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Bibliothèque de MelissaMacy : Liste de bronze

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Les Élémentaires Les Élémentaires
Nadia Coste   
Avec Les Élémentaires, le lecteur est immergé dans un monde fantasy riche et captivant, obéissant à un système féodal où les grands seigneurs règnent en maître sur leur duché tandis qu’alentour les brigands et la faune sauvage se disputent les chemins.

Tous possèdent des pouvoirs liés aux quatre éléments mais une poignée d’entre eux, victimes de dérèglements hormonaux, ne parviennent pas à les maîtriser. Cassandra, jeune mage de feu, fait partie de ceux-là… Son handicap est tel qu’il l’oblige à passer la majeure partie de son temps dans l’eau d’une piscine pour ne pas déclencher d’incendie. Coupée du monde, de la vie et surtout des gens qui l’aiment, la jeune fille ne rêve que d’une chose : être choisie pour suivre une cure, seule véritable remède contre le mal qui la ronge et la prive de tout. Fille d’un Duc, Cassandra compte sur les relations et l’argent de son père afin d’exaucer son unique souhait…

Quand le miracle se produit et que sa candidature est enfin acceptée, l’adolescente pense être à l’aube d’un nouvel espoir… Les dangers qui parsèmeront son voyage, les complots qui rythmeront sa quête ainsi que l’inexpérience de ses gardes du corps entacheront son optimisme et feront de sa quête un véritable cauchemar…



Si le début du roman m’a convaincue en dressant le portrait d’une riche héritière que l’existence a malmené du fait de son handicap, la suite ne m’a pas emportée malgré un scénario riche en rebondissements.

La ritournelle des péripéties, le caractère un peu particulier de Cassandra qui oscille entre impulsivité, colère et égoïsme, le manque de tension narrative ont eu raison, à la longue, de mon détachement pour cette histoire.

Seul le style fluide de l’auteure, ponctué d’acronymes rigolos, a réussi à me garder entre ces pages.



Les Élémentaires sont donc une petite déception pour moi qui m’attendais à vivre une aventure young adult enlevée ou une romance pleine d’émotions…

L’originalité était pourtant au rendez-vous. Le thème du handicap lié à la magie aurait pu porter cette œuvre vers une dimension plus philosophique…

Je reste sur ma faim.
Agatha, es-tu là ? Agatha, es-tu là ?
Nicolas Perge    François Rivière   
Deux monstres sacrés de la littérature, Arthur Conan Doyle, qui se lance sur les traces d’Agatha Christie qui a « disparu ». Deux monstres sacrés, qui seraient opposés dans la vie… Normal me direz-vous ! Chacun a pour enfant un enquêteur de renom. Sherlock Holmes et Hercule Poirot !

Quel plaisir ce genre de bouquin, qui repose les neurones et se laisse lire avec le sourire en coin.

Les deux auteurs développent une intrigue parfaitement construite et plausible, en partant d’un fait réel, puisque Agatha Christie a toujours gardé le secret sur son « escapade » Les interrogations sans réponses tangibles, permettent aux écrivains de donner libre cour à leur imagination, en s’infiltrant dans la brèche.

La trame est très réaliste avec des personnages raccords avec l’époque et surtout cadrent bien avec une intrigue potentiellement créée par de nos deux monstres sacrés ! En effet, il y a bien un mystère à résoudre, de fausses-pistes et puis surtout les mœurs de la société sont très bien retranscris, notamment la place de la femme où l’homme a tout les pouvoirs, même celui de tromper sa femme, sans que celle-ci y trouve à redire…

