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Commentaires de livres faits par Miney

Extraits de livres par Miney

Commentaires de livres appréciés par Miney

Extraits de livres appréciés par Miney

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 16-01
Premier coup de cœur de l'année ! Ça commence tôt. Et pourtant, c'était tellement évident... Cela faisait des années que je louchais sur cette BD, j'en étais presque déjà fan avant même de l'avoir lue. Je me demande bien ce qui m'a fait attendre si longtemps avant de la lire pour de bon. Peur d'être déçue ? Peu importe. Le mal est réparé.

Le graphisme, d'abord. Une merveille.
Le cadrage et la composition sont soignés, dynamiques. Aucune vignette, pas même les plus petites ne représentant qu'un fragment de décor, n'est inintéressante.
L’anthropomorphisme des personnages est visuellement réussie, cela leur donne beaucoup de caractère. Chacun ressemble un peu à l'animal qui le représente : le journaliste à sensation est une fouine, le policer un berger allemand... Je note toutefois que les personnages féminins sont souvent davantage humanisés et sexualisés que les personnages masculins.
Je n'ai jamais lu de bande dessinée au dessin aussi vivant, expressif, qui donne autant une impression de mouvement dans les gestes des personnages que celle-ci. Le dessinateur est animateur chez Disney, et on sent que le mouvement, il connaît sur le bout des doigts ! Le pouvoir d'une bonne pose-clé, c'est le secret du métier.

L'histoire, ensuite. Le coup de cœur se porte davantage sur le dessin que sur les cinq intrigues présentes dans cette intégrale. Certaines m'ont plus intéressée que d'autres, même si elles sont globalement toutes sympathiques à suivre avec cette ambiance roman noir à l'ancienne.
- Quelque part entre les ombres est une enquête basique, presque clichée, mais introduit bien le charismatique John Blacksad.
- Artic-nation, Âme rouge et L'enfer, le silence m'ont vraiment beaucoup plu, reprenant des thèmes qui ont marqué l'histoire des Etats-Unis, comme la ségrégation ou le communisme. L’anthropomorphisme y semble particulièrement utile pour faire passer le message, avec les suprématistes blancs en immaculés animaux arctiques, et une partie des afro-américains représentés sous la forme d'animaux d'Afrique.
- Amarillo m'a moins parlé, l'intrigue m'inspirant moins que les précédentes.

Les quelques pages de croquis sont un bonus très appréciable pour en savoir plus sur le processus de création de Blacksad, notamment les recherches de design des personnages.

https://minetsbooks.wixsite.com/critiqueslitteraires/accueil/blacksad-l-int%C3%A9grale
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date : 13-01
Il y a le mauvais livre au mauvais moment... et pour moi, ce fut cas de la Délicatesse.

Assez vite, le roman s'ouvre sur un deuil, période qui me parle un peu trop en ce moment pour avoir envie de lire sur le sujet.

Je suis très mitigée sur le style de l'auteur. Il alterne belles phrases et platitudes clichées et grossières. Que suis-je censée comprendre par des bêtises comme « féminité suisse », « Les Nathalie sont indécises » ou « Les Alice font tel métier » ? Ça m'a fait penser aux boutiques souvenir avec des bracelets, mugs et autres machins sur lesquels sont inscrits un prénom (et vous n'y trouvez jamais le vôtre) suivi du résumé pré-formaté de sa personnalité.

L'histoire est un peu simple, mais courte, alors ça ne m'a pas dérangée. Sur un format plus long, ça se serait beaucoup trop étiré.
Il m'a fallu arriver à la scène du baiser pour me rappeler que j'avais déjà vu l'adaptation avec Audrey Tautou.

Malgré la description assez fine de leurs sentiments et de leurs doutes, les personnages sont vraiment fades et manquent de relief. Nathalie en particulier n'est qu'une image creuse de la femme parfaite, soit-disant si belle et si intelligente que chacun en est subjugué, mais cela ne se sent pas du tout, elle n'a juste pas de caractère.

Je crois que même en d'autres circonstances, ce livre n'aurait pas été pour moi. Je n'ai pas du tout été sensible à son mélange de délicatesse et de grossière banalité.

https://minetsbooks.wixsite.com/critiqueslitteraires/accueil/la-d%C3%A9licatesse
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date : 08-01
Un artbook de toute beauté, je l'ai savouré du début à la fin comme un bonbon !

Il s'ouvre sur une préface de Miyazaki, puis sur une série de ses croquis préparatoires si précis dans l'idée qu'ils ont parfois directement servi de story-board. Vient ensuite le détail du film, partie par partie, en abordant à la fois décors et personnages, le tout toujours accompagné d'une courte explication par un directeur du film (technique, d'animation...).

C'est un ouvrage riche en images, et sans surprise (on parle de Ghibli, quand même), elles sont évidemment très belles et très soignées. J'aurais juste aimé en savoir davantage sur le processus de fabrication, avoir plus de recherches graphiques, d'anecdotes, des références qui ont servi à créer l'univers... Mais c'est peut-être que lorsqu'on est passionné par un sujet, on en veut toujours plus, et Le voyage de Chihiro est de loin mon film préféré.

Un bon moyen de se replonger un peu plus dans ce chef-d’œuvre d'animation... et d'avoir envie de le revoir.

https://minetsbooks.wixsite.com/critiqueslitteraires/accueil/l-art-du-voyage-de-chihiro
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date : 06-01
Imaginez-vous. Blotti.e au coin du feu dans la grande halle, une chope d'hydromel à la main et les restes d'un bœuf rôti sur la tablée. Le conteur s'installe et prend la parole. Tout le monde se tait, jusqu'au vent gelé qui mugit au-dehors. Dans ses mots, dans ses gestes prennent vie vos dieux, Odin, Thor, Loki et les autres, leurs péripéties, leurs gloires et leurs déconvenues du commencement du monde jusqu'à sa fin.

C'est vraiment l'impression que m'a donnée Neil Gaiman avec ce recueil de contes nordiques, et je m'en suis régalée du début à la fin.

C'est difficile de déceler le style de Gaiman dans cet ouvrage, car s'il reprend la mythologie à sa sauce, il a tenu à rester au plus fidèle des histoires d'origine, si tant est qu'elles le soient, d'origine. Il l'écrit lui-même dans la préface : les sources sont multiples, se contredisent parfois, et des pans entiers de cette cosmogonie ont disparu.
Pourtant, on sent son enthousiasme à travers les mots, ce plaisir de dépeindre ses héros et leurs aventures.

Il y a beaucoup d'humour dans les récits, parfois à la limite du burlesque, et je les ai souvent trouvés très imaginatifs. Les dieux ne paraissent pas toujours sous leur plus beau jour, tantôt glorieux et forts, tantôt ridicules.

Plus moderne et accessible que l'Edda (je suppose : je ne l'ai pas plu), c'est une porte d'entrée idéale pour découvrir cette riche mythologie.

https://minetsbooks.wixsite.com/critiqueslitteraires/accueil/la-mythologie-viking
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date : 06-01
En voilà, de la bonne dark fantasy ! Vous aimez la vengeance, vous aimez la violence, vous aimez les descriptions bien sanguinolentes, l'humour cynique et les personnages torturés du ciboulot (et pas que) ? Ce roman est fait pour vous !

