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"La désinformation est la base de tout espionnage."

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Elle a riposté avec la seule arme dont elle disposait. En l’occurrence son mépris pour vous.

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[Salut Trinity], écrivit Lisbeth. [Salut tout le monde.]

[Pourquoi tu dis bonjour qu'à Trin ? On n'est pas des pestiférés], écrivit Dakota.

[On est sorti ensemble], écrivit Trinity. [Wasp ne fréquente que des gens intelligents.]

Il reçut immédiatement va te faire de cinq côtés.

Des soixante-deux citoyens, Wasp en avait rencontré deux dans la vraie vie. Plague, qui exceptionnellement n'était pas online, en était un. Trinity était l'autre. Il était anglais et domicilié à Londres. Deux ans plus tôt, elle l'avait rencontré pendant quelques heures, quand il les avait aidés, Mikael Blomkvist et elle, dans la chasse à Harriet Vanger, en établissant une écoute téléphonique clandestine dans la paisible banlieue de St. Albans. Lisbeth se démenait avec le stylet électronique peu commode et regrettait de ne pas avoir un clavier.

[T'es toujours là ?] demanda Mandrake.

Elle pointa les lettres l'une après l'autre.

[Sorry. Je n'ai qu'un Palm. Ce va pas vite.]

[Qu'est-ce qu'est arrivé à ton ordi ?] demanda Pred.

[Mon ordi va bien. C'est moi qui ai des problèmes.]

[Raconte à grand frère], écrivit Slip.

[L'Etat me garde prisonnière.]

[Quoi ? Pourquoi ?] La réponse fusa immédiatement de trois des chatteurs.

Lisbeth résuma sa situation sur cinq lignes qui furent accueillies par ce qui ressemblait à un murmure préoccupé.

[Comment tu vas ?] demanda Trinity.

[J'ai un trou dans le crâne.]

[Je remarque aucune différence], constata Bambi.

[Wasp a toujours eu de l'air dans le crâne], dit SisterJen, avant d'enchaîner sur une série d'invectives péjoratives sur les capacités intellectuelles de Wasp.

Lisbeth sourit. La conversation fut reprise par une réplique de Dakota.

[Attendez. On est confronté à une attaque contre un citoyen de Hacker Republic. Quelle sera notre réponse ?]

[Attaque nucléaire sur Stockholm ?] proposa SixOfOne.

[Non, ce serait exagéré], dit Wasp.

[Une bombe miniature ?]

[Va te faire voir, SixOO.]

[On pourrait éteindre Stockholm], proposa Mandrake.

[Un virus qui éteint le gouvernement ?]

D'une manière générale, les citoyens de Hacker Republic ne répandaient pas de virus. Au contraire – c'était des hackers et par conséquent des adversaires farouches des crétins qui balancent des virus informatiques dans le seul but de saboter la Toile et naufrager des ordinateurs. C'étaient des drogués d'informations, par contre, et qui tenaient à avoir une Toile en état de fonctionnement pour pouvoir la pirater.

En revanche, la proposition d'éteindre le gouvernement suédois n'était pas une menace en l'air. Hacker Republic était un club très exclusif comptant en son sein les meilleurs parmi les meilleurs, une force d'élite que n'importe quelle Défense nationale aurait payée des sommes colossales pour son aide dans des buts cybermilitaires, si tant est que the citizens puissent être incités à ressentir ce genre de loyauté envers un Etat. Ce qui n'était guère vraisemblable.

Mais en même temps, ils étaient des computer wizards et parfaitement au courant de l'art de la fabrication des virus informatiques. Ils n'étaient pas non plus difficiles à convaincre pour réaliser des campagnes spéciales si la situation l'exigeait. Quelques années auparavant, un citizen de Hacker Rep, free-lance concepteur de logiciels en Californie, s'était fait voler un brevet par une strat-up, qui de plus avait eu le toupet de traîner le citoyen devant la justice. Ceci avait amené tous les activistes de Hacker Rep à consacrer une énergie remarquable pendant six mois à pirater et détruire tous les ordinateurs de cette société. Chaque secret d'affaires et chaque mail – ainsi que quelques documents fabriqués qui pouvaient laisser croire que la société s'adonnait à la fraude fiscale – étaient joyeusement exposés sur le Net en même temps que des informations sur la maîtresse secrète du PDG et des photos d'une fête à Hollywood où le même PDG sniffait de la coke. La société avait fait faillite au bout de six mois et, bien que plusieurs années se soient écoulées depuis, quelques membres rancuniers de la milice populaire de Hacker Republic continuaient à hanter l'ancien PDG.

Si une cinquantaine des hackers les plus éminents au monde décidaient de s'unir pour une attaque commune contre un Etat, cet Etat survivrait probablement mais pas sans problème considérables. Les coûts s'élèveraient sans doute à des milliards si Lisbeth tournait le pouce vers le haut. Elle réfléchit un instant.

[Pas pour le moment. Mais si les choses se goupillent pas comme je veux, je demanderai peut-être de l'aide.]

[T'as qu'à le dire], dit Dakota.

[Ca fait longtemps qu'on n'a pas emmerdé un gouvernement], dit Mandrake.

[J'ai une proposition, l'idée générale c'est d'inverser le système de paiement des impôts. Un programme qui serait comme fait sur mesure pour un petit pays comme la Norvège], écrivit Bambi.

[C'est bien, sauf que Stockholm c'est en Suède], écrivit Trinity.

[On s'en fout. Tout ce qu'on a à faire, c'est...]

Lisbeth Salander se pencha en arrière contre l'oreiller et suivit la conversation avec un petit sourire. Elle se demanda pourquoi elle, qui avait tant de mal à parler d'elle-même aux personnes qu'elle rencontrait face à face, révélait sans le moindre problème ses secrets les plus intimes à une bande de farfelus totalement inconnus sur Internet. Mais le fait était que si Lisbeth Salander avait une famille et un groupe d'appartenance, c'était justement ces fêlés complets. Aucun d'eux n'avait réellement la possibilité de l'aider dans ses déboires avec l'Etat suédois. Mais elle savait qu'au besoin ils consacreraient un temps et une énergie considérables à des démonstrations de force appropriées. Grâce au réseau du Net, elle pourrait aussi trouver des cachettes à l'étranger. C'était Plague qui l'avait aidée à se procurer le passeport norvégien au nom d'Irene Nesser.

Lisbeth ignorait tout de l'apparence physique des citoyens de Hacker Rep et elle n'avait qu'une vague idée de ce qu'ils faisaient hors du Net – les citoyens étaient particulièrement vagues au sujet de leurs identités.

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Pour séduire quelqu’un, il faut toujours repérer ses points faibles.

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Anders Jonasson regarda le visage de la patiente. Hanna avait bien vu. C’était la photo d’identité de cette fille que lui-même et quasiment tous les Suédois avaient vue placardée depuis Pâques sur les devantures des marchands de journaux. Et à présent, la meurtrière était blessée elle-même, ce qui constituait sans doute une forme de justice saisissante.

Mais cela ne le concernait pas. Son boulot était de sauver la vie de sa patiente, fût-elle triple meurtrière ou lauréate du prix Nobel. Ou les deux à la fois.

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Mourir sur son lieu de travail n'est pas habituel - c'est même assez rare. Il est de bon ton de se retirer pour mourir. Disparaître à la retraite ou dans le système de santé et soudain un jour être l'objet des conversations à la cafétéria de l'entreprise. "Au fait, t'as entendu que le vieux Karlsson est mort vendredi? Oui, c'est le coeur. Le syndicat a décidé d'envoyer une couronne pour l'enterrement." Mourir sur son lieu de travail et devant les yeux de ses collègues est autrement plus dérangeant.

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On a peut-être envie de le nier, mais l'amitié est sans doute la forme la plus fréquente de l'amour.

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La seule personne qui peut déterminer de quoi aura l'air ton avenir est toi-même.

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Personne ne peut éviter de tomber amoureux, dit-il. On a peut-être envie de le nier, mais l'amitié est sans doute la forme la plus fréquente de l'amour.

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RIchard Ekström, le responsable de l'enquête préliminaire, avait des papillons dans le ventre ce vendredi matin, lorsque peu avant 9 heures il demanda au chef des investigations, Jan Bublanski, de s'asseoir de l'autre côté du bureau. Ekström ajusta ses lunettes et frotta sa barbe bien entretenue. Il vivait la situation comme chaotique et menaçante. Un mois durant, il avait été le responsable de l'enquête préliminaire, l'homme qui chassait [... ]

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