J’ai eu un goût d’inachevé, comme s’il me manquait des éléments de réponses… Dommage que la fin soit trop rapide et que certaines questions restent en suspens… On ne sait pas comment Agatha Christie se sort du pétrin… Ni comment les flics arrivent… Pour autant j’ai passé un très bon moment.
Les Fils du Vent, Tome 5 : Emergences Les Fils du Vent, Tome 5 : Emergences
Aurélie Chateaux-Martin   
A Naÿl, la liaison entre Borée et Khamsin ne reste pas longtemps secrête. Blessé et déçu par le comportement de sa mère qui, pour lui, a trahi sa famille, Thalwind s’empresse de prévenir son père, Simal. Ce dernier, malgré sa grande tritesse, prend sur lui pour passer outre ; il aime Borée par dessus tout et est prêt à sacrifier son bonheur personnel pour celui de son épouse, espérant silencieusement que son frère, Khamsin, soit rappelé par ses obligations à Al Jadida au plus vite. La sagesse de Simal est bientôt récompensée car, désireux d’honorer ses promesses, Khamsin retourne de l’autre côté du désert afin de fonder sa propre école de magie. Dans ses bagages, il emporte cependant avec lui Alizée, la fille unique de Simal et Borée, pour qu’elle l’aide à initier ceux qui ont reçu le don dans cette partie du monde qui a tellement de mal à accepter et à reconnaître les talents particuliers de certains. Passée la stupeur, Simal et Borée ne peuvent appesantir sur la douleur de cette séparation car une autre épreuve les attend déjà… Borée est enceinte de Khamsin mais le couple a bien l’intention de cacher ce “détail” aux yeux de tous et d’élever cet enfant comme le leur… Jusqu’à ce que les liens du sang éclatent au grand jour…

Avec ce cinquième tome de la saga fantasy érotique d’Aurélie Chateaux-Martin, c’est le point de vue et le quotidien des femmes de cette communauté d’Alk Tempoh qui est mis à l’honneur.

Par l’intermédiaire de récits de vie, d’extraits de mémoires ou de journaux intimes, le lecteur plonge avec sensualité dans la recherche du bonheur d’une famille d’Alk Tempoh, ces êtres magiques, fils d’Éole, dotés de pouvoirs mais aussi de désirs aussi ardents que sulfureux. Si certains y parviennent comme Joran, ses deux épouses et ses trois enfants. D’autres ont bien plus de mal à concilier leurs besoins avec leur vie de famille ou leurs obligations diverses. Et c’est dans ces failles que l’auteure nous immerge avec ce cinquième épisode, en nous proposant des héros tourmentés, frustrés et parfois même désabusés.

Dans Émergences, le mensonge, la manipulation, le sacrifice et la bravoure vont plus que jamais rythmer cette aventure familiale riche en rebondissements car l’enjeu est toujours le même bien que son image diffère pour chacun ; les Alk Tempoh aspire à trouver, sauver ou conquérir la plénitude malgré les vicissitudes de la vie.

Personnellement, j’ai passé un agréable moment en compagnie de ce cinquième volet des Fils du Vent. Les passages concernant Al Jadida et les problèmes que Khamsin rencontre pour maintenir son école dans un contexte culturel et politique explosif sont réellement passionnants et Aurélie Chateaux-Martin a su dépeindre les enjeux de cette bataille contre les idées reçues et le poids de la tradition dans le monde oriental avec une grande justesse. J’ai apprécié également les réflexions menées par Thalwind sur sa vie amoureuse ainsi que les comparaisons qu’il effectue avec ce que vivent ses parents. Le parallèle est bien mené et apporte une certaine profondeur aux actions. J’ai admiré la dévotion et l’amour indéfectible dont Simal fait preuve à l’égard de Borée tout au long du texte. J’ai compati à la douleur de Shamal lorsqu’elle a dû surmonter son deuil pour l’enfant qu’elle a perdu afin d’aller de l’avant pour son “nouveau” bébé.

Et, cependant, j’ai aussi été déçue car, dans cet opus, le récit manque à mon sens de magie et de merveilleux, aspect que j’avais tant aimé découvrir dans les précédents tomes. J’aurais préféré suivre les progrès des uns et des autres dans le développement de leurs capacités, que l’école de magie soit le lieu de tous les charmes et possibles… J’aurai aimé que le quotidien, presque humain, prenne moins de place dans la structure de ce récit.

Question style, en revanche, Aurélie Chateaux-Martin continue de nous tenir en haleine avec ce mélange de tons et de genres qui apporte du relief et de la personnalité à chacun de ses héros. Par ailleurs, je tiens à souligner que le travail effectué sur la psychologie des personnages est assez remarquable.

Émergences est donc, pour moi, un roman qui, certes, manque de merveilleux et de fantasy mais dont la richesse des rapports humains séduira un public averti pour ne pas dire adulte et dont la suite promet des rebondissements riches et surprenants.
Library Jumpers, Tome 1 : La Voleuse de secrets Library Jumpers, Tome 1 : La Voleuse de secrets
Brenda Drake   
Alors qu'ils consultent des livres à la bibliothèque de Boston, Gia et ses amis, Nick et Afton, assistent à la mystérieuse disparition d'un jeune homme à l'intérieur d'un livre. Intrigués, les trois adolescents examinent l'ouvrage, en lisent un passage et se retrouvent aussitôt propulsés dans une bibliothèque parisienne au milieu de ce qui semble être une bataille tout droit sortie d'un conte fantasy. Sous leurs yeux ébahis, des guerriers munis de longues épées affrontent une bête étrange, indéfinissable...
Lorsque le combat s'achève, les guerriers, un groupe de cinq adolescents aguerris, cherchent à comprendre comment de simples humains ont réussi à franchir le portail-livre au péril de leur vie. En démêlant le déroulé des événements, les jeunes gens parviennent très vite à l'improbable conclusion : Gia possède des pouvoirs magiques...
En quête de sa véritable identité, la jeune fille va découvrir un monde caché dans lequel évolue une myriade de créatures magiques divisées en deux camps prêts à s'affronter... Dans cette guerre qui se prépare, Gia ne le sait pas encore mais elle jouera un rôle déterminant... Celui d'une Élue attendue pour apaiser les tensions.

En "adoptant" ce roman, je m'étais préparée à vivre une aventure extraordinaire et originale dans un univers particulier, fait de magie et de mystères. Si la dimension magique a bien été respectée, l'originalité, quant à elle, m'a un peu manqué. La Voleuse de Secrets est en réalité le premier tome d'une saga fantasy young adult convenue qui reprend les codes usuels de ce genre textuel sans même les dépoussiérer.
Le roman est conduit par Gia, une jeune magicienne qui s'ignore, élevée par son beau-père depuis le décès de sa mère, qui va accepter son nouveau statut ainsi que ses nouvelles responsabilités d’Élue sans jamais sourciller. Tout au long du texte, la jeune fille sera accompagnée par divers mentors, assez stéréotypés, chargés de faire son éducation jusqu'au moment où elle s'émancipera pour enfin conduire l'histoire vers la bataille entre le Bien et le Mal.
D'un point de vue structurel, le scénario est tout à fait basique.

Le monde magique héberge des forces et des espèces rivales qui s'affrontent pour obtenir le pouvoir suprême et, dans ce contexte, l'héroïne sert de maillon tantôt fort, tantôt faible, au camp des gentils pour créer la dynamique narrative du duel qui oscille entre victoires et défaites. Dans le même temps, l'héroïne enquête sur son passé afin de découvrir ses origines tout en flirtant avec le chef des Sentinelles chargé de sa protection.
Ce déroulé aurait pu passer si le style avait été impeccable, poétique ou porté sur la philosophie. Malheureusement, de ce point de vue, le texte manque cruellement de recherche et sombre encore une fois dans les clichés adolescents.

Pour ma part, j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire car ni l'héroïne, ni l'intrigue ne m'a réellement accrochée. Seule la fin, avec ses révélations de dernière minute, a éveillé mon intérêt, un peu tard...

En bref, La Voleuse de Secrets est un roman qui demeure trop sur les sentiers battus sans jamais nous proposer d'alternative étonnante.
L'univers est certes riche mais manque d'originalité pour un registre déjà largement exploré.
Dommage...
Ma vie de (grand et parfait) génie incompris Ma vie de (grand et parfait) génie incompris
Stacey Matson   
Arthur est en cinquième et depuis le décès de sa mère, il y a quelques mois, il s'est enfermé dans l'idée qu'il allait devenir, plus tard, un écrivain célèbre qui gagnerait beaucoup d'argent. Obsédé par ce projet, l'adolescent s'inscrit à un concours de nouvelles mais l'inspiration ne vient pas...
Les mois passent, l'échéance approche mais Arthur n'a toujours rien écrit. Ses proches pensent tous qu'il planche d'arrache-pied sur un projet énorme alors qu'en réalité le jeune garçon se débat pour trouver une solution au plus vite...

