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Mémoires d'Hadrien



Description ajoutée par Throdoor 2011-01-03T15:24:38+01:00

Résumé

Cette œuvre, qui est à le fois roman, histoire, poésie, a été saluée par la critique française et mondiale comme un événement littéraire. En imaginant les mémoires d'un grand empereur romain, l'auteur a voulu "refaire du dedans ce que les archéologues du XIXème siècle ont fait du dehors". jugeant sans complaisance sa vie d'homme et son œuvre politique, Hadrien n'ignore pas que Rome, malgré sa grandeur, finira un jour par périr, mais son réalisme romain et son humanisme hérité des Grecs lui font sentir l'importance de penser et de servir jusqu'au bout. "...Je me sentais responsable de la beauté du monde", dit ce héros dont les problèmes sont ceux de l'homme de tous les temps : les dangers mortels qui du dedans et du dehors confrontent les civilisations, la quête d'un accord harmonieux entre le bonheur et la "discipline auguste", entre l'intelligence et la volonté.

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Classement en biblio - 418 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Framb0ise 2018-04-04T17:46:29+02:00

Il était arrivé à ce moment de la vie, variable pour tout homme, où l'être humain s'abandonne à son démon ou à son génie, suit une loi mystérieuse qui lui ordonne de se détruire ou de se dépasser.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par poneydamour 2020-06-11T18:13:17+02:00
Argent

Marguerite Yourcenar brosse le portrait mais aussi l’intériorité de l’empereur Hadrien de manière à le montrer sous différents aspects. Hadrien est soit un empereur mais surtout et avant tout un homme, avec ses qualités et ses défauts. L’auteure en profite pour aborder toutes les facettes de sa vie avec les réflexions qu’il se fait mais aussi les événements qu’il raconte à Marc Aurèle tant politiques, culturels, amoureux, la vieillesse, la guerre… des sujets qui sont toujours d’actualité et peuvent marquer le lecteur. C’est une véritable fresque Historique avec mais aussi historique. Le lecteur voit défiler sous ses yeux ce qu’a accompli cet empereur, cet homme.

J’ai trouvé très original et très ambitieux ce livre. C’est un projet littéraire très intéressant, au-delà du fait de faire part de la vie de l’empereur romain Hadrien, la plupart des réflexions qui sont faites dans ce livre peuvent très bien convenir à notre époque et peuvent amener à réfléchir sur celle-ci. Je pense aussi qu’un sujet important abordé dans ce livre est la mémoire, le devoir de mémoire qui se fait dans une sorte de mise en abyme avec l’auteure elle-même et la vie d’Hadrien. L’auteure nous fait part à la fin de la manière dont elle a rédigé ce roman, ce qui est intéressant pour comprendre sa démarche littéraire et peut-être aussi personnelle.

En revanche, j'ai un peu de mal à le lire en raison de l’écriture il me semble, bien qu’elle soit très poétique, fluide, et érudite. Je n’arrivais pas toujours à m’intéresser et surtout me sentir proche de ce que pouvait raconter le narrateur.

Ensuite, le fait que ce dernier tutoie le lecteur, donne l’impression à ce dernier d’être le véritable destinataire de ces écrits, d’être Marc Aurèle. Je pense que c’est un bon procédé pour marquer le lecteur et que celui-ci se sente mieux impliqué dans la vie d’Hadrien, qu’il soit plus en empathie avec ce qu’il raconte. Ce livre est aussi très bien au niveau de la narration qui arrive à nous transporter dans la temporalité qui est celle d'Hadrien.

Je pense que ce livre peut être une bonne initiation à la culture grecque et romaine, certains termes peuvent nous amener à chercher par exemple qui sont les personnes citées, les monuments, les statues… Ce livre amène vraiment à la curiosité ce qui est une excellente chose !

En conclusion, je ne regrette absolument pas d’avoir lu ce livre parce qu’il permet une réflexion à différents niveaux mais aussi d’enrichir sa culture personnelle.

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Commentaire ajouté par Bimbogami 2020-03-15T08:39:04+01:00
Diamant

Un petit coup de cœur!!

Quel plaisir de découvrir/redécouvrir la plume de Marguerite Yourcenar à travers cette oeuvre!

Je n'avais jamais lu l'oeuvre en entier, seulement quelques extraits au lycée. Etant dans une période (un mood comme on dit) Antiquité, je me suis lancée et j'ai été complètement transportée par la plume de l'autrice.

