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— Deux choses pèsent contre toi aujourd’hui, dis-je en faisant les cent pas devant lui. D’un, je n’ai pas eu mon café du matin. Rien que ça devrait instiller la peur en toi, cependant, le second point est pire. J’ai mes règles. Ça n’arrive pas souvent, pourtant quand c’est le cas, je deviens la pire des furies.

Je m’arrêtai devant et me rapprochai de son visage.

— Maintenant, réponds à mes putains de questions avant que je sois forcée d’en venir à des mesures extrêmes.

— Vous ne me faites pas peur, dit-il en le regardant de haut.

— Très bien.

Je jetai un œil à Nienna.

— Tiens-le et ouvre-lui la bouche.

Elle avança sans hésiter. Notre petite équipe commençait à bien fonctionner. Le regard de l’elfe passa de l’une à l’autre, inquiet.

— Pourquoi faire ?

Je commençai à déboutonner mon pantalon en treillis.

— Eh bien, puisque tu refuses de parler, peut-être as-tu besoin d’une petite motivation. Je vais simplement retirer mon tampon et te le fourrer dans la gorge. Ceci, pour deux raisons. Premièrement, ce sera vraiment dégueulasse. Deuxièmement, ça t’empêchera de pratiquer la magie pendant une semaine. Le sang menstruel est le plus puissant de tous.

J’exagérai un chouia concernant la dernière partie, cependant il l’ignorait et ça ne pouvait pas faire de mal de répandre des vilaines rumeurs qui pourraient tourner en ma faveur.

— Non !

Il leva ses mains et battit en retraite.

— Vous n’êtes pas sérieuse !

— Bien sûr que si, dis-je en baissant mon pantalon sur les genoux et mettant les doigts sur mes sous-vêtements.

Nienna l’avait piégé dans un coin, néanmoins il pouvait tout de même voir où ma main se dirigeait.

— OK, OK, je vais parler.

La panique s’étirait sur son visage.

— S’il vous plaît, arrêtez.

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— Tout le monde ici utilise le mot « pot de chambre » pour dire « toilettes ». Ils n’ont jamais adopté la nouvelle terminologie lorsque les faes ont installé la plomberie dans la cité. Dans le cas de cet homme, cependant, il s’agit probablement d’un vrai pot de chambre.

— Non, intervint-il, agitant un doigt devant nous. Techniquement, c’est un chaudron. Je l’ai gagné lors d’un pari avec une sorcière, y’a des années. Ça la rend dingue de savoir que je chie dedans tous les jours.

— D’accord.

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Kariann se pencha sur le comptoir.

— Beaucoup savent que tu es une mauvaise cuisinière et ils voulaient s’assurer qu’Emily ait de vraies chances de se rétablir.

Je roulai des yeux.

— Je ne suis plus aussi nulle qu’avant.

— Melena, dit-elle en me jetant un regard acerbe. J’ai vu les nouilles chinoises dans la poubelle. Il n’y a que toi pour rater un plat à réchauffer.

— Qu’est-ce que tu en sais ? La dernière fois que tu as mangé de la nourriture humaine remonte aux Croisades.

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« Lucas ne perdit pas de temps pour s’en prendre à Kerbasi. Son poing vola et s’écrasa sur le nez du gardien. Je devais lui accorder du crédit. Ce dernier ne resta pas juste là à le supporter et se défendit. Une seconde plus tard, ils roulaient l’un sur l’autre par terre à se bagarrer.

— Hé, chéri ? Tu peux essayer de ne pas déchirer sa robe ? Nous n’avons pas de vêtements de rechange pour les animaux de compagnie et je n’ai pas envie de le voir se trimbaler à poil. 

« J’essayais d’imaginer le bon côté des choses. Lucas avait à présent son propre punchingball pour évacuer toute son agressivité refoulée.

— J’y songerai, répondit-il avant de tacler à nouveau Kerbasi.

Charlie apparut une dizaine de minutes plus tard. Il resta à côté de moi.

— Dix dollars sur une égalité, dit-il.

— Pas question, répondis-je. Je ne parie pas là-dessus.

Déjà, j’étais supposée être du côté de Lucas, quoi qu’il arrive. Ensuite, les deux s’épuisaient rapidement. Ils étaient couverts de sang et j’étais à peu près sûre qu’ils avaient quelques os brisés, si je me fiais aux bruyants craquements que j’entendais parfois.

Je me doutais que Lucas aurait gagné facilement dans une meilleure forme, toutefois il était toujours affaibli par un an de tortures et de privation. De plus, Kerbasi était plus vieux et plus fort. Ce qui jouait contre le gardien, par contre, c’était un manque complet d’expérience de combat. Il était clair par ses mouvements qu’il n’avait pas de pratique ni de bons réflexes.

— Allez, ça suffit.

Je tirai Lucas loin de Kerbasi jusqu’à ce qu’il soit à trois bons mètres de lui.

— Nous avons besoin que tu récupères pour le combat avec Zoe. Tu auras tout le temps de lui mettre une raclée plus tard.

Une des autres règles de la liste stipulait que je ne serais pas délivrée de Kerbasi tant qu’ils n’auraient pas estimé qu’il ait démontré assez d’humanité. Ce qui pourrait me prendre le reste de ma vie immortelle, si j’avais de la chance. Lucas aurait certainement le temps de se libérer de sa colère contre lui avec tant d’années devant nous.

— Tu étais au courant ? demandai-je à Charlie après m’être assurée que les deux aient fini de se battre.

— Ils ne m’ont pas consulté, néanmoins Remiel est passé il y a quelques minutes pour m’alerter de la situation. 

« Il fit claquer sa langue.

— Il faudra du temps à ton nephilim pour l’accepter.

J’observai Lucas, qui s’était levé et s’époussetait. Son regard croisa le mien, et je faillis reculer face à la fureur que j’y lus.

— C’est pour ça que je t’ai dit de me laisser là-bas.

Puis il disparut en un flash, bien au-delà de ma portée de sensible. »

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