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Bibliothèque de miel22 : Mes envies

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L'Origine de la violence L'Origine de la violence
Fabrice Humbert   
Terminé ce matin, ce roman me laisse dans un entre-deux, une sorte en même temps de perplexité qui me fait hésiter au moment où je dois dire si je l'ai apprécié.

Croisant au détour d'une visite à Weimar le regard d'un juif déporté sur une photo, ce jeune homme élevé dans la bourgeoisie normande, aujourd'hui professeur d'histoire en visite dans cet espace de mémoire avec sa classe, va être percuté par la ressemblance entre l'homme sur la photo et son propre père. Au retour de ce voyage, il est habité par le doute, et un sentiment qu'il y a quelque chose d'impalpable à découvrir autour de cette photo et de ses protagonistes. Il se lance alors dans une minutieuse enquête qui l'amène à croiser des survivants des camps ayant croisé le détenu qui l'intéresse, et ainsi, à reconstruire une histoire, celle de cet homme sur la photo dont il va peu à peu découvrir le parcours et le destin, tout en même temps qu'il entendra l'horrible réalité du quotidien du camp de Buchenwald où le Mal fraye avec une sorte de normalité, le rire avec la mort, cela autour de l'histoire racontée de David Wagner, l'homme de la photo, par un de ses "amis" de camp.

Toute la première partie du romane traite de David Wagner et de son quotidien, avec une incessante interrogation sur le Mal, le Mal ordinaire, admis, ou occulté, tel qu'il a pu l'être au sein des camps où le normal, insignifiant côtoie la mort, la torture et l'horreur.
Cette première partie, riche sur cette histoire terrible, me laisse avec un sentiment diffus de manque. Manque de quoi ? D'affects je dirai ... peut être parce que l'auteur en fait un récit comme une histoire racontée par un ancien, telle qu'il la narre, et qu'il ne laisse pas transpirer ses sentiments. Peut être aussi simplement parce que le lecteur se laisse aller à l'anesthésie émotionnelle pour tolérer la lecture de cet intolérable, la traverser. Je l'ai trouvé remarquable tout autant que pénible. Remarquable car, si j'y réfléchis, c'était comme me laisser raconter une histoire le soir au coin d'un feu, et que j'arrivais presque à entendre la voix du narrateur. Pénible dans sa monotonie, son aspect exposé parfois, la mise à distance de l'émotion qui me semble être là. Sont ici posés de faits et ils tombent comme un couperet amer.

La seconde partie de l'oeuvre relate plus la psychologie du personnage, et ses dernières quêtes et découvertes plus directement au sein de sa famille auprès de laquelle il va peu à peu remplir les blancs de l'histoire de David Wagner et de son entourage, du contexte de sa déportation, du contexte de sa vie, des gens pour qui il a compté que ce soit dans l'amour ou la haine, de ce que son absence a fait dans le quotidien et la vie de ces personnes, de comment cette absence a impacté l'histoire d'une famille complète.
J'ai trouvé cette partie intéressante mais assez longue tout de même

L'ensemble du livre me laisse avec l'idée que je ne pouvais pas ne pas le lire mais que sa lecture me laisse un sentiment indéfinissable, entre l'intérêt du récit, de l'histoire qu'il raconte et de comment l'histoire de cet homme a marqué les générations successives; tout en même temps j'ai eu le sentiment de lire un écrit assez linéaire.
Je me dis que cet effet est peut être aussi celui en miroir de cette banalité qu quotidien des camps où l'horreur fait partie du paysage sans même plus s'en rebeller ou émouvoir; comme une forme d'anesthésie émotionnelle que l'on connaît aux personnes ayant vécu des traumatismes qui, d'une certaine manière, se transpose dans ce récit, le plaçant d'une certaine manière dans la mémoire de ce trauma qui se dit mais dont ce qu'il fait ressentir reste intérieur, latent, indicible...
Peut être aussi que ces effets viennent rencontrer nos propres difficultés à entendre, voir et comprendre cela sans y mettre une distance qui rend les chose plus supportables même si inacceptables