L'immersion à été totale, l'écriture fait que nous avons l'impression de lire une lettre qui nous est adressé.

Au delà de l'écriture, le récit était lui aussi impressionnant. Je connaissait la vie d'Hadrien de part mes études d'Histoire mais j'avais l'impression de le redécouvrir, d'une manière plus intimiste.

Et quel empereur!! Conquête, culture, religion, un personnage qui semblait curieux de tout et qui s'interrogeait semble-t-il sur son environnement.

En bref, si comme moi vous n'aviez pas lu ce roman et que vous aimez l'Antiquité romaine, foncez!!

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Commentaire ajouté par Astiacle 2020-02-23T11:10:01+01:00
Diamant

J'ai été étonné de voir à quel point ce livre m'a plu. L'écriture est vraiment sympa et l'ascension d'Hadrien est vraiment rendu intéressante.

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Commentaire ajouté par Aline-100 2020-01-23T14:09:02+01:00
Diamant

Le récit, écrit en "je" donne vraiment l'impression que c'est Hadrien lui-même qui s'exprime, et non l'auteure. Mieux encore, au fil du texte, l'on oublie que c'est à Marc-Aurèle que l'empereur s'adresse: le lecteur est attiré dans l'esprit d'Hadrien jusqu'à avoir l'impression qu'il lui parle de son existence, qu'il lui permet de pénétrer dans son intimité, lui qui fut l'un des César. On se sent également transporté à son époque, ) tel point qu'il est difficile, une fois le livre refermé, de revenir dans la réalité.

Peut-être ce sentiment est-il voulu par Marguerite Yourcenar, qui écrit à propos de ces Mémoires:

"Portrait d'une voix. Si j'ai choisi d'écrire ces Mémoires d'Hadrien à la première personne, c'est pour me passer le plus possible de tout intermédiaire, fût-ce de moi-même. Hadrien pouvait parler de sa vie plus fermement et plus subtilement que moi."

Yourcenar dit également, à propos de l'écriture de ce récit, commencé dans les années 1920:

"En tout cas, j'étais trop jeune. Il est des livres qu'on ne doit pas oser avant d'avoir dépassé quarante ans. (...)." C'est aussi vrai pour la lecture de ce roman. Il ne faut absolument pas attendre d'avoir quarante ans pour le lire, puisque cela reviendrait à se priver inutilement d'un moment de pur bonheur. Mais il faut en tout cas attendre d'avoir atteint la maturité nécessaire pour apprécier un récit qui n'est pas spécialement facile à lire.

Car les Mémoires d'Hadrien sont assez compliquées. Mélangeant la poésie et l'histoire, le texte aborde également de nombreuses considérations politiques de l'époque traitée. L'empereur va même jusqu'à nous faire partager certaines de ses réflexions les plus philosophiques. Il est donc compliqué d'y accrocher lorsqu'on est trop jeune pour comprendre les nombreuses idées et théories développées par Marguerite Yourcenar.

Un exemple? J'avais commencé la lecture de ce roman pour la première fois, alors que j'avais à peine 13 ans. J'ai détesté, et j'ai abandonné au bout de quelques pages, mettant l'ouvrage de côté pour plus tard. Finalement, c'est seulement dix ans après que je l'ai sorti de mes étagères. Et j'ai bien fait d'attendre si longtemps! Car les dix années écoulées entre ces deux lectures m'ont permis de mieux comprendre le texte et d'en apprécier l'immense qualité. J'ai enfin perçu à quel point ce roman nous raconte l'histoire d'un "homme presque sage".

Car Hadrien est sage. Lucide aussi, quant au devenir de l'empire romain, dont il sait qu'il finira par disparaître. Et il est surtout sage et lucide envers sa propre existence et sa propre fin. Ainsi, dès le début du récit, il se réconcilie avec ce corps malade qui est le sien et écrit à Marc-Aurèle: "Il est difficile de rester empereur en présence d'un médecin, et difficile aussi de garder sa qualité d'homme. (...). Ce matin l'idée m'est venue pour la première fois que mon corps, ce fidèle compagnon, cet ami plus sûr, mieux connu de moi que mon âme, n'est qu'un monstre sournois qui finira par dévorer son maître. Paix... J'aime mon corps; il m'a bien servi. (...)". Quelle courage de pouvoir affirmer que l'on aime son corps alors que celui-ci nous entraîne doucement vers notre propre fin! Dès les premières pages du récit, Yourcenar parvient à montrer un Hadrien courageux, ferme et honnête. Le reste du roman donne la même impression. Malgré ses erreurs et ses défauts, dont il parle d'ailleurs sans tabous, Hadrien reste tout du long cet homme face auquel on se sent faible et minuscule.

Mon passage préféré reste la toute dernière phrase du roman, particulièrement émouvante: "Petite âme, âme tendre et flottante, compagne de mon corps, qui fut ton hôte, tu vas descendre dans ces lieux pâles, durs et nus, où tu devras renoncer aux jeux d'autrefois. Un instant encore, regardons ensemble les rives familières, les objets que sans doute nous ne reverrons plus... Tâchons d'entrer dans la mort les yeux ouverts..."

Roman magnifique, Mémoires d'Hadrien a inspiré un parfum tout aussi merveilleux à Annick Goutal. Avec L'Eau d'Hadrien, le best-seller de sa maison, la créatrice a souhaité rendre hommage à l'Italie et au roman de Marguerite Yourcenar. Un régal olfactif, parfait compagnon de l'histoire d'Hadrien!

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Commentaire ajouté par rebillard 2020-01-23T11:29:03+01:00
Diamant

Si Marguerite Yourcenar a tant insisté pour que les lecteurs ne réduisent pas son oeuvre a un splendide roman d'amour, c'est qu'elle craignait que les lecteurs découvrent que son unique sujet, celui de ses plus grandes oeuvres (Alexis, Le Coup de grâce, Feux, L'Oeuvre au noir), est l'amour. Mais l'auteur des Mémoires d'Hadrien n'a rien d'un écrivain trempant sa plume dans l'eau de rose, c'est de la force de vie et de pensée dont il est question dans toutes ses phrases, et les Mémoires d'Hadrien est un roman du deuil. En effet, comment dire la disparition de l'Autre, de l'Antinoüs de chaque être ? Les mots sont des radeaux pour survivre un instant à l'emportement du désespoir et du temps. Ainsi, le style a-t-il l'élégance et la concision d'une épitaphe antique, où la poésie affleure. Testament d'un empereur moribond, l'oeuvre de Yourcenar, en montrant l'incommensurable inconnue qu'est la mort, enseigne à la manière stoïcienne le goût de la vie.

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Commentaire ajouté par HurricaneMilou 2019-12-08T15:09:33+01:00
Or

Les Mémoires d'Hadrien est un chef d'oeuvre littérature autant dans la plume de l'auteur que dans la narration et la profondeur du personnage d'Hadrien. Elle a su montrer son érudition, sa sagesse et sa bonté tout en mettant en valeur ses défauts ; son personnage en sort profondément humain.

On ne peut qu'être admiratif du talent de l'auteur !

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Diamant

Depuis sa découverte, cette lecture me hantait. Reprise exactement deux années après l'avoir finie pour la première fois, elle m'a enchanté et laissé sans voix, une fois de plus. Essayons donc — probablement en vain — de rendre justice à ce roman en dépit des mots qui manquent face à la puissance de cette oeuvre.

 

Pour commencer, peut-être faudrait-il évoquer la forme que prend cet immense récit à la première personne. Il s'agit d'une lettre, écrite par l'empereur mourant, Hadrien, à son protégé Marc-Aurèle, destiné à régner — et qui régnera effectivement. Mais plus qu'une lettre, ce roman est la « méditation écrite d'un malade qui donne audience à ses souvenirs ». Hadrien, au seuil de la mort, décide de laisser à son successeur ses Mémoires ; les pensées qu'il a eues pour lui-même¹, il en fait maintenant part, dans ce long récit introspectif et méditatif, à son lecteur.

Le portrait que Marguerite Yourcenar peint d'Hadrien, magistrat puis empereur, est celui d'un « homme presque sage », comme elle l'écrira elle-même : habité par la volonté profonde d'établir une paix et un ordre durable, Hadrien est avant tout un homme, curieux, ouvert et fondamentalement humaniste. Cet être hors normes, dieu tout simplement parce qu'il est homme, évolue dans un monde à pacifier, à apaiser, à construire, à consolider. L'Empire, au faîte de son expansion au début de son règne, doit maintenant consolider ses frontières et la concorde entre les provinces ; c'est l'immense tâche qu'Hadrien se fixe, faire advenir pleinement cette Pax romana tant rêvée.

