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Milwaukee blues



Description ajoutée par TERVERCHANTAL 2021-08-10T20:55:35+02:00

Résumé

Depuis qu'il a composé le nine one one, le gérant pakistanais de la supérette de Franklin Heights, un quartier au nord de Milwaukee, ne dort plus : ses cauchemars sont habités de visages noirs hurlant " Je ne peux plus respirer ". Jamais il n'aurait dû appeler le numéro d'urgence pour un billet de banque suspect. Mais il est trop tard, et les médias du monde entier ne cessent de lui rappeler la mort effroyable de son client de passage, étouffé par le genou d'un policier.

Le meurtre de George Floyd en mai 2020 a inspiré à Louis-Philippe Dalembert l'écriture de cet ample et bouleversant roman. Mais c'est la vie de son héros, une figure imaginaire prénommée Emmett – comme Emmett Till, un adolescent assassiné par des racistes du Sud en 1955 –, qu'il va mettre en scène, la vie d'un gamin des ghettos noirs que son talent pour le football américain promettait à un riche avenir.

Son ancienne institutrice et ses amis d'enfance se souviennent d'un bon petit élevé seul par une mère très pieuse, et qui filait droit, tout à sa passion pour le ballon ovale. Plus tard, son coach à l'université où il a obtenu une bourse, de même que sa fiancée de l'époque, sont frappés par le manque d'assurance de ce grand garçon timide, pourtant devenu la star du campus. Tout lui sourit, jusqu'à un accident qui l'immobilise quelques mois...

Son coach, qui le traite comme un fils, lui conseille de redoubler, mais Emmett préfère tenter la Draft, la sélection par une franchise professionnelle. L'échec fait alors basculer son destin, et c'est un homme voué à collectionner les petits boulots, toujours harassé, qui des années plus tard reviendra dans sa ville natale, jusqu'au drame sur lequel s'ouvre le roman. La force de ce livre, c'est de brosser de façon poignante et tendre le portrait d'un homme ordinaire que sa mort terrifiante a sorti du lot.

Avec la verve et l'humour qui lui sont coutumiers, l'écrivain nous le rend aimable et familier, tout en affirmant, par la voix de Ma Robinson, l'ex-gardienne de prison devenue pasteure, sa foi dans une humanité meilleure.

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Classement en biblio - 15 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par Virgile 2021-10-22T15:21:28+02:00

Laissons dire les semeurs de haine. Laissons-les dire et marchons. Laissons-les, frères et sœurs bien-aimés dans le Seigneur, et avançons. Construisons des passerelles. Construisons des ponts, de solides ponts entre nous, là où les esprits maléfiques et les rabat-joie cherchent à nous diviser. Nous sommes du bon côté, celui de l’humain. Nous ne sommes « ni Juif ni Grec », comme l’écrit l’apôtre Paul dans l’épître aux Galates, « ni esclave ni libre, ni homme ni femme ». J’ajouterai : ni Noir ni Blanc. Ni Latino ni Asiatique. Car « tous, [nous sommes] un en Jésus-Christ ».

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par francesca21 2022-01-11T17:21:01+01:00
Argent

Ce livre traite du racisme anti Noirs aux Etats-Unis. L'auteur s'inspire de l'assassinat de George Floyd étouffé par le policier qui l'interpellait en 2020. Le héros Emmett, issu d'une famille pauvre et monoparentale rêve de devenir footballeur professionnel. Il échoue et c'est le début de sa chute. Chaque chapitre donne le point de vue d'un familier d'Emmett et l'auteur saint très bien adapter son style à chaque personnage. C'est un livre bouleversant sur le racisme qui gangrène la société américaine.

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Commentaire ajouté par Gerry87 2022-01-10T13:51:31+01:00
Or

Un très beau roman-chorale, magnifiquement écrit avec beaucoup d'humanité et de lucidité, des mots vrais qui marquent le lecteur ! Bravo

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Commentaire ajouté par Maniemanon 2021-10-09T08:56:34+02:00
Pas apprécié

[Abandonné]

Une lecture qui me tentait beaucoup et qui était sélectionné pour le Goncourt des lycéens. Le sujet me plaisait et j'ai donc voulu tenté de le lire mais malheureusement je n'y suis pas parvenue.

J'ai abandonné le livre au bout d'une soixantaine de pages ce que je ne ferais pas en temps normal. Malheureusement je n'ai pas aimé la plume de l'auteur et lorsqu'on lis un chapitre on se rend compte en plein milieu qu'il y a eu un changement de point de vue.

