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Bibliothèque de Melenda : Liste d'argent

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18 contes de la naissance du monde 18 contes de la naissance du monde
Françoise Rachmühl   
Le livre donne un aperçu de cultures très diverses, au travers de contes adaptés de textes originaux (j'ai repéré une adaptation de Lucrèce !). Une introduction générale, courte, donne un angle d'approche possible et un peu de vocabulaire d'analyse. La bibliographie en fin d'ouvrage permet d'aller plus loin, c'est quelque chose d'un peu inattendu dans un livre pour enfants mais que je salue vivement : pourquoi un enfant ne serait-il pas intéressé, pourquoi un parent ne pourrait-il pas lire le livre de son petit ?

En attendant, ce sont des contes souvent présentés avec humour, étayés de quelques morceaux de poésie (rares, pas fameux, mais pas mauvais). Chacun a une petite introduction de quelques lignes à peine, l'origine du conte est rapportée. Le classement des histoires me plaît également beaucoup. Sur le plan de la présentation, donc, c'est tout bon.

Sur le fond, je suis satisfaite également, même si ce ne sont que de courts passages de mythologies bien plus vaste. Malgré mon dégoût général pour la lecture par extrait, je dois avouer que les extraits sont bien choisis et que le contexte général est bien donné au sein même du conte, avec un grand didactisme.

par Melenda
L'Age d'or capétien (1180-1328) L'Age d'or capétien (1180-1328)
Jean-Christophe Cassard   
Ce tome se présente avec un plan approximativement chronologique, puisque l'on commence avec Philippe Auguste, et que l'on termine avec la prédiction de la guerre de cent ans, même si celle-ci doit encore tarder un peu, puisqu'elle ne commence vraiment, de mémoire, que dans la décennie 1340. Cependant, le plan reste massivement thématique, avec des renvois chronologiques parfois curieux, et des chapitres dans l'ensemble assez courts. Je l'ai trouvé assez peu pédagogique, même s'il reste une mine d'informations. L'exemple le plus frappant est celui du deuxième chapitre, très instructif, mais qui aligne tant de noms et de dates qu'il en devient vite difficile à suivre.

Certains chapitres sont très perturbants, quand l'auteur répand son fiel : certes, la vie n'était pas rose, mais l'emploi de tant d'expressions dépréciatives quand il parle des métiers ou de la précarité rendent toute la chose plus dure à assimiler, d'une part, avec le tri à faire entre la presque haine et le sérieux, et il est plus difficile d'y adhérer, d'autre part, même quand on sait que, dans le fond, c'est vrai.

Plusieurs anecdotes reviennent à de multiples reprises, mais pas toujours au même niveau de détail, avec, parfois, guère plus qu'un clin d'oeil : chercher le passage exact de la première occurrence pour se souvenir bien de l'ensemble des informations est vite lassant, surtout quand les informations omises auraient pu être ajoutées sans faire hors-sujet.

La section de l'atelier de l'historien est intéressante. La chronologie a des défauts (comme le même événement, à la même date, présenté deux fois). Je suis satisfaite des arbres généalogiques. J'aurais aimé un glossaire et des fiches biographiques comme sur certains des autres tomes de la collection.

Sur le livre lui-même (j'ai le poche) : le rabas n'est pas de première qualité (il s'est déchiré alors qu'il était presque neuf au niveau de la pliure, et je ne les utilise même pas, ni comme marque-page ni autrement). Certaines pages ont été inversées. Les cartes sont en général lisibles, mais il y a des exceptions.

Voici toutes les raisons pour lesquelles, sur une série que j'adore généralement, ce volume fait chuter la moyenne.

par Melenda
Culture, enseignement et société en Occident aux XIIe et XIIIe siècles Culture, enseignement et société en Occident aux XIIe et XIIIe siècles
Jacques Verger   
Voici un très bon livre sur les universités (à la période indiquée dans le titre...), conçu comme un livre à l'usage des étudiants, avec une bibliographie des plus complètes, à chaque chapitre ; je regrette simplement qu'il n'y ait pas un peu plus d'articles, bien plus faciles à se procurer et pas moins instructifs.