Homme « presque » sage parce qu'il fait le récit sans complaisance ni concession, sans mensonge ni dissimulation, d'une vie qu'il a essayé de mener le mieux possible, mais qui n'est pas exempte d'erreurs. Ce récit, ainsi, est à la fois celui de confessions — tout ce que l'histoire officielle ne pourra retenir —, celui d'actions, et celui de contemplations.

Si la narration suit, à partir du moment où l'ancien juge Hadrien décide de tenir audience, une trame relativement chronologique (de ses premiers pas à Rome jusqu'à la fin de son règne), elle reste émaillée, çà et là, faisant régulièrement irruption, de différentes pensées, réflexions, méditations jaillissant des événements vécus. Le réel et le passé sont prétextes pour des digressions et à-côtés qui confèrent une dimension intimement philosophique à toute l'oeuvre. Tout ce qui touche à l'humain passe sous le crible du sage : amours, passions, arts et lettres, maladie et, évidemment, la mort et le temps. Parce qu'Hadrien sent l'agonie proche, parce qu'Hadrien plonge et remue ses souvenirs, ces deux éléments prennent une importance considérable dans le roman, en toile de fond ou en plein jour, guidant chaque événement, chaque réflexion. Il ne s'agit plus seulement de raconter, il s'agit de se remémorer, avec tout ce que cela implique.

Cette immense oeuvre — non pas tellement dans le nombre de pages que dans l'incroyable exhumation de cet « édifice immense du souvenir »², effectuée tant par l'homme antique que l'écrivaine moderne — est servie par l'incroyable style de M. Yourcenar. Cet oratio togata (genre togé) est, comme elle le décrit elle-même, un style « soutenu, mi-narratif, mi-méditatif »³. Ce style donne lieu à l'établissement d'une prose dense, sans cesse enrichie et précisée, ornée sans être ostentatoire ; pour autant, le verbe reste souple et léger, berçant et accompagnant au plus près la pensée. C'est de ce contraste entre un style imposant — presque pesant — et un langage doux que jaillit la poésie méditative qui traverse la longue missive ; non pas une poésie tout en éclat mais bien une prose poétique qui s'adapte, suit, voire précède les « mouvements lyriques de l'âme, les ondulations de la rêverie, les soubresauts de la conscience »⁴.

Cette peinture de la vie d'Hadrien est rendue plus saisissante par la fidélité historique, très largement documentée par M. Yourcenar qui, loin d'être dupe quant aux écueils que pose un tel projet, affirme : « Quoi qu'on fasse, on reconstruit toujours le monument à sa manière. Mais c'est déjà beaucoup de n'employer que des pierres authentiques »⁵. Ainsi, tout est vrai dans ce roman — ou plutôt, tout ce qui peut l'être est vrai, et ce qui ne peut l'être est rendu aussi vraisemblable que possible par l'autrice (qui cherche pour cela à percevoir Hadrien non pas comme le ferait un contemporain, mais comme le ferait un habitant du IIe siècle).

Cet Hadrien, "varius, multiplex, multiformis" — tour à tour juriste, cavalier, militaire, conseiller, diplomate, Empereur, amant, ami, sage, homme —, est rendu profondément attachant parce que ses qualités sont celles du philanthrope qu'il s'est toujours efforcé d'être. Passionné d'art, il voue un véritable culte au Beau, de la grâce duquel il veut toucher le monde : « je me sentais responsable de la beauté du monde », écrivait-il, beauté d'une harmonie et d'une paix cosmiques, où l'homme et Rome ont trouvé leur place dans un ordre supérieur.

Fervent philhellène, Hadrien laisse la part belle à l'Athènes des arts et des sages, pourtant loin du rayonnement qui était sien au cours du Ve siècle av. J.-C. Pour autant — et c'est là son tour de force —, s'il l'inscrit souvent en faux contre Rome, il n'en fait pas ces deux extrêmes irréconciliables et parvient même à les réunir avec génie au début de la cinquième partie, "Disciplina augusta".

