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Extrait ajouté par zazouze 2019-01-03T04:15:01+01:00

Profil de la cible :

Prénom : Héloïse

Âge : Dix-sept ans

Motif de la mission : ?

Mission acceptée.

— Salut.

J'étire mes lèvres en un sourire charmeur. Ce n'est que maintenant que je suis près d'elle que je remarque tout le maquillage noir autour de ses yeux. J'ai côtoyé suffisamment de filles pour savoir qu'on appelle ça un smoky eyes, mais j'avais cru comprendre que c'était le genre de maquillage à ne porter qu'en soirée. Visiblement, Héloïse voit les choses autrement.

— Bonjour. Qu'est-ce que je vous sers ?

Si j'essaie de paraître chaleureux – alors que ce n'est pas du tout dans ma nature, entendons-nous –, elle est froide comme la glace dans le verre de mon voisin de comptoir, se donnant seulement la peine d'être polie. Pas l'ombre d'un sourire. Aucune proximité avec les clients. Ça annonce la couleur.

— Je ne sais pas... Qu'est-ce que tu me proposes ?

Mon ton joueur n'a aucun effet sur elle. Elle se contente de me regarder de haut, les mains appuyées sur le comptoir, un sourcil méprisant légèrement haussé.

— Ça dépend. Majeur ou non ?

Et voilà, ça recommence. C'est franchement vexant. Je ravale ma frustration en répondant que je suis mineur, pour ma couverture.

— Alors un Coca, en espérant que les bulles fassent redescendre ton assurance un peu trop pétillante.

Si j'étais le genre de mec expressif, ma mâchoire se serait certainement décrochée. Non mais je rêve ? J'ai l'habitude de faire face à des filles émotionnellement fragiles, pas à des petites garces snobs.

Héloïse me tourne le dos pour attraper un Coca dans le frigo derrière elle, tandis que je me fais violence pour ne pas lui répondre. Ne pas me laisser atteindre. Sinon cette petite peste aurait gagné, et je suis bien décidé à remporter cette bataille.

Je me demande quelle technique de séduction adopter. Le bad boy froid et torturé ? Certainement la pire des idées pour Héloïse. Le doux romantique mielleux ? Elle n'a pas l'air particulièrement fleur bleue, et je crois qu'elle me renverrait mes déclarations à la figure.

— Je ne suis pas la personne que tu recherches, celle qui te fera rencontrer plein de nouveaux copains avec qui jouer à la baballe en draguant les groupies qui tourneront autour du groupe de garçons mignons que tu auras intégré.

— Donc tu me trouves mignon.

Elle ouvre la bouche sans rien dire, prise de court. Je me félicite mentalement d'avoir réussi à la désarmer. Du moins, pour quelques secondes.

— Non. Je dis simplement que tu es le genre de garçon que les groupies du lycée trouvent mignon, nuance. Et ce n'est pas un compliment.

— OK, très bien. Mais je suis sûr que connaître le prénom de ce garçon mignon, même s'il ne plaît qu'aux groupies, pourra t'être utile : je m'appelle Roméo.

Elle se mord la lèvre puis éclate de rire. C'est la première fois que je vois son sourire, et j'aurais préféré que ce soit dans d'autres conditions. Mon agacement mis de côté, je dois admettre qu'elle est beaucoup plus jolie quand un sourire illumine son visage.

— Roméo ? Sérieusement ?

— Il semblerait, oui.

— Alors là, ça renforce encore le cliché ! Un Roméo grand, brun et charmeur : le combo parfait !

Elle a l'air de trouver la situation hilarante mais, étrangement, je n'apprécie pas trop qu'on se paie ma tête. Elle le remarque et enfonce le clou :

— À mon avis, ce n'est pas avec cette attitude misérable que tu trouveras ta Juliette !

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Extrait ajouté par Ameliemarmo 2019-02-04T14:57:14+01:00

La professeur de philosophie, Mme Benoit, débute son cours en nous donnant le sujet d’une dissertation à faire pendant les vacances : « peut-on se libérer du passé ? » Elle souhaite que nous commencions à y réfléchir en cours et je me mets immédiatement à gribouiller sur ma feuille blanche. C’est comme ça que je fonctionne. Je laisse d’bord cours à mon inspiration, j’écris tout ce qui me passe par la tete, et j’ordonne mes idées ensuite. La prof lance le débat, que je n’écoute que d’une oreille, trop occupée à me faire ma propre opinion.

-Moi je dirais que oui, sans hésitation, affirme Gabin.

(…)

-Tu peux pousser plus loin, Gabin ? demande Mme Benoit.

-Bien sur. On peut facilement se libérer du passé. Ceux qui prétendant qu’il le hante cherchent juste une excuse, c’est une façon de se déresponsabiliser. Il suffit d’un peu de volonté pour votre son présent comme on l’entend.

-N’importe quoi.

Toutes les têtes se tournent vers Roméo, dans le fond de la salle, qui vient d’intervenir. Il devient nerveux devant les trente cinq paires d’yeux braquées sur lui mais garde la face.

-Roméo, tu veux intervenir ?

