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Bibliothèque de missMidori : Mes envies

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Le complot Romanov Le complot Romanov
Steve Berry   
Une histoire pleine de rebondissements !
Cela m'a donné envie de m'intéresser davantage à l'histoire de la Russie.
Steve Berry a encore frappé ! ;-)

par Marie-A
Dans la peau d'un noir Dans la peau d'un noir
John Howard Griffin   
Très bon livre que je conseille à tous. Ce livre traite sur le racisme. Comment un homme blanc arrive à entrer dans la peau d'un noir et de se promener dans plusieurs états du sud pour constater le degré de racisme. Très belle leçon de vie.
Je voulais juste vivre Je voulais juste vivre
Yeonmi Park   
Immersion dans le dernier pays au régime stalinien du 21 siècle où le régime et son peuple vivent comme à l'époque de la guerre froide.
Un témoignage bouleversant et révoltant. Yeonmi Park a fui la Corée du Nord où elle vivait dans la misère, et a enduré avec sa mère les pires horreurs avant de gagner la Corée du Sud. Vendue et violée par les passeurs le chemin a été très rude vers la liberté. A lire de toute urgence!

Je trouve qu'il ressemble par certain côté au livre Corée du Nord : 9 ans pour fuir l'enfer!

Il n'y a pas beaucoup de gens qui s'intéresse à des sujets comme ça et certain ne savent même pas où ça se situe! La culture se perd de nos jours!

Vivre en Corée du Nord c'est l'Enfer!

par NAAMASTE
10 jours dans un asile 10 jours dans un asile
Nellie Bly   
Nellie Bly se fait interner avec une facilité déconcertante pour son reportage. Outre son oeil sur les conditions d'internement ou de "soins" dans un asile, il ressort de cette expérience et des deux articles brefs qui suivent une image des conditions de la femme en 1887 : petite chose soumise à interner pour s'en débarrasser ou à exploiter.

par EmmaB
IRL IRL
Agnès Marot   
http://lireunepassion.blogspot.fr/2016/04/irl-agnes-marot.html

Décidément, on peut dire que cette année, j'enchaîne les coups de cœur ! Et là, quel coup de cœur ! J'ai eu énormément de mal à lâcher ce roman, à tel point que quand je l'ai commencé, j'ai avalé la moitié du roman et j'ai lu très tard dans la nuit. Premier livre que je lis de cette auteure, et certainement pas le dernier (j'ai aussi un défi à tenir, si je ne veux pas parler en alexandrins lors des imaginales :p).

Chloé est une jeune fille qui a grandi à Life City. Un jeu entre « The Truman Show » et « Les Sims ». En fait, un peu un jeu de simulation, mais dicté par les humains, qui prennent le contrôle de leurs personnages grâce à un casque. Mais ce qu'elle ignorait, c'étai qu'elle n'était qu'un personnage parmi tant d'autres, qu'elle n'était, en somme, pas réelle. Qu'elle était, comme tous ses proches, un simple divertissement pour la population, qui la voyait vivre et évoluer. Mais lorsqu'elle apprend la vérité grâce à un inconnu qui lui montre ce qui est vrai, son monde s'écroule. Comme sa rencontre avec Hilmy, un jeune garçon dont elle est tombée amoureuse.

Autant vous dire tout de suite : j'ai été embarqué dans cette histoire atypique et imaginative dès les premières lignes. Dès les premières lignes, j'ai su que j'allais adorer, sans pour autant me rendre compte que cela allait se changer en coup de cœur très vite. Car oui, j'ai tout aimé dans ce roman : l'univers, la plume, les personnages, la persévérance de Chloé. Même s'il est vrai qu'au début j'ai trouvé que la romance arrivait trop vite, je me suis rendu compte qu'elle apportait quelque chose en plus, quelque chose de vrai, qui serait un autre moteur à notre chère Chloé, qui veut sortir de ce jeu et avoir une vraie vie, loin des caméras et de ces curieux qui la voient 24h/24, 7 jours sur 7. Car oui, elle n'a aucune intimité, et très peu de droits de décision.

J'aimerais tellement vous décortiquer tout le roman, vous dire à quel point tel passage m'a plu, telle révolution m'a fait stresser etc. Mais je ne le ferai pas. Pourquoi ? Parce qu'il y a tellement de choses à découvrir par vous-mêmes, que ce serait dommage de tout vous gâcher (parce que oui, évidemment, vous allez l'acheter, ce n'est même pas un conseil, dans ce cas-là). C'est surtout Chloé qui a su me toucher. Bien qu'elle ne soit qu'un personnage de jeu vidéo, elle ressent beaucoup de choses : de l'amour, de l'amitié, de la tristesse, de la joie, de la colère. En somme, comme nous, les humains. Alors quand elle apprend qui elle est vraiment, sa fureur et son envie d'en sortir sont décuplées, à tel point qu'elle est prête à tout pour y parvenir. Même à se mettre en danger. Surtout à se mettre en danger. Même si elle veut aussi sauver ses proches, elle les met dans des situations difficiles et sans retour en arrière possible.

Tout ça, c'est dans la première partie. Et la seule que je vais vraiment vous décrire. Parce que les autres spoileraient quand même un peu beaucoup le roman, et vous savez que je déteste spoiler. La grosse force de ce roman, c'est que, même à travers un jeu de simulation, l'auteure parvient parfaitement à inclure un panoplie de sentiments qui nous prennent aux tripes, nous fait nous rendre compte que tout ceci pourrait être réel. Nous fait voir d'une autre manière les jeux, que même si ce sont des personnages, eux aussi ressentent les choses. Et c'est ça qui m'a le plus touchée dans ce roman : de voir qu'on peut se tromper, faire des erreurs qui peuvent avoir de graves conséquences sur le futur. C'est aussi un beau message qu'elle fait passer : réfléchir avant d'agir.

L'inconnu qui montre à Chloé qui elle est vraiment, m'a intriguée dès le départ. Moi aussi je voulais savoir qui il était, mais surtout pourquoi il voulait l'aider. Puis quand on apprend à le connaître, on se rend compte de plein de choses, qui changent notre avis sur lui. Et oui, je l'avoue, il a fini par me décevoir, dans ses actes, ses paroles, ses pensées et ses choix. Il a finalement une vision des choses bien différente de ce qu'il faisait pourtant passer. Mais c'est là aussi qu'on se rend compte qu'Agnès Marot a crée des personnages avec énormément de psychologie, qu'elle a été au bout des choses, et qu'ils sont loin de rester en surface, comme dans certains romans.

Quant à l'intrigue. Mon Dieu, quelle intrigue ! À vrai dire, pour être honnête, avant de le commencer, je n'avais même pas lu le résumé, je ne savais absolument pas de quoi ça parlait, mais je m'en fichais royalement, parce que je savais que je voulais le lire, et c'était tout ce qui comptait pour moi. Eh bien, pour une fois, j'ai vraiment aimé me plonger dans le total inconnu, ne pas savoir ce qui m'attendait parce que... parce que tout simplement, ce livre est une bombe, et rentre clairement dans mes plus belles découvertes de cette année. D'autant plus que j'aime beaucoup les jeux de simulation, donc il est certain que je le relirai, juste pour le plaisir, même si maintenant je connais la fin.

Parlons un peu de cette fin... Je ne savais pas non plus ce qu'elle nous réservait, et même si elle est parfaite, et que je voulais ce genre de fin, je n'ai pas pu m'empêcher de verser ma petite larme, tant j'ai été touchée. Comme je le disais, Agnès Marot sait manier les mots avec perfection et nous amener sur des chemins très touchants. Encore une fois, les sentiments sont au rendez-vous et... m'ont rendue triste et heureuse à la fois. Contradictoire ? Lisez et vous comprendrez !

En résumé, que dire de plus, à part me répéter et redire que c'est un gros coup de cœur. Un univers totalement atypique, rempli de sentiments, de psychologie hautement menée, de personnages très attachants, d'une intrigue qui tient en haleine du début à la fin. Bref, j'ai tout aimé dans ce roman, et ce ne sera clairement pas le seul livre de l'auteure que je compte lire, ça c'est sûr ! J'ai l'impression de m'être éparpillée dans mon avis, mais je suis aussi frustrée de ne pouvoir vous en dire plus (surtout sur les deux dernières parties), mais ce serait vraiment vous gâcher la surprise, et je ne veux absolument pas que ce soit le cas. Bref, je n'ai plus qu'une chose à dire pour conclure : achetez-le, lisez-le, dévorez-le !

