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Liste des extraits

Chapitre deux :

*Ronan*

«…

10 mars

Chère Cyber Espionne

Juste quelques infos pour nourrir ta petite cervelle de linotte :

1. Je ne suis pas Colin Farrell, je suis Ronan Fitzpatrick. Vas-y, ouvre Google. Tu vas voir, ça en vaut la peine.

2. Ta petite fixette sur l’anatomie masculine me laisse à penser que, 1) tu n’as pas de vie, et que, 2) ça fait une peeeetit moment qu’on t’a pas sautée.

3. Puisque tu te donnes le droit de publier ce genre de commentaires sur le physique d’autrui, tu pourrais avoir le courage d’assumer ton identité. L’anonymat, c’est pour les lâches.

Mes conseils :

1. Tu fais des recherches et tu vérifies l’identité des gens que tu harcèles. Pour info, tendre l’oreille deux secondes pour repérer les gloussements féminins, c’est PAS de la recherche.

2. Sors prendre un verre. Parle à un mec. Fais-toi baiser. Prends le temps de nettoyer les toiles d’araignées qui ont dû s’amonceler autour de ta petite culotte. Tu verras, ça fait des merveilles à l’humeur.

3. Poste une photo de toi. Publie ton nom. Voyons si tu peux supporter les critiques aussi facilement que tu les écris.

Et ne me remercie pas, c’est gratuit.

Ronan Fitzpatrick.»

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Chapitre trois :

*Annie*

«…

10 mars

Cher M. Fitzpatrick,

Veuillez accepter mes plus sincère excuses.

Si j’avais su que mon humble petite publication allait vous mettre dans tous vos états, j’aurais fait l’effort de vous l’envoyer en amont et d’arranger un rendez-vous afin de discuter des termes employés. Malgré les fringues de Leprechaun et les chaussures de Hobbit, je ne vais pas le nier, je ne dirais pas non à ce que vous plongiez la tête la première dans mon chaudron rempli d’or, surtout après vous avoir vu en cycliste. Quoique, avec un complexe de supériorité comme le vôtre, je ne serais pas surprise d’y découvrir une chaussette de rembourrage. Laissez-moi deviner, vous conduisez une très grosse voiture… Hein ? Un modèle avec des cylindres pour compenser vos propres déficiences ?

Oh, et aussi, merci d’avoir prouvé que nos priori sur les Irlandais sont 100 % avérés. Maintenant, je sais que la prédisposition à l’hystérie de votre belle nation n’a pas été exagérée.

Bravo bravo, mon grand. Continue sur ta lancée. Tu vas droit dans le mur.

Cordialement.

Une Cyber Espionne.»

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C’est vrai que quand j’avais récupéré le portable d’Annie dans sa voiture, j’avais d’abord été absolument furieux. Je m’étais senti trahi et rageur. Je n’arrivais pas à croire que j’avais encore été pris pour un con par une femme. Le portier qui travaillait dans mon immeuble, Jeffrey, et avec qui j’avais développé une relation plutôt amicale, avait choisi le mauvais moment pour me demander comment ma journée s’était déroulée, et avait reçu un hurlement de psychopathe en réponse :

— GÉNIAL, JEFFREY, PUTAIN DE GÉNIAL, JOURNÉE DE MES COUILLES.

On était un peu en froid depuis.

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Chapitre 8

Annie

— Je suis désolée, je suis vraiment désolée.

Il fit un geste d’indifférence alors que la vendeuse derrière le comptoir arrivait à notre table avec un chiffon et lui demandait s’il allait bien.

— Je vais bien, répondit-il, à elle comme à moi.

Il engloutit la distance qui nous séparait et posa ses mains sur mes bras. Il ne devait pas apprécier l’expression sur mon visage parce qu’il pencha le sien et répéta :

— Vraiment, je vais bien.

— Je ne sais pas marcher, et, apparemment, je ne sais pas avaler non plus.

Il émit un petit claquement de langue.

— Ah, ça n’m’arrange pas.

Mes yeux s’écarquillèrent, mais je restai bouche bée lorsqu’il continua sur sa lancée.