 

« Il m'arrivait de me dire que le sérieux un peu lourd de Rome, son sens de la continuité, son goût du concret, avaient été nécessaires pour transformer en réalité ce qui restait en Grèce une admirable vue de l'esprit, un bel élan de l'âme. »

 

Enfin, et peut-être surtout, les Mémoires d'Hadrien sont marqué par la dignité, qui prend toute son ampleur et sa puissance dans le dernier chapitre, "Patientia". Si, dès le départ, le ton est donné lorsqu'il déclare « je commence à apercevoir le profil de ma mort », c'est dans cet ultime chapitre, toute sa vie ayant été balayée, le temps de la narration rejoignant celui de l'écriture, que s'élève à son apogée cette dignité toute tragique face à la mort inexorable. Cet homme, encore lucide malgré l'âge et la maladie, « renonce à brusquer [s]a mort » lorsqu'il réalise qu'elle ne lui appartient plus. Le cœur du lecteur se déchire lorsqu'il assiste, dans les dernières pages, aux derniers conseils et aux adieux à la vie formulés par un homme sage, juste, bon, qu'il aura appris à aimer et connaître au long des trois cents pages précédant l'instant fatidique. La dernière phrase est tragiquement déchirante tant un monde de dignité transparaît et transperce dans l'exhortation lucide : « Tâchons d'entrer dans la mort les yeux ouverts... ».

 

Une merveille de la littérature française s'il en est ; un magnifique roman, entre histoire, poésie, philosophie et littérature.

 

______________

¹ Marc-Aurèle, dans les dernières années de sa vie, a rédigé un certain nombre de réflexions et considérations rassemblées sous le nom de Pensées pour moi-même.

² M. Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1ère partie : "Combray", I.

³ M. Yourcenar, "Ton et langage dans le genre historique", in Le Temps ce grand sculpteur.

⁴ C. Baudelaire, "À A. Houssaye", préface du Spleen de Paris ou Petits poèmes en prose.

⁵ M. Yourcenar, Carnets de notes de « Mémoires d'Hadrien ».

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Commentaire ajouté par Roxane1990 2019-05-05T09:21:47+02:00
Diamant

Juste sublime & parfait, on regrette que nos hommes politiques n'aient pas une once du désir de grandeur qu'avait Hadrien pour son empire... Un livre que chaque politicien devrait avoir sur sa table de chevet ! Une oeuvre remarquable qui nous permet de mieux cerner l'esprit de personnages qui ont joué un rôle prépondérant dans l'histoire, loin des clichés et des commentaires aseptisés des ouvrages d'histoire...L'empereur Hadrien revit sous la plume de Marguerite YOURCENAR. A la veille de sa mort, il contemple ce que fut sa vie, son accession au pouvoir, le sang qu'il a fait coulé, il évoque avec pudeur la passion qu'il eut pour Antinous...Un livre riche, qui montre l'étendue de la culture de l'auteur, écrit dans une langue forte. On est plongé dans l'antiquité romaine, mais ce qui fait la force d'Hadrien, c'est sa modernité, il aurait pu être un homme de notre siécle... Un livre majeur admirablement écrit. La consécration de l'écrivain Yourcenar...

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Commentaire ajouté par Braise 2019-01-14T00:19:57+01:00
Or

J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre, qui nous permet de rentrer dans l'intimité d'Hadrien, grand empereur romain, à travers ses pensées d'homme proche de la mort. L'on apprend à apprécier ou détester certains aspect de sa personnalité, et la façon dont est structurée l'histoire m'a beaucoup plu.

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Commentaire ajouté par Laurien 2018-08-22T10:08:02+02:00
Bronze

J'ai été séduite par ce texte, par delà son genre - roman, biographie, mémoires, portrait... - et la vérité de son cadre historique. Ce n'est pas un roman d'aventures, mais c'est le portrait d'un homme à la fin de sa vie, qui, sentant la mort arriver, reviens sur toutes ses actions en forme de bilan : son amour de l'art, sa passion pour Athènes, ses voyages, l'échec de son mariage, ses amis fidèles, le suicide de l'amour de sa vie, et son travail d'empereur. Car ce n'est qu'accessoirement qu'Hadrien se présente comme César, lui qui n'avait qu'une ambition relative. Il n'y a pas besoin d'avoir de connaissances historiques, puisque le rythme est lent, méditatif - parfois un peu trop. Certaines figures sont assez évanescentes, puisque présentées uniquement par la médiation d'Hadrien, notamment les femmes. Mais c'est ce qui permet de s'attacher à cette personnalité de philosophe amateur du beau sous toutes ses formes, qui écrit tellement bien.

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Date de sortie

Mémoires d'Hadrien

  • France : 1996-08-14 - Poche (Français)

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