Livres
429 493
Membres
351 254

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Alors que la plupart des couverts étaient en argent, ceux d’Adam étaient en or. Il jeta un coup d’œil à Honey et constata que les siens étaient également en or. Smith avait dû bénéficier de la même courtoisie. Adam découpa un morceau de son steak, qu’il mastiqua d’un air qu’il espérait songeur et non rageur. Si Mercy n’avait pas réussi à s’échapper, elle serait morte avant leur arrivée.

— Où est la louve domestique que vous aviez chargée de… veiller sur Mercy, m’avez-vous dit, je crois ?

S’ensuivit un silence que le séduisant vampire assis à sa gauche brisa, une pointe d’amusement dans la voix :

— Elle est en convalescence après avoir été heurtée par un bus.

Comme par magie, Adam retrouva soudain tout son sang-froid.

— Ceux qui font les frais des efforts déployés par ma compagne quand elle doit se tirer d’ennui éprouvent souvent l’impression d’être passés sous un bus. Pourtant, il me semble que c’est la première fois que ça arrive au sens littéral. (Il considéra le vampire qui venait de prendre la parole.) Nous n’avons pas été présentés.

— Guccio, intervint Bonarata. Il est responsable de la gestion quotidienne de l’essaim. Toutes mes excuses pour ne pas l’avoir présenté avant.

— Don Hauptman, j’ai beaucoup entendu parler de vous, déclara le beau vampire.

Adam ouvrait la bouche pour répliquer qu’il ne s’appelait pas « Don » quand Bonarata intervint :

— Signore Hautpman est un jeune loup. Il n’a même pas encore un siècle.

S’adressant à Adam, il ajouta :

— Don est un ancien titre de courtoisie, et c’est dans ce sens que Guccio l’a employé.

Il avait livré cette explication, au demeurant nécessaire à Adam, avec un soupçon de condescendance.

— Un bus, murmura Marsilia. Au moins, elle n’a jamais envoyé aucun de mes sujets sous les roues d’un bus. Je me demande s’il faut y voir une marque de respect ou le contraire. Il n’est pas recommandé de sous-estimer Mercedes, Jacob, je l’ai appris à mes dépens. Est-ce qu’elle t’a sorti sa tirade préférée sur le fait qu’elle n’est pas plus forte qu’une humaine normale ? Un discours très efficace, car je pense qu’elle y croit vraiment.

— Elle est faible, rétorqua Bonarata, les sourcils froncés. Facile à briser et à tuer. (Il se tourna vers Adam.) Vous ne pouvez pas vous permettre d’avoir une compagne aussi vulnérable si vous aspirez au pouvoir. Ça n’a pas d’importance pour un jouet, car c’est aisément remplaçable, mais une compagne doit représenter un atout.

Mercy, faible ? releva intérieurement Adam avant de répliquer avec froideur :

— Et pourtant Mercy n’est plus là, et la louve que vous avez envoyée à ses trousses est blessée.

— Pour ta gouverne, Jacob, intervint Marsilia, prononçant le prénom du vampire avec plus d’emphase que nécessaire, quantité de monstres ou d’autres créatures ont tenté de tuer Mercedes Thompson Hauptman, et la plupart en sont morts. Elle n’est ni faible ni inoffensive.

Afficher en entier

Un été, le terrifiant fils du Marrok, Charles, m’avait prise en apprentissage, même si je ne l’avais compris que bien des années plus tard. À l’époque, je croyais qu’il me punissait pour avoir plié la voiture flambant neuve du Marrok contre un arbre.

Les paroles de Charles résonnaient à présent à mes oreilles, comme si elles étaient demeurées tapies dans un recoin de mon esprit dans l’attente du moment où j’en aurais besoin : « Si tes ennemis t’attrapent, échappe-toi au plus vite. C’est lors de la première heure de captivité que tu seras au summum de ta force. Le temps que tu laisseras passer leur donnera l’occasion de t’affamer, te torturer, te briser et t’affaiblir. Tu dois t’évader à la première occasion. »

Un truc assez glauque à dire à une ado à qui on apprenait à faire la vidange et changer des roues, mais c’était Charles tout craché. S’il fichait autant les jetons, c’était en partie pour ça.

