Livres
469 834
Membres
437 696

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par Didie6 2015-02-12T16:29:15+01:00

La porte du cabinet impérial s’ouvrit bientôt, et l’huissier annonça le général Kissoff.

« Ce courrier? demanda vivement le czar.

— Il est là, sire, répondit le général Kissoff.

— Tu as trouvé l’homme qu’il fallait?

— J’ose en répondre à Votre Majesté.

— Il était de service au palais?

— Oui, sire.

— Tu le connais?

— Personnellement, et plusieurs fois il a rempli avec succès des missions difficiles.

— A l’étranger?

— En Sibérie même.

— D’où est-il?

— D’Omsk. C’est un Sibérien.

— Il a du sang-froid, de l’intelligence, du courage?

— Oui, sire, il a tout ce qu’il faut pour réussir là où d’autres échoueraient peut-être.

— Son âge?

— Trente ans.

— C’est un homme vigoureux?

— Sire, il peut supporter jusqu’aux dernières limites le froid, la faim, la soif, la fatigue.

— Il a un corps de fer?

— Oui, sire.

— Et un cœur?...

— Un cœur d’or.

— Il se nomme?...

— Michel Strogoff.

Afficher en entier
Extrait ajouté par SherCam 2018-08-05T11:42:43+02:00

Le lac Baïkal est situé à dix-sept cents pieds au-dessus du niveau de la mer. Sa longueur est environ de neuf cents verstes, sa largeur de cent. Sa profondeur n’est pas connue. Mme de Bourboulon rapporte, au dire des mariniers, qu’il veut être appelé « madame la mer ». Si on l’appelle « monsieur le lac », il entre aussitôt en fureur. Cependant, suivant la légende, jamais un Russe ne s’y est noyé.

Cet immense bassin d’eau douce, alimenté par plus de trois cents rivières, est encadré dans un magnifique circuit de montagnes volcaniques. Il n’a d’autre déversoir que l’Angara, qui, après avoir passé à Irkoutsk, va se jeter dans l’Yeniseï, un peu en amont de la ville d’Yeniseïsk. Quant aux monts qui lui font ceinture, ils forment une branche des Toungouzes et dérivent du vaste système orographique des Altaï.

Déjà, à cette époque, les froids s’étaient faits sentir. Ainsi qu’il arrive sur ce territoire, soumis à des conditions climatériques particulières, l’automne paraissait devoir s’absorber dans un précoce hiver. On était aux premiers jours d’octobre. Le soleil quittait maintenant l’horizon à cinq heures du soir, et les longues nuits laissaient tomber la température au zéro des thermomètres. Les premières neiges, qui devaient persister jusqu’à l’été, blanchissaient déjà les cimes voisines du Baïkal. Pendant l’hiver sibérien, cette mer intérieure, glacée sur une épaisseur de plusieurs pieds, est sillonnée par les traîneaux des courriers et des caravanes.

Que ce soit parce qu’on manque aux bienséances en l’appelant « monsieur le lac » ou pour toute autre raison plus météorologique, le Baïkal est sujet à des tempêtes violentes. Ses lames, courtes comme celles de toutes les Méditerranées, sont très redoutées des radeaux, des prames, des steam-boats, qui le sillonnent pendant l’été.

C’était à la pointe sud-ouest du lac que Michel Strogoff venait d’arriver, portant Nadia, dont toute la vie, pour ainsi dire, se concentrait dans les yeux. Que pouvaient-ils attendre tous deux dans cette partie sauvage de la province, si ce n’est d’y mourir d’épuisement et de dénuement ? Et, cependant, que restait-il à faire de ce long parcours de six mille verstes pour que le courrier du czar eût atteint son but ? Rien que soixante verstes sur le littoral du lac jusqu’à l’embouchure de l’Angara, et quatre-vingts verstes de l’embouchure de l’Angara jusqu’à Irkoutsk : en tout, cent quarante verstes, soit trois jours de voyage pour un homme valide, vigoureux, même à pied.

Afficher en entier

« Quant à Alcide Jolivet, enchanté de sa repartie, il tira son carnet de sa poche et y inscrivit en souriant cette note, destinée à figurer au dictionnaire moscovite :

"Télègue, voiture russe à quatre roues, quand elle part — et deux roues, quand elle arrive !" »

Afficher en entier
Extrait ajouté par Didie6 2015-02-12T16:28:34+01:00

Si le Français est "tout yeux", l'Anglais est "tout oreilles".

Afficher en entier
Extrait ajouté par Didie6 2015-02-12T16:28:22+01:00

Il entra dans les églises, refuge naturel de tout ce qui pleure, de tout ce qui souffre.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Didie6 2015-02-12T16:28:11+01:00

Trop d'ambition a perdu les plus grands empires.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Didie6 2015-02-12T16:28:00+01:00

On eût dit que l'éclat des lumières le blessait et qu'il recherchait l'obscurité pour mieux voir en lui-même.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Didie6 2015-02-12T16:27:49+01:00

- Diable! s'écria Alcide Jolivet, pour un simple négociant, monsieur Korpanoff, vous maniez joliment le couteau du chasseur !

- Très joliment même, ajouta Harry Blount

- En Sibérie, messieurs, répondit Michel Strogoff, nous sommes forcés de faire un peu de tout !

Afficher en entier
Extrait ajouté par Caroline 2013-07-22T09:55:40+02:00

"Eh ! Que diable ! Il faut bien bouillir quelquefois ! Dieu nous aurait mis de l'eau dans les veines et non du sang, s'il nous eût voulus toujours et partout imperturbables ! "

Afficher en entier
Extrait ajouté par Caroline 2013-07-22T09:55:26+02:00

"- Alors, Nadia, dit Michel Strogoff, je ne crois pas que Dieu, en nous mettant en présence, en nous faisant traverser ensemble de si rudes épreuves, ait voulu nous réunir autrement que pour jamais.

- Ah!" fit Nadia, en tombant dans les bras de Michel Strogoff.

Et se tournant vers Wassili Fédor :

"Mon père, dit-elle toute rougissante.

- Nadia, lui répondit Wassili Fédor, ma joie sera de vous appeler tous les deux mes enfants!"

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode