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Commentaires de livres faits par MissDupont

Extraits de livres par MissDupont

Commentaires de livres appréciés par MissDupont

Extraits de livres appréciés par MissDupont

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 13-11
Bordage serra les maxillaires et prit tout à coup un peu de couleur. «On va recevoir un blâme pour ça, vous le savez, hein?
- Je suis désolé, chef.
- Si seulement je vous croyais... J'ai eu des nouvelles de Claude Casavant, le commandant du poste 20, à Montréal. Il y a apparemment des limites à la longueur de son bras. Vous allez devoir témoigner en cours au sujet de la mort du jeune hispanophone d'Hochelaga-Maisonneuve. Bravo. C'est de la belle visibilité pour un enquêteur de la SQ. Le capitaine St-Maurice aurait aimé vous serrer la main et votre cou.»
Martel ne baissa pas les yeux. Il n'attendait que le moment où Bordage allait ancrer ses prunelles dans les siennes pour le faire fléchir. Il s'en savait capable.
«Vous dites rien?
- Qu'est-ce que vous voulez que je dise, chef? Que je regrette? Évidemment que je regrette d'avoir vu un jeune homme s'éliminer pour pas avoir à endurer la peine que lui aurait causée l'absence du petit crisse de fendant qui le baisait entre deux fix.»
Bordage daigna regarder Martel. «Dites donc! Quand on pense qu'on a tout vu! Êtes-vous en train de me dire que vous êtes la victime du suicide de...
- Eduardo Ramos.
- ...que vous êtes celui qui a été le plus affecté par sa mort?
- J'essaie de vous dire que c'est une pure perte qui est dommage, mais que je suis pas responsable. C'est lui qui a appuyé sur la détente. Son suicide était un aveu. C'est grâce à sa mort que j'ai fait parler Manny Morales.
- Grâce à sa mort, vous dites? Pour obtenir quoi en retour?
- Des informations qui ont permis de circonscrire les recherches et d'établir que le Chercheur d'âme s'appelle probablement Gilbert Amber.
- J'aime bien le mot "probablement".
- C'est peut-être juste un faux nom. Si ça peut vous rassurer, je pense que je risque beaucoup plus que vous d'être la cible de moqueries des médias, chef. S'il y en a, bien entendu.
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date : 01-11
Je fêtais mes huit ans lorsque l'alarme sonna. En fait, il s'agissait plus d'un coup de téléphone que d'autre chose. Mes parents ont répondu, et je me souviens que trop bien de leurs regards apeurés. C'était la première fois que je percevais ce qu'ils ressentaient sans avoir à le deviner.
- Oracle, a ordonné ma mère, va vite prendre des vêtements dans ta chambre et redescends immédiatement.
La nervosité commença à me gagner alors que je montais à l'étage, comme un étau qui se resserrait lentement autour de ma gorge. Pourquoi devions-nous nous dépêcher? Comment pouvais-je percevoir la peur de mes parents?L'instinct? Je ne comprenais pas le drame qui allait se produire. Je me rendis rapidement dans ma chambre en me demandant ce qu'il se passait. Je pris un petit sac, mis ma poupée favorite à l'intérieur, car je ne voulais pas l'abandonner, ainsi que du linge attrapé au hasard. Lorsque je retournai au rez-de-chaussée, ma mère me prit dans ses bras et courut rejoindre mon père qui était à l'extérieur. Au loin, j'entendis un loup hurler. Puisque nous habitions en montagne, nous avions l'habitude d'en entendre, mais ce hurlement n'avait rien d'ordinaire. Il laissait sous-entendre que quelque chose de terrible allait se produire. Je me retins d'éclater en sanglots. Une fois que nous fûmes tous installés dans la voiture, mon père démarra et appuya sur l'accélérateur. Nous roulâmes pendant des heures. C'est du moins l'impression que j'eus. Mes parents ne prononcèrent pas un mot, et j'avais le sentiment que mon père roulait plus vite que d'habitude. Comme si nous avions le diable à nos trousses.
- Maman, où allons-nous? ai-je alors demandé.
- Dans un endroit sûr.
Ce fut sa seule réponse.
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Oser t'aimer écrit par Emilia
date : 01-11
- Continue, j'en veux encore, ne t'arrête pas!
Elle me fixe quelques secondes et m'embrasse alors avec intensité. Un sentiment de désir s'empare de moi. Ses lèvres sont chaudes et sucrées, et je ne peux plus m'en passer. Je n'ai jamais connu ça avec un garçon, et un tas de questions se bousculent dans ma tête : est-ce que les lèvres des filles sont mieux? Est-ce que je ne suis tombée que sur les mauvais garçons? Est-ce qu'Heather me plaît réellement?
Je n'ai pas envie de trouver de réponses pour l'instant, je veux juste me laisser porter par l'ivresse de ses lèvres sur les miennes et qu'elle continue à m'embrasser comme elle le fait. Elle attrape ma nuque pour intensifier le contact de nos baisers et je me surprends à pousser un soupir de désir. Elle s'arrête et guette encore ma réaction, je passe une main sur mon dos pour l'attirer tout contre moi.
- Ne t'arrête pas, j'aime le contact de tes lèvres sur les miennes, je veux encore les sentir!
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date : 01-11
Un jour qu'ils avaient peut-être quatre ans, j'étais à la salle de bain, la porte ouverte, même si j'avais mes règles. Je me suis tournée pour atteindre le tiroir contenant les tampons, et, quand j'ai repris ma position, je les ai trouvés dans l'embrasure de la porte, tous les deux m'observant intensément.

- Les garçons, laissez maman, je suis à la toilette. J'ai presque fini.
Ils n'ont pas bougé, continuaient de me fixer. Je restais assise sur la toilette, ne sachant plus ce que je devais faire. Je me suis fâchée en insistant, mais à ce moment, plutôt que d'obéir, Vanya s'est agenouillé et a incliné la tête pour mieux me détailler.

Le souffle court, j'ai inséré le tampon en vitesse, me suis rhabillée et me suis enfermée dans ma chambre. Je suis restée longtemps assise sur le lit, une main sur la bouche. Je ne voulais plus sortir. Par la suite, je n'ai plus jamais utilisé la salle de bain sans fermer la porte à clé, même pour me brosser les dents.
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La pièce lui semble soudain étouffante. Juliette va à la fenêtre et soulève l'épais rideau de velours. Elle regarde dehors à travers la vitre sale.
Il fait plus frais car l'air s'infiltre par les fentes du verre brisé.
Dehors, le vent hurle et agite les branches des arbres qui ressemblent à de fragiles squelettes.
C'est une nuit de pleine lune. Celle-ci luit comme une pièce d'argent dans le ciel violacé. On a annoncé de la neige la radio. La lumière de la lune donne au jardin un air irréel, surnaturel.
Qu'y a-t-il derrière ce buisson? Juliette plisse les yeux. Des écureuils? On dirait qu'ils se tiennent par la patte et qu'ils dansent en rond, d'abord d'un côté, puis de l'autre.
Non.
Ce ne sont pas des écureuils, bien sûr, mais des feuilles mortes qui tournent dans le vent.
«Arrête ça, ma fille, se sermonne-t-elle. On a déjà enfermé des gens pour moins que ça.»
Juliette s'efforce de reprendre son rêve, de transformer les feuilles mortes en écureuils qui sautillent. C'est plutôt drôle, mais le vent a changé de direction, emportant les feuilles avec lui. Le rêve est brisé.
Soudain, Juliette est parcourue d'un frisson. Le visage de la petite fille flotte dans son esprit... elle tente de chasser cette image. Reculant, elle commence à refermer le rideau lorsque quelque chose attire son regard.
Une vieille auto semble stationnée devant la maison.
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La main de l'homme glisse amoureusement sur la reliure de cuir brunie, presque noircie. Ses doigts en contournent les formes, chaque aspérité. Il caresse, cajole l'objet de sa vénération. Il en éprouve une grande satisfaction, bien plus grande que d'habitude. Son plaisir est tel qu'une douce chaleur s'empare de son entrejambe, s'infiltre à l'intérieur de son sexe qui se dresse de contentement. D'un geste sensuel, presque charnel, il lisse le bord de la tranche. Du bout de l'index, il suit chaque lettre, chacun des symboles gravés sur la couverture qu'il rabat ensuite avec précautions, ne souhaitant pas abîmer la fragile peau humaine qui a servi à la confectionner. Respectueusement, il tourne les pages une à une et sans se presser. Le texte défilé en lettres écarlates, presque noires. Ses yeux suivent les psaumes, déchiffrent les incantations écrites à l'encre de sang. Il sait que ce qu'il cherche est là, dissimulé au cœur du volume sacré. Patiemment, il poursuit une page après l'autre. Il met peu de temps à la trouver. La prophétie. Celle annoncée depuis si longtemps. Il lit chacun des mots. Se les approprie. Se les répète en les savourant, même s'il les connaît par cœur. Au même instant, une main se pose sur son épaule. Il ne sursaute pas, ne se sent nullement pris en flagrant délit. Au contraire, son membre se durcit juste un peu plus. Sans se retourner, son regard toujours plongé dans le vénérable livre, il prend la parole d'une voix suave.
- Nous y sommes, mère. Le temps est enfin venu.
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William commença par lui enlever son manteau immédiatement après avoir fermé la porte et l'avoir verrouillée. Ils se touchaient comme si c'était la dernière journée de leur vie. De l'entrée de l'appartement jusqu'à la chambre, ils avaient eu le temps d'enlever tous leurs vêtements. William la déposa délicatement sur le lit encore défait du matin, le lit était frais et sentait encore le parfum de Jessica. William l'embrassa d'un beau et long baiser, Jessica promena ses mains sur tout le corps de William, elle sentait ses muscles se raidir dans sa main. William descendit vers son pubis et chercha de sa langue son petit bouton du plaisir, ce clito qui était petit devint un peu plus gros et William le caressa du bout de sa langue jusqu'à ce que Jessica laisse sortir, de sa voix tremblante de joie, un petit cri d'extase, et lui donna presque l'ordre de la pénétrer. Dans un mouvement lent et doux, ils se caressèrent et s'embrassèrent jusqu'à ce que William laisse aller un soupir de satisfaction et Jessica eut un orgasme. Les deux étaient en sueur, tellement qu'ils durent laver les draps et refaire le lit. Ils prirent ensuite une douche et, comme d'habitude, ils se caressèrent encore, mais plus calmement. Ils s'habillèrent et sortirent marcher. Ils allèrent prendre un café et discutèrent.
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- Mes condoléances Alicia.
«Qu'ils aillent tous chier, avec leurs maudites condoléances», pensa rageusement Alicia alors que les rares personnes présentes quittaient le cimetière. Cependant, elle ne démontra aucun signe d'animosité, à l'image de la fille sage et respectueuse qu'elle était, et offrit un sourire las en guise de remerciement à celui qui avait été le patron de sa mère.
Pourtant, elle aurait pu projeter sa rage au visage de l'homme ventru en toute légitimité, puisqu'il était en grande partie responsable de son décès. En effet, le propriétaire du bar Le loup hurleur avait insisté pendant de nombreuses années afin que la mère d'Alicia subisse une intervention d'augmentation mammaire. «Ce serait bon pour les affaires, qu'il n'arrêtait pas de lui répéter, ce serait bon pour tes pourboires.» Devant son refus obstiné, il avait même proposé de lui prêter une partie du montant nécessaire, à un tau d'intérêt amical, bien entendu. Puis, au fil du temps, après des années de harcèlement quasi continu, elle avait fini par abdiquer. Son patron avait raison, avait-elle fini par se convaincre, elle n'était plus aussi «fraîche» qu'auparavant, elle n'était plus de taille à compétitionner contre les jeunes poules aux seins fermes et à la taille fine qu'il venait d'engager. Toutefois, le problème demeurait le même : n'ayant que peu de moyens depuis son divorce, elle ne savait pas comment elle allait s'offrir une poitrine digne des attentes de son patron.
Désespérée, elle avait cru que celui-ci allait la congédier incessamment, jusqu'à ce qu'elle entende parler d'un concours à une radio-poubelle de Québec dont le prix était justement une augmentation mammaire. N'ayant rien à perdre, elle avait décidé de s'inscrire et elle avait gagné le concours, contre toutes attentes. Cependant, si elle avait su ce qui l'attendait, elle aurait probablement préféré le congédiement à un plus gros parechoc, puisqu'elle avait fait un arrêt cardiaque pendant la procédure chirurgicale. Comble de malheur, toutes les compagnies d'assurance impliquées dans le dossier avaient refusé d'indemniser Alicia puisque le concours avait été jugé illégal.
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- Ingrid, qu'est-ce qui ne va pas? me demanda-t-il tandis que je m'installai à son côté. Tu parles de...
Il fit un geste allant de lui à moi.
- Non, pas de nous. Je parlais de... Dans un spectacle, on sait ce qu'on doit faire. Les problèmes que rencontre Dorothy... Certes, au final, elle doit accepter l'idée qu'«on n'est jamais aussi bien que chez soi». Mais les obstacles qu'elle trouve sur son chemin, ce qu'elle doit faire pour les dépasser, tout ça est clair. Elle doit rentrer chez elle. Pour cela, elle doit trouver le magicien. Rester en vie. Tuer la sorcière. (Isaac se contentait de hocher la tête.) Mais parfois, on ne peut pas tuer la sorcière. Dans la vie réelle.
- Pourquoi?
- Parce qu'il n'y a pas vraiment de sorcière. Ou parce que la Méchante Sorcière est aussi une bonne sorcière, ou parce que la sorcière est en fait quelqu'un que tu aimes, ou qu'elle fait partie de toi. Ou bien parce que la sorcière, c'est un problème entre deux personnes que tu aimes. Et là... tu peux jeter autant d'eau que tu veux, tu ne la tueras pas, parce que ce n'est pas à toi de le faire. Et même si tu la tuais, elle reviendrait.
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date : 03-10
Les sms que j'avais échangés avec Claire Antunès, les photos que je lui avais envoyées, tout était là, et rien d'autre. Je pianotais comme un dingue sur le minuscule clavier sans qu'aucune explication vraisemblable parvienne à mon cerveau torpillé. Clé avait-elle piraté mon propre téléphone, copié mes textos ? Elle en qui j'avais la plus entière confiance. Mais non, non, puisque le numéro, le fucking numéro de ce putain de téléphone était celui de Claire Antunès. Et que dans le répertoire que j'ouvrais maintenant, il n'y avait qu'un seul contact : moi. Qu'un seul numéro : le mien.
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date : 03-10
Debout devant l'évier de la cuisine, je me demandais sans cesse quelles étaient les probabilités scientifiques pour que les mêmes flots qui t'avaient ravie à moi se retrouvent dans le verre d'eau que je tenais à la main. Délicatement, je plaçais le verre en pleine lumière, j'étudiais attentivement le liquide dans l'espoir d'y déceler une portion de toi.
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date : 03-10
Plus rien ne sera pareil, désormais. Il le sait.
Pendant des années, il n'avait fait qu'accuser les autres. C'était plus facile ainsi. Moins engageant. Or, pour la première fois depuis longtemps, il se trouve seul face à lui-même. Il est dorénavant le seul responsable de ses actions. De sa vie. Seul sur le bord du précipice. Un ravin sombre dans lequel il doit s'élancer à l'aveugle. Un saut dans le vide vers sa métamorphose. Après deux ans de chrysalide. Il devient cet autre.
Lui. Celui qui n'appartient à personne. À nulle part. Un papillon errant qui avance contre le vent, qui ne se doute pas que le battement de ses ailes fait naître une tempête. Il sera l'écho de celui qu'il était. L'apparence de celui qu'il est devenu. Le visage de la honte, stigmatisé à jamais par la terreur. On le montrera du doigt en disant que c'est lui, l'innommable. On le reconnaîtra. On le détestera.
Il deviendra celui qu'ils ont toujours voulu.
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- Abby... souffla à nouveau Guillaume à mon oreille, alors que j'entendais une voiture approcher. Tu peux compter sur moi... Je vais attendre que tu sois prête. Que ça vienne de toi. Mais...
Par son silence, je compris qu'il attendait que je lève les yeux vers lui pour continuer, ce que je consentis à faire, malgré la peur qu'il lise mes pensées et s'attriste de cette incertitude qui me rongeait.
- ...tu ne peux pas me laisser ici sans me dire que tout va bien... Qu'on est corrects, annonça-t-il.
Je pouvais lire la bienveillance dans le regard qu'il posait sur moi. Je pouvais sentir la chaleur de son amour et me saisir de son dévouement pour notre couple comme s'il était un objet, une bouée de secours.
- On est corrects, Guillaume, affirmai-je en me juchant sur le bout des orteils pour l'embrasser, lentement, en caressant ses jouent rugueuses.
Cet homme, je l'aimais d'amour... Je le croyais sincèrement. Mais lui, de son côté, allait-il se contenter de ce que, moi, j'apportais sur la table? Un amour inconditionnel, mais exempt de désir charnel et enclin à la dissimulation de mes étourderies?
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date : 03-10
Olga était légèrement ivre. La journée avait été harassante et en fin d'après-midi, elle s'était payée quelques bières. Elle commença à lui raconter une histoire si abracadabrante que Denise riait, sans la croire. Tout avait commencé une douzaine d'années plus tôt, une nuit qu'elle transvidait des fonds de bouteilles derrière le restaurant Chez Hadrien. Le chef cuisinier l'avait surprise, engueulée comme une malpropre avant de se calmer et de la faire entrer.
- Et tu sais ce qu'il m'a servi, ce cuistot ? Mon infâme ami Hadrien?
- Pas vraiment.
- Tu ne pourras jamais imaginer... Du poulet et du potage Parmentier !
- C'est pas mal.
Olga riait, se sentait en verve.
- Tu te rends compte, Denise ? Parmentier. Un si beau nom pour des patates. Quel culot il a eu, mon Hadrien ! Me donner, à moi, une soupe de patates, comme j'en fais les jours de disette ou des fins de mois difficiles. Ah ! Si les pauvres savaient qu'ils mangent de la bouffe des riches, à quoi serviraient les révolutions, veux-tu bien me le dire ?
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La coke est conviviale. Tout le monde n'aime pas Coco mais Coco aime tout le monde. De jolies petites lignes défilent sur un plateau de verre. La calumet de la paix. Lorsque personne n'a rien à dire, Coco ouvre la discussion. Tout est fascinant, jusqu'à la couleur des murs, la forme des meubles, les prénoms des uns et des autres. Nous faisons partie intégrale du monde dans lequel nous vivons. Je parle fort et j'ar-ti-cule. Ce que je suis en train de dire est passionnant et mes auditeurs ne font que le confirmer. «Freud a écrit ses théories les plus grandes sous cocaïne», me disent les autres. Soudain, nous pourrions tous devenir philosophes ou bien psycho-je-ne-sais-quoi, et pourquoi pas riches et célèbres puisque nous sommes des génies. Je me demande pourquoi le monde entier ne se résout pas à taper. Il tournerait plus rond si des cerveaux comme nous grouillaient dans les rues. Je réponds «Bien sûr, c'est évident», à tout ce que l'on me raconte. Ce n'est plus moi qui parle, nos neurones conversent entre eux.
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Quand avais-je prononcé le mot "maman" pour la dernière fois? Est-ce que quelqu'un me cherchait? Est-ce que ma mère me cherchait? Ma mère... J'avais une mère. Je sentais sa présence. Je deviens folle.
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date : 25-08
Kayla s'avançat vers lui, souriant toujours avec arrogance. Elle fit apparaître une laisse dans sa main et la leva au niveau du regard du chasseur.
- Tu es le chien, et moi, ta maîtresse. Soumets-toi, ordonna-t-elle, en le regardant avec défi.
L'homme voulu la prendre à la gorge mais il n'en eut pas l'occasion. Elle leva son autre main et, avec l'aide de la magie, le fit s'agenouiller devant elle. Il essayait de résister mais rien n'y faisait. Son corps ne réagissait plus aux ordres que son cerveau lui envoyait. Elle lui lança la laisse.
- Maintenant, met-la, fit-elle en gardant le contrôle sur les mouvements de l'homme pour l'empêcher de se relever.
- Va te faire foutre!
L'autre homme, toujours assis, était tendu comme un arc. Il respirait à peine. Kayla rit aux éclats et, subitement, le chasseur à ses pieds se tordit de douleur. Elle créa une souffrance atroce dans sa tête, si horrible qu'il avait l'impression que son cerveau allait exploser. Après quelques minutes d'effroyable calvaire, il ramassa la laisse et l'attacha à son cou.
- Bonne bête, le félicita-t-elle. Maintenant, tu vas te couper la main et la manger, comme un chien affamé.
Catarina ouvrit la bouche et le Sergent sourit encore plus.
Décidément, il l'avait vraiment mal jugée.
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date : 25-08
Si, pour la majorité des femmes, s'habiller, dans un walk-in en plus, est un moment de pur bonheur, pour moi, c'est un véritable calvaire. Parce qu'une tenue parfaite pour moi... ça n'existe pas. Je finis toujours par choisir la moins pire. Pas que mon choix soit limité, au contraire! Chaque fois que mes yeux dénichent enfin le morceau parfait dans une boutique quelconque, je l'achète, mais... bizarrement, j'ai toujours l'impression que le vêtement m'allait mieux dans la cabine d'essayage que chez moi, dans mon walk-in de rêve.
Mon regard croise un petit bout de chiffon de soie noire. Je prends le cintre sur lequel il pend; c'est une robe de cocktail sans bretelles. Je l'enfile rapidement avant de me rendre au miroir pour regarder le résultat. Il n'y a pas de doute, cette robe empire de style années cinquante est magnifique sur moi. J'aime son style vintage et le noir reste un classique, un passe-partout, et, surtout, c'est la couleur parfaite pour avoir l'air légèrement plus mince. Ou moins grosses, c'est selon.
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date : 15-08
Après une bonne heure de conversation avec mon amie qui m’avait presque convaincue que quitter mon fiancé était la meilleure chose à faire, je repartis en direction de la maison. Mon compagnon était déjà rentré du boulot. Il était en train de regarder le foot à la télé et moi, je le regardais en train de regarder la télé, c’était… passionnant. Je me remémorai ce que Beth m’avait dit à propos des décharges électriques et quand j’observais Jeremy, plus rien ne se passait depuis longtemps. Par contre, quand Tom Bradley m’avait souri pour la première fois ce matin à la clinique, ce n’était pas des coups d’électricité que j’avais eue, mais des frissons sur tout le corps, et rien qu’en y repensant, j’en avais la chair de poule.
Sa bouche, ses yeux, la façon dont il souriait, la façon dont il me souriait, tout me plaisait chez lui. Mon cœur s’était emballé lorsque ses doigts s’étaient posés sur les miens et quand il m’avait tendu le café. Pauvre de moi ! Je ne savais même pas pourquoi je commençais à imaginer peut-être qu’éventuellement, il puisse s’intéresser à moi. C’était à cause de Beth et de toutes ses histoires qu’elle m’avait mise dans la tête. D’ailleurs, il fallait que je me les sorte de la tête comme si une seconde, même une micro seconde, je pouvais être son genre, lui qui pouvait avoir les plus belles femmes de Londres, voire du monde.
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date : 10-08
Ta mort fait se fracasser contre mon corps une solitude que je ne connais pas. Les jours sans toi sont un vide vertigineux, glacial, sauvage et sans pitié. Je suis sans défense devant cette violence et je traverse seule une nuit éternelle que ton rire n'illumine pas de mille feux follets. Dis-moi qui je suis sans toi. Dis-le moi, parce que je ne le sais plus. Je garde le cap, mais je suis perdue.
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- Tu n'as pas à aimer personne d'autre que moi... et moi que toi...
Il s'est alors approché et m'a enlacée avec douceur. J'étais trop hypnotisée pour l'arrêter. Il m'a embrassée, et la chaleur de sa bouche sur la mienne me fit tressaillir. Il m'a pris la main et l'a serrée très fort, et ce contact me rappela notre dernière nuit à Québec. Son autre main était derrière mon dos et je ne pouvais plus bouger. Ses lèvres sur les miennes étaient chaudes et lorsque sa langue entra dans ma bouche, j'ai répondu à son baiser : je ne pouvais faire autrement, car mon amour pour lui était encore trop fort pour que je puisse combattre ce sentiment au fond de moi... Et surtout, je ne voulais pas laisser s'échapper ces quelques instants de blanc bonheur. Il mit son front sur le mien très tendrement.
- Rentre avec moi... viens, dit-il en me tirant vers sa voiture sans me lâcher la main.
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date : 09-08
- J'aime ça être avec toi. Si tu avais un cell, j'aurais de tes nouvelles. On pourrait se voir plus souvent.
- Un peu, c'est mieux que rien! Nos rencontres sont comme des cadeaux de la vie. Ici dans cette bulle tranquille, nous sommes complices de la nuit qui débute. Ce moment ne reviendra jamais. Contemple le paysage unique chaque seconde. Écoute, touche, ressens tout ce qui vibre en toi, autour de toi.
Au pied de l'imposante statue, ils restent blottis toute la nuit sous une même enveloppe chaude. Sofia passe une nuit de bohémienne.
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J’ai retrouvé un vieux coin-coin
Qu’on avait fait en catéchèse.
J’avais mémorisé quelle combinaison choisir
(Bleu-4-3)
Pour tomber sur Tu es mon meilleur ami.
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date : 28-07
Lorsqu'on devient maman et qu'en plus on gagne notre croûte 40h/semaine, on se retrouve vite fait à avoir un horaire surchargé. Je dis souvent que je suis une maman-travailleuse-épouse-ménagère-cook-taximom-blogueuse ...donc cette course exténuante contre la montre, ça me connaît un peu. Alors pas besoin de vous dire que cette Alice, qui envoie tout valser et part à la conquête d'elle-même sur plusieurs kilomètres, je l'ai trouvée très inspirante!

Attends-moi Alice, je viens avec toi!

Beaucoup de remises en question hanteront les journées de cette charmante femme que l'on apprendra à connaître au fil des pages. Quoi que si vous avez lu la série La vie épicée de Charlotte Lavigne de Nathalie, peut-être que vous aurez - vous aussi - l'impression de connaître Alice, puisqu'elles semblent avoir beaucoup de points communs.

Mais là... que fera Alice à la fin de l'été ? Reprendra-t-elle son quotidien là où elle l'a laissé ? Apportera-t-elle des changements majeurs dans sa vie pour ne pas retomber dans le même cercle vicieux ? Va-t'elle se séparer ? Oh la la ! Que de questions qui nous amènent à nous en poser aussi de notre côté.

Que vous soyez dans la vingtaine, célibataire sans enfant ou encore dans l'approche de la quarantaine, mariée avec des enfants... je crois sérieusement que cette lecture saura vous plaire. Ne serait-ce que pour la plume magnifique et divertissante de Nathalie que par ce désir de partir à l'aventure avec le personnage pour découvrir cette panoplie de lieux magnifiques qui longent son chemin.

Bref, une super lecture d'été que je vous invite chaudement à lire à l'extérieur avec une coupe de vin blanc en accompagnement.
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Du bout des doigts, elle caressait l'ombre de son souvenir, en épousait les contours puis laissait sa main retomber, lourde, inconsolable, comme tout le reste de son corps. Combien de temps réussirait-elle à retenir les quelques traces qui subsistaient de lui, son parfum poivré qui imprégnait encore le fauteuil et les draps. Que fallait-il appeler de ses vœux : un signe de vie ou l'amnésie? Combien de temps pour que ce nom prononcé tout bas passe comme un souffle sans rien abîmer? Combien de jours jusqu'à l'oubli?
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date : 19-07
Une pensée étrange lui vint:
ce qui sépare le plus deux êtres humains, ce n'est pas l'âge, la langue, la fortune ou la culture.
Ce qui les sépare le plus, c'est la souffrance qu'ils n'ont pas partagée.
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