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Frost parvint à effleurer de l'autre main les larmes qui ruisselaient mon visage.

- Ne pleure pas pour moi, Merry. Tu m'aimes, je l'ai perçu. J'allais partir, quand j'ai entendu le son de ta voix... et je ne pouvais plus m'en aller ainsi... pas si tu m'aimes comme ça.

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-Je suis blessé Meredith. Je préférerais que notre première union soit parfaite. Je ne suis pas certain d’être en état de t'apporter quoi que ce soit cette nuit.

-Moi aussi, je suis blessé, lui dis-je, mais nous allons faire tous les deux de notre mieux.

Sur ce, je me remis debout et m'aperçus que mon corps était scarifié de petites plaies dont le ne m'était pas rendu compte et que j'avais dû recevoir lors du combat contre Segna.

-Je ne serai pas capable de te faire l'amour comme tu le désires, me dit-il.

-Et comment peux-tu savoir ce que je désire ? lui demandai-je tout en avançant lentement sur les aspérités des rochers tour à tour rêches et lisses.

-Un public plutôt nombreux a assisté à tes ébats avec Mistral, quand son tour est venu. Les rumeurs se sont multipliées, mais même si certaines se sont vérifiées, je serai pas capable de te dominer comme il l'a fait.

Je me laissai glisser dans l'eau, qui lécha chaque menue coupure et écorchure, tiède, apaisante, tout en enflammant ces blessures.

-Je ne souhaite pas être dominée pour le moment, Sholto. Fais-moi l'amour.... faisons en sorte que cela soit tendre, si c'est bien ce que nous voulons.

Il rit à nouveau et j'entendis des clochettes tinter.

-Je pense que me montrer tendre est bien tout ce dont je serai capable cette nuit.

-Cela n'a pas à être systématiquement brutal, Sholto. Mes goûts sont plus diversifiés que ça.

J'étais à présent dans l'eau jusqu'aux épaules, essayant de me nettoyer. Le sang commença à s'y dissoudre, se lavant presque trop facilement.

-Aussi diversifiés que ça ? s'enquit-il.

-Absolument, lui répondis-je avec un sourire.

Je plongeais la tête sous l'eau afin de me débarbouiller le visage et les cheveux. Je refis surface pour reprendre mon souffle, essuyant les ruisselets rosés qui me coulaient sur la figure. Je replongeai deux fois de suite, jusqu'à ce que l'eau soit claire.

Sholto se tenait debout sur le rivage de l'île, se soutenant avec la lance. Le poignard blanc était soigneusement fiché dans l'étoffe de son pantalon, comme une épingle, la pointe exposée. Il m'offrit sa main, que je saisis, alors que j'aurais pu sortir de l'eau toute seule et que je savais que d'avoir à se pencher devait lui être pénible.

Il me tira sur la berge, mais ses yeux ne se posèrent à aucun moment sur mon visage. Il avait le regard fixé sur mon corps, sur mes seins ruisselants. Certaines femmes s'en serait offusquées, mais je n'en faisait pas partie. En cet instant, il n'était plus Roi, rien qu'un homme... et cela me convenait parfaitement.

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Je me redressai, nue dans ce lit avec ses draps de soie noire qui, sur ma peau, me semblaient froids. La Reine nous avait prêté sa chambre à coucher pour la nuit. Ma hanche était appuyée contre une couverture en fourrure. Douce et semblant quasiment en vie, elle remua et la bouille pâlichonne de Kitto en émergea. Il me regarda en clignant ses gigantesques yeux d'un bleu uni, typiquement Sidhe Seelie, qui lui mangeaient le visage, alors que leur forme était révélatrice de ses origines gobelines. Cet homme délicat, né de la dernière grande guerre ayant opposé les Gobelins aux Sidhes, présentait un corps parfait au teint de lait d'un mètre vingt à peine, le seul parmi mes gardes qui soit plus petit que moi. Il ressemblait à un enfant pelotonné ainsi sous la fourrure, le visage encadré comme ces chérubins que l'on voit parfois sur les cartes de la Saint-Valentin. Il avait déjà atteint l'âge de mille ans avant même que la chrétienté n'ait acquis sa renommée. Il faisait partie des clauses de mon traité passé avec les Gobelins, devenus mes alliés sous la condition qu'il partage mon lit.

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Je me réveillai dans un lit qui n’était pas le mien, entourée de visages de la couleur de la nuit la plus crépusculaire, de la blancheur immaculée de la neige, du vert pâle du feuillage renouvelé, du doré du soleil d'été, du brun des feuilles piétinées destinées à se réincarner en un riche humus... Mais aucune peau pâle ne contenait toutes les couleurs d'un brillant cristal, tel un diamant taillé dans de la chair. Je les regardai tous en clignant des yeux et me demandai, mon rêve me revenant à l'esprit : où donc étaient ces cookies ?

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J'entrepris d'avancer dans la neige et le porcelet qui grossissait rapidement marcha à mon côté comme un chien obéissant. Et là où nos pas se posaient, la neige se mettait à fondre et la vie revenait à la terre. Le cochon perdait ses rayures de marcassin, pour se faire noir tout en grossissant, ses épaules m'arrivant bientôt à la taille. Et cependant, il grandissait toujours. Je lui effleurai le dos. Ses poils n'étaient pas doux, mais rêches. Lorsque je lui caressai le flanc, il se pelotonna contre moi. Nous traversâmes cette étendue, et là où nous avions marché, la terre se couvrait une fois encore de verdure.

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Une voix profonde qui aurait pu appartenir à n'importe quel homme comme à aucun dit alors : « Là où il se doit. » Et le poignard apparut dans la coupe, la pointe en bas, et la lame scintilla comme si une étoile était tombée au fond de ce réceptacle de corne et d'or. « Bois et sois heureuse, Merry. » Et II se mit à rire. Puis II porta la coupe brillante à mes lèvres avant de disparaître au son chaleureux de son hilarité.

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Une silhouette revêtue d'une pèlerine se tenait à présent à mon côté sur la colline, mais il ne s'agissait pas de l'apparition de la Déesse âgée, vêtue d'une robe grise hivernale. C'était une silhouette indéniablement masculine, plus grande que moi, large d'épaules et revêtue d'une ample houppelande à capuche aussi noire que le sanglier qui rétrécissait en disparaissant à l'horizon.

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Le sanglier avait maintenant de petites défenses recourbées, mais je ne ressentais aucune peur. Il me poussa la main de son groin, qui était plus doux et plus agile, ressemblant davantage à un doigt surdimensionné qu'à aucun museau porcin que j'eus jamais touché. Il émit une sonorité agréable qui me fit sourire. Puis il fit demi-tour pour dévaler le versant opposé de la colline, sa queue toute droite derrière lui tel un fanion. Et partout où se posaient ses sabots, la terre verdoyait instantanément.

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Un parfum de rose me parvint. Je me retournai et m'aperçus que le sanglier blanc avait disparu. Les tiges épineuses s'étaient couvertes de feuilles vertes et de fleurs blanches et, rosées, de l'incarnat le plus pâle au saum

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Je lui plongeai alors la lame en pleine gorge et lorsqu'elle en ressortit, du sang jaillit à gros bouillons sur la neige, sur ma robe, sur ma peau, jaillissant en une fontaine cramoisie de chaleur et de vie qui fit fondre la neige sur le riche terreau noir, d'où sortit un minuscule porcelet, non pas blanc cette fois, mais d'une couleur fauve rayée d'or, plutôt semblable à celle d'un faon. Il se mit à piailler. Mais je savais qu'il n'obtiendrait aucune réponse.

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