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Extrait ajouté par Ellea 2021-07-04T06:55:57+02:00

- Il te demande s’il peut venir te parler.

- Ne fais pas ça. Efface-les, s’il te plaît.

- Katie… Je lève les yeux vers Morgan.

- Si je les lis, je lui répondrai, puis il me répondra, puis on se retrouvera, ce qui n’est pas possible. Non.

- Pourquoi pas ? Tu n’as pas besoin de jouer les martyrs pour protéger Charlie. C’est un grand garçon, il est capable d’affronter…

Je la coupe au beau milieu de sa phrase. Pour la première fois, Morgan n’a aucune idée de ce que je ressens.

- C’est moi qui ne suis pas capable d’affronter ça, tu comprends ?

Je crie, tandis que les larmes roulent sur mon visage.

- Je ne peux pas. Il va souffrir. Et je ne veux pas lui faire du mal. Tu veux bien les effacer ?

Je sens que Morgan n’a pas envie de le faire. Mais elle déteste me voir souffrir. Elle est prête à me pardonner d’être si désagréable et de hurler sur elle, alors que rien de tout ça n’est sa faute.

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Extrait ajouté par Ellea 2021-07-04T06:54:01+02:00

- Tu étais tellement petite, dit-il doucement. Quand ta mère est morte, je veux dire.

- Oui.

Je me demande souvent ce qui lui est arrivé après que la voiture l’a heurtée. À quoi a-t-elle pensé ? Est-ce qu’il y a eu une lumière blanche, est-ce que mes grands-parents l’ont escortée jusqu’au paradis ? Est-ce qu’elle viendra me chercher quand ce sera mon tour ? Ou est-ce qu’il y aura juste de l’obscurité, un grand vide, un rideau qui tombe et rien d’autre, comme si je n’avais jamais existé ? Je ne sais pas pourquoi, je bloque toujours sur cette dernière pensée. C’est la pire de toutes mes peurs. Je veux absolument laisser une trace dans ce monde, avant d’être obligée de le quitter. Je dois faire en sorte que le temps passé ici n’ait pas servi à rien.

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Extrait ajouté par Ellea 2021-07-04T06:52:53+02:00

- Je ne lui ai pas encore expliqué. Mais je vais le faire !

- Ça m’embête qu’il ne sache pas.

Le ton de papa est plus ferme qu’avant.

Une grosse boule se forme dans ma gorge. Je refuse de m’apitoyer sur mon sort ce soir, pas quand tout va si bien.

- Je lui dirai, papa. Promis. J’ai juste besoin d’un peu de temps. Qu’il comprenne que je ne suis pas juste une maladie.

- Oh, Katie.

Mon père a l’air à deux doigts de fondre en larmes lui aussi, maintenant. Je sais qu’il veut me protéger… de ma maladie… d’un possible chagrin d’amour si Charlie me quitte une fois que je lui aurai dévoilé mon secret… de la mort. Mais je sais, et lui aussi, qu’il est impuissant face à tout ça. Il voudrait aider sa petite fille et il ne peut pas. J’imagine qu’il n’y a rien de pire pour un père.

Je hausse les épaules, les yeux emplis de larmes. La mâchoire de mon père est crispée. Nous nous dévisageons.

- Tu sais que tu es bien plus que ça, déclare-t-il.

- Peu de gens le savent.

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Extrait ajouté par Ellea 2021-07-04T06:52:38+02:00

L’excitation fait place à l’angoisse une fois que nous nous retrouvons au beau milieu de la fête. Mes pensées s’emballent. Je suis paumée, je ne sais pas du tout comment je vais gérer ces gens et leurs questions inévitables sur l’endroit où je me suis cachée toutes ces années.

Charlie, semblant percevoir mon malaise soudain, pose une main dans le bas de mon dos.

Je me détends et mon cerveau arrête son tourbillon. Morgan, à qui rien n’échappe jamais, saisit la situation.

- Je vais… faire un tour. Ou un truc du style. Loin de vous deux.

Puis elle se penche, me serre dans ses bras et me chuchote à l’oreille :

- Je suis fière que tu sois si courageuse, t’as vraiment du cran d’être venue ici. Et je te répète ce que je t’ai dit hier : il t’aime vraiment bien. N’oublie pas, si tu as besoin de quoi que ce soit, fais clignoter les lumières, et je foutrai le feu à cette baraque.

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Extrait ajouté par Ellea 2021-07-04T06:51:37+02:00

- Tu ne l’as pas vraiment lu, tout de même ?

- Peut-être un peu…

Ça y est, je suis à nouveau mortifiée et furibarde. Peut-être que les filles du lycée de Purdue le laissent faire ce qu’il veut sous prétexte qu’il est mignon, mais je ne suis pas comme ça.

- C’est une blague ?

- Quoi ?

Ses yeux s’écarquillent, comme s’il était étonné que je ne veuille pas qu’il lise mon cahier.

- On ne lit pas les trucs des autres ! C’est un peu mon journal intime. C’est comme ça que tu fonctionnes ? Tu placardes sur ton visage ton sourire jusqu’aux oreilles, et tu crois que parce que t’es beau, tu peux te permettre d’envahir la vie privée des gens ?

Nouveau sourire charmeur.

- Tu me trouves beau ?

La honte me brûle les joues et les oreilles. Je rougis si fort que j’en transpire presque. J’espère que, vu qu’il fait nuit, ça ne se voit pas trop.

Charlie lève les mains en signe de défense.

- L’intrusion dans ta vie privée était minimale et nécessaire. Tu es partie super vite, je voulais juste savoir à qui ce cahier appartenait.

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Extrait ajouté par Ellea 2021-07-04T06:51:23+02:00

À vrai dire, je n’aime pas trop aborder ce sujet non plus. Celui de ma date d’expiration, je veux dire. Ni imaginer à quoi pourrait ressembler la mort. Pourtant, je le fais parfois. Évidemment. Généralement tard dans la nuit, quand il fait noir et que je suis seule éveillée dans la maison, dans le quartier, dans la ville. Je me demande si la mort ressemble un peu à ça. Si on se retrouve seule, dans l’obscurité, éveillée et consciente de tout. J’espère sincèrement que non, car ce serait… insupportable. Comme si je revivais ma vie, mais pour l’éternité.

Je déclare, avec un sourire forcé :

- Tu sais bien que je ne ferais jamais ça, papa. Nous sommes des guerriers, toi et moi. Je ne me laisserai pas faire.

Il est toujours aussi pâle.

Je reprends :

- Tu peux faire ce que tu veux, tu ne te débarrasseras pas de moi.

- Tant mieux, parce que je ne crois pas que je survivrais à ça, avoue-t-il en se levant pour partir.

La voilà, l’honnêteté que je cherchais. Ça me brise autant le cœur que celui de mon père.

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Extrait ajouté par Ellea 2021-07-04T06:49:55+02:00

- Ton chat ?

Charlie me sourit comme s’il avait deviné qu’il s’agissait d’un bobard.

Je continue sans me laisser décourager par la stupidité de ce que je raconte.

- Oui… il est… mort.

Il fronce les sourcils, et son visage prend un air perplexe absolument craquant.

- Donc, tu n’es pas pressée…

Pour ne rien arranger, je me mets à bégayer.

- Si, je dois… organiser les funérailles… pour le chat qui est mort.

Je suis vraiment trop nulle.

J’accélère. Je refuse de prononcer une phrase plus ridicule que ce qui est déjà sorti de ma bouche. Et cette fois, je réussis enfin à semer le garçon de mes rêves.

Je l’entends me crier :

- Attends… tu ne m’as pas dit ton prénom.

Je ne réponds pas. S’il découvre comment je m’appelle, je ne pourrai pas nier que c’était moi la cinglée qui a inventé une histoire de chat mort la première fois qu’on s’est rencontrés. Je m’éloigne sans me retourner.

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Extrait ajouté par Ellea 2021-07-04T06:49:38+02:00

J’ouvre le carnet dans lequel je gribouille les paroles et les accords de mes chansons. C’est mon deuxième meilleur ami, après Morgan. Je le feuillette jusqu’à la page où j’ai noté ma dernière composition. Je respire à fond et je me lance. Après un faux départ, je reprends au début… et ça marche. La mélodie s’élève devant la gare. Je me perds complètement dans l’instant. Ça m’est égal de ne chanter que pour moi, d’avoir cette maladie pourrie ou de ne pas être à une soirée de dingue pour fêter mon diplôme.

Quand je détache les yeux des frettes de ma guitare, c’est comme si la fin du monde s’était abattue sur la ville, parce que ma vie ne sera plus jamais la même.

Putain, Charlie Reed est debout, là, devant moi. Il me regarde d’un air intéressé. Il écoute une chanson qui, en gros, parle de lui, pour être honnête.

Je passe en mode panique.

- Oh mon Dieu !

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Extrait ajouté par johannie20 2021-01-14T17:15:05+01:00

EXTRAIT 1: Je te quitte sur cette pensée.En réalité,c'est plutôt un défi.Ne laisse pas cet aspect de ta vie - qui ne définit pas qui tu es, je te le signale - t'empêcher d'atteindre tes rêves les plus fous.Essaie d'avoir un peu plus confiance en toi et en l'humanité, en notre capacité à aimer et à pardonner, malgré nos faiblesses.

Page:45

EXTRAIT 2: Je tapote mon coeur et je presse la paume un peu plus contre celle de Charlie.Amor vincit omnia.L'amour triomphe de tout.

Page: 218

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Extrait ajouté par FiftyShadesDarker 2019-02-04T20:58:06+01:00

Je tapote mon cœur et je presse la paume un peu plus contre celle de Charlie. Amor vincit omnia. L'amour triomphe de tout.

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