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Bibliothèque de mgx02 : Je suis en train de lire

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Donde los árboles cantan Donde los árboles cantan
Laura Gallego Garcia   
http://leden-des-reves.blogspot.ch/2014/03/donde-los-arboles-cantan-laura-gallego.html

Bon, voici quand même le temps d’écrire ma chronique sur ma deuxième VO Espagnole ! Ma première avait été un livre de Luis Sepulveda, que j’avais beaucoup apprécié.
Mais alors là… avec Donde los árboles cantan… je ne pensais pas me faire autant embarquer !

Ce roman est l’histoire d’une jeune fille de quinze-seize ans, Viana, qui est la fille du duc de Rocagris, et promise à un jeune autre noble : Robian. Mais l’arrivée des Barbares dans le royaume va mettre sens dessus dessous tout ce que Viana a jamais connu. Elle perdra des êtres chers, et affrontera les désillusions de la vie, et pour échapper à un destin de mère pondeuse de bâtards de Barbares, elle tuera le mari qu’elle aura épousé de force, avant de s’enfuir et d’atterrir dans la Grande Forêt, lieu de tous les secrets. Et si… et si s’y trouvait réellement l’atout pour vaincre les Barbares, dans le lieu où… les arbres chantent ? Certaines légendes sont réelles, et Viana ne reculera devant rien.

Ouais, je sais, j’ai encore un résumé de la mort-qui-tue (ou de la vie-qui-anime, c’est bien, aussi !), mais il y a tellement de choses que j’aimerais vous raconter sur cette histoire et que je dois taire pour ne rien spoiler. J’espère sincèrement qu’un jour, ce roman sera publié en français, parce que je vous assure, il vaut largement la peine !

Donde los árboles cantan est un récit fantasy, et aussi fantastique, mais pas seulement au niveau du genre. Il est fantastique parce que les mythes y prennent vie, néanmoins aussi parce qu’il vous emporte et ne vous lâche plus ! J’ai été étonnée de voir les pages défiler aussi vite alors que je n’ai pas l’habitude de lire en espagnol. Les dix premières pages, j’ai prix le dico toutes les trois lignes, et après j’ai réfléchi et… au feu, le dico ! Je ne l’ai repris qu’à l’occasion, quand je butais. Le récit et l’univers de Laura Gallego se sont déployés devant moi, m’ont transportée, et… j’en suis tombée amoureuse.

Viana est une héroïne beaucoup plus mature et à la fois irréfléchie que ce à quoi je m’étais attendu. Le récit, en lui-même, est plus adulte que ce je pensais, et diantre que j’ai apprécié ça ! Viana apprend vite de la vie, de sa nouvelle vie, et ses préoccupations ne sont pas simplement de savoir comment elle s’habillera. Elle a un réel souci des autres, et pourtant, elle n’hésitera pas à se mettre en danger, ainsi que les autres, sans s’en rendre compte, pour accomplir des choses insensées. Pourtant, on ne lui en veut pas. On comprend aisément lorsqu’elle se fait savonner comme pas possible par son mentor, et pourtant, personnellement, j’ai senti que j’aurais certainement fait les mêmes choix qu’elle. Elle est courageuse, honnête, et va au bout de ce qu’elle entreprend.
Au niveau des autres personnages que nous découvrons… Autant vous dire que certains, si j’avais pu les passer à la moulinette, je l’aurais fait avec plaisir ! Robian, entre autres, même si j’ai fini par changer (un peu) d’avis le concernant. D’autres, en revanche, m’ont beaucoup plu et j’ai apprécié les retrouver régulièrement tout au long de la lecture.

Beaucoup de sentiments différents surviennent durant la lecture. Le fait que Viana ne sache pas passer à autre chose tout de suite est quelque chose que j’ai souvent noté et apprécié, attendu que nous sommes tous ainsi. Il nous est impossible de tourner la page aussi facilement, qu’importent les reproches qui peuvent nous être adressés. Viana est parfaitement humaine, et il est aisé de s’identifier à elle, même si elle fait des erreurs. Franchement, elle a mon admiration et beaucoup de ma sympathie, elle a été très agréable à suivre durant ce roman.

Au niveau de l’intrigue, je l’ai trouvée bien ficelée, rien n’arrive trop vite et rien ne se déroule trop rapidement ou trop lentement, c’est bien dosé. Les chapitres, au départ, m’ont paru longs, essentiellement à cause la barrière de la langue, et puis passé un moment, je n’y ai plus prêté attention, trouvant au contraire que c’était le bon « modus operandi », si on veut.

La plume de Laura Gallego est juste magnifique, parce que même si je découvrais beaucoup de formulations, les mots choisis (j’ai quand même une réserve et un certain vocabulaire, hein…) m’ont paru très… beaux. Rien de sophistiqué, et néanmoins, cela me paraissait gracieux. Comme un conte, une véritable histoire narrée sans que le narrateur s’implique réellement. Vraiment, c’était magnifique. Fantastique !

Les découvertes que j’ai faites dans ce livre, cet univers, l’histoire d’amour, la façon dont est traité l’asservissement des peuples conquis, et tout et tout… m’ont subjuguée. Je ne saurais juste vous dire que c’est une excellente découverte et que c’est vraiment chou. Pas tout le temps, bien évidemment que non, mais délicat et réaliste en même temps que fantastique. Oui, je sais, ça paraît étrange, et pourtant, Laura Gallego a bien su donner un réalisme étrange à son histoire, tout en vous transportant dans ses rêves fantastiques, dans une forêt où les arbres chantent…

Voilà, je crois que je vais terminer ici.
En conclusion, Donde los árboles cantan est un livre splendide qu’il faut lire. Oui, je sais, il est en Espagnol, alors il faut prier pour qu’un jour, il soit publié en français, parce que c’est une perle ! Une héroïne humaine et à laquelle on s’attache très facilement, un univers fascinant et… et encore tellement de choses !
Je vous conseille largement ce livre !
Ce sera un 19/20 pour moi !
La Trilogie de la Poussière, Tome 1 : La Belle Sauvage La Trilogie de la Poussière, Tome 1 : La Belle Sauvage
Philip Pullman   
C'est un vrai bonheur de retrouver cet univers ! En quelques pages, on se sent chez soi, on a l'impression de retrouver notre maison d'enfance avec cette atmosphère qui n'appartient qu'à elle, et de réaliser à quel point elle nous avait manqué. J'ai dévoré cette préquelle à toute vitesse, et pourtant j'en ai savouré chaque phrase comme si elle durait une éternité.

Philip Pullman possède un vrai talent de conteur et nous le prouve encore une fois. Les diverses ramifications de l'intrigue se rejoignent et se nourrissent les unes les autres avec naturel, sans forcer, lentement mais sans temps mort. C'est un récit d'aventure pur, haletant, dont l'entraînante simplicité n'est que feinte. Derrière cette course-poursuite fluviale, des enjeux plus profonds se dessinent, et la religion en est encore une fois au cœur. Si l'émerveillement garde tout de même une belle part dans l'histoire, avec certaines péripéties qui fleurent bon le conte de fée, certains passages de ce roman sont à glacer le sang. [spoiler](La Ligue de Saint-Alexander m'a horrifiée avec l'embrigadement des enfants, c'est d'un réalisme assez dérangeant. Et la relation de Bonneville avec son dæmon... brrr !)[/spoiler]
On reste un peu sur notre faim avec quelques mystères qui ne trouvent pas de réponse à la fin du volume, sans doute des pistes à garder en tête pour les tomes suivants. En tout cas, la lecture est assez riche pour valoir une relecture afin d'en saisir toutes les subtilités.

J'ai été un peu inquiète avant de commencer ma lecture, parce qu'ayant grandi avec Lyra, j'avais peur de ne pas m'attacher autant aux personnages de cette nouvelle aventure. J'ai très vite été rassurée, car ils se sont rapidement révélés complexes, humains.
Malcolm est un garçon de 11 ans vif, intelligent et déterminé comme Lyra avant lui (ou plutôt après lui, chronologiquement), mais qui possède un calme et une maturité sereine, une certaines douceur bien à lui. Avec Asta, son dæmon, il forme un duo très attachant.
Mais c'est Alice, sa compagne d'aventures un peu plus âgée, que j'ai préféré, et qui pourtant a été ma seule (minuscule) déception du livre. Elle apparaît d'abord comme un personnage très secondaire et pas très sympathique, mais on s'aperçoit vite que derrière ses manières moqueuses et méprisantes, parfois violentes, se cache une personnalité bien plus profonde que ça, et peut-être un passé qui n'est pas tout rose. Pourtant, malgré l'importance qu'elle gagne dans le récit, je l'ai trouvée en retrait, pas assez mise en valeur alors qu'elle a beaucoup de potentiel.
J'ai eu du mal avec le professeur Hannah Relf, dont les motivations me paraissent floues et peu crédibles. [spoiler](Sans blague ? Elle travaille pour une organisation secrète au péril de sa carrière et probablement de sa vie, mais il lui faut deux ans et un meurtre pour leur demander leur but et leur camp ? Et gratuitement, on dirait.)[/spoiler]
Ça a été un plaisir de retrouver les personnages de la première trilogie, même brièvement, et Lyra et Pan bébé sont juste adorables !

C'est encore un peu tôt pour égaler le coup de cœur monumental de la première trilogie, mûrit au fil des ans et des relectures, mais La Belle Sauvage est une lecture extrêmement plaisante, et je gage que cette nouvelle trilogie se fera une belle place dans mon panthéon livresque. Vivement le tome 2 !

par Miney
Travail soigné Travail soigné
Pierre Lemaître   
Un critique littéraire a dit de Pierre Lemaitre qu’il hissait le genre noir à une hauteur rarissime : celle où se tient la littérature. Et oui, ceci est de la littérature, n’en déplaise aux détracteurs de romans noirs! Sanglante, perverse mais néamoins savoureuse…

J’avais commencé la « trilogie Verhoeven » dans le désordre en commençant par l’excellent « Alex » et je savais donc plus ou moins comment se terminait « Travail soigné ». Ce que je ne savais pas c’est que Camille Verhoeven, flic atypique d’1m45 allait faire face à un des pires psychopathes que j’ai pû rencontrer au cours de mes lectures. Que ceux qui ne supportent pas les scènes gores s’abstiennent!

Premier carnage, à la limite du supportable même pour l’âme sensible que je ne suis pas, une enquête que d’aucun trouveront poussive mais néanmoins indispensable pour nous amener à ce final noir et tourmenté dont l’auteur est coutumier.

Une fois de plus, Pierre Lemaitre nous dresse les profils de ses personnages tous aussi torturés les uns que les autres, avec un talent digne des plus grands. Un Camille Verhoeven, vivant son infirmité avec fatalité, Louis : riche héritier en costume Armani trouvant sa voix dans la police, Armand : une radinerie d’anthologie mais efficace et méticuleux, Maleval : homme à femme et joueur invétéré. Un mélange de tares et de qualités qui font une équipe soudée et liée.

Pierre Lemaitre est un de mes auteurs préférés et mes chroniques dithyrambiques en sont la preuve. Je ne saurais que conseiller à tous les amateurs de romans noirs de découvrir cet auteur, mais attention, on devient vite dépendant !


par NathM