J'avais déjà lu le premier tome de la trilogie La première loi du même auteur, qui se passe dans le même univers et dont j'ai reconnu le nom de quelques personnages évoqués. J'avais apprécié ma lecture, mais j'avais trouvé que La première loi était long à démarrer, comme une introduction poussive qui ne m'avait pas assez accrochée pour me jeter sur la suite.

Avec Servir froid, j'ai davantage trouvé mon compte en terme de rythme et j'ai été rapidement embarquée pour ne jamais décrocher ! Le fait qu'il puisse se lire comme un one-shot n'y est pas pour rien : pas besoin de tome supplémentaire pour avoir le fin mot de l'histoire.
Le scénario est simple (la vengeance est un plat qui se mange froid et bien sanglant) mais efficace et bien mené, malgré de très légères longueurs à certains moments.

Monza la mercenaire trahie en quête de vengeance, Shivers le guerrier nordique qui aimerait devenir quelqu'un de bien (et qui est franchement mal parti), Morveer l'empoisonneur narcissique, Cordial l'ex-taulard amoureux des chiffres...
Les personnages ont tous une personnalité bien à eux qui se complexifie au fil des pages. Souvent très sombre, bouffé par les regrets, la haine ou le doute, personne n'est tout noir ou tout blanc. Ça tire plutôt sur le gris bien dégueulasse. Malgré leurs aptitudes dans leur domaine respectif, ils ne sont pas toujours représenté sous leur meilleur jour, et Abercrombie semble même prendre un malin plaisir à les mettre dans des situations où ils apparaissent pitoyables. On évite du coup le côté gros bill surpuissant et ça les rend curieusement attachants. En gros, ce sont d'excellents anti-héros.

L'écriture est fluide et bien tournée, pleine d'un humour cynique, parfois vulgaire qui se marie bien avec l'intrigue et les personnages du roman.

https://minetsbooks.wixsite.com/critiqueslitteraires/accueil/servir-froid
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date : 15-12-2018
C'est alléchée par le concept de créer un monde avec de l'encre et du papier que j'ai lu ce livre, ça promettait de belles choses. Mais j'en ressors sur ma faim.

L'écriture ne m'a pas plu. Ça n'est pas mal écrit, mais il y a quelque chose d'artificiel, la façon dont les événements sont racontés manquait d'un quelque chose pour m'y accrocher. J'ai passé la majeure partie de ma lecture sans plaisir ni même, au final, déplaisir. Je n'étais juste... « pas dedans ».

Même constat pour les personnages. J'ai trouvé l'héroïne très convenue au début, et le fait qu'on découvre assez vite qu'elle est surdouée dans tous les domaines n'aide pas à la rendre attachante. Son caractère se définit davantage au fil des pages, mais pas assez pour la rendre sympathique. Quant aux autres personnages, ils m'ont vite ennuyée.

S'il y a bien quelque chose qui rattrape le roman à mes yeux, c'est l'univers. La partie uchronie historique me semble vraiment bien documentée et approfondie, et elle se marie bien avec l'aspect steampunk. Pour une fois qu'on a une œuvre steampunk qui ne se déroule pas dans une Angleterre victorienne ! L'Italie change un peu par rapport au Londres brumeux habituel.
L'idée de créer ou rendre vivant un monde écrit grâce au pouvoir des mots est déjà vu, mais je trouve que l'auteure a bien exploité son potentiel, son univers est riche et plein de petites originalités sympathiques. J'ai bien aimé que les surdoués soient appelés des « aliénés », j'imagine que ça peut faire écho à la vision qu'on avait des génies à l'époque dont le livre est inspiré. Et après tout, la frontière entre génie et folie est assez floue.

Même s'il y a une suite, je vais en rester là. J'ai déjà eu un aperçu suffisant de l'univers, et je n'ai pas l'envie de découvrir ce que deviennent les personnages.

https://minetsbooks.wixsite.com/critiqueslitteraires/accueil/d-encre-de-verre-et-d-acier
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date : 12-12-2018
Sur la planète Gethen, les gens ne sont ni homme ni femmes, ils sont hermaphrodites durant une période de rut, et asexués le reste du temps. Ce que ça change ? Tout, ou presque. Ils ne sont pas biaisés par des préjugés, bons ou mauvais, sur le genre, leur vision de la sexualité est très différente, chacun peut tomber enceint après un rapport sexuel. Le fonctionnement de pensée des personnages est vraiment très différent de celui de nos sociétés actuelles, c'est à la fois très déroutant et pourtant... À travers cette plume de génie, on les sent pourtant humains, tantôt forts, tantôt fragiles, pleins de doutes.

Je suis impressionnée par l'univers aussi riche que complexe qu'Ursula Le Guin a réussi à créer en si peu de pages, sans étouffer le lecteur de détails qui alourdissent la lecture. Les sociétés que le narrateur, étranger à cette planète, visite sont vraiment très complètes, crédibles, avec leurs codes (souvent très retors !) bien à elles.
Je m'y suis souvent sentie un peu perdue, étrangère.

J'ai eu du mal à m'attacher aux personnages au début, trop étrangers pour les uns, trop perdu pour l'autre, mais la relation entre Aï l'émissaire et Estraven l'autochtone est tissée avec tant de finesse que j'ai fini par me sentir touchée.

L'intrigue est intéressante, et il y a même une part d'aventure, mais on sent que c'est plutôt un prétexte au propos de l'auteure qu'une histoire à proprement parler. C'est un roman qui pousse vraiment à la réflexion, qui ne nous laisse pas nous reposer sur nos acquis. Je me suis souvent dit à la lecture que ce livre ne méritait pas la façon dont je l'ai lu. Distraite, fatiguée, à picorer un chapitre par-ci, trois paragraphes par là et se demandant ensuite pourquoi je confondais tous les noms. Je suis certaine d'être passée à côté de pas mal de subtilités (une excuse pour le relire ?). C'est une lecture qui mérite qu'on lui prête attention.

La main gauche de la nuit est un classique qui commence à compter ses décennies, mais dont l'intelligence n'a pas pris une ride.

https://minetsbooks.wixsite.com/critiqueslitteraires/accueil/la-main-gauche-de-la-nuit
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Je cherchais une lecture légère et sans prise de tête, alors quand je suis tombée sur ce titre « Quand fainéantise rime avec magie », ça m'a tout de suite parlé ! Et je n'en suis pas déçue, il a tenu ses promesses.

J'ai bien accroché à l'humour, très présent dans le roman. C'est simple, pas toujours subtil, mais ça fonctionne bien, sans impression de lourdeur.
Loin d'être la badass sanguinaire qui pullule en Bit lit, Ivy est une sorcière partisane du moindre effort, bien plus attirée par le confort de son canapé que par les sortilèges ou la salle de sport. En somme, une grosse feignasse. Et quand elle est liée par erreur à un enquêteur de l'ordre de magie dont elle s'est fait virer quelques années auparavant, elle est bien décidée à se donner beaucoup de mal pour continuer à glander tranquillement.
Mention spéciale au chat parlant Brutus, qui m'a beaucoup fait rire. Surtout à la fin !

À part son héroïne, le roman ne fait pas dans l'originalité. On retrouve un univers contemporain où la magie côtoie la technologie (ici au grand jour), une héroïne à la langue bien pendue (surtout devant le personnage masculin), une enquête (est-ce que les auteur.es de Bit lit savent qu'il existe d'autre métiers dans la vie ? Il y a bien d'autres moyens pour faire découvrir au lecteur un univers, et le tenir en haleine !)...

L'enquête manque un peu d'ampleur à mon goût, mais le rythme est au rendez-vous et on ne s'ennuie pas.

J'ai apprécié avoir l'espace d'un chapitre le point de vue de Winter, le personnage masculin. Ça lui donne un peu de consistance. Il n'est pas très développé dans le reste du roman, ne sortant que peu du stéréotype de mâle froid et ténébreux qui va se réchauffer au contact de la pétillante héroïne. On n'échappe pas aux descriptions redondantes sur sa musculature avantageuse, ses yeux saphir et blablabla, mais c'est très léger par rapport à d'autres romans du genre.

J'ai détesté la couverture. Outre ses tons rose et violet criards à vous arracher la rétine, je m'agace qu'une fois de plus, le personnage représenté ne ressemble pas du tout à l'héroïne du roman quand celle-ci ne correspond pas aux canons de beauté habituels. Ivy est décrite de façon répétée comme étant petite et très rondouillette. Bref, rien à voir avec l'élancée jeune femme en couverture...

En bref, une lecture marrante et divertissante, pas renversante d'originalité sans non plus tomber dans tous les clichés. Je lirai la suite avec plaisir !

https://minetsbooks.wixsite.com/critiqueslitteraires/accueil/ivy-wilde-tome-1-quand-fain%C3%A9antise-rime-avec-magie
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date : 29-11-2018
J'ai un peu hésité à lire ce troisième tome. Je savais qu'il était centré sur Smith, un personnage qui jusque là ne m'avait pas touchée plus que ça. Je trouvais que Bride Stories était une série sympathique, mais l'était-elle au point d'en lire un tome uniquement centré sur un personnage très secondaire ?

Et puis j'ai été surprise. Doublement.

Déjà, parce que Smith se révèle un personnage plutôt attachant, et développé avec plus de finesse que je m'y attendais, surtout à la fin du volume. En quelques images, un geste, un regard, on comprend tout de suite ce qu'il ressent.

Et par l'histoire douce-amère de Talas, qu'il rencontre en chemin. Enfin, surtout amère. Le thème général de Bride Stories (qui porte bien son nom du coup, puisqu'on suit d'autres histoires que celle d'Amir), le mariage arrangé, n'a rien de tendre à la base, mais j'avais fini par m'habituer à l'union pleine de bons sentiments d'Amir et de Karluk, qui apprennent à se connaître tendrement. Tout est bien qui finit bien, et tout ça...
Avec Talas, mais aussi avec Pariya, l'amie d'Amir, la mangaka rappelle au lecteur que si ses principaux protagonistes semblent vivre dans le monde des bisounours, ça n'est pas le cas de tout le monde. À cette époque, dans cette partie du monde, une femme ne pouvait pas être autonome, elle n'était rien sans un mari ou un père, et chaque décision la concernant devait être faite par un homme.

Comme dans les deux premiers tomes, on a droit à un chapitre sur les coutumes de l'Asie centrale. Si on explorait la sculpture dans le tome 1 et la broderie dans le tome 2, c'est ici les marchés et leurs étals de nourriture qui sont à l'honneur. Ça m'a moins passionné que la broderie, que j'avais trouvé vraiment pleine de sens, mais ça m'a donné faim.

https://minetsbooks.wixsite.com/critiqueslitteraires/accueil/copie-de-bride-stories-tome
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Comme Ken Liu est un auteur que j'adore depuis les coups de cœur de la Ménagerie de Papier et L'homme qui mit fin à l'histoire, j'imagine que j'attendais trop de ce livre, d'où ma déception.

L'intrigue et l'univers sont vraiment très riches, et les annexes du roman pour s'y retrouver ne sont pas de trop. Comme je ne connais pas la période historique chinoise dont elle est inspirée, et que La grâce des rois est réputé pour être à l'origine de courant du silkpunk, je m'attendais à de l'innovation et du dépaysement, mais je suis restée sur ma faim.
Le côté « punk » est discret et même s'il fait des percées au fil des inventions des personnages, c'est très secondaire. Quant à l'intrigue, cela reste des chroniques militaires assez communes en fantasy.

Les événements s'enchaînaient trop rapidement sans se poser assez à mon goût pour en saisir les enjeux, les conséquences, les acteurs. Pour m'y immerger, tout simplement. Comme si le roman était en accéléré. Au bout de 400 pages, j'avais l'impression d'avoir lu autant d'événements qu'en 800 pages. Et au bout de 800 pages...
J'ai survolé l'histoire sans jamais vraiment y entrer, d'attaque en attaque, de trahison en trahison sans jamais que cela me touche.

Il n'y qu'à partir d'environ 200 pages avant la fin que j'ai senti le rythme se poser davantage, mieux développer ce qu'il se passe. C'est seulement là que j'ai commencé à apprécier ma lecture, y trouver mes repères, ressentir des émotions pour les personnages, de la curiosité pour cette lutte des pouvoirs.

Les personnages principaux, Kuni et Mata, n'ont pas été assez attachants ni présents à mon goût pour m'aider à m'ancrer dans le récit, même s'ils se révèlent finalement assez complexes au fil de ces 800 pages et quelques. J'ai quand même eu une préférence pour Kuni, l'ambitieux glandeur. J'ai eu beaucoup de mal à visualiser Mata et ses double pupilles (il faut dire que ça doit avoir de quoi perturber).
Quant aux personnages secondaires, comme pour l'intrigue, je les ai souvent trouvé trop vite introduits, prenant subitement une grande importance pour disparaître parfois presque immédiatement. Certains se détachent, mais pour d'autres, j'ai passé une grande partie de ma lecture à essayer de me rappeler qui était tel personnage, dans quel camp il se situait et à quel endroit, d'autant que la plupart n'apparaissent pas dans la liste des personnages (et j'ai souvent été spoilée concernant d'autres protagonistes en essayant de les y chercher).

Petite note positive pour la fin, parce que j'ai l'impression d'avoir descendu le roman tout le long de ma critique, alors que je ne l'ai pas non plus détesté : l'écriture de Ken Liu est toujours une merveille à lire.

C'est un livre qui a ses qualités, mais je l'ai trouvé trop condensé pour m'y immerger et en apprécier la lecture. La suite de fait de l’œil, parce que des indices dans le récit (et dans les cartes !) laissent à penser qu'on y dépassera les frontières des îles de Dara, mais si le tome 2 suit le rythme du tome 1, je doute qu'il me plaise.

https://minetsbooks.wixsite.com/critiqueslitteraires/accueil/la-dynastie-des-dents-de-lion-tome-1-la-gr%C3%A2ce-des-rois
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date : 20-11-2018
Eleanor Oliphant ne va pas bien, mais elle ne le sait pas encore.

« Mieux vaut être seule que mal accompagnée. » Eleanor Oliphant (j'adore ce nom, il compte pour 50% de mon choix de lecture) suit de très près son credo et sa routine boulot-mots croisés-vodka, qui lui conviennent tous deux parfaitement. Jusqu'au jour où elle tombe raide amoureuse d'un chanteur. Et il n'en fallait pas plus pour que son quotidien et ses certitudes volent en éclats.

Ça pourrait n'être qu'un livre feel-good mignonnet, dans lequel une héroïne coincée décide de reprendre sa vie en main à coup de relooking, et pouf, tout va pour le mieux. Ha-ha.
Si c'est un livre qui fait chaud au cœur, rien n'y est si facile, et il aborde des thèmes parfois très sombres comme la dépression ou les relations toxiques, le tout avec beaucoup de finesse.

Eleanor est un personnage vraiment attachant.
Enfermée dans sa solitude, complètement asociale, elle se fiche des convenances, qu'elle analyse avec une logique teintée d'une perplexité presque enfantine. Si elle paraît souvent cassante, on devine vite qu'il s'agit de maladresse, et elle ne manque pas d'humour et d'autodérision. Ce décalage avec les autres est à la fois drôle et touchant. J'ai beaucoup ri durant les passages où elle dit quelque chose de rude à quelqu'un et, quand celui-ci le prend mal, s'indigne ensuite de trouver les gens si malpolis et sans compétences sociales.
On suit ses pérégrinations entre le sourire et le nœud à la gorge, au fur et à mesure de sa découverte de la vie sociale, de son obsession pour le chanteur, des imprévus, de l'amitié et de la chaleur humaine, de la désillusion, des dures vérités.

Je n'ai d'abord pas apprécié qu'elle ait un passé tragique (dont j'ai vite deviné la plus grande partie). Je trouvais que c'était une facilité narrative, qu'il n'y avait pas besoin de ça pour expliquer l'extrême solitude de quelqu'un, cela arrive à bien trop de gens qu'ils aient souffert d'un drame. Mais j'ai fini par comprendre que dans le cas d'Eleanor, elle n'aurait pas pu être comme ça sans ce passé.

Eleanor Oliphant va très bien m'a un peu fait penser à La ballade de Lila K de Blandine Le Callet : une héroïne très cultivée et solitaire, qui remonte la piste de son passé dramatique en rapport avec sa mère.

Eleanor Oliphant ne va pas bien, mais ça ira mieux.
Un livre réconfortant qui donne envie de le lire encore et encore.

https://minetsbooks.wixsite.com/critiqueslitteraires/accueil/eleanor-oliphant-va-tr%C3%A8s-bien
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date : 10-11-2018
Encore une fois, Luca Di Fulvio offre une lecture addictive dès les premières pages ! Il ne faut pas plus de quelques chapitres pour se laisser entraîner par les héros en pleine Renaissance italienne, de Rome à Venise.

Difficile de ne pas faire de parallèle avec le Gang des rêves, le précédent livre de l'auteur auquel il semble intimement lié, bien qu'il se déroule à une autre époque, dans un autre lieu.
Un jeune homme au cœur pur malgré un environnement loin d'être tendre, essayant de se sortir de la misère grâce à sa débrouillardise et sa détermination, qui tombe éperdument amoureux d'une jolie Juive persécutée à cause de sa religion... Cela ressemble tant à Christmas et Ruth que cela a presque un parfum de réincarnation !
Dans un genre complètement différent, cela m'a aussi évoqué Les salauds gentilshommes de Scott Lynch. Camorr est après tout le pendant fantasy de Venise, et les travestissements de Mercurio ne sont pas sans rappeler ceux du génial Locke Lamora.

J'ai moyennement apprécié l'histoire d'amour au cœur du récit, et le triangle amoureux qui s'y rattache. Je préfère quand l'amour se construit avec lenteur plutôt que par coup de foudre, je trouve beaucoup plus crédible que les sentiments arrivent lorsqu'on apprend à connaître une personne, plutôt que de la voir et se dire immédiatement que notre destin va se retrouver lié au sien. Quant a triangle amoureux, je le trouve amené de façon peu subtile, même s'il se révèle avoir un vrai intérêt dans l'intrigue.

Aux relations amoureuses, j'ai préféré d'autres relations entre les personnages, notamment avec les personnages secondaires. J'ai eu un coup de cœur tout particulier pour la relation mère/fils de Mercurio et Anna, très touchante.
Et j'ai aimé l'absence de manichéisme chez les personnages. Tous, même les plus secondaires ou les antagonistes, évoluent, montrant tantôt un peu de blanc, tantôt davantage de noir, toujours en riches nuances de gris. (Mais pas cinquante, quand même. Désolée, il fallait que je la fasse.).

La violence est très présente dans le roman, mais elle m'a paru bien moins systématique et gratuite que dans le Gang des rêves (moins de viols, youhou !).

Si j'ai beaucoup apprécié cette lecture, j'ai quand même été plus embarquée dans le New York du Gang des rêves, qui m'avait vraiment fait vibrer.

https://minetsbooks.wixsite.com/critiqueslitteraires/accueil/les-enfants-de-venise
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Dans la famille des grands classiques fantasy qui traînent dans ma PAL depuis une éternité, je demande... Le Cycle des épées ! L'ouvrage ne me tentait pas plus que ça, mais il me fallait bien connaître les origines de la sword and sorcery, et rencontrer enfin les fameux Fafhrd (à vos souhaits) et Souricier Gris, dont on me rebat les oreilles depuis des années.
Si on peut reconnaître aux classiques d'avoir innové dans le genre, certains vieillissent mal, et c'est à mon avis le cas de celui-ci.

Ce qui m'a frappée dès les premières pages, c'est son aspect misogyne très lourd et appuyé, bien dégoulinant, sans cesse martelé. La vision de la femme y est franchement méprisant du début à la fin, et chaque fois que j'avais l'espoir d'une vague nuance pour l'un des personnages féminins, j'étais très vite détrompée. Oh, bien sûr, on ne peut pas dire qu'elles soient toutes sorties du même moule, vous avez le choix du stéréotype. Vous préférez la horde de furies castratrices (oui, parce que TOUTES les femmes d'un même peuple partagent le même caractère hystérique), la manipulatrice fantasme-ambulant, ou la demoiselle tellement en détresse qu'elle en semble handicapée ? Dans chaque péripétie du roman, la femme est source de désagrément, qui tire le héros en arrière, essaie de lui arracher sa liberté ou le jette au devant des ennuis.
Cela aurait pu être anecdotique et il faut remettre l'œuvre dans son époque, mais l'auteur insiste tellement dessus (et avec quelle fréquence !) que cette espèce d'obsession tordue semble être le cœur de son roman plutôt que l'aventure et la magie.

D'autres aspects du roman auraient pu contrebalancer ce point noir.
Le duo iconique de Fafhrd et du Souricier Gris, par exemple. Mais ni l'un ni l'autre n'a su attirer ma sympathie, je ne les ai trouvés ni attachants ni charismatiques.

De même, l'humour n'a pas fait mouche, et j'ai eu l'impression que les péripéties, si elles avaient du potentiel, n'étaient pas toujours très bien amenées. Comme c'est un premier tome, on a davantage l'impression d'une introduction qu'une réelle aventure. Je passerai sur l'originalité, puisque c'est un ouvrage qui en a inspiré depuis beaucoup d'autres : c'est normal qu'il ait un côté déjà-vu.

Quant à l'écriture, si je l'ai d'abord trouvée agréable, elle m'a vite parue lourdement descriptive.

Bref. Pas pour moi.

https://minetsbooks.wixsite.com/critiqueslitteraires/accueil/le-cycle-des-%C3%A9p%C3%A9es-tome-1-%C3%A9p%C3%A9es-et-d%C3%A9mons
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date : 28-10-2018
J'ai su dès les premiers chapitres que je n'allais pas réussir à apprécier ce roman.

Pourtant, il y avait de quoi me plaire. Dans une vallée menacée par une forêt maléfique, le Dragon, le magicien qui la combat enlève tous les dix ans une jeune fille, pour le servir... et lui apprendre la magie.
Un résumé qui fleure bon le conte de fées, et l'ambiance du roman ne le dément pas. Ça m'a beaucoup fait penser à la Belle et la Bête au début, et j'ai bien aimé l'inspiration slave de l'univers (je n'arrêtais pas d'imaginer des costumes traditionnels très colorés aux personnages, du coup).

Mais l'héroïne m'est vite sortie par les trous de nez. Elle passe de nulle en magie à extrêmement douée en l'espace d'un chapitre, maîtrise des choses que tout le monde pense impossible en un claquement de doigts (ou un fredonnement, en l'occurrence...), et même les défauts que lui donnent l'autrice sont tellement forcés ou ridicules qu'ils n'aident pas à la rendre attachante. Agnieszka m'a tellement vite insupportée que ça a occulté tout le plaisir que j'aurais pu prendre à la lecture, et aucun des personnages secondaires n'a eu de capital sympathie assez élevé pour contrebalancer, même si j'ai plutôt apprécié Kasia.

En revanche, j'ai aimé le fait que la romance soit aussi discrète. Je m'attendais à quelque chose de très mièvre, je voyais d'avance l'histoire d'amour bien lourde entre la jeune exaltée et son maître revêche, mais ça s'est révélé assez léger pour ne pas prendre le pas sur l'intrigue générale.

La plume de l'autrice est fluide, l'histoire se lit bien, mais les moments où j'ai été embarquée par le récit étaient bien plus rares que ceux durant lesquels j'ai soupiré ou lu en diagonale pour en finir plus vite.

https://minetsbooks.wixsite.com/critiqueslitteraires/accueil/d%C3%A9racin%C3%A9e
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date : 25-10-2018
Une jeune fille de bonne famille qui quitte tout pour devenir peintre en pleine renaissance italienne, c'est un thème de manga original !

La reconstitution historique et l'ambiance me semblent d'ailleurs convaincantes, on a bien l'impression de parcourir les rues de Florence au XVI siècle, que ce soit dans les situations ou dans la foule de petits détails dans le dessin. On sent que la mangaka s'est particulièrement fait plaisir avec les costumes.

Les graphismes sont réussis, clairs et minutieux, très détaillés. Il n'y a que les visages qui sont parfois un peu en dessous lorsque les personnages sont représentés de ¾, ça m'est arrivé de trouver qu'ils louchaient, ou qu'ils avaient le nez un peu haut. Ça reste quand même du beau travail, agréable à parcourir, à s'attarder sur tel ou tel détail.

Malgré son côté « empouvoirement » féministe très prononcé qui ne peut que faire du bien, le manque de finesse de l'histoire ne la rend pas très crédible. Les événements sont amenés de façon très peu subtile, et le caractère archétypal des personnages (la jeune fille naïve mais tellement pleine de volonté qu'elle déplace des montagnes, son mentor ténébreux qui s'avère avoir un cœur d'or sous sa carapace de grincheux) n'aide pas vraiment à y apporter de la profondeur. Cela viendra peut-être au fil des tomes !

C'est une lecture légère et sympathique malgré ses bons sentiments trop prononcés.

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date : 20-10-2018
Imaginez. En visite de votre agaçante belle-mère à la maison de retraite, vous vous planquez dans un coin pour noyer votre mal-être dans la malbouffe, quand vous vous faites alpaguer par une vieille dame bien décidée à vous raconter sa vie. Cauchemardesque ou adorable ? Ici, c'est définitivement mignon.

À travers les récits de Ninny, on découvre donc la vie d'une petite ville d'Alabama dans les années 20 aux années 60, le tout centré sur le Whistle Stop Cafe, le point de rendez-vous de toute la ville. À travers ces tranches de vies parfois décousues dans le temps, ce qui peut perturber un peu (parfois, je ne me souvenais plus si tel personnage était enfant ou adulte à tel moment raconté), l'autrice explore bon nombre de thèmes.
La Grande Dépression et sa cohorte de miséreux, la ségrégation raciale et le racisme, la violence conjugale, l'homosexualité féminine et le féminisme... Le Whistle Stop Cafe apparaît comme un havre de paix où l'on se relève des pires coups de la vie, où le Ku Kux Klan est tourné en dérision, où tout s'arrange par la tolérance, l'amour de soi et des autres. La bonne humeur se mêle à un sentiment doux-amer, à une certaine mélancolie. Le monde n'est pas parfait, mais il existe des refuges où vous pourrez relever la tête, et manger des beignets de tomates vertes.

Ça pourrait être mièvre. J'ai trouvé que ça faisait du bien.
Un peu de douceur dans ce monde de brutes.

Les personnages sont nombreux, et il faut souvent un moment avant de se rappeler qui est qui parmi les personnages secondaires. Mais ils ont tous droit à un beau développement et beaucoup sont particulièrement attachants. On se sent vite chez soi aux côtés de la fracassante Idgie, de la douce Ruth, Sipsey, Big George, Artis, Stump et tous les autres. J'ai trouvé très touchante Evelyn, la quadragénaire en pleine dépression à qui la vieille Ninny raconte toutes ces histoires. Elle se réveille pour se découvrir coincée dans une vie toute tracée qu'elle n'a jamais voulue, sans d'ailleurs savoir ce qu'elle veut vraiment. J'ai aimé sa prise de conscience au fil des souvenirs de Ninny.

J'ai été ravie de découvrir non seulement la recette des beignets de tomates vertes à la fin, mais toutes les autres recettes de Sipsey ! Dommage qu'elles apparaissent dans un format minuscule et très bizarre dans mon édition numérique... Il va me falloir une loupe si je veux en essayer une !

Un vrai livre feel-good.

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date : 12-10-2018
Autant le dire tout de suite. I kill giants ressemble beaucoup à Quelques minutes après minuit de Patrick Ness. Le contexte est très semblable, et la manière de le traiter aussi.
Spoiler(cliquez pour révéler)
(Un/e jeune adolescent/e perdu/e et en colère, confronté/e au cancer de sa mère, à l'absence du père, avec l'intrusion du fantastique sous forme d'un géant aux accents de divinité, d'abord terrifiant mais qui s'avère être là pour aider l'enfant à surmonter ses émotions face à la maladie... et à la mort)

Trop ? En tout cas, ma lecture de l’œuvre de Joe Kelly et Ken Niimura a un peu souffert de la comparaison. Peut-être est-ce parce que je l'ai lu en premier ou parce que le format roman permettait mieux d'approfondir le thème, mais j'ai préféré l’œuvre de Patrick Ness.

Pourtant, ne dit-on pas qu'une bonne image vaut un long discours (bon, Quelques minutes après minuit est illustré aussi) ? C'est d'ailleurs ce qui m'a attiré dans ce comics quand je l'ai feuilleté. Le trait dynamique, un peu rough, en noir et blanc et niveaux de gris, parfois proche du manga, la dégaine déjantée de sa jeune héroïne avec ses oreilles de lapin ou de nounours, que personne ne semble remarquer.
J'ai vraiment apprécié l'utilisation de ces fameuses oreilles dans la narration, d'ailleurs. Elles ne sont pas qu'un accessoire vide de sens pour détacher le design du personnage principal de celui des personnages secondaires. Leur présence ou leur absence en dit beaucoup sur l'état d'esprit de Barbara et sa navigation entre sa réalité et celle des autres.

