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Commentaire ajouté par unpeudelecture 2019-03-05T11:25:07+01:00
Argent

Je tiens tout d’abord à remercier Joël des Éditions « Taurnada » pour m’avoir fait découvrir ce livre et pour leur confiance. La plume d’Estelle Tharreau est prenante, fluide, addictive, mais aussi surprenante. L’auteur nous plonge dans la vie d’une jeune institutrice à qui, par son apparence, on donnerait le bon Dieu sans confession. C’est dans un récit à la première personne que l’on apprend à la connaître et, surtout, ce qui l’a poussé à commettre l’irréparable. Est-elle innocente ? Est-elle coupable ? Pour le savoir je vous laisse le soin de le découvrir en vous plongeant dans ce thriller qui vous prendra aux tripes de la première à la dernière ligne. Au début, je vous disais que la plume d’Estelle était surprenante et, là où elle l’est, c’est qu’elle parvient, à travers ses mots percutants, à nous faire ressentir de l’empathie pour cette femme qui ne le mérite clairement pas notre compassion. Même si on parvient (un peu) à la comprendre à cause du passé difficile qu’elle trimbale, mais cela n’excuse en rien le monstre qu’elle est devenue. Nadège est une femme glaciale, distante, instinctive, indifférente. Malgré cela, elle parvient à nous faire ressentir des émotions aussi diverses les unes que les autres, allant de : la tristesse, l’irritation, l’ahurissement, voire même jusqu’à la frayeur (et encore, le mot n’est pas assez fort). « Mon ombre assassine » est le genre de roman qui nous reste dans la tête et qui peut même parvenir à nous faire douter des gens que l’on croise sur notre route. Si vous êtes friands(des) de thriller, je vous recommande ce roman. À lire, pour trembler de terreur !

#Virginie

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Commentaire ajouté par ChristieFO 2019-02-28T09:44:57+01:00
Bronze

C’est comme ça que commence cette critique ! Trois points. Ces trois points signifient mon état actuel alors que je viens tout juste de finir le livre. Comment vous décrire cette claque monumentale que je me suis prise !?

L’histoire parle de Nadège Solignac, une institutrice très appréciée qui est accusée d’avoir tué ( “Homicide involontaire” ) Fabien Bianchi. Lors de son placement en cellule, commence la découverte des souvenirs racontés aux lecteurs par Nadège, elle-même. Les souvenirs sont entrecoupés de passages d’interrogatoires par la police et d’articles de journaux sur l’affaire, nous informant du soutient de ses proches et de l’opinion publique.

Ses souvenirs commencent par l’enfance, continuent sur l’adolescence et l’âge adulte avant de finir sur le meurtre de Mr Bianchi.

Dès les premières lignes de Nadège ont voit sa névrose et sa froideur, puis les premiers souvenirs nous indiquent les prémices du pourquoi et de ce qu’elle est devenue.

[...]

J'ai eu beaucoup de difficultés à lire ce livre, il est triste et violent. Nadège, n’a pas eu suffisamment d’humanité dans son entourage pour l’apprendre et pour éviter le massacre. C’est une femme terrifiante qui ne laisse aucune place aux bons sentiments, elle n’en à pas besoin. Elle est calculatrice et manipulatrice depuis l’enfance et, si certaines conversations et certains passages avec son frère et sa belle-sœur étaient touchants, les pensées de Nadège à ces instants brisaient sans état d’âme la douceur de ces échanges. Ce sont des conversations que chacun d’entre nous pourrait avoir, des mots que quelqu’un pourrait nous dire un jour.

[...]

L’écriture de l’auteur est sophistiquée mais va droit au but et c’est exactement ce qu’il fallait au livre (selon moi)

[...]

Conclusion : C’est une découverte macabre, un livre angoissant que je ne relirai probablement pas (beaucoup trop choquée… ^^ ) mais très bien écrit. C’est un thriller qui vaut le coup d’œil et que je recommande. A lire avec précaution pour les âmes sensibles cependant…

Les gens comme moi quoi

La critique complète c'est par ici --> http://www.christiefo.com/2019/02/27/mon-ombre-assassine-sp/

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Or

L'avis d'Esméralda :

MON OMBRE ASSASSINE est une surprenant thriller psychologique. Et j’ai envie de te dire : « bienvenue en enfer ».

Bienvenue dans l’antre d’une âme qui bataille entre moralité et normalité. Bienvenue dans les confins psychologiques d’une enfant qui a bâti sa vie sur des modèles précis inventés de toutes pièces par une intelligence inédite.