par chrysta
Les filles de l'ouragan Les filles de l'ouragan
Joyce Maynard   
Mon premier Joyce Maynard, je suis plus qu'enthousiaste après ma lecture. Ce roman est magnifique, j'ai ri et pleuré. L'écriture est sensible et puissante. La construction du roman est vraiment intéressante car il s'agit de l'histoire de Dana et Ruth deux femmes naît le même jour et dont les destins vont s'emmêler dès année 50 à aujourd'hui. Chaque chapitres alternent entre l'une et l'autre et ainsi nous permet de mieux comprendre leur histoire. Les différents personnages sont attachants et sensibles, ce qui donne du mouvement à ce roman chorale!
Je recommande vivement ce roman et je pense que Joyce Maynard fait partie désormais de mes auteurs préférés!!!
Ce que je sais de Véra Candida Ce que je sais de Véra Candida
Véronique Ovaldé   
Premier roman de Véronique Ovaldé que je lis, et je suis enchantée pas son écriture qui ressemble au style des auteurs Sud-Américains. De ce fait son écriture se mêle au lieu où se déroule son histoire. Un roman sur la filiation maternelle dotée d'une belle histoire d'amour.
Mille soleils splendides Mille soleils splendides
Khaled Hosseini   
Ce deuxième roman de Hosseini s'intéresse aux destins de femmes afghanes, prisonnières des traditions ancestrales et des interdits religieux, des années 1970 à nos jours. Ces destinées se croisent ; venues de milieux différents, ces femmes aboutissent au même endroit sous l'emprise de l'homme et sa cruauté machiste. Le tableau est assombri par le ravage de la guerre, la misère et la destruction qui en résulte, mais il reste une place pour l'amour, la compassion, l'espoir et la persévérance. La femme ici, est le symbole du courage malgré la soumission obligatoire.

Un roman émouvant rappelant, entre autre, l'histoire malheureuse de l'Afghanistan et des différentes prises de pouvoir sous couvert des gouvernements américains (talibans) ou russes (moudjahidins) sur la scène géopolitique (le grand échiquier dont les pions sont les populations du monde).

Le monstre de violence ne vient que du profit, du pouvoir et des joutes d'égocentriques. Une bonne manière d'ouvrir les yeux sur le jeu des grandes nations (G8).
Un employé modèle Un employé modèle
Paul Cleave   
Narrer la vie d’un serial-killer devient presque banal pour un thriller.
Dans ce roman, les personnages sont complexes, les idiots sont des êtres intelligents et les gens brillamment « étoilés » sont des « nuits noires stupides », les clichés du tueur en série sont mis à mal, l’humour est aussi noir que le roman et le supplice d’un esprit devient une torture pour les corps qu’il rencontre.
Nous découvrons rapidement, Joe le simulateur, machiavélique virtuose du crime, inspirait par son passé et sa relation avec sa mère. Ce psychopathe infantile sympathise uniquement avec ses poissons rouges (avoir 5 secondes de mémoire avec Joe, cela aide !). Seul, le satellite Sally vient à comprendre l’univers du méchant-pas-beau-Joe. Cependant, malgré la ribambelle d’inspecteur de police, l’enquête piétine.
Joe met donc la main à la pâte (d’un coup de patte majestueux) jusqu’au jour où il rencontre
- la punition de Mélissa, la déesse du miel (la douceur n’est pourtant pas son point fort), aussi cruelle que Joe-Le-Boucher.
- l’évolution du satellite Sally qui viendra à comprendre l’univers du méchant Joe.
Mais, je ne vous en dis pas plus… Il faut le lire pour le croire ;-)

Au bon roman Au bon roman
Laurence Cossé   
Un fou de Stendhal et franc misanthrope, reclus dans un hameau de Savoie, est abandonné en forêt par des individus qui l'y ont amené de force en pleine nuit. Une très jolie blonde rodée à la conduite automobile quitte brusquement une route qu'elle connaît comme sa poche. Un Breton sans histoire, habitué à faire chaque matin la même promenade au bord d'une falaise, trouve sur son chemin deux inconnus qui ont tout l'air de l'y attendre. Mais le lecteur comprend bientôt qu'on n'est pas dans un roman policier classique. Les agresseurs ne sont ni des agents secrets ni des trafiquants. Ils ne s'attaquent pas à des durs mais à des tendres : un ancien routard devenu libraire, une mécène mélancolique, et à une entreprise dont aucun des deux n'avait imaginé qu'elle pourrait fâcher. Qui, parmi les passionnés de roman, n'a rêvé un jour que s'ouvre la librairie idéale ? Non pas ce qu'on appelle une bonne librairie, où l'on trouve de bons romans, mais une librairie vouée au roman où ne sont proposés que des chefs-d'oeuvre ? En se lançant dans l'aventure, Ivan et Francesca se doutaient bien que l'affaire ne serait pas simple. Comment, sur quels critères, allaient-ils faire le choix des livres retenus ? Parviendraient-ils un jour à l'équilibre financier ?
Mais ce qu'ils n'avaient pas prévu, c'était le succès.
Le livre s’ouvre sur une série de 3 accidents, qui auraient pu être fatals, censés n’avoir aucun lien entre eux.
Puis, à partir du second chapitre, nous assistons à la naissance, la vie et la mort d’une librairie appelée « Au bon roman ». Ivan, le libraire et Francesca, la mécène, s’associent pour créer LA librairie idéale. Ils passent plusieurs merveilleuses journées et soirées à établir le plan directeur de ce projet. Pour la sélection des romans, ils vont créer un comité de 8 membres, auteurs actuels qui ne se connaissent pas, doivent rester dans l’anonymat le plus total. Mais, est-ce une utopie que de vouloir réunir ces livres jugés indispensables ? de vouloir les faire ressortir des cartons, de ne pas vouloir vendre des best-sellers creux???? A en juger par le succès immédiat de leur échoppe, l’on peut penser que non. D’autres ne sont pas d’accord et se lancent dans une vindicte tapageuse qui agressera Ivan et Francesca et seront à la base des 3 incidents du premier chapitre