Justine P.

par just2iine
Le chant des lendemains Le chant des lendemains
Valérie Gans   
Ce roman est tout simplement bouleversant.

La couverture est simple, douce et représente bien l'ambiance du livre même si une pointe de noirceur n'aurait pas été de trop: histoire de nous monter que ce livre ne parle pas d'un monde de Bisounours.

Avec une justesse extrême, Valérie Gans aborde bon nombre de sujets sociaux d'actualité et les adapte pour favoriser la compréhension des plus jeunes.
Au travers d'Elliot, d'Arnaud, de Franck, de Lorraine, de Mario (italien, certes, mais pas plombier), de Louise, Maries... grâce à toute cette petite famille l'auteure présent l'homosexualité, la fécondation in-vitro, l'adolescence, l'immigration, le racisme, la mort, le suicide... Le tout dans une ambiance plutôt calme malgré une certaine tension bien présente.

Je ne peux dire si j'ai apprécié tel personnage plus que tel personnage; en effet ils sont tous en constante évolution. Certains semblent insupportables au début et deviendront plus attendrissants à la fin, et, en revanche, certains sont adorable durant tout le roman sauf à certains moments où on a juste envie de les frapper.

Avec sa plume, l'auteure fait passer les soucis sociaux évoqués avec une facilité déconcertante. Les éléments sont généralement explicites, histoire de nous monter que les problèmes sont juste sous notre nez, et on ne tarde pas à les voir, les comprendre et hurler, tellement, notre rage est grande.

Ce livre évoque également un autre point important; la gestion de l'eau et des ressources en général. Dans un monde où les ressources primaires se font de plus en plus rares, se pose la question de la gérance de l'eau et comment subvenir aux besoins alimentaire, au travers de l'agriculture, en peine période de sécheresse, et donc de rationnement important. Grâce à ce "prétexte", l'auteure nous rappelle que nous nous plaignons de ces soucis lors de sécheresse mais que certains pays, tels que le Nigéria, sont trop arides pour pouvoir voir pousser des céréales.

Ce livre remet en cause nos priorités et notre conception de "l'urgence" dans nos pays évolués. Il nous ouvre les yeux sur le minimalisme de nos soucis quotidiens et sur la détresse de certains cas bien plus particuliers (tels que la discrimination des enfants surdoués et le racisme envers les migrants noirs).

Conclusion; un très bon roman qui est une constitue une révélation sur nos comportements sociaux et qui reste dans les mémoires.


par Edaura
Le Ferry Le Ferry
Mats Strandberg   
Un roman extrêmement mauvais.

En toute franchise, je suis très déçue par cette lecture que j'attendais de faire depuis pas mal de temps. Mais avant de vous expliquer pourquoi, je tiens à remercier (#ironie) à la personne qui a eu la grande intelligence de mettre le thème "vampire" en haut de cette page et qui a ainsi spoiler toute l'intrigue de ce roman. Vraiment merci beaucoup.
Pour en revenir à l'histoire, ce qui m'a dérangé et avant tout le langage utilisé. Très cru, très violent, et très gore, c'est un style très déstabilisant et désagréable à lire.
Quant à l'intrigue, elle est tout aussi mauvaise. L'auteur nous sort du fantastique, alors qu'on s'attendait à tout sauf à cela.
Pour ce qui est des personnages, ils sont tellement survolés, qu'il est impossible de s'attacher à eux et à ce qui peut leur arriver.
Ce n'est vraiment pas une lecture que je recommande.

par Avalon
Perfect World, Tome 5 Perfect World, Tome 5
Rie Aruga   
Beaucoup moins centré sur la relation tourmentée d'Ayukawa et Kawana (bien qu'elle ne soit - heureusement - pas totalement mise de côté), ce cinquième tome est une bouffée d'air frais. Les tomes précédents, pour tout avouer, m'oppressaient un peu. Dans ce tome-ci, malgré l'ambiance parfois pesante et triste liée au sujet traité, de nouveaux personnages font leur apparition, quand d'autres révèlent de nouvelles facette de leur personnalité.

D'abord, Keigo et Kaede : leur histoire est touchante, déchirante. Et même si nous ne les connaissons que depuis peu, j'ai vraiment envie de les voir heureux. Pour de vrai, et pas seulement en apparence. Puis il y a Yuki, une jeune fille qui faisait sa rééducation aux côtés d'Ayukawa, à l'hôpital et dont s'occupait également Nagasawa. C'est au travers de cette jeune femme rayonnante que nous apprenons à quel point Nagasawa a été importante dans leur vie, à elle et Ayukawa. Impossible, dès lors, de ne pas éprouver un profond respect pour cette infirmière chevronnée, aussi sévère qu'elle n'est humaine. Mais Nagasawa dissimule également ses parts d'ombre, ses peines et ses blessures. Je ne l'aimais pas vraiment au début de la série du fait de son attitude assez injuste - bien que fondée, d'un certain point de vue - à l'égard de Kawana. Ce cinquième tome m'a donc permis de réviser mon opinion à son sujet. Quant à Koré-éda... Eh bien, je ne sais toujours pas quoi penser de lui. Je ne l'apprécie pas spécialement, mais ne le déteste pas non. Quoique, je l'avoue, il m'agace un peu. Mais peut-être les prochains tomes révéleront, à l'instar de ce tome 5 avec Nagasawa, un personnage plus profond.

par Calypso-x
Perfect World, Tome 4 Perfect World, Tome 4
Rie Aruga   
Je n'aime pas tellement le tournant que prend l'histoire... Si celle-ci reste aussi belle et profonde qu'elle ne l'était au premier tome, la tournure des événements me déplaît sincèrement. D'abord, je tiens presque en horreur les triangles ou carrés amoureux : typique du shôjo de base, opposant les principaux protagonistes à des rivaux plus agaçants qu'autre chose. Et puis je n'aime ni Koré-éda, ni Nagasawa.

Ayukawa est toujours aussi touchant. Il prend conscience de cette barrière qu'il a érigé autour de lui, autour de son esprit et de son cœur, le coupant du reste du monde. Pour se protéger lui-même et pour éloigner les autres afin de ne blesser personne. Quant à Kawana, si sa douceur et sa ténacité ne laissent pas indifférent, je trouve qu'elle a un peu trop rapidement "tourner la page". Je me doute bien sûr que ses sentiments pour Ayukawa n'ont pas disparu, loin de là, mais je trouve particulièrement malsain qu'elle se tourne si vite vers un autre : ce n'est bon ni pour elle, ni pour le jeune homme en question.

Bref, j'espère de tout cœur que cette histoire se finira bien, pour Ayukawa comme pour Kawana. Simplement, j'espère que les prochains tomes seront meilleurs et que la série ne s'éternisera pas, car elle perdrait indéniablement de sa valeur si elle venait à durer trop longtemps. C'est un problème récurent chez les shôjos : plus la série dure, plus les personnages tournent en rond... Mais bon, je ne perds pas espoir !

par Calypso-x
Autopsie Tome 1 : White Chapel Autopsie Tome 1 : White Chapel
Kerri Maniscalco   
«Pretending a monster wasn't there didn't make it go away.»

L'histoire nous a offert quelques fascinants mystères. Et je vous donne trois indices pour que vous deviniez de quel mystère je vais parler aujourd'hui; 1. Whitechapel 2. 1888 3. Tueur en série. Qu'est-ce que ça vous évoque? Jack l'Éventreur.

Ce tueur en série est l'un des plus grands mystères de l'histoire puisque encore aujourd'hui personne ne connaît sa véritable identité. Dommage que les morts ne parlent pas, les victimes de ce tueur nous auraient été d'une grande aide! «the dead speak to those who listen.» Ah, désolée tonton Jonathan, autant pour moi. ;)

(Il y a eu un bon nombre de suspects mais il y a plus de chances pour que Jack Jack ait tranquillement fait ses petits meurtres en se foutant de la gueule de Scotland Yard qu'autre chose. Les chances qu'il fasse seulement partie de la liste des suspects sont minces, si vous voulez mon humble avis.)

Entre 1888 et 1891 ont lieu onze meurtres dans le quartier londonien de Whitechapel mais seuls cinq de ces meurtres sont officiellement attribués au tueur en série Jack the Ripper (parce que ça a clairement plus de gueule que Jack l'Éventreur même si ça veut dire la même chose). Donc techniquement si on oublie les six meurtres dont on n'est absolument pas sûr qu'il soit l'auteur, Jack the Ripper a agit de Août 1888 à Novembre de la même année. D'ailleurs, étant du genre à farfouiller un peu partout dès qu'un sujet m'intéresse, j'ai quelques théories sur ce fameux tueur (et elles tiennent bien la route) et j'en ai tellement parler à ma mère un matin qu'elle s'est endormie sur mon lit. (C'était pourtant très intéressant.) En tout cas, Jack aurait fait un carton au Cluedo.

Bref, pour en revenir aux faits, officiellement Jack the Ripper a pour mode opératoire de trancher la gorge de ses victimes et de leur ouvrir l'abdomen. Cependant, il a aussi mutilé ses victimes de manière de plus en plus barbare, sa dernière victime (canonique aka la dernière victime dont on est aussi sûr que possible qu'il l'a tué -cette phrase est difficilement française-) ayant été amputée de son cœur qui n'a jamais été retrouvé. (C'est le moment où vous me remercier pour ce joli détail et où vous réalisez que s'ennuyer à trois heures du matin peut mener loin.)

Honnêtement, il y a un tas de théories sur qui était véritablement Jack the Ripper (même la reine Victoria avait sa théorie), il y en a qui tiennent la route et d'autres qui sont tout bonnement farfelues. Et il y en aura encore bien d'autres qui vont probablement me maintenir éveillée durant plusieurs nuits. En tout cas, à la base, je n'étais pas là pour vous faire un cours d'histoire macabre mais plutôt pour vous parler du roman Stalking Jack the Ripper de Kerri Maniscalco. Si, ceci est une review, qui l'eut cru? ^^

Stalking Jack the Ripper est donc le roman qui m'a fascinée ces quelques dernières heures. Et c'est une fiction. Je répète, c'est une fiction. (Même Assassin's Creed a sa version de Jack the Ripper, please.) Ça me semble important de le préciser avant que des personnes connaissant le sujet viennent crier "Oh mon dieu! Quelle insulte, Jack l'Éventreur n'est pas cet homme!". Non, tout le monde sait que l'homme qui se révèlera être Jack the Ripper dans l'histoire n'est pas véritablement le tueur légendaire puisqu'il n'a jamais été démasqué, et l'auteure ne prétend pas avoir soulevé le mystère. Elle s'est contentée d'emprunter cet homme et sa macabre histoire pour l'intégrer à une œuvre de fiction dans laquelle le personnage de Audrey Rose Wadsworth, une jeune fille de dix-sept ans à l'époque des faits, décide de mener l'enquête. Et avant d'entrer dans le vif du sujet, laissez-moi vous dire à quel point cette fiction est intelligemment écrite!

J'ai eu mes propres petites théories sur le personnage qu'a choisi l'auteure pour incarner Jack the Ripper. Et il faut que je vous dise, je le savais! Non, très honnêtement, j'avais soupçonné le personnage en question au début mais je l'ai vite mis de côté alors quand il s'est avéré que ma première intuition avait été la bonne, j'ai reçu une véritable claque dans la gueule. Pardonnez mon vocabulaire mais même si je l'avais suspecté au premier coup d’œil, ça ne m'a pas empêché de tomber sur le cul quand la vérité a éclaté. Jack the Ripper a une tête d'innocent et en même temps, ça saute tellement aux yeux qu'on se demande comment on a pu passer à côté.

Kerri Maniscalco a choisi l'une des théories les plus populaires (et réalistes) pour sa fiction et cette théorie, bien que n'étant pas ma préférée, a très bien servi son roman. (Et je ne préciserais pas de quelle théorie il s'agit au risque de vous spoiler. On ne sait jamais que des petits malins passent par là!) L'auteure a su lui donner du sens et mon âme de fan d'histoire et trucs morbides a adoré!

