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Merci Adam, lui dis-je. Merci d’avoir reduit Tim en charpie. Merci de m’avoir forcée à boire ce dernier verre de potion fae afin que je retrouve l’usage de mes bras. Merci d’être là, à mes côtés, et de me supporter au quotidien. Merci de m’avoir empêchée de devenir l’un des agneaux de Stefan. Je préfère amplement faire partie de la meute. Merci d’avoir fait les choix les plus difficiles. Merci de m’avoir laissé du temps. Merci de m’aimer.

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Je n'avais pas ma voiture, car le dojo se trouvait à peine à quelques minutes de marche du garage, une petite balade à travers un chemin de broussailles, le long de la voie de chemin de fer. Le 4X4 d'Adam n'était pas là non plus.

- Tu es venu avec une autre voiture? demandais-je lorsque nous arrivâmes sur le parking.

- Non, j'ai demandé à Carlos de me déposer ici en sortant du boulot pour pouvoir t'accompagner sur le chemin du garage. (Carlos était l'un de ses loups, l'un des trois ou quatre qui étaient employés dans son entreprise de sécurité, mais je ne le connaissais pas vraiment.) Je me suis souvenu que tu m'avais dit apprécier la balade du retour parce qu'elle te laissait le temps de laisser relâcher la pression.

Je lui avais dit ça plusieurs années auparavant, lorsque je l'avais trouvé en train de m'attendre au garage afin de me donner un avertissement… Je baissais les yeux vers le bitume et tournai légèrement la tête pour qu'il ne voie pas mon sourire.

C'était le jour où j'avais traîné ma vieille Golf dont je me servais pour les pièces détachées hors de mon garage jusqu'au milieu du champ qui séparait nos maisons. Ainsi, j'étais certaine qu'Adam ne pourrait voir qu'elle lorsqu'il regardait par la fenêtre. Il avait tendance à me donner sans cesse des ordres, et connaissant les loups-garous, je n'avais pas osé défier son autorité ouvertement. Au lieu de cela, et sachant à quel point Adam était soigneux, pour ne pas dire maniaque, je l'avais torturé avec l'épave de cette pauvre Golf.

Il était passé au garage et y avait trouvé ma voiture, mais pas moi. Il ne m'en avait jamais parlé, mais je pensais qu'il avait suivi ma piste jusqu'au dojo…. et au lieu de se plaindre à propos de l'épave, m'avait enguirlandée parce que je me baladais à pied la nuit dans les Tri-Cities. Exaspérée, je lui avais répondu sur le même ton. Je lui avais dit que j'appréciais cette petite marche après mes entraînements, parce qu'elle me permettait de me calmer les nerfs. C'était juste après son divorce, des années auparavant.

Et tout ce temps-là, il s'en était souvenu.

- Qu'est-ce qui te rend si contente de toi? demanda-t-il.

Il s'était souvenu de ce que je lui avais dit, comme si, déjà à l'époque j'avais été importante à ses yeux. Mais de mon côté, j'aurais été capable de décrire l'exacte nuance de sa cravate, et je me souvenais parfaitement de la pointe d'inquiétude dans ses reproches ce jour-là.

Je n'avais pas voulu admettre que j'étais attirée par lui. Pas quand il était marié, mais pas non plus lorsqu'il s'était retrouvé célibataire. J'avais été élevée parmi les loups-garous, m'étais enfui de leur communauté et refusais de me retrouver de nouveau embarquée dans cet environnement claustrophobe et violent. Et en particulier, je n'avais pas la moindre envie de sortir avec un Alpha. Et je me trouvais à présent à côté d'Adam, qui aurait difficilement pu être plus Alpha.

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— Hé, Mercy, répliqua Samuel avec une sollicitude exagérée, tu es sûre que ça va vraiment bien ?

Je lui envoyai un coup de poing et ne l’atteignis que parce qu’il ne s’y attendait pas.

— Là, maintenant, ça va mieux ! lui dis-je alors qu’il faisait mine de s’effondrer au sol et de se rouler en boule comme si j’avais effectivement mis toutes mes forces dans mon direct.

Ce qui n’était évidemment pas le cas.

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Je sentis quelque chose gigoter dans ma poche avant. Je sursauter avant de me rendre compte de ce qui se passait. Je sortis de ma poche le téléphone qui était sur vibreur et répondit sans regarder qui m'appelait.

_ Oui?

Je pris conscience de la brutalité avec laquelle je m'exprimais, mais Stefan n'avait pas répondu à ma question et j'étais terrifiée.

Il y eut une brève hésitation, puis la voix d'Adam retentit:

_ Que se passe-t-il? J'ai été réveillé par ta peur.

Je clignais plusieurs fois des paupières en souhaitant me trouver déjà à la maison en compagnie d'Adam plutôt qu'en train de conduire de nuit, seule avec un vampire.

_ Désolée de t'avoir dérangé.

_ C'est l'un des avantages du lien de meute, répondit-il. (Et, parce qu'il me connaissait bien, il ajouta:) Ne t'en fais pas, comme je suis l'Alpha, j'ai été le premier à recevoir le message. Personne d'autre ne s'est rendu compte de rien. Qu'est-ce qui t'a fait si peur?

_ Le fantôme, soufflais-je avant de poursuivre. Et, le vampire.

Il me força à tout lui raconter. Puis il poussa un grand soupir.

_ Il n'y a vraiment que toi pour aller à Spokane te faire mordre par l'unique vampire qui y habite.

Mais sous son ton léger, je sentis parfaitement qu'il était furieux.

Et, s'il était capable de faire semblant, moi aussi.

_ C'est en gros ce que Stefan m'a dit, mais je trouve ça injuste. Comment étais-je censée savoir que le plus gros client du mari d'Amber était le vampire en question?

Adam éclata d'un rire amer.

_ La vraie question, c'est comment ne nous sommes-nous pas doutés que ce serait exactement ce qui se produirait? Tu es en sécurité, maintenant?

_ Oui.

_ Alors, je vais attendre ton retour.

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Chad observait la bouche de Stefan d'un air fasciné. Il fit quelques gestes et Stefan lui répondit de la même manière en disant :

- Ils sont tous morts. Non. C'est quelqu'un d'autre qui les as tués. Oui, j'en suis certain.

Il me jeta un regard suppliant :

-Tu veux bien lui expliquer que je suis plus un Spike qu'une Buffy, pas un héros, mais un méchant ?

Je le regardai en battant des cils.

-Mais tu es mon héros.

Il eut un brusque mouvement de recul, comme si je l'avais frappé, et je me demandai soudain ce que Marsilia lui avait dit pendant qu'elle le torturait.

- Stefan ?

Il se retourna vers nous, et son expression fit reculer Chad jusqu'à me toucher.

-Je suis un vampire, Mercy.

Il était hors de question que je le laisse retomber dans cette haine de lui même. Il méritait mieux.

-Ouais on est au courant. Difficile de confondre avec les crocs, tout ça ... Tu peux traduire pour Chad, s'il te plaît ?

J'attendis qu'il le fasse avec des mouvements qui trahissaient sa colère et autre chose que je ne sus déchiffrer, et sentis Chad se détendre contre moi. Puis il fit d'autres gestes et me dit :

- Je ne suis le héros de personne, Mercy.

Je me tournai vers Chad et lui demandais d'un air faussement déçu :

-Tu crois que ça veut dire que je ne le verrai jamais en justaucorps en Lycra ?

Chad articula le dernier mot d'un air interrogateur. Stefan poussa un soupir et toucha l'épaule de Chad.

Quand le petit garçon le regarda, il épela le terme en langage des signes. Chad prit l'air dégoûté.

-Désolée, repris-je, mais personnellement, j'aimerais beaucoup voir les beaux garçons se balader en costume moulant avant de mourir.

Stefan se laissa enfin aller et éclata de rire.

-Il ne faudra pas compter sur moi, répondit-il. Bon, et qu'est-ce qu'on fait maintenant, Chasseuse de Spectres ?

-C'est nul, comme nom de super-héros.

-Scoubidou est déjà pris, je le crains, répliqua-t-il d'un ton très digne, et il n'y a rien de mieux comme nom.

-Sérieusement, repris-je, on va déjà essayer d'aller voir ses parents.

page 197

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Je vis Stefan et Chad, assis face à face dans le couloir et en pleine discussion, leurs mains bougeant si rapidement que je les distinguais à peine.

- Stefan ...

Il leva les mains et me prit à témoin :

- Comment peut-il penser que Dragon Ball Z est meilleur que Scoubidou ? Cette génération a vraiment une tendance regrettable à mépriser les grands classiques.

Je m'accroupis et lui embrassai la joue, puis, en prenant garde que Chad ne puisse voir mes lèvres, je murmurai :

- Tu es vraiment un garçon adorable.

Stefan me tapota la tête en guise de remerciement.

page 195

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-Qui êtes-vous et que faite-vous chez ma fille à 23 heures ?

-Je n'ai pas seize ans ! Protestai-je d'un ton qui me sembla boudeur à moi-même. Et si je veux qu'un homme passe la nuit ici, j'en ai tout à fait le droit.

Maman et Adam ne me prêtèrent pas la moindre attention.

Adam se trouvait toujours appuyé au chambranle de la porte, et son attitude était artificiellement détendue. Je crus qu'il essayait de donner à ma mère l'impression qu'il se trouvait ici comme chez lui et qu'il avait toute l'autorité pour l'empêcher d'entrer dans ma chambre. Il arqua l'un de ses sourcils et quand il prit la parole, ce fut d'un ton dépourvu de la panique que j'y avais entendue plus tôt.

-Je suis Adam Haupman. J'habite de l'autre côté de la clôture.

Elle le considéra d'un œil critique.

-L'alpha ? Le mec divorcé avec ma gamine adolescente ?

Il lui décrocha l'un de ses sourires légendaires et je devinai que ma mère avait fait fait une nouvelle conquête.

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Je me remis à jouer avec le bas de ma robe.

-Mercy, dit Adam d'une voix encore plus bourrue que son grondement .

-Quoi ?

L'agressivité de ma réponse n'était qu'une conséquence de sa propre mauvaise humeur.

-Si tu n'arrêtes pas de tripoter cette robe, je risque de te l'arracher et nous n'allons jamais aller dîner.

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« Chéri, je suis rentrée ! annonçai-je de ma plus belle voix de starlette des années 1950.

Kyle, j’en étais sûr, aurait adoré mon jeu d’actrice, même s’il n’aurait pas vraiment approuvé ma tenue. Je portais le même tee-shirt depuis un jour et demi, quant à mon jean… je ne me souvenais même plus depuis quand il n’était pas passé à la machine. Mais cela ne pouvait pas être depuis beaucoup plus longtemps que le tee-shirt. »

Extrait de: Patricia, Briggs. « La croix d'ossements. » Alexandriz, 2009-01-04T23:00:00+00:00. iBooks.

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