(…)

-On ne peut pas oublier le passé. Meme si on verrouille notre mémoire, le corps et le coeur s’en souviendront. Inconsciemment, chacune de nos expériences a un impact sur nos choix. Sur ce que l’on devient. ET quand on vit une lourde expérience - je ne parle pas d’un petit chagrin d’amour qui vous plombe pendant des moi, mais d’une véritable expérience douloureuse-, il est impossible de simplement l’oublier et de passer à autre chose. Quand la souffrance, le poids de la culpabilité et les remords vous rongent jour et nuit, il est impossible de les ignorer. Ces sentiments s’insinuent dans vos failles, vos certitudes, et abattent toutes vos forces. Ils vous changent tellement que vous ne retrouvez plus votre propre identité. Mais Gabin a raison sur un point : ceux qui se servent du passé pour justifier leur comportement sont fiables et laches. On doit tirer des leçons des erreurs passées et s’en servir pur un présent meilleur. Ceux qui s’apitoient sur leur sort sont pitoyables.

(…)

-Objection à l’objection ! m’écrié-je.

La prof semble aux anges et me donne la parole sans hésiter.

-La vision de Roméo est trop limitée et personnelle. Monsieur se vante de s’être débarrassé de son passé et d’en avoir tiré profit, mais cela prouve bien que ses erreurs l’habitent encore. Il se voile la face en pensant être capable de devenir meilleur grace aux leçons qu’il a tirées. Il se rassure en croyant pouvoir décider de la personne qu’il veut devenir, mais son passé a déjà choisi pour lui. Le passé nous détermine. On a beau vouloir s’en écarter, il gagne toujours. On ne peut pas lutter. Alors non, ceux qui disent que leurs actes sont influencés par leur passé ne sont pas laches, mais réalistes. Ils savent qu’a cause de leur vécu, ils ne pourront pas être la personne qu’ils souhaitaient. Ils auront beau tout faire pour être quelqu’un d’autre, ils ont déjà perdu. Le passé est toujours gagnant.

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Extrait ajouté par Elouu 2019-02-18T00:57:28+01:00

Je suis du genre à trouver ridicules les phrases bateaux que l'on trouve un peu partout sur Internet, telles que « C'est quand on perd quelqu'un qu'on se rend vraiment compte de sa valeur ». Mais pour le coup, je réalise qu'elles possèdent une part de vérité.

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Extrait ajouté par Ameliemarmo 2019-02-04T14:58:00+01:00

-Tu n’es plus seule dans ton combat, Héloise-avec-un-H.

C’est pile les mots dont j’avais besoin pour m’abandonner complètement. La tension entre nous atteignant son paroxysme, je referme ma bouche sur la sienne. Pendant un instant, nos lèvres ne bougent pas, comme pour prendre le temps de se rencontrer. Puis c’est lui qui m’embrasse, vraiment cette fois-ci. Le mouvement rapide de ses lèvres et leur douceur créent un magnifique contraste qui me liquéfie sur-le-champ. Seule sa main qui a trouvé refuge dans le creux de ma taille m’empêche de m’effondrer.

Quand ma langue est enfin prête à accueillir la sienne, il la caresse avec expertise, plongeant sa main libre dans mes cheveux. Il semble tiraillé entre le désir de se laisser aller et le besoin de garder le contrôle. J’entoure son cour de mes bras, me pressant davantage contre lui. Il doit sentir les tremblements de mon corps, preuve que je suis tout aussi bouleversée que lui. C’est cette connexion nouvelle entre nous qui abat ses dernières resistances et nous plonge dans une vague de plénitude.

Personne ne m’a jamais embrassé comme Roméo m’embrasse à l’instant. Avec autant de tendresse, d’affection… de respect.

Et pour la premiere fois depuis longtemps, j’ai le sentiment de compter pour quelqu’un.

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Je déteste cette manie qu’a la société de vouloir nous ranger dans des cases cloisonnées, afin que nous formions des petits groupes distincts bien rangés.

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Extrait ajouté par Yulii 2019-01-27T11:21:44+01:00

C'est ce qui me tue. Ce sentiment d'emprisonnement, cette sensation de ne pas pouvoir faire ce que je veux dans la crainte de me faire juger. La principale question que je me pose est : quand pourrai-je enfin entre moi ?

Le jugement est inévitable dans la vie en communauté, la concurrence en étant le premier facteur. Car qu'y a-t-il de plus efficace pour écraser les autres, se mettre en valeur, se prouver qu'on est meilleur ? Le jugement est un outil précieux. L'homme ne peut pas vivre sans se comparer aux autres.

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Extrait ajouté par Amnredrd11 2019-01-07T22:34:58+01:00

-Est-ce-que mon contact te rappelle le sien ? Est-ce que tu penses à lui, là ?

- Non, souffle-t-elle. Je n'ai jamais pensé à quelqu'un d'autre en étant avec toi, sauf la dernière fois, mais c'est parce que j'étais remuée par trop de souvenirs.

Je laisse tomber mon front contre le sien. Nos souffle se mélange, nos nez se touchent et ma main se fraie un chemin jusqu'à son ventre. Je n'ai jamais désiré une cible comme je désire Héloïse. Ce n'est pas purement sexuelle, c'est un désir qui mêle affection et besoin. C'est déroutant, comme sentiment. Et totalement inconnu.

- Je veux effacer chaque trace de son passage sur ta peau...

Taquinant son nez avec le mien, je l'attrape par les hanches. Elle glisse sa main dans mes cheveux et me rapproche d'elle. Je ferme les yeux mais, au lieu de rencontrer sa bouche, je sens quelque chose de mouillé et visqueux sur mon menton. J'ouvre brusquement les yeux. Elle m'a léché ! Elle m'a léché et elle est morte de rire !

-Putain, mais qu'est-ce qui te prend ? m'offusqué-je en m'essuyant, dégoûté.

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