J'ai découvert la sortie de ce roman en consultant une masse critique Babelio. Aussitôt, le titre, la couverture et le synopsis de ce livre m'ont accrochée. Je me suis dit : "Tiens, voilà un roman jeunesse rigolo !" et ni une ni deux, lorsque je l'ai aperçu sur l'étagère des nouveautés de la bibliothèque municipale, je me suis jetée dessus !
Si le livre démarre plutôt bien en tenant ses promesses, la suite se gâte... Arthur, le petit héros, reste dans son registre, cultivant son complexe de supériorité à l'excès, s'imaginant une vie qu'il n'aura jamais... Bien qu'autour de lui, ses camarades ainsi que ses professeurs essaient tous à leur manière de lui venir en aide, Arthur s'entête. Il est persuadé qu'il aura une aventure amoureuse avec Kennedy, sa partenaire d'écriture, et qu'il sera un écrivain célèbre ou, à défaut, un acteur célèbre, puisqu'il doit jouer Roméo dans le spectacle de l'école.


Durant les deux cents premières pages, il ne se passe pratiquement rien. Le lecteur assiste, impuissant, aux délires tantôt drôles, tantôt impertinents ou carrément lourds d'Arthur, qui tente de s'illustrer en classe de littérature, à la rédaction du journal du collège ainsi qu'aux répétitions de théâtre. Même si ses interventions sont touchantes et marquent sa profonde détresse, les obsessions d'Arthur finissent par agacer.


Pour pallier la monotonie du texte, l'auteure a choisi de multiplier les genres textuels en faisant cohabiter des lettres, des e-mails, des devoirs de classe ainsi que leurs consignes et leurs corrections, des pages du journal intime d'Arthur, des comptes-rendu de séances de soutien scolaire, des articles écrits pour le journal de l'école et des notes prises pour jouer le personnage de Roméo. Cet ensemble apporte une certaine dynamique qui aurait pu fonctionner s'il y avait eu davantage d'actions.


Les personnages sont soigneusement décrits par leur style littéraire, leur références, leurs arguments ou les conseils qu'ils prodiguent à Arthur. Chacun joue un rôle, qu'il s'agisse de la prof de français qui doucement mais sûrement va l'inciter à évoluer ou bien Kennedy qui va l'obliger à regarder ses erreurs en face ou Robbie, l'ennemi dont il va se rapprocher malgré lui en découvrant qu'ils partagent des problèmes communs...


Le récit se réveille sur la fin en nous apportant une conclusion optimiste car, malgré les apparences, Arthur a changé, il s'est finalement rendu-compte que ses rêves ou les promesses qu'il avait faites pouvaient évoluer pour mieux s'adapter à la réalité.

Au final, j'ai aimé le mélange de texte, le fait que chaque personnage se définisse par son style littéraire ; en revanche, je me suis profondément ennuyée... et je n'ai pas treize ans !
Ma Vie de Génie incompris est donc un roman intéressant d'un point de vue de l'analyse littéraire mais je doute qu'il trouve réellement son public parmi les adolescents d'aujourd'hui.
Tout pour plaire Tout pour plaire
Ingrid Desjours   
Déborah et David coulent des jours heureux. Lui est une sorte de gourou, coach en développement personnel, qui court les meetings. Une chose est certaine, David ne laisse personne indifférent. Adulé par certains, il est aussi accusé par d'autres d'être un pervers narcissique maltraitant sa femme. Déborah, elle, est une femme d'une très grande beauté, douce et réservée, qui a tout abandonné pour se consacrer à son mari. Ensemble, ils vivent un bonheur parfait jusqu'au jour où Nicolas, le frère de David, ce prétentieux à la vie dissolue, débarque avec sa fille en clamant que sa femme a disparu... Le bel édifice que Déborah et David avaient réussi à construire va alors voler en éclats ainsi que leurs vies... sous les yeux impuissants de l'inspecteur Sacha Mendel qui n'aura pourtant de cesse de traquer LA vérité.