Ce thriller va te malmener, te pousser aux frontières de l’inacceptable, te frapper par cette violence inouïe, te serrer le cœur et t’éprouver.

Nadège Solignac est venue au monde comme tout être humain. Seulement, sa vie sera loin d’être celle convenue pour tous les bébés du monde. Nadège Solignac a pointé son nez dans une famille borderline où elle n’était pas désirée. Un père aux abonnés absents qui portant loge avec son fils dans l’atelier attenant à la maison. Un lieu isolé – un village – où vivent les artistes « peace and love » en peine de célébrité. Nadège n’a pas toute l’attention que mérite un bébé. Pas de câlins, pas de sourires, pas de mots, rien… Elle évolue dans un monde dépourvu de sons et d’attention. Ses biberons ne sont délivrés que lorsque l’alarme d’un réveil résonne au sein de ces murs vides. Cette place indésirable et malsaine, le bébé le ressent pleinement : des regards froids et une main qui se balade un peu trop près de son nez et de sa bouche à la nuit tombée. Nadège devient une enfant sauvage. Elle ne parle pas, se réfugie sous la table et est livrée à elle même la plus grande partie du temps. Son père sous un accès de colère quant la manière dont cette mère dépressive s’en occupe, décide de l’inscrire à l’école. La petite sauvage rejoint alors un monde qu’elle ne connaît pas, débute alors un apprentissage du monde bien loin des codes de notre société. Débute alors la vie d’une tueuse en série silencieuse, méthodique, calculatrice et de sang froid, dénuée de toutes émotions.

Estelle Tharreau nous livre les confessions d’un personnage hors norme et qui fout littéralement les jetons. Ce thriller se lit comme un journal intime. Nadège sur un ton calme narre sa vie, depuis sa jeune enfance jusqu’à ce moment où elle attend patiemment et surement sa remise en liberté. Cette lecture éprouvante à de quoi remuer les tripes. J’ai suivi pas à pas les événements qui ont marqué et bouleversé la vie de cette enfant l’a rendant inévitablement ce qu’elle est. Je suis devenue le témoin passif et sans voix des actes d’une tueuse en série. C’est dérangeant. C’est oppressant. C’est d’une curiosité malsaine, j’avoue. Si l’auteur titille ma bonne conscience et mon bon sens, j’en ressort tout autant impressionnée.

Estelle Tharreau s’attaque à un sujet de prédilection de la littérature (que l’on retrouve davantage dans la littérature étrangère) : les tueuses en série. Cette audace est supplantée par une plume qui a su trouver le ton juste et nécessaire pour ne pas tomber dans le glauque pervers. J’ai été très vite intriguée par ce personnage atypique que finalement, j’ai davantage détesté que adoré. Très vite j’ai été prise à partie dans des scénarii macabres ou violence et haine prennent le dessus.

MON OMBRE ASSASSINE est le portrait sans concession d’une femme pris depuis toujours dans les mécanismes destructeurs et fous de son monde. MON OMBRE ASSASSINE est un puissant uppercut qu’on ne peut éviter. Destructeur et ravageur ! Attention la folie te guette !

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Commentaire ajouté par dianelangevin 2019-02-11T21:36:30+01:00
Or

L’histoire d’une tueuse en série. C’est bien écrit , mais ça reste une histoire d’horreur.

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Commentaire ajouté par Root 2019-02-01T20:26:16+01:00
Lu aussi

« Je suis dans cette cellule en attendant de savoir ce que le destin a prévu pour moi. Non que je sois inquiète, il m’a trop souvent éprouvée pour que j’aie encore peur de lui. »

Nadège Solignac est confiante. Elle a toujours réussi à s’en tirer. À être ce que l’on attendait d’elle. Expressions du visage, les bons mots quand il faut, elle trompe son monde depuis l’enfance. La collègue de l’école, l’amie, le grand frère, tous, lors de leur interrogatoire, la décrivent comme une femme douce, fiable et courageuse, avec ce qu’elle a enduré, la pauvre, vous n’avez pas honte de l’accabler de la sorte ? Ça la fait rire, Nadège. Mais elle a quand même son sac à vider, et comprenne qui veut.

Comment se construit-on entre une mère dépressive et un père capitulard ? Qui devenez-vous, au sein d’une famille qui ne vous accorde pas un regard ou pas celui que vous êtes en droit d’attendre ? C’est dans l’indifférence que Nadège a pris ses marques. Ça valait toujours mieux que les moqueries et les brimades. Mieux que si quelqu’un s’était réellement intéressé à sa vie et avait découvert le mal silencieux qui a très tôt commencé de l’animer. Violence n’est pas forcément synonyme de coups : la manipulation s’offre une place de choix parmi les armes de destruction, et Nadège a une façon toute particulière de rendre les bleus au cœur qu’on lui a causés. Alors, ce flic, elle l’a tué ou pas ? C’est pour ça qu’elle est claquemurée aujourd’hui, assise sur sa présomption d’innocence. Au regard des autres, cette pauvre brebis dévouée à sa sœur handicapée ne ferait pas de mal à une mouche. Mais toi, lecteur, passé l’introduction, tu entrevois de quoi elle est capable derrière son masque de gentille maîtresse, et ce type qui flotte dans la piscine et qui aurait tenté de la violer, tu sais très bien qu’elle a pu le négocier. Entre les proches soumis à la question et les coupures de presse, l’histoire prend des allures de fait divers. Et ça fonctionne très bien. Rapidement, le malaise s’installe. Je suis obligée d’écouter ce qu’elle a à dire, la Solignac ? Oui, t’es obligé. Parce que maintenant que t’as commencé, il faut que tu saches. Jusqu’où elle a pu aller, ce qui a entaché son passé, et à quel(s) moment(s) ça a déraillé dans sa petite tête blonde.

Je ne suis pas fan des personnages féminins. Avec ces personnages-là, ça part souvent d’un je-n’ai-pas-assez-de-place-dans-mon-couple ou mon-quotidien-ne-me-contente-plus. Mon ombre assassine tape un cran plus haut et avec Nadège Solignac, Estelle Tharreau a capté mon attention dès le début, pour me faire passer un mauvais moment comme je les aime. Écrit avec simplicité, sans se perdre en conjectures, ce roman sème le trouble : au diable la morale, j’en suis venue à me laisser avoir et à la plaindre, la Solignac. Sec, dérangeant et efficace.

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Commentaire ajouté par Aurore1505 2019-01-30T22:29:12+01:00
Or

Aujourd’hui, je vous parle du dernier roman d’Estelle Tharreau « Mon Ombre Assassine » paru aux éditions Taurnada le 17 janvier dernier.

Ici, l’héroïne nous raconte son histoire. Nous apprenons que c’est une enfant non désirée par une mère dépressive et un père démissionnaire. Dans ce climat hostile elle apprend à ne pas se faire remarquer à n’être qu’une ombre. A l’école, elle n’a pas d’amis les enfants la craignent ce qui l’arrange, elle se concentre sur la lecture et l’apprentissage. Dès l’enfance, son «ombre assassine » fait déjà des victimes .

A l’âge adulte, Nadège est une institutrice très appréciée des parents et de ses élèves. Elle est toujours aussi discrète et mène, en apparence, une vie sans histoire. Jusqu’au jour où elle est arrêtée, accusée d’avoir tué le père d’une de ses élèves qui s’avère être un policier. Du fond de sa cellule, elle invoque la légitime défense, ayant été la victime d’une tentative de viol .Mais que s’est- il réellement passé ce soir là? Nadège est-elle vraiment ce qu’elle laisse paraître? Peut on se fier aux apparences? Au fur et à mesure que Nadège nous livre son histoire, nous nous retrouvons soudain face à l’inimaginable…

Mon Ombre Assassine est le 4e roman D’Estelle Thareau et le premier que je lis de cette auteur. L’histoire est absolument passionnante et se lit très vite (2 jours pour ma part) Le récit de Nadège est glaçant et enrichi de témoignages de ses proches et des différents interrogatoires menés par la police. Je vous conseille vivement ce roman qui vous fera cependant douter des personnes qui vous entourent…Les connaissez-vous vraiment…

Résumé :

En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession. Celle d’une enfant ignorée, seule avec ses peurs. Celle d’une femme manipulatrice et cynique. Celle d’une tueuse en série froide et méthodique. Un être polymorphe. Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir. Une ombre. Une ombre assassine.

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Commentaire ajouté par marie-nel 2019-01-30T12:45:42+01:00
Diamant

J'ai déjà eu le plaisir de découvrir Estelle Tharreau avec son précédent roman, De la terre dans la bouche. Je m'étais déjà régalée de la façon qu'elle a de plonger le lecteur dans l'histoire et de lui en faire voir de toutes les couleurs. Ici, avec Mon ombre assassine, elle ne nous épargne pas encore. On va rentrer dans la tête d'une tueuse, dans ses pensées, dans sa vie, et cela glace le sang de bien des façons !

Nadège Soulignac est institutrice dans un village. Elle est appréciée de tous, aimée et respectée aussi bien par ses élèves que par leurs parents. Et pourtant, elle est présumée coupable dans une sombre histoire où un policier est mort. On l'a retrouvé noyé dans sa piscine, Nadège dit que c'est de la légitime défense puisqu'il aurait essayé de la violer. Le mystère reste entier, ses collègues, amis, son frère vont tout faire pour la défendre. La policière qui se charge de l'enquête a de gros soupçons sur sa culpabilité. Nadège va se raconter dans ce roman. Encore plus pénétrant qu'un journal intime. Elle est en cellule et va retracer toute sa vie. De sa petite enfance à sa vie d'adulte, elle ne va rien nous cacher à nous, lecteurs. Son enfance, traumatisée par une mère dépressive, un père qui ne prend pas ses responsabilités et ne s'occupe pas de son ménage. Elle a un frère, chouchou de son père, et une petite sœur, handicapée, qu'elle ne va pas supporter. Elle sera victime d'un viol d'un ami de son frère...c'est vrai qu'elle n'aura pas une enfance facile, mais est-ce que cela peut être un prétexte à tous les actes qu'elle a commis ? Nous, lecteurs, arriverons-nous à la détester ? À la comprendre peut-être ?

Non, c'est trop compliqué pour la comprendre. Qu'elle ait regardé sa mère mourir sans bouger, je dirais que je peux comprendre quand on sait tout ce que sa génitrice lui a fait subir., pareil pour son violeur, on comprend sa réaction. Mais tout le reste, non, c'est difficile de se mettre à sa place et d'approuver son geste. Il y a certaines fois où elle va « liquider » une personne parce qu'elle lui rappelle quelqu'un ou simplement parce qu'elle l'énerve... Et pourtant, il m'est arrivé cependant de ressentir de la pitié pour elle, car elle n'a pas eu une vie facile, c'est le moins qu'on puisse dire. Il a fallu qu'elle se construise toute seule, se débrouiller pour faire des études, les mener à bien. Elle a dû se battre pour y arriver. Cependant tout cela ne cautionne pas ses machinations. C'est une femme calculatrice, manipulatrice, qui sait cacher ses émotions, même envers des personnes qu'elle déteste. Tous ces petits gestes sympathiques qu'elle fait envers les autres ne sont qu'un moyen pour elle de gagner leur confiance et passer pour une personne irréprochable. C'est une personne qui fait peur et froid dans le dos. Elle se glisse en silence dans l'ombre...l'ombre assassine... En lisant tout cela, je me dis qu'il faut toujours se méfier de tous, même des plus gentils....c'est triste d'en arriver là, mais ayant connu des manipulateurs dans ma propre vie, je sais combien ils peuvent être méchants et faux...

J'ai pu apprécier une nouvelle fois le style de Estelle Tharreau. Toujours autant de fluidité, de précision dans les actes ou les sentiments. Le roman est bien construit. Certains chapitres sont consacrés à des retranscriptions d'interrogatoires, d'extraits d'articles de presse. Pour mieux replonger le lecteur dans la réalité et lui rappeler les faits graves pour lesquels Nadège est en prison. J'ai aimé cette façon de faire, cela rend l'histoire encore plus véridique, les confessions de cette femme sonnent encore plus vraies à nos oreilles. L'auteure arrive à nous faire traverser de multiples opinions. Rien n'est plat, j'ai vécu au rythme des actes de Nadège, j'ai eu envie de crier à ses amis ou son frère qu'ils ouvrent un peu les yeux et se rendent compte...en gros, j'ai vraiment cru dur comme fer que cette femme existait réellement et que ce que je lisais était un fait divers raconté dans un journal. Glaçant ! Et quand on pense que ces gens là existent, qu'ils peuvent se cacher derrière des personnes que l'on connait, à qui l'on parle, brrr...c'est atroce et bouleversant...vous comprendrez mieux après la lecture de ce roman et surtout après le final....

C'est à nouveau une lecture coup de cœur pour moi. Je n'ai pour l'instant jamais été déçue avec Taurnada, je crois que je le dis à chaque roman, mais c'est un gage de bonne qualité et de très bonne lecture. Vraiment, si vous voulez vivre des moments passionnants avec de bons thrillers et des lectures qui remuent, n'hésitez pas à découvrir leurs parutions, vous ne serez pas déçus....

Je tiens à les remercier pour ce très bon moment de lecture et bien sûr en premier, l'auteure, Estelle Tharreau. Elle signe ici son quatrième roman, c'est pour moi une nouvelle réussite. Je pense que je vais m'intéresser à ceux que je n'ai pas encore lus, Orages et L'impasse, s'ils sont du même acabit, je vais encore vivre un moment de lecture intense !

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Commentaire ajouté par lehane 2019-01-26T19:42:03+01:00
Lu aussi

Mais quelle originalité ! Quel talent !

C’est Nadège qui nous raconte sa vie alors qu’elle attend son procès en prison. On est donc dans la tête d’une tueuse en série. Le récit de Nadège est entrecoupé d'articles de presse et d'interrogatoires de la police qui ajoute un regard extérieur à l’histoire.

Soyons clair, si vous êtes trop sensible, l'absence totale d’empathie de Nadège, ses idées et ses actes risquent d’être traumatisants pour vous. Pour moi cette femme est carrément sociopathe.

Par contre, si vous êtes intéressé par la psychologie des criminels, si vous vous êtes toujours demandé « Mais comment on peut en arriver là ? », ce livre est fait pour vous !

Au début de son récit Nadège m’a touchée même si on y décèle très vite une psychologie atypique.

Plus les années passent et plus cette absence d’empathie, son interprétation des choses, et les horreurs quelle vie nous plantent le décor de ce qu’elle deviendra. Parfois ses pensées nous glacent le sang encore plus que ses actes. Je ne vous dis même pas le nombre de fois où je me suis dit « ah oui quand même ! ».

Quand on voit que Nadège donne l’image d’une femme douce, fragile et « tellement serviable », on sort de là en regardant les autres différemment.

Ma sensation de lectrice est particulière car je n’ai pas pu m’empêcher de m’attacher à elle malgré toutes les fois où elle m’a choquée. Je ne suis pas prête d’oublier Nadège !

L’’écriture d’ Estelle Tharreau est rythmée et passionnante, quand on commence ce livre on a beaucoup de mal à le reposer avant la fin.

La fin justement…… ben je ne vous dirais rien car maintenant vous devez absolument le lire ! :-)

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Commentaire ajouté par SophieSonge 2019-01-18T15:08:44+01:00
Diamant

Les crimes en série peuvent-ils être perpétrés par une femme ? Dans la conscience collective, la femme tient le rôle de victime plutôt que d'agresseur. Nadège, institutrice, appréciée de ses pairs, en fait la preuve devant les accusations de meurtre qui lui sont reprochées. Et pourtant...

Ce roman nous fait glisser insidieusement dans quelque chose de trouble et sidérant. On est tout de suite fasciné par le discours de Nadège, la narratrice. On aime entrer dans son esprit complexe, tortueux et pathogène. Avec elle, on suit une sorte de progression qui corrobore et explique les faits.

La personnalité de Nadège est double et inextricable. Simulatrice et manipulatrice, elle exerce sur l'autre un pouvoir d'extrême perversion à l'insu de chacun. Son incroyable maîtrise, son absence d'empathie désarçonne, fait froid dans le dos.

L'écriture d'Estelle Tharreau est percutante et persuasive. Elle nous entraîne avec génie et précision dans les coulisses d'une meurtrière psychopathe dont on ne voudrait pas croiser le chemin. Le profil de Nadège est captivant, chez elle l'art du camouflage et de la séduction est un Art. Les victimes tombent autour d'elle sans qu'elle ne soit jamais inquiétée. Sa perversité nous choque plus qu'elle nous étonne quand on connaît ce qu'elle a enduré. Sa manière de s'adapter, de tirer bénéfice de toute situation, nous questionne, nous scotche au poteau.

Si vous pensiez encore que la nature du mal était inhérente et exclusive à l'homme, ce roman vous ouvrira les yeux. Le portrait féminin revêt ici des aspects aussi machiavéliques qu'insoupçonnables...

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Commentaire ajouté par LeMondeDeMarie 2019-01-17T17:31:19+01:00
Diamant

Je ne peux que vous conseiller de vous précipiter en librairie pour l’acheter. Ce livre, pour moi le meilleur de l’auteur, est une pure merveille, un gros coup de coeur.

On plonge dans une histoire à la présentation originale, entre comptes-rendus policier et sorte de journal intime de Nadège. Il est très vite impossible de lâcher l’ouvrage avant de l’avoir fini et d’en connaître le dénouement.

Une femme qui cache une ombre terrible sous des airs de sainte. La psychologie de ce livre est très forte. Nadège nous raconte sa vie. Comment tout a commencé. Comment elle a pu devenir une criminelle redoutable, capable du crime parfait.

Une femme dont il vaut mieux ne jamais croiser la route mais qui, pourtant, sera parvenue à me toucher sur son vécu lorsqu’elle était enfant. Est-elle vraiment responsable de ce qu’elle est devenue?

Une lecture qui me restera longtemps en mémoire.

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