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Bibliothèque de milabette : Liste de diamant

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La Passe-miroir, Livre 3 : La Mémoire de Babel La Passe-miroir, Livre 3 : La Mémoire de Babel
Christelle Dabos   
La lecture de certains livres, même excellents, peut être exigeante. Mais pour certains il suffit de les ouvrir pour se couler à l'intérieur - comme dans un bain chaud.
Les romans de Christelle Dabos sont de cette eau !

J'ai bondi sur ce troisième tome de la Passe-Miroir dès sa sortie, confiante et ravie d'avance. Je n'ai pas été déçue un seule instant, ma lecture a été addictive et délicieuse du début à la fin.
Les qualités de ce roman sont nombreuses, à la fois d'un point de vue intrinsèque et en tant que troisième livre d'une série.

Le style est toujours aussi agréable, et peut-être à mes yeux encore meilleur, car un poil plus sobre et elliptique. L'humour n'est pas omniprésent mais saille plus fréquemment, au détour d'une page, en clin d'oeil, ou d'entrée de jeu - comme la délicieuse première scène des Joyeuses Toquantes !

L'intrigue principale avance bien, sans frustration. Celle propre au roman est passionnante, nourrie de petits indices pour qui sait les chercher, les soupeser et les interpréter.

L'ambiance de cette nouvelle arche est intense, le talent de l'auteur est toujours au rendez-vous pour immerger son lecteur dans un autre monde. Je n'ai qu'un regret : le délicieux choix d'expression des Babeliens me paraît douteux, car trop emprunt de colonialisme. À moins que le tournant uchronique de ce monde brisé ait été dans le passé, et non dans notre présent, c'est une erreur éditoriale que je ne comprends pas bien... (il y a également quelques petits détails qui m'ont gênée, mais je ne le retiens pas contre l'auteur, c'est à l'entourage professionnel de relever et corriger ces maladresses).

Enfin les personnages sont toujours excellents : les nouveaux, flamboyants à souhait (celui de Victoire est superbe !), les secondaires qu'on a le plaisir de retrouver, et surtout les principaux, dont la psychologie continue de s'affiner. J'ai en particulier beaucoup apprécié la manière subtile dont Ophélie se féminise, ou plutôt accepte sa féminité. Sa personnalité s'affirme également. Elle embrasse à bras le corps ses responsabilités, hausse le ton et s'accepte enfin telle qu'elle est.

Enfin la fin de cet avant-dernier tome, si elle s'accompagne d'un cliffhanger d'action, est très satisfaisante du point de vue des personnages... Lisez-le et vous verrez ! :)

par milabette
La Passe-miroir, Livre 2 : Les Disparus du Clairdelune La Passe-miroir, Livre 2 : Les Disparus du Clairdelune
Christelle Dabos   
De la pointe de son écharpe, Christelle Dabos signe un deuxième tome qui veut dire talent !

J'ai abordé ce deuxième tome très sereine ; impatiente, surtout alors que ma relecture du tome 1 était encore toute fraîche, mais pas trop inquiète - les qualités de conteuse de Christelle étaient si bien établies dans "Les Fiancés de l'Hiver" que je ne la voyais vraiment pas se prendre les pieds dans son écharpe maintenant.
Mais tout de même... comme il est agréable d'avoir raison !

Les Disparus du Clairedelune est un roman parfait : passionnant d'un bout à l'autre, tenant les promesses du premier tome, livrant des secrets - ni trop ni trop peu ! - développant les thèmes, s'appuyant sur le contexte décalé établi pour prendre de la consistance, puisant dans l'imaginaire déployé dans l'ouverture de la série pour tisser la suite de l'histoire.

Les mystères exposés en entrée de jeu ne nous sont pas agités au nez pour nous faire avancer, mais sont sondés, cernés et précisés... sans que tout nous soit révélé, bien des choses nous restent à découvrir.

Et les personnages ! Ah, les personnages, l'étalon parfait pour juger mes lectures...
De vrais personnages, jamais stéréotypés, étonnants au tournant, attachants, exaspérants parfois et surtout, toujours crédibles, car non figés.
J'ai aimé la manière dont les personnages centraux évoluaient peu à peu, de manière vivante et dans l'écrin réjouissant des personnages secondaires qui, eux, restaient fidèles à eux-mêmes, en se livrant un peu plus. Comment la relation entre Ophélie et Thorn évoluait, subtilement, glissant d'un état à un autre, tout naturellement.

Farouk est particulièrement réussi, attisant tout autant notre effroi que notre pitié.
Ophélie retrousse ses manches, mouche son nez et n'écoute que son courage, trébuchant vaillamment vers l'objectif, avec plus de bon sens que d'obstination : vive les héroïnes qui ont du plomb dans la tête !
Thorn se livre en s'en défendant, devient attendrissant, mais non je ne dévoile rien, comment aurait-il pu en être autrement ?
Archibald... Ah non, désolée, il va falloir lire le livre pour découvrir toutes les nouvelles facettes du monde fascinant où évolue Ophélie, je n'en dirais pas plus !

Je pourrais en effet m'étendre des heures et des lignes sur la qualité de ce roman, mais je me contenterais de deux choses, en guise de conclusion.

Christelle Dabos déborde de qualités d'écrivain, son art à manier la langue française et l'écharpe, son imagination, son aptitude à planter le décor, son savoir-faire en personnages, sa manière de déployer le récit avec richesse et rigueur, envoûtant son lecteur sans le noyer.
Mais le plus important peut-être, à cette époque où tout va si vite et où tout nous parvient quasi instantanément, est son talent à retenir l'attention.

Il existe de ces romans fascinants, mais difficiles à suivre, qui offrent maintes tentations de lever le nez et de refermer le livre. Il en existe d'autres, facile à gober très vite mais qui laissent un sentiment de creux et d’insatisfaction. Enfin, il en existe qui sont à la fois bien écrits, bien racontés, riches, foisonnants, passionnants et addictifs : parfaitement rythmés, sachant retenir l'attention du lecteur sans peine, sans le tenir en otage ni exiger de lui qu'il sorte un calepin pour prendre des notes. Des romans dans lesquels on s'immerge sans peine, voguant d'une page à l'autre avec bonheur, pour échouer, étourdi et charmé, à la toute fin, qui vient toujours un peu trop vite.
Les deux premiers romans de Christelle Dabos intègrent cette dernière catégorie sabre au clair, gagnant leur place parmi mes livres préférés - pas si nombreux au regard du nombre de lectures que j'ai pu absorber depuis mon premier album du Père Castor !

Enfin, je tire mon écharpe à l'auteur, qui se fait l'avocat de toutes les personnes pour qui les démonstrations d'amour et d'amitié sont compliquées, qui ne savent pas témoigner de leurs sentiments d'exubérante façon et qui sont ainsi, trop souvent, jugés insensibles et froides, car incapables de rentrer dans le moule, de suivre les diktats d'une société, d'une mode, d'une famille.

"Il faut juger les sentiments par les actes plus que par les paroles", disait George Sand.
Comme elle avait raison !


par milabette
Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers
Benjamin Alire Sáenz   
http://wandering-world.skyrock.com/3177420197-ARISTOTLE-AND-DANTE-DISCOVER-THE-SECRETS-OF-THE-UNIVERSE.html

Foudroyant. Mélancolique. Lumineux. Magnifique. Parfait. Voici la liste des premiers mots qui me viennent à l'esprit pour qualifier ce roman. ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE est une lecture hyper forte, hyper prenante, hyper bouleversante et hyper intense. Je vous assure qu'en refermant le roman, j'affichais un immense sourire, et j'étais empli d'une espèce de joie étrange. Depuis combien de temps un livre aussi bon et aussi rafraîchissant n'avait-il pas croisé ma route ? L'histoire de Dante et d'Aristotle est juste poignante au possible. Poignante, et inexorablement réaliste. En effet, ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE traite de sujets qui concerne chacun d'entre nous. Le passage d'un âge à l'autre, l'acceptation de soi, de l'idée que certaines choses nous échappent, et que l'univers, et tout ce qu'il comporte, est aussi compliqué qu'il est magnifique. Benjamin Alire Sáenz nous livre ici un récit inoubliable et d'une puissance rare, écrit avec une plume qui mêle finesse et dureté. Et j'ai adoré, fatalement. ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE est un très très très beau coup de foudre ♥
Comme l'indique extrêmement bien le titre, ce roman est avant tout basé sur l'histoire d'Ari et de Dante qui cherchent à découvrir tous les secrets de l'univers. Sauf qu'ils vont très rapidement comprendre que l'univers, c'est eux. C'est nous. Ce n'est pas compliqué : dès les premiers chapitres, j'ai complètement craqué pour Aristotle. Ce jeune homme est tout simplement ADORABLE. Il est drôle, attachant, et il voit la vie de manière réaliste et hyper juste malgré ses 15 ans. Tout, absolument tout, à son sujet m'a plu et m'a fait vibrer. Ari est un de ces héros. Vous savez, ceux qui nous ressemblent inexplicablement. Qui sont comme nous. Qui sont nous. J'ai vraiment du mal à mettre des mots sur toutes les sensations qu'il a provoqué en moi. La moindre de ses pensées, le moindre de ses sentiments, la moindre de ses impressions, le moindre de ses doutes... Tout m'a pulvérisé. Je veux dire... Vraiment pulvérisé. VRAIMENT. Comment pourrais-je vous faire comprendre ce que j'ai éprouvé... Haaaaaaaaaaaaa !!! Je suis hyper frustré !!! Il faut que vous réalisiez qu'Ari est un personnage en or, totalement humain et juste ultra passionnant. Je viens de regarder le mur de citations dans ma chambre et je crois en avoir trouvé une parfaite pour lui : « Les rencontres sont comme le vent : certaines vous effleurent juste la peau, d'autres vous renversent. ». Voilà, c'est ça. Aristotle m'a renversé. Aristotle m'a purement et simplement renversé.
Très rapidement dans l'histoire, Dante intervient. Et, là, je crois que même les mots ne vont pas suffire pour vous expliquer ce que j'ai pensé de sa relation à la fois hyper ambigüe et hyper claire avec Ari. J'ai envie de jurer, là tout de suite. D'écrire des "putain" et des "merde" à répétition. J'ai envie de crier. De hurler dans le désert. De courir au beau milieu d'une tempête. De me souvenir de la pluie. Parce que, merde, que l'amitié entre Ari et Dante est éblouissante. C'est le genre de lien que vous ne créez qu'une seule et unique fois dans votre vie. Et encore, si seulement vous êtes assez chanceux pour rencontrer la bonne personne. ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE nous offre une amitié perdue entre confiance et loyauté, entre sentiments amoureux et remises en question, entre le soleil et les nuages, entre la répulsion et l'attirance, entre ce que les héros veulent être et ce qu'ils se laissent être. Putain, c'est magnifique. Excusez-moi pour les gros mots, mais je veux que vous compreniez à quel point ce roman est fort et captivant. Il y a quelque chose entre Ari et Dante d'admirable et de splendide. D'exaltant et de déchirant. De fascinant et de dévastateur. De créateur et de chaotique. Très souvent, la plume de l'auteur et sa manière de construire ses protagonistes m'a fait penser à l'écriture de John Green. Si vous avez aimé NOS ÉTOILES CONTRAIRES, vous allez adorer ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE. C'est promis. Ari et Dante sont merveilleux, réels, émouvants et touchants ♥
Si ce récit est aussi bouleversant, c'est également grâce à l'écriture poétique et parfaite de Benjamin Alire Sáenz. Ici, pas question de tourner autour du pot. La plume de l'auteur est vive et va droit au but. On ne s'encombre pas avec des mots inutiles et des phrases sans consistance, loin de là. Vous pouvez comprendre ce que j'essaie de vous dire grâce au dialogue entre Dante et Ari à la fin de ma chronique. Benjamin Alire Sáenz a une manière de retranscrire les échanges entre les garçons qui m'a totalement conquis. Tout serait tellement plus simple dans la vie si nous pouvions tous parler comme il écrit. Vous voyez ce que je veux dire ? On dit ce qu'on pense, point. On ne s'embête pas à prendre des détours, on exprime ce qu'on ressent. Purée ♥ J'ai complètement craqué pour la plume de cet auteur.
Autre point essentiel du roman : les messages qu'il possède. Benjamin Alire Sáenz, grâce à son écriture et à ses personnages, nous donne de grandes et magistrales gifles sur des thèmes qui sont plus que d'actualité. Entre l'homosexualité, le racisme, l'acception de l'autre ou encore la compréhension du monde qui nous entoure, l'auteur nous fait vivre de véritables montagnes russes émotionnelles. Je suis passé par toute une foultitude de sentiments : la haine, le chagrin, la peine, le bonheur, la joie, le plaisir, la rage et la détresse. Car ce qui arrive à Dante et Ari arrive à des millions de personnes. Je vous assure que j'ai été révulsé devant certains évènements qui sont pourtant bien réels. L'homosexualité étant un thème qui fait du bruit (et pour rien, en plus... Depuis quand devons-nous justifier nos choix en amour ?), je pense que ce récit devrait être lu par absolument tout le monde, histoire de faire ouvrir les yeux à un maximum de personnes. ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE m'a dévasté de par ses magnifiques leçons de vie et de compréhension, mais également grâce au fait que je me suis reconnu dans énormément de messages. En effet, ce roman aborde aussi des sujets tels que le passage à l'âge adulte, les premières responsabilités, la découverte de soi et de nos ambitions. J'ai 18 ans, et comment vous dire... Je suis actuellement en train de découvrir tout ça moi aussi. Ce livre est arrivé entre mes mains au meilleur moment possible.
Jusqu'à la fin de l'histoire, j'ai été fasciné par le comportement d'Ari envers Dante, et inversement. Si leurs personnalités sont diamétralement opposées, leur relation est pourtant unique et renversante. La conclusion du livre est parfaite. Vraiment. Je m'en doutais un peu, mais ce n'est pas grave, car c'est ce que je voulais voir. Cela faisait très longtemps que je n'avais pas autant aimer un happy ending. La boucle est bouclée. J'ai été subjugué par ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE de la première à la dernière page. J'ai également adoré les parents de Dante et d'Ari à la fin du livre. Seigneur, qu'ils nous transmettent de merveilleuses choses eux aussi *.* Vous l'aurez compris, cet ouvrage n'est que pure perfection d'un bout à l'autre de notre lecture.
ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE est donc un véritable coup de foudre. Pas un coup de cœur, puisque je m'interdis presque d'en avoir un depuis ma lecture d'UNDONE de Cat Clarke, mais une véritable lecture coup de poing. Ari et Dante m'ont fait rêver. Il m'ont fait rêver et ils m'ont fait grandir. Ils m'ont inspiré, ils m'ont touché, et ils m'ont irrémédiablement marqué. Leur relation est magique. Il n'y a aucun mot pour la décrire. Aucun mot assez fort. Assez puissant. Grâce à sa plume, Benjamin Alire Sáenz nous livre d'importants messages et nous fait traverser de profonds instants de mélancolie et de pur bonheur. ARISTOTLE AND DANTE DISCOVER THE SECRETS OF THE UNIVERSE est un roman que je vous recommande plus que chaudement, et dont je conserverai un souvenir ultra lumineux. Putain, quelle lecture ♥

par Jordan
Lockwood & Co, tome 2 : Le crâne qui murmure Lockwood & Co, tome 2 : Le crâne qui murmure
Jonathan Stroud   
Après avoir adoré l'Escalier Hurleur l'année dernière, je n'avais qu'une envie : lire la suite de Lockwood & Co. Je me suis jetée sur ce second tome dès que j'en ai eu l'occasion, et j'ai une fois de plus été transportée.

On retrouve Lockwood & Co et ses agents pour une nouvelle enquête à propos d'un fantôme plutôt terrifiant. On croirait qu'ils n'enquêtent que sur les fantômes extrêmes mais non, c'est juste que l'auteur se concentre la dessus en évoquant parfois d'autres petites enquêtes que l'on aurait aimé pouvoir lire. Toujours est-il qu'ici, des pouvoirs inquiétants sont à l'oeuvre, et encore une fois, fantômes et psychopathes sont de la partie.
Ce cher Lockwood est toujours aussi déroutant : une fois on l'adore, une fois on l'adore mais on a envie de lui donner quelques baffes... C'est un personnage déconcertant, et je trouve que ça lui donne un certain charme, auquel notre cher Lucy ne semble pas entièrement indifférente. Quant à Lucy, ses pouvoirs se développent de plus en plus. À la fin du tome 1, on en avait déjà eu un petit aperçu lors de sa conversation avec le crâne que George utilise comme cobaye. Je suis contente de ce développement, j'aime beaucoup suivre les altercations de Lucy avec le crâne, et c'est un personnage que j'apprécie autant au niveau de la narration qu'au niveau de sa personnalité. Et puis il y a George, qui reste très... Georgesque.

On retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès du premier tome : une ambiance très sombre, un suspens parfois glaçant accompagné d'une touche d'humour bienvenue. Il n'y a pas à dire, Jonathan Stroud sait comment manier une plume, que ce soit la trame ou les descriptions ! On ne sait jamais où l'auteur va nous emmener. Il peut nous faire frissonner et nous faire rire quelques lignes plus loin d'une réplique bien placée de George ou... de ce cher Crâne qui semble être au coeur de ce second tome. Aaah le Crâne, comme j'ai apprécié son personnage, il ajoute vraiment une bonne touche de mystère et d'humour !

(Ce qu'il me manque, c'est une romance plus développée entre Lockwood et Lucy. Mais là, c'est mon côté fangirl qui parle ^^)


Une suite que je recommande à ceux qui ont aimé le premier tome. Une série que je conseille à tous les amateurs de frissons et de mystères. Et de fantômes.
Et si vous aimez les cliffhangers, vous allez être servis avec Lockwood & Co !

par MiyuNeko
La légende de Silsauve : Volume 3, Le temps des lilas La légende de Silsauve : Volume 3, Le temps des lilas
Germaine Beaumont   
Quand s'ouvre Le Temps des lilas, Silsauve la paria, abandonnée des siens, semble avoir trouvé le chemin du bonheur: elle se marie avec Lucas, l'associé de son père.
Au moment où Silsauve s'échappe de l'isolement qui avait été le sien jusqu'alors, les autres, tous ceux qui l'avaient rejetée, voient leur monde s'écrouler petit à petit, et ils rencontrent la vraie solitude, celle où devaient les mener leur égoïsme, leur arrivisme, leur insensibilité. Les morts viennent hanter les vivants avec quelque chose qui pourrait ressembler à du remords, et qui est plus sûrement le symbole de leur faillite.

par saltanis
L'Éducation de Stony Mayhall L'Éducation de Stony Mayhall
Daryl Gregory   
Ce roman raconte une histoire apocalyptique. En effet, un virus transforme les morts en être morts. Après une première épidémie rapidement maîtrisé en 1968, les services secrets des Etats-Unis étouffent l’affaire mais continuent, discrètement, à traquer les morts-vivants pour les éliminer ou les étudier.
Ce virus a la particularité de tuer le patient puis de le ressusciter. Pendant quelques jours, il est atteint d’une faim inextinguible avant de se calmer. Le zombie retrouve ses esprits et devient un être doué de conscience, d’intelligence, parfois même de sa mémoire d’avant son décès.
Pendant cette première épidémie, la famille Mayhall recueille un nouveau-né, apparemment mort de froid, dans les bras de sa mère. La mère le fait revenir à la vie et contre toute attente, il est presque normal et grandit comme tous les enfants.
Ce roman trouve son originalité, parce que le thème du zombie est bien usé maintenant, et son atout réside dans l’approche du virus et la vie des zombies. Il apparaît encore plus que dans les autres récits ou même les bandes dessinées un héros mort doué de conscience, mais il n’est pas seul dans ce cas. Ses congénères sont conscients et peuvent réfléchir, aimer, haïr et avoir des projets. Bien sûr, les vivants combattent ces zombies afin de les exterminer. Et au fur et à mesure, plusieurs décennies plus tard, les fuyards ne sont plus que quelques centaines disséminés sur le territoire américain.
Plusieurs fois dans le roman, l’auteur essaye de nous convaincre qu’il y a une explication scientifique à l’existence des zombies, mais pas une seule il ne l’explique s’égarant un peu trop parfois. Finalement, aucune explication n’est donné et seule la conscience d’être serait la solution.
Le personnage est attachant et malgré les années qui passent, il reste adolescent, avec une nature profonde qui ne change pas. Le récit est bien construit mais possède des passages trop long et sans intérêt. L’écriture, quant à elle, est fluide et facile à lire.
Le héros du roman décrit finalement comment un enfant devient une sorte de porte-parole religieux, au point que ses semblables le considèrent même comme une divinité. Utiliser le thème du zombie permet à l’auteur de décrire une différence importante par rapport au standard, comme les indiens d’amérique lorsque les européens sont arrivés sur le continent américain et les ont découverts.
En somme, un roman intéressant qui parfois se perd dans détails inutiles mais dont le thème est d’actualités avec un dénouement divin.

par Skritt
Morwenna Morwenna
Jo Walton   
Maintenant que j'ai lu le livre, je pense que le résumé éditeur est assez mal choisis... Il sonne vraiment cucul et fait pas du tout ressentir l'intelligence et l'ambiance réelle du texte !

La base de l'histoire, c'est Morwenna, une drôle de fille pouvant communiquer avec les fées, qui vient de perdre sa sœur et l'usage d'une de ses jambes dans un accident de voiture. Elle prétend que ce drame a été provoqué par sa mère, qui est une sorcière. Elle la fuit et est alors obligée de vivre avec un père, qu'elle n'a jamais côtoyé, et ses trois sœurs, assez peu sympathiques, qui l'envoient dans un pensionnat anglais à l'organisation type "Harry Potter" en beaucoup moins cool. Elle nous raconte alors 6 mois de sa vie dans un journal intime. Elle nous raconte ses doutes, ses peurs, ses sentiments, ses secrets, ses tracas du quotidien, et aussi ses nombreuses lectures. Elle nous parle aussi de magie, mais d'une façon très originale. Ce livre ne ressemble a aucun autre sur ce point, on est vraiment dans l'idée que des gestes anodins peuvent bouleverser la vie de quelqu'un, et donc, dès le départ, dès le premier chapitre, on est complètement sur le fil : vraie magie ou coïncidence ?

La première chose qui m'a marqué dans ce livre, c'est le nombre hallucinant de références à des livres de SF et la façon dont l'auteur les commentes et les analyses. ça peu sembler étrange, mais cette caractéristique est, pour moi, à la fois le plus gros point positif et le plus gros point négatif de ce livre.
Coté positif, je dirais que, tout simplement, ça m'a permis de découvrir plein de choses. Beaucoup d'auteurs m'étaient déjà connus, au moins de nom, mais je n'ai lu qu'une part infime de titres évoqués. Du coup, je me suis notée plein de références, car l'auteur m'a vraiment donné envie de lire énormément de chose. C'est juste le meilleur hommage à ce genre que quelqu'un aurait pu faire.
Coté négatif, et bien justement parce que je ne connais pas beaucoup de livres auxquels on fait référence, je peux pas du tout apprécier de la pertinence des analyses proposées par l'auteur, à travers son personnage principal. Et c'est un peu désagréable quand on lit ce livre. On ne se sent jamais "perdu", même si on n'y connait rien en littérature SF, mais on a quand même le sentiment de passer à coté de quelque chose. De passer à coté de beaucoup de subtilités et d'un des intérêts de ce livre. C'est donc un livre que j'ai trouvé vraiment pas facile à appréhender et que je ne pense pas conseiller à quelqu'un qui n'a pas une bonne base classique SF.

L'autre point négatif lié à ces références c'est que ça créer vraiment beaucoup de longueurs. Notre narratrice et personnage principal, Morwenna, est totalement boulimique de lecture. Elle lit tellement que ça semble presque pas croyable (genre 2-3 livres par jour). On a le sentiment qu'elle lit juste TOUT LE TEMPS. Et je trouve qu'on multiplie inutilement les scènes où elle lit, achète ses livres, emprunte des livres, parle à la bibliothécaire, traine à la bibliothèque, parle de ses lectures, va au club de lectures, etc, etc... Il y a une monotonie dans ce livre qui peut devenir désagréable dans la mesure où on a souvent le sentiment que la véritable intrigue de ce livre passe carrément au second plan. A vrai dire, cette intrigue ne commence réellement que très tard, à plus de la moitié du livre. Et c'est dommage, car je pense que l'intrigue est pleine de bonnes idées et il manque pas grand chose pour que je la trouve vraiment géniale. Alors que là, bien qu'agréable, l'ensemble m'a quand même laissé un gout de pas totalement aboutis.

Mais là où ce livre est extrêmement malin, c'est que c'est un vrai livre de genre fantastique, au sens tout à fait classique du terme. C'est à dire un livre qui jamais ne va nous expliquer clairement ce qu'est la vérité. Notre seul point de vu narratif est celui de Morwenna à travers son journal intime. Mais doit-on la croire ou non ? On ne peux pas savoir, car il n'y a pas de personnage tiers pour confirmer ou infirmer directement son récit. On a juste des petits indices discrets à droite à gauche qui parfois nous ferons douter de ce qu'elle dit, ou au contraire nous donnerons l'impression qu'elle dit la vérité. Pratique-t-elle réellement la magie ou non ? Est-ce que les fées existent ailleurs que dans son esprit ? Est ce que sa mère est une sorcière ou une folle ? Ou peut-être que c'est Morwenna qui est folle et qui rejette sa mère sans raison ? On ne sait pas, car toutes ces hypothèses sont plausibles, il n'y en a pas une qui s'impose plus qu'une autre.
Du coup, ce livre à vraiment plusieurs niveau de lecture. Je pense que c'est pas le genre de bouquin qu'on aime instantanément, c'est le genre de livre qu'on aime avec du recule, si on fait l'effort de l'analyser et de l'interpréter un peu. On pourrait le relire 50 fois et lire 50 histoires différentes ! On peut voir une histoire merveilleuse, comme une histoire totalement réaliste. On peut être dans l'esprit d'une jeune magicienne, comme d'une jeune fille rêveuse, comme d'une folle. Et ça, je trouve que c'est absolument génial... Malheureusement ça renforce le coté pas totalement grand public et dur à appréhender que j'ai déjà déploré plus tôt.

La construction sous forme de journal intime ne pas du tout dérangée. Au contraire, c'est plutôt original et je trouve que ça permet d'être au plus près du personnage de Morwenna. Du coup, elle en devient vraiment attachante. Elle fait parfois preuve d'une grande intelligence, parfois elle est plus candide, mais dans tous les cas c'est un personnage qui semble réaliste. C'est une fille de 15-16 ans ni trop mature ni trop niaise pour son age. Certains passages du livre, par exemple les premiers émois amoureux peuvent sembler un peu mièvre de prime abord, mais finalement ça me semble cohérent avec l'age du personnage. C'est le genre de question qu'on se pose à cet age, c'est plutôt bien mené, donc ça ne m'a pas dérangé plus que ça.
Les éléments dramatiques de l'histoire, notamment les relations familiales et le deuil, sont plutôt bien traités. Mais surtout l'ensemble est tiré vers le haut par une ambiance merveilleuse que j'ai trouvé adorable. En parlant d'ambiance, l'intrigue se déroule à la fois au Pays de Galles et en Angleterre, et ça créer là aussi une ambiance caractéristique. Comme je l'ai dis plus haut, on se trouve par exemple dans une école privée anglaise qui rappelle étrangement sur certains points Poudlard. L'auteur arrive également très bien à faire sentir les différences qui existent entre ces deux pays, ce qui est assez intéressant.
Par contre, j'ai trouvé la traduction française proposé par Luc Carissimo assez médiocre. Il y a certaines phrases sur lesquelles j'ai totalement bloquées. Je les ai relu 10 fois, et juste, c'est pas du français correct ! ça voulait rien dire. Je doute que ça rende justement hommage au style d'écriture réel de Jo Walton, et c'est dommage.

J'ai pas l'impression d'avoir très bien vendu ce roman atypique et d'avoir surtout insisté sur les points négatifs ^^' mais en faite je l'ai quand même beaucoup aimé et lu avec énormément de plaisir. J'ai surtout apprécié le fait de pouvoir lire un vrai livre fantastique contemporain, car ils sont vraiment très rares. J'ai quand même trouvé qu'il y avait trop de longueurs et que l'ensemble avait un coté pas totalement aboutis... Mais tout de même, je pense que c'est une très bonne découverte. C'est un livre dont la lecture m'a marqué, en tout cas.
Nos étoiles contraires Nos étoiles contraires
John Green   
http://wandering-world.skyrock.com/3080070673-The-Fault-In-Our-Stars.html

Il y a des livres qui vous plaisent, qui vous embarquent avec eux dans un univers fascinant et qui vous permettent de vraiment vous évader. Et puis, il y a des livres comme The Fault In Our Stars. Ceux qui vous font rire et pleurer, qui vous bouleversent jusqu'au point à penser à eux au lycée, lorsqu'on est avec des amis, qui nous dévastent et vous consument jusqu'à la dernière page. C'est définitivement le cas de ce magnifique ouvrage. Rien qu'en repensant à sa fabuleuse histoire, j'ai des papillons dans le ventre.
En lisant le résumé, on se doute que l'intrigue va nous toucher. Vous commencez à me connaître, j'ai des tendances un peu étranges, comme celle d'aimer les histoires atrocement tristes. Alors quand Marie m'a conseillé The Fault In Our Stars, j'ai vite compris que j'allais être bouleversé. Et mon sentiment s'est révélé exact. Ce roman m'a ébranlé au plus haut point. On passe du rire aux larmes en un claquement de doigt, on a sans cesse envie de rassure les héros, et on prend une énorme gifle à la fin du livre. Tout ce que j'aime.
Nous rencontrons deux protagonistes extraordinaires : Hazel et Augustus, tous deux atteints d'un cancer. J'ai envie de dire "Évidemment, ils vont se rencontrer. Évidemment, ils vont s'attacher l'un à l'autre. Évidemment, ils vont tomber amoureux. Et évidemment, il va leur arriver la chose la plus horrible du monde.", mais ce serait rendre affreusement justice au livre. Car oui, l'intrigue est exactement ça, mais également tellement plus. Tellement, tellement plus.
Tout d'abord, et peut-être que cela va paraître vraiment étrange, j'ai énormément ri pendant ma lecture. Hazel et Augustus possèdent un sens de l'humour franchement décalé, et une auto-dérision sur eux-mêmes et leurs maladies à toute épreuve. Leurs répliques sont sensationnelles et drôles, et on ne peut, grâce à celles-ci, que s'attacher à eux. Ils ne veulent sous aucun prétexte que leurs cancers ne prennent possession d'eux. Ils ne veulent pas qu'ils leurs dictent leurs vies. Ils veulent se battre. Toujours et encore. Pour vivre. Exister. Ne pas être oubliés.
Les personnages secondaires sont également marquants et hautement touchants. Les parents d'Hazel et Isaac, par exemple, sont aussi bien décris que les deux adolescents. Ils sont profonds, bruts, réels. On sent que l'auteur a vraiment travaillé son chef-d'œuvre. Tout y est parfait. D'ailleurs, John Green est vraiment un romancier exceptionnel. Sa plume est saisissante, haletante, prenante. On se perd dans chaque phrase, chaque tournure, chaque mot, chaque expression. Il parvient à nous faire sourire et à nous écrire des moments coup de poing quelques passages après. On passe par toutes les émotions possibles. Et qu'est-ce que c'est beau. J'en veux encore !
On s'amuse et on a les larmes aux yeux pendant premières deux cents pages, où tout se met en place. On apprend à découvrir pleinement Hazel et Augustus. Leurs failles, leurs faiblesses, leurs points forts, leur détermination à survivre malgré tout. Absolument tout. Et lorsqu'ils tombent amoureux, que la romance peut vraiment s'épanouir, c'est à ce moment précis que l'auteur décide de nous achever. Le coup de grâce est enfin donné.
Les cents dernières pages sont atroces. Aussi bien fascinantes qu'émouvantes. Notre moral connait alors une chute libre. C'est par la répétition de phrases frappantes et littéralement ravageuses que John Green rend son histoire encore plus renversante qu'elle ne l'était déjà. J'ai pleuré. Beaucoup. J'ai eu les yeux gonflés pendant de longues minutes. Cette horrible centaine de pages nous dévore et nous coupe le souffle. Ce n'est pas plus compliqué. Pourtant, je savais que j'allai avoir mal, que j'allai souffrir. Mais la peur n'évite pas le danger. J'ai donc plongé avec Hazel et Augustus dans un ouragan de sentiments annihilants. Ouaw. Juste ouaw.
Concernant la romance en elle-même, elle fait partie d'une des plus belles que j'ai jamais découvert. Nos deux fantastiques héros représentent tout l'un pour l'autre. Ils s'accrochent car ils savent pertinemment que la vie va horriblement les séparer. Alors ils profitent de chaque moment. Chaque seconde qui s'égraine est un pas de plus vers la conclusion de leurs existences. Ils décident d'écrire le dernier chapitre de leurs vies ensemble. Oh god. Comment ne pas succomber à cette histoire, sincèrement ?
En refermant The Fault In Our Stars, j'étais dans un état second. J'ai dû attendre un petit moment avant de pouvoir repenser normalement. J'avais le coeur qui battait à cent à l'heure, les idées confuses, l'esprit embué. Ce livre nous offre une très, très belle leçon de vie. On réalise qu'il y a des cas pires que les nôtres. Que la vie vaut la peine d'être vécue, malgré ses hauts et ses bas. Qu'il faut profiter de tout, à tout moment. Car d'un instant à l'autre, tout peut violemment basculer. Hazel et Augustus sont deux personnages qui resterons très certainement gravés dans ma mémoire pendant très longtemps, tout comme leur passionnante et frappante histoire. Merci à John Green pour avoir écrit un tel livre. Merci, merci, merci. Et, évidemment, merci à Marie pour me l'avoir conseillé. Je serais passé à côté d'un vrai trésor.

par Jordan
Les Archives de Roshar, Tome 3 : Le Livre des Radieux (I) Les Archives de Roshar, Tome 3 : Le Livre des Radieux (I)
Brandon Sanderson   
Deuxième tome lu un peu en avance par rapport à la majorité... car lu en anglais.

Donc ce petit fait mérite mon premier point: je ne recommande pas ce livre à des personnes dont l'anglais balbutie. Il faut un niveau solide, du moins si on veut pouvoir apprécier à sa juste valeur. Mais bon le bilinguisme parfait n'est pas non plus requis pour autant.

Ensuite... et bien en un mot comme en mille, je veux dévorer la suite.
D'abord parce que la fin du roman nous laisse... non pas au bord du précipice mais au milieu de la chute libre, sans savoir ce qu'il va y avoir en dessous.

Ensuite parce que de la fantasy de cette qualité forcément ça attise et l’appétit et la gourmandise. (ou devrais-je dire la gourmetise? )

Donc niveau ... personnage.
Si le premier tome suivait Kalodin, et nous plongeait dans les profondeurs de son passé pour comprendre l'Homme qu'il est devenu (avec un majuscule car on peut voir la complexité et l'humanité du personnage) ce second tome se penche sur Shallan. Shallan qui nous avait laissé sur cette stupéfiante déclaration à la fin du deuxième tome. [spoiler]"J'ai tué mon père"[/spoiler] On explore donc le pourquoi de cet acte, ainsi que son comment.. et on sera surpris bien au-delà de que l'on aurait pu imaginer.
Ce tome m'a grandement s´duite aussi pour la place accordée à ce personnage. Dont l'histoire est remarquablement cruelle. [spoiler]Surtout la vérité au sujet de la mort de sa mère, que non seulement elle ai tué son père - qui certe était en train de détruire sa famille- mais que de plus ce soit lui qui l'ai protégée de la vérité pendant toutes ces années et prit le blâme à son compte. Pour Shallant la culpabilité de son acte est d'autant pus lourde à porter... [/spoiler]

Et puis j'ai beaucoup apprécié aussi l'introduction de Pattern. Avec ses "delicious lies" et ses tentatives d'interpréter les formes d'humour et les "façons de parler".

Shallan est non seulement importante de part le retour dans son passé mais aussi par la "maturité" qu'elle gagne.

Kalodin va également évoluer au cours de ce tome, en terme d'acceptation de ce qu'il est réellement, mais c'est à mon sens Shallan qui va vraiment "changer", et se livrer à des jeux dangereux ou dans un futur proche elle pourrait bien se bruler les ailes. Le résumé parle de "trouver le mensonge qu'elle doit devenir". C'est en partie vrai... et en partie opposer de ce qui se passe réellement. Car elle est une "tisseuse de lumière " (Lightweaver) et les tisseurs de lumières ne prononcent pas d'idéal contrairement à d'autre ordre, mais affirme leur allégeance par l'acceptation de vérité à leur sujet. La première on s'en souviendra était assez énorme, la seconde... est dévastatrice. Pas étonnant qu'elle soit une âme brisée.

Car c'est un autre fait que l'on apprend, ou plutôt un des autres faits, au sujet des chevaliers, qui son tous des "âme brisées". Du moins c'est ce que laisse entendre et le résumé anglais, et Syl dans un de ses dialogues obscurs avec Kalodin. Pour Kalodin et Shallan, il n'y a plus de mystère... mais reste à découvrir pourquoi Dalinar est une âme brisée. (ce qui est si j'ai bien compris, prévu pour le tome 3)
On découvre aussi la vérité au sujet de la nature des "lames d'éclats?" (shards) vérité qui nous est d'abord suggérée à demi mot avant d'être véritablement établie. Et du rôle des sprens dans l'histoire. Là encore plusieurs vérités fracassantes... et inquiétantes.
Et toujours à ce niveau... et bien après deux éventuelles résurgences des anciens ordres (Kalodin comme Windrunner (chevaucheur de vent? ), Shallan comme Lightweaver) assez explicites dans le tome précédent, d'autres vont également faire leur apparition donc alerte... [spoiler] Dalinar... ça m'a surpris sans me surprendre. Disons que cela semblait logique... a postériori. Jasnah... et bien disons que là c'était clairement établi, mais son petit plongeon dans l'eau me l'avait fait considérée comme sortie de l'échiquier. Renarin par contre était une sacrée surprise, de même Szeth qui me semblait plutôt un antagoniste. Pour Lift évidement vu que le personnage sort de dessous les pierres nul n'aurait pu le prévoir :)[/spoiler]
Bref tout les ordres n'ont pas encore pointé leur nez... donc peut-être quelques surprises supplémentaires son à prévoir à ce niveau.
A noter que le résumé (en anglais) est tout de même un peu un spoiler sur certains points.

En plus du parcours de Shallan, on suit tout de même encore les autres personnages des tomes précédents.
Kalodin n'a pas non plus la belle vie. Et c'est assez intéressant de suivre ses hésitations entre honneur et vengeance... même si la majeure partie du temps j'avais envie de lui taper la tête contre un mur... il me faisait terriblement penser à ce passage ou Shallan essaye de convaincre un morceau de bois de prendre un feu et celui ci répète en boucle "i am a stick". Donc Kalodin est aussi têtu que ce fichu morceau de bois dans ses mauvaises décisions qu'il sait mauvaises... ce qui n'est pas à son avantage.

Et bien sûr Dalinar est bien présent, même si moins que dans le tome précédent, toujours à la poursuite de cet idéal qu'il n'est pas sûr de saisir.


Passons à un autre point interessant... la fin du tome précédent nous laissait sur le fait que les Parsh seraient les Voidbringer. Que le lecteur se rassure, cela n'est pas oublié dans ce tome. Et de manière toute auss interessante, un des "points de vue" importants du roman est celui d'Eshonai qui est un parsh. Ce qui nous permet de comprendre la positions des parshendi, ainsi que... la manipulation beaucoup plus complexe des événements par d'autres entités que l'on perçoit aussi du points de vue des Shallan etc. Bref quelqu'un manipule les pions et ses buts ne sont pas clairs.
En plus de la position on en apprend aussi beaucoup sur leur "mode de fonctionnement" et sur leurs origines.
Et leur point de vue sur les Alethis.

Car oui, tout nos personnages ne sont pas dans la tête des uns des autres... et donc les quiproquos sont de mises, les incompréhensions et les tensions en découlant.

Enfin un point qui me plait et la présence de Wit (Malicieux? ) dont j'avais crains la disparition. certes il demeure insaisissable et en bordure des événements... mais on sent son importance et on peut espérer qu'il aura son rôle à jouer aussi.



Donc pour synthétiser tout ça... un tome très très dense et riche, avec une qualité toujours au rendez-vous.
le seul reproche est le nombre de question que ledit tome soulèvent alors même qu'il en répond à d'autres.
Et la fringale terrible pour le tome suivant.

par Mondaye
Le Meilleur Des Mondes Possibles Le Meilleur Des Mondes Possibles
Karen Lord   
Des réfugiés d'une planète détruite s'installent sur un autre monde.
Un chouette "planet opera" traitant de la difficulté d'un peuple à s'installer ailleurs

par Phael