C'est une petite héroïne vraiment attachante. Son tempérament, sa langue bien pendue (j'aime sa façon de gérer le harcèlement scolaire !), son univers un peu barré et ses fêlures derrière tout ça la rendent très touchante.

Une belle œuvre. Dommage pour moi d'en avoir lu une semblable auparavant, ce qui a atténué son impact, mais je la conseille à tous. J'ai également beaucoup apprécié les bonus sur la création de l'ouvrage (surtout sur le design des personnages).

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date : 07-10-2018
Je crois bien que ce cinquième et dernier opus sera mon préféré de la série !
Ça fait plaisir de la terminer sur cette touche positive, parce que j'avais été un peu déçue des tomes 3 et 4. Je trouvais qu'on y délaissait les personnages de l'Enclos au profit de l'intrigue globale, certes intéressante mais portée par des personnages secondaires trop fades à mon goût.

Alors quelle joie de constater que l'intrigue était ici resserrée sur l'Enclos de Lakeside, de retrouver ses habitants auxquels je me suis tant attachée au fil des premiers tomes. Tout le monde est là : Meg, Simon, Vlad, Bug, Sam et les autres (même les poneys !)... La relation entre Meg et Simon avance toujours à une lenteur frustrante, même pour moi qui ne suis pas fan de romances, mais elle est finalement au cœur du récit : de cet éventuel premier couple inter-espèces dépendra le futur de tout un continent.
La petite touche d'humour bon enfant entre les personnages fait toujours sourire dans le contexte global très sombre de l'histoire.
J'ai aimé détester l'antagoniste de ce tome, il est vraiment odieux, mais du coup très caricatural, sans nuances.

Alors que le tome précédent traitait d'une guerre entre les humains et les terra indigenes, le temps ici est à la reconstruction. Si on passe beaucoup de temps à décrire le repeuplement des villes dévastées, et tous les problèmes matériels que cela implique, je trouve que l'aspect dramatique d'une telle situation est trop peu évoqué. Comme si personne n'avait de proche décédé durant cette période, que personne n'était dérangé de récupérer les affaires d'un mort, de trouver facilement du travail parce que toute une population avait été décimée. C'est peut-être un parti pris de rendre ce renouveau si positif, de s'attarder davantage sur les pertes matérielles et le rationnement de nourriture que sur les pertes humaines, mais je l'ai trouvé parfois déroutant.
Il y a quelques longueurs, comme dans les tomes précédents, mais je les ai trouvé moins lourdes.

Une bonne fin de série, donc, et je serais ravie de retrouver le monde de Namid si l'occasion se représente !

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date : 29-09-2018
La première chose qui m'a interpellée dans ce livre, c'est l'écriture. Il ne m'a fallu qu'une poignée de lignes pour y accrocher totalement, dès la représentation du monde ''vu'' par Perle, la sœur jumelle aveugle du héros. C'est vraiment une belle plume, précise et agréable à lire. Peu de descriptions, parce qu'il y en a peu besoin : en quelques mots bien choisis, sans tartine superflue, l'autrice sait nous faire visualiser son monde.

Un monde pourtant particulièrement riche et bien construit, qui se dévoile un peu plus au fil des chapitres. Chaque début de chapitre nous propose d'ailleurs un texte court, des extraits d'essais ou de discours de personnages, qui introduit ou approfondit un détail de l'univers. Si cela apporte une compréhension claire et rapide de l'intrigue comme de l'univers, ça donne de gros indices sur ce qu'il va s'ensuivre dans le chapitre en question, et gâche parfois la surprise.

La religion d'Hélderion, l'Astracisme, semble paisible et poétique au premier abord (quoi de plus beau que de prier les étoiles ?), mais se révèle vite impitoyable envers ceux qui la questionnent d'un peu trop près, et pour cause... Le thème de la religion est donc très présent dans ce roman, de même que celui du théâtre, qui s'y mêle curieusement bien. C'est vraiment une approche originale.

L'histoire prend souvent des virages tortueux, auxquels on ne s'attend pas. Ça n'est jamais plat et linéaire, et ce n'est pas le genre de roman dont on a l'impression de savoir la fin dès le début. Les différentes parties de la vie de Sonax, le héros, s'articulent bien, de façon très distinctes les unes des autres. J'en ai aimé certaines, d'autres moins et dans lesquelles j'ai ressenti quelques longueurs.

Ce que je ne savais pas, c'est que Métamorphoses se situait dans le même univers qu'un précédent livre de Samantha Bailly, Oraisons. Ce que je savais encore moins, c'est à quel point les intrigues des deux romans seraient liées. C'est à la fois un plus et un moins à la lecture. Un plus, parce que ça enrichit l'intrigue de Métamorphoses, ça donne davantage de corps à l'univers. Un moins, parce que la partie intrigue d'Oraisons est balancée vite fait, plus résumée que développée et que non seulement ça tranche avec le reste de l'intrigue, mais j'ai eu l'impression de louper quelque chose, de manquer de références pour apprécier cette partie de l'histoire. Du coup, j'étais bien moins impliquée émotionnellement dans ma lecture et la fin du roman m'est passée au-dessus de la tête. Ça ne donne même pas envie de lire Oraisons pour rattraper les choses, parce que la fin de Métamorphoses raconte en grande partie ce qu'il s'y passe.
J'aurais aimé être plus informée du lien entre les deux ouvrages dans le résumé du quatrième de couverture pour lire les choses dans l'ordre, et sans doute plus apprécier ma lecture, sans cette impression de rater des trucs.

Tous les personnages ont une personnalité bien développée, très humaine. Personne n'est ni tout noir ni tout blanc et si je ne me suis pas attachée à tous (Jaspe et Trice m'ont beaucoup agacée, mais j'ai été très touchée par Perle), on ne peut nier leur complexité.
Sonax est un personnage très original (je n'aime pas du tout son nom par contre). Androgyne, il est au début particulièrement sensible et empathique, et évolue de façon impressionnante tout au long de l'histoire, parfois en bien, parfois en... moins bien, mais toujours de façon cohérente et humaine.

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La Grèce antique, c'est pas vraiment mon truc. Je ne m'y suis jamais intéressée et de fait, je n'y connais pas grand-chose. Mais sous la plume de Martin Millar, ça valait le coup de tenter.

Le découpage en courtes séquences rend la lecture fluide, de même que l'écriture simple et légère de Millar, qui crée un décalage sympathique entre cette modernité et le cadre antique du roman, que j'associe souvent à quelque chose d'un peu pesant et solennel d'ordinaire. Les nymphes qui sortent des « chouette ! » à tout bout de champ, ou les prières à Athéna qui se finissent par « bisou », on ne lit pas ça tous les jours.

Le mélange entre réalité historique, mythologie et humour fonctionne bien, sans forcer, mais je ne suis jamais vraiment entrée dans l'histoire. Comme si je restais en surface, sans jamais m'impliquer émotionnellement.

Les personnages ont un caractère bien campé, mais je ne me suis pas attachée à eux. Alors que dans les autres œuvres de l'auteur, je trouve toujours quelque chose de touchant chez ses protagonistes qui contrebalance leur côté caricatural, je ne l'ai pas retrouvé ici.

