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Extrait ajouté par alienor44 2021-05-04T16:48:50+02:00

Il déchiffra tant bien que mal le manuscrit et s'arrêta subitement sur les mots : "chambre de compression" et "cellule"

Il leva la têt et regarda une photo en gros plan de Merete Lynggaard, accrochée au-dessus de la table. Les mots "chambre de compression" déboulèrent de nouveau dans sa tête

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Extrait ajouté par alienor44 2021-05-03T18:32:49+02:00

Assad haussa les épaules.

"Je n'ai pas fait beaucoup d'études, chef. Mon père avait une petite société qui vendait des conserves. Je sait tout sur la durée de validité d'une boîte de tomates pelées par cinquante degrés de chaleur."

Carl essaya de sourir

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Extrait ajouté par alienor44 2021-05-02T15:08:49+02:00

Alors, Carl prit la dernière feuille. Elle était presque effacée, comme si on l'avait sortie maintes fois de la mallette. Il la tourna et la retourna et déchiffra les phrases mot par mot :

"Je croyais que nous nous comprenions, Merete. Toute cette histoire me blesse profondément. Encore une fois, je t'en supplie, garde cela pour toi. Je suis en train de me défaire de tout".

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Extrait ajouté par alienor44 2021-05-02T13:49:30+02:00

Ni l'un ni l'autre n'avaient entendu Lis arriver.

"Je vous apporte encore deux affaires. C'est la circonscription du Sud-Est Sjaelland qui vous les envoie." Le parfum de LIs pouvait rivaliser avec l'encens d'Assad, mais l'effet était tout différent. "Ils sont désolés, mais ils ont eu des gens en congé maladie".

Elle tendit les classeurs à Assad qui les réceptionna d'un geste solennel, et elle adressa à Carl un coup d'œil à faire damner un saint.

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Extrait ajouté par alienor44 2021-05-01T18:09:43+02:00

"Il faut que tu le perces, Merete, allons", sanglota-t-elle en faisant une nouvelle tentative. Elle faillit vomir le rest infime de liquide que contenait son estomac. Il fallait qu'elle vide l'abcès, mais c'était au-dessus de ses forces. Elle en était tout simplement incapable.

Alors, elle rampa jusqu'au sas pour voir ce que le seau contenait ce jour-là. Peut-être y avait-il quelque chose qui la soulagerait. Et si elle versait un peu d'eau directement sur l'abcès, cela calmerait peut-être un peu l'inflammation.

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Extrait ajouté par alienor44 2021-05-01T13:04:09+02:00

"Birger Larsen vous a certainement expliqué que je mène une ultime investigation sur la disparition de Merete Lynggaard, avant que l'affaire ne soit définitivement classée. C'et pour cette raison que je dois savoir tout ce qui pourrait m'aider à comprendre les faits et gestes de Mlle Lynggaard pendant les deux jours qui ont précédé sa disparition, et dans quel état d'esprit elle était. J'ai l'impression qu'à l'époque où l'enquête a été mené, la police en est arrivée assez vite à la conclusion qu'elle était tombée à l'eau à la suite d'un accident. A juste titre sans doute, et si c'est le cas, nous n'arriverons jamais à aucune certitude à ce sujet. Après avoir passé cinq ans dans la mer, le corps n'existerait plus depuis longtemps."

Ils hochèrent tous affirmativement la tête. Sérieux et, d'une certaine manière désolés. Tous ces gens avaient été des compagnons de route pour Merete Lynggaard, à l'exception peut-être de la princesse héritière nommée récemment.

Ils hochèrent tous affirmativement la tête. Sérieux et, d'une certaine manière, désolés. Tous ces gens avaient été des compagnons de route pour Merete Lynggaard, à l'exception peut-être de la princesse héritière nommée récemment.

"Beaucoup d'indices, dans notre enquête, plaident effectivement pour un accident. Il faut donc être maniaque pour croire à autre chose. Mais nous sommes de satanés sceptique, au département V, c'est certainement pour ça qu'on nous a désignés pour accomplir cette mission". Ils eurent un petit sourire, ce qui signifiait qu'au moins, ils l'écoutaient.