J'avais découvert Ingrid Desjours avec Kaleb, cette trilogie fantastique envoûtante et originale qui m'avait convaincue par la force de ses personnages ainsi que par la structure de son scénario, impeccable.
Avec Tout pour Plaire, l'auteure nous embarque dans une histoire étrange, à la limite du récit de vie. On y côtoie des personnages bien campés, à la psychologie marquée, qui vont tour à tour jouer le rôle de victime, bourreau et sauveur.
Immergé dans un récit en six actes, le lecteur est très vite noyé par les informations diverses qu'il reçoit et par la singularité de la narration, externe et omnisciente mais infiniment cachottière, qui passe certains éléments volontairement sous silence afin de préserver le mystère mais qui ne parvient qu'à nous embrouiller. Pourtant, les faits sont présentés de façon linéaire, en respectant l'avancée de l'enquête mais cela ne fonctionne pas, en tout cas pour moi.
Car si j'ai aimé suivre Sacha Mendel dans la résolution de son investigation, je n'ai pas apprécié en revanche partager le quotidien de la famille Pennac, peuplé de manipulations et de luttes de pouvoir. J'ai trouvé ces parties du récit fades et surtout peu fiables dans la mesure où le narrateur nous ballade en fonction du suspens qu'il souhaite ménager.
Je n'ai pas non plus adhéré au style de l'auteure qui tombe parfois dans le vulgaire et l'obscène dans le seul but de nous choquer ou peut-être de contraster avec la fragilité de la victime.
Je n'ai pas aimé enfin la structure du récit, basée plus sur le drame que sur le thriller.
J'aime être manipulée par un auteur qui joue avec mes nerfs et fait monter la pression. Avec Tout pour Plaire, ce plaisir n'a duré qu'une soixantaine de pages, perdues au milieu du roman...
Dommage, il y avait là pourtant matière à écrire un très bon polar.
Au pays de l'Ailleurs, Tome 1 Au pays de l'Ailleurs, Tome 1
Tahereh Mafi   
Que faire quand le monde qui vous entoure baigne dans la magie alors que vous en êtes totalement dépourvue ? Quelle peut-être votre vie quand vous êtes exempte de couleurs dans un monde qui en regorge ?
Malgré ce qu'elle peut dire, Alice souffre de sa différence, surtout depuis que son père a disparu, trois ans plus tôt. Isolée et rejetée, la petite fille rêve de jours meilleurs. Elle sait que bientôt sa vie va changer car il est temps pour elle de faire sa Présentation, de montrer au monde sa magie...
Alice a raison sur une chose. Sa vie va connaître un réel bouleversement, mais là où elle se trompe, c'est que son talent n'y sera pour rien. Oliver, son pire ennemi, en revanche si...

Lorsque j'ai entendu parler de la sortie de ce livre, je l'ai vécue comme un événement, attendant impatiemment le moment où je pourrais le tenir entre mes mains. J'avais encore le souvenir du style de l'auteure dans Ne me touche pas, de la force des personnages aussi. Alors je me suis jetée sur Le Pays de l'Ailleurs en pensant revivre les mêmes émotions. L'espoir n'a pas duré longtemps, deux chapitres, et j'ai réalisé que ce livre ne correspondait en rien à ce que j'avais pu imaginer.