En tout cas, il est clair que Kerri Maniscalco connaît son sujet. Et chaque liberté prise dans le but de la rendre cette fiction cohérente et réaliste vaut sincèrement le détour puisque l'auteur change certains faits de manière intelligente.

OK, que serait une histoire sur Jack the Ripper sans "Dear Boss" et "From Hell"? Ce que je vais dire est horrible, mais je pourrais lire la lettre "Dear Boss" chaque soir avant d'aller me coucher tellement elle me fascine. Et j'étais bien heureuse de découvrir que Kerri Maniscalco n'avait pas oublié ces fameuses lettres (supposément) écrient par Jack the Ripper, lui-même. OMG, mon âme de fan est carrément aux anges.

Bref, vous l'aurez compris au niveau de l'histoire, je suis carrément satisfaite. J'ai passé un excellent moment, plongée dans les sombres affaires de Whitechapel et dans une sinistre version de Londres.

Maintenant, au niveau des personnages... JE LES AI ADORÉ!!! Je veux dire, ça ne me dérange pas de travailler sur n'importe quel horrible meurtre si ça signifie que j'aurais mon propre Thomas Cresswell. ^^

Les personnages sont intelligents et intelligemment écrits. Ils ont leur part de complexité, ils sont complets, ils sont cohérents et réalistes, ils sont tout bonnement parfaits. Et mieux encore, ils collent parfaitement à l'atmosphère du roman! *soupir admiratif*

En plus, ils font des autopsies! omg. Si je n'avais pas envie de vomir chaque fois que je vois du sang, j'aurais fait des études pour devenir médecin légiste. Malheureusement, mon estomac ne le supporterait pas et je suis bien plus attirée par les stylos que les scalpels.

Bref, j'ai adoré les personnages. Tous ceux qu'on a l'occasion de rencontrer dans ce roman possédait quelque chose qui me plaisait. J'ai adoré Nathaniel (mon frère est passé à un cheveux de s'appeler comme ça, jusqu'à ce que mes parents décident de juste l'appeler Nathan). J'ai adoré tonton Jonathan. J'ai adoré Audrey Rose. Et j'ai, bien-sûr, adoré Thomas.

Oh! et bien-sûr, la romance. Bien que j'ai tendance à avoir un problème avec la romance depuis le début de l'année, Kerri Maniscalco m'a conquise. Je suis tombée sous le charme de la relation entre Thomas et Audrey Rose. Sérieusement. Ces deux-là forment un duo d'enfer et leurs interactions sont géniales! #inlove

“Dear Wadsworth. Your association with me is growing more beneficial by the hour. Your intelligence is quite… attractive,” Thomas said, raising his brows suggestively and taking in my newly plaited hair. “Let’s have some wine and dance inappropriately. You’ve already dressed the part for me—let’s take advantage.” Vous comprenez?

Au final, autant dire que tout m'a plu. Stalking Jack the Ripper est un énorme coup de cœur! Donc, forcément, c'est un roman que je recommande pleinement. En plus, avec tel un objet livre, comment résister? À certains débuts de chapitre vous retrouverez des photographies qui vous permettront de vraiment vous mettre dans le bain. (Enfin, ça c'est pour la version vo, je ne sais pas pour la version vf, vous m'excuserez.) Et si vous voulez tout savoir, j'adooooooooooore les instruments médicaux au dos du bouquin. Ça réveille tout mon enthousiasme! ;)

En conclusion, Stalking Jack the Ripper est une lecture addictive, un voyage dans le temps vous ramenant à l'époque où le célèbre Jack l'Éventreur terrorisait Whitechapel. Un roman qu'il vous sera difficile d'oublier tant vous aimerez chaque page. Un grand bravo à Kerri Maniscalco que j'ai hâte de retrouver sur les traces de Dracula. Ça promet de saigner! (Je ne sais pas d'où je la sors celle-là.)

«There’s nothing better than a little danger dashed with some romance.»

https://theblacksunshineblog.wordpress.com/2017/06/25/stalking-jack-the-ripper-kerri-maniscalco/

par Sheo