Les informations sont à la fois précises et point trop nombreuses, l'on ne s'y noie pas. L'auteur a décrit de façon très claire les structures, les gens, les savoirs, les livres principaux, et les querelles. J'ai eu beau m'endormir deux fois dessus, il m'est impossible de le mettre sur le compte du livre : j'y vois bien plutôt une mauvaise hygiène de vie étudiante. Vive la prépa, oui, bien, mais le café est prohibé pour une raison. Cessons cette digression pour conclure : c'est un très bon livre pour ceux qui n'y connaissent rien et qui ne veulent pas se lancer tout de suite dans un livre comme celui de M. Le Goff ("Les Intellectuels au Moyen Âge", très bon, mais très touffu), autant que pour ceux qui désirent remettre à plat leurs connaissances ou qui, n'ayant pas effectivement lu les textes médiévaux, désireraient acquérir un aperçu de cette littérature universitaire.

par Melenda
Michel Chamillart, ministre et secrétaire d'État de la guerre de Louis XIV Michel Chamillart, ministre et secrétaire d'État de la guerre de Louis XIV
Emmanuel Pénicaut   
Ce n'est pas exactement une biographie complète et chronologique : divisée en trois parties (la vie, le travail comme contrôleur général et secrétaire d'Etat, la fortune mobilière et immobilière), elle est assortie d'un avertissement de l'auteur sur le manque de sources occasionnel et sur l'impossibilité pour lui de faire une étude complète, par exemple, de l'oeuvre de Chamillart comme intendant de Normandie. Malgré cet avertissement que l'auteur lui-même nous fait, la biographie est très satisfaisante et aborde tous les points traditionnels, y compris les ancêtres et les maîtresses, pour un personnage qui, fait rare à l'époque, dit lui-même qu'il n'a pas d'ancêtres notables et ne s'en cherche pas, et qui d'autre part n'a qu'une maîtresse supposée.

Les deuxième et troisième partie peuvent sembler un peu aride. Elles sont émaillées de passages plus accessibles, mais personnellement, les livres de compte m'ont toujours un peu ennuyée. Quoiqu'il en soit, ces chapitres restent instructifs, d'autant que les listes sont émaillées d'interprétations de la part de l'auteur.

Mention spéciale pour le carnet d'images, qui comporte de très beaux documents, en particulier pour représenter les terres de L'Etang et de Courcelles.

par Melenda
Nouvelle Histoire de la France contemporaine, Tome 1 : La chute de la Monarchie (1787-1792) Nouvelle Histoire de la France contemporaine, Tome 1 : La chute de la Monarchie (1787-1792)
Michel Vovelle   
Intéressant, et efficace pour donner de bonnes bases ; cependant, comme souvent, les personnages introduits ne sont pas toujours présentés, et quelques événements restent à l'état d'allusion. La chronologie donnée en fin d'ouvrage est claire, et le texte prend soin d'expliquer les mécanismes des événements (d'où d'ailleurs le relatif désintérêt pour l'histoire événementielle et chronologique pure : il s'agit de comprendre les faits, non de les lister). On regrette que les cartes n'aient pas toujours de légende, certaines sont particulièrement difficiles à lire (en particulier celles des taux de participation électorale en 1790-1792). Ca reste un bon outil.

par Melenda
L'âge d'or de la peinture anglaise. De Reynolds à Turner - Catalogue d'exposition L'âge d'or de la peinture anglaise. De Reynolds à Turner - Catalogue d'exposition
Collectif   
Dans un format atypique et difficile à caser dans un cartable, ce bonhomme : toutes les pages n'ont même pas la même taille. Si cela permet de séparer fortement les chapitres et de mettre en avant les biographies des différents peintres, objectivement, ce n'est pas extrêmement pratique, et ma préférence personnelle aurait été à une couverture solide et à des pages de taille bien égale.

Quant au contenu, il est certes fort intéressant. Tous les peintres sont dotés de leur propre biographie et les œuvres sont replacées à la fois dans la carrière de leur auteur et dans l'histoire de l'art ; de plus les différents thèmes sont décris séparément, en eux-mêmes et en l'histoire politique, et la synthèse fournie est à la fois succincte et utile, surtout en prenant en compte le fait que, de la peinture anglaise, le François moyen retient en général surtout Turner, parce qu'il est abordé avec les peintres flamands dans beaucoup de cours et de livres, ou alors avec Géricault, parce qu'ils ont tous les deux des pièces maritimes très célèbres.

Le même caractère systématique de la biographie donne également, toutefois, une aspect monotone qui peut lasser, et les illustrations pleine page sont certes bien pour voir l’œuvre en détail, mais le choix de les entasser au lieu de les intercaler avec le texte fait que les références de chaque peinture peuvent parfois se trouver très loin de l'image à laquelle elles sont censées être liées.

Pour résumer, c'est un bon bouquin extrêmement utile et qui pourra encore servir de dictionnaire biographique d'un certain nombre de peintres longtemps après avoir été lu, mais il n'est pas très agréable à manier quand on veut le lire d'un coup.