J'ai souri sans jamais rire vraiment. Le thème de la comédie grecque devrait s'y prêter, d'autant plus que la satire est bien présente, mais l'humour tient surtout ici à rappeler très souvent la présence de phallus factices énormes dans la pièce d'un des héros. C'est marrant une ou deux fois (haha, un gros zizi !), mais on finit par se lasser...

C'est un petit livre divertissant sur le moment, mais que j'ai trouvé en-dessous des autres romans de l'auteur (à quand la traduction VF du troisième tome de Kalix ?) et que j'oublierai sans doute assez vite.

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date : 17-09-2018
Je me suis un peu lancée à l'aveugle sur ce roman, je n'avais que vaguement entendu parler de l'adaptation série et ne savais pas vraiment à quoi m'attendre.

J'y ai d'abord trouvé un côté très Desperate Housewives, même si cela s'avère plus sombre et plus réaliste sur bien des points. On retrouve ce genre de petite communauté propre sur elle, très centrée sur les apparences où chacun tente de paraître parfait selon des critères tout à fait irréalistes, gardant bien au chaud ses secrets. Et où on juge en permanence la moindre chose qui puisse apparaître comme un écart ou une faute de goût. Bref, une ville où il fait bon vivre en apparence, mais qui est en vérité carrément aliénante. Un endroit à devenir dingue jusqu'à assassiner quelqu'un. Oh ! Mais dites donc, ne serait-ce pas ce qui est arrivé ?

J'ai beaucoup apprécié le fait qu'outre ne pas connaître le meurtrier, on ne sache pas non plus qui est la victime. Cela rajoute un suspens supplémentaire, on cherche les indices au fil des pages, on tombe sur des fausses pistes... C'est comme si deux enquêtes se mêlaient l'une à l'autre, et à la fois comme si la question de qui il s'agit avait moins d'importance que pourquoi c'est arrivé.
J'étais scotchée au moment de la révélation, le suspens comme l'émotion était à son comble, j'en avais le cœur qui battait à tout rompre ! Il paraît que la scène est encore plus impressionnante dans la série, j'ai hâte de voir ça.
Et je ne me suis pas ennuyée une seconde lors du déroulement du pourquoi. On suit d'une part trois héroïnes au cœur des événements, de l'autre des personnages mêlés de près ou de loin à l'histoire, interviewés par une journaliste.
J'ai à la fois ri et grincé des dents en lisant ces interviews. On a l'impression que les personnages se fichent comme d'une guigne du meurtre, ils ne pensent qu'à déballer leurs commérages et autres mesquineries. Toute cette frivolité contraste bien avec la partie du récit concernant Jane, Céleste et Madeline.

J'avais peur au début que les protagonistes soient caricaturales, car elles sont introduites de manière assez simpliste : chacune mal dans sa peau pour une raison, et qui envie les deux autres pour une autre raison. Mais elles prennent vite de la profondeur au fur et à mesure que l'on découvre leurs secrets, leurs pensées se complexifient d'une très belle manière qui les rend toutes touchantes et attachantes.
Certains personnages secondaires sont assez travaillés pour être attachants également, d'autres sont détestables, et d'autres encore paraissent odieux au premier abord, mais on comprend leur point de vue (Renata, j'ai envie de te détester, mais j'aurais fait pareil à ta place).

C'est un roman très féminisme, et pas seulement par le fait que ses personnages principaux soient en majorité des femmes. Il aborde avec beaucoup de justesse des thèmes actuels, comme la violence conjugale qui n'est jamais aussi simple qu'on le croit, la monoparentalité, les familles recomposées, le harcèlement à l'école, le rapport au corps féminin dans la société...
Parfois, j'ai eu l'impression que certains personnages masculins étaient davantage des accessoires dans la petite vie bien rangée de leur femme, qu'ils avaient rarement l'occasion de s'affirmer, comme Ed, le mari de Madeline, cette dernière décidant sans cesse pour lui ce qu'il est censé aimer ou penser, et on remarque assez vite comme ça finit par l'agacer malgré son bon tempérament. Dans tous les cas, le caractère et les aspirations de ces personnages ne sont pas mis de côté, on a un large panel de personnalités allant du meilleur au pire. Féministe, mais pas misandre, tout de même ! (beaucoup de gens semble confondre...)

Un roman duquel je n'attendais rien, parce que je ne savais pas à quoi m'attendre, mais qui m'a énervée, fait rire, pleurer, trembler... Une très bonne lecture !

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Je suis très déçue par ce tome.
J'étais enthousiasmée par les nouvelles aventures que promettait la fin du tome précédent, qui ouvrait de belles pistes sur ce qui pouvait se passer dans ce sixième opus. Et puis... pouêt.

L'intrigue tarde vraiment trop à démarrer. Pendant les deux cents ou trois cents premières pages, ça n'est que de la mise en place, et même sur un roman de huit cents pages, ça fait long. Surtout quand il s'agit du sixième tome d'une série axée sur l'aventure (et c'est principalement ce que j'y cherchais. Tristesse.).
Cela permet certes de faire la mise au point sur les événements du tome précédent et comment ils ont marqué l'héroïne, Karigan, mais je me suis vraiment ennuyée. En plus, Condor passe complètement à la trappe : il n'est pas mentionné une seule fois durant ces deux cents pages, et on ressent peu ensuite sa complicité avec sa cavalière. Double tristesse.

Cette lenteur m'a aussi laissé le temps de mieux remarquer les petits maladresses de la série, celles qui me passent au-dessus de la tête quand je suis entraînée par l'histoire. Le manque d'originalité, quelques événements mal amenés, les personnages qui servent de faire-valoir à Karigan en chantant à outrance ses louanges, la traduction qui laisse à désirer...

Concernant les personnages, on ne peut pas dire que l'autrice épargne son héroïne. Karigan est vraiment malmenée, que ce soit dans ce tome ou en conséquence du tome 5, aussi bien physiquement que psychologiquement, et j'ai apprécié le fait qu'elle ne guérisse pas en un coup de baguette magique, pour sauver le monde comme s'il ne s'était rien passé.
En revanche, je commence à en avoir ras-le-bol de l'accumulation de triangles amoureux, et j'ai regretté l'absence de certains personnages.

Bref, je vais attendre avec beaucoup moins d'impatience le tome suivant. J'ai l'impression que la série s'essouffle et tourne en rond, perdant les petites choses qui me plaisaient à son début.
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date : 27-08-2018
La fille du roi des elfes est présenté comme l'une des œuvres fondatrices de la fantasy, antérieure même à celle de Tolkien.

J'ai d'abord été charmée par son aspect très proche du conte de fée. L'écriture est descriptive et poétique (sans pour autant verser dans le charabia lyrique), ça se lit bien et ça met des images d'Arthur Rackham plein la tête. La nature est au cœur de la vision de l'auteur : on décrit le passage du temps par la floraison de telle ou telle fleur, et l'émerveillement du Royaume Enchanté passe souvent par sa flore hors du commun ou son crépuscule sans fin.
L'histoire en elle-même ne dément pas les contes d'autrefois, avec son jeune prince qui part conquérir le cœur de la princesse des elfes.

