne, et d'une troisième, annamite celle-ci. Et tout ce monde vivra au cœur de Saigon, dans la vaste propriété que le père aura acquise à ses débuts, Blancs, Eurasiens et Vietnamiens mêlés. Autour d'eux, la colonie change.
D'un village de paillotes est née une ville de deux millions d'habitants avec ses drames sanglants ou sournois, ceux venus de la guerre, du désir d'indépendance et du passage d'une époque à une autre. Et le clan Bressan est toujours là, race non pas de colonisateurs - ils ne l'ont jamais été - mais " d'Asiates ", race à part qui a peu à peu glissé vers l'Asie, son perpétuel ensoleillement, ses bonheurs parfois sordides, sa cruauté, ses éternels compromis et sa beauté, ses séductions toujours un peu énigmatiques.
Au revoir là-haut Au revoir là-haut
Pierre Lemaître   
L'écriture est fluide , précise et maitrisée pour cette histoire à mi-chemin entre le thriller et le témoignage sur la "grande " guerre. Phrases longues, percutantes et angoissantes au début de l'ouvrage , comme pouvaient l'être les sensations d'agonie des soldats dans les tranchées. Le rythme s'accélère sur la fin , au fur et à mesure que s'accélère la course contre le temps des différents protagonistes. Les personnages sont fouillés , pleins de contradictions , mais bien ancrés dans cette époque elle même très ambivalente qui valorise ses morts mais ne tient pas compte de ceux qui sont revenus vivants de ce carnage .
Une belle réussite et un vrai plaisir de lecture.
Aux champs et autres nouvelles Aux champs et autres nouvelles
Guy De Maupassant   
Tout près d'une petite ville, les Tuvache et les Vallin, paysans tranquilles et pauvres, vivent côte à côte dans la plus grande harmonie, confondant même, à l'occasion, leurs enfants. Mais quand Mme d'Hubières, qui s'est prise d'affection pour les deux cadets, propose d'en "prendre" un pour l'élever dans l'opulence, rien ne va plus et l'amitié entre les deux ménages vacille.

par Laurien
Le Capitaine Alatriste Le Capitaine Alatriste
Arturo Pérez-Reverte   
On se retrouve dans l'espagne du XVII ème siècle et ce nouveau héros a tout pour plaire, c'est un mélange de d'artagnan, de Cyrano et de Lagardère ! C'est un soldat et parfois un mercenaire il faut bien vivre! l'armée oublie souvent de payer la solde et en l'absence de guerre, il faut bien s'occuper, on ne peut pas passer son temps a la taverne, à boire et à écouter son ami le poète, donc Diégo Alatriste accepte des contrats pour gagner sa vie, malheureusement il met les pieds là ou il ne fallait pas ! (ne jamais faire confiance aux Grands) et nous voici plongé dans les aventures de ce personnage qui correspond si bien aux hommes de son temps. On retrouve le souffle épique des romans de cap et d'épée que l'on a pu lire dans son enfance. Et comme toujours avec l'auteur il nous plonge dans l'histoire, ici de son pays, on sent la passion et l'amour de sa patrie et de sa culture. C'est du pur bonheur. A ne pas rater.

par cathardy7