— Je préfère quand les femmes avalent, mais bon, je fais avec quand elles crachent…

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Il nous fallut vingt bonnes minutes avant d’atteindre la ville. Je dépassai un petit glacier rétro et fit demi-tour pour me garer devant. Annie jeta un œil par la fenêtre.

- On va là ? demanda-t-elle avec curiosité.

- Il est temps que tu manges, non ? Tu n’as rien pris depuis le petit-déj, dis-je en levant une main pour remettre une mèche derrière son oreille.

Elle ne protesta pas. Je laissai glisser mes phalanges contre son cou, juste une seconde, en savourant l’étoffe soyeuse de sa peau. Elle trembla. Ouais, elle me voulait aussi clairement que je la voulais. Elle était juste bien meilleure que moi pour le cacher, et maintenant je savais pourquoi.

- Tu sais, contrairement à ce que tu penses, je me nourris pas exclusivement de desserts. Tu serais un très mauvais père. Tu donnerais que du sucre à tes gosses, hein ?

- Ha ha, très drôle. Allez, viens.

- Je viens, mais à une seule condition, dit-elle en levant une main.

- Tu veux que je te lèche ? T’as même pas besoin de demander…, rétorquai-je du tac au tac.

Elle prit une inspiration.

- Ronan, tu es…

- Shhh, je sais, je suis un garçon très vulgaire. J’écoute ta condition, chérie.

À ma grande surprise, elle haussa les sourcils, joueuse, même si ses joues avaient rougi.

- Je prends de la glace, mais seulement si tu en prends aussi.

- Pas de problème, du moment que tu l’écrases sur toi d’abord.

Je pouvais voir qu’elle dissimulait un sourire, maintenant.

- Mon dieu, t’es insupportable. Non, pas sur moi. Dans un cornet, comme une personne normale qui aime manger de la vraie nourriture une fois de temps en temps, et pas seulement pour refaire le plein d’énergie.

Je n’avais vraiment, vraiment pas envie de manger de la glace, majoritairement parce que je ne voulais pas massacrer mon régime strictement planifié. N’empêche que je pouvais peut-être tourner cette condition à mon avantage.

- Hmm, je prendrai de la glace… comme une personne normale… Si tu me laisses te poser cinq questions sur toi. Tu dois dire la vérité. Et tu n’as pas le droit de parler boulot.

Elle plissa les yeux.

- Deux questions.

- Trois, et marché conclu, fis-je en tendant la main. En plus, il faut bien que j’apprenne des choses sur toi si on veut faire croire aux gens que nous sommes un vrai couple.

Elle poussa un soupir. Le visage un peu triste (du regret peut-être ?), elle me serra la main.

- D’accord, mais tu n’as pas le droit de prendre de la vanille.

Je lui jetai un regard limpide.

- Annie, je ne fais jamais dans le conventionnel.

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— La vue te convient ?

Son regard s’éveilla instantanément. Elle était si concentrée sur mon corps qu’elle ne m’avait même pas vu me réveiller. Eh oui, j’étais plutôt satisfait de mon effet. J’aimais son regard sur moi, la façon qu’elle avait de m’observer comme un éclair au chocolat.

Elle s’éclaircit la gorge, les joues rouges.

— J’étais juste en train… d’étudier ton tatouage.

Je baissai les yeux sur l’encre épaisse qui ondulait d’une clavicule à l’autre. Mo teaghlach, mo chroí.

— Heureusement qu’il est là, hein ? souris-je en m’approchant. Sinon, t’aurais dû admettre que tu me matais.

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Il fit un geste d’indifférence alors que la vendeuse derrière le comptoir arrivait à notre table avec un chiffon et lui demandait s’il allait bien.

— Je vais bien, répondit-il, à elle comme à moi.

Il engloutit la distance qui nous séparait et posa ses mains sur mes bras. Il ne devait pas apprécier l’expression sur mon visage parce qu’il pencha le sien et répéta :

— Vraiment, je vais bien.

— Je ne sais pas marcher, et, apparemment, je ne sais pas avaler non plus.