Afficher en entier

Sous forme de coyote, j’étais inconfortablement vautrée sur un siège conçu pour un humain, mon museau sur ses genoux. Sa main puissante reposait sur mon dos. Je remuai de manière à voir son visage. Il avait l’air fatigué. Il me sembla que nous nous trouvions dans un avion, ce qui n’avait aucun sens. Enfin, il s’agissait seulement d’une impression. À l’exception d’Adam, tout était flou, comme souvent dans les rêves.

— Te voilà, soupira-t-il. Dans quel pétrin t’es-tu encore fourrée ?

Les coyotes ne parlent pas. Adam insista :

— Mercy.

Je suis connue pour profiter parfois de mon mutisme forcé. Il paraissait furieux contre moi. Je me sentais exténuée. Mes coussinets, assez costauds pour traverser le désert, avaient souffert d’une nuit passée à courir sur le goudron. Mon épaule, ma joue, mon cœur me faisaient mal. J’étais coincée dans une soute à bagages sans rien à me mettre sous la dent. Mon estomac était convaincu que j’avais eu la gorge tranchée.

Je reposai mon museau sur ses genoux et fermai les yeux.

Il demeura immobile pendant un moment.

— Ce n’est pas la grande forme, hein ? murmura-t-il en glissant ses mains le long de mes flancs avant de caresser les deux côtés de ma tête d’un geste à la fois apaisant et possessif. Désolé, mais j’étais mort d’inquiétude, put… purée.

Adam se retient de jurer devant les femmes et les enfants, conséquence d’une éducation datant des années 1950 ou d’un excès pathologique de bonnes manières, au choix.

Il se pencha pour poser sa tête sur la mienne, et je le sentis inspirer, comme pour s’imprégner de mon odeur.

— Tu vas bien ?

Je bougeai de façon à me blottir contre lui, sans ouvrir les yeux.

Cette réponse sembla lui suffire, car il soupira et se détendit.

— Bon, très bien, je vais te dire ce que je sais, déclara-t-il en se redressant, ses mains toujours posées sur moi. Tu as disparu, mon cœur. Nous avons retrouvé le 4 x 4 et le camion qui l’a percuté. Le siège était couvert de sang. Ç’a été un coup dur, car il y en avait vraiment beaucoup, Mercy. Mais toi, tu étais introuvable. La station-service était déserte. Nous pensons que le vendeur était à la solde des vampires et qu’ils attendaient que tu te montres là-bas toute seule. Si près de la maison, tu ne te méfierais pas, et ça leur laisserait une chance d’agir.

» Nous serions probablement restés dans une impasse si Marsilia ne nous avait pas contactés. (Je levai la tête pour le regarder, mais il avait les yeux perdus dans le vide.) Elle avait reçu un e-mail insinuant que tu avais été enlevée afin de la pousser à se présenter devant le… On m’a informé que mentionner son nom ou son titre risquait de lui permettre d’épier notre conversation, étant donné que nous échangeons grâce à un sort et non par le biais de notre lien. Tu vois à qui je fais allusion ?

Je hochai la tête, déconcertée par l’évocation d’un sort. Les mains d’Adam se crispèrent douloureusement sur moi.

— Il te retient toujours captive ? demanda-t-il sur un ton pressant.

Lorsque je fis un signe de dénégation avec la tête, il enchaîna :

— Tu t’es enfuie ? Où es-tu ? Tu vas bien ? Tu es en sécurité ?

J’aurais volontiers pris la parole, sauf que je me trouvais sous forme de coyote et qu’en plus je n’avais pas la moindre idée des réponses à lui donner.

Il fronça le nez, l’air contrarié.

— Ça sent le gasoil. Je croyais que ça venait de toi, mais… Mercy, tu es dans un bus ?

Afficher en entier

Cet extrait est une traduction, s'il y a des choses qui ne veulent rien dire cet que je n'arrive pas à traduire :

Bran à Mercy:

"Ta mère t'a mis dans mes bras lorsque tu avais moins de trois mois. Je savais que je n'avais pas de place dans ma vie pour une chose aussi fragile. Je t'ai donné à l'homme le plus qualifié pour cela. "

"Bryan était incroyable," lui dis-je, me demandant quel était son point de vue.

