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Extrait de Mister Perfect ajouté par Rayathea 2012-12-09T13:56:00+01:00

Jaine se réveilla à 10 h 30 le dimanche matin, pour la seule raison que le téléphone sonnait.

Elle chercha l'appareil à tâtons, puis se souvint qu'elle était chez Sam, et se recroquevilla sur l'oreiller. Le téléphone était situé de son côté du lit, et alors ? Que Sam se débrouille avec ses affaires.

Elle le sentit remuer, tout de chaleur, de vigueur et de virilité ambrée.

— Décroche, s'il te plaît, dit-il d'une voix dormante.

— C'est pour toi, murmura-t-elle.

— Comment tu le sais ?

— C'est ton téléphone.

Elle détestait devoir professer des évidences.

Marmonnant pour lui-même, il se redressa sur un coude et s'étendit sur Jaine pour saisir l'appareil. Elle se sentit couler dans le matelas.

— Ouais. Donovan.

Un bref silence.

— Ouais. Ne quittez pas.

D'un air narquois, il laissa tomber le combiné sous le nez de Jaine.

— C'est Shelley.

De bons jurons lui vinrent à l'esprit, mais elle les garda pour elle. Sam n'avait toujours rien dit pour 1'« enfoiré » de la veille - lorsqu'elle s'était cognée sous la table -, et elle ne tenait guère à lui rafraîchir la mémoire.

— Allô ? dit-elle pendant que Sam se rallongeait.

— La nuit fut longue ? demanda Shelley d'une voix sarcastique.

— Douze, treize heures. La routine, quoi.

Un corps ferme et chaud se pressa contre son dos, et une main ferme et chaude se posa sur son ventre pour remonter doucement vers ses seins. Une troisième chose ferme et chaude se dressa contre ses fesses.

— Très drôle, répondit Shelley. Écoute, il faut que tu reprennes le chat.

A l'entendre, ce n était pas négociable.

— BooBoo ? Pourquoi ?

Comme si elle l'ignorait. Elle bloqua la main que Sam promenait sur ses seins. Elle devait se concentrer si elle ne voulait pas récupérer BooBoo.

— Il bousille mes meubles ! Je l'avais toujours pris pour un gentil minou, mais c'est un démon destructeur!

— Il est juste perturbé de se retrouver en territoire inconnu.

Privé de seins, Sam s'intéressa à un autre point stratégique. Jaine serra les cuisses pour stopper sa progression.

— En attendant c'est moi la plus perturbée ! cria Shelley. Ecoute, je ne peux pas m'occuper de ton mariage si je dois surveiller ce monstre vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

— Tu préfères le savoir en danger de mort? Tu préfères annoncer à maman que tu as laissé un psychopathe mutiler son chat parce que tes meubles comptent plus à tes yeux que les sentiments de ta mère ?

Ça, c'était de la repartie, se félicita Jaine. Du grand art.

— T'exagères, protesta Shelley.

Sam libéra sa main des cuisses de Jaine et choisit un nouvel angle d'attaque: par-derrière. Elle sentit la main perturbatrice s'immiscer entre ses fesses, puis s'avancer jusqu'à trouver l'objet de sa quête, où s'introduisirent progressivement deux doigts tendus. Elle gémit et faillit lâcher le téléphone.

Shelley aussi changea d'angle d'attaque :

— Tu n'es même pas chez toi, puisque tu as élu domicile chez Sam. BooBoo sera en sécurité avec vous.

Bon sang. Elle ne pouvait pas se concentrer. Les doigts de Sam, longs et rugueux, lui faisaient tourner la tête. Il se vengeait d'avoir dû répondre au téléphone, mais à ce jeu-là il allait retrouver sa maison saccagée par un chat furieux.

— Chouchoute-le, et il se calmera.

Ouais, d'ici deux semaines... Elle ajouta:

— Il aime notamment qu'on lui gratte les oreilles.

— Viens le reprendre, Jaine.

— Enfin, Shel ! Je ne peux pas imposer un chat dans une maison qui n'est pas la mienne.

— Bien sûr que si. Sam accepterait une meute entière de chats sauvages s'il fallait ça pour te toucher. Use de ton pouvoir tant qu'il est temps ! Dans quelques mois il ne prendra même plus la peine de se raser avant de te rejoindre sous les draps.

Génial. Voilà que Shelley en faisait un enjeu de domination. La partie émergée de la main de Sam frottait son clitoris, et elle faillit miauler.

— Je ne peux pas ! geignit-elle, sans trop savoir elle-même à qui elle s'adressait.

— Si, tu peux, répondit Sam d'une voix langoureuse.

Shelley s'écria:

— Seigneur, vous êtes en train de faire ce que je pense ! Je viens d'entendre Sam. Tu me parles au téléphone pendant qu'il te culbute !

— Non, non, bredouilla Jaine, ce que Sam transforma aussitôt en mensonge en remplaçant promptement ses doigts par un engin en pleine forme. Elle se mordit la lèvre, mais un cri étranglé s'échappa malgré tout.

— Je vois que j'ai mal choisi mon moment. Je rappellerai quand tu ne seras plus prise. Il lui faut combien de temps, en général ? Cinq minutes ? Dix ?

Elle voulait un rendez-vous, à présent ! Se mordre les lèvres n'ayant pas suffi, Jaine essaya l'oreiller. Puis, luttant de toutes ses forces pour se maîtriser, elle articula :

— Deux heures.

— Deux heures ? ! glapit Shelley.

Elle se tut un instant.

— Et il a des frères? reprit-elle.

— Qu... quatre.

— La vache !

Shelley observa un nouveau silence, sûrement pour considérer l'éventualité de plaquer Al pour un Donovan. Ses cogitations se conclurent par un grand soupir.

— Je vais devoir changer de stratégie, dit-elle. Si j'ai bien compris, BooBoo aura démoli ma maison jusqu'à la dernière brique avant que tu n'oses contrarier ton étalon.

— Exact, confirma Jaine, tandis que sombraient ses paupières.

Sam se mit à califourchon sur sa cuisse droite, hissant la cheville gauche sur son épaule. Dans cette position, il gagnait en profondeur, et sa cuisse gauche à lui brossait la zone la plus sensible de Jaine, laquelle reprit l'oreiller à pleine bouche.

— Allez, je te laisse vaquer à tes occupations, prononça Shelley d'une voix morne. Tant pis, j'aurais essayé.

— Ciao, fit Jaine.

Elle agita le bras pour raccrocher le combiné, mais le socle était trop éloigné. Alors Sam se pencha en avant pour s'en charger, et ce faisant s'enfonça si profondément qu'elle tressaillit et jouit.

Quand elle recouvra la parole, elle se déblaya le visage et dit :

— Tu es ignoble.

Faible et haletante, elle pouvait à peine remuer le petit doigt.

— Non, mon poussin, je suis bon.

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Extrait de Mister Perfect ajouté par Rayathea 2012-12-09T14:00:16+01:00

— Lâchez-moi, dit-elle plus nerveusement qu'elle ne l'aurait souhaité.

— Non.

— Non ? Vous ne pouvez pas dire non. C'est illégal de me retenir contre mon gré.

— Je ne vous retiens pas contre votre gré: je vous retiens contre votre voiture.

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Extrait de Mister Perfect ajouté par Rayathea 2012-12-09T13:54:10+01:00

— Je suis mal lunée ce matin.

— Sans blague.

— Je suis toujours à cran quand j'ai pas mon compte de sommeil.

— T'expliques ça comme ça, toi ?

— Oui, j'explique ça comme ça. Je suis généralement d'humeur joviale après quelques bières.

— Tu étais jouasse hier soir. Mais tu devrais te voir ce matin.

— Tu crois que j'ai la gueule de bois. Mais c'est faux. J'ai un peu mal au crâne, c'est tout. Au moins, tu sais à quoi t'en tenir si tu m'empêches encore de dormir ce soir.

— Moi, je t'empêche de dormir? Moi ? Je t'empêche, moi, de dormir, toi ? !

Il en bafouillait, le pauvre.

— Je délire ou c'est toi qui m'as secoué comme un prunier à 2 heures du mat alors que j'écrasais comme un bienheureux ?

— Je ne t'ai pas secoué. J'ai peut-être fait quelques bonds sur toi, mais je ne t'ai pas secoué.

— Quelques bonds...

— Tu bandais. J'allais quand même pas gâcher ça !

— Tu aurais pu me réveiller avant de commencer à ne pas gâcher ça.

— Écoute, dit-elle agacée, si tu ne comptes pas t'en servir, ne te couche pas sur le dos avec popaul dressé. Si c'est pas une invitation, c'est que j'y connais rien...

— Je dormais. Il a fait ça tout seul.

Et d'ailleurs il le faisait tout seul en ce moment même, en se dressant contre le ventre de Jaine. Elle baissa les yeux... et sourit.

Relevant le menton d'un air dédaigneux, elle lui tourna le dos et termina sa toilette en l'ignorant soigneusement.

— Eh ! héla-t-il d'une voix alarmée. Tu ne vas quand même pas gâcher celle-là, dis ?

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Extrait de Mister Perfect ajouté par Rayathea 2012-12-09T13:46:52+01:00

Elle but son café en contemplant le lever du jour. Boo-Boo ne lui fit pas grief d'avoir à nouveau écourté son sommeil. Il se toilettait, assis au pied de la chaise, ronronnant dès qu'elle passait distraitement la main derrière ses oreilles.

Survint alors un incident indépendant de sa volonté. Elle rinçait sa tasse, debout devant son évier, quand la cuisine du voisin s'illumina, révélant la silhouette de Sam.

Ses poumons se bloquèrent.

— Jésus Marie Joseph, geignit-elle quand elle retrouva un peu d'air.

Jamais elle n'aurait pensé en découvrir autant sur le Sam. Tout, en l'occurrence. Il se tenait devant son réfrigérateur, nu comme un ver. Elle eut juste le temps d'admirer son derrière avant qu'il ne sorte une bouteille de jus d'orange, la dévisse et la porte à ses lèvres en se retournant.

Elle oublia aussitôt le popotin. La proue du navire en jetait bien plus que la poupe, et ce n'était pas peu dire. Cet homme était sévèrement burné.

— Mon Dieu, BooBoo, s'écria-t-elle. Non. mais tu as vu ça?

Rarement Dame Nature s'était montrée aussi généreuse. Grand, le ventre plat, musclé comme un étalon...

Elle colla son front contre la vitre et distingua son torse massif et velu. Elle connaissait déjà sa belle gueule. Ses yeux de braise, ses dents blanches et son rire chaud. Et voilà qu'il en avait dans le caleçon.

Elle porta la main à sa poitrine. Son coeur faisait davantage que palpiter; il essayait carrément de lui défoncer le thorax. D'autres organes se joignaient à lui pour exprimer leur émoi.

L'espace d'une seconde, elle voulut auditionner pour le rôle du matelas.

Indifférent au tumulte intérieur de sa maîtresse comme au spectacle saisissant qui se jouait en face, BooBoo continuait de se lécher les pattes. Ce chat ne savait pas reconnaître les bonnes choses.

Jaine se retint à l'évier pour ne pas tomber dans les pommes. Heureusement qu'elle avait renoncé aux hommes, sans quoi elle serait déjà en train de tambouriner à sa porte. Mais renoncement ou pas, elle demeurait sensible à l'art, et Dieu sait si son voisin entrait dans cette catégorie, à mi-chemin entre une statue grecque et une star du X.

Bien que cette idée la révulse, elle se devait de lui demander de tirer les rideaux. C'était l'usage entre voisins, non? Ne voulant pas perdre une miette de la parade, elle chercha le téléphone à tâtons, puis se ravisa. Elle ignorait aussi bien le numéro de Sam que son nom de famille. Vous parlez d'une voisine ! En deux semaines elle n'avait pas trouvé le moyen de se présenter. Cela dit, lui non plus ne s'était pas donné cette peine. Et sans l'intervention de Mme Kulavich, elle ignorerait jusqu'à son prénom.

Mais il lui restait une dernière carte. Elle avait noté le numéro des Kulavich sur le bloc près du téléphone, et elle parvint à détourner les yeux suffisamment longtemps pour le lire en entier. Elle composa le numéro et songea avec un temps de retard que ses voisins pouvaient être encore couchés.

Mme Kulavich décrocha à la première sonnerie.

— Allô! dit-elle d'une voix enjouée qui indiquait que Jaine ne l'avait pas tirée pas du lit.

— Bonjour, madame Kulavich. C'est Jaine Bright, votre nouvelle voisine. Comment allezvous?

On ne pouvait échapper aux règles de la bienséance, encore moins avec les personnes âgées.

Et Jaine espérait bien y passer dix ou quinze minutes. Sam descendit la bouteille de jus d'orange et balança le cadavre.

— Oh ! Jaine ! Quel plaisir de vous entendre ! s'écria Mme Kulavich comme si elle revenait d'un long voyage.

La vieille dame faisait partie de ces gens qui s'expriment au téléphone à coups de points d'exclamation.

— Nous allons très bien ! Et vous donc ?

— Bien, répondit-elle automatiquement, sans lâcher son voisin des yeux.

Il sortait à présent un carton de lait. Beurk ! Il n'allait tout de même pas mélanger ça au jus d'orange? Il déplia l'ouverture du carton et renifla. Ses biceps se gonflèrent tandis qu'il portait la brique à ses lèvres. Ah, la vache ! souffla-t-elle en écartant le combiné. Mais le lait devait mal passer, car il secoua vivement la tête et reposa le carton.

— Que dites-vous ? demanda Mme Kulavich.

— Euh... Bien, je vais bien.

Jaine fit un effort pour rassembler ses pensées.

— Oui, je voulais vous demander le nom de famille de Sam. Je dois l'appeler au sujet d'une bricole.

Bel euphémisme...

— Donovan, mon coeur. Sam Donovan. Mais je peux aussi vous donner son numéro de téléphone. Il a conservé celui de ses grands-parents. J'apprécie drôlement, car cela me permet de m'en souvenir. Il est plus facile de vieillir que de s'assagir, vous savez.

Elle rit de sa propre plaisanterie. Jaine l'imita, sans comprendre ce qu'il y avait de drôle. Elle nota le numéro que Mme Kulavich lui dictait, ce qui n'est pas facile lorsqu'on regarde ailleurs.

Elle remercia et salua sa charmante voisine, puis inspira profondément. Il fallait le faire. Si douloureux que ce fût, il fallait prévenir Sam. Alors elle prit son souffle et composa son numéro. Elle le vit traverser la cuisine et s'emparer d'un sans-fil. Elle le découvrait maintenant de profil. Miam. Miam-miam.

La salive affluait sous sa langue. Ce maudit mec la faisait carrément baver.

— Donovan à l'appareil.

Sa voix était rocailleuse et cassante, comme s'il n'était pas bien réveillé.

— Euh... Sam?

— Ouais?

On faisait plus accueillant. Elle voulut déglutir, mais constata que c'était ardu avec la langue pendante. Elle la rentra dans sa bouche et soupira de regret.

— C'est Jaine, la nouvelle voisine. Ça m'embête de vous dire ça, mais peut-être préféreriezvous... tirer vos rideaux ?

Il se tourna face à la fenêtre, et ils s'observèrent un instant à travers leurs deux allées de garage. Il ne bondit pas sur le côté, ne disparut pas derrière un mur, ne fit rien qui puisse indiquer de la gêne. Non, il souriait. Bon sang, elle ne supportait pas ça.

— Vous vous êtes rincé l'oeil, hein? dit-il en se rapprochant du carreau pour attraper le rideau.

— Oui, c'est vrai.

Cela faisait bien cinq minutes qu'elle n'avait pas cligné des paupières.

— Merci, dit-elle lorsqu'il disparut derrière ses tentures.

— Tout le plaisir était pour moi, répondit-il en riant. N'hésitez pas à me renvoyer l'ascenseur.

Il raccrocha sans lui laisser le temps de répondre, ce qu'elle n'aurait pu faire de toute façon.

Elle baissa son store et se frappa le front. Mais oui, enfin ! Elle n'aurait eu qu'à baisser son store et basta !

— Je suis la reine des idiotes, confia-t-elle à BooBoo.

L'idée de se déshabiller devant Sam la remua - et l'excita. Elle virait exhibitionniste, ou quoi ? Elle ne l'avait jamais été par le passé, mais là... Ses tétons étaient dressés telles deux framboises, sans parler du reste. Ben dis donc... Elle n'avait jamais été portée sur le badinage sexuel, et ce soudain désir pour l'abruti la laissait sans voix. Comment pouvait-on passer d'abruti à appétissant rien qu'en ôtant ses vêtements ?

— Se peut-il que je sois aussi superficielle ? demanda-t-elle à BooBoo.

Elle y réfléchit un instant.

— Et comment ! conclut-elle.

BooBoo poussa un miaulement, nécessairement approbateur.

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Extrait de Mister Perfect ajouté par everalice 2012-09-22T18:29:15+02:00

-Je vous rachèterai une poubelle demain, alors lâchez-moi la grappe. Et ne vous avisez pas de toucher au chat de ma mère, ou je vous étripe cellule par cellule. Je bousillerai votre ADN au point que vous ne pourrez jamais vous reproduire, ce qui sera un grand bienfait pour l'humanité.

Elle le détailla de haut en bas, d'un regard qui englobait ses haillons crasseux et sa mâchoire râpeuse.

-Pigé?

Il hocha la tête.

Elle expira un bon coup pour reprendre ses esprits.

-Très bien. affaire classée. Bon sang, vous avez réussi à me faire jurer, alors que j'essaie d'arrêter.

Il lui jeta un regard étrange.

-Ouais, vous devriez surveiller votre putain de langage, marmonna-t-il.

Elle dégagea les cheveux qui lui couvraient le visage, se demandant si elle s'était coiffée avant de sortir de chez elle.

-Je suis en retard, dit-elle. J'ai très mal dormi et je n'ai rien avalé, pas même un café. Il vaut mieux que je parte avant de vous blesser.

-Sage décision. Ça m'embêterait de devoir vous arrêter.

Elle ouvrit de grands yeux.

-Quoi?

-Je suis flic, dit-il avant de tourner les talons.

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Extrait de Mister Perfect ajouté par BelleEtoile 2013-08-20T16:41:20+02:00

Elles riaient encore quand le serveur apporta les plats.

— Qu'y a-t-il de si drôle ? demanda-t-il.

— Tu ne comprendrais pas, articula TJ entre deux gloussements.

— Je vois, vous parlez mecs.

— Non, on parle science fiction, rétorqua Jaine, ce qui souleva une nouvelle vague d'hilarité.

Les clients alentour les dévisageaient à nouveau, l'oreille tendue.

Le serveur parti, Marci se pencha en avant pour ajouter :

— Et pour finir, j'exige que l'homme parfait ait un organe de 25 centimètres !

— Seigneur ! s'exclama TJ en s'éventant avec la main comme si elle allait tourner de l'oeil. Qu'est-ce que je ne ferais pas avec 25 centimètres... ou plutôt : qu'est-ce que je ferais !

Jaine se tenait les côtes tellement elle riait. Elle parvint tout de même à aligner quelques mots, en luttant pour ne pas hurler :

— Attends ! Tout ce qui excède 20 centimètres ne sert qu'à tourner dans les films. C'est là, sous tes yeux, mais tu ne peux rien en faire. Ça en jette dans les vestiaires, mais soyons objectives : ces cinq centimètres de rab finissent toujours en restes dans l'assiette.

— Des restes dans l'assiette ! glapit Luna, au bord de l'apoplexie. Par ici le rab !

— Mon dieu, voilà qu'on parle cuisine, dit Marci qui écrivait d'une main tout en séchant ses larmes de l'autre.

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Extrait de Mister Perfect ajouté par Rayathea 2012-12-09T14:01:08+01:00

— Comment s'appelle-t-il déjà ? BooBoo? Tu parles d'un nom !

— C'est à ma mère qu'il faut dire ça.

— Tout chat mérite un nom décent. Appeler un matou BooBoo, c'est comme prénommer son fils Alice. BooBoo devrait s'appeler Tiger, Roméo...

Jaine secoua la tête.

— Roméo est exclu.

— Tu veux dire qu'il est... ?

Elle hocha la tête.

— Dans ce cas, BouBoo, un prénom qui lui sied à merveille, quoique Bou-Mou me semble encore plus approprié.

Jaine dut se presser les côtes très, très fort pour réprimer un nouveau fou rire.

— T'es bien un mec, toi.

— Et que voulais-tu que je sois ? Une ballerine ?

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Extrait de Mister Perfect ajouté par BelleEtoile 2013-08-20T16:41:45+02:00

— Tu avais vu juste au sujet des types qui se bousculent pour proposer leurs services. Je me contente de leur dire que j'avais personnellement fixé la barre à 30 centimètres, mais que vous avez revu le chiffre à la baisse. En général, ça suffit à leur clouer le bec.

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Extrait de Mister Perfect ajouté par BelleEtoile 2013-08-20T16:40:43+02:00

— C'est perdu d'avance, dit Jaine en secouant la tête. L'homme idéal relève de la pure science fiction. Attention, nous autres ne sommes pas parfaites non plus, mais la plupart des femmes tentent au moins de s'en approcher. Pas les hommes. C'est pour ça que j'ai tiré un trait dessus. L'amour et moi, ça fait deux.

Elle marqua une pause, puis ajouta d'un air grave :

— Ceci dit, un esclave sexuel ne me déplairait pas.

Elles éclatèrent de rire, Luna aussi.

— Je pense que ça me plairait aussi, dit Marci. Où est-ce qu'on peut s'en procurer ?

— Au « Paradis du jouet » ? suggéra TJ.

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Extrait de Mister Perfect ajouté par LaChroniquedesPassions 2014-04-23T20:00:11+02:00

— Saloperie, lâcha-t-il dans un souffle.

Le silence de la pièce permit à Jaine de l'entendre. Un zeste d'agacement lui pinça les lèvres. Vu qu'elle se sentait aussi vive qu'un mollusque, ce zeste était déjà énorme.

— Comme c'est romantique, persifla-t-elle.

Ce type ne cessait de la peloter depuis une semaine, et maintenant qu'ils étaient passés à l'acte, le seul commentaire qui lui venait aux lèvres était «saloperie», comme s'il regrettait déjà.

Il découvrit ses yeux et se tourna vers Jaine.

— J'ai tout de suite deviné que tu serais une source de complications.

— Non mais dis donc ! s'insurgea-t-elle en se redressant. Je ne complique la vie de personne. Je suis quelqu'un de très bien, quand je n'ai pas affaire à un abruti !

— Tu représentes la pire des complications qui soit : le mariage.

Étant donné que trois hommes avaient déjà trouvé mieux à faire que d'épouser Jaine, ce commentaire n'était pas des plus délicats. Surtout venant d'un homme qui venait de lui donner trois orgasmes explosifs. Elle empoigna l'oreiller et lui fouetta le visage avant de sauter du lit.

— Compte sur moi pour t'épargner cette peine, dit-elle en cherchant frénétiquement son soutien-gorge et son chemisier.

Où était l'interrupteur, bordel ?

— Puisque je suis une source d'emmerdements, je vais rester sagement de mon côté de l'allée et tu resteras sagement du tien ! dit-elle en haussant le ton à chaque syllabe.

Ah ! Cette forme blanche devait être son soutien-gorge. Elle se baissa pour le ramasser, et pécha une chaussette. Sale, qu'elle lui balança au visage. Il l'écarta et sauta du lit à son tour.

— Qu'est-ce que t'as fait de mes putains de fringues ? hurla-t-elle en rejetant la main qu'il lui tendait. Et où se trouve ce putain d'interrupteur ?

— Tu veux bien te calmer? dit-il d'une voix suspecte.

Mais il riait, le salaud ! Il se moquait d'elle ! Les yeux de Jaine se mirent à picoter.

— Va te faire foutre, tonna-t-elle en se dirigeant vers la porte. Et tu peux garder ces putains de fringues, parce que je préfère rentrer chez moi à poil que de rester une seconde de plus avec un abruti sans cœur...

Un bras herculéen l'enserra par la taille, bloquant toute expiration. Elle agita les bras, et rebondit sur le lit. « Whoof ! » fit l'air en quittant ses poumons.

Elle eut juste le temps d'inspirer avant que Sam ne s'écrase sur elle. Il riait, tout en l'immobilisant avec une facilité déconcertante ; cinq petites secondes plus tard, elle ne pouvait plus rien remuer.

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