Après cela dépend de chacun, ce n'est que mon avis. Je suis sûre qu'il plaira à un grand nombre de personne

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Commentaire ajouté par soizig 2021-09-22T16:43:32+02:00
Diamant

Dans son roman Milwaukee Blues, l'écrivain Louis-Philippe Dalembert s'inspire de l'affaire George Floyd, citoyen afro-américain, mort étouffé lors de son interpellation par plusieurs policiers le 25 mai 2020 à Minneapolis. George Floyd tristement célèbre pour les dernières paroles qu’il a prononcées « I can’t breathe ». Insupportable « I can't breathe ». L'homicide avait été filmé en direct et sa longue agonie avait laissé la planète entière à bout de souffle. Louis-Philippe Dalembert s'attaque donc encore une fois à un sujet très sensible en choisissant de raconter le parcours d’Emmett, personnage fictif. Le prénom n'a pas été choisi au hasard et renvoie à celui d'un adolescent du Mississippi, Emmett Till, enlevé, battu, assassiné pour avoir osé parler à une femme blanche. C'était en 1955. "Emmett", en hébreux, veut dire la "vérité". On sent à quel point l'auteur veut transmettre, à travers cette tragédie, une vérité quasi universelle sur la condition afro-américaine aux Etats-Unis. L’exercice est périlleux tant l'émotion ressentie lors de l'assassinat de George Floyd est encore palpable. L’auteur réussit à trouver l'équilibre parfait pour composer le portrait sensible d'un homme apprécié « mais poursuivi par la scoumoune ». Il construit un roman choral, humaniste et politique, dans lequel s'exprime à tour de rôle des personnages qui ont croisé Emmett : l'épicier qui a appelé la police contre Emmett, hanté par la culpabilité ; son institutrice blanche, pleine de tendresse et d'idéaux ; ses deux amis d'enfance, fidèles et attachants ; le coach sportif qui l'accueille comme un fils à un moment où le football américain aurait pu le sauver ; l'ex-fiancée blanche qui l'a tant aimé ; la mère de sa dernière fille. Tous incarnés avec puissance pour dire le poids de l'Histoire, du racisme, du déterminisme social qui ont fracassé Emmett, né sans père dans un ghetto - Franklin Heights - d'une ville en proie à la désindustrialisation, rêvant de sortir de sa condition par le sport universitaire, puis survivant dans une addition de boulots précaires. Un homme ordinaire, peu sûr de lui, aux rêves brisés… Si la silhouette d'Emmett peine tout d'abord à prendre forme, les voix de ce roman choral finissent par lui donner une épaisseur sans que jamais il n'intervienne dans la narration. Cela apporte beaucoup de nuances et de profondeur à ce destin à la fois singulier et partagé de nos jours par de nombreux noirs, apportant au portrait toute la complexité d'une dimension humaine. Sans manichéisme ni naïveté. Nuances et profondeur que l'on retrouve dans la dernière partie, « La Marche », récit des funérailles et de la marche hommage à Emmett « d'être l'étoile dans les ténèbres de la haine, en organisant dans la lancée des funérailles une marche d'une grande ampleur qui marquerait les esprits et sera à la fois un signal d'espoir et de fraternité » « Notre quête est une quête de justice, notre démarche, une démarche de paix et de réconciliation. D'amour, pas de haine». Le rythme change, s'accélère et donne vie aux tensions raciales qui gangrènent les Etats-Unis. Le rejet, la violence, la pauvreté noire-américaine, la ségrégation raciale infusant encore dans la société américaine sont autant de sujets qui apparaissent ici, en filigrane, derrière l'hommage à George Floyd, à Emmett Till et aux autres. Louis-Philippe Dalembert donne également la parole au policier responsable de la mort d’Emmett, croyant fermement à la suprématie blanche, et qui ne comprend pas le déchainement de réactions à son égard...

La construction et le rythme soutenu de la narration donnent une grande force à l'histoire et le sermon final de Ma Robinson, empli d'humanité et d'espoir nous offre un message universel de paix salutaire. Ce prêche enflammé de Ma Robinson, cette « pêcheuse d’âmes » ex-gardienne de prison devenue pasteure, digne représentante de Martin Luther King, prône la réconciliation au-delà des conditions sociales et ethniques «le tout puissant œuvre toujours à bon escient, même lorsque son dessein semble obscur à nous autres mortels «. Jusqu'à ce superbe épilogue empreint d'idéalisme et d'humanisme, presque utopique.

Un roman ample et intense à la solennité poignante.

PS : A noter que sur ce sujet difficile, ô combien délicat, traité avec beaucoup d’humanité, Louis-Philippe Dalembert n’a pas hésité pas à décocher au passage quelques flèches à Donald Trump « l'autre taré que l'on a assis sur un fauteuil doré à la Maison Blanche » « l'autre cowboy de service à la Maison Blanche » « l'autre polichinelle à moumoute à la Maison Blanche » !

A lire également du même auteur :

« Mur Méditerranée » Prix de la langue française 2019

« Avant que les ombres s'effacent » Prix Orange du Livre Prix France Bleu/Page des libraires 2017

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Date de sortie

Sortie récente

"Milwaukee blues" est sorti 2021-08-26T12:40:25+02:00
background Layer 1 26 Août

Date de sortie

Milwaukee blues

  • France : 2021-08-26 (Français)

Activité récente

Évaluations

Les chiffres

lecteurs 15
Commentaires 5
extraits 6
Evaluations 6
Note globale 7.33 / 10

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