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— Je ne suis le héros de personne, Mercy.

Je me tournai vers Chad et lui demandai d’un air faussement déçu :

— Tu crois que ça veut dire que je ne le verrai jamais en justaucorps en Lycra ?

Chad articula le dernier mot d’un air interrogateur.

Stefan poussa un soupir et toucha l’épaule de Chad. Quand le petit garçon le regarda, il épela le terme en langage des signes. Chad prit l’air dégoûté.

— Désolée, repris-je, mais personnellement, j’aimerais beaucoup voir les beaux garçons se balader en costume moulant avant de mourir.

Stefan se laissa enfin aller et éclata de rire.

— Il ne faudra pas compter sur moi, répondit-il. Bon, et qu’est-ce qu’on fait maintenant, Chasseuse de Spectres ?

— C’est nul, comme nom de super-héros.

— Scoubidou est déjà pris, je le crains, répliqua-t-il d’un ton très digne, et il n’y a rien de mieux comme nom.

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Quand la sonnerit du téléphone retentit, j'étais en plein milieu d'un rêve impliquant des poubelles et des grenouilles... ne cherchez pas, ça n'a aucune importance.

Vraiment.

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On ne peut pas faire semblant de ne pas avoir peur des loups-garous. Ils savent. Mais on peut les affronter les yeux dans les yeux, si on en a le courage. Et s'ils vous le permettent.

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"Merci Adam, lui-dis-je. Merci d'avoir réduit Tim en charpie. Merci de m'avoir forcée à boire ce dernier verre de potion fae afin que je retrouve l'usage de mes bras. Merci d'être là, à mes côtés, et de me supporter au quotidien. [...] Merci de m'avoir empêchée de devenir l'un des agneaux de Stefan. Je préfère amplement faire partie de la meute. Merci d'avoir fait les choix les plus difficiles. Merci de m'avoir laissé du temps. (Je me relevais et m'approchait de lui avant de presser mon visage contre son épaule.) Merci de m'aimer."

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Adam était l’Alpha responsable de la meute locale. C’était un dur. Il pouvait même être méchant si les circonstances l’exigeaient. Mais contre ma mère, il n’avait aucune chance.

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Je ne sais pas si vous avez déjà eu l'occasion de voir quelqu'un retenir sa respiration. Au début, ça ne vous dérange pas, mais au bout d'un moment, vous vous surprenez à retenir aussi votre respiration en espérant que la personne se mette enfin à respirer. C'est une sorte de réflexe. Heureusement, le vampire que je fréquentais le plus était bavard, et avait donc besoin de respirer.

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- Tu préfères rentrer chez toi ou chez Adam ? demanda Stefan.

Bonne question. Même si j'étais raisonnablement certaine qu'Adam comprendrait les raisons de mes actes, je ne sautais pas d'impatience à l'idée d'aborder le sujet avec lui. Et j'étais trop fatiguée pour déterminer ce que je voudrais garder pour moi... et la manière dont j'allais tuer Blackwood. Il fallait vraiment que je discute avec Zee avant de voir Adam, mais j'avais surtout besoin de sommeil.

- Chez moi.

Je me rendormis à moitié et fus sortie de ma torpeur par un brusque coup de frein. Je regardai à travers le pare-brise et vit la raison de notre arrêt brutal : il y avait quelqu'un au milieu de la route, une fille qui avait le visage baissé comme si elle cherchait quelque chose. Elle ne semblait pas nous avoir entendus arriver.

- Tu la connais ?

La question n'était pas si absurde étant donné que nous nous trouvions sur la route qui menait à ma maison, à quelques mètres de celle-ci.

- Non.

Il s'arrêta à une dizaine de mètres de la fille qui se décida enfin à lever les yeux. Il coupa le moteur, ouvrit la portière et sortit du van.

Ça sentait les ennuis.