Et puis la lassitude est arrivée. Un conte est agréable à lire quand il est bref. Et si c'est un court roman, La fille du roi des elfes est un conte... long. Très long. Ça s'étire, le caractère des personnages reste effleuré, et la lecture se fait laborieuse, jusqu'à en lire de grands passages en diagonale.

C'est une œuvre que j'ai aimé découvrir pour mieux comprendre les racines d'un genre littéraire qui m'est cher, mais je l'aurais davantage appréciée sans ses longueurs.
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J'ai mis quelques chapitres à m'immerger dans cette France médiévale uchronique, mais une fois lancée, j'ai trouvé cette lecture très entraînante ! C'est le genre de livre à la fois divertissant et pas prise de tête, mais qui ne met pas de côté les qualités nécessaires pour en faire un bon roman.

Le rythme de l'intrigue est soutenu, on ne s'ennuie pas un instant et le suspens est bien présent. J'ai beaucoup aimé la façon dont s'entremêlent les histoires de Kosigan et de son descendant cinq cents ans plus tard, et j'avais hâte de pouvoir faire le lien entre elles. Si la partie 1899 démarre lentement, l'intérêt monte au fil des pages.

L'univers médiéval est crédible (à mes yeux de novice en histoire, pour ce que ça vaut) et les créatures fantastiques bien intégrées, même si un peu nombreuses à mon goût, j'avais un peu l'impression qu'on me balançait une nouvelle race tous les deux chapitres. Le thème de la magie qui disparaît du monde n'est pas nouveau, mais je suis curieuse de voir ce que ça va donner par la suite.

Concernant les personnages, on s'attache vite aux pas de Pierre de Kosigan (même si son côté séducteur de ces dames et sa drague mielleuse m'ont souvent agacée). Vu son côté gouailleur et débrouillard, j'avais un peu peur d'un aspect « je l'avais prévu depuis le début » trop prononcé, mais en fait ça ne m'a pas gênée.
Ses comparses sont sympathiques aussi, et j'espère qu'on suivra leur développement d'un peu plus près au fil des tomes.
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Waouh ! Le roman épistolaire 2.0 dans l'espace, ça déchire !

C'est l'originalité de la mise en page qui frappe au premier abord. Cet ouvrage est présenté sous forme de dossiers, de mails officiels et moins officiels, de transcriptions de vidéos, de délires typographiques d'une IA qui a pété un bit, de remarques en post-it, de conversations chat pleines de fautes de frappe...
J'avais très peur de ne pas adhérer. C'était attrayant, sophistiqué, mais tout ça me semblait... froid, sans émotion. Allais-je réussir à ressentir quelque chose ? Sentir la tension, la peur, les peines, les joies à travers une pile de compte-rendus ? M'attacher aux personnages ? Si vous avez hésité comme moi, si vous avez reposé le livre en librairie à cause de ça, alors reprenez-le. MAINTENANT.
J'ai été embarquée tout du long, incapable de lâcher mon bouquin, le cœur battant à chaque compte à rebours, retenant une larme ou deux à chaque moment de peine.

Et si la forme est magistrale, elle ne sert pas de cache-misère à un fond faiblichon. Et je l'écris en n'appréciant pas spécialement les aventures spatiales, qui ont rarement su accrocher mon attention. Je suis d'ordinaire plus dragons et magie que course-poursuites en vaisseaux spatiaux, avec option IA psychopathe et autre (mais chut, je ne vous en dit pas plus...)
C'est une excellente intrigue, pleine de ramifications, qui devrait tant plaire à un lectorat adolescent qu'adulte. Le rythme est haletant, sans précipitation ni temps mort, et aligne les rebondissements jusqu'à la dernière page.

Concernant les personnages principaux, j'ai souvent tiqué devant leur côté adolescents « trop doués » (surtout Kady), mais c'est contrebalancé par leur caractère approfondi et nuancé, qui se démarque des clichés et surtout qui reste crédible pour qu'adolescents malgré tout. Kady est très volontaire, presque agressive à force de refouler ses émotions, mais passionnée. Ezra est d'un romantisme sincère mais souvent un peu pataud.
Et AIDAN. Je ne m'attendais pas à ce que l'IA soit un personnage si nuancé, à la fois effrayant et assez émouvant à sa manière.
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(Le choc quand on apprend qu'il se faisait passer pour Ezra !)[/spoiler]
J'ai eu un peu de mal à accrocher aux conversations privées en chat des personnages, que ce soit principaux ou secondaires, un peu à cause des abréviations et fautes de frappe (même si ça les rendait plus crédibles), mais aussi parce que parfois... elles ne volaient pas haut ! [spoiler](surtout celles d'Ezra et Jimmy, ce qui ne m'a pas empêchée d'avoir la gorge nouée quand ce dernier est mort.)


J'ai quelques réserves sur la suite, parce que j'ai peur ne pas aimer autant que ce premier opus. Mais en même temps, j'avais peur de ne pas aimer le premier tome, alors... Vite, la suite !
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date : 14-08-2018
Et une réécriture de la Belle et de la Bête, une !
J'ai toujours une petite appréhension quand je lis une revisite de conte, parce que cela peut donner du bon comme du très mauvais. Mais ici, l'autrice reprend la trame à sa sauce, en l'adaptant sans recracher bêtement l'histoire d'origine.

L'univers est un peu trop simple, mais agréable à parcourir. On a vite une idée globale de la situation du monde (ou en tout cas de deux pays) : les humains au sud, les méchantes-mais-en-fait-non-fées au nord, les vraies-méchantes-fées du pays voisin prêtes à tout conquérir. Comme j'ai lu le livre en anglais, cette simplicité ne m'a pas dérangée, bien contente de trouver mes marques rapidement. Et puis je ne peux pas résister à une histoire de fées...

J'ai eu du mal à m'attacher aux personnages, surtout à Feyre qui réunit toutes les cases de l'héroïne rebelle/courageuse/trop incomprise lambda de la mode YA. Sa famille doit détenir la palme de l'ingratitude et j'ai eu tendance à les détester au début, mais finit par être assez nuancée pour réserver des surprises, surtout Nesta que j'ai apprécié. Tamlin ne m'a pas spécialement interpellée, je l'ai trouvé un peu fade, même si sa romance avec Feyre n'est pas trop mièvre et plutôt bien amenée.
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(mais je flaire le gros triangle amoureux avec Rhysand !)[/spoiler]

Au niveau de l'intrigue, ça se tient et on ne s'ennuie pas. Si certaines choses me faisaient tiquer au début, elles trouvaient toutes ou presque une explication en cours de route.
Par contre, je n'ai pas aimé la fin. J'y ai trouvé trop de retournements de situation un peu grossiers [spoiler](je n'ai même pas compris comment Feyre se retrouve transformée en Fae)[/spoiler], et je me suis ennuyée durant les épreuves. [spoiler](Elles appuyaient surtout pour moi le fait que Feyre n'a qu'un petit pois à la place de la cervelle et qu'elle a bien mérité ses mésaventures. Elle va bêtement sauver Tamlin sans l'ombre d'un plan et entre dans le jeu d'Amarantha et de Rhysand sans réfléchir un instant alors que les marchés sont passés de manière tellement évidente pour qu'elle n'ait pas la moindre chance de gagner dès le départ... Maiiiis, elle gagne quand même parce que l'autrice le veut et par le pouvoir du twist final...)


Bref, une lecture divertissante à laquelle j'ai trouvé de bons et de mauvais côtés.
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