Bran hocha la tête. "Leah t'aurait tué si je t'avais gardé".

"Elle m'a presque tué de toute façon", dis-je sèchement. La femme de Bran et moi avons eu une relation de haine-haine qui a bien fonctionné pour nous deux.

"Et pourtant," Bran a dit doucement, "tu étais mon enfant dès le premier jour que je t'ai tenu. Peu importe combien je me suis battu. Il n'est pas sûr d'être dans ma famille, Mercy. Et tu étais cette créature fragile qui s'est mise quotidiennement sur le chemin de la destruction.

[...]

J'ai soigneusement dit: "Merci d'être venu après moi".

"Tu t'es sauvée toute seule", a-t-il dit. "J'aurais dû rester à la maison".

[...]

Nous avons regardé le reste du film sans parler. Quand c'est fini, Bran a dit : "Je t'aime".

J'ai dit: «Je sais.» Adam m'a poussé avec son épaule et j'ai eu un rire. "Je t'aime aussi."

Afficher en entier

Je suis mécanicienne. Je bricole. Je le transforme en coyote de dix-sept kilos. J'ai des amis puissants. Mais, au final, mon véritable superpouvoir, c'est le chaos.

Afficher en entier

Quelques mois plus tôt, une partie de la meute s’était rassemblée chez Warren pour regarder un film de Jackie Chan. Je ne me rappelle plus lequel, car nous les passions tous à la suite, toujours est-il que Jackie, à un moment, escaladait un mur en courant, comme par magie. Warren en avait un autour de son jardin. Quelqu’un avait mis la vidéo sur pause, et nous étions tous sortis pour essayer. À de nombreuses reprises.

Si les loups-garous s’en étaient honorablement tirés, ma légèreté et mon agilité m’avaient hissée sur le podium. Le truc, c’est de viser un angle et de prendre suffisamment d’élan pour atteindre le sommet.

Afficher en entier

Ses lèvres se retroussèrent dans un grondement de rage impuissante. Alors qu’elle agonisait peut-être, son lien de meute était incapable de lui révéler où elle se trouvait et dans quel état. Tout ce qui le retenait de succomber au loup qui brûlait d’envie de tuer, de détruire, c’était qu’il ne l’avait pas sentie mourir. Elle avait simplement disparu. Jusqu’à preuve du contraire, il supposerait qu’elle était en vie et qu’elle avait besoin de lui.

— Adam, appela Darryl d’une voix tendue. Tu devrais venir ici.

En regardant par la vitre côté conducteur, Adam aperçut la meute rassemblée au bord de la route autour d’une forme à terre. Après avoir ouvert la portière, il sauta de la cabine. Lorsqu’il s’approcha, les loups, dont la plupart étaient en train de se transformer en réaction aux violentes émotions qu’il diffusait, s’écartèrent afin de lui permettre de mieux voir le corps allongé au sol.

Il s’agenouilla et examina Stefan, le seul vampire dont il avait reconnu l’odeur. Le loup brûlait de tuer leur rival, mais Adam brida cette part de lui-même à l’aide d’une froide vérité : tout comme lui, Stefan partageait un lien avec Mercy. Sans doute était-ce ce qui l’avait conduit à cet endroit. Peut-être Stefan serait-il en mesure de le mener jusqu’à elle.

Et c’était Mercy l’important, pas la jalousie ni la rivalité.

Ce rappel apaisa la soif de violence qui le tenaillait. En bon chasseur, le loup savait se montrer patient, et même lui ne pouvait douter que Mercy lui appartenait. La jalousie n’avait pas lieu d’être. La peur pour elle, oui, mais pas la jalousie.

Afficher en entier

— Comme je vous l’ai dit, vous prenez des risques, répondit-il d’une voix beaucoup plus désinvolte que son regard. Vous devriez songer à quel point je suis… enchanté ? Oui, c’est le mot. Enchanté que la fille de cœur de Bran ait pénétré sur mon territoire. Votre visite me fait très plaisir.

Il n’avait pas du tout l’air d’un homme enchanté, plutôt d’un loup affamé qui avait repéré une biche blessée. « Enchanté » semblait un peu fade pour décrire cette émotion.

Afficher en entier

Marsilia sourit à Larry. Elle l’appréciait sincèrement, conclut Adam, non sans surprise. Il n’avait pas l’habitude d’associer Marsilia avec un sentiment aussi… doux.

— Interdit de flirter avant que vous soyez rentré chez vous et que votre femme ne puisse plus me reprocher quoi que ce soit, plaisanta-t-elle.

Larry haussa les épaules.

— Il n’y a aucun mal à regarder, si ?

Afficher en entier

— Si Iacopo était un chien dans une mangeoire, il s’empresserait d’uriner et déféquer sur le foin, reprit Wulfe. Et il y mettrait le feu avant de permettre à quiconque de l’épandre sur le sol comme fertilisant. Ensuite, il chanterait les louanges du foin en se plaignant de cette perte tragique.

— Ta métaphore paraît un peu exagérée, lui reprocha Marsilia.

— Pas du tout, se défendit Wulfe. La chanson était composée dans un mode mineur, et la peinture qu’il a réalisée, m’a-t-on dit, était presque aussi éblouissante que toi.

— Pourquoi a-t-il enlevé Mercy ? demanda Adam à Marsilia.

S’il ne reprenait pas le fil de la conversation, Wulfe risquait de leur faire perdre leur temps en divagations inutiles.

— Parce que je lui ai dit que c’était la personne la plus puissante de la communauté surnaturelle des Tri-Cities, répondit Wulfe. Je crois.

Le loup d’Adam plongea en avant sans crier gare, et il aurait tué le vampire si Darryl et Stefan ne l’avaient pas retenu. Personne n’avait tenté de défendre Marsilia.

— Oh ! ne l’en empêchez pas, siffla la maîtresse de l’essaim.

Son flegme habituel s’était envolé, remarqua Adam. Elle s’était levée et avait enroulé sa main autour du cou de Wulfe.

— Sa mort sera bien plus facile à expliquer si c’est le loup-garou, et non moi, qui en est à l’origine.

Pourtant plus grand qu’elle, Wulfe pendouillait à son bras, prouesse qu’il réalisait en pliant les genoux. Le grand sourire idiot qui flottait sur ses lèvres s’évanouit quand Marsilia le fusilla du regard, puis il la considéra d’un air grave, manifestement à l’aise en dépit de sa position.

— Pourquoi as-tu parlé à Iacopo sans m’en avertir ? interrogea-t-elle.

— Je lui parle tout le temps, répliqua Wulfe d’une voix étouffée. Tu le sais. C’est la raison pour laquelle il m’a laissé partir avec toi.

Adam lut sur le visage de Marsilia que Wulfe disait la vérité. Il recula d’un pas et se dégagea de la prise de Darryl. Au bout d’un moment, Stefan le lâcha également. Marsilia était mieux placée que lui pour soutirer des renseignements à Wulfe sans céder à la tentation de le tuer. Adam, lui, n’était pas sûr de pouvoir se contrôler.

— Pourquoi t’a-t-il demandé qui était le plus fort d’entre nous ? interrogea-t-elle.

— Je ne sais pas, prétendit Wulfe. Pas exactement. Je réponds à ses questions, mais lui ne répond pas aux miennes.

— Tu l’as créé, rétorqua-t-elle.

Wulfe émit un reniflement de dédain.

— Je ne suis plus son maître depuis bien longtemps. Comme il n’est plus le tien.

— Pourquoi as-tu cité Mercy comme la plus puissante d’entre nous ? intervint Adam.

Le sourire benêt de Wulfe reparut.

— Parce que c’était marrant, minauda-t-il avant de reprendre tout son sérieux. Parce que c’était vrai. (Il se tourna vers Marsilia.) Parce que, si j’avais répondu à la question qu’il avait à l’esprit, il aurait emmené Adam. Et il l’aurait tué, il n’aurait pas pu s’en empêcher. Mercy… Il ne saisira la menace qu’elle représente qu’une fois qu’elle aura planté sa tête sur une pique. Ce genre de force lui échappe. Il ne peut pas utiliser ses armes les plus puissantes sur elle à cause de ce qu’elle est, et son expérience ne lui permet pas de comprendre ce qu’elle est.

— Êtes-vous satisfait ? demanda Marsilia à Adam. Y a-t-il autre chose que vous aimeriez savoir ?

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode