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Bibliothèque de Mizuki_Ueda : Liste d'argent

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Les Filles au chocolat, Tome 1 : Cœur cerise Les Filles au chocolat, Tome 1 : Cœur cerise
Cathy Cassidy   
Je croyais que c'était un livre très enfantin, parce que le résumé (qui n'est pas le même que celui ci-dessus, que je vient de trouver sur le site Nathan) était comme une mini-fiche d'identité de Cherry comme on peut en trouvé sur des livres enfants.
Mais ma sœur (eh oui! Encore!) se l'est achetée donc je l'ai lu. Et en fin de compte j'ai adoré! Ne vous attendez pas à de la grande littérature, ni à de l'action, si vous lisez pour ça, ne vous le procurez pas...vous serez déçu.
Mais, moi, j'ai aimé, ça change de mon univers de fantastique et puis "Cœur Cerise" c'est vraiment l'image parfaite que je me fais d'un livre pour les vacances. Si je pouvais décrire ce livre en un mot se serait "coloré", coloré comme la couverture du livre, comme ce contraste de personnages, plus attachants les uns que les autres (on oublie Honey).
Puis, même si l'histoire fait un peu déjà-vu, j'ai adoré!
La fin est trop, surtout dans la grotte (je n'en dirais pas plus, mais si certains d'entre vous l'ont lu, ils me comprennent! )

par marie45
Les Filles au chocolat, Tome 2 : Cœur guimauve Les Filles au chocolat, Tome 2 : Cœur guimauve
Cathy Cassidy   
C'est avec un réel plaisir que j'ai retrouvé Cherry et les sœurs Tanberry dans ce 2ème tome.
L'écriture est fluide, les émotions sont multiples, les personnages profondément humains avec leurs faiblesses, forces, rêves... un doux parfum de nostalgie entoure ce tome 2, où l'on suit Skye la plus effacée des jumelles.
Une très agréable lecture.
Les Filles au chocolat, Tome 3 : Cœur mandarine Les Filles au chocolat, Tome 3 : Cœur mandarine
Cathy Cassidy   
j'ai adoré ce livre comme les précédents .Une fois que l'on est dedant on a du mal a en sortir on veut a tout pris connaitre la fin et on attend avec impatiente le tome 4 .

par laura-51
Les Filles au chocolat, Tome 3 ½ : Cœur salé Les Filles au chocolat, Tome 3 ½ : Cœur salé
Cathy Cassidy   
Shay sort avec Cherry. Les deux jeunes adolescents s'aiment, mais lorsque Honey, l'ex copine de Shay lui demande d'être son ami et d'être à l'écoute pour une soirée, Shay accepte, en ignorant les appels répétés de Cherry pour être avec son ex. Et lorsque le lendemain, Honey dévoile que c'est avec elle que Shay était, Cherry décide d'oublier Shay.


D'autre part, Wrecked Records, une très grande maison de disque, à repérer Shay et souhaite signer avec lui, mais quand son père décide purement et simplement de refuser pour Shay de signer avec cette maison de disque, c'est tout le monde de Shay qui s'écroule. En une soirée, il a perdu la chance de sa vie de vivre de son rêve, et a perdu sa copine.

Comment donc aller plus mal ?

Ce tome est très, très court. Cent pages tout rond, mais complète le premier tome « Coeur cerise », qui met en scène Cherry et Shay.

C'est intéressant d'avoir le point de vue de Shay qui est très bien narrer, et met en scène un personnage attachant et profond dans ses ressentit. Il est peut-être jeune, mais sait parfaitement ce qu'il veut.

En bref, un tome court mais très mignon dans le déroulement de l'histoire ! C'est un tome parfait pour lire sur la plage et au soleil – ce que j'ai fait ! ^^.


par naiky
Les Filles au chocolat, Tome 4 : Cœur coco Les Filles au chocolat, Tome 4 : Cœur coco
Cathy Cassidy   
http://leslecturesdelily.overblog.com/-84-les-filles-au-chocolat-t4-coeur-coco

Mon avis :

Merci infiniment aux Éditions Nathan pour ce service presse !

Les couvertures de cette série sont toutes splendides et gourmandes, mais celle-ci est à mes yeux la plus belle. J'adore ses couleurs et ce qui en ressort !
Comme son titre l'indique, dans ce tome, nous suivons l'histoire de Coco.
Coco, c'est la petite dernière, elle a 11 ans et à une grande passion, celle des animaux.
Elle passe son temps à faire de bons cupcakes, elle les vend et donne la recette aux œuvres caritatives, soit pour les baleines, les ours ou les pandas...
Coco est une jeune fille au grand cœur qui pense au bien-être des animaux avant toute autre chose.
Elle fait beaucoup d'équitation dans un centre équestre, d'ailleurs, elle a son poney fétiche « Coconuts », mais ce poney est difficile à dompter.
Étant donné que Coco est un brin têtu, elle va monter ce poney, mais l'inévitable va arriver et Coco va s'embarquer dans une drôle d'histoire, heureusement, elle pourra compter sur l'aide d'un ami...

Les personnages sont toujours aussi bien décrits, ils prennent vie au fur et à mesure de l'avancement dans les lectures.
Les filles ont toutes des caractères bien distincts et sont toutes très intéressantes.
Elles embarquent avec elles leurs amis dans des aventures inattendues et complètement incroyables. Elles n'ont pas froid aux yeux et mettent toujours énormément de cœur dans ce qu'elles font.
Et puis, on a toute une fille au chocolat en nous donc on s'attache forcément à elles !

J'ai été très surprise par la fin de ce tome, je trouve que plus j'avance dans cette série, plus Cathy Cassidy me surprend.
C'est vraiment une série à découvrir et à faire lire aux plus jeunes.

Pour conclure :

Une fois de plus, j'ai dévoré ce tome en quelques jours. J'ai adoré l'univers de Coco, qui est pourtant très loin du mien.
J'ai très envie de lire le prochain tome qui je pense va nous parler d'Honey. Depuis le début, c'est celle qui m'interpelle le plus donc j'ai vraiment hâte !

Mon avis sur "Coeur Cerise" : ICI
Mon avis sur "Coeur Guimauve": ICI
Mon avis sur "Coeur Mandarine": ICI
Mon avis sur "Coeur salé": ICI


Lily
Les Filles au chocolat, Tome 5 : Cœur vanille Les Filles au chocolat, Tome 5 : Cœur vanille
Cathy Cassidy   
Ce tome était vraiment génial !
J'ai carrément redécouvert Honey, j'étais même à des kilomètres de savoir qu'elle était aussi mature (Prendriez-vous l'avion seul(e) pour aller à l'autre bout de la planète à 15 ans ?) et aussi courageuse. [spoiler](honnêtement, je n'aurais pas supporter le harcèlement dont elle a été victime).[/spoiler]
Après l'anorexie, la maltraitance animale et la mort d'un proche, un autre sujet grave est abordé ici avec les filles au chocolat : les dangers d'internet. [spoiler]En effet, je ne pense pas avoir été la seule à comparer Facebook à Spider Web et à me dire qu'après la lecture de ce livre, on peut en tirer une très bonne morale : tout n'est pas rose et forcément bien protégé quand on est sur Internet.[/spoiler]
Je ne saurais dire si ce tome est mon préféré de la saga tellement je les adore tous, mais je dois bien avouer qu'il fait parti des premiers (Comment résister à cet air de vacances, cette chaleur, ces plages, ce paysage ?).
Le fait qu'elle continue les "hostilités" avec Cherry et Pady est quand même bien agaçant, mais dans le fond c'est peut-être compréhensible, hélas..
[spoiler]Le père d'Honey, homme irresponsable et inhumain (car non, une ado anorexique ne va pas bien) m'a fait rager plus d'une fois. Un père pareil, mais c'est horrible ! Comment peut-on croire qu'il aime ses filles une seconde ? A part leur donner de l'argent, il les laisse complètement de côté. [/spoiler]
Mais j'ai littéralement dévoré ce tome et les surprises qu'il contient m'ont fait tomber de dix mille mètres de haut. [spoiler](ce n'est qu'après 5 tomes (ou devrais je dire 6) que l'on apprend l'existence d'un frère dans la bande des soeurs au chocolat, ce qui est complètement dingue !).[/spoiler]
Ah, et aussi : je vois de nombreux commentaires dire que ce tome est le dernier, mais non : la série des filles au chocolat, ce n'est pas fini ! On aura le droit d'avoir le point de vue de Finn, Tommy, et peut être aussi de Stevie ou Ash. Place maintenant aux garçons au chocolat !


par Cathy-
QQ Sweeper, tome 1 QQ Sweeper, tome 1
Kyousuke Motomi   
Contrairement à la plupart des lectrices, je ne connaissais pas Kyousuke Motomi avant de lire QQ Sweeper, et je découvre donc ses dessins, son humour, et son talent dans ce shôjo.
À vrai dire, je dois avouer que j’avais prévu depuis un moment de lire ce premier tome, mais les premières pages ne m’ayant pas vraiment encouragé à poursuivre ma lecture, j’avais laissé traîner ce livre dans ma pile à lire, jusqu’à ce qu’un élan de courage me force à le finir.

Finalement, je ne suis pas déçue, puisque malgré son étrange scénario, son atmosphère sombre et quelques dessins qui sont parfois moins beaux que d’autres, QQ Sweeper est un très bon manga qui se lit rapidement, qui nous plonge dans un univers totalement différent de tous ceux dont on est habitué, qui nous questionne, et bien sûr, qui nous fait rire.
En effet, comme l’affirme l’auteur à la fin de ce premier tome, ce shôjo est bien plus sombre que tous ceux que je connais, et c’est d’ailleurs ce qui le rend original à mes yeux. Après tout, il fallait penser à réaliser un manga sur le ménage ! C’est vrai que ça peut étonner et peut-être même rebuter au début, mais finalement, je trouve que c’est une excellente façon de se démarquer. Kyousuke nous prouve ainsi qu’il peut écrire et dessiner sur tout, et qu’il peut créer une histoire captivante en partant d’une activité aussi basique et ennuyeuse que le ménage.
D’ailleurs, j’aime beaucoup l’idée de « nettoyer les âmes » à l’aide d’un balai, d’une bonne dose de volonté et de pensées positives, et ce en rentrant dans le cœur de la personne concernée. C’est une excellente idée qui rend le mystère encore plus épais, et qui nous montre que ce mangaka déborde vraiment d’imagination.

Côté graphismes, je dois admettre que certaines planches ne m’ont pas forcément plu, en particulier pendant les moments drôles, mais dans l’ensemble, ils sont agréables à regarder, on voit pas mal de lieux différents qui semblent réalistes (excepté à l’intérieur de la grande porte qui mène aux cœurs des gens, bien sûr), et les personnages sont pas mal, surtout Kyutaro !

Parlons maintenant des personnages.
L’héroïne qui semble d’abord banale se révèle en fait être très drôle, notamment par sa ténacité, par sa franchise, et bien sûr par son but ultime. Personnellement, je n’aurais jamais eu l’idée de créer un personnage de ce genre, et pourtant c’est encore une fois une très bonne idée. Fumi est une jeune fille qui n’aspire qu’à l’argent et qui veut donc à tout prix épouser un homme riche, ce qui la rend immédiatement originale et comique. On pourrait cependant croire qu’elle est égoïste, mais ce n’est pas le cas. Elle aide les autres en risquant sa vie quand ils sont dans le besoin, ne se lamente pas sur son passé tragique, ne s’avoue jamais vaincue bien longtemps, obéit aux ordres, essaie de faire de son mieux, etc… Et pour une fois, miracle ! L’héroïne ne pense pas qu’à ses histoires de cœur. Enfin je veux dire, elle élabore souvent des plans pour se rapprocher d’hommes riches (qui m’ont bien fait rire, d’ailleurs), mais on voit bien qu’il n’y a pas d’amour là-dessus, qu’elle ne pense qu’à son intérêt et aux biens matériels. Du coup, selon moi, on ne peut pas les considérer comme des histoires de cœur, ce qui permet à Fumi de ne pas s’éterniser sur ses sentiments contradictoires, sur son attirance pour telle ou telle personne, etc… En fait, dans tout ce tome, on ne la voit jamais se torturer l’esprit à propos de cela. Elle se rapproche de Kyutaro, c’est vrai. On peut imaginer qu’une romance aura lieu entre les deux protagonistes, bien sûr. Mais tout ça reste implicite.

Kyutaro est un personnage très mystérieux, et qui a donc forcément attiré mon attention. De plus, j’aime beaucoup son physique, et encore plus dans le passage où il entre dans le cœur de Sakaguchi. Le noir lui va parfaitement bien, et j’espère qu’il continuera à en porter dans les tomes suivants. Concernant sa personnalité, il paraît d’abord très froid et dur, et il l’est, d’ailleurs. Mais au fond, on voit bien qu’il agit de cette manière avec les gens parce qu’il ne veut pas se rapprocher d’eux à cause de son passé trouble et visiblement tragique. D’ailleurs, il n’hésite pas à sauver Fumi chaque fois qu’elle est en danger, et lorsque le directeur lui apprend qu’elle n’a pas de famille et qu’elle n’a donc nulle part où aller, il devient plus doux et compréhensif, et fait même tout son possible pour l’aider à passer le test qu’il lui avait lui-même imposé.

Enfin, Sakaguchi qui était d’abord un personnage que l’on ne pouvait que détester, se révèle finalement être plus torturé que l’on pouvait le penser, et on s’aperçoit donc qu’il n’a pas un si mauvais fond que ça.

Quant au directeur, je n’en pense pas encore grand-chose, mais j’aime le fait qu’il soit jeune, drôle et qu’il essaie d’ouvrir Kyutaro aux autres et notamment à Fumi. Cependant, on comprend facilement qu’il a encore des doutes au sujet de l’identité et du passé de Fumi, et la fin de ce premier tome nous interroge d’ailleurs nous aussi sur elle, ce qui accentue une fois de plus le suspense déjà bien présent dans ce shôjo.

En conclusion, un bon volume qui nous permet de nous éloigner de tous les autres mangas de ce genre, avec une bonne dose d’humour, des personnages attachants, et un thème plus qu’original et intriguant qui est très bien développé et pensé.

par Cassy33
QQ Sweeper, tome 2 QQ Sweeper, tome 2
Kyousuke Motomi   
Un second tome qui me rend encore plus addicte à la saga! En effet, j'avais déjà bien aimé le premier volume que j'avais trouvé très original, drôle, et plein de rebondissements, mais je crois que je préfère tout de même celui-ci.
Les personnages évoluent doucement mais sûrement, et même s'ils conservent leur caractère original, il est tout de même facile de déceler quelques changements dans leur personnalité, dans leurs habitudes, actes, et propos.
De plus, le scénario qui demeurait très léger dans le tome précédent, s'assombrit à mesure que les pages défilent devant nos yeux, et même si certaines questions que l'on se posait trouvent leurs réponses, le mystère reste épais, nous encourageant toujours à poursuivre notre lecture afin d'en apprendre davantage.
Quant aux dessins, je dois avouer que j'ai bien plus apprécié ceux-ci que ceux du volume précédent. Bien sûr, ils étaient déjà agréables à regarder, mais certains semblaient parfois bâclés alors qu'ici, je les ai tous trouvés très réussis. D'ailleurs, Kyousuke Motomi nous offre de magnifiques plans de vue des personnages dans ce tome-ci, nous prouvant une fois de plus son talent en tant que mangaka.

Comme je le disais précédemment, le scénario devient plus sombre à chaque chapitre, et alors que l'humour était omniprésent dans le premier tome, il s'efface légèrement ici afin de laisser surtout place au suspense, aux révélations, et aux sentiments.
En effet, nous en apprenons beaucoup plus sur le passé de Nishioka, même si quelques détails demeurent encore flous pour continuer à nous interroger. [spoiler]Bon personnellement, je me doutais depuis un moment que Fuyu et Fumi étaient la même personne, mais l'auteur parvient tout de même à rendre cette découverte plus surprenante qu'elle ne l'est en réalité pour les lectrices, en la dévoilant à travers les yeux de Kyûtarô. D'ailleurs, j'ai l'impression que l'on a davantage accès à ses pensées dans ce tome, et cela me plaît beaucoup.[/spoiler]

Parlons désormais des personnages.
Kyûtarô s'ouvre beaucoup plus ici, fait des efforts pour s'améliorer et pour corriger ses troubles de la communication, et il est facile de remarquer que son principal objectif est désormais de protéger Fumi alors qu'elle semblait vraiment lui taper sur les nerfs dans les premiers chapitres.
De plus, puisque l'on connaît davantage ses pensées, on peut aussi s'apercevoir qu'il est en réalité très torturé, qu'il ressasse sans cesse le passé, et qu'il ne parviendra jamais à tirer un trait sur Fuyu.
En fait, de l'intérieur, c'est un garçon très doux qui manque juste d'amour. D'ailleurs, j'aime particulièrement son évoltuion, et son comportement dans les deux derniers chapitres. De plus, le fait qu'il conserve parfois son attitude taciturne, qu'il se vexe facilement, et qu'il ne se gêne pas pour critiquer ouvertement Fumi ou lui dire ce qu'il pense me fait beaucoup rire.

Quant à Nishioka, bien qu'elle soit beaucoup moins drôle que dans le volume précédent, reste très attachante. Elle ne manque pas de bonne volonté comme le dit Kyûtarô, essaie toujours de sourire malgré ses problèmes et ne veut causer de tort à personne.
Je suis peut-être un peu déçue qu'elle ne parle pas de nouveau de son but ultime, comme si elle l'avait soudain oublié (je crois qu'elle ne l'exprime qu'une seule fois dans tout le tome), mais vu les événements qu'elle traverse, c'est compréhensible.
D'ailleurs, elle est bien plus triste, tourmentée et fragile ici, mais pas au point que cela soit agaçant, donc il n'y a rien à redire là-dessus. L'auteur sait vraiment bien gérer ces détails-là, et c'est agréable de ne pas encore tomber sur une héroïne pleurnicharde qui ne cesse de se lamenter sur elle-même.

Enfin, la fin laisse présager un prochain tome encore plus mystérieux, sombre et inquiétant, ce qui prouve bien que la saga, malgré son aspect humoristique, devient de plus en plus sérieuse, émouvante, et captivante.

par Cassy33
Zombie Ball Zombie Ball
Paolo Bacigalupi   
À cause de sa couverture et du ton humoristique du résumé, je n'étais pas franchement emballée par Zombie Ball et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai attendu plusieurs années avant de me décider à le lire. Bien que le thème des zombies fasse partie de mes préférés, je n'étais pas spécialement impatiente de commencer ce roman car il sonnait davantage comme une parodie que comme un réel récit de survie et d'angoisse, et même s'il est vrai que les zombies n'ont pas une place si importante que ça dans l'intrigue (du moins, pas de la même manière que la plupart des livres du même genre), je ne regrette pas du tout d'avoir accordé une chance à ce bouquin qui s'est révélé être au final un coup de cœur complètement inattendu.

En lisant le résumé, on s'attend à être projeté dans un univers complètement déjanté et plus drôle que crédible, mais ce n'est pas vraiment le cas. Même si j'ai beaucoup rit durant ma lecture, je n'ai pas trouvé ce roman enfantin ni irréaliste. En fait, à travers l'humour soigneusement glissé entre les pages, Paolo Bacigalupi dénonce à la fois la production de masse, les conditions de vie désastreuses du bétail dans ce type d'élevage mais également celles des ouvriers sous-payés que l'on fait venir du Mexique ou des pays d'Amérique Latine, ainsi que les politiques qui ne traitent pas les immigrés comme des Hommes à part entière.
Au-delà des zombies et du baseball, on sent que l'auteur s'intéresse plus particulièrement à ces thématiques qui l'ont probablement motivé à écrire ce roman, et j'ai beaucoup apprécié la façon dont il nous fait part de ses propres opinions sans que cela ne s'éloigne du contexte et ne devienne trop prépondérant. De plus, le fait qu'il critique l'élevage n'a pu que me plaire davantage, étant donné que je suis végétarienne et contre l'exploitation intensive des animaux. Si je ne me trompe pas, Zombie Ball est le premier livre que je lis à traiter de ce sujet, et j'espère que d'autres romans suivront cet exemple et aideront peut-être à faire changer les mentalités et les habitudes de notre société. Quant à la question des immigrés, je l'ai trouvée tout aussi intéressante et j'ai beaucoup aimé le fait qu'elle soit présentée à travers Miguel, mon petit coup de cœur du livre, qui s'avère être un personnage très attachant, touchant et héroïque.

Pour ce qui est des zombies, quand je dis qu'ils ne sont pas si présents que ça, c'est parce que pendant la majeure partie du bouquin, on en voit seulement deux d'humains et quelques uns de vaches. On n'a ni affaire à une horde qui se déploie tout de suite après l'apparition du premier mort-vivant, ni à une survie stressante en milieu hostile comme dans La Forêt des Damnés ou Les Proies. Ici, la vie semble presque normale pendant un bout de temps, et ce n'est qu'à la fin que tout finit par dégénérer. Du coup, si j'aime autant ce roman, ce n'est pas vraiment pour son côté apocalypse (un terme qui ne convient d'ailleurs pas à ce qui se produit ici), mais bien plus pour son originalité, ses thématiques évoquées, son humour, et surtout pour ses personnages et la forte amitié qui les lie. Ici, nous n'avons droit à aucune romance mais ça ne m'a pas du tout gêné, bien au contraire. Une histoire d'amour n'aurait pas sa place dans Zombie Ball, et je suis contente que l'auteur n'en ait pas glissé une juste pour faire plaisir aux lectrices. Des fois, ça fait du bien de lire un roman consacré essentiellement à l'amitié, qui est trop souvent mise de côté dans les romances se focalisant uniquement sur le couple principal. Ici, on sent clairement le lien qui unit nos trois protagonistes, la confiance qu'ils se témoignent, leurs souvenirs communs, et je trouve que ça rend ce petit trio bien plus attachant que s'ils venaient juste de se rencontrer. Malgré les dangers qu'ils affrontent (aussi bien les zombies que Sammy et sa bande de brutes), ils restent soudés, trouvent des solutions ensemble, ne se trahissent pas une seule fois et veulent absolument s'aider mutuellement - ce qui ne les empêche tout de même pas de se faire parfois battre, de ne pas réussir leur coup et de se retrouver quelques fois coincés. En fait, Rabi, Miguel et Joe représentent une bande d'amis très réaliste, que l'on pourrait facilement croiser dans notre vie de tous les jours. Même s'ils vont tout faire pour sauver leur ville (et les Etats-Unis par la même occasion) et prendre des risques en ne désirant pas se soumettre à l'usine Milrow, ils restent des collégiens de 13 ans avec leurs qualités et leurs défauts, leurs forces et leurs faiblesses.

En ce qui concerne Rabi, je l'ai trouvé très attachant et je me suis immédiatement attachée à lui lorsqu'au tout début du livre, on se rend vite compte qu'il est loin d'être doué au baseball et qu'il n'a rien d'un garçon très sportif. Sa spécialité, c'est plutôt les statistiques et sa capacité à utiliser son cerveau, et pour ce qui est des muscles et de la force, il vaut mieux compter sur Miguel et Joe. En fait, ce qui est bien dans ce groupe, c'est que chaque membre se complète, et leurs talents se révèlent tous utiles et indispensables au fil de l'histoire. De plus, le fait que le héros ne soit pas fort et que ses faiblesses soient clairement affichées le rend selon moi encore plus réaliste et touchant. Ce qui est sûr, c'est que j'ai adoré suivre les aventures du trio à travers ses yeux, je me suis retrouvée en lui plus d'une fois et j'ai souvent partagé ses pensées.

Miguel, quant à lui, est définitivement mon personnage favori. Même si j'aime beaucoup Rabi et Joe, c'est lui qui a su attirer davantage mon attention, notamment à cause de tout ce qu'il subit à cause des services de l'Immigration. Dès le début du roman, on sait que tout sa famille sont des sans-papiers et qu'il vient d'être séparé de ses parents, renvoyés au Mexique après avoir été dénoncés par l'usine Milrow dans laquelle ils travaillaient simplement parce que le père de Miguel a eu le malheur de critiquer les conditions de travail qui devenaient de plus en plus dangereuses pour les ouvriers. Mais, comme si ce n'était pas assez, ce sont très vite son oncle et sa tante qui sont à leur tour expédiés au Mexique, laissant le pauvre garçon sans aucune famille. Et malgré tout, au lieu de se laisser abattre, Miguel continue à se battre jusqu'au bout contre ces injustices et contre l'usine Milrow. J'ai beaucoup aimé sa détermination, son désir de vengeance qui peut parfois le rendre dangereux mais qui est apaisé par Rabi, sa force d'esprit et sa maturité. Bien qu'il ait censé avoir 13 ans, je lui en donnerai facilement 16 tant il semble connaître de choses et avoir surmonté une multitude de problèmes. Son expérience l'a endurci et l'a fait mûrir plus vite que ses deux camarades qui, même s'ils connaissent leurs propres difficultés de leur côté, ont tout de même une vie bien plus paisible que la sienne. Miguel soulève de nombreuses questions, est le premier à vouloir se soulever contre les manigances des usines Milrow, et même si je ne saurais pas vraiment l'expliquer avec des mots, je l'ai trouvé vraiment courageux et très touchant à cause de son passé. Le fait qu'il soit le meilleur ami de Rabi et que les deux garçons semblent extrêmement proches et prêts à tout pour se sauver l'un et l'autre l'a certainement rendu encore plus attachant à mes yeux, et même s'il n'est pas parfait, a parfois tendance à s'énerver et à chercher la bagarre, il a clairement su me taper dans l’œil.

Pour finir, Joe, légèrement en retrait par rapport aux deux autres, m'a beaucoup fait rire à cause de sa folie, de ses références aux jeux-vidéo et aux comics, et de son engouement pour cette "apocalypse zombie" comme il la surnomme. C'est le personnage le plus loufoque du lot, et c'est grâce à lui que le roman est aussi humoristique. Alors que Miguel est un personnage qui sait émouvoir, Joe est carrément l'inverse et apporte son lot de bonne humeur et de sourires. Malgré le fait qu'il ait un père alcoolique et une mère qui se désintéresse complètement de lui, Joe a presque toujours l'air joyeux et il semble même ravi que les zombies aient envahi la ville, car sa vie peut désormais se rapprocher un peu plus des BDs qu'il aime tant lire. Et même si ce n'est pas sur lui qu'il faut compter pour consolider un bon plan, grâce à son physique complètement américain, il est le seul du trio à pouvoir aller et venir comme bon lui semble, et sa "folie" lui permet également de faire face aux événements qui se succèdent sans trop s'en effrayer. [spoiler]D'ailleurs, son attachement à Bart, la tête de bœuf zombie, était extrêmement drôle.[/spoiler]

Pour terminer, bien que je trouve la fin un peu précipitée (comme dans quasiment tous les romans de toute façon...), je ne suis pas déçue de la tournure qu'a pris le scénario. Il reste crédible jusqu'au bout, et même si j'aurais aimé revoir le groupe une fois toute cette histoire derrière eux et lire encore une bonne cinquantaine de pages, je dois avouer que j'ai été agréablement surprise par la manière dont Paolo Bacigalupi a choisi de clore son oeuvre, car je ne m'attendais pas du tout à une fin de ce type-là. [spoiler]L'invasion des zombies a beau être résolue un peu trop facilement et rapidement à mon goût, sans parler du grand saut que l'on fait entre le dernier chapitre et l'épilogue qui m'a semblé un peu trop soudain, je suis vraiment contente que Rabi ait pu trouver un plan pour contrecarrer les manigances de Lawrence Maximillian. Je craignais que Miguel ne soit à son tour expédié au Mexique (puisqu'il se révèle être un sans-papier lui aussi) à cause de sa détermination à affronter les usines Milrow, mais heureusement, grâce à la tactique de Rabi, tout le monde en sort vainqueur, en quelque sorte. Nos trois protagonistes et leurs familles ne seront pas poursuivies, ne perdront ni leur argent, ni leur emploi, ni leurs maisons, et en plus de ça, Miguel acquiert la nationalité américaine ainsi que ses parents, son oncle et sa tante, qui peuvent ainsi revenir aux Etats-Unis. De ce côté-là, tout est résolu, mais j'aurais tout de même aimé savoir si Sammy s'était finalement montré reconnaissant envers la bande puisqu'ils l'ont sauvé contre la horde, quelle genre de vie il mène depuis que son père est un zombie, et si Joe avait pu revoir la fille qui lui avait tapé dans l’œil après le match final. Dans tous les cas, puisqu'il ne s'agit là que de minces détails, ça ne gâche en rien le scénario et je trouve d'ailleurs que c'est sa fin qui le rend encore plus intriguant. Car, ce qui m'a agréablement surpris dans ce dénouement, c'est le fait que Rabi s'adresse à nous dans les dernières pages, pour nous expliquer que s'il a écrit cette histoire, c'est justement pour dénoncer les actes des usines Milrow et de Larry Max. En fait, tout au long du livre, on a juste l'impression de lire un roman comme un autre, mais l'épilogue est construit de manière à ne plus nous rendre seulement spectateur mais également acteur. C'est comme si, soudain, on ne lisait plus l'oeuvre de Paolo Bacigalupi mais celle de Rabi, qui s'avère être plus un témoignage qu'un récit. Et même si tout cela reste bien entendu de la fiction, j'ai beaucoup aimé l'impression que cette fin m'a donné. Depuis le début de notre lecteur, on tient entre nos mains le plan de Rabi, qui consiste à critiquer indirectement les agissements de Milrow sans pour autant les dénoncer complètement (sinon, l'accord ne tiendrait plus). Et c'est bien pour ça qu'à la fin, malgré le fait qu'il ait affirmé juste quelques lignes au-dessus que tout ce qu'il vient de raconter à propos des zombies était faux, il nous dit de savoir lire entre les lignes et de comprendre la vérité vraie, celle que les adultes nous cachent bien souvent.[/spoiler]

Pour conclure, Zombie Ball est donc une très bonne découverte que je regrette de ne pas avoir lu plus tôt. Mêlant à la perfection humour, zombies, et critiques de la société, ce roman peut s'adresser à n'importe quel lecteur et représente un véritable moment de détente qui sait nous rendre addict et qui change à jamais notre vision des vaches...

par Cassy33
L'Épreuve, Tome 2 : La Terre brûlée L'Épreuve, Tome 2 : La Terre brûlée
James Dashner   
http://altheainwonderland.blogspot.fr/2013/08/lepreuve-tome-2-la-terre-brulee.html

Généralement lorsqu'un tome 1 est trop bien, le second déçoit. C'est un peu une loi élémentaire de la littérature Young Adult. Et puis, il y a ce livre. Ce second tome tout aussi fascinant, complexe, addictif et génial que le premier.

Dès le premier chapitre, le roman est lancé sur les chapeaux de roues. James Dashner a prit le parti de ne pas nous imposer d'ellipse de temps, et nous repartons donc au point où le premier tome s'était arrêté. Non seulement cela donne une vraie continuité à ce second tome, mais en plus le rythme ne perd pas de temps à également reprendre comme en quarante. Les ennuis s'empilent donc de nouveau très rapidement avec le début de cette nouvelle épreuve et la découverte de l'existence d'un groupe B. En tant que lecteur on ne se pose pas de questions et on repart dans cette histoire avec des questions pleins la tête.

Cette seconde épreuve imaginée par WICKED afin de tester les adolescents apporte également avec elle son lot d'obstacles et de nouvelles questions. La principale étant : en qui Thomas peut-il avoir confiance ? A part Newt et Minho, les autres personnages sont très vite devenus très suspect à mes yeux. A commencer par Teresa, qui disparaît mystérieusement durant la nuit en laissant derrière elle une fiche de WICKED la qualifiant de "Teresa Agnes : La traître", et Aris, qui lui apparaît à la place de Teresa et s'avère être le sujet masculin du groupe B. Si vous, vous avez pas d'énormes doutes qui commencent à se répandre comme une traînée de poudre dès ce moment... Et puis croyez-moi lorsque je vous dis que les doutes ne feront qu’accroître au fil des pages et des événements ! Le moins que l'on puisse dire c'est que James Dashner n'a pas eu la main morte sur les retournements de situations ! Une fois encore mon cerveau est passé plusieurs fois près de la surchauffe. Bref, ce livre m'a mise dans un de ces états... Et comme si on était pas devenus assez parano comme ça au fil de notre lecture, à 80% du roman c'est l'apothéose du retournement de situation qui se met en route. L'auteur nous retourne le cerveau dans tous les sens tellement de fois d'affilés qu'à la fin on ne sait même plus où on en est, et ça c'est un vrai régal.

Concernant les personnages, si j'avais apprécié Thomas dans le premier tome, je l'ai vraiment adoré dans celui-ci. Le phénomène d'identification se déclenche vraiment dans ce second tome, et surtout on s'attache encore plus au jeune homme. Comme je l'ai dis plus haut, j'ai également une fois de plus beaucoup apprécié Newt et Minho qui sont décidément des personnages qui savent se faire discrets mais sont de vrais soutiens. Les personnages féminins ne sont cependant toujours pas à la fête puisque la seule réellement présente est Brenda, une jeune femme que les garçons rencontrent lors de leur périple, et qu'elle souffre du même problème que Teresa lors du premier tome : une vraie distance entre elle et le lecteur qui la rend difficilement attachante et appréciable. Je ne m’appesantirais également pas plus que nécessaire sur le personnage de Teresa, pour cause de risque de spoilers, mais dirais simplement que j'ai décidément beaucoup de mal avec elle. Si dans le premier tome elle m'avait laissé indifférente, elle m'a carrément déplu dans celui-ci...

Après, je vais quand même souligner un petit point négatif qui pourra peut-être en gêner certains. En effet, ce tome se repose énormément sur le mystère qui s'épaissi et qui donc nous porte au travers des quelques petites baisses ponctuées dans le rythme général. Cependant le fait est qu'on commence à être vite perdus dans cette histoire. J'ai l'impression de ne toujours pas voir appris grand chose de concret durant ces deux volets et qu'au contraire les choses se sont nettement compliquées avec chaque nouvelle pierre apportée à l'édifice.

En conclusion ce second tome de L’Épreuve fut une nouvelle réussite pour ma part. Tout comme le premier tome je le qualifie volontiers d'haletant, captivant, et de très grande qualité. James Dashner prend un malin plaisir à faire s'effondrer toutes nos certitudes et personnellement, même si mon petit cœur en a souffert, j'ai adoré ça. Le troisième, et ultime, tome s'annonce définitivement savoureux !

par Althea
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