Il émit un petit claquement de langue.

— Ah, ça n’m’arrange pas.

Mes yeux s’écarquillèrent, mais je restai bouche bée lorsqu’il continua sur sa lancée.

— Je préfère quand les femmes avalent, mais bon, je fais avec quand elles crachent…

— Ronan !

Je frappai son torse. Je ne savais pas depuis quand nous étions assez intimes pour que je puisse le taper spontanément pour le punir de ses provocations, mais voilà.

Un autre rire gronda dans sa poitrine, et il n’eut même pas la décence d’avoir l’air honteux.

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— Et maintenant, qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-il, les yeux plissés et fixés sur moi.

— Rien.

— Si, y’a quelque chose qui cloche. Tu respires bizarrement et tu es tellement tendue… Si tu ne peux pas te détendre, on va s’arrêter ici, et je vais te relaxer avec un massage… ou un orgasme.

Je laissai échapper un rire surpris et spontané, un petit grognement porcin, et couvris immédiatement ma bouche de la main qui avait tenu sa hanche. En réponse, son rire (un aboiement étonné, supposément provoqué par mon propre gloussement de cochon) me fit rire plus fort encore.

— C’est quoi ce bruit ? Est-ce que tu… renifles ?

Il serra mon épaule tandis que nous traversions la rue, la voix pleine d’amusement.

Je grognai de rire, incapable de m’arrêter (parce que mon rire est un son hybride, entre le cochon et l’alligator, à moins que je ne me pince le nez, ce qui provoque de toute façon une crise de hoquets), et il repartit de plus belle. Secoués par des éclats de rire perpétuels et motivés l’un par l’autre, nous dûmes nous arrêter devant un vendeur de vélos pour reprendre notre souffle. Je ne pouvais pas le regarder sans être prise d’un gloussement incontrôlé ; j’essayais de garder mes yeux fixés sur le goudron jusqu’à ce qu’il me tire à lui et m’enlace.

J’étais si paralysée par ma propre hilarité que je ne le repoussai pas ; j’enfonçai mon visage contre sa poitrine, les mains sur le col de sa veste, et écoutai le bruit doux et sourd de son rire affaibli. Il avait un rire superbe et attirant et chaleureux. Le mien ressemblait au cri de séduction du Yéti.

— T’as…

Il se tut un instant, reprit son souffle, leva une main pour essuyer ses yeux, et attendit que je lève le regard vers lui.

— Ah, putain… (Il secoua la tête, un sourire aux lèvres. Je savais qu’il essayait de se contrôler pour ne pas sombrer de nouveau dans notre spasme d’hilarité.) T’as le rire le plus surprenant que j’ai jamais entendu.

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Camouflage Spécial Boîte Mail : stratégie imparable qui consiste à prétendre vérifier ses e-mails sur son portable, tout en prenant des photos de la personne en face de soi.

A utiliser : dans les situations où il est socialement acceptable de lire ses mails, c-à-d autour d’un café, pour un dîner en solo, en attendant les transports.

A éviter Absolument : quand il n’y a pas de réseau.

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Après ma douche, alors que j’enfilais mes chaussures, assis sur un banc, Sean apparut. Il avait une serviette autour de sa taille et une paire de tongs hors de prix aux pieds. Il se planta devant moi nonchalamment. Je haussai un sourcil vers lui ; il laissa échapper un long soupir de souffrance, édition bourgeoisie ennuyée.

— Bon, allons droit au but. Qu’est-ce que tu dirais de reprendre Brona dans ton pieu ?

J’éclatai de rire.

— Ouais, allons droit au but. T’es défoncé ou quoi ?

— Je m’emmerde, Fitzpatrick. Malheureusement, Bunny est collante comme du scotch double-face. Et maintenant, elle parle de mariage et de bague de fiançailles. Il est temps que je passe à autre chose. Si t’es toujours intéressé, je peux m’arranger pour qu’elle coure dans tes beaux bras puissants de prolétaire. Comme ça, on pourrait enterrer la hache de guerre, tous les deux.

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