En plus, je suis sceptique face aux commentaires sur John Martin qui me semblent trop prendre pour argent comptant les affirmations de la critique snob du temps qui le traitait parfois de mercantiliste qui n'est là que pour assembler les masses alors qu'il peignait à peu près selon sa fantaisie et procédait à une reconstitution passionnée des scènes choisies à partir de la littérature scientifique et des traductions et adaptations antiques. On peut également se souvenir que, bien souvent, John Martin ne touchait rien sur l'exposition de ses œuvres, qu'il vendait à un acheteur unique, une fois pour toute, ce qui fait que, commercialement, il n'a qu'un acheteur à convaincre pour chaque tableau, et pas toute la foule. J'ai un peu tiqué sur ce cas, et je connais souvent trop mal les autres sur lesquels je ne me suis d'ailleurs pas renseignée pour juger si c'est général ou si ça vient seulement de la difficulté de cerner le personnage de John Martin ; mais dans l'ensemble j'ai trouvé qu'on mettait tout sur le dos de Reynolds et Gainsborough au détriment des autres.

par Melenda
Apologie de Socrate Apologie de Socrate
Platon   
J'avais peut-être mis la barre un peu haut, mais je m'attendais à mieux. L'argumentation de Socrate n'est pas toujours très cohérente, au début, et quand il dit qu'il ne parle pas ainsi par arrogance, il fait bien de préciser, parce que c'est plutôt l'impression qui en ressort. Il n'empêche que je suis assez admirative de sa détermination à aller au bout. Car, enfin, 30 mines comme amende, ça ne pouvait pas avoir lieu, ce ne peut être qu'une farce alors qu'il leur a déjà dit pourquoi ils ne devraient pas le laisser sortir d'ici vivant.

par Melenda
Les Phéniciennes Les Phéniciennes
Euripide   
J'ai trouvé certains passages difficiles, voire très difficiles. D'ailleurs, plusieurs notes portent des mentions comme "incompréhensible" ou "ce vers n'a pas de sens" voire même "intraduisible" ! Il faut lire, les notes, c'est diablement amusant. Pas toujours, mais certains font vraiment montre d'humour.

Pour en revenir aux Phéniciennes, j'ai énormément apprécié le développement des personnages, tout en subtilité. Le préfacier de mon édition annonce que l'œuvre est un peu contradictoire, qu'on passe de la jeune fille timide à celle qui prend des décisions importantes, mais en fait, c'est très finement amené, et toujours juste. Ça m'a donné envie d'en voir une représentation en grec ancien, avec les chœurs. Les didascalies, les descriptions de décors donnent vraiment l'impression d'y être. Les personnages entrent ou par la gauche ou pas la droite, non au hasard, mais parce que ça a une logique. Vraiment, j'ai beaucoup, beaucoup apprécié. Mais... il y a ce problème de la langue... de passages obscurs... ou difficiles à comprendre... la présentation des sept chefs et de leurs batailles me laissent un peu embrouillée, par exemple.

par Melenda
La princesse de Clèves, suivi de Zaïde La princesse de Clèves, suivi de Zaïde
Madame De la Fayette   
J'ai étudié "La Princesses de Clèves" en classe et je l'ai apprécié. Certes, Mme de Lafayette prend tout son temps pour placer les décors, les personnages, et le contexte puisqu'elle prétend écrire "un roman historique". Ce temps pris pour décrire donne aussi, je trouve, accès à un univers plus vaste. Et même si, comparés à des personnages excentriques ou torturés comme Jack Sparrow, Wolverine ou Anakin Skywalker, Mme de Clèves ou de Nemours peuvent sembler insipides, ce n'est pas mon ressenti. Je les trouve bien intégrés et ce qui ressemble aujourd'hui à un cliché, c'est parce que les idées de Mme de Lafayette ont tellement séduit qu'elles ont souvent été reprises plus tard. Dans l'ensemble, le soin du détail dans tout ce qui se passe donne un caractère tranquille et agréablement désuet à cet ouvrage. Tous les livres ne sont pas des écrits à suspens comme, par exemple, Stephen King. Désolée, mavie95, mais je ne peut pas être d'accord avec toi.

par Melenda
La Princesse de Clèves La Princesse de Clèves
Madame De la Fayette   
Un texte classique, qui a en fait deux versions : l'une, corrigée par les amis mâles et écrivain de Madame de La Fayette, qui a un style plus lisse (par rapport à l'époque, il reste très archaïque pour nous) ; l'autre, issue des premiers jets que Madame de La Fayette a conservés, qui conserve des images plus relevées, comme celle de la pêche au saumon. Ayant lu ce livre plusieurs fois, et dans des éditions très différentes, je peux témoigner que les deux textes n'ont pas toujours le même rendu ! Pour moi, la version non-remasterisé est de loin la plus vive. A plusieurs endroits, elle a moins de longueurs et plus d'intensité. Elle reste toutefois un jet non-relu, et j'ai eu la chance de tomber sur une édition qui avait pris soin de corriger plusieurs coquilles, des Mlle transformés en Mme et réciproquement. En tous cas, c'est un excellent roman que j'ai beaucoup apprécié chacune des nombreuses fois que je l'ai lu !

par Melenda