Dans Le pays de l'Ailleurs, le lecteur suit Alice, une petite fille de douze ans, rejetée pour sa différence mais qui rêve d'être une héroïne. Son espoir est si grand qu'il la protège de tout, même de la réalité. Alice vit dans son propre monde, en plus de vivre à Ferenwood, le pays où tout provient de la magie. Elle s'est même persuadée que d'ici peu, grâce à son talent caché, elle pourra vivre une aventure aussi extraordinaire que palpitante. Et dans un sens, elle a raison. Pourtant, rien ne se passe comme elle l'avait prévu. Elle échoue à sa Présentation, subit encore les humiliations avant de finalement faire "confiance" à Oliver qui lui promet de retrouver son père. Commence alors pour la fillette toute une série d'épreuves destinées à accomplir la mission du jeune homme et au cours desquelles Alice apprendra à accepter qui elle est vraiment, sans peur et sans honte.

L'univers dépeint par l'auteure est riche, insolite, parfois déroutant. Il ressemble un peu au célèbre conte d'Alice aux Pays des Merveilles avec sa multitude de plateaux, tous plus différents les uns des autres sans lien apparent. Il cultive le mystère et le rêve et réussit à nous surprendre sur bien des points.
Le style, lui aussi, est particulier. L'histoire est racontée par un narrateur témoin omniscient qui fait du lecteur son confident ; les remarques en aparté sont nombreuses, tantôt drôles tantôt lourdes elles jalonnent le texte pour le rendre plus personnel. Les dialogues ne manquent pas de pertinence et d'impertinence puisque telle est le caractère d'Alice.
La structure du récit est simple, linéaire, facile d'accès.
Et bien que le texte déborde de poésie et de fantaisie, je n'ai pourtant pas accroché. L'insolite m'a beaucoup perturbée dans un premier temps, puis c'est le caractère même de la petite Alice qui m'a un peu laissée de marbre. Son manque de logique et de cohérence y a sans doute joué pour beaucoup.
Le Pays de l'Ailleurs restera, pour moi, une expérience étrange aux multiples facettes. J'en ai apprécié certaines, d'autres pas du tout. Ce livre est une énigme que j'ai pas encore résolue : ai-je aimé ou pas, telle est la question qui me taraude...
A vous maintenant de vous construire votre propre opinion.
Le talisman de Vannina Le talisman de Vannina
Bertrand Solet   
je l'ai lu en CE1 j'ai trouvaiS* que c'était nul parce-que il y n'avait pas de suspense.

par Loumix
Les Fils du Vent, Tome 4 : Fils du désert Les Fils du Vent, Tome 4 : Fils du désert
Aurélie Chateaux-Martin   
A Al Jadida, dans son palais, Khamsin s’ennuie dans la vie qu'il s'est construite avec ses deux femmes qui viennent de donner naissance à deux superbes petites filles. Étouffant dans cette existence trop rangée pour son tempérament, l'Alk Tempoh s'enfuit dans le désert. Là, il découvre ses nouveaux pouvoirs de projection astrale et en profite pour rendre visite à Borée, son amour éternel, qui s'est établie à Naÿl avec ses fils, de l'autre côté du désert, afin de mener à son terme sa formation de druidesse. Cette dernière lui apprend que les Alks Tempohs vont y fonder une nouvelle école qui accueillerait leurs enfants aux pouvoirs si particuliers.

Khamsin, séduit par ce projet, voit là le moyen de donner un objectif sérieux à sa petite vie bien tranquille ; il souhaite lui aussi développer une école près de chez lui, en Orient, berceau de magie où les personnes dotées de dons ne manquent pas, mais dont la différence effraie la société. Il espère par ce biais changer les mentalités des gens de ce pays qui l'accueille mais aussi canaliser la passion qu'il éprouve encore et toujours vis à vis de sa tante...


Avec Fils du Désert, quatrième tome de la saga fantasy Les Fils du Vent, Aurélie Chateaux-Martin donne cette fois la parole à Khamsin ainsi qu'à Borée, sa tante, qui entretiennent une relation amoureuse passionnée et secrète, extrêmement culpabilisante. Éloignés l'un de l'autre par l'immensité d'un désert, les deux héros, malgré leurs vies de famille respectives, exploitent leurs pouvoirs de magicien naissants afin de se retrouver dans des étreintes torrides. Mais pour Khamsin, cette relation ne suffit pas ; il souhaiterait voir et toucher réellement Borée. Lorsque la jeune femme lui explique le projet d'ouverture d'école à Naÿl, l'Alk Tempoh adhère aussitôt à cette idée et y voit une occasion de s'investir dans un projet d'envergure mais aussi de canaliser son énergie sexuelle avant de l'exploiter pour retourner dans son pays, près des siens et surtout de Borée.

Dans ce tome, le lecteur découvre l'univers et l'histoire des adultes de cette tribu. Les personnages d'Esalf et d'Elvan, en particulier, nous apportent des éclairages sur le passé ainsi que sur la dimension légendaire et mythologique de la saga, dévoilant certains mystères.

Grâce à l'alternance des textes, correspondance entre membres de la famille, extraits des mémoires d'Esalf ainsi que de la légende de Lancelot du lac et des récits de vie, la saga familiale s'enrichit en proposant une réelle réflexion autour de thèmes très sérieux tels que : l'égalité homme/femme, les différences entre êtres humains, les relations familiales, parentales ou de couple, la place de l'éducation dans le développement individuel que l'on soit enfant ou adulte.

Personnellement, j'ai vraiment apprécié partager ses moments réflexifs qui donnent du corps au texte, mais ce qui m'a réellement séduite, c'est toute la dimension magique et le développement des pouvoirs des personnages qui étaient restés un peu en retrait dans les précédents tomes.

Avec ce quatrième tome, la saga entre avec brio au cœur de la fantasy tout en gardant son identité sensuelle.

Fils du Désert est donc un livre aux multiples facettes, qui évoque le parcours des adultes avec une certaine maturité.

Un grand merci à Aurélie pour sa confiance ;)
Mauve Mauve
Marie Desplechin   
Au collège, rien ne va plus. Verte et Pome sont victimes de harcèlements. Injures, coups et rumeurs, les filles affrontent une vague d’hostilités sans précédent. Alors, lorsque Clorinda, la mère de Pome, subit elle aussi la rancœurs de ses voisins, Anastabotte et Ursule y voient aussitôt l’œuvre du Mal. Et tandis que les adultes s’organisent, les filles, elles, s’engagent sans réfléchir dans l’action…

Troisième volet des aventures de Verte, l’apprentie sorcière de Marie Desplechin, Mauve s’éloigne du style original, drôle et frétillant, pour aborder le thème de la différence à travers ce roman fantastique jeunesse.
Là, il est question de complot, de manipulation de masse et de pugilat contre les sorcières. Des thèmes, certes graves et difficiles, que l’auteure utilise avec courage et retenue, créant un récit de vie unique.
Comme à l’habitude, le récit est raconté à plusieurs voix : celle du grand-père, Ray, ancien policier qui, aujourd’hui, a bien du mal à se faire entendre et respecter ; celle d’Anastabotte, la grand-mère expérimentée en sorcellerie ; celle de Soufi, le meilleure ami voyant ; celle d’Ursule, la mère sorcière jusqu’au bout des ongles ; celle de Verte, l’apprentie ; et enfin celle de Pome, la meilleure amie sorcière. Chacun nous raconte un bout de l’histoire, à sa façon, en insistant sur ce qui le touche. Chapitres après chapitres, le récit prend forme tel un puzzle dont les pièces s’emboîtent pour former un tableau que l’on découvre au tout dernier moment.

Si l’histoire est émouvante, je l’ai cependant moins appréciée que les précédentes. Ce qui me plaisait dans Verte, c’était justement l’humour, le sarcasme, le paradoxe et l’ironie développés par les personnages, leurs différences de point de vue aussi par rapport à une situation ou à un fait. Avec Mauve, le combat contre les forces du Mal rassemble la famille. Tout le monde s’accorde sur ce qu’il faut faire même si la façon diffère. Il n’y a plus de dérision, de railleries. Il n’y a plus que le sujet grave sans rien pour le rendre plus léger, plus digérable.
Heureusement, la plume de Marie Desplechin garde toute sa grandeur pour nous tenir en alerte.
Une lecture quelque peu décevante pour moi qui suis une véritable adepte de l’humour et du second degré.