"Je vais vous poser une série de questions et, si vous avez une réponse, n'hésitez pas à réagir".

De nouveau, tous hochèrent la tête.

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Extrait ajouté par alienor44 2021-05-01T08:16:22+02:00

Le rapport de la police était simple et concis, rien à voir aves les comptes rendus des journalistes pour qui c'était un sujet en or.

Dans la deuxième voiture, une petite fille et son père avaient été tués sur le coup. C'était une tragédie, car seul le grand garçon s'en était sorti à peu près sans dommage. La mère, enceinte, était sur le point d'accoucher ; ils se rendaient à l'hôpital. Pendant que les pompiers se battaient pour éteindre le feu sous le capot de la voiture, elle avait donné naissance à des jumeaux, la tête posée sur le corps sans vie de son mari et les jambes broyées sous le siège de la voiture. Malgré des efforts acharnées des équipes de sauvetage pour les sortir du véhicule, l'un des bébés était mort et la presse avait trouvé ses gros titres pour le lendemain de Noël.

Assad lui montra les articles des feuilles de chou locales et des grands quotidiens nationaux. Ils avaient tous compris la valeur journalistique de la nouvelle. Les photos étaient atroces. La voiture dans l'arbre, la route défoncée, l'accouchées entrant dans l'ambulance avec un préadolescent en larmes à côté d'elle. Merete Lynggaard au milieu de la route sur une civière, le masque à oxygène sur la tête, et Oluf assis sur la mince couverture de neige, la peur dans les yeux, refusant de lâcher la main de sa sœur inconsciente.

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Extrait ajouté par alienor44 2021-04-29T13:43:37+02:00

Merete ne mit pas longtemps à s'habituer à l'augmentation de la pression. Ses oreilles bourdonnèrent pendant quelques jours, puis cela disparut. Non le pire n'était pas la pression.

C'était la lumière éclatante, au-dessus d'elle.

La lumière perpétuelle était cent fois pire que la nuit permanente. Elle lui révélait la misère de sa vie. Une pièce déserte et glaçante. Des murs gris sale, des angels vifs. Les seaux gris, la nourriture incolore. La lumière lui imposait la laideur et le froid. La lumière l'obligeait à admettre qu'elle ne fracturerait pas cette pièce blindée. Qu'elle ne passerait jamais la porte encastrée en empruntant le sas par lequel ou la maintenait en vie. Que cet enfer bétonné était son cercueil et sa tombe. Impossible de fermer les yeux et de glisser dans l'inconscient quand elle voulait. Même lorsqu'elle avait les yeux fermés, la lumière l'écrasait. Il fallait que la fatigue la terrasse pour que le sommeil l'en délivre.

Et le temps devint infini.

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Extrait ajouté par alienor44 2021-04-28T15:54:40+02:00

Carl voulait s'arrêter à Hornbaek, à la clinique spécialisée dans les lésions de la moelle épinière.

"Je garde la voiture, Assad. Tu veux bien prendre le train pour rentrer ? Je te déposerai à Koge où tu auras un direct pour Copenhague." Assad fit signe que oui, mais il n'avait pas l'air content. Au fait, Carl ignorait où il habitait. Un jour ou l'autre, il devrait lui poser la question.

Il regarda son drôle d'assistant :

"Demain, on s'attaque à une autre affaire, Assad. Celle-ci est mort-née."

Cette nouvelle non plus n'eut pas l'air de le réjouir.

A la clinique, on avait transféré Hardy dans une autre salle et il n'avait pas bonne mine. Son teint n'était pas encore livide, mais l'obscurité guettait derrière ses yeux bleus.

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Extrait ajouté par alienor44 2021-04-27T19:18:44+02:00

Ce n'était pas vrai, mais Assad l'avait lu, et il n'avait pas cessé d'en parler, d'un bout à l'autre de leur périple sur les routes du Nord-Sjælland.

"Il est resté cinq mois à l'hôpital. Il souffrait de sérieuses hémorragies au foie, à la rate et aux poumons, ainsi que de troubles de la vue."

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