J'enlevai mes vêtements, ouvris de mon côté, et me transformai tout en sautant sur la route. Ce n'est pas bien gros, un coyote, mais ça a des crocs et des griffes d'une efficacité surprenante. Je me glissai sous le van et me dirigeai vers le pare-chocs avant contre lequel Stefan était appuyé, les bras croisés.

La fille n'était plus seule. Trois vampires l'avaient rejointe. Je connaissais les deux premiers de visage, mais pas de nom. La troisième était Estelle.

Dans l'essaim de Marsilia, il y avait autrefois cinq vampires qui avaient atteint un stade dans leur puissance leur permettant d'assurer la survie de l'essaim sans dépendre de la maîtresse. Il s'agissait de Stefan, d'André, celui que j'avais tué, de Wulfe, le sorcier mégaflippant aux allures d'adolescent, de Bernard, qui semblait sortir d'un roman de Dickens et d'Estelle, la Mary Poppins des morts-vivants. Je ne l'avais jamais vue vêtue autrement qu'en gouvernante édouardienne et ce soir ne faisait pas exception.

Comme s'il n'avait qu'attendu que j'apparaisse à côté de lui, Stefan baissa le regard vers moi puis dit :

- Estelle, quel plaisir de te voir.

- J'avais entendu dire qu'elle ne t'avait pas détruit, répondit Estelle avec son accent anglais très chic. Elle t'a torturé, t'a affamé, t'a banni, puis t'a envoyé tuer ta petite chienne de coyote.

Stefan écarta les mains comme pour montrer ses chairs vibrantes de vie... ou plutôt de non-vie.

- On t'a dit vrai, répliqua-t-il avec une musicalité dans la voix qui le faisait sembler plus italien.

- Et pourtant vous voici tous les deux, toi et ta chienne.

Je grondai en sa direction et entendis le sourire dans la voix de Stefan quand il commenta :

- Je crois qu'elle n'apprécie pas qu'on la traite de « chienne ».

- Marsilia est folle. Elle est folle depuis qu'elle s'est réveillée, il y a douze ans, et ça ne s'est pas amélioré avec le temps. (La voix d'Estelle s'adoucit et elle fit un pas vers Stefan.) Si elle avait tous ses esprits, jamais elle ne t'aurait fait subir ça, à toi, son favori.

Elle attendit visiblement une réponse de Stefan, mais celle-ci n'arriva pas.

- J'ai une proposition à te faire, poursuivit-elle. Rejoins-moi et nous abrégerons les souffrances de Marsilia. Tu sais aussi bien que moi que c'est ce qu'elle aurait voulu si elle avait pu prédire ce qu'il adviendrait d'elle. Son obsession du retour en Italie va causer notre perte à tous. Ici, c'est chez nous. Notre essaim appartient à ce territoire. L'Italie ne représente rien pour nous.

- Non, refusa Stefan, je refuse de faire quoi que ce soit contre la maîtresse.

- Elle n'est même plus ta maîtresse, siffla Estelle en s'approchant encore plus, et je me retrouvai plaquée contre la jambe de Stefan. Elle t'a torturé... J'ai vu ce qu'elle t'a fait ! Toi qui l'aimes tant, elle t'a affamé, elle t'a écorché. Comment peux-tu encore la soutenir ?

Stefan resta silencieux.

Et je sus, avec une certitude absolue, que j'avais raison de lui faire confiance pour me protéger et ne pas me transformer en son esclave. Stefan ne se retournait pas contre ceux qu'il aimait. Quelles que soient les circonstances.

Estelle leva les bras d'un air excédé.

- Imbécile ! Idiot ! Elle finira par mourir, que ce soit par ma main ou celle de Bernard. Et tu sais que l'essaim s'en sortira mieux avec moi qu'avec ce crétin. J'ai les contacts nécessaires, je peux nous faire croître et multiplier jusqu'à ce que même les cours d'Italie ne puissent rivaliser avec notre royaume.

Stefan se redressa et cracha au sol avec une lenteur délibérée.

Estelle se raidit, offensée par l'insulte, et il sourit d'un air lugubre.

- Vas-y, dit-il.

D'un simple geste du poignet, dans un mouvement digne d'un épisode de Highlander, il dégaina une épée à une main. Elle était plus efficace qu'esthétique : mortelle.

- Soldat, tu vas bientôt le regretter, avertit Estelle.

- Il y a quantité de choses que je regrette, répondit-il d'un ton coupant plein de colère, et le fait de te laisser partir ce soir en fera peut-être partie. Je ne devrais peut-être pas le faire.

- Soldat, reprit-elle, tu sais qui t'a trahi. Tu sais comment me contacter. N'attends pas qu'il soit trop tard.

Les vampires disparurent à une allure surnaturelle, suivis à distance par leur appât humain. Stefan attendit, l'épée à la main, le temps qu'un moteur démarre et qu'une des Mercedes noires de l'essaim nous dépasse dans un rugissement avant de disparaître dans la nuit.

Il regarda autour de lui puis me demanda :

- Dis-moi, Mercy, est-ce que tu sens quelque chose ?

Je flairai l'air nocturne, mais en dehors de Stefan, tous les vampires étaient partis, ou alors se trouvaient dans le sens contraire du vent par rapport à moi. Je secouai la tête et retournai en trottinant vers la porte du van. Stefan, tel le gentleman qu'il avait été, resta à l'extérieur le temps que je me rhabille.

- Voilà qui était intéressant, observai-je alors qu'il remettait le contact.

- C'est une idiote.

- Marsilia ?

Il secoua la tête.

- Non, Estelle. Elle n'a pas la moindre chance contre Marsilia. Bernard, lui, est plus solide et plus puissant, même s'il est plus jeune. À eux deux, ils pourraient parvenir à un résultat, mais ce sera sans moi.

- Ils ne donnaient pas l'impression de travailler ensemble, en l'occurrence, dis-je.

- Ils travailleront ensemble le temps d'atteindre leur but puis se crêperont le chignon. Mais ils se font des illusions s'ils croient pouvoir en arriver là. Ils ont oublié, ou peut-être n'ont-ils jamais su, ce dont Marsilia est capable.

Il tourna dans mon allée et nous sortîmes tous deux du van.

- Si tu as besoin de moi, si tu entends Blackwood t'appeler, pense juste à mon nom en souhaitant que je sois à tes côtés, et je viendrai aussitôt.

Il avait l'air sinistre. J'espérais que c'était dû à sa conversation avec Estelle et non à l'inquiétude qu'il ressentait pour moi.

- Merci.

Il caressa ma pommette du bout du pouce.

- Attends un peu avant de me remercier. Tu pourrais le regretter.

Je lui tapotai le bras.

- C'était ma décision.

Il me fit une petite révérence avant de disparaître.

- C'est trop cool, dis-je en direction de l'endroit qu'il occupait une demi-seconde auparavant.

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"Pourquoi ne s'est-il pas contenté de me passer un coup de fil? lui demandais-je.

Samuel tendit la main pour m'ébouriffer les cheveux.

_Parce qu'il voulait s'assurer que tu allais bien.

_Eh bien, heureusement qu'il ne m'a pas demandé si ça allait vraiment bien. Parce que j'aurais dû le châtier pour ça.

_Hé, Mercy, répliqua Samuel avec une sollicitude exagérée, tu es sûre que ça va vraiment bien?

Je lui envoyais un coup de poing et ne l'atteignis que parce qu'il ne s'y attendait pas.

_Là, maintenant, ça va mieux!"

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Il me serra si fort contre lui que je sentis ma chair s’écraser contre ses os, et cela faisait mal. C’était comme ça, l’amour, parfois douloureux.

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- Mais dites-moi, c’est la pleine lune, ou quoi ?

- Ma pleine lune, tu sais ce qu’elle te dit ? grommelai-je, mais bien cachée par le lit, je ne pus m’empêcher de sourire.

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