Ce roman est très dense. Plusieurs histoires s’entremêlent :
L’amour : une histoire d’amour entre Ivan et Anis, l’amour à sens unique de Francesca pour Ivan et, surtout, l’amour de la littérature
L’enquête policière suite aux agressions dont furent victimes plusieurs membres du comité, mais qui, pour moi, sert de prétexte à nous raconter la genèse de la librairie
J’ai trouvé là, également, une diatribe contre la marchandisation à marche forcée des livres avec l’abonnement quasi obligatoire à « l’Office ». Les nouveautés incontournables de plus en plus nombreuses et cette forêt qui cache 1 ou 2 chefs d’œuvres.
Le personnage essentiel de ce livre est la littérature. Elitiste pour les 2 protagonistes, totalitaire pour les autres. Ce choix se défend mais…. Chacun a sa bibliothèque idéale et, l’important n’est-il pas de commencer de lire et d’évoluer ensuite ???? L’on ne peut que regretter de trouver dans les librairies certains bouquins, certaines « biographies ». Peut-être qu’un jour, les libraires, eux-mêmes, se révolteront contre cet « Office »
C’est un très bon bouquin qui ne se laisse pas oublier. J’ai apprécié de trouver dans leur liste Jean Echenoz que j’apprécie énormément. Je pense que certains des auteurs cités atterriront dans ma LAL.


par zazy
Les Cerfs-volants de Kaboul Les Cerfs-volants de Kaboul
Khaled Hosseini   
Une vie dramatique, des existences émouvantes, dans un contexte historique proche rendent complètement crédible ce récit intense.
Ce roman est une redécouverte de l'Afghanistan (historique, cultuelle et culturelle) relatée avec sensibilité, du poids des traditions religieuses ou non (honneur, condition féminine et situation des minorités) de l'influence des choix de nos vies (entre la terrible culpabilité que l'on traîne, la reconstruction lente vers le rachat de l'estime de soi, etc...)
Une première partie sur les souvenirs d'enfance. Une deuxième, courageuse sur la rédemption au cœur même d'un pays déchiré par l'extrémisme. Pour s'acheminer sur une fin ouverte au cœur de l'espoir.
Car il s'agît bien de cela. Quoiqu'il arrive, nous pouvons réellement rester honorables, devenir humbles et meilleurs chaque jour, afin de construire un monde meilleur autour de nous.

Un ouvrage à lire sans modération afin d'humidifier les jolis noenoeils...
On a de la chance de vivre aujourd'hui On a de la chance de vivre aujourd'hui
Kate Atkinson   
Genèse et La Guerre contre les femmes, m'ont vraiment marqués. Je n'avais pas lus autre chose que des policiers de cette auteure, et j'aime décidément vraiment son style.

par x-Key
Zouck Zouck
Pierre Bottero   
J'aime les livres de Pierre Bottero. Depuis toujours.

J'ai découvert Zouck au hasard de mes pérégrinations solitaires sur le Net.
Coup de cœur, coup au cœur.

Zouck et Maiwenn souffrent toutes les deux, mais pas des mêmes maux. Je ne suis pas anorexique, je n'ai pas rencontré de bel inconnu sur la Toile. Et pourtant...

Pourtant j'ai été touchée par ce livre. Parce qu'au-delà des mots, il y a ça.
Désespoir, doute, obscurité. Souffrance.
Et puis il y a la lumière aussi. La lumière qui porte un nom, un nom parfois sous-estimé. Ce nom vous le connaissez...

Amitié.

par Vavi
Netherland Netherland
Joseph O'Neill   
Un bon bouquin, une histoire naviguant de Londres à New York, sur le thème du couple... et du cricket, dans l'Amérique des années 2000. Malheureusement, O'Neill a fait le choix de n'obéir à aucune linéarité chronologique, ce qui rend l'ouvrage assez difficile à suivre, de flash